vendredi 31 octobre 2014

(184,451) Tous les SAINTS... : La Toussaint...

BONJOUR!
Samedi 1er novembre 2014
Photo:
Ils sont nombreux le Bienheureux!
Dans les jardins du Cap-de-la-Madeleine - Jean-Yves
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
(Mt 5,1-12a): Quand Jésus vit la foule, il gravit la montagne. Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent. Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait: «Heureux les pauvres de cœur: le Royaume des cieux est à eux! Heureux les doux: ils obtiendront la terre promise! Heureux ceux qui pleurent: ils seront consolés! Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice: ils seront rassasiés! Heureux les miséricordieux: ils obtiendront miséricorde! Heureux les cœurs purs: ils verront Dieu! Heureux les artisans de paix: ils seront appelés fils de Dieu! Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice: le Royaume des cieux est à eux! Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux! C'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés».
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Commentaire: Mgr. F. Xavier CIURANETA i Aymí Evêque Emérite de Lleida (Lleida, Espagne)
Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse

Aujourd'hui, nous célébrons la réalité d'un très consolant mystère salvifique exprimé dans le "credo": «Je crois à la communion des saints». Tous les saints qui, depuis la Vierge Marie, sont déjà passés à la vie éternelle, forment une unité: ils sont l'Église des bienheureux, que Jésus félicite: «Heureux les cœurs purs: ils verront Dieu!» (Mt 5,8). Ils sont aussi en communion avec nous. La foi et l'espérance ne peuvent nous unir car ils jouissent déjà de la vision éternelle de Dieu; mais ce qui nous rassemble, c'est l'amour «qui ne passe jamais» (1Co 13,13); cet amour qui, avec eux, nous unit au Père, au Christ Rédempteur et au Saint Esprit. Cet amour les rend solidaires et attentifs à nous. Nous ne vénérons donc pas les saints seulement pour leur exemple, mais surtout pour l'unité dans l'Esprit de toute l'Église, qui se fortifie par la pratique de l'amour fraternel.

Cette profonde unité doit nous faire sentir proches de tous les saints qui, avant nous, ont cru et espéré cela même que nous croyons et espérons et qui, surtout, ont aimé Dieu le Père et leur frère les hommes en tâchant d'imiter l'amour du Christ.
Les saints apôtres, les saints martyrs, les saints confesseurs qui ont existé tout au long de l'histoire sont donc nos frères et nos intercesseurs; en eux se sont accomplis les paroles prophétiques de Jésus: «Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux!» (Mt 5,11-12). Les trésors de leur sainteté sont des biens de famille, sur lesquels nous pouvons compter. Ce sont les trésors du ciel que Jésus nous invite à réunir (cf. Mt 6,20). Comme l'affirme le Concile Vatican II, «leur fraternelle sollicitude aide donc beaucoup notre faiblesse» (Lumen gentium, 49). 
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«En fêtant les saints, 
nous sommes placés devant la réalité 
d'un bonheur qui nous attend.»
(Jean Galot)
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Décidément, nous marchons sous l'enseigne 
de celui qui préconisait: 
"Heureux ceux qui ont une âme de pauvre, 
car le royaume des cieux est à eux; 
(...) heureux les artisans de paix, 
car ils seront appelés fils de Dieu."
(Du livre de Denis Paquin / J'ai besoin de toi)
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«Ils (les diacres) sont de l'Église, 
mais plongés au cœur du monde 
pour témoigner de la diaconie de Jésus Christ.»
(Richard Saint-Louis, diacre - Montréal)
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Photo:
Qui m'a remis cette photo?... Probablement André Lavoie - Merci!
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Bonne journée!
Jean-Yves


apporte une réconfortante nouvelle, qui nous invite à la joie et à la fête.

jeudi 30 octobre 2014

(184,388)Est-ce que la loi est plus nuisible que le cœur parfois?...

Bonjour!
Vendredi 31 octobre 2014
Photo:
Le fleuve Saint-Laurent à Cap-de-la-Madeleine - Jean-Yves
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
(Luc 14,1-6): Un jour de sabbat, Jésus était entré chez un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et on l'observait. Justement, un homme atteint d'hydropisie était là devant lui. Jésus s'adressa aux docteurs de la Loi et aux pharisiens pour leur demander: «Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat?». Ils gardèrent le silence. Jésus saisit alors le malade, le guérit et le renvoya. Puis il leur dit: «Si l'un de vous a son fils ou son bœoeuf qui tombe dans un puits, ne va-t-il pas l'en retirer aussitôt, le jour même du sabbat?». Et ils furent incapables de trouver une réponse.
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Commentaire: Abbé Manuel COCIÑA Abella (Madrid, Espagne)
Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat?

Aujourd'hui, prêtons attention à la question pénétrante que Jésus pose aux pharisiens: «Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat?» (Lc 14,3), et à l'observation significative que fait saint Luc: «Ils gardèrent le silence» (Lc 14,4).

Ils sont nombreux les épisodes où le Seigneur reproche aux pharisiens leur hypocrisie. Dieu fait un effort remarquable pour nous montrer à quel point lui déplait ce péché –la fausse apparence, la tromperie vaniteuse– qui se situe aux antipodes de l'éloge du Christ à Nathanaël: «Voici un véritable israélite, un homme qui est sans détour» (Jn 1,47). Dieu aime la simplicité du cœur, la droiture d'esprit et rejette au contraire énergiquement la complication, le regard trouble, la duplicité, l'hypocrisie.

La réponse silencieuse des pharisiens à la question du Seigneur démontre au fond leur mauvaise conscience. Devant eux gisait un malade qui cherchait à être guéri par Jésus. L'accomplissement de la Loi juive –sa lettre, non son esprit– et l'orgueilleuse présomption de leur conduite irréprochable, les portent à se scandaliser de l'attitude du Christ qui, poussé par son cœur miséricordieux, ne se laisse pas lier par le formalisme d'une loi, et veut guérir le malade.

Les pharisiens se rendent co
mpte de ce que leur conduite hypocrite n'est pas justifiée et voilà pourquoi ils se taisent. De ce passage découle une leçon bien claire: la nécessité de comprendre que la sainteté consiste à suivre le Christ –jusqu'à nous énamourer totalement de Lui– et non dans le froid accomplissement légal de quelques préceptes. Les commandements sont saints parce qu'ils proviennent directement de la Sagesse infinie de Dieu, mais il est possible de les vivre de façon légaliste et vide, et il en résulte alors cette incongruité –authentique sarcasme– de prétendre chercher Dieu pour finir par nous suivre nous-mêmes.

Laissons régner dans nos vies la délicieuse simplicité de la Vierge Marie.
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«L'Évangile est plus qu'un trésor, 
un précieux héritage de famille.
Il est une réalité à vivre aujourd'hui, 
un bien à partager.»
(Gilles Routhier)
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«La joie et la douleur sont des dons également précieux, 
qu'il faut savourer l'un et l'autre intégralement, 
chacun dans sa pureté, sans chercher à les mélanger. 
Par la joie la beauté du monde pénètre dans notre âme. 
Par la douleur, elle nous entre dans le corps. 
Avec la joie seule, nous ne pourrions pas plus 
devenir amis de Dieu que l'on ne devient capitaine 
seulement en étudiant des manuels de navigation.»
(Simone Weil / à suivre...) 
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Photo:
Prise au Cap-de-la-Madeleine - Jean-Yves
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«La beauté naît du regard de l'homme.
Mais le regard de l'homme naît de la nature.»
(Hubert Reeves)
Cité par Audivec Média
www.audivec.ca
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Diacre
au cœur de notre monde
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Bonne journée!
Jean-Yves 
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(184,338) Certains meurent pour demeurer chrétiens encore aujourd'hui dans notre monde de 2014...

Bonjour!
Jeudi 30 octobre 2014
Photo:
Cap-de-la-Madeleine - Le pont des chapelets (Jean-Yves)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
(Luc 13,31-35): A ce moment-là, quelques pharisiens s'approchèrent de Jésus pour lui dire: «Va-t'en, pars d'ici : Hérode veut te faire mourir». Il leur répliqua: «Allez dire à ce renard: Aujourd'hui et demain, je chasse les démons et je fais des guérisons; le troisième jour, je suis au but. Mais il faut que je continue ma route aujourd'hui, demain et le jour suivant, car il n'est pas possible qu'un prophète meure en dehors de Jérusalem.

«Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes, toi qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n'avez pas voulu! Maintenant, Dieu abandonne votre Temple entre vos mains. Je vous le déclare: vous ne me verrez plus jusqu'au jour où vous direz: Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur!».

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Commentaire: Abbé Àngel Eugeni PÉREZ i Sánchez (Barcelona, Espagne)
Jérusalem, Jérusalem! (…). Combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants (…) et vous n'avez pas voulu!

Aujourd'hui, nous admirons la fermeté de Jésus dans l'accomplissement de la mission qui lui a été confiée par le Père. Rien ne l'arrêtera: «Aujourd'hui et demain, je chasse les démons et je fais des guérisons» (Lc 13,32). Avec cette attitude, le Seigneur donne le ton de la conduite que devront suivre les messagers de l'Évangile face aux persécutions au cours des siècles: ne pas se plier aux pouvoirs temporels. Saint Augustin disait, qu'en temps de persécutions, les pasteurs ne doivent pas délaisser leurs fidèles: ni ceux qui souffrent le martyre ni ceux qui le survivront, tel le Bon Pasteur, qui quand vient le loup n'abandonne pas ses brebis mais au contraire les défend. Mais vu l'ardeur avec laquelle les pasteurs de l'Église étaient prêts à verser leur sang, il indique que le mieux c'est de tirer au sort ceux qui parmi le clergé suivront le martyre et ceux qui se mettront à l'abri pour ensuite s'occuper des survivants.

De nos jours, on nous informe, malheureusement assez fréquemment, qu'il y a des persécutions religieuses, des violences tribales ou des révoltes ethniques dans les pays du Tiers Monde. Les ambassades des pays occidentaux conseillent à leurs citoyens d'abandonner le pays en question et rapatrient leur personnel. Les seuls à rester sont les missionnaires et les membres des organisations bénévoles, car cela leur semblerai une trahison d'abandonner les "leurs" en temps de malheur.

«Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes, toi qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n'avez pas voulu! Maintenant, Dieu abandonne votre Temple entre vos mains» (Lc 13,34-35). Cette lamentation du Seigneur provoque en nous, chrétiens du XXI, siècle une profonde tristesse à cause du conflit juif-palestinien. Pour nous, cette partie du Proche Orient est la Terre Sainte, la Terre de Jésus et de Marie. Et l'appel à la paix dans le monde doit être de manière plus intense et avec plus 
de sentiment en ce qui concerne la paix en Israël et en Palestine.
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«Pouvons-nous nous libérer de notre besoin de juger les autres? 
Oui... en prenant véritablement conscience 
de notre identité profonde: 
nous sommes les fils et les filles bien aimés de Dieu. 
Aussi longtemps que nous continuons à vivre 
comme si notre identité 
était déterminée par notre agir, notre avoir 
et ce que les autres pensent de nous, 
nous restons remplis de jugement, d'opinions, 
d'évaluations et de condamnations.»
(Henri J.M. Nouwen)
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«Seigneur, à qui irions nous?
Tu as les paroles de la vie éternelle.»
(Livre de heures)
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«Quand le pauvre crie
le Seigneur entend.»
(Psaume 33)
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«La véritable compassion commence
 là où nous sommes.»
(Henri J.M. Nouwen / Vivre sa foi au quotidien)
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«C'est le sens du sacré et du respect qui permet 
de découvrir en l'autre son mystère, son visage véritable, 
reflet d'un au-delà, de l'infini: 
le visage de Dieu, le sceau de la divinité. 
C'est le sens du sacré qui permet de découvrir 
en toute personne humaine, son secret et son unicité.»
(Denis Paquin / J'ai besoin de toi)
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Photo:
Basilique Notre-Dame-du-Cap (Jean-Yves) 
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Bonne journée!
Que la joie vous habite!
Jean-Yves
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lundi 27 octobre 2014

(184,083) Une journée dans la vie de Jésus... /Et notre journée à nous?...

Bonjour!
Mardi 28 octobre 2014
Photo:
Église de Saint-Godard-de-Le-Jeune au Témiscouata - Jean-Yves
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
(Lc 6,12-19): En ces jours-là, Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu. Le jour venu, il appela ses disciples, en choisit douze, et leur donna le nom d'Apôtres: Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d'Alphée, Simon appelé le Zélote, Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, celui qui fut le traître.

Jésus descendit de la montagne avec les douze Apôtres et s'arrêta dans la plaine. Il y avait là un grand nombre de ses disciples, et une foule de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon, qui étaient venus l'entendre et se faire guérir de leurs maladies. Ceux qui étaient tourmentés par des esprits mauvais en étaient délivrés. Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous.

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Commentaire: + Abbé Albert PAULÉ i Viñas (Barcelona, Espagne)
Jésus s'en alla dans la montagne pour prier

Aujourd'hui nous contemplons toute une journée de la vie de Jésus. Une vie qui a deux aspects très clairs: la prière et l'action. Si la vie du chrétien doit imiter celle de Jésus nous ne pouvons pas nous passer de ces deux aspects. Tout chrétien, y compris ceux qui se sont consacrés à la vie contemplative, doivent dédier quelques moments à la prière et d'autres à l'action, même si le temps que nous consacrons à l'une et à l'autre varie. Les religieux et religieuses cloîtrés consacrent eux aussi beaucoup de temps de la journée au travail. En contrepartie si nous souhaitons imiter le Christ, ceux d'entre nous qui sont le plus "séculaires", ne devraient pas se lancer dans des actions effrénées sans les plonger dans la prière. Saint Jérôme nous apprend que: «même si l'apôtre nous a enseigné de toujours prier (…) il convient que nous destinions quelques heures à cette tâche».

Est-ce que Jésus avait besoin de longs moments de prière solitaire quand tous dormaient? Les théologiens font des études pour savoir quelle était la psychologie de Jésus Homme: jusqu'à quel point il avait un accès direct à la divinité et jusqu'à quel point «il a connu l'épreuve comme nous, et il n'a pas péché» (He 4,15).

Une fois que nous avons fait la prière, il ne nous reste plus qu'à l'imiter dans l'action. Au cours de ce moment de la journée, nous l'observons en train d'organiser son église, c'est-à-dire, choisissant ceux qui seront les futurs évangélisateurs, ceux appelés à continuer sa mission dans le monde. «Le jour venu, il appela ses disciples, en choisit douze, et leur donna le nom d'Apôtres» (Lc 6,13). Après nous le trouvons en train de guérir toute sorte de maladies. «Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous» (Lc 6,19) nous dit l'évangéliste. Afin que notre identification à Lui soit totale, il suffirait que nous dégagions nous aussi une force qui puisse guérir toutes les personnes, ce qui sera possible uniquement si, afin de porter plus de fruits, nous demeurons en Lui (cf. Jn 15,4).
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«Dans la vie de tous les jours, il y a de nombreuses grâces 
ou secours spirituels que nous obtenons de Dieu, 
sans même que nous les demandions. 
Mais il y a certaines grâces ou certaines faveurs 
que nous obtenons seulement si nous les demandons. 
"Que veux-tu que je fasse pour toi?" 
demande Jésus à l'aveugle Bartimée. 
Il voyait bien que Bartimée était aveugle et pourtant, 
il ne le guérit pas tout de suite, 
il veut qu'il exprime clairement sa demande dans la foi.»

Michel Pelletier, diacre permanent, Granby - 
Dans le bulletin diocésain L'Envoi de l'Église de Saint-Hyacinthe - 
Sept./oct. 2014
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Bonne journée!
Jean-Yves 

(184,030) Pour être guéris, il faut le vouloir...

Bonjour!

Lundi 27 octobre 2014

Photo:

De André Lavoie - Merci!
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Parole de Dieu de ce jour...

(Luc 13, 10-17)

Jésus était en train d’enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat.
Il y avait là une femme, possédée par un esprit mauvais qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser.
Quand Jésus la vit, il l’interpella : « Femme, te voilà délivrée de ton infirmité. »
Puis, il lui imposa les mains ; à l’instant même elle se trouva toute droite, et elle rendait gloire à Dieu.
Le chef de la synagogue fut indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat. Il prit la parole pour dire à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. »
Le Seigneur lui répliqua : « Esprits faux que vous êtes ! N’est-il pas vrai que le jour du sabbat chacun de vous détache de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ? Et cette femme, une fille d’Abraham, que Satan avait liée il y a dix-huit ans, n’est-il pas vrai que le jour du sabbat il fallait la délivrer de ce lien ? »
Ces paroles de Jésus couvraient de honte tous ses adversaires, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu’il faisait.

Pour notre réflexion...

1. Demander miséricorde. 
Dans cet Évangile, nous assistons à la guérison d’une femme possédée par un démon depuis plus de dix-huit ans. Un des messages que veut nous transmettre ce texte aujourd’hui, c’est que Jésus est prêt à guérir toute infirmité à ceux qui le lui demandent et qui croient en lui. Même si la femme ne demande rien, Jésus a vu dans cette femme la foi et la repentance nécessaires à la guérison de son corps, mais aussi de son âme. Peu importe le moment, même si cette femme était enchaînée par le démon depuis dix-huit ans, et si c’est le jour du sabbat. Jésus veut guérir chacun d’entre nous, il veut nous libérer du joug du péché qui pèse sur nos épaules et nous rend infirmes. Cependant, il ne peut pas agir contre notre volonté, nous devons le laisser faire. Il faut ouvrir notre cœur, faire preuve de repentance et demander miséricorde pour qu’il puisse intervenir. Comme nous le montre l’Évangile, peu importe la condition dans laquelle nous nous trouvons, peu importe le moment. Jésus sera toujours là pour nous, comme le père dans la parabole du fils prodigue. Demandons donc au Seigneur d’avoir cette confiance en lui.


2. Être miséricordieux. 
Jésus est un modèle de miséricorde, mais, dans ce même Évangile, nous trouvons aussi un contre-exemple. Le chef de la synagogue, au lieu de se réjouir pour le miracle qui vient de se produire, critique Jésus parce qu’il agit le jour du sabbat, et tous les malades parce qu’ils viennent le jour du sabbat se faire guérir.
Jésus lui fait donc comprendre qu’en plus de manquer de compassion, il est un hypocrite, car lui non plus ne respecte pas le sabbat pour des choses moins importantes. Il veut lui faire comprendre que lui aussi a besoin de guérison.
Nous aussi nous pouvons être ce scribe, quand nous manquons de miséricorde envers les autres. Par exemple si nous critiquons les autres parce qu’ils ne respectent pas telle ou telle règle, il est fort probable que nous passions à côté du commandement de la charité.

Demandons donc au Seigneur d'être suffisamment pour nous reconnaître pécheurs et de nous donner un cœur capable d'avoir compassion pour les plus faibles.   
(catholique.org)
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«Plus on aime quelqu'un, 
plus on craint de l'offenser et d'être loin de la présence.»
(Saint Thomas d'Aquin)
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«Beaucoup répètent:"Les temps sont mauvaiis!" 
Mais que chacun se fasse bon,
et les temps seront bons.»
(Saint Augustin)
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«Qui ose traverser les grands fleuves 
ne craint pas les petites rivières.»
(Proverbe chinois)
Cité dans Auvidec Média du 23 octobre 2014
www.auvidec.ca 
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«La foi est un don et un acte 
qui nous concerne personnellement, 
mais Dieu nous appelle à vivre notre foi ensemble, 
comme famille, comme Église.»
(Pape François)
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Photo: de Jean-Yves
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Bonne journée!
Jean-Yves

samedi 25 octobre 2014

(183,917)Tu aimeras ton Dieu de tout ton cœur et ton prochain comme toi-même...

Bonjour!
Dimanche 26 octobre 2014

Photo:
Le fleuve, du quai de Saint-Jean-Port-Joli - Jean-Yves
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Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...
(Mt 22,34-40): Les pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l'un d'entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l'épreuve: «Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement?». Jésus lui répondit: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tout ce qu'il y a dans l'Écriture —dans la Loi et les Prophètes— dépend de ces deux commandements».
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Commentaire: Abbé Johannes VILAR (Köln, Allemagne)
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu(…) Tu aimeras ton ton prochain... 

Aujourd'hui, l'Église nous fait un résumé de notre “option vitale” («Tout ce qu'il y a dans l'Écriture —dans la Loi et les Prophètes— dépend de ces deux commandements»: Mt 22,40). Saint Matthieu et saint Marc mettent cette phrase sur les lèvres de Jésus Christ; saint Luc, sur celles d'un pharisien. À chaque fois, c'est un dialogue. Il est probable que le Seigneur ait posé plusieurs fois semblables questions. Jésus répond avec le début du Shemá, formule composée à partir de deux citations du Deutéronome et d'une des Nombres, que les juifs fervents récitaient au moins deux fois par jour: «Écoute Israël! Le Seigneur ton Dieu (…)». En la récitant, l'on prend conscience de Dieu dans l'activité quotidienne, tout en se rappelant le plus important: aimer Dieu par —dessus tous nos “petits dieux” et le prochain comme soi—même. Plus tard, à la fin de la dernière Cène, et par l'exemple du lavement des pieds, Jésus énoncera un “commandement nouveau”: aimer comme Il nous aime, avec cette “force divine” (cf. Jn 14,34-35).

Il faut se décider à pratiquer vraiment ce doux commandement –plus qu'un commandement, c'est une élévation, une capacité– dans nos rapports avec les autres: hommes et choses, travail et repos, esprit et matière, car tout a été créé par Dieu.


Par ailleurs, en étant imprégnés d'Amour de Dieu, qui nous atteint dans tout notre être, nous sommes rendus capables de répondre “divinement” à cet Amour. Dieu miséricordieux ne se contente pas d'enlever le péché du monde (cf. Jn 1,29), Il nous divinise, nous “participons” (seul Jésus est le Fils par nature) de la nature divine; nous sommes fils du Père dans le Fils par l'Esprit Saint. Dans le sillage des Pères de l'Église, saint Josémaria aimait à parler de “divinisation”. Saint Basile écrivait par exemple: «Tout comme les corps clairs et transparents, quand ils reçoivent la lumière, irradient à leur tour la lumière, ainsi reluisent ceux qui ont été illuminés par l'Esprit. Cela implique le don de la grâce, la joie interminable, la permanence en Dieu… et le but suprême: la Divinisation». Poursuivons-le!
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«Dieu ne veut pas faire sans nous ce qu'il a décidé de faire avec nous;
il est notre contemporain et il invente notre vie avec nous.»
(Bernard Bro)
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Diacre
au cœur de la vie
dans ce monde en évolution.
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Photo:
de André Lavoie - Saint-Pacôme - Merci!
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Bonne journée!
Jean-Yves 




(183,876) Est-ce qu'il nous arrive d'être parfois hypocrites?... C'est un texte d'homélie assez dur... En nous, il y a toujours place pour amélioration...

Bonjour!
Samedi 25 octobre 2014

Photo:
Coucher de soleil sur le fleuve à La Pocatière - Jean-Yves
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
(Lc 13,1-9): A ce moment, des gens vinrent rapporter à Jésus l'affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer pendant qu'ils offraient un sacrifice. Jésus leur répondit: «Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort? Eh bien non, je vous le dis; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux. Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu'elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem? Eh bien non, je vous le dis; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière».

Jésus leur disait encore cette parabole: «Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n'en trouva pas. Il dit alors à son vigneron: ‘Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n'en trouve pas. Coupe-le. A quoi bon le laisser épuiser le sol?’. Mais le vigneron lui répondit: ‘Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l'avenir. Sinon, tu le couperas’».
Commentaire: + Abbé Antoni ORIOL i Tataret (Vic, Barcelona, Espagne)
Il vint chercher du fruit (…), et n'en trouva pas

Aujourd'hui, les paroles de Jésus nous invitent à méditer sur les inconvénients de l’hypocrisie. «Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n'en trouva pas» (Lc 13,6). L'hypocrite donne l'apparence de ce qu'il n'est pas. Ce mensonge atteint son sommet lorsqu'on feint la vertu (aspect moral) tout en étant vicieux, ou la dévotion (aspect religieux) en ne cherchant que soi-même et ses propres intérêts, et non pas Dieu. L'hypocrisie morale abonde en ce monde, l'hypocrisie religieuse porte préjudice à l'Église.

Les invectives de Jésus à l'adresse des scribes et des pharisiens —plus claires et directes en d'autres passages des Évangiles— sont terribles. Nous ne pouvons lire ou écouter de telles paroles, sans qu’elles nous touchent en plein cœur, si vraiment nous avons écouté et compris.

Je le dirai au pluriel, car tous nous faisons l'expérience de la distance entre ce dont nous offrons l'apparence et ce que nous sommes vraiment. Nous, les hommes politiques, quand nous profitons du pays tout en proclamant que nous sommes à son service; nous, les policiers, quand nous protégeons des groupes corrompus au nom de l'ordre public; nous, les membres du personnel sanitaire, quand nous supprimons des vies naissantes ou finissantes au nom de la médecine; nous, les moyens de communication sociale, quand nous falsifions les informations et pervertissons les gens tout en disant que nous les divertissons; nous, les administrateurs de fonds publics, quand nous en détournons une partie vers nos poches (les nôtres ou celles de notre parti) tout en nous ventant d'honnêteté publique; nous, les laïques, quand nous empêchons la religion de s'exprimer publiquement au nom de la liberté de conscience; nous, les religieux, quand nous vivons sur le dos de nos institutions par notre infidélité à leur esprit et aux exigences de leurs fondateurs; nous, les prêtres, quand nous vivons de l'autel, mais ne servons pas nos paroissiens avec abnégation et esprit évangélique; etc.

Ah! Et toi et moi, dans la mesure où notre conscience nous dit ce que nous devons faire et que nous ne le faisons pas, pour nous dédier seulement à voir la paille dans l'œil d'autrui, sans même vouloir nous rendre compte de la poutre qui aveugle le nôtre. Oui ou non?

Jésus, Sauveur du monde, sauve nous de nos petitesses, de nos médiocrités et de nos grandes hypocrisies!

vendredi 24 octobre 2014

(183,814) Sommes-nous sensibles aux signes de notre temps?...

Bonjour!
Vendredi 24 octobre 2014

Voici la Parole de Dieu de ce jour..
(Lc 12,54-59): Jésus disait encore à la foule: «Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt qu'il va pleuvoir, et c'est ce qui arrive. Et quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites qu'il fera très chaud, et cela arrive. Esprits faux! L'aspect de la terre et du ciel, vous savez le juger; mais le temps où nous sommes, pourquoi ne savez-vous pas le juger? Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste? Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, pendant que tu es en chemin efforce-toi de te libérer envers lui, pour éviter qu'il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre au percepteur des amendes, et que celui-ci ne te jette en prison. Je te le dis: tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier centime».
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Commentaire: Abbé Frederic RÀFOLS i Vidal (Barcelona, Espagne)
Le temps où nous sommes, pourquoi ne savez-vous pas le juger? Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste?

Aujourd'hui, Jésus veut que nous élevions notre regard vers le ciel. Après trois jours de pluie persistante, ce matin le ciel était lumineux et dégagé faisant de ce jour un des plus beaux de cet automne. Nous comprenons mieux le sujet du changement de climat, puisque de nos jours le météorologiste fait quasiment partie de notre famille. Par contre nous avons toujours du mal à comprendre l'époque où nous vivons: «L'aspect de la terre et du ciel, vous savez le juger; mais le temps où nous sommes, pourquoi ne savez-vous pas le juger?» (Lc 12,56). Parmi ceux qui écoutaient Jésus, nombreux d'entre eux ont laissé passer une opportunité unique dans l'histoire de l'humanité. Ils n'ont pas reconnu en Jésus le Fils de Dieu. Ils n'ont pas reconnu l'heure du Salut.

Le concile Vatican II, dans la constitution Gaudium et Spes (n? 4), actualise l'Évangile de ce jour: «Pour mener à bien cette tâche, l'Église a le devoir, à tout moment, de scruter les signes des temps et de les interpréter à la lumière de l'Evangile, (...). Il importe donc de connaître et de comprendre ce monde dans lequel nous vivons, ses attentes, ses aspirations, son caractère souvent dramatique».

Quand nous contemplons l'histoire, nous n'avons pas de mal à repérer les occasions manquées de l'Église où elle n'a pas su reconnaître le moment vécu. Mais Seigneur: combien d'occasions avons-nous manquées car nous n'avons pas su reconnaître les signes des temps ou, c'est qui revient au même, parce que nous n'avons pas su vivre et illuminer les problématiques de nos jours avec la lumière de l'Évangile?: Jésus nous rappelle à nouveau: «Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste?» (Lc 12,57).

Nous ne vivons pas dans un monde de méchanceté même si elle est partout. Dieu n'a pas abandonné son monde. Comme nous le rappelait Saint Jean de la Croix, nous habitons une terre que Dieu lui même a parcourue et a remplie de beauté. La bienheureuse Thérèse de Calcutta a su capter les signes de son temps et son temps, c'est-à-dire notre époque, a su comprendre Thérèse de Calcutta. Demandons-lui de nous encourager. Ne cessons pas de tourner notre regard vers le Ciel sans perdre de vue la terre.
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Bonne journée!
Jean-Yves


jeudi 23 octobre 2014

(183,779) Le Canada est en deuil...


Nos sympathies vont aux membres des familles de ces deux soldats 
qui ont perdu leur vie bien injustement...

mardi 21 octobre 2014

(183,571) Faisons valoir les biens (les talents) que nous avons reçus... / Tweet du pape François...

« La foi, pour être saine et robuste, 
doit être constamment nourrie de la Parole de Dieu. »
(Tweet du Pape François)
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Bonjour!
Mercredi 22 octobre 2014


Photo:
Église de Saint-Roch-des-Aulnaies - Près du fleuve (Jean-Yves)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Lc 12,39-48): «Vous le savez bien: si le maître de maison connaissait l'heure où le voleur doit venir, il ne laisserait pas percer le mur de sa maison. Vous aussi, tenez-vous prêts: c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra».

Pierre dit alors: «Seigneur, cette parabole s'adresse-t-elle à nous, ou à tout le monde?». Le Seigneur répond: «Quel est donc l'intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de ses domestiques pour leur donner, en temps voulu, leur part de blé? Heureux serviteur, que son maître, en arrivant, trouvera à son travail. Vraiment, je vous le déclare: il lui confiera la charge de tous ses biens. Mais si le même serviteur se dit: ‘Mon maître tarde à venir’, et s'il se met à frapper serviteurs et servantes, à manger, à boire et à s'enivrer, son maître viendra le jour où il ne l'attend pas et à l'heure qu'il n'a pas prévue; il se séparera de lui et le mettra parmi les infidèles.

»Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n'a pourtant rien préparé, ni accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups. Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, n'en recevra qu'un petit nombre. A qui l'on a beaucoup donné, on demandera beaucoup; à qui l'on a beaucoup confié, on réclamera davantage».

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Commentaire: Abbé Josep Lluís SOCÍAS i Bruguera (Badalona, Barcelona, Espagne)
Vous aussi, tenez-vous prêts: c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra

Aujourd'hui, avec la lecture de ce fragment de l'Évangile, nous pouvons nous rendre compte que chaque personne doit être un administrateur: quand nous naissons, nous recevons tous un patrimoine avec nos gènes et facultés pour nous réaliser dans la vie. Nous découvrons, alors, que ces potentialités, et même notre vie, ce ne sont qu'un don gratuit de Dieu, car nous n'avons rien fait pour les obtenir. Ce sont un cadeau personnel, unique et intransférable, qui façonne notre personnalité. Ce sont les "talents" dont le même Jésus nous en parle (cf. Mt 25,15), les qualités que nous devons soigner et cultiver tout au long de notre existence.

«C'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra» (Lc 12,40), dit Jésus dans le premier paragraphe. Notre espérance réside dans la venue du Seigneur Jésus à la fin du temps; mais maintenant et ici, Jésus se fait aussi présent à nous dans notre vie, dans la simplicité et la complexité de chaque moment. C'est aujourd'hui lorsque, avec la force du Seigneur, nous pouvons vivre son Royaume. Saint Augustin nous les rappelle dans les paroles du Psalm 32,12: «Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu, heureuse la nation qu'il s'est choisie pour domaine!», afin que nous puissions en être conscients, et devenir part de cette nation.

«Vous aussi, tenez-vous prêts» (Lc 12,40), cette exhortation représentant un appel à la fidélité qui n'est jamais subordonnée à l'égoïsme. Nous sommes responsables de savoir comment "faire valoir" les biens que nous avons reçus avec notre vie. «Connaissant la volonté de son maître» (Lc 12,47), c'est ce que nous appelons "notre conscience", et c'est ce qui nous fait dignement responsables de nos actes. La réponse généreuse de notre part envers l'humanité, vers chacun des êtres vivants, c'est quelque chose de juste et pleine d'amour.
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«La vie ne nous a pas été donnée 
pour que nous la conservions jalousement pour nous-mêmes, 
mais elle nous a été donnée pour que nous l'offrions.»
(Pape François)
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Notre blogue... 

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Bonne journée!
Jean-Yves

lundi 20 octobre 2014

(183,500) Le chrétien n'est pas un naufragé sans boussole... Il sait d'où il vient et où il va...

Bonjour!
Mardi 21 octobre 2014
Photo:
De Bernard Desmeules - Merci!
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
(Luc 12,35-38): «Restez en tenue de service, et gardez vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte. Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis: il prendra la tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun à son tour. S'il revient vers minuit ou plus tard encore et qu'il les trouve ainsi, heureux sont-ils!».
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Commentaire: Abbé Miquel VENQUE i To (Barcelona, Espagne)
Gardez vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces

Aujourd'hui, il faut prêter attention aux paroles de Jésus: «Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte» (Lc 12,36). Quelle joie de découvrir que même si je suis pécheur et insignifiant, j'ouvrirai moi-même la porte au Seigneur quand il frappera à ma porte! Et oui, au moment de la mort, c'est moi-même qui ouvrirai ou fermerai la porte au Seigneur, personne ne peut le faire pour moi. «Il faut se persuader que Dieu nous demandera des comptes non seulement de nos actes et paroles mais aussi de la façon dont nous avons utilisé notre temps» (Saint Grégoire de Naziance).

Être devant la porte et ouvrir les yeux est un exposé clé et qui est à ma portée. Je ne peux pas me distraire. Se distraire c'est d'oublier notre objectif, vouloir aller au ciel, mais sans un engagement opérationnel, c'est comme faire des bulles de savon, sans une volonté engagée et qu'on peut évaluer. Se mettre un tablier veut dire être dans la cuisine en train de préparer jusqu'au dernier détail. Mon père qui était agriculteur, disait qu'on ne peut pas semer la terre qui n'est pas prête; pour faire une bonne semence il faut parcourir le champ et semer avec attention.


Le chrétien n'est pas un naufragé sans boussole, il sait d'où il vient, où il va et il sait comment y arriver; il connaît l'objectif, il connaît les moyens pour s'y rendre ainsi que les difficultés pour y arriver. Ne pas perdre cela de vue nous aidera à être vigilants et à ouvrir la porte au Seigneur le moment venu. L'appel à la vigilance et à la responsabilité se répète souvent dans la prédication de Jésus pour deux raisons évidentes: l'une est que Jésus nous aime et "veille" sur nous et l'autre est que celui qui aime ne s'endort pas. Et parce que le diable nous tente continuellement. La pensée du ciel ou de l'enfer ne doit pas nous distraire de nos obligations de tous les jours, mais c'est une pensée salutaire et incarnée qui mérite notre louange au Seigneur: «S'il revient vers minuit ou plus tard encore et qu'il les trouve ainsi, heureux sont-ils!» (Lc 12,38). Jésus aide-moi à vivre dans l'attente et à être vigilant chaque jour en t'aimant toujours.
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La tenue de service: être attentif aux autres?...
Être attentif au monde qui m'entoure...
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«On confond souvent travail et vocation.
Le travail, ce n'est pas la vocation.
La vocation, c'est appartenir à Jésus.«
(Mère Teresa)
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Bonne journée!
Jean-Yves