mardi 30 septembre 2014

(181,631) Est-ce que le Seigneur est radical? Notre vie, comme chrétien, est déjà pleine du Christ...

Bonjour!
Mercredi 1er octobre 2014
Photo:
Nos magnifiques couleurs de l'automne... Et quel contraste!... 
(De Gaétan Godbout - La Pocatière - Merci!)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
(Luc 9,57-62): En cours de route, un homme dit à Jésus: «Je te suivrai partout où tu iras». Jésus lui déclara: «Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids; mais le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer la tête». Il dit à un autre: «Suis-moi». L'homme répondit: «Permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père». Mais Jésus répliqua: «Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, va annoncer le règne de Dieu». Un autre encore lui dit: «Je te suivrai, Seigneur; mais laisse-moi d'abord faire mes adieux aux gens de ma maison». Jésus lui répondit: «Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n'est pas fait pour le royaume de Dieu».
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Commentaire: Abbé Lluc TORCAL Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet (Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)
Suis-moi...

Aujourd'hui, l'Évangile nous invite à méditer, avec clarté et insistance, un thème central à notre foi: le fait de suivre radicalement Jésus. «Je te suivrai partout où tu iras» (Lc 9,57). Avec quelle simplicité d'expression peut-on proposer quelque chose qui peut changer la vie d'une personne de façon aussi radicale! «Suis-moi» (Lc 9,59). Paroles du Seigneur qui n'admettent pas d'excuses, de retards, de conditions, de trahisons...

La vie chrétienne consiste à suivre Jésus de façon radicale. Radicale, non seulement parce que toute sa durée doit être sous la direction de l'Évangile (puisque cette décision est prise pour toute la durée de notre vie), sinon -surtout- parce que tous les aspects de notre vie -depuis les plus extraordinaires jusqu'aux plus ordinaires- veulent et doivent être manifestation de l'Esprit de Jésus-Christ qui nous fait vivre. En effet, depuis le baptême, notre vie n'est pas celle de n'importe quelle personne: nous portons la vie du Christ inscrite en nous! En vertu de l'Esp
rit Saint versé dans nos cœurs, ce n'est pas nous-mêmes, sinon le Christ qui vit en nous. Ainsi est la vie chrétienne, puisqu'elle est vie pleine du Christ, car le Christ transpire en nous, depuis ses plus profondes racines: ceci est la vie que nous sommes appelés à vivre.

Le Seigneur, lorsqu'il vint au monde, bien que «tout le genre humain avait sa place, Il ne l'a pas eu: il ne trouva pas sa place parmi les hommes (...), sinon dans une crèche, entre le bétail et l'animal, et entre les personnes les plus humbles et innocentes. C'est pourquoi Il dit: Les renards ont leurs repaires, et les oiseaux du ciel leurs nids; mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer la tête» (Saint Jérôme). Le Seigneur trouvera sa place parmi nous si, comme Jean le Baptiste, nous acceptions qu'Il croisse et que nous diminuions, c'est-à-dire, si nous laissons croître Celui qui vit déjà en nous en étant malléables et dociles à son Esprit, la source de toute humilité et innocence.
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Photo:
Les grandes oies blanches sont de retour... (Est-ce de moi cette photo?... )
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Dans le cadre du synode sur la famille (suite)...

«Les enfants sont un cadeau de Dieu. Ils nous sont donnés pour que nous leur offrions un espace de sécurité et d'amour, où ils puissent grandir jusqu'à la liberté intérieure et extérieure. Ils sont comme des étrangers qui nous demandent l'hospitalité, qui deviennent de bons amis et qui nous quittent pour poursuivre leur chemin. Ils no s apportent d'immenses joies et de grandes peines, précisément parce qu'ils sont des cadeaux. Et un beau cadeau, comme le dit le proverbe, est donné deux fois

(Henri J.M. Nouwen dans: Vivre sa foi au quotidien)
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Photo:
Marie de l'Incarnation chez les Ursulines (Jean-Yves)
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Pèlerinage...
C'est aujourd'hui notre pèlerinage diocésain 
à la Basilique-Cathédrale de Québec et à la Porte sainte. 
Nous irons aussi prier sur les tombeaux 
des premiers fondateurs de la première paroisse en Amérique: 
Notre-Dame-de-Québec.

Photo:
La Basilique Notre-Dame-de-Québec (Jean-Yves)
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Bonne journée!
Jean-Yves

lundi 29 septembre 2014

(181,548) Dieu tire parti de tes fissures, de tes échecs... /Dans le cadre du synode sur la famille (suite)...

...Bonjour!...
Mardi 30 septembre 2014

Photo:
De Liette Desjardins en Israël (Merci!)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
(Lc 9,51-56): Lorsque le temps où il devait être enlevé du monde approcha, Jésus prit la résolution de se rendre à Jérusalem. Il envoya devant lui des messagers, qui se mirent en route et entrèrent dans un bourg des Samaritains, pour lui préparer un logement. Mais on ne le reçut pas, parce qu'il se dirigeait sur Jérusalem. Les disciples Jacques et Jean, voyant cela, dirent: «Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume?». Jésus se tourna vers eux, et les réprimanda. Et ils allèrent dans un autre bourg.
Commentaire: Abbé Llucià POU i Sabater (Granada, Espagne)
Jésus se tourna vers eux, et les réprimanda

Aujourd'hui, nous contemplons comment «Jacques et Jean, voyant cela, dirent: ‘Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume?’. Jésus se tourna vers eux, et les réprimanda» (Lc 9,54-55). Le Seigneur corrige les défauts des apôtres.

L'histoire d'un porteur d'eau indien raconte qu'il avait deux grandes jarres, suspendues aux extrémités d'un bâton qu'il portait sur ses épaules: l'une était parfaite, alors que l'autre jarre avait un éclat et perdait de l'eau. Celle-ci voyait l'autre si parfaite et avait honte, alors un jour elle dit au porteur d'eau qu'elle était triste car à cause des fissures elle ne portait que la moitié d'eau qu'il pouvait porter et vendre. Alors le porteur lui dit: «En rentrant à la maison regarde les fleurs qui poussent au bord du chemin. Et la jarre vit des fleurs magnifiques, mais à nouveau elle se rendit compte qu'elle perdait de l'eau, elle se mit à dire «Je ne sers à rien. Je fais tout de travers». Le porteur lui répondit: «T'es-tu rendu compte qu'il n'y a de belles fleurs que de ton côté? Je connaissais déjà tes fissures et j'ai voulu en tirer parti et j'ai planté des semences de fleurs de ton côté du chemin et tu les arroses tout au long du chemin et j'ai pu cueillir ces fleurs pour l'autel de la Sainte Vierge. Sans toi, telle que tu es, je n'aurais pas pu faire une telle beauté».

D'une façon ou d'une autre, nous sommes tous des jarres fissurées, mais Dieu connaît ses enfants et nous donne la possibilité de tirer parti de nos fissures-défauts pour faire quelque chose de bien. Ainsi l'apôtre Jean —qui aujourd'hui a envie de tout détruire— se convertit, après la réprimande du Seigneur, en l'apôtre de l'amour. Il n'a pas été découragé par les corrections, mais il a tiré parti de son caractère fougueux —sa passion— pour le mettre au service de l'amour. Nous aussi, nous devons tirer profit des corrections, des contrariétés —de la souffrance, de l'échec, des limitations— pour tout commencer et recommencer comme Saint Joseph-Marie définissait la sainteté: être docile au Saint Esprit afin de se convertir à Dieu et devenir ses instruments.
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Dans le cadre du synode sur la famille (suite)...

«Être parent, c'est comme être l'hôte d'un étranger!  Nous pouvons croire que nos enfants nous ressemblent, mais nous sommes sans cesse surpris de constater à quel point ils sont différents de nous. Nous pouvons nous réjouir de leur intelligence, de leurs talents artistiques, de leurs prouesses athlétiques, ou être attristés par leur lenteur à l'apprentissage, leur manque de coordination ou leur goûts étranges. Sous plusieurs aspects, nous ne connaissons pas nos enfants.

Nous ne les avons par crées et ils ne nous appartiennent pas.Voilà une bonne nouvelle. Nous n'avons pas à nous en vouloir pour tous leurs problèmes, et nous ne devrions pas non plus nous attribuer leurs succès.»   

Henri J.M. Nouwen dans Vivre sa foi au quotidien
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«Notre pouvoir scientifique a dépassé notre pouvoir spirituel. 
Nous savons guider des missiles, 
mais nous détournons l'homme de sa voie.
(Martin Luther King)
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Mercredi 1er octobre:
Grand pèlerinage diocésain
à la porte sainte de la Basilique de Québec
et auprès des tombeaux des fondateurs de l'Église
en Nouvelle-France et au Québec.
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Diacre 
au cœur de la vie,  
dans ce monde en évolution...
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sont toujours disponibles pour être consultés...

jyfortin2@hotmail.com
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Bonne journée!
Jean-Yves

(181,510) Rendons grâce au Père de nous donner les anges pour veiller sur nous... / Dans le cadre du synode sur la famille (suite)...

Bonjour!
Lundi 29 septembre 2014



Photo:
Sculpture qui décore l'ambon de l'église de Saint-Jean-Port-Joli (Jean-Yves)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
(Jn 1,47-51): Jésus, voyant venir à lui Nathanaël, dit de lui: «Voici vraiment un Israélite, dans lequel il n'y a point de fraude». «D'où me connais-tu?», lui dit Nathanaël. Jésus lui répondit: «Avant que Philippe t'appelât, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu». Nathanaël répondit et lui dit: «Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d'Israël». Jésus lui répondit: «Parce que je t'ai dit que je t'ai vu sous le figuier, tu crois; tu verras de plus grandes choses que celles-ci. Et il lui dit: En vérité, en vérité, vous verrez désormais le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l'homme».
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Commentaire: Cardinal Jorge MEJÍA Archiviste et Bibliothécaire de la S.R.I. (Città del Vaticano, Saint-Sige)
Vous verrez désormais le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l'homme

Aujourd'hui, à la fête des Saints Archanges, Jésus proclame devant ses apôtres et devant tous la présence des anges et leur relation avec Lui. Les anges sont dans la gloire céleste où ils louent en permanence le Fils de l'Homme, le Fils de Dieu. Ils l'entourent et sont à son service.

"Monter et descendre" cela nous rappelle l'épisode du rêve de Jacob, qui endormi sur une pierre lors de son voyage de retour en Mésopotamie, la terre de sa famille, voit les anges qui "descendent et montent" un mystérieux escalier qui relie la terre et le ciel, pendant que Dieu lui-même debout à ses cotés lui transmet son message. Il faut remarquer la relation entre la communication divine et la présence active des anges.

Ainsi, Gabriel, Michel et Raphaël, sont présents dans la bible dans les vicissitudes terrestres et portent aux hommes -comme nous le dit Saint Grégoire le Grand- les messages, par leur présence et par leurs actions, qui changent notre vie de manière décisive. Ils s'appellent précisément, "archanges", c'est-à-dire, princes des anges, car ils sont envoyés pour les plus grandes missions.

Gabriel fut envoyé pour annoncer à la Sainte Vierge sa conception virginale du Fils de Dieu, ce qui fut le commencement de notre rédemption, (cf. Lc 1). Michel mène le combat contre les anges rebelles et les expulse du ciel (cf. Ap 12). Ils nous annonce ainsi le mystère de la justice divine, laquelle a été exercée également lors de la rébellion des anges, et nous donne l'assurance de sa victoire et la nôtre sur le mal. Raphaël accompagne Tobie "junior", le protège, le conseille et guérit Tobie le père (cf. Tob). Par cette voie, il nous annonce la présence des anges à coté de chacun de nous tous: celui qu'on appelle notre Ange Gardien.

Par cette célébration sachons que les archanges "montent et descendent" sur le Fils de l'Homme, qu'ils servent Dieu, mais le servent pour notre bénéfice. Ils rendent gloire à la Sainte Trinité, et cela aussi ils le font pour notre bénéfice. En conséquence, il faut que nous nous rendions compte de la dévotion qui leur est due et que nous rendions grâce au Père qui les envoie pour notre bien.
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Dans le cadre du synode sur la famille (suite d'hier...)

«L'une des choses les plus merveilleuses qui peuvent survenir dans toute vie humaine est que les parents deviennent des frères et des sœurs pour leurs enfants, que les enfants deviennent des pères et mères pour leurs parents, que les frères et sœurs deviennent des amis, et que la paternité, la maternité et la fraternité soient partagées entre tous les membres de la famille à différents moments et dans des occasions diverses.»
(Henri J.M. Nouwen dans  Vivre sa foi au quotidien)
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MERCI!
Merci aux nombreux visiteurs...
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Allemagne - France - Canada - 
États-Unis - Belgique - Russie - 
Suisse - Vietnam - Côte d'Ivoire - 
Royaume-Uni - Turquie - Ukraine -
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Congo-Kinshasa - Australie - Burundi - 
Martinique - Italie - Mexique - 
Et autres encore...
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Pour commentaire ou message:
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Diacre
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Bonne journée!
Jean-Yves



samedi 27 septembre 2014

(181,391) Lequel des deux a fait la volonté du père?... / Dans le cadre du synode sur la famille...

...BONJOUR...!
Dimanche 28 septembre 2014

Photo:
Près du fleuve, à La Pocatière... (Jean-Yves)
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Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...
(Mt 21,28-32): «Que pensez-vous de ceci? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit: ‘Mon enfant, va travailler aujourd'hui à ma vigne’. Celui-ci répondit: ‘Je ne veux pas’. Mais ensuite, s'étant repenti, il y alla. Abordant le second, le père lui dit la même chose. Celui-ci répondit: ‘Oui, Seigneur!’ et il n'y alla pas.

»Lequel des deux a fait la volonté du père?». Ils lui répondent: «Le premier». Jésus leur dit: «Amen, je vous le déclare: les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean Baptiste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous n'avez pas cru à sa parole; tandis que les publicains et les prostituées y ont cru. Mais vous, même après avoir vu cela, vous ne vous êtes pas repentis pour croire à sa parole».
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Commentaire: Abbé Josef ARQUER (Berlin, Allemagne)
Lequel des deux a fait la volonté du père?

Aujourd'hui, nous contemplons le Père propriétaire de la vigne, demander à chacun de ses deux fils: «Mon enfant, va travailler aujourd'hui à ma vigne» (Mt 21,29). L'un dit "oui" et n'y va pas. L'autre dit "non" mais il y va. Ni l'un ni l'autre ne respecte sa parole.

C'est certain, que celui qui dit oui et reste à la maison ne prétend pas tromper son père. Ce doit être par paresse, mais non seulement "paresse de faire quelque chose" mais paresse d'y réfléchir également. Sa devise: "Moi je m'en fous de ce que j'ai dit hier".

Celui qui dit "non", se sent concerné par ce qu'il a dit hier. Il se repent de son arrogance envers son père. De sa douleur il prend le courage de rectifier ce qu'il a fait. Il rectifie ses fausses paroles avec un geste vrai. "Errarre, Humanum est"? C'est vrai mais ce qui est encore humain -et plus conforme à notre vérité intérieure- c'est de rectifier. Même si cela nous coûte, car cela signifie s'humilier, écraser la vanité et l'orgueil. Cela nous est déjà peut-être arrivé de corriger une action précipitée, un jugement téméraire, une évaluation injuste… et après avec un soupir de soulagement se dire: Merci Seigneur!

«Amen, je vous le déclare: les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu» (Mt 21,31). Saint Jean Chrysostome souligne la psychologie parfaite du Seigneur devant ses "grands-prêtres": «Il ne leur dit pas directement: ‘pourquoi n'avez vous pas cru en Jean?’, mais, ce qui est encore plus pointu, il les confronte aux publicains et prostituées. Ainsi il leur reproche, avec la force frappante des faits, leur malice dans leur comportement marqué par l'entêtement humain et la vantardise».

En se mettant dans la scène, nous regretterons peut-être l'absence d'un troisième fils, d'un ton moyen, dans lequel il nous serait facile de nous reconnaître et nous demanderions pardon avec honte. Celui-là nous nous l'inventons -avec la permission du Seigneur- et nous l'entendons répondre au Père: ‘Il se peut que oui, mais il se peut que non’. Et certains disent avoir entendu à la fin: ‘...c'est le plus probable mais qui sait’.
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Dans le cadre de ce synode sur la famille qui débutera bientôt à Rome...

«Dans la pièce de théâtre Conversation avec mon père, un auteur célèbre vit sa vie en espérant qu'un jour son père, qui possède un petit bar à New York, lira ses livres et sera fier de lui. Mais cela ne se produit pas. Son père lui dit plutôt: «Je suis seulement Ed, je ne lis pas de livres, laisse-moi être moi-même.» Le fils finit par réaliser que c'est lui qui doit changer et qu'il doit aimer son père tel qu'il est. Alors ils peuvent devenir des frères.»

Henri J.M. Nouwen 
dans Vivre sa foi au quotidien
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Je mettrai la continuité de ce texte demain probablement... 
Donc: à suivre!
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Le fleuve à La Pocatière...
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Diacre
au coeur de la vie
dans ce monde en évolution...
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Bonne journée!
Jean-Yves


vendredi 26 septembre 2014

(181,277) Le coeur de la Bonne Nouvelle: Dieu veut faire de nous ses enfants... Comment y collaborons-nous?...

Bonjour!


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

samedi 27 septembre 2014

Saint Vincent de Paul, prêtre

Texte de l'Évangile (Lc 9,43b-45): Tandis que chacun était dans l'admiration de tout ce que faisait Jésus, il dit à ses disciples: «Pour vous, écoutez bien ceci: Le Fils de l'homme doit être livré entre les mains des hommes». Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole; elle était voilée pour eux, afin qu'ils n'en eussent pas le sens; et ils craignaient de l'interroger à ce sujet.
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HOMÉLIE DU PÈRE JOSEPH -MARIE
Famille de Saint-Joseph - homelies.fr

Rebondissant sur la confession de foi de Pierre, Jésus avait essayé une première fois d’annoncer sa Passion désormais proche ; mais en vain : le premier des Apôtres n’avait pas pu entendre cette prophétie qui n’entrait pas dans ses vues sur les conditions de l’avènement du Règne de son Maître. Entre la première et la seconde annonce que nous venons d’entendre, se situent la Transfiguration et la libération-guérison d’un enfant possédé. D’une part une confirmation par le Père de l’identité profonde de Jésus : « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai élu, écoutez-le » (9, 36) ; de l’autre une guérison suivie d’un geste symbolique : « Jésus menaça l’esprit impur, il guérit l’enfant et le remit à son père » (9, 43).
L’inclusion de ces épisodes entre les deux annonces de la Passion du Fils de l’homme, nous invite à établir un lien étroit entre les événements relatés et la Pâque de Notre-Seigneur : par sa Passion victorieuse, Jésus va nous arracher à l’emprise de l’ennemi qui nous tient en son pouvoir, et nous remettre à son Père afin qu’il soit aussi notre Père.
Dieu désire faire de nous ses enfants : tel est le cœur de la Bonne Nouvelle ; et c’est pour réaliser ce dessein de salut qu’il a envoyé son Fils unique, car lui seul est « digne de prendre le livre et d’en ouvrir le sceau » (Ap 5, 2). Or, comment a-t-il « remporté la victoire, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David » (Ap 5, 5) ? Ni par puissance, ni par force, mais par la folie de la Croix (1 Co 1,18). C’est par son immolation que l’Agneau triomphe ; c’est par l’effusion de son sang qu’il « rachète pour Dieu des hommes de toute tribu, langue, peuple et nation » (Ap 5, 9).
Voilà ce que nous avons « à bien nous mettre en tête nous aussi : le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes » pour triompher de la violence aveugle par sa patience et sa douceur ; pour tuer la haine par le glaive de l’amour et de la miséricorde. Si nous voulons travailler et nous mettre en peine avec Jésus pour le salut du monde, il nous faut réentendre ce qu’il vient de dire à ses proches quelques versets plus haut : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même et prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive » (Lc 9, 23).
« Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles, elles restaient voilées pour eux ». Ils ne pouvaient pas envisager que le Messie se fasse proche de l’homme au point de s’en rendre solidaire dans la souffrance et la mort. Le pouvons-nous davantage de nos jours ? Un Dieu qui s’humilie à ce point entre-t-il dans nos vues sur ce que devrait être sa toute-puissance ? Pourtant que vaudrait pour nous l’amour de Dieu s’il était incapable de nous arracher à la tombe ? Et comment nous en arracherait-il sans y descendre ? Certes nous pouvons adhérer rationnellement à cette explication ; et néanmoins, nous aussi, « nous avons peur d’interroger le Maître sur ces paroles » concernant sa Passion, tant elles heurtent notre a priori et révèlent notre peur de la souffrance.
Puisse la Parole de Dieu triompher de nos résistances et nous donner l’audace de l’espérance afin de pouvoir discerner, au cœur des épreuves et des contradictions qui nous accablent, l’aube du jour de Dieu qui s’annonce. Jour de joie et de victoire pour ceux qui se seront engagés de tout leur cœur dans le combat de l’amour contre la haine, du pardon contre la rancœur, de la réconciliation contre la discorde, fusse au prix de leur propre vie : « Qui veut sauver sa vie la perdra ; mais qui perd sa vie à cause de moi la sauvera » (Lc 9, 24).

« Seigneur, Père Saint, toi seul peut nous révéler l’insondable mystère de la Rédemption et nous faire pressentir dans la folie de la Croix de ton Fils, la révélation de son Amour miséricordieux. Envoie sur nous l’Esprit de vérité, car sans lui, nous sommes aussi démunis que les Apôtres et nous ne comprenons pas davantage qu’eux les Paroles de Jésus. Que le Paraclet nous conduise à la vérité toute entière en dévoilant pour nous le sens caché des Écritures. Nous t’en prions, Père : plonge-nous dans le Feu de Pentecôte, car comment pourrions-nous témoigner au cœur du monde de la victoire du Ressuscité, si nous ne vivons pas de sa vie ? »
Père Joseph-Marie
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Photo:
Cathédrale de Sainte-Anne (Jean-Yves)
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Le Pape François, sur l'Église...
(Sur ZENIT du 26 septembre 2014)

La « première tâche » de l’Eglise, hôpital de campagne, 
est de « soigner les blessures,
 pas de contrôler le cholestérol… 
cela vient après… ».
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«Le jour où la joie des autres devient ta joie,
le jour où leur peine devient ta peine.
tu peux dire que u les aimes.»
(Michel Quoist)
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«Le seul bonheur que nous ayons, c'est d'aimer Dieu
et de savoir qu'il nous aime.»
(Saint Jean-Marie Vianney)
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Diacre
au cœur de la vie
dans ce monde en évolution...
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Bonne journée!
Jean-Yves 

jeudi 25 septembre 2014

(181,202) Que répondrions-nous à cette question?... Qui suis-je pour vous?...

...Un tweet du pape François...

ROME, 25 septembre 2014 (Zenit.org) - Le pape François invite à « se laisser pardonner » dans un tweet publié ce 25 septembre 2014 sur @Pontifex_fr :
« Jésus comprend nos faiblesses, nos péchés ; et il nous pardonne, si nous nous laissons pardonner. »
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Bonjour!

Vendredi 26 septembre 2014


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Luc 9,18-22): Un jour, Jésus priait à l'écart. Comme ses disciples étaient là, il les interrogea: «Pour la foule, qui suis-je?». Ils répondirent: «Jean Baptiste; pour d'autres, Élie; pour d'autres, un prophète d'autrefois qui serait ressuscité». Jésus leur dit: «Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?». Pierre prit la parole et répondit: «Le Messie de Dieu». Et Jésus leur défendit vivement de le révéler à personne, en expliquant: «Il faut que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu'il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite».
Commentaire: Abbé Pere OLIVA i March (Sant Feliu de Torelló, Barcelona, Espagne)
Pour la foule, qui suis-je? (…). Et vous, que dites-vous?

Aujourd'hui,dans l'Évangile, il y a deux questions que le Maître lui-même pose à tous. La première question demande une réponse de statistique, approximatif: «Pour la foule, qui suis-je?» (Lc 9,18). Il nous amène à regarder autour de nous et observer comment les autres résolvent cette question: les voisins, les collègues de travail, les amis, les proches. Nous regardons dans notre entourage et nous nous sentons plus ou moins responsables (cela dépend des cas) ou proches de certaines de ces réponses formulées par ceux qui ont affaire à nous et avec notre milieu, les gens. Et la réponse nous en dit long, elle nous informe, ce dont ces gens proches de nous désirent, ou ils sont besoin, ou ce qu'ils cherchent. Elle nous aide à nous synchroniser, à découvrir un point commun avec l'autre pour aller de l'avant…

Il y a une seconde question qui nous concerne nous-mêmes: «Et vous, que dites-vous?» (Lc 9,20). C'est une question fondamentale qui frappe à notre porte, qui mendie auprès de chacun d'entre nous: une adhésion ou un rejet; une vénération ou une indifférence; marcher avec Lui et en Lui ou finir par faire un rapprochement par simple sympathie… Cette question est délicate, elle est déterminante car elle nous touche. Que disent nos lèvres et nos actes? Veut-on être fidèle à Celui qui est et qui donne un sens à notre être? Y a-t-il en nous une sincère volonté de le suivre dans les chemins de la vie? Sommes-nous disposés à le suivre à Jérusalem sur le chemin de la croix et de la gloire?

«C'est un chemin de croix et de résurrection (…). La croix est une exaltation du Christ. Il l'a dit Lui-même: ‘Quand Je serai levé sur la croix, J'attirerai tous à moi’. (…) La croix, donc, est gloire et exaltation du Christ» (Saint André de Crête). Êtes-vous partant pour faire la route vers Jérusalem? Seulement avec Lui et en Lui, n'est pas?
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«Lorsque des gens, même s'ils sont peu nombreux, 
partagent le même rêve, les fenêtres de l'avenir s'ouvrent.»
(Mgr Pierre-André Fournier - Archevêque de Rimouski)
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«La communauté chrétienne est comme un phare 
dont nul ne peut dire combien de naufrages il a permis d'éviter.»
(Mgr Marc-André Fournier)
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Bonne journée!
Jean-Yves

mercredi 24 septembre 2014

(181,145) Mais où rencontrer Jésus Christ?...

Bonjour!
Jeudi 25 septembre 2014
Photo:
Le Saint-Sacrement exposé dans une chapelle mexicaine.
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
(Luc 9,7-9): Hérode le tétrarque entendit parler de tout ce qui se passait, et il ne savait que penser. Car les uns disaient que Jean était ressuscité des morts; d'autres, qu'Élie était apparu; et d'autres, qu'un des anciens prophètes était ressuscité. Mais Hérode disait: «J'ai fait décapiter Jean; qui donc est celui-ci, dont j'entends dire de telles choses?». Et il cherchait à le voir.
Commentaire: Abbé Jorge R. BURGOS Rivera SBD (Cataño, Porto Rico)
Et il cherchait à le voir

Aujourd'hui, le texte de l'Évangile nous raconte qu'Hérode voulait rencontrer Jésus (cf.Lc 9,9). Son désir de voir Jésus est inspiré par la curiosité. On parlait beaucoup de Jésus à cause des miracles qu'Il effectuait sur son passage. Beaucoup de personnes parlaient de Lui. La façon de se comporter de Jésus rappelait au peuple la façon de se comporter des prophètes: Elie, Jean le Baptiste, etc. Mais en étant simple curiosité, ce désir ne transcende pas. A un tel point que lorsque Hérode le rencontre Il ne l'impressionne pas (cf.Lc 23,8-11). Son désir s'évanouit quand il se trouve face à face avec Lui, car Jésus refuse de répondre à ses questions. Le silence de Jésus confirme Hérode comme corrompu et dépravé.

Comme Hérode, nous avons sûrement senti, à un moment donné, le désir de voir Jésus. Mais nous ne comptons plus sur Jésus en chair et en os comme Hérode, et pourtant nous comptons sur la présence de Jésus de plusieurs façons. Je veux vous parler de deux d'entre elles.

En premier lieu la tradition de l'Église a fait que le jeudi soit un jour par excellence pour voir Jésus dans l'Eucharistie. Beaucoup d'endroits exposent Jésus-Eucharistie. «L'adoration eucharistique est une manière essentielle d'être avec le Seigneur. Dans l'ostensoir est présent le vrai trésor, et Il nous attend toujours: Il n'est pas là pour Lui mais pour nous» (Benoît XVI). —Approche-toi de Lui afin que tu sois ébloui par sa présence.

En second lieu nous pouvons faire référence à la chanson populaire qui dit «Il est avec nous et nous ne le connaissons pas». Jésus est présent dans tant et tant de nos frères qui se trouvent marginalisés, qui souffrent et qui n'ont personne qui veuille d'eux. Dans son encyclique Dieu est amour, le pape Benoît XVI nous dit: «L'amour du prochain ancré dans l'amour de Dieu est avant tout une tâche pour chacun des fidèles, mais elle en est une également pour toute la communauté ecclésiastique». Ainsi donc, Jésus t'attend, avec ses bras grands ouverts dans les deux cas. Approche-toi!
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Bonne journée!
Jean-Yves

mardi 23 septembre 2014

(181,070) Ils ont le pouvoir de guérir toutes les maladies... / Sur la famille: citation du pape François...

Bonjour!
Mercredi 24 septembre 2014

Voici la Parole de ce jour...
(Lc 9,1-6): Jésus, ayant assemblé les douze, leur donna force et pouvoir sur tous les démons, avec la puissance de guérir les maladies. Il les envoya prêcher le royaume de Dieu, et guérir les malades. «Ne prenez rien pour le voyage, leur dit-il, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent, et n'ayez pas deux tuniques. Dans quelque maison que vous entriez, restez-y; et c'est de là que vous partirez. Et, si les gens ne vous reçoivent pas, sortez de cette ville, et secouez la poussière de vos pieds, en témoignage contre eux». Ils partirent, et ils allèrent de village en village, annonçant la bonne nouvelle et opérant partout des guérisons.
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Commentaire: Abbé Jordi CASTELLET i Sala (Sant Hipòlit de Voltregà, Barcelona, Espagne)
Jésus, ayant assemblé les douze, leur donna force et pouvoir sur tous les démons, avec la puissance de guérir les maladies

Aujourd'hui, nous vivons dans une époque où de nouvelles maladies mentales atteignent une portée insoupçonnée, comme jamais on ne l'avait vu dans le cours de l'histoire. Le rythme de vie actuel qui augmente le niveau de stress, la course pour acheter et faire croire qu'on possède plus que ce que possède le voisin, le tout arrosé d'une forte dose d'individualisme, construit une personne isolée du reste des mortels. Cette solitude à laquelle nous sommes obligés, par convenances sociales, par la pression au travail, par certaines conventions qui rendent esclaves, font que plusieurs tombent dans la dépression, la névrose, l'hystérie, la schizophrénie ou autres déséquilibres qui marquent profondément le futur de ces personnes.

«Jésus, ayant assemblé les douze, leur donna force et pouvoir sur tous les démons, avec la puissance de guérir les maladies» (Lc 9,1). Ce sont ces maux, que nous pouvons identifier dans l'Évangile comme des maladies mentales.

La rencontre avec le Christ, une personne complète et réalisée, apporte un équilibre et une paix qui peut tranquilliser les esprits et permettre à la personne de se rencontrer de nouveau avec elle-même, lui apportant clarté et lumière dans sa vie, bien pour instruire et enseigner, éduquer les jeunes et les personnes âgées, et remettre les personnes sur le droit chemin de la vie.

Les Apôtres «allèrent de village en village, annonçant la bonne nouvelle» (Lc 9,6). C'est aussi notre mission: vivre et méditer l'Évangile, la parole de Jésus, afin de la laisser faire son œuvre en nous. Ainsi, peu à peu, nous pourrons retrouver le chemin à suivre et la liberté à réaliser. Comme l'a écrit Jean-Paul II, «la paix doit se réaliser à travers la vérité (…); elle doit se faire dans la liberté».

Que ce soit Jésus-Christ lui-même, qui nous appelle à la foi et au bonheur éternel, qui nous remplie de son espérance et de son amour, Celui qui nous a donné une vie nouvelle et un futur inépuisable.
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Une citation du pape François sur la famille:

« ... La famille est importante, est nécessaire 
pour la survie de l'humanité. 
S'il n'y a pas la famille, 
la survie culturelle de l'humanité est en danger. 
Que cela nous plaise ou non, la famille est la base.»

François - à la radio de l'archidiocèse de Rio, 
studios de "Radio Catedral", Rio de Janeiro le 27 juillet 2013
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«La famille demeure le lieu privilégié 
dont tous les enfants ont besoin. 
Elle est un lieu de construction et de transmission. 
Le portrait des familles a changé.»

Sylvie Latreille - citée par Mgr Pierre-André Fournier, archevêque de Rimouski 
dans le bulletin diocésain "En Chantier" - septembre 2014
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«La prière, moment intime avec Dieu, 
est un moment pour refaire nos forces, 
pour ajuster notre tir et recentrer notre communion 
avec nos frères et sœurs.»
Luc Cyr
 archevêque de Sherbrooke
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Diacre
au cœur de la vie
dans ce monde en évolution... 
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Bonne journée!
Jean-Yves

lundi 22 septembre 2014

(180,983) Sommes-nous de la famille de Jésus?: Pour cela, écouter la Parole et la mettre en pratique...

...Bonjour!...

Aujourd'hui c'est la fête de saint Padre Pio

«Dans les livres, nous cherchons Dieu, 
dans la prière nous le trouvons.
La prière est la clé qui ouvre le cœur de Dieu.»
(Padre Pio)
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Mardi 23 septembre 2014
Photo:
Les fleurs de l'automne... (Jean-Yves)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 (Lc 8,19-21): La mère et les frères de Jésus vinrent le trouver; mais ils ne purent l'aborder, à cause de la foule. On lui dit: «Ta mère et tes frères sont dehors, et ils désirent te voir». Mais il répondit: «Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique».
Commentaire: Abbé Xavier JAUSET i Clivillé (Lleida, Espagne)
Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique

Aujourd'hui, nous lisons un beau passage des Évangiles. Jésus n'offense en rien sa Mère, car Elle est la première à écouter la Parole de Dieu et d'Elle naquît Celui-là même qui est la Parole. C'est Elle aussi qui a le plus parfaitement accompli la volonté de Dieu: «Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole» (Lc 1,38), répond-Elle à l'ange lors de l'Annonciation.
Jésus nous dit ce qu'il nous faut pour être, nous aussi, membres de sa famille: «ce sont ceux qui écoutent…» (Lc 8,21) et pour écouter il faut nous approcher comme ces mêmes membres, qui parvinrent jusqu'où il se trouvait; mais ils ne purent s'approcher de Lui à cause de la foule. Il conviendrait que nous nous demandions si nous luttons et nous efforçons de vaincre les obstacles que nous rencontrons au moment de nous approcher de la Parole de Dieu. Est-ce que je dédie chaque jour quelques minutes à lire, écouter et méditer la Sainte Écriture? Saint Thomas d'Aquin nous rappelle que «nous devons méditer continuellement la Parole de Dieu (…); cette méditation aide puissamment dans la lutte contre le péché».
Et, finalement, accomplir la Parole, il ne suffit pas de l'écouter; il faut l'accomplir si nous voulons être membres de la famille de Dieu. Nous devons mettre en pratique ce qu'on nous dit! C'est pourquoi il est bon que nous nous demandions si nous obéissons seulement quand ce qu'on nous demande nous plaît ou est relativement facile, et si, au contraire, quand il faut renoncer à notre confort, à notre réputation, aux biens matériels ou à nos moments de repos…, nous mettons la Parole entre parenthèses jusqu'à ce que viennent des temps meilleurs. Demandons à la Vierge Marie d'écouter et d'accomplir comme Elle la Parole de Dieu, afin d'avancer sur le chemin qui conduit à la félicité perdurable.
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«Quand un apprenti se blesse ou bien se plaint de fatigue, 
les ouvriers, les paysans, ont cette belle parole: 
"C'est le métier qui rentre dans le corps."
Chaque fois que nous subissons une douleur, 
nous pouvons nous dire avec vérité 
que c'est l'univers, l'ordre du monde, la beauté du monde, 
l'obéissance de la création à Dieu 
qui nous entre dans le corps.
Dès lors, comment ne bénirions-nous pas 
avec la plus tendre reconnaissance 
l'Amour qui nous envoie ce don?»
(Simone Weil)
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Bonne journée!
Jean-Yves

samedi 20 septembre 2014

(180,783) Le salaire des ouvriers à la vigne...

Bonjour!
Dimanche 21 septembre 2014

Voici la Parole de Dieu de ce jour...
(Mt 20,1-16): «En effet, le Royaume des cieux est comparable au maître d'un domaine qui sortit au petit jour afin d'embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d'accord avec eux sur un salaire d'une pièce d'argent pour la journée, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d'autres qui étaient là, sur la place, sans travail. Il leur dit: ‘Allez, vous aussi, à ma vigne, et je vous donnerai ce qui est juste’. Ils y allèrent.

»Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d'autres qui étaient là et leur dit: ‘Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire?’. Ils lui répondirent: ‘Parce que personne ne nous a embauchés’. Il leur dit: ‘Allez, vous aussi, à ma vigne’.

«Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant: ‘Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers’. Ceux qui n'avaient commencé qu'à cinq heures s'avancèrent et reçurent chacun une pièce d'argent. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d'argent. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine: ‘Ces derniers venus n'ont fait qu'une heure, et tu les traites comme nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur!’. Mais le maître répondit à l'un d'entre eux: ‘Mon ami, je ne te fais aucun tort. N'as-tu pas été d'accord avec moi pour une pièce d'argent? Prends ce qui te revient, et va-t'en. Je veux donner à ce dernier autant qu'à toi: n'ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon bien? Vas-tu regarder avec un oeil mauvais parce que moi, je suis bon?’. Ainsi les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers».
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Commentaire: Abbé Jaume GONZÁLEZ i Padrós (Barcelona, Espagne)
Vas-tu regarder avec un œil mauvais parce que moi, je suis bon?

Aujourd'hui, l'évangéliste continue à nous décrire le Royaume de Dieu selon l'enseignement de Jésus, comme cela a été fait tout au long de l'été.

Au fond le passage de ce jour, celui de la vigne, image prophétique du peuple d'Israël dans l'ancien testament ainsi que du nouveau peuple de Dieu qui est né du coté ouvert de Jésus sur la croix. La question qui se pose donc est: l'appartenance à ce peuple, qui vient d'un un appel personnel fait à chacun de nous: «Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis» (Jn 15,16), et de la volonté généreuse de salut du Père de lancer cet appel à tous les hommes.

Ce qui ressort de cette parabole, ce sont les protestations des travailleurs de la première heure. C'est l'image parallèle du fils aîné dans la parabole du fils prodigue. Il s'agit de ceux qui vivent leur travail pour le Royaume des Cieux (le travail de la vigne) comme une lourde tâche («nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur»: Mt 20,12) et non comme un privilège qui vient de la part de Dieu, ils travaillent non pas dans la joie filiale, mais dans la mauvaise humeur des serviteurs.

Pour eux la foi est quelque chose qui les attache et les réduit en esclavage et, en silence, ils sont jaloux de ceux qui "vivent leur vie" puisqu'ils conçoivent la conscience chrétienne comme un frein et non pas comme des ailes qui donnent de l'envol à nos vies humaines. Ils pensent qu'il vaut mieux rester inoccupé spirituellement, plutôt que de vivre à la lumière de la parole de Dieu. Ils pensent que le salut leur est dû et le gardent jalousement. C'est un contraste de leur esprit mesquin et de la générosité du Père qui «veut que tous les hommes soient sauvés et arrivent à connaître pleinement la vérité» (1Tim 2,4) et c'est pour cela qu'il les appelle à sa vigne, «la bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses œœuvres» (Ps 144,9).
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Nous portons tous des désirs de devenir une terre fertile...
Pour cela:
Accueillons la Parole de Dieu chaque jour 
et retenons-en les passages pour s'en nourrir...  
et devenir une terre fertile...
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Bonne journée!
Jean-Yves