lundi 30 mars 2015

(195,711) ... Il faisait nuit... / Le péché n'est pas le dernier mot... / Le dernier mot c'est la miséricorde de Dieu...

Bonjour!
Mardi 31 mars 2015


Photo:
Il faisait nuit... (Jean-Yves)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Jean 13,21-33.36-38): À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, au cours du repas qu'il prenait avec ses disciples, il fut bouleversé au plus profond de lui-même, et il attesta: «Amen, amen, je vous le dis: l'un de vous me livrera». Les disciples se regardaient les uns les autres, sans parvenir à comprendre de qui Jésus parlait. Comme il y avait à table, tout contre Jésus, l'un de ses disciples, celui que Jésus aimait, Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler. Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit: «Seigneur, qui est-ce?». Jésus lui répond: «C'est celui à qui j'offrirai la bouchée que je vais tremper dans le plat». Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l'Iscariote. Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors: «Ce que tu fais, fais-le vite». Mais aucun des convives ne comprit le sens de cette parole. Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d'acheter ce qu'il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres. Quand Judas eut pris la bouchée, il sortit aussitôt; il faisait nuit.

Quand il fut sorti, Jésus déclara: «Maintenant le Fils de l'homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu en retour lui donnera sa propre gloire; et il la lui donnera bientôt. Mes petits enfants, je suis encore avec vous, mais pour peu de temps, et vous me chercherez. J'ai dit aux Juifs: Là où je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller. Je vous le dis maintenant à vous aussi. Simon-Pierre lui dit: «Seigneur, où vas-tu?». Jésus lui répondit: «Là où je m'en vais, tu ne peux pas me suivre pour l'instant; tu me suivras plus tard». Pierre lui dit: «Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant? Je donnerai ma vie pour toi!». Jésus réplique: «Tu donneras ta vie pour moi? Amen, amen, je te le dis: le coq ne chantera pas avant que tu m'aies renié trois fois».
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Commentaire: Abbé Jean GOTTIGNY (Bruxelles, Belgique)
Il faisait nuit...

Aujourd'hui mardi saint, la liturgie met l'accent sur le drame qui se prépare et qui débouchera sur la croix du vendredi saint. «Quand Judas eut pris la bouchée, il sortit aussitôt; il faisait nuit» (Jn 13,30). Il fait toujours nuit quand on s'éloigne de celui qui est «lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu» (Symbole de Nicée-Constantinople). 

Le pécheur est celui qui tourne le dos au Seigneur pour graviter autour des choses créées, sans les référer au Créateur. Saint Augustin décrit le péché comme «l'amour de soi jusqu'au mépris de Dieu». Une trahison, en somme. Une forfaiture, fruit de «l'arrogance avec laquelle nous voulons nous émanciper de Dieu et n'être rien d'autre que nous-mêmes, l'arrogance avec laquelle nous croyons ne pas avoir besoin de l'amour éternel, mais avec laquelle nous voulons maîtriser notre vie tout seuls» (Benoît XVI). On comprend que Jésus, ce soir-là, ait été «bouleversé au plus profond de lui-même» (Jn 13,21).
Heureusement, le péché n'est pas le dernier mot. Le dernier mot, c'est la miséricorde de Dieu. Mais celle-ci suppose de notre part un “retournement”. Un renversement de situation qui consiste à se détacher des créatures pour s'attacher à Dieu et retrouver ainsi la liberté authentique. N'attendons cependant pas pour retourner à Dieu d'être écœurés des fausses libertés que nous avons prises. Selon le mot de Bourdaloue, «nous voulons nous convertir quand nous serons rebutés du monde ou plutôt quand le monde sera rebuté de nous». Soyons plus avisés. Décidons-nous maintenant. La semaine sainte est l'occasion propice. Sur la croix, le Christ tend les bras à tous. Nul n'est exclu. Tout larron repentant a sa place au paradis. À condition de changer de vie et de réparer, comme celui de l'Évangile: «Pour nous, c'est justice, nous payons nos actes; mais lui n'a rien fait de mal» (Lc 23,41).
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Autre point de réflexion...


1. Nous lisons dans l’Évangile d’aujourd’hui que Jésus est « bouleversé au plus profond de lui-même ». En effet, Judas est sur le point de le trahir, saint Pierre et les autres apôtres de le renier et de l’abandonner, alors que c’est justement maintenant que Jésus a le plus besoin de ses amis.
C’est lors de la dernière cène, dont nous lisons un extrait, que Jésus nous offre le précieux commandement de l’amour ; et justement, pendant cette Semaine Sainte, nous voulons accompagner Jésus et lui témoigner notre amour. Nous ne voulons pas l’abandonner, nous voulons être à ses côtés, tout comme il est aux nôtres dans les moments de difficultés.



2. C’est donc dans ce même esprit et avec recueillement que nous écoutons ces paroles que Jésus veut nous dire : « Je connais ta misère, les combats et les tribulations de ton âme ; la faiblesse et les infirmités de ton corps ; je sais ta lâcheté, tes péchés, tes défaillances ; je te dis quand même : Donne-moi ton cœur, aime-moi tel que tu es. Si tu attends d’être un ange pour te livrer à l’amour, tu ne m’aimeras jamais. Même si tu retombes souvent dans ces fautes que tu voudras ne jamais connaître, même si tu es lâche dans la pratique de la vertu, je ne te permets pas de ne pas m’aimer. Aime-moi tel que tu es. A chaque instant et dans quelque position que tu te trouves, dans la ferveur et dans la sécheresse, dans la fidélité ou dans l’infidélité. Aime-moi tel que tu es. Je veux l’amour de ton cœur indigent ; si pour m’aimer, tu attends d’être parfait, tu ne m’aimeras jamais. Ne pourrais-je pas faire de chaque grain de sable un séraphin tout radieux de pureté, de noblesse et d’amour ? Ne pourrais-je pas, d’un seul signe de ma volonté, faire surgir du néant des milliers de saints, mille fois plus parfaits et plus aimants que ceux que j’ai créé ? Ne suis-je pas le Tout-Puissant ? Et s’il me plaît de laisser pour jamais dans le néant, ces êtres merveilleux et leur préférer ton pauvre amour !
Mon enfant, laisse-moi t’aimer, je veux ton cœur. Je compte bien te former, mais en attendant, je t’aime comme tu es.
Et je souhaite que tu fasses de même ; je désire voir, du fond de ta misère, monter l’amour. J’aime en toi jusqu’à ta faiblesse. J’aime l’amour des pauvres : je veux que, de l’indigence, s’élève continûment ce cri : " Seigneur, je vous aime". C’est le chant de ton cœur qui m’importe. Qu’ai-je besoin de ta science et de tes talents ?
Ce ne sont pas des vertus que je te demande, et si je t’en donnais, tu es si faible que bientôt l’amour-propre s’y mêlerait ; ne t’inquiète pas de cela. J’aurais pu te destiner à de grandes choses ; non tu seras le serviteur inutile, je te prendrai même le peu que tu as, car je t’ai créé pour l’amour.
Aime ! L’amour te fera faire tout le reste sans que tu y penses ; ne cherche qu’à remplir le moment présent de ton amour.
Aujourd’hui, je me tiens à la porte de ton cœur comme un mendiant, Moi, le Seigneur des Seigneurs. Je frappe et j’attends, hâte-toi de m’ouvrir, n’allègue pas ta misère. Ton indigence, si tu la connaissais pleinement, tu mourrais de douleur. Cela seul qui pourrait me blesser le cœur, ce serait de te voir douter et manquer de confiance.
Je veux que tu penses à moi, à chaque heure du jour et de la nuit. Je ne veux pas que tu poses l’action la plus insignifiante pour un motif autre que l’amour. Quand il te faudra souffrir, je te donnerai la force ; tu m’as donné l’amour, je te donnerai d’aimer au-delà de ce que tu as pu rêver.
Mais souviens-toi : aime-moi tel que tu es. N’attends pas d’être un saint pour te livrer à l’Amour, sinon tu n’aimeras jamais ».
Ce texte, paru dans un bulletin monastique (1940), est d’auteur inconnu. Pour certains ce texte est de saint Augustin. -  (Source Catholique.org)

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...Prions...

- Pour les personnes qui sont à l'agonie...
- Pour les jeunes qui se cherchent...
- Pour les personnes âgées qui s'ennuient...
- Pour la paix dans le monde...
- Pour les vocations...
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«Dieu se fait aussi proche de toi qu'un vêtement.»
(Jean-Marie Gueullette)
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«Adoucir le chagrin d'autrui, c'est oublier le sien.»
(Abraham Lincoln)
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Photo:
Coucher de soleil à La Pocatière (Jean-Yves)
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Bonne journée!
Jean-Yves 

(195,675) Un temps pour la célébration... et un temps pour la compassion...

Bonjour!
Lundi 30 mars 2015


«La sainteté a plusieurs visages, 
mais elle est toujours une visite de Dieu sur notre terre.»
(Yvon Métras)
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«Il faut à la fois écouter le cri des pauvres et les appels du cœur». 
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Marie prit alors un demi-litre d'un parfum très cher, (...) et le répandit sur les pieds de Jésus, puis elle les essuya avec ses cheveux. Toute la maison se remplit de l'odeur du parfum. (Jean 12,3)
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«Seigneur Jésus, tu t'es laissé embaumer de tendresse par ton amie Marie. Tu as vu cette attention comme un signe de la préparation de ton corps lors de ta prochaine sépulture. Aucun déni chez toi. Tu es toute conscience, toute présence à ce que tu vis, mais aussi tu es tout accueil au geste affectueux de Marie. Apprends-nous à affronter la réalité avec lucidité par rapport à ce que nous vivons, tout en demeurant ouverts aux besoins de nos frères et sœurs."
(Yvonne Demers)
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«L'unique façon de grandir pour une personne, une famille, une société, l'unique manière pour faire progresser la vie des peuples est la culture de la rencontre, une culture dans laquelle tous ont quelque chose de bon à donner et tous peuvent recevoir quelque chose de bon en échange. L'autre a toujours quelque chose à me donner, si nous savons nous approcher de lui avec une attitude ouverte, disponible, sans préjugés.»
(Pape François)
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«Seigneur, tu es toujours présent et tu sais tout de moi. 
Tu connais le fond de mon cœur, mieux que moi-même. 
Je te remercie pour tout le bien et le beau 
qui peuvent exister en moi; 
tu en es l'auteur et la source. 
Ce qu'il peut y avoir de moins bon en moi, 
je te demande de le rendre meilleur. 
Ce qui se trouve de mauvais en moi 
et que je ne vois pas, que j'ignore peut-être, 
je te prie, en ta bonté, de me le pardonner. 
Amen!»
(Lévy Fecteau, ptre - Pastorale Québec)
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Merci à nos nombreux visiteurs...
Ils proviennent des pays suivants:

France - Canada - Allemagne - BelgiqueRussie - Suisse
Ukraine - Vietnam Côte-d'Ivoire - Pologne - Liban - 
Royaume-Uni
La Réunion - Haïti et autres...

Nous formons une vaste communauté de ceux et celles 
qui vivent de la Parole de Dieu...
Prions les uns pour les autres...

Mon adresse mail:
jyfortin2@hotmail.com

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Bonne journée!
Jean-Yves
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samedi 28 mars 2015

(195,472)Jésus meurt seul, innocent, frappé, abandonné et, en même temps, confiant dans le sens profond de sa mission...

  Bonjour!  
Dimanche 29 mars 2015



Photo:
Le chœur  de la chapelle de la Maison de retraite 
des Ursulines à Loretteville (Jean-Yves)
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«Si ta prière consiste à repenser inlassablement à telle ou telle expérience spirituelle que tu as pu faire, à un lieu qui t'a marqué, à un livre qui t'a bouleversé, tu n'es pas présent à Dieu maintenant.Tu penses à lui comme à ton ami qui est parti à l'étranger.Quand ton ami est là, quand  il marche à tes côtés sur un chemin de montagne, tu ne penses pas à lui avec nostalgie. Tu ne passes pas ton temps à revoir les moments où il était là, puisqu'il est là. Penser à Dieu avec nostalgie, c'est faire comme s'il n'était pas là maintenant tout près de toi, en toi.»
(Jean-Marie Gueullette - Laisse Dieu êre Dieu en toi)
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Dimanche des Rameaux...

«En ce dimanche, nous entrons dans la Semaine sainte. 
Nous allons célébrer les grands événements de notre salut: 
la passion, la mort et la résurrection de Jésus. 
Suivons-le avec foi et amour sur le chemin qu'il nous ouvre. 
Il nous mènera de la mort à la vie.»
(Au fil des jours...)
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Voici la Parole de Dieu... 


Dimanche des Rameaux et de la Passion (B)
(Marc 14,1—15,47): La fête de la Pâque et des pains sans levain allait avoir lieu dans deux jours. Les chefs des prêtres et les scribes cherchaient le moyen d'arrêter Jésus par ruse, pour le faire mourir. Car ils se disaient: «Pas en pleine fête, pour éviter une émeute dans le peuple».

Jésus se trouvait à Béthanie, chez Simon le lépreux. Pendant qu'il était à table, une femme entra, avec un flacon d'albâtre contenant un parfum très pur et de grande valeur. Brisant le flacon, elle le lui versa sur la tête. Or, quelques-uns s'indignaient: «A quoi bon gaspiller ce parfum? On aurait pu le vendre pour plus de trois cents pièces d'argent et en faire don aux pauvres». Et ils la critiquaient. Mais Jésus leur dit: «Laissez-la! Pourquoi la tourmenter? C'est une action charitable qu'elle a faite envers moi. Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, et, quand vous voudrez, vous pourrez les secourir; mais moi, vous ne m'aurez pas toujours. Elle a fait tout ce qu'elle pouvait faire. D'avance elle a parfumé mon corps pour mon ensevelissement. Amen, je vous le dis: Partout où la Bonne Nouvelle sera proclamée dans le monde entier, on racontera, en souvenir d'elle, ce qu'elle vient de faire».

Judas Iscariote, l'un des Douze, alla trouver les chefs des prêtres pour leur livrer Jésus. A cette nouvelle, ils se réjouirent et promirent de lui donner de l'argent. Dès lors Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.

Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l'on immolait l'agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent: «Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour ton repas pascal?». Il envoie deux disciples: «Allez à la ville; vous y rencontrerez un homme portant une cruche d'eau. Suivez-le. Et là où il entrera, dites au propriétaire: ‘Le maître te fait dire: Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples?’. Il vous montrera, à l'étage, une grande pièce toute prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs». Les disciples partirent, allèrent en ville; tout se passa comme Jésus le leur avait dit; et ils préparèrent la Pâque.

Le soir venu, Jésus arrive avec les Douze. Pendant qu'ils étaient à table et mangeaient, Jésus leur déclara: «Amen, je vous le dis: l'un de vous, qui mange avec moi, va me livrer». Ils devinrent tout tristes, et ils lui demandaient l'un après l'autre: «Serait-ce moi?». Il leur répondit: «C'est l'un des Douze, qui se sert au même plat que moi. Le Fils de l'homme s'en va, comme il est écrit à son sujet; mais malheureux celui qui le livre! Il vaudrait mieux pour lui qu'il ne soit pas né».

Pendant le repas, Jésus prit du pain, prononça la bénédiction, le rompit, et le leur donna, en disant: «Prenez, ceci est mon corps». Puis, prenant une coupe et rendant grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit: «Ceci est mon sang, le sang de l'Alliance, répandu pour la multitude. Amen, je vous le dis: je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu'à ce jour où je boirai un vin nouveau dans le royaume de Dieu». Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.

Jésus leur dit: «Vous allez tous être exposés à tomber, car il est écrit: ‘Je frapperai le berger, et les brebis seront dispersées’. Mais, après que je serai ressuscité, je vous précéderai en Galilée». Pierre lui dit alors: «Même si tous viennent à tomber, moi, je ne tomberai pas». Jésus lui répond: «Amen, je te le dis: toi, aujourd'hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux fois, tu m'auras renié trois fois». Mais lui reprenait de plus belle: «Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas». Et tous disaient de même.

Ils parviennent à un domaine appelé Gethsémani. Jésus dit à ses disciples: «Restez ici; moi, je vais prier». Puis il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean, et commence à ressentir frayeur et angoisse. Il leur dit: «Mon âme est triste à mourir. Demeurez ici et veillez». S'écartant un peu, il tombait à terre et priait pour que, s'il était possible, cette heure s'éloigne de lui. Il disait: «Abba... Père, tout est possible pour toi. Éloigne de moi cette coupe. Cependant, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux!». Puis il revient et trouve les disciples endormis. Il dit à Pierre: «Simon, tu dors! Tu n'as pas eu la force de veiller une heure? Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation: l'esprit est ardent, mais la chair est faible». Il retourna prier, en répétant les mêmes paroles. Quand il revint près des disciples, il les trouva endormis, car leurs yeux étaient alourdis. Et ils ne savaient que lui dire. Une troisième fois, il revient et leur dit: «Désormais vous pouvez dormir et vous reposer. C'est fait; l'heure est venue: voici que le Fils de l'homme est livré aux mains des pécheurs. Levez-vous! Allons! Le voici tout proche, celui qui me livre».

Jésus parlait encore quand Judas, l'un des Douze, arriva avec une bande armée d'épées et de bâtons, envoyée par les chefs des prêtres, les scribes et les anciens. Or, le traître leur avait donné un signe convenu: «Celui que j'embrasserai, c'est lui: arrêtez-le, et emmenez-le sous bonne garde». A peine arrivé, Judas, s'approchant de Jésus, lui dit: «Rabbi!». Et il l'embrassa. Les autres lui mirent la main dessus et l'arrêtèrent. Un de ceux qui étaient là tira son épée, frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l'oreille. Alors Jésus leur déclara: «Suis-je donc un bandit pour que vous soyez venus m'arrêter avec des épées et des bâtons? Chaque jour, j'étais parmi vous dans le Temple, où j'enseignais; et vous ne m'avez pas arrêté. Mais il faut que les Écritures s'accomplissent». Les disciples l'abandonnèrent et s'enfuirent tous. Or, un jeune homme suivait Jésus; il n'avait pour vêtement qu'un drap. On le saisit. Mais lui, lâchant le drap, se sauva tout nu.

Ils emmenèrent Jésus chez le grand prêtre, et tous les chefs des prêtres, les anciens et les scribes se rassemblent. Pierre avait suivi Jésus de loin, jusqu'à l'intérieur du palais du grand prêtre, et là, assis parmi les gardes, il se chauffait près du feu. Les chefs des prêtres et tout le grand conseil cherchaient un témoignage contre Jésus pour le faire condamner à mort, et ils n'en trouvaient pas. De fait, plusieurs portaient de faux témoignages contre Jésus, et ces témoignages ne concordaient même pas. Quelques-uns se levaient pour porter contre lui ce faux témoignage: «Nous l'avons entendu dire: ‘Je détruirai ce temple fait de main d'homme, et en trois jours j'en rebâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d'homme’». Et même sur ce point, ils n'étaient pas d'accord. Alors le grand prêtre se leva devant l'assemblée et interrogea Jésus: «Tu ne réponds rien à ce que ces gens déposent contre toi?». Mais Lui gardait le silence, et il ne répondait rien. Le grand prêtre l'interroge de nouveau: «Es-tu le Messie, le Fils du Dieu béni?». Jésus lui dit: «Je le suis, et vous verrez le Fils de l'homme siéger à la droite du Tout-Puissant, et venir parmi les nuées du ciel». Alors, le grand prêtre déchire ses vêtements et dit: «Pourquoi nous faut-il encore des témoins? Vous avez entendu le blasphème. Quel est votre avis?». Tous prononcèrent qu'il méritait la mort. Quelques-uns se mirent à cracher sur Lui, couvrirent son visage d'un voile, et le rouèrent de coups, en disant: «Fais le prophète!», et les gardes lui donnèrent des gifles.

Comme Pierre était en bas, dans la cour, arrive une servante du grand prêtre. Elle le voit qui se chauffe, le dévisage et lui dit: «Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth!». Pierre le nia: «Je ne sais pas, je ne comprends pas ce que tu veux dire». Puis il sortit dans le vestibule. La servante, l'ayant vu, recommença à dire à ceux qui se trouvaient là: «En voilà un qui est des leurs!». De nouveau, Pierre le niait. Un moment après, ceux qui étaient là lui disaient: «Sûrement tu en es! D'ailleurs, tu es Galiléen». Alors il se mit à jurer en appelant sur lui la malédiction: «Je ne connais pas l'homme dont vous parlez». Et aussitôt, un coq chanta pour la seconde fois. Alors Pierre se souvint de la parole de Jésus: «Avant que le coq chante deux fois, tu m'auras renié trois fois». Et il se mit à pleurer.

Dès le matin, les chefs des prêtres convoquèrent les anciens et les scribes, et tout le grand conseil. Puis ils enchaînèrent Jésus et l'emmenèrent pour le livrer à Pilate. Celui-ci l'interrogea: «Es-tu le roi des Juifs?». Jésus répond: «C'est toi qui le dis». Les chefs des prêtres multipliaient contre Lui les accusations. Pilate lui demandait à nouveau: «Tu ne réponds rien ? Vois toutes les accusations qu'ils portent contre toi». Mais Jésus ne répondit plus rien, si bien que Pilate s'en étonnait.

A chaque fête de Pâque, il relâchait un prisonnier, celui que la foule demandait. Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas, arrêté avec des émeutiers pour avoir tué un homme lors de l'émeute. La foule monta donc, et se mit à demander à Pilate la grâce qu'il accordait d'habitude. Pilate leur répondit: «Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs?». Il se rendait bien compte que c'était par jalousie que les chefs des prêtres l'avaient livré. Ces derniers excitèrent la foule à demander plutôt la grâce de Barabbas. Et comme Pilate reprenait: «Que ferai-je donc de celui que vous appelez le roi des Juifs?», ils crièrent de nouveau: «Crucifie-le!». Pilate leur disait: «Qu'a-t-il donc fait de mal?». Mais ils crièrent encore plus fort: «Crucifie-le!». Pilate, voulant contenter la foule, relâcha Barabbas, et après avoir fait flageller Jésus, il le livra pour qu'il soit crucifié.

Les soldats l'emmenèrent à l'intérieur du Prétoire, c'est-à-dire dans le palais du gouverneur. Ils appellent toute la garde, ils lui mettent un manteau rouge, et lui posent sur la tête une couronne d'épines qu'ils ont tressée. Puis ils se mirent à lui faire des révérences: «Salut, roi des Juifs!». Ils lui frappaient la tête avec un roseau, crachaient sur Lui, et s'agenouillaient pour lui rendre hommage. Quand ils se furent bien moqués de Lui, ils lui ôtèrent le manteau rouge, et lui remirent ses vêtements.

Puis, ils l'emmenèrent pour le crucifier, et ils réquisitionnent, pour porter la croix, un passant, Simon de Cyrène, le père d'Alexandre et de Rufus, qui revenait des champs. Et ils amènent Jésus à l'endroit appelé Golgotha, c'est-à-dire: Lieu-du-Crâne, ou Calvaire. Ils lui offraient du vin aromatisé de myrrhe ; mais Il n'en prit pas. Alors ils le crucifient, puis se partagent ses vêtements, en tirant au sort pour savoir la part de chacun. Il était neuf heures lorsqu'on le crucifia. L'inscription indiquant le motif de sa condamnation portait ces mots: «Le roi des Juifs». Avec Lui on crucifie deux bandits, l'un à sa droite, l'autre à sa gauche. Les passants l'injuriaient en hochant la tête: «Hé!, toi qui détruis le Temple et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, descends de la croix!». De même, les chefs des prêtres se moquaient de lui avec les scribes, en disant entre eux: «Il en a sauvé d'autres, et il ne peut pas se sauver lui-même! Que le Messie, le roi d'Israël, descende maintenant de la croix; alors nous verrons et nous croirons». Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l'insultaient.

Quand arriva l'heure de midi, il y eut des ténèbres sur toute la terre jusque vers trois heures. Et à trois heures, Jésus cria d'une voix forte: «Éloï, Éloï, lama sabactani?», ce qui veut dire: «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?». Quelques-uns de ceux qui étaient là disaient en l'entendant: «Voilà qu'il appelle le prophète Élie!». L'un d'eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée, il la mit au bout d'un roseau, et il lui donnait à boire, en disant: «Attendez! Nous verrons bien si Élie vient le descendre de là!». Mais Jésus, poussant un grand cri, expira.

Le rideau du Temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en bas. Le centurion qui était là en face de Jésus, voyant comment il avait expiré, s'écria: «Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu!». Il y avait aussi des femmes, qui regardaient de loin, et parmi elles, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques le petit et de José, et Salomé, qui suivaient Jésus et le servaient quand Il était en Galilée, et encore beaucoup d'autres, qui étaient montées avec Lui à Jérusalem.

Déjà le soir était venu; or, comme c'était la veille du sabbat, le jour où il faut tout préparer, Joseph d'Arimathie intervint. C'était un homme influent, membre du Conseil, et il attendait lui aussi le royaume de Dieu. Il eut le courage d'aller chez Pilate pour demander le corps de Jésus. Pilate, s'étonnant qu'il soit déjà mort, fit appeler le centurion, pour savoir depuis combien de temps Jésus était mort. Sur le rapport du centurion, il permit à Joseph de prendre le corps. Joseph acheta donc un linceul, il descendit Jésus de la croix, l'enveloppa dans le linceul et le déposa dans un sépulcre qui était creusé dans le roc. Puis il roula une pierre contre l'entrée du tombeau. Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José, regardaient l'endroit où on l'avait mis.
Commentaire: Abbé Fidel CATALÁN i Catalán (Terrassa, Barcelona, Espagne)
Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu!
Aujourd'hui dans la Liturgie nous lisons la passion du Seigneur selon Saint Marc et nous écoutons un témoignage qui nous laisse saisi d'effroi: «Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu!» (Mc 15,39). L'évangéliste fait attention de bien mettre ses mots dans la bouche d'un centurion romain, qui étonné, avait assisté à une parmi tant d'autres exécutions auxquelles il devait, vu son grade, assister en étant dans un pays étranger et, soumis.

Il ne doit pas être facile de se demander ce qu'il a pu voir dans ce visage —à peine humain— pour avoir pu faire une déclaration pareille. D'une manière ou d'une autre il a dû découvrir un visage innocent, quelqu'un d'abandonné, et même trahi, à la merci des intérêts particuliers; ou peut-être quelqu'un qui avait été l'objet d'une injustice au milieu d'une société injuste; quelqu'un qui garde le silence, qui souffre, et qui, inexplicablement, accepte tout ce qui lui arrive. Peut-être, même, a t-il senti qu'il était un complice de cette injustice face à laquelle il ne lève pas un doigt pour l'arrêter, comme tant d'autres qui se lavent les mains face aux difficultés des autres.

L'image du centurion romain est l'image de l'Humanité qui observe. C'est en même temps, la profession de foi d'un païen. Jésus meurt seul, innocent, frappé, abandonné et, en même temps, confiant dans le sens profond de sa mission, avec les “restes d'amour” que les coups lui ont laissé dans son corps.

Mais avant tout cela —lors de son entrée à Jérusalem— Il a été acclamé comme Celui qui vient au nom du Seigneur (cf. Mc 11,9). Cette année, notre acclamation, n'est pas une acclamation remplie d'illusion et sans connaissance, comme celle des habitants de Jérusalem. La nôtre s'adresse à Celui qui est déjà passé par l'épreuve du don total et qui est sorti victorieux. Enfin, «nous n'étendrons pas de vêtements ou de rameaux inanimés, des branches d'arbre qui vont bientôt se faner, et qui ne réjouissent le regard que peu de temps. Notre vêtement, c'est sa grâce» (Saint André de Crète).
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Prions...

- Pour les malades et spécialement les agonisants...
- Prions pour les personnes athées...
- Prions pour les divorcés...
- Prions pour les pays en guerre... 
- Prions pour personnes qui travaillent dans le système de santé...
- Prions pour les jeunes qui se cherchent...
- Prions pour toi... pour moi...
- Pions pour les personnes qui se recommandent à nos prières... 
Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire soit au Père...
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«C'est une grande tristesse pour l'homme 
que de croire que Dieu est loin de lui. 
Tu es peut-être parfois loin de Dieu, 
mais lui n'est jamais loin de toi.»
(Jean-Marie Gueulette)
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Bon dimanche!
Bonne Semaine sainte!
Jean-Yves
diacre 
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vendredi 27 mars 2015

(195,377) Jésus s'en va à la mort pour avoir dit la vérité sur lui-même: "Je suis le Fils de Dieu"...

Bonjour!
Vendredi 27 mars 2015


Photo:
Un paysage d'ici... au fleuve... (Jean-Yves)
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Parole de Dieu de ce jour... 

(Jn 10,31-42): Les Juifs allèrent de nouveau chercher des pierres pour lapider Jésus. Celui-ci prit la parole: «J'ai multiplié sous vos yeux les oeuvres bonnes de la part du Père. Pour laquelle voulez-vous me lapider?». Les Juifs lui répondirent: «Ce n'est pas pour une oeuvre bonne que nous voulons te lapider, c'est parce que tu blasphèmes: tu n'es qu'un homme, et tu prétends être Dieu». Jésus leur répliqua: «Il est écrit dans votre Loi: J'ai dit: ‘Vous êtes des dieux’. Donc, ceux à qui la parole de Dieu s'adressait, la Loi les appelle des dieux; et l'Écriture ne peut pas être abolie. Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites: ‘Tu blasphèmes’, parce que j'ai dit: Je suis le Fils de Dieu. Si je n'accomplis pas les oeuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les accomplis, quand bien même vous refuseriez de me croire, croyez les oeuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père». Les Juifs cherchaient de nouveau à l'arrêter, mais il leur échappa. Il repartit pour la Transjordanie, à l'endroit où Jean avait commencé à baptiser. Et il y demeura. Beaucoup vinrent à lui en déclarant: «Jean n'a pas accompli de signe; mais tout ce qu'il a dit au sujet de celui-ci était vrai». Et à cet endroit beaucoup crurent en lui.
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Commentaire: Abbé Carles ELÍAS i Cao (Barcelona, Espagne)
J'ai multiplié sous vos yeux les oeuvres bonnes de la part du Père. Pour laquelle voulez-vous me lapider?

Aujourd'hui alors qu'il ne nous reste qu'une semaine pour commémorer la mort du Seigneur, l'Evangile nous présente les motifs de sa condamnation. Jésus essaie de montrer la vérité, mais les juifs le tiennent pour un blasphémateur et le condamnent à être lapidé. Jésus leur parle des œuvres qu'Il a accomplies, actes de Dieu qui l'accréditent, Il leur explique pourquoi Il se nomme “Fils de Dieu”… Néanmoins ces sujets sont difficiles à comprendre par ses adversaires: “être dans la vérité”; “entendre sa voix”..., Il leur parlait de son cheminement ainsi que de l'engagement de sa personne, faits qui font que Jésus soit connu et aimé —«Maître où habites-tu?» (Jn 1,38), lui demandèrent les disciples au début de son ministère. Mais tout est en vain: ce que Jésus essaie de leur dire est d'une telle ampleur qu'ils n'arrivent pas à le saisir, les seuls à comprendre le sens de ses mots sont les simples et les petits, car le Royaume des cieux est caché aux grands et savants.

Jésus se bat pour présenter des arguments qu'ils puissent accepter, mais Il essaie en vain. Au fond, Il mourra pour avoir dit la vérité sur lui-même, pour être fidèle à sa personne, à son identité et à sa mission. En tant que prophète, Il lancera un appel à la conversion et cet appel sera rejeté, Il est le nouveau visage de Dieu et on Lui crachera dessus, Il fonde une nouvelle fraternité et Il sera abandonné.

A nouveau la Croix du Seigneur s'élève de toutes ses force, comme un vrai étendard, comme la seule raison indiscutable: «Oh admirable vertu de la Croix! Oh ineffable gloire du Père! En elle nous pouvons contempler le tribunal du Seigneur, le jugement du monde et le pouvoir du Crucifié. Oh oui Seigneur! Tu as attiré à toi toutes les choses, lorsque t'as tendu tes mains vers le peuple incrédule et rebelle, l'univers entier a compris qu'il devait rendre hommage à ta majesté!» (Saint Léon le Grand). Jésus doit fuir de l'autre coté du Jourdan et ceux qui croient vraiment en Lui le rejoignent prêts à le suivre et à l'écouter.
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Information:

Ce soir à l'église de Saint-Pamphile à 19 h 30
Confirmation de 16 jeunes.
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Prions...

- Pour les victimes de cet écrasement d'avion en France...
- Pour les 16 jeunes qui seront confirmés
 aujourd'hui à Saint-Pamphile...
- Pour les personnes en phase terminale...
- Pour les enfants qui seront baptisés à Pâques... 
- Pour les enfants à naître...
- Pour la paix dans le monde...
- Pour les pape François et notre évêque Yvon Joseph... 
- Pour les diacres et les prêtres... 

NOTRE PÈRE... 
JE VOUS SALUE MARIE... 
GLOIRE AU PÈRE... 
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«Tant mieux si notre route de Carême 
nous a un peu transformés. 
Et si nous avons fait du sur-place 
c'est peut-être pour nous rappeler 
qu'il nous faudra d'autres carêmes; 
et beaucoup de miséricorde envers soi, 
pour continuer la route.»
(Yvon Métras)
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«La conversion est l'oeuvre de Dieu; 
elle peut survenir à l'improviste, n'importe quand.»
(Yvon Métras -Au quotidien - Carême 2015)
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Bonne journée!
Jean-Yves

mercredi 25 mars 2015

(195,246) Une révélation de Jésus... / Le pays de notre enfance...

Bonjour!
Jeudi 26 mars 2015
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Aujourd'hui: Fête de saint Ludger...
«Après des études en Angleterre, Ludger fut ordonné à Cologne. 
Charlemagne le chargea d'aller évangéliser la Hollande, 
son pays natal, où il fonda plusieurs monastères (+809).»
(Dans: Au cœur du jour une parole).
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Photo:
La fontaine au Cap-de-la-Madeleine (Jean-Yves)
Les pèlerins vont y puiser l'eau qu'ils viennent faire bénir...
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Jn 8,51-59): «Amen, amen, je vous le dis: si quelqu'un reste fidèle à ma parole, il ne verra jamais la mort». Les Juifs lui dirent: «Nous voyons bien maintenant que tu es un possédé. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis: ‘Si quelqu'un reste fidèle à ma parole, jamais il ne connaîtra la mort’. Es-tu donc plus grand que notre père Abraham? Il est mort, et les prophètes aussi. Qui donc prétends-tu être?». Jésus répondit: «Si je me glorifie moi-même, ma gloire n'est rien; c'est mon Père qui me glorifie, lui que vous appelez votre Dieu, alors que vous ne le connaissez pas. Mais moi, je le connais, et, si je dis que je ne le connais pas, je serai un menteur, comme vous. Mais je le connais, et je reste fidèle à sa parole. Abraham votre père a tressailli d'allégresse dans l'espoir de voir mon Jour. Il l'a vu, et il a été dans la joie». Les Juifs lui dirent alors: «Toi qui n'as pas cinquante ans, tu as vu Abraham!». Jésus leur répondit: «Amen, amen, je vous le dis: avant qu'Abraham ait existé, moi, je suis». Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple.
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Commentaire: Abbé Enric CASES i Martín (Barcelona, Espagne)
Abraham votre père a tressailli d'allégresse dans l'espoir de voir mon Jour. Il l'a vu, et il a été dans la joie

Aujourd'hui l'Evangile de saint Jean nous conduit devant une manifestation de Jésus au Temple. Le Sauveur révèle un fait méconnu des juifs: Abraham avait contemplé le jour de Sa venue et s'était réjoui de le voir. Ils savaient tous que Dieu avait conclu une alliance avec Abraham, par laquelle Il lui avait promit le salut de toute sa descendance. Mais ils ignoraient l'étendue de la lumière de Dieu. Le Christ leur révèle qu'Abraham avait vu le Messie dans le jour de Yahvé, et Il a appelé ce jour son jour.

Dans cette révélation, Jésus démontre qu'Il possède la vision éternelle de Dieu. Mais, surtout, Il se manifeste à eux comme une présence préexistante et présente au temps d'Abraham. Peu après dans le feu de la discussion, quand les juifs le contredirent en lui disant qu'Il n'a même pas 50 ans, Il leur dit: «Avant qu'Abraham ait existé, moi, je suis» (Jn 8,58). C'est une proclamation éclatante de sa divinité, ils pouvaient la comprendre parfaitement et ils auraient pu également croire en Lui s'ils avaient eu plus de connaissance du Père. L'expression «Je suis» fait partie du tétragramme saint Yahvé, qui a été révélé au Mont Sinaï.

Le Christianisme est beaucoup plus qu'un ensemble de règles élevées de morale, comme peuvent l'être l'amour parfait ainsi que le pardon. Le christianisme est la foi d'une personne. Jésus est Dieu et vrai Homme. «Dieu parfait, homme parfait», nous dit le Quicumque. Saint Hilaire de Poitiers, a écrit dans une belle prière: «Accorde-nous donc le sens exact des mots, la lumière de l'intelligence, la noblesse du langage, l'orthodoxie de la foi; ce que nous croyons, accorde-nous de l'affirmer aussi. C'est-à-dire, puisque nous connaissons par les prophètes et les Apôtres un seul Dieu, toi, le Père, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, pussions aussi te célébrer comme Dieu, en qui il n'y a pas unicité de personne, et confesser à ton Fils, en tout égal à toi».
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Je vous partage ce texte...

«Non seulement nous venons 
du pays de notre enfance, 
mais nous restons habités par ce pays 
tout au long de notre vie. 
Nous portons en nous, à chaque instant, 
l'enfant que nous avons été. 
Cela ne nous infantilise pas pour autant 
mais nous vulnérabilise parfois et peut aussi, 
en même temps, 
nous protéger contre quelques-uns
des excès et des outrances de l'âge adulte. 
Accepter l'enfant qui est en nous 
laisse au profond de notre être 
une part d'innocence, 
une parcelle de pureté qui, 
même trahie ou blessée, 
peut constituer un îlot de confiance, 
un ancrage d'espérance, un pôle de référence 
dans les pires moments de notre vie.»

(Jacques Salomé - La ferveur de vivre)
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Bonne journée!
Jean-Yves 

mardi 24 mars 2015

(195,165) Rien n'est impossible à Dieu...

Bonjour!
Mercredi 25 mars 2015

Photo:
Statue de la Vierge à Cap-de-la-Madeleine - Jean-Yves 
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Annonciation du Seigneur
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Voici la Parole de Dieu de ce jour... 

(Lc 1,26-38): Au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, auprès d'une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph. Le nom de la vierge était Marie. L'ange entra chez elle, et dit: «Je te salue, toi à qui une grâce a été faite; le Seigneur est avec toi». Troublée par cette parole, Marie se demandait ce que pouvait signifier une telle salutation. L'ange lui dit: «Ne crains point, Marie; car tu as trouvé grâce devant Dieu. Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il règnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n'aura point de fin».

Marie dit à l'ange: «Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d'homme?». L'ange lui répondit: «Le Saint Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très Haut te couvrira de son ombre. C'est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu. Voici, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils en sa vieillesse, et celle qui était appelée stérile est dans son sixième mois. Car rien n'est impossible à Dieu». Marie dit: «Je suis la servante du Seigneur; qu'il me soit fait selon ta parole!». Et l'ange la quitta.
Commentaire: Abbé Johannes VILAR (Köln, Allemagne)
Je te salue, toi à qui une grâce a été faite

Aujourd'hui dans le «Je te salue, toi à qui une grâce a été faite» (Lc 1,28) nous entendons pour la première fois le nom de la Mère de Dieu: Marie (deuxième phrase de l'archange Gabriel). Elle a la plénitude de la grâce et des dons. Cela s'appelle ainsi: "keharitomén", «pleine de grâce» (salut de l'Ange).

Peut-être qu'à 15 ans et seule, Marie doit donner une réponse qui changera l'histoire entière de l'humanité. Saint Bernard suppliait: «On t'offre le prix de notre Rédemption. Nous serons délivrés immédiatement, si tu dis oui. La terre entière est à tes pieds en attendant ta réponse. Donne ta parole et engendre la Parole Éternelle». Dieu attend une réponse libre, et «La pleine de grâce», qui représente tous ceux qui ont besoin de la Rédemption, répond: "génoitó", ainsi soit-il! A partir de ce jour Marie est restée librement unie à l'Œuvre de son Fils, aujourd'hui sa Médiation commence. A compter d'aujourd'hui elle est la Mère de ceux qui sont un dans le Christ (Gal 3,28).

Benoît XVI disait dans une interview: «[Je voudrais] éveiller le courage de prendre des décisions définitives: ce sont les seules qui permettent de grandir et d'aller de l'avant, qui permettent les grandes choses dans la vie; elles ne détruisent pas la liberté, mais elles rendent possible une orientation correcte. Prendre ce risque —le saut vers les choses décisives— et ainsi accepter pleinement la vie, c'est cela que je voudrais transmettre». Marie: en voilà un exemple!

Saint Joseph non plus ne reste pas en retrait des plans de Dieu: il doit accepter de recevoir son épouse et donner un nom à l'enfant (cfr. Mt 1,20s): Jésus, "le Seigneur sauve". Et il le fait. Voilà un autre exemple!

L'Annonciation révèle aussi la Trinité. Le Père envoie le Fils, incarné par l'œuvre de l'Esprit Saint. El l'Église chante: «Aujourd'hui la Parole Éternelle se transforme en chair pour nous». Son œuvre rédemptrice —Noël, Vendredi Saint, Pâques— est présente dans cette graine. Il est Emmanuel, «Dieu avec nous» (Is 7,15). Réjouis-toi humanité!

Les fêtes de Saint Joseph et l'Annonciation nous préparent de manière admirable à la célébration des Mystères Pascals.
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«Croire en Jésus c'est croire en la présence de Dieu 
en notre monde en chair et en os.»
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Photo:
Notre-Dame-du-Cap - Petit sanctuaire - Cap-de-la-Madeleine -  (Jean-Yves)
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...Prions...
- Pour les victimes de cet accident d'avion survenu dans les Alpes...
- Pour ceux et celles qui vivent des moments difficiles avec leurs familles...
- Pour les victimes de l'alcool, de la drogue...
- Pour les malades en phase terminale...
- Pour les pauvres...
- Pour le Pape, les évêques, les prêtres les diacres...
- Pour les membres des communautés religieuses... 
- Pour la paix dans notre monde...
- Pour les jeunes qui se cherchent...
- Pour toi, pour moi...
 ...Notre Père ... Je vous salue Marie ... Gloire au Père ... 
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Bonne journée!
Jean-Yves 


 Photo: 
 Manoir de la Seigneurie des Aulnaies - Saint-Roch - (Jean-Yves) 
 Bonjour aus gens de Saint-Roch! 
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lundi 23 mars 2015

(195,057) Jésus est le grand signe de l'amour du Père pour nous...

Bonjour!
Mardi 24 mars 2015


Photo:
Église N.-D.-des-Neiges de Trois-Pistoles 
(Bernard Lecomte - Merci!)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

Texte de l'Évangile (Jn 8,21-30): Jésus leur dit encore: «Je m'en vais; vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché. Là où moi je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller». Les Juifs disaient: «Veut-il donc se suicider, puisqu'il dit: ‘Là où moi je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller’?». Il leur répondit: «Vous, vous êtes d'en bas; moi, je suis d'en haut. Vous êtes de ce monde; moi, je ne suis pas de ce monde. C'est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés. Si, en effet, vous ne croyez pas que moi, je suis, vous mourrez dans vos péchés».

Ils lui demandaient: «Qui es-tu donc?». Jésus leur répondit: «Je n'ai pas cessé de vous le dire. J'ai beaucoup à dire sur vous, et beaucoup à condamner. D'ailleurs celui qui m'a envoyé dit la vérité, et c'est de lui que j'ai entendu ce que je dis pour le monde». Ils ne comprirent pas qu'il leur parlait du Père. Jésus leur déclara: «Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous comprendrez que moi, je suis, et que je ne fais rien par moi-même, mais tout ce que je dis, c'est le Père qui me l'a enseigné. Celui qui m'a envoyé est avec moi; il ne m'a pas laissé seul parce que je fais toujours ce qui lui plaît». Sur ces paroles de Jésus, beaucoup crurent en lui.
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Commentaire: Abbé Josep Mª MANRESA Lamarca (Les Fonts del Vallès, Barcelona, Espagne)
Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous comprendrez que moi, je suis

Aujourd'hui, cinquième mardi du Carême, à une semaine de la contemplation de la Passion du Seigneur, Celui-ci nous invite à le regarder lorsqu'Il nous rachète et nous libère d'abord sur la Croix: «Jésus Christ est notre pontife, son corps précieux est notre sacrifice qu'il a immolé sur l'autel de la Croix pour le salut de tous les hommes» (Saint John Fisher).

«Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme...» (Jn 8,28). En effet, le Christ Crucifié —le Christ “élevé”!— c'est le signe grand et définitif de l'amour du Père pour l'Humanité abattue. Ses bras ouverts entre le ciel et la terre, tracent le signe indélébile de son amitié avec nous, les hommes. En le voyant, ainsi, élevé devant notre regard pécheur, nous comprendrons que Lui, il est (cf. Jn 8,28). Et alors, comme ces juifs qui l'écoutaient, nous aussi croirons en Lui.

Seule l'amitié de celui qui est familiarisé avec la Croix peut nous rendre naturel l'approfondissement du Cœur du Rédempteur. Prétendre à un Évangile sans Croix, dépourvu du sentiment chrétien de la mortification, ou contaminé par le milieu païen et naturaliste qui nous empêche de comprendre la valeur rédemptrice de la souffrance, nous placerait devant la terrible éventualité d'entendre des lèvres du Christ: «Après tout, pourquoi continuer à nous parler?».

Que notre regard vers la Croix, regard détendu et contemplative, soit une question adressée au Crucifié. Sans bruit de paroles, nous pouvons lui demander: «Qui es-tu donc?» (Jn 8,25). Il nous répondra «Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie» (Jn 14,6), la Vigne, sans laquelle, nous, pauvres sarments, ne pouvons donner de fruits, car Lui seul a les paroles de vie éternelle. Si nous ne croyons pas que Lui, il est, nous mourrons dans nos péchés. Mais nous vivrons, et vivrons déjà sur cette terre la vie du ciel, si nous apprenons de Lui la joyeuse certitude que le Père est parmi nous, et qu'Il ne nous abandonne pas. C'est ainsi que nous imiterons le Fils en faisant toujours ce qui plait au Père.
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Bonne journée!
Jean-Yves