samedi 30 août 2014

(178,986) Que fais-tu avec les talents que tu as reçus?...

Bonjour!
Samedi 30 août 2014 
«Le Seigneur passe... 
Ouvriras-tu quand frappe l'inconnu?
Peux tu laisser mourir 
La voix qui réclame ta foi...

(...)

Le Seigneur passe... 
Attendras-tu un autre rendez-vous?
Pourquoi tarder, 
Prends avec lui le chemin de la vie...»
(Hymne au bréviaire de ce matin...)
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Photo:
Le chemin du fleuve... (Jean-Yves)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
(Mt 25,14-30): «C'est comme un homme qui partait en voyage: il appela ses serviteurs et leur confia ses biens. A l'un il donna une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents s'occupa de les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n'en avait reçu qu'un creusa la terre et enfouit l'argent de son maître.

»Longtemps après, leur maître revient et il leur demande des comptes. Celui qui avait reçu les cinq talents s'avança en apportant cinq autres talents et dit: ‘Seigneur, tu m'as confié cinq talents; voilà, j'en ai gagné cinq autres’. ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître’. Celui qui avait reçu deux talents s'avança ensuite et dit: ‘Seigneur, tu m'as confié deux talents; voilà, j'en ai gagné deux autres’. ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître’.

»Celui qui avait reçu un seul talent s'avança ensuite et dit: ‘Seigneur, je savais que tu es un homme dur: tu moissonnes là où tu n'as pas semé, tu ramasses là où tu n'as pas répandu le grain. J'ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t'appartient’. Son maître lui répliqua: ‘Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n'ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l'ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque; et, à mon retour, je l'aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l'abondance. Mais celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres; là il y aura des pleurs et des grincements de dents!’».
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Commentaire: Abbé Albert SOLS i Lúcia (Barcelona, Espagne)
C'est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens

Aujourd'hui, nous contemplons la parabole des talents. Nous constatons un changement de style dans le message de Jésus: l'annonce du Royaume ne se limite plus à nous signaler son approche mais plutôt à nous raconter ce qu'il contient par des descriptions: c'est l'heure des paraboles!
Un grand homme décide d'entreprendre un long voyage, et confie tout son patrimoine à ses serviteurs. Il aurait pu en effet le répartir en parties égales, mais ne l'a pas fait ainsi. Il donne à chacun selon ses capacités (cinq, deux et un talent). Avec cet argent chaque serviteur peut capitaliser le début d'un commerce. Les deux premiers se lancent dans l'administration de leurs dépôts, mais le troisième, par crainte ou par paresse, préfère le garder en évitant tout investissement: il s'est enfermé dans le confort de sa pauvreté.

Le Seigneur revient et exige qu'on lui rende des comptes (cf. Mt 25,19). Il récompense le courage des deux premiers qui avaient doublé les sommes qu'il leur avait confiées. Sa réaction envers le serviteur “prudent” fut tout autre.

Deux mille ans après, le message de cette parabole est toujours d'actualité. Les démocraties modernes se dirigent vers une séparation progressive entre l'Église et l'État. Cela n'est pas mauvais, au contraire. Néanmoins, cette mentalité globale et progressive cache un effet secondaire, dangereux pour les chrétiens: devenir l'image vivante du troisième serviteur qui se fait réprimander sévèrement par son Maître (figure biblique de Dieu le Père). Sans aucune malice, par confort ou par crainte, nous courons le risque de cacher et réduire notre foi chrétienne aux membres de notre famille et amis intimes. On ne peut pas se contenter d'une simple lecture et d'une contemplation stérile de l'Évangile. Nous devons gérer avec courage, et en prenant des risques, notre vocation chrétienne dans notre milieu social et professionnel, en proclamant le Christ par des paroles et par des témoignages.

Saint Augustin dit: «Nous qui prêchons la parole de Dieu aux peuples nous ne sommes pas si éloignés de la condition humaine et de la réflexion appuyée sur la foi au point de ne plus voir nos dangers. Mais cela nous console de savoir que là où il y a des dangers à cause de notre ministère, là aussi nous avons l'aide de vos prières».
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«Le monde de demain appartient à ceux qui annoncent la joie.»
(Friedrich Heer)
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Photo:
Le fleuve à La Pocatière (Jean-Yves)
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Bonne journée!
Jean-Yves


mercredi 27 août 2014

(178,807) Quand le Fils de l'Homme viendra, soyons prêts à l'accueillir...

Bonjour!
Jeudi 28 août 2014


Photo:
Saint Augustin - Chapelle du Montmartre canadien, Sillery, Québec (Jean-Yves)
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Fête de saint Augustin
«Après avoir mené une vie frivole, Augustin entreprit une longue quête de Dieu dans les sectes manichéennes et la philosophie néoplatonicienne. Il équilibra sa foi grâce aux écrits de saint Paul et la l'influence de saint Ambroise, évêque de Milan. Devenu évêque d'Hippone, en Afrique du Nord, Augustin fut un pasteur incomparable et un écrivain à la foi pénétrante. Il mourut en 430.»
(Au fil des jours)

Quelqu'un avait dit à sainte Monique, la mère d'augustin un jour: 
«Le fils de tant de larmes ne saurait être perdu...» 
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
(Mt 24,42-51): «Veillez donc, car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra. Vous le savez bien: si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n'aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi: c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra. Quel est donc le serviteur fidèle et sensé à qui le maître de maison a confié la charge de son personnel pour lui donner la nourriture en temps voulu? Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera à son travail! Amen, je vous le déclare: il lui confiera la charge de tous ses biens. Mais si ce mauvais serviteur se dit: ‘Mon maître s'attarde’, et s'il se met à frapper ses compagnons, s'il mange et boit avec les ivrognes, son maître viendra le jour où il ne l'attend pas et à l'heure qu'il n'a pas prévue: il se séparera de lui et le mettra parmi les hypocrites; là il y aura des pleurs et des grincements de dents».
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Commentaire: + Abbé Albert TAULÉ i Viñas (Barcelona, Espagne)
Tenez-vous donc prêts

Aujourd'hui, le texte de l'Évangile nous parle de l'incertitude du moment de la venue du Seigneur: «Vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra» (Mt 24,42) Si nous voulons qu'il nous retrouve en train de veiller, nous ne pouvons ni nous distraire ni nous endormir: nous devons être toujours préparés. Jésus nous donne plusieurs exemples de cette attention: celui qui veille au cas où il y aurait un voleur, le serviteur qui veut faire plaisir à son maître… Peut-être qu'aujourd'hui il nous parlerait d'un gardien de but de football qui ne sait ni quand ni comment arrivera le ballon.

Mais, peut-être qu'avant, nous devrions clarifier à quelle “venue” Il fait allusion. S'agit-il de l'heure de notre mort? S'agit-il de la fin du monde? Ce sont certainement là des “venues” du Seigneur sur lesquelles Il a fait exprès de nous laisser dans l'incertitude pour provoquer en nous une attention constante. Mais en faisant les calculs de probabilités, peut-être que personne de notre génération ne sera témoin d'un cataclysme universel qui mettra fin à l'existence de la vie humaine dans la planète. Et, en ce qui concerne la mort, ceci ne se passe qu'une seule fois et “basta”. Tant que cela n'arrive pas, n'y a-t-il pas une autre “venue” proche devant laquelle nous devons veiller?

«Comme les années passent! Les mois se réduisent en semaines, les semaines en jours, les jours en heures et les heures en secondes…» (Saint François de Sales). Chaque jour, à chaque heure, à tout instant, le Seigneur est proche de notre vie. A travers les inspirations intérieures, à travers les personnes qui nous entourent, tout ce qui se passe autour de nous, des choses qui arrivent, le Seigneur frappe à notre porte et nous dit comme dans l'Apocalypse: «Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi» (Ap 3,20). Aujourd'hui si nous communions, cela arrivera à nouveau. Aujourd'hui si nous écoutons patiemment les problèmes des autres ou si nous donnons notre argent pour venir en aide aux autres, cela arrivera à nouveau. Aujourd'hui si pendant notre prière personnelle nous recevons soudainement une inspiration inespérée, cela arrivera à nouveau.
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À nos prières...

Prions pour deux personnes qui demandent de l'aide...
Prions pour la paix dans ce monde...
Prions pour les voyageurs...
Prions pour les étudiants qui retournent en classe...
Prions pour ceux qui sont en agonie...
Prions les uns pour les autres...
Prions pour tous les visiteurs de ce site...
Notre Père...
Je vous salue Marie...
Gloire au Père...
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Ce que j'ai cueilli pour aujourd'hui...

«Plus tu donnes, plus tu reçois...» 
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«On peut définir la gratitude 
comme la reconnaissance d'une dépendance, 
dépendance à laquelle on consent.»
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«La gratitude, c'est la reconnaissance 
de ce que je ne suis pas l'origine de ma propre existence 
ni de tout ce qui m'est nécessaire pour exister. 
Être reconnaissant, c'est savoir apprécier 
ce que les autres font et signifient pour moi.»
(Pierre van Breemen, s.j. dans Trouver Dieu en toutes choses)
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«La gratitude crée une attitude d'esprit positive à l'égard de la vie 
et aide à trouver joyeusement Dieu en toutes choses. 
Les personnes reconnaissantes sont d'un commerce agréable.
 Elles rendent la vie plus heureuse et plus riche, 
la leur et celle de autres; elles ne perdent pas courage, 
même dans l'adversité, mais gardent un cœur vigilant 
pour résister efficacement aux forces du mal 
qui voudraient  nous engloutir dans leurs ténèbres.»
(Pierre van Breemen, s.j.)
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Photo:
Petit instrument de musique au monastère Val-Notre-Dame
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Photos:
Sanctuaire de Fatima - La Pocatière


Il y a messe à 11 h le dimanche matin 
si la température le permet. 
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Bonne journée!
Jean-Yves
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Bonjour spécial au frère Didier Rémiot
qui est Assomptioniste.
Il demeure à Rome.
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lundi 25 août 2014

(178,670) Se purifier c'est une question de cœur qui dépasse les lois...

Bonjour!
Mardi 26 août 2014
Photo:
Maître-autel - Église de Saint-Pascal de Kamouraska.
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Voici la Parole de Dieu proposée pour aujourd'hui...
(Mt 23,23-26): «Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous payez la dîme sur la menthe, le fenouil et le cumin, mais vous avez négligé ce qu'il y a de plus grave dans la Loi: la justice, la miséricorde et la fidélité. Voilà ce qu'il fallait pratiquer sans négliger le reste. Guides aveugles! Vous enlevez le moucheron avec un filtre, et vous avalez le chameau! Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous purifiez l'extérieur de la coupe et de l'assiette, mais l'intérieur est rempli de cupidité et d'intempérance! Pharisien aveugle, purifie d'abord l'intérieur de la coupe afin que l'extérieur aussi devienne pur».
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Commentaire: Abbé Austin NORRIS (Mumbai, Inde)
«Purifie d'abord la coupe à l'intérieur pour qu'elle reste pure aussi à l'extérieur"»

Aujourd'hui, nous avons l'impression de surprendre Jésus dans un accès de mauvaise humeur – quelqu'un l'a vraiment agacé. Jésus-Christ se sent mal à l'aise avec la fausse religiosité, les demandes pompeuses et la piété égoïste. Il a ressenti un manque d'amour, à savoir un manque de "justice, de miséricorde et de foi" (Mt 23,23) suite aux actions superficielles de ceux qui essaient de respecter la Loi. Jésus incarne ces qualités en personne et dans l'exercice de son ministère. Il était la justice, la miséricorde et la foi. Ses actions, ses miracles, ses guérisons et ses paroles résumaient ces vrais fondements qui jaillissent de son cœur aimant. Pour Jésus-Christ ce n'était pas une question de "Loi" mais une question de cœur…

Même dans ses paroles de châtiment nous voyons en Dieu un soupçon d'amour qui est important pour ceux qui veulent en revenir aux bases : "Homme, on t'a indiqué ce qui est bon et ce que le Seigneur exige de toi : rien de plus que pratiquer la justice, aimer la fidélité et marcher avec humilité avec ton Dieu" (Michée, 6,8). Le Pape François a dit : "Un peu de miséricorde rend le monde moins froid et plus juste. Nous avons besoin de bien comprendre cette miséricorde de Dieu, ce Père miséricordieux qui est si patient… Souvenons-nous du prophète Isaïe quand il affirmait que même si nos pêchés étaient rouge écarlate, l'Amour de Dieu les rendrait blancs comme neige. Elle est belle cette miséricorde".

"Purifie d'abord la coupe à l'intérieur pour qu'elle reste pure aussi à l'extérieur !" (Mt 23,26). Comme c'est vrai pour chacun d'entre nous ! Nous savons comme l'hygiène personnelle nous permet de nous sentir frais et vibrants à l'intérieur et à l'extérieur. Plus encore, dans le domaine spirituel et moral, notre intérieur, notre esprit, s'il est propre et sain brillera en faisant des bonnes œuvres et des actions qui honorent Dieu et lui rendent un vrai hommage (cf. Jn, 5,23). Concentrons-nous sur le plus grand but de l'amour, de la justice et de la foi et ne perdons pas notre temps avec des broutilles qui nous rabaissent et nous rendent pointilleux. Plongeons-nous dans le vaste océan de l'Amour de Dieu et ne nous contentons pas de ruisseaux de mesquinerie !
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Photo:
Chapelle - Église de l'Islet-sur-Mer
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Ce que j'ai trouvé pour aujourd'hui... 

«Un chant rassemble dans la nuit
Les voix dispersées:
L'Église a devancé l'aurore
Et fait monter vers le Seigneur
L'espoir du monde.«
(Hymne - Office des lectures - ce matin).
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«Rester en toi, Seigneur, c'est exister; 
sortir de toi, c'est mourir; 
revenir à toi, c'est revivre; 
habiter en toi, c'est avoir la vie.»
(Saint Augustin)
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«Demandez à une fleur des champs: 
"Te sens-tu inutile, puisque tu ne fais que reproduire 
d'autres fleurs semblables?"
Elle répondra: 
"Je suis belle, et la beauté en soi est ma raison de vivre."
Demandez à un fleuve: "Te sens-tu inutile, 
puisque tu ne fais que couler 
toujours dans la même direction?"
Il répondra: 
"Je n'essaie pas d'être utile, 
j'essaie d'être un fleuve."
Rien dans ce monde n'est inutile aux yeux de Dieu. 
Ni une feuille qui tombe de l'arbre, 
ni un cheveu qui tombe de la tête, 
ni un insecte qui est mort parce qu'il dérangeait. 
Tout a une raison d'être.» 
(Paolo Coelho)
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Photo:
Notre magnifique fleuve Saint-Laurent...
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Bonne journée!
Jean-Yves

dimanche 24 août 2014

(178,576) La mission de l'Église:transmettre la foi, laisser les portes ouvertes et faire naître et donner l'espérance...

Bonjour!
Dimanche 24 août 2014
Photo:
Sur les bords du lac Témiscouata (Jean-Yves)
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Voici l'Évangile de ce dimanche...
(Mt 16,13-20): Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à ses disciples: «Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes?». Ils répondirent: «Pour les uns, il est Jean Baptiste; pour d'autres, Élie; pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des prophètes». Jésus leur dit: «Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?». Prenant la parole, Simon-Pierre déclara: «Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant!». Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara: «Heureux es-tu, Simon fils de Yonas: ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare: Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux: tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux». Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Messie.
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Commentaire: Abbé Joaquim MESEGUER García (Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Espagne)
‘Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes?’ (…). ‘Et vous, que dites-vous?’

Aujourd'hui, la profession de foi de Pierre à Césarée de Philippe, démarre la dernière étape du ministère public de Jésus et nous prépare aux événements décisifs de sa mort et de sa résurrection. Après la multiplication des pains et des poissons, Jésus décide de se retirer pendant un certain temps avec ses disciples afin d'approfondir leur formation. C'est à travers ses disciples que commence à se dévoiler la semence du Royaume des Cieux au monde, l'Église.

Il y a deux dimanches, nous entendions comment Pierre après avoir marché sur l'eau commence à s'enfoncer et nous avons entendu le reproche de Jésus: «Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté?» (Mt 14,31). Aujourd'hui il se transforme en éloge: «Heureux es-tu, Simon fils de Jonas» (Mt 16,17). Pierre est bienheureux car il a ouvert son cœur à la révélation divine et a reconnu Jésus comme le Fils de Dieu Sauveur. Tout au long de l'histoire la même question revient: «Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes? (…). Et vous, que dites-vous?» (Mt 16,13-15). A un moment ou à un autre nous aussi nous avons dû répondre à ces questions: qui est Jésus pour moi et qu'est-ce que je vois en lui? De la foi reçue de nos parents, catéchistes, prêtres, maîtres, amis,… nous passons à une foi personnalisée dans le Christ, et nous devenons, à notre tour, des témoins, car c'est en cela que consiste le centre de la foi chrétienne.

C'est uniquement à partir de notre foi et de notre communion avec le Christ que nous vaincrons les puissances du mal. Le règne de la mort se manifeste au milieu de nous, en nous causant des souffrances et en nous incitant à nous poser des questions, néanmoins, le Royaume des Cieux se manifeste parmi nous également en nous dévoilant l'espérance; et l'Église, qui est le sacrement du Royaume des Cieux dans le monde, fondée sur le roc de la foi professée par Pierre, fait naître en nous l'espérance et la joie de la vie éternelle. Tant qu'il y aura une humanité dans le monde, il sera nécessaire de donner l'espérance, et tant qu'il sera nécessaire de donner de l'espérance, la mission de l'Église sera nécessaire; c'est pour cela que le pouvoir de l'enfer ne la vaincra jamais, puisque le Christ, présent dans son peuple, nous le garantit.
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De la messe du soir, ce dimanche, à Notre-Dame-de-Paris...

«Dieu fait de nous en Jésus Christ
des hommes libres
Tout vient le lui
Tout est pour lui
Qu'il nous délivre».
(chant d'entrée)
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«Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant.»
(Pierre dans l'évangile de ce jour...)
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Ce texte d'aujourd'hui nous montre la pédagogie de Jésus: 
la manière dont il guide  ses apôtres...
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«Le Fils de l'Homme, qui dit-on qu'il est?
Et vous, qui dites-vous que je suis?»
(Jésus dans l'évangile de ce jour...)
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Pour la première fois, Jésus va leur parler de sa passion...
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Demandons la force d'âme pour nos frères sur le chemin de l'exil...
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Photo:
Sur les bord du lac Témiscouata (Jean-Yves)
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Merci à nos nombreux visiteurs...
Ils viennent des pays suivants:
Canada - France - États-Unis -
Allemagne - Belgique - Suisse -
Russie - Vietnam - Côte d'Ivoire -
Royaume-Uni - Ukraine - Pologne - 
Italie - Maroc - Algérie -
et autres...
Merci d'être là et de montrer une face de l'Église.
Supportons-nous les uns les autres...
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Bon dimanche!
Jean-Yves
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vendredi 22 août 2014

(178,377) Qui s'abaisse sera élevé... /Est-ce que je crois être le seul maître à bord de ma vie?...

BONJOUR!
Samedi 23 août 2014
Photo:
Un coucher de soleil à La Pocatière (Jean-Yves)
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Sainte du jour: Sainte Rose de Lima
Première sainte des Amériques.
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
(Mt 23,1-12): Alors Jésus déclara à la foule et à ses disciples: «Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Pratiquez donc et observez tout ce qu'ils peuvent vous dire. Mais n'agissez pas d'après leurs actes, car ils disent et ne font pas. Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Ils agissent toujours pour être remarqués des hommes: ils portent sur eux des phylactères très larges et des franges très longues; ils aiment les places d'honneur dans les repas, les premiers rangs dans les synagogues, les salutations sur les places publiques, ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.

«Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n'avez qu'un seul enseignant, et vous êtes tous frères. Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n'avez qu'un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus appeler maîtres, car vous n'avez qu'un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s'élèvera sera abaissé, qui s'abaissera sera élevé».
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Commentaire: Abbé Antoni CAROL i Hostench (Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)
Qui s'élèvera sera abaissé, qui s'abaissera sera élevé

Aujourd'hui, Jésus nous renvoie à nouveau un appel à l'humilité, une invitation à nous mettre à notre vraie place: «Ne vous faites pas donner le titre de “Rabbi” (…). Ne donnez à personne sur terre le nom de “père” (…). Ne vous faites pas non plus appeler “maîtres”» (Mt 23,8-10). Avant de nous approprier des titres de grandeur, commençons plutôt par remercier Dieu pour tout ce que nous avons et que nous avons reçu de sa part.

Comme le dit Saint Paul «As-tu quelque chose sans l'avoir reçu ? Et si tu as tout reçu, pourquoi t'enorgueillir comme si tu ne l'avais pas reçu?» (1Co 4,7). Donc quand nous avons une bonne conscience parce que nous avons bien agi, nous ferions mieux de nous dire: «Nous sommes des serviteurs quelconques: nous n'avons fait que notre devoir» (Lc 17,10).

L'homme moderne est atteint d'une amnésie déplorable: nous vivons et nous agissons comme si nous étions les auteurs de la vie, les créateurs du monde. D'une manière contrastante, Aristote est une source d'admiration, qui d'après sa théologie naturelle ignorait le concept de “création” (notion qui à l'époque, n'était connue que par révélation divine) et pourtant pour lui, il était clair que notre monde procédait d'une divinité (la Cause “non causée”). Jean-Paul II nous appelle à avoir toujours présent dans notre esprit la dette que nous avons acquise envers Dieu: «Il faut que l'homme rende honneur à son Créateur en faisant offrande, par une action de grâce et de louange, pour tout ce qu'il a reçu de Lui. L'homme ne peut pas oublier le sens de cette dette, dont lui seul, parmi toutes les réalités terrestres, peut la reconnaître».

D'autant plus que, si nous réfléchissons à la vie surnaturelle, notre collaboration (car Dieu ne fera rien sans notre autorisation ou sans effort de notre part) consiste à ne pas perturber le travail du Saint Esprit: Laissez Dieu agir!, car la sainteté nous ne la fabriquons pas nous-mêmes. C'est Lui, qui est Rabbi, Père et Maître, qui nous la donne. En tout cas, si nous croyons que nous sommes grands ou que nous avons quelque mérite, faisons de notre mieux et mettons-le au service des autres: «Le plus grand parmi vous sera votre serviteur» (Mt 21,11).
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Photo:
Le même coucher de soleil quelques minutes plus tard...
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Ce que j'ai cueilli aujourd'hui...
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«Comment es-tu foyer de feu
et fraîcheeur de la fontaine,
une brûlure, une douceur
qui rend saine nos souillures»
(Hymne au bréviaire de ce jour...)
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«Laisser Dieu être Dieu, c'est accepter son mystère
et donc vivre dans l'émerveillement et la disponibilité. 
Cela implique qu'on renonce à être seul maître à bord.»
(Pierre van Breemen, s.j.)
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«La gloire de Dieu c'est l'homme vivant.»
(Saint Irénée de Lyon cité par Breemen)
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«Si la gloire de Dieu peut être reconnue dans la nature, 
elle est bien plus reconnaissable encore 
dans l'être qui en est le couronnement: la personne humaine.»
(Pierre van Breemen, s.j. dans Trouver Dieu en toutes choses)
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«...Celui qui aspire à l'amitié en raison des avantages 
qu'il compte en retirer ne connaît pas la véritable amitié: 
bien au contraire, il défigure ce qu'elle est 
et la vide de sa substance. Il banalise une valeur précieuse 
et se fait à lui-même le plus grand tort.»
(Toujours de Pierre van Breemen, s.j.)
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«L'amitié est un acte de foi en l'autre 
et non un acte de renoncement».
(Paulo Coelho)
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«Associe-toi à ceux qui n'ont pas peur d'être vulnérables. 
Parce que ceux-là ont confiance en eux, 
ils savent que tout le monde trébuche 
à un certain moment et ils n'interprètent pas cela 
comme un signe de faiblesse, mais d'humanité.»
(Paulo Coelho - Le manuscrit retrouvé)
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Diacre
au cœur de notre monde
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*1245 messages sont toujours disponibles sur ce blogue.
Avez-vous des commentaires sur les citations qui vous sont livrées 
ou sur le blogue en général?

Vous pouvez faire parvenir un mot 
à l'adresse suivante:
jyfortin2@hotmail.com

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Bonne journée!
Amitié fraternelle!
Jean-Yves

(178,324) Aimer Dieu de tout son cœur et son prochain comme soi-même...

Bonjour!
Vendredi 22 août 2014

Photo:
Monastère - Val-Notre-Dame
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 (Mt 22,34-40): Les pharisiens, apprenant qu'il avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l'un d'entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l'épreuve: «Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement?». Jésus lui répondit: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tout ce qu'il y a dans l'Écriture -dans la Loi et les Prophètes- dépend de ces deux commandements».
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Commentaire: Abbé Pere CALMELL i Turet (Barcelona, Espagne)
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu… Tu aimeras ton prochain

Aujourd'hui, le maître de la Loi demande à Jésus: «Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement?» (Mt 22,36), le plus important, le premier. La réponse, par contre, parle d'un premier commandement et d'un second, qui lui «est semblable» (Mt 22,39). Deux anneaux inséparables qui ne font qu'un seul. Inséparables, mais un premier anneau et un second, un en or et l'autre en argent. Le Seigneur nous amène jusqu’à la profondeur du catéchisme chrétien, car «Tout ce qu'il y a dans l'Écriture —dans la Loi et les Prophètes— dépend de ces deux commandements» (Mt 22,40).

Et voici la raison d'être du commentaire classique sur les deux morceaux de bois de la Croix du Seigneur: celui qui est planté dans la terre est la verticalité, qui regarde Dieu vers le ciel. Le traversier représente l'horizontalité, les relations avec nos semblables. De même, dans cette image il y a un premier et un second. L'horizontalité serait au niveau de la terre si avant nous ne possédions pas un bâton droit, et plus nous voudrons élever le niveau de nos services aux autres —l'horizontalité— plus notre amour de Dieu sera élevé. Sinon, viennent facilement le découragement, l'inconstance, l'exigence de compensations de quelque nature qu'elles soient. Saint Jean de la Croix nous dit: «Plus une âme aime, plus elle est parfaite en ce qu'elle aime; à partir de là, cette âme, qui est déjà parfaite, est tout amour et toutes ses actions sont amour».

Effectivement, parmi les saints que nous connaissons nous voyons comment l'amour de Dieu, qu'ils savent manifester de nombreuses manières, leur donne une grande initiative au moment d'aider leur prochain. Demandons aujourd'hui à la Sainte Vierge qu'elle nous remplisse du désir de surprendre Notre Seigneur avec des actes et des paroles attentionnées. Ainsi, notre cœur sera capable de découvrir comment surprendre par un détail sympathique ceux qui vivent et travaillent à nos côtés, et pas seulement les jours importants, car n'importe qui peut faire cela. Surprendre!: c'est une forme pratique de moins penser à nous-mêmes.
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...Ce que j'ai cueilli aujourd'hui...

«Nous pouvons voir Dieu de dos dans la création 
si nous savons la regarder avec les yeux de la foi, 
puisque "Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire..."»
(Pierre van Breemen, s.j.)
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«Les cieux racontent la gloire de Dieu,
et l'oeuvre de ses mains, le firmament l'annonce.»
(Psaume 19,2)
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«Au fond de notre cœur  il doit y avoir
cette joie d'être enfant de Dieu.»
(Charles Journet)
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Photo:
Une vue du fleuve Saint-Laurent
à partir de Saint-Pacôme (Jean-Yves)
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Bonne journée!
Jean-Yves

mercredi 20 août 2014

(178,203) L'invitation à la noce vient du Seigneur qui insiste... Quelle réponse faisons-nous?... /Sur le catholicisme au Québec...

Bonjour!
Jeudi 21 août 2014

Parole de Dieu de ce jour...
(Mt 22,1-14): Jésus se remit à parler en paraboles: «Le Royaume des cieux est comparable à un roi qui célébrait les noces de son fils. Il envoya ses serviteurs pour appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. Il envoya encore d'autres serviteurs dire aux invités: ‘Voilà: mon repas est prêt, mes boeufs et mes bêtes grasses sont égorgés; tout est prêt: venez au repas de noce’. Mais ils n'en tinrent aucun compte et s'en allèrent, l'un à son champ, l'autre à son commerce; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et brûla leur ville.

Alors il dit à ses serviteurs: ‘Le repas de noce est prêt, mais les invités n'en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins: tous ceux que vous rencontrerez, invitez-les au repas de noce’. Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu'ils rencontrèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives. Le roi entra pour voir les convives. Il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce, et lui dit: ‘Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce?’. L'autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs: ‘Jetez-le, pieds et poings liés, dehors dans les ténèbres; là il y aura des pleurs et des grincements de dents’. Certes, la multitude des hommes est appelée, mais les élus sont peu nombreux».
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Commentaire: Abbé David AMADO i Fernández (Barcelona, Espagne)
Mon repas est prêt, mes boeufs et mes bêtes grasses sont égorgés; tout est prêt: venez au repas de noce

Aujourd'hui, la parabole de l'Évangile nous parle du festin du Royaume des Cieux. C'est une image récurrente dans la prédication de Jésus. Il s'agit d'un festin de noces qui aura lieu à la fin des temps et qui signifie l'union de Jésus à son Église. L'Église est l'épouse du Christ qui parcourt le monde mais qui à la fin s'unira à son Bien aimé pour toujours. Dieu Père lui a préparé ce festin et Il veut que nous participions à ce festin. Il invite tous les hommes à s'y rendre: «Venez au repas de noce» (Mt 22,4).

Cette parabole, par contre, a une fin tragique, car beaucoup «n'en tinrent aucun compte et s'en allèrent, l'un à son champ, l'autre à son commerce» (Mt 22,5). Pour cela la miséricorde de Dieu se rapproche des personnes de plus en plus lointaines. C'est comme un fiancé qui va se marier et qui invite ses parents et amis, mais ceux-ci ne veulent pas venir, donc il fait appel à ses connaissances, collègues de travail et voisins, mais ceux-ci font aussi des excuses; finalement, il s'adresse à tous ceux qu'il voit dans la rue car il a préparé un banquet et il voudrait avoir des invités à table. C'est pareil pour le Seigneur.

Il se peut, aussi que les différents personnages qui font partie de cette parabole représentent nos états d'âme. Par la grâce du baptême nous devenons amis de Dieu et avec Jésus, nous devenons les co-héritiers: nous avons donc une place réservée au banquet. Si nous oublions notre position en tant que fils de Dieu, Dieu nous traite toujours en amis et continue à nous inviter. Si nous laissons mourir en nous la grâce, alors nous devenons des gens dans la rue, des passants sans rien à voir avec les choses du Royaume. Mais Dieu continue toujours à nous inviter.

L'appel arrive à n'importe quel moment. C'est par invitation. Personne n'a droit à celle-ci. C'est Dieu lui-même qui nous aperçoit et nous invite: «Venez au repas de noce». C'est une invitation que nous devons accepter par nos paroles et par nos actes. C'est pour cela qu'un invité mal habillé sera expulsé: «Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce» (Mt 22,12).
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Photo:
Toujours au bord du fleuve... (Jean-Yves)
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Ce que j'ai cueilli pour aujourd'hui...

«Seigneur, entends ma prière;
Dieu d'amour écoute mon appel.
Me voici devant toi comme une terre assoiffée.
Montre-moi le chemin que je dois prendre."
(À partir du psaume 142 - bréviaire de ce matin)
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La bonté du Seigneur est pour tous...
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«Ce n'est pas tant le monde qui doute des chrétiens.
Ce sont trop souvent les chrétiens qui doutent d'eux-mêmes 
et de l'efficacité de leur foi.»
(Jean Danielou)
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«On ne devrait jamais se laisser décourager par un échec 
parce qu'on ne sait jamais quelle nouvelle porte il va ouvrir.»
(Gregory Charles)
 Cité par Simon Blouin dans son livre: «À la recherche du sourire absolu».
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«Il est nécessaire d'aimer 
parce que nous sommes aimés de Dieu.»
(Paulo Coelho dans Le manuscrit retrouvé)
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Sur le catholicisme au Québec...

*Dans le Journal de Québec, en date du mardi 15 juillet dernier, il y avait un article du journaliste Mathieu Bock-Côté. C'était dans le cadre de la contestation d'un spectacle de Jean-Pierre Ferland en la Basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré. On en était juste après que soit tombé le jugement sur un procès collectif qui donnait raison à des victimes d'actes de pédophilie par quelques pères Rédemptoristes... Je veux relever ici quelques phrases de ce journaliste qui nous donne sa pensée sur l'Église et sur la religion catholique au Québec; je le trouve fort intéressant...

Voici ce que j'en retiens: 

«...on n'abat pas un verger à cause de quelques pommes pourries.»

«Ne faudrait-il pas, aussi se réconcilier avec la meilleures part de son  héritage (L'Église catholique). Pensons seulement à l'infinie générosité des frères et des sœurs, qui nous ont éduqués et soignés pendant plus d'un siècle. Pensons aussi à son patrimoine spirituel et esthétique. Un ciel vide est un ciel triste. On peut parfaitement ne pas croire en Dieu sans  nier que le catholicisme a semé de la beauté au Québec. 

Celui qui entre dans une église, même celle d'une petit village, sait qu'il n'entre pas dans un édifice ordinaire. Il pénètre dans un lieu où ses ancêtres ont prié et ont espéré. N'est-ce pas à travers ces églises que le Québec a longtemps participé à la civilisation occidentale? Les grands moments qui marquent l'existence, qu'il s'agisse du baptême, du mariage ou de la mort sont encore marqués par ses rites. 

En fait, aucun peuple ne gagne quoi que ce soit à mépriser son passé en bloc. C'est le drame du monde moderne: le déracinement. L'homme moderne manque de repères. En le privant du passé, on l'enferme dans une terrible prison: celle d'un présent étanche et finalement aspirant, où il sera poussé au repli individualiste. À sa manière le catholicisme a contribué à nous ancrer dans l'existence. 

(...)
«Le catholicisme a chez nous une histoire contrastée. On aurait tort d'en faire un livre noir.»

Merci Mathieu!
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Photo:
Au bord du fleuve Saint-Laurent à La Pocatière - (Jean-Yves)
Vous savez... c'est un magnifique coin de pays!
Demandez aux gens qui y habitent...
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Bonne journée!
Jean-Yves