mercredi 29 avril 2015

(198,537) Une visite chez Marthe et Marie, des amies de Jésus...

Bonjour!
Mercredi 29 avril 2015


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

Luc, chapitre 10, 38-42

Chemin faisant, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut.
Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.
Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. »
Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses.
Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »

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Pour notre réflexion...

1. Le catéchisme de l’Église catholique nous rappelle que « la foi chrétienne n’est pas « une religion du Livre ». Le Christianisme est la religion de la « Parole » de Dieu, « non d’un verbe écrit et muet, mais d’un Verbe incarné et vivant » (CEC 108). Notre Dieu s’est fait homme et il a marché sur nos routes. C’est « chemin faisant » que Jésus se rendait un jour chez Marthe, Marie et Lazare, dont on saura plus tard qu’ils faisaient partie du cercle de ses amis les plus chers. Aujourd’hui, Jésus s’arrête chez toi. Le Verbe de Dieu, la Parole vivante de Dieu veut te parler.

2. Marie, la sœur de Marthe, se met immédiatement en situation de disciple devant le maître qui délivre son enseignement. Elle est assise à ses pieds, nous dit l’évangéliste. Elle nous rappelle la Mère de Jésus, la Vierge Marie. En effet, à peine quelques versets plus tard, Luc rapporte un très beau compliment de Jésus à propos de sa Mère : « Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui l’observent ! » (Lc 11,28), montrant sa Mère comme une championne de l’écoute et de la mise en pratique de sa parole. Étrange coïncidence, que ces deux femmes portent le même prénom... Suis-je moi aussi un homme/une femme d’écoute de la parole de Jésus ?


3. Oui, il y a tous les soucis de la vie quotidienne et souvent bien matériels. Jésus le sait bien, mais quand lui est là, dans leur maison, au milieu d’eux, il faut savoir laisser de côté tout le reste. Sa parole qui donne la Vie est infiniment plus précieuse que toutes nos préoccupations. Jésus invite Marthe à faire comme Marie : à choisir la meilleure part, c’est-à-dire à le choisir lui. (catholique.org)
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Bonne journée!
Jean-Yves 


lundi 27 avril 2015

(198,375) Le bon Pasteur, ses brebis et son bercail... / Jésus est la porte.../ Pour mon anniversaire d'ordination diaconale...

Bonjour!
Lundi 27 avril 2015



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Jn 10,1-10): «Amen, amen, je vous le dis: celui qui entre dans la bergerie sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c'est lui le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a conduit dehors toutes ses brebis, il marche à leur tête, et elles le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un inconnu, elles s'enfuiront loin de lui, car elles ne reconnaissent pas la voix des inconnus». Jésus employa cette parabole en s'adressant aux pharisiens, mais ils ne comprirent pas ce qu'il voulait leur dire.

C'est pourquoi Jésus reprit la parole: «Amen, amen, je vous le dis: je suis la porte des brebis. Ceux qui sont intervenus avant moi sont tous des voleurs et des bandits; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé; il pourra aller et venir, et il trouvera un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire. Moi je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu'ils l'aient en abondance».
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Commentaire: Abbé Francesc PERARNAU i Cañellas (Girona, Espagne)
Celui qui entre par la porte, c'est lui le pasteur. Les brebis écoutent sa voix et elles le suivent, car elles connaissent sa voix

Aujourd'hui nous continuons de contempler l'une des images les plus belles et les mieux connues de la prédication de Jésus: le bon Berger, ses brebis et son bercail. Nous gardons tous le souvenir de ces santons du bon Pasteur que nous contemplions, quand nous étions petits. Une image chérie par les premiers fidèles et qui, dès le temps des catacombes, a fait partie de l'art sacré chrétien. Que de choses évoque ce jeune berger qui porte sa brebis blessée sur son épaule! Tant de fois nous nous sommes vus dans cette pauvre bête...

Tout récemment, nous avons célébré la fête de Pâques et, cette fois encore, nous nous sommes rappelés que Jésus ne parlait pas en langage figuratif lorsqu'Il nous disait que le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Il l'a fait réellement: sa vie a été le gage de notre rédemption; avec sa vie Il a acheté la nôtre, et grâce a cette rançon nous avons été libérés: «Moi, je suis la porte. Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé» (Jn 10,9). Nous trouvons ici la manifestation du grand mystère de l'amour ineffable de Dieu qui arrive à des extrêmes inimaginables pour sauver chaque créature humaine. Jésus a aimé au point de donner sa vie. Nous pouvons encore entendre les paroles de l'Évangile de saint Jean, quand il nous introduit au récit de la Passion: «Avant la fête de la Pâque, sachant que l'heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'au bout» (Jn 13,1).


Parmi les paroles de Jésus je voudrais insister sur celles-ci: «Moi, je suis le bon pasteur; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent» (Jn 10,14); mieux encore, «les brebis écoutent sa voix (…) et elles le suivent, car elles connaissent sa voix» (Jn 10,3-4). C'est vrai que Jésus nous connaît, mais, pouvons-nous en dire autant? Le connaissons-nous  aussi bien, l'aimons-nous, le remercions-nous comme il faut?
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«La foi, c'est d'abord l'accueil du regard aimant de Dieu 
posé sur chacune de nos vies!
 En lui, nous devenons capables de voir à notre tour 
avec les yeux du cœur: 
voir des traces du passage de Dieu dans l'histoire du monde
 et dans l'histoire de sa propre vie, 
voir un écho de Dieu dans la beauté du cœur humain...
(Yvon Joseph Moreau)
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«Les voies de Dieu sont paradoxales
et souvent déconcertantes,
mais il comprend tout et tire parti de tout.»
(Auguste Valensin)
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D I A C O N A T 


Photo:
Symbole du diaconat:
La croix pour le service de la charité
Le livre pour le Ministère de la Parole
La flamme pour la liturgie.
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Aujourd'hui c'est mon 18e anniversaire d'ordination diaconale.
C'est le 27 avril 1997 que j'ai été ordonné diacre 
en la cathédrale de Sainte-Anne
par Mgr Clément Fecteau.
J'en rends grâce à Dieu.
Il m'a appelé un jour à son service et j'ai répondu.
Merci pour toutes les grâces reçues.
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J'ai écrit ces beaux textes remplis de vérité et de poésie 
pour souligner mon anniversaire...
- Textes empruntés de Ermes Ronchi 
dans Le petit livre de l'espérance


«Je crois au printemps des cœurs, 
l'unique qui ne soit pas une question de climat ou de saison.
 Le printemps des cœurs est une opération audacieuse: 
chaque pâquerette, chaque marguerite, 
pour sourire au milieu du pré, contente de ses couleurs, 
a dû traverser des nuits et des déserts, 
a dû engager des batailles sans pitié. 
Le printemps des cœurs libère les possibilités.
Pour guérir ce n'est rien de perdre sa propre vie, 
celle de toujours, celle qui a 
le même visage que d'habitude, 
pour parier sur la nouveauté qui l'habite, 
sur la vertu des commencements. 
(Ermès Ronchi)
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Fleurir, donc. 
Fleurir est une grande responsabilité.
Fleurir
est la fin (...)
combler le bouton
combattre le ver
obtenir tant de rosée qu'il lui revient
régler la chaleur
échapper au vent
fuir la petite abeille voleuse
ne pas décevoir la grande nature
qui attend précisément ce jour.
Être une fleur
est une grande responsabilité.
(E. Dickinson)
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Diacre,
au cœur de notre monde d'aujourd'hui.
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Bonne journée!
Jean-Yves

samedi 25 avril 2015

(198,212) Je suis le bon pasteur... / Pardonner c'est donner à l'autre sa chance...

Bonjour!
Dimanche 26 avril 2015

Photo:
Cette photo avait été prise au Jardin floral de La Pocatière
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4e dimanche de Pâques

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

Texte de l'Évangile (Jn 10,11-18): «Je suis le bon pasteur, le vrai berger. Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire, lui, n'est pas le pasteur, car les brebis ne lui appartiennent pas: s'il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s'enfuit; le loup s'en empare et les disperse. Ce berger n'est qu'un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père; et je donne ma vie pour mes brebis.

»J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie: celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix: il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Le Père m'aime parce que je donne ma vie pour la reprendre ensuite. Personne n'a pu me l'enlever: je la donne de moi-même. J'ai le pouvoir de la donner, et le pouvoir de la reprendre: voilà le commandement que j'ai reçu de mon Père».
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Commentaire: + Abbé Josep VALL i Mundó (Barcelona, Espagne)
Je suis le bon pasteur

Aujourd'hui Jésus nous dit: «Je suis le bon pasteur» (Jn 10:11). Saint Thomas d'Aquin écrit à ce propos: «Il est évident que le titre de “bon pasteur” convient au Christ, puisque de la même façon que le pasteur mène son troupeau au pâturage, le Christ nourrit ses ouailles d'une nourriture spirituelle: son propre Corps et son propre Sang». Tout a commencé avec l'Incarnation, et Jésus fit tout le nécessaire durant sa vie, en la parachevant par sa mort rédemptrice et sa résurrection. Une fois ressuscité, Il confia son troupeau à Pierre, aux Apôtres et à l'Église, jusqu'à la fin des temps.

À travers nos pasteurs, le Christ nous donne sa Parole, partage sa grâce dans les sacrements et conduit son troupeau vers le Royaume: C'est lui qui se donne à nous comme nourriture dans le sacrement de l'Eucharistie, transmet la Parole de Dieu et son Magistère et guide son Peuple avec sollicitude. Jésus a choisi pour son Église des pasteurs selon son cœur, c'est à dire, des hommes qui, en prenant Sa place par le sacrement de l'Ordre, donnent leur vie pour leur brebis, avec charité pastorale, dans un humble esprit de service, avec clémence, patience et courage. Saint Augustin évoquait souvent cette exigeante responsabilité du pasteur: «Cet honneur de pasteur me préoccupe. Ce que je suis pour vous me terrifie, mais ce que je suis avec vous me console: car pour vous je suis évêque, avec vous, je suis chrétien».

Un chrétien seconde ces pasteurs, prie pour eux, les aime et leur obéit. Nous aussi, nous sommes les pasteurs de nos frères en contribuant à leur enrichissement par la réception de la grâce et de la doctrine, en partageant leurs préoccupations et leurs joies, en les aidant de tout notre coeur. Nous nous dévouons à tous ceux qui nous entourent et que nous aimons dans notre milieu familial, social et professionnel au point de donner notre vie pour tous avec le même esprit que le Christ. «Ainsi, le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude» (Mt 20:28).
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«Pardonner, c'est donne à l'autre sa chance. 
C'est lui permettre de redémarrer, de recommencer à neuf. 
C'est refuser de l'enfermer dans son passé. 
C'est l'ouvrir à une espérance, à une rédemption. 
Pardonner, c'est accéder à la liberté intérieure, 
c'est  se montrer plus grand que le mal, 
plus fort que la haine, plus profond que le péché. 
C'est élargir son cœur. C'es grandir en humanité.»
(Henri Boulad)
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Merci à nos visiteurs...

Merci à tous ceux et celles qui viennent visiter notre blogue;
ils proviennent des pays suivants:

France - Canada - États-Unis -
Allemagne - Belgique - Russie - Suisse -
Ukraine - Vietnam - Côte d'ivoire -
Liban - Espagne - La Réunion -
Chine - Grèce - et autres...
Pour un commentaire ou une information:

jyfortin2@hotmail.com
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Bonne journée!
Jean-Yves 

vendredi 24 avril 2015

(198,133) Les signes qui accompagnent les croyants...

Bonjour!
Samedi 25 avril 2015


Photo:
Le fleuve nous fait sentir ses grandes marées du printemps... (jean-Yves)
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Jour liturgique : 25 avril: St. Marc, évangéliste
Voici la Parole de Dieu...
(Mc 16,15-20): Puis il leur dit: «Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé; celui qui refusera de croire sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants: en mon nom, ils chasseront les esprits mauvais; ils parleront un langage nouveau; ils prendront des serpents dans leurs mains, et, s'ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s'en trouveront bien».

Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s'assit à la droite de Dieu. Quant à eux, ils s'en allèrent proclamer partout la Bonne Nouvelle. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l'accompagnaient.
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Commentaire: Mgr. Agustí CORTÉS i Soriano Evêque de Sant Feliu de Llobregat (Barcelona, Espagne)
Allez dans le monde entier. 
Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création...

Aujourd'hui il y aurait beaucoup à dire sur la raison pour laquelle la parole de l'Évangile n'a pas la force et la conviction qu'elle devrait avoir et pourquoi nous, chrétiens, gardons un silence suspect vis-à-vis de nos croyances, en dépit de l'appel à la "nouvelle évangélisation". Chacun devra faire sa propre analyse et prendra note de sa propre interprétation.

Mais en cette fête de saint Marc, en écoutant l'Évangile et en voyant l'Évangélisateur, nous ne pouvons que proclamer avec assurance et gratitude où est la source et en quoi consiste la force de notre parole.

L'évangélisateur ne parle pas pour suivre une étude sociologique du moment, ni par "prudence" politique, ou encore moins parce que "il nous arrive de dire ce que nous pensons". Il répond simplement à un ordre ainsi qu'à une présence venue de l'extérieur, qui lui ordonne sans pression, mais avec l'autorité de Celui qui est digne de toute confiance: «Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création» (Mc 16,15). C'est à dire que nous évangélisons par obéissance mais dans la joie et la confiance.

Notre parole, d'autre part, ne se présente pas comme une de plus dans le "marché" d'idées et d'opinions, mais elle a tout le poids des messages forts et définitifs. La vie et la mort dépendent de son acceptation ou de son refus, et sa vérité et sa capacité de conviction lui ont été conférées par des témoignages, c'est à dire, elle a été accréditée par des signes de pouvoir en faveur de ceux qui sont dans le besoin. C'est pour cela que cette parole est une "proclamation", une déclaration publique, joyeuse et enthousiaste d'un fait décisif et salvateur.

Alors pourquoi ce silence? Peur, timidité? Saint Justin disait: «Les ignorants et ceux qui sont incapables d'éloquence ont persuadé par leur vertu tout le genre humain». Le signe ou le miracle de la vertu est notre éloquence. Laissons au moins le Seigneur accomplir ses œuvres à travers et parmi nous: «Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l'accompagnaient» (Mc 16,20).
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Psaume, Ps 88 (89), 2-3, 6-7, 16-17

L'amour du Seigneur, sans fin je le chante ; 
ta fidélité, je l'annonce d'âge en âge. 
Je le dis : C'est un amour bâti pour toujours ;
 ta fidélité est plus stable que les cieux. 

Que les cieux rendent grâce pour ta merveille, Seigneur, 
et l'assemblée des saints, pour ta fidélité. 
Qui donc, là-haut, est comparable au Seigneur ? 
Qui d'entre les dieux est semblable au Seigneur ? 

Heureux le peuple qui connaît l'ovation ! 
Seigneur, il marche à la lumière de ta face ; 
tout le jour, à ton nom il danse de joie,
 fier de ton juste pouvoir.
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«L'espérance aime les nouveaux départs au lever du soleil.»
(Ermes Ronchi)
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«Dieu nous crie sa présence 
et nous dévoile le mystère de son immense amour 
à travers toutes ses œuvres.»
(Bernard de Clairvaux)
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Nos prières vont... 

- Pour les parents et amis défunts et leurs familles...
- Pour les deux enfants que je baptiserai dimanche...
- Pour les jeunes qui seront confirmés cette fin de semaine...
(Rivière-du-Loup)
- Pour les personnes qui se recommandent à nos prières... 
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Photo:
En ce jour sombre, il est permis de rêver à l'été qui vient...
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Diacre
au cœur de notre monde
et le Christ au cœur de nos espérances. 
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Bonne journée!
Jean-Yves

jeudi 23 avril 2015

(198,059) Je suis le pain vivant venu de ciel... / Ce pain nous est donné pour que nous ayons la vie... / Nous sommes faits pour Dieu...

Bonjour!
Jeudi 23 avril 2015

Aujourd'hui c'est la fête de saint Georges, martyr


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Jn 6,44-51): «Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire vers moi, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes: Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Tout homme qui écoute les enseignements du Père vient à moi. Certes, personne n'a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu: celui-là seul a vu le Père. 
Amen, amen, je vous le dis: celui qui croit en moi a la vie éternelle. Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts; mais ce pain-là, qui descend du ciel, celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel: si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie».
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Commentaire: Abbé Pere MONTAGUT i Piquet (Barcelona, Espagne)
Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel

Aujourd'hui nous louons le Seigneur de qui nous viennent la gloire et le triomphe. Le Ressuscité se présente à son Église avec ce «Je suis celui qui suis» qui le désigne comme la source du salut: «Je suis le pain de la vie» (Jn 6,48). En action des grâces, la communauté constituée autour du Vivant le connaît amoureusement et accepte l'instruction de Dieu, reconnue maintenant comme l'enseignement du Père.

Le Christ, immortel et glorieux, revient nous rappeler que c'est le Père qui est au centre de tout. Ceux qui l'écoutent et y croient vivent en communion avec celui qui vient de Dieu, avec le seul qui l'a vu. Ainsi, la foi est-elle le début de la vie éternelle. Le pain vivant c'est Jésus. Ce n'est pas d'une nourriture que nous assimilons; c'est elle qui nous assimile. Jésus nous donne faim de Dieu, soif d'entendre sa Parole qui est joie et allégresse du cœur. L'Eucharistie est l'anticipation de la gloire céleste: «Rompant le même pain eucharistique, qui est remède d'immortalité, antidote pour ne pas mourir, mais pour vivre toujours en Jésus-Christ» (Saint Ignace d'Antioche).

La communion avec la chair du Christ ressuscité doit nous habituer à tout ce qui descend du ciel, c'est à dire, à demander, à recevoir et à assumer notre véritable condition: nous sommes faits pour Dieu et Lui seul soulage pleinement notre esprit.

Mais ce pain vivant, ne nous fera pas seulement vivre un jour au delà de notre mort physique, mais il nous est donné dès à présent «pour que le monde ait la vie» (Jn 6,51). Le dessein du Père, qui ne nous a pas créés pour mourir, est lié à la foi et à l’amour. Il veut une réponse à son initiative qui soit actuelle, libre et personnelle. Chaque fois que nous mangeons de ce pain, engageons-nous dans l'Amour vrai! Nous ne vivons plus pour nous-mêmes, nous ne vivons plus dans l'erreur. Notre monde est encore beau, car il y en a Un qui continue de l'aimer à l'extrême, car il existe un Sacrifice qui profite même à ceux qui l'ignorent.
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Bonne journée!
Jean-Yves

(198,056) Terre de chez-nous... Jour de la Terre... / Sur la terre comme au ciel...

Bonjour!
Jeudi 23 avril 2015


Jour de la Terre

Hier, 22 avril, c’était Jour de la Terre
Terre de chez-nous… terre de partout
Nous sommes tous « locaterres »
Nous avons beau avoir une terre à nous
Nous sommes locataires
Et depuis le début c’est comme ça…
Un jour il faudra rendre cette terre à d’autres
En espérant qu’elle sera encore utilisable
Pour semer des graines et ramasser des récoltes
Pour marcher, courir et jouer…
Que là on pourra respirer un bon air
Recevoir sur la tête une bonne et douce pluie…
Et Notre Père pourra nous entendre dire
Sur la terre comme au ciel
Rendons grâce pour la terre
Cette terre d’où nous venons

Jean-Yves Fortin, d.p.
Pastorale de la Création / Église Verte

Bonne journée!

Note: 
Merci à la personne qui a fait la composition de cette «image» de la terre. 
                                                                                                                     Jean-Yves 

lundi 20 avril 2015

(197,761) Quel signe vas-tu accomplir pour qu'on puisse te croire?... / La résurrection...

Bonjour!
Mardi 21 avril 2015


Photo:
Le retour des oies blanches...
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

 (Jean 6,30-35): Ils lui dirent alors: «Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire? Quelle œuvre vas-tu faire? Au désert, nos pères ont mangé la manne; comme dit l'Écriture: Il leur a donné à manger le pain venu du ciel». Jésus leur répondit: «Amen, amen, je vous le dis: ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel; c'est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. Le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde». Ils lui dirent alors: «Seigneur, donne-nous de ce pain-là, toujours». Jésus leur répondit: «Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim; celui qui croit en moi n'aura plus jamais soif».
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Commentaire: Abbé Joaquim MESEGUER García (Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Espagne)
C'est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel...
Aujourd'hui dans les paroles de Jésus, nous pouvons constater la différence et la complémentarité entre l'Ancien et le Nouveau Testament: l'Ancien est la figure du Nouveau et dans le Nouveau les promesses faites par Dieu aux patriarches dans l'Ancien parviennent à leur plénitude. Ainsi, la manne que les israélites mangèrent dans le désert n'était pas l'authentique pain du ciel, mais la figure du vrai pain que Dieu, notre Père, nous a donné chez la personne de Jésus-Christ, qu'Il a envoyé comme Sauveur du monde. Moïse demanda à Dieu, en faveur des israélites, une nourriture matérielle; Jésus-Christ, en revanche, s'offre lui-même comme aliment divin qui donne la vie.

«Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire? Quelle œuvre vas-tu faire?» (Jn 6,30), exigent les juifs, incrédules et impertinents. Le signe de la multiplication des pains et des poissons opéré par Jésus le jour précédent leur a-t-il paru de peu? Pourquoi hier voulaient-ils proclamer Jésus roi et aujourd'hui ne le croient-ils plus? Que le cœur humain est inconstant! Saint Bernard de Clairvaux dit: «Les impies tournent autour de Lui, car bien sûr ils veulent satisfaire leur désir, et sottement ils méprisent le moyen de parvenir à leur fin». C'est ce qui arrivait aux juifs: imbus d'une vision matérialiste, ils prétendaient que quelqu'un les nourrisse et résolve leurs problèmes, mais ils ne voulaient pas croire; c’était tout ce qui les intéressait de Jésus. N'est-ce pas la perspective de celui qui désire une religion commode, faite sur mesure et qui n'engage à rien?

«Seigneur, donne-nous de ce pain-là, toujours» (Jn 6,34): que ces paroles, prononcées par les juifs de leur point de vue matérialiste, je les prononce avec la sincérité que me donne la foi; qu'elles expriment vraiment le désir de me nourrir de Jésus-Christ et de vivre uni à Lui pour toujours.
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«La résurrection est la beauté de Dieu 
partagée à l'homme et, en lui, à toute la création: 
ce sont les cieux nouveaux et la terre nouvelle 
contemplée par Isaïe, où tout à l'étonnement d'un éternel matin 
qui ne connaît pas de couchant, d'une joie originaire et éternelle. 
Finalement, l'homme inquiet, qui ne trouve «rien de nouveau sous le soleil», 
découvre cette nouveauté inouïe 
qu'il est en train de chercher depuis longtemps.»
(Carlo Martini)
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Bonne journée!
Jean-Yves 

samedi 18 avril 2015

(197,491) «Voyez mes mains et mes pieds: c'est bien moi... » / Tant de personnes cherchent un sens à leur vie...

Bonjour!
Dimanche 19 avril 2015


Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...

(Luc 24,35-48): A leur tour, ils racontaient ce qui s'était passé sur la route, et comment ils l'avaient reconnu quand il avait rompu le pain. Comme ils en parlaient encore, lui-même était là au milieu d'eux, et il leur dit: «La paix soit avec vous!». Frappés de stupeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit: «Pourquoi êtes-vous bouleversés? Et pourquoi ces pensées qui surgissent en vous? Voyez mes mains et mes pieds: c'est bien moi! Touchez-moi, regardez: un esprit n'a pas de chair ni d'os, et vous constatez que j'en ai». Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds. Dans leur joie, ils n'osaient pas encore y croire, et restaient saisis d'étonnement. Jésus leur dit: «Avez-vous ici quelque chose à manger?». Ils lui offrirent un morceau de poisson grillé. Il le prit et le mangea devant eux.

Puis il déclara: «Rappelez-vous les paroles que je vous ai dites quand j'étais encore avec vous: Il fallait que s'accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes». Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures. Il conclut: «C'est bien ce qui était annoncé par l'Écriture: les souffrances du Messie, sa résurrection d'entre les morts le troisième jour, et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. C'est vous qui en êtes les témoins».

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Commentaire: Abbé Jaume GONZÁLEZ i Padrós (Barcelona, Espagne)
Voyez mes mains et mes pieds: c'est bien moi!
Aujourd'hui l'Evangile nous ramène au dimanche de la Résurrection, quand les deux disciples d'Emmaüs retournent à Jérusalem et là, alors qu'ils expliquent que le Seigneur leur est apparu, le Ressuscité lui-même se présente au milieu d'eux. Mais cette présence est troublante. D'un côté, elle les frappe de crainte, au point qu'ils «croyaient voir un esprit» (Lc 24:37) et, de l'autre, son corps percé par les clous et le coup de lance est un témoignage éloquent de ce qu'il s'agit bien de Jésus, celui-là même qui a été crucifié: «Voyez mes mains et mes pieds: c'est bien moi! Touchez-moi, regardez: un esprit n'a pas de chair ni d'os, et vous constatez que j'en ai » (Lc 24:39).

«Sur nous, Seigneur, que s'illumine ton visage!», chante le psaume de la liturgie d'aujourd’hui «Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures» (Lc 24:45). C'est tout à fait urgent. Il faut que les disciples aient une compréhension précise et profonde des Écritures, puisque comme nous le dit Saint Jérôme: «l'ignorance des Écritures c'est l'ignorance du Christ».

Mais cette compréhension de la parole n'est pas quelque chose que l'on puisse débrouiller en privé, entre amis ou entre gens du même bord. Le Seigneur a dévoilé le sens des Écritures à l'Église dans cette communauté Pascale présidée par Pierre et les autres Apôtres, lesquels ont reçu du Maître la mission de «la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations…» (Lc 24:47).

Pour témoigner du vrai Christ il est donc urgent que les disciples apprennent —avant tout— à reconnaître son Corps blessé par la passion. Un ancien auteur nous fait à cet égard la recommandation suivante: «Tout homme qui sait que la Pâques a été sacrifié pour lui, doit comprendre que sa vie commence quand le Christ est mort pour nous sauver». Mais, en outre, l'apôtre doit comprendre de façon intelligente les Écritures, lues à la lumière de l'Esprit de vérité répandu sur l'Église.
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«À la suite de Marie-Madeleine et des premiers disciples, 
continuons aujourd'hui cette chaîne de témoins. 
Tant de personnes découragées et désorientées 
cherchent un sens à leur vie! 
Tant de jeunes surtout crient leur soif de vie, 
leur soif d'amour et de beauté, 
même à travers des comportements violents et destructeurs. 
Tant de personnes cherchent le visage du Ressuscité!»
(Yvon Joseph Moreau)
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Bonne journée
Jean-Yves 

vendredi 17 avril 2015

(197,404) C'est moi. Soyez sans crainte... / Jésus nous montre son pouvoir sur les choses crées...

Bonjour!
Samedi 18 avril 2015


Photo:
Prise au quai de Saint-Jean-Port-Joli - Jean-Yves
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

Texte de l'Évangile (Jn 6,16-21): Le soir venu, les disciples de Jésus descendirent au bord du lac. Ils s'embarquèrent pour gagner Capharnaüm, sur l'autre rive. Déjà il faisait nuit, et Jésus ne les avait pas encore rejoints. Un grand vent se mit à souffler, et le lac devint houleux. Les disciples avaient ramé pendant cinq mille mètres environ, lorsqu'ils virent Jésus qui marchait sur la mer et se rapprochait de la barque. Alors, ils furent saisis de crainte. Mais il leur dit: «C'est moi. Soyez sans crainte». Les disciples voulaient le prendre dans la barque, mais aussitôt, la barque atteignit le rivage à l'endroit où ils se rendaient.
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Commentaire: Abbé Vicenç GUINOT i Gómez (Sitges, Barcelona, Espagne)
C'est moi. Soyez sans crainte
Aujourd'hui Jésus nous déconcerte. Nous étions habitués à un Rédempteur qui, prêt à s'occuper de n'importe quel type d'indigence humaine, n'hésitait pas a avoir recours à son pouvoir divin. Dans les faits, l'action se déroule juste après la multiplication des pains et des poissons pour nourrir la foule affamée. Alors que, maintenant, au contraire, le miracle nous déconcerte. Marcher sur la mer ressemble, plutôt, une action faite pour épater la galerie. Mais, certainement pas! Jésus avait déjà écarté l'emploi de son pouvoir divin pour chercher un éclat ou un profit personnel lorsque, au commencement de sa mission Il avait refusé les tentations du Malin.

En marchant sur les eaux, Jésus-Christ nous montre son pouvoir sur les choses crées. Mais nous pouvons aussi y voir une mise en scène de son pouvoir sur le Malin, représenté par un lac houleux, dans la nuit.

«Soyez sans crainte» (Jn 6,20), leur disait-Il à ce moment-là. «Mais ayez confiance: moi, je suis vainqueur du monde» (Jn 16,33), leur dira-t-il plus tard, dans le Cénacle. Finalement, c'est Jésus qui dit aux femmes le matin du Pâques, après s'être relevé du sépulcre: «N’ayez pas peur». Par le témoignage des Apôtres, nous connaissons sa victoire sur les ennemis de l'homme, le péché et la mort. C'est pourquoi, aujourd'hui, ses paroles résonnent dans nos cœurs avec une force spéciale, car ce sont les paroles de Quelqu'un qui est vivant.

Les mêmes paroles que Jésus adressait à Pierre et aux Apôtres, Jean Paul II, le successeur de Pierre, les répétait au commencement de son Pontificat: «N'ayez pas peur». C'était un appel à ouvrir le cœur, notre existence même, au Rédempteur afin qu'avec Lui nous n'ayons plus peur devant les coups de tabac des ennemis du Christ.

Devant notre fragilité personnelle pour mener à bien les missions que le Seigneur nous confie (une vocation, un projet apostolique, un service...), nous sommes rassurés en apprenant que Marie aussi —créature comme nous— a entendu ces mêmes paroles, dites par l'ange avant de s'affronter à la mission que le Seigneur lui réservait. Apprenons d'elle à accueillir l'invitation de Jésus chaque jour, en chaque circonstance.
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«Le destin des lis des champs 
est de transformer la terre inerte 
en beauté et en parfums, 
de transformer la lumière du soleil en couleurs; 
le destin de l'oiseau qui vole 
est d'être une note vive 
de joie et de liberté dans le ciel; 
le destin de la terre est de devenir un jardin; 
celui de l'homme est de grandir 
vers plus de conscience, plus de liberté, plus d'amour, 
en portant avec lui tout le créé 
dans la paix et dans la claire luminosité 
des fils de Dieu.»
Ermes Ronchi)
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Bonne journée!
Jean-Yves 

jeudi 16 avril 2015

(197,241) Un jeune a cinq pains d'orge et deux poissons... / le Christ est présent comme un don offert...

Bonjour!
Vendredi 17 avril 2015


Photo:
Les tulipes seront bientôt là... (Jean-Yves)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Jn 6,1-15): Après cela, Jésus passa de l'autre côté du lac de Tibériade (appelé aussi mer de Galilée). Une grande foule le suivait, parce qu'elle avait vu les signes qu'il accomplissait en guérissant les malades. Jésus gagna la montagne, et là, il s'assit avec ses disciples. C'était un peu avant la Pâque, qui est la grande fête des Juifs. Jésus leva les yeux et vit qu'une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe: «Où pourrions-nous acheter du pain pour qu'ils aient à manger?». Il disait cela pour le mettre à l'épreuve, car lui-même savait bien ce qu'il allait faire. Philippe lui répondit: «Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun ait un petit morceau de pain». Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit: «Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons, mais qu'est-ce que cela pour tant de monde!». 

Jésus dit: «Faites-les asseoir». Il y avait beaucoup d'herbe à cet endroit. Ils s'assirent donc, au nombre d'environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains, et, après avoir rendu grâce, les leur distribua; il leur donna aussi du poisson, autant qu'ils en voulaient. Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples: «Ramassez les morceaux qui restent, pour que rien ne soit perdu». Ils les ramassèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux qui restaient des cinq pains d'orge après le repas. A la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient: «C'est vraiment lui le grand Prophète, celui qui vient dans le monde». Mais Jésus savait qu'ils étaient sur le point de venir le prendre de force et faire de lui leur roi; alors de nouveau il se retira, tout seul, dans la montagne.
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Commentaire: Abbé Llucià POU i Sabater (Granada, Espagne)
Il disait cela pour le mettre à l'épreuve, car lui-même savait bien ce qu'il allait faire

Aujourd'hui nous lisons le récit de la multiplication des pains: «Alors Jésus prit les pains, et, après avoir rendu grâce, les leur distribua; il leur donna aussi du poisson, autant qu'ils en voulaient. Quand ils eurent mangé à leur faim» (Jn 6,11). La fatigue des apôtres devant une telle foule affamée nous fait penser à une multitude actuelle, non pas affamée physiquement, mais pire encore: affamée et éloignée de Dieu, souffrant d'une “anorexie spirituelle”, qui l'empêche de participer à la Pâque et d'apprendre à connaître Jésus. Nous ne savons pas comment nourrir une telle quantité de gens… Mais il flotte dans cette lecture un air d'espérance: peu importe le manque de nos recours ce qui est essentiel ce sont les recours surnaturels, ne soyons pas “réalistes” mais soyons “confiants” en Dieu. C'est ainsi que quand Jésus demande à Philippe où ils pourraient acheter du pain «Il disait cela pour le mettre à l'épreuve, car lui-même savait bien ce qu'il allait faire» (Jn 6,5-6). Jésus attend que nous ayons confiance en Lui.

En contemplant ces “signes des temps”, nous ne voulons pas la passivité (paresse, langueur par manque d'énergie…), mais l'espérance: afin d'accomplir un miracle le Seigneur attend l'engagement des disciples ainsi que la générosité du jeune homme qui fait don des pains et de quelques poissons. Jésus augmente notre foi, obéissance et audace, même si nous ne voyons pas immédiatement le fruit de notre travail, comme le paysan qui ne voit pas la pousse après la semence. «Ayons donc foi, sans nous laisser dominer par le découragement, sans nous arrêter à des calculs purement humains. Pour surmonter les obstacles, il nous faut commencer à travailler, en nous mettant à l'ouvrage à fond, afin que notre effort lui-même nous amène à ouvrir de nouveaux sentiers» (Saint Josemaría), qui apparaîtront de manière insoupçonnée.

N'attendons pas le moment idéal pour donner de notre mieux: il faut le faire maintenant, car Jésus n'attend que notre réponse pour accomplir son miracle. «Les difficultés qui sont présentes en ce début de millénaire dans le monde moderne nous laissent penser que seule l'intervention divine peut nous donner l'espérance d'un futur moins sombre», écrivit Jean Paul II. Alors, accompagnons la Sainte Vierge avec le Rosaire, car son intercession a été évidente aux moments les plus délicats de l'histoire de l'humanité.
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«Le Christ de Pâques est bien présent dans notre monde, 
mais présent comme un don offert. 
Sa présence fait signe à ceux et celles qui aiment, 
comme ceux et celles qui aiment 
savent reconnaître les signes de l'amour 
qui a changé leur vie et les fait vibrer.»
(Yvon Joseph Moreau)
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Bonne journée!
Jean-Yves