samedi 14 février 2026

«Je ne suis pas venu abolir [la Loi], mais accomplir» / (593,242)

 Bonjour!

Dimanche 15 février 2026

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche.


 (Mt 5,17-37): «Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes: je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis: Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas une lettre, pas un seul petit trait ne disparaîtra de la Loi jusqu'à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le Royaume des cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des cieux. Je vous le dis en effet: Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux.

»Vous avez appris qu'il a été dit aux anciens: 'Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu'un commet un meurtre, il en répondra au tribunal'. Eh bien moi, je vous dis: Tout homme qui se met en colère contre son frère en répondra au tribunal. Si quelqu'un insulte son frère, il en répondra au grand conseil. Si quelqu'un maudit son frère, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande sur l'autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Accorde-toi vite avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu'on ne te jette en prison. Amen, je te le dis: tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier sou.

»Vous avez appris qu'il a été dit: 'Tu ne commettras pas d'adultère'. Eh bien moi, je vous dis: Tout homme qui regarde une femme et la désire a déjà commis l'adultère avec elle dans son cœur. Si ton œil droit entraîne ta chute, arrache-le et jette-le loin de toi: car c'est ton intérêt de perdre un de tes membres, et que ton corps tout entier ne soit pas jeté dans la géhenne. Et si ta main droite entraîne ta chute, coupe-la et jette-la loin de toi: car c'est ton intérêt de perdre un de tes membres, et que ton corps tout entier ne s'en aille pas dans la géhenne.

»Il a été dit encore: 'Si quelqu'un renvoie sa femme, qu'il lui donne un acte de répudiation'. Eh bien moi, je vous dis: Tout homme qui renvoie sa femme, sauf en cas d'union illégitime, la pousse à l'adultère ; et si quelqu'un épouse une femme renvoyée, il est adultère. Vous avez encore appris qu'il a été dit aux anciens: Tu ne feras pas de faux serments, mais tu t'acquitteras de tes serments envers le Seigneur. Eh bien moi, je vous dis de ne faire aucun serment, ni par le ciel, car c'est le trône de Dieu, ni par la terre, car elle est son marchepied, ni par Jérusalem, car elle est la Cité du grand Roi. Et tu ne jureras pas non plus sur ta tête, parce que tu ne peux pas rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir. Quand vous dites 'oui', que ce soit un 'oui', quand vous dites 'non', que ce soit un 'non'. Tout ce qui est en plus vient du Mauvais».

«Je ne suis pas venu abolir [la Loi], mais accomplir»

Abbé Givanildo dos SANTOS Ferreira(Brasilia, Brsil)

Aujourd'hui, Jésus nous dit «je ne suis pas venu abolir, mais accomplir» (Mt 5,17). Qu'est-ce que la Loi? Qu'est-ce que les Prophètes? Par Loi et Prophètes, nous comprenons deux ensembles de livres de l'Ancien Testament. La Loi se réfère aux écritures attribuées à Moise, les Prophètes comme le nom l'indique, sont les écritures des prophètes et des livres de la sagesse.

Dans l'Évangile d'aujourd'hui, Jésus fait référence à ce que nous considérons comme le résumé du code moral de l'Ancien Testament: les commandements de la Loi de Dieu. Selon la pensée de Jésus, la Loi ne se résume pas uniquement aux principes purement extérieurs. Non. La Loi n'est pas une contrainte qui nous vient de l'extérieur. Au contraire. A vrai dire, la Loi de Dieu correspond à l'idéal de perfection qui réside dans le cœur de chaque être humain. C'est pour cette raison que celui qui agit selon ces commandements sent non seulement qu'il a réalisé ses aspirations humaines mais qu'il a atteint également la perfection chrétienne, ou comme le dit Jésus, la perfection du Royaume des Cieux: «celui qui les observera et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des cieux» (Mt 5,19).

«Eh bien moi, je vous dis» (Mt 5,22). L'accomplissement de la Loi ne se limite pas à respecter celle-ci mot à mot, car "la lettre tue, mais l'Esprit donne la vie" (2Cor 3,6). C'est dans ce sens que Jésus utilise son autorité pour interpréter la Loi dans un contexte plus authentique. Dans l'interprétation de Jésus, la Loi est amplifiée jusqu'à sa dernière ramification: le respect de la vie s'unit à l'éradication de la haine, de la vengeance et de l'offense; la chasteté du corps passe par la fidélité et par l'indissolubilité, la sincérité de la parole donnée passe par le respect des pactes. En accomplissant la Loi, Jésus «manifeste pleinement l’homme à lui-même et lui découvre la sublimité de sa vocation» (Concile Vatican II).

Par son exemple, Jésus nous invite à la perfection de la vie chrétienne qui accomplit par des actes ce qu'elle prêche en paroles.



 Bon dimanche!

Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Dieu n’accepte pas le sacrifice de ceux qui causent la désunion : Dieu veut être apaisé par des prières pour la paix. L’obligation la plus belle pour Dieu est notre paix, notre concorde » (Saint Cyprien)

  • « Prier pour celui dont nous sommes irrités est un beau pas en amour, et c’est un acte évangélisateur » (François)

  • « "N’ayez de dettes envers personne sinon celle de l’amour mutuel” (Rm 13,8). La Communion de la Trinité Sainte est la source et le critère de la vérité de toute relation […]» (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 2.845)

vendredi 13 février 2026

«Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? / »(592,977)

 Bonjour!

Samedi 14 février 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.

(Mt 20,20-28): Alors la mère de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, s'approcha de Jésus avec ses fils et se prosterna pour lui faire une demande. Jésus lui dit: «Que veux-tu?». Elle répondit: «Voilà mes deux fils: ordonne qu'ils siègent, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton Royaume». Jésus répondit: «Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire?». Ils lui dirent: «Nous le pouvons». Il leur dit: «Ma coupe, vous y boirez; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder; il y a ceux pour qui ces places sont préparées par mon Père».

Les dix autres avaient entendu, et s'indignèrent contre les deux frères. Jésus les appela et leur dit: «Vous le savez: les chefs des nations païennes commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi: celui qui veut devenir grand sera votre serviteur; et celui qui veut être le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude».

«Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? »

Mgr. Octavio RUIZ Arenas Secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de la Nouvelle Evangélisation(Città del Vaticano, Saint-Sige)

Aujourd'hui, l'épisode que nous raconte ce passage de l'Evangile nous met face à une situation qui arrive assez souvent dans les diverses communautés chrétiennes. En effet, Jean et Jacques ont fait preuve de générosité en abandonnant leur maison et leurs filets de pêche pour suivre Jésus. Ils ont entendu le message du Seigneur annonçant un Royaume et offrant la vie éternelle, mais ils n'arrivent toujours pas à comprendre la dimension de ce que propose le Seigneur et c'est pour cela que leur mère demande quelque chose de bon mais qui reste au niveau des aspirations purement humaines : "ordonne qu'ils siègent, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton Royaume". (Mt 20,21)

De la même manière, nous entendons et suivons le Seigneur, comme l'ont fait les premiers disciples, mais parfois nous n'arrivons pas à saisir l'exactitude de son message et nous nous laissons emporter par des intérêts personnels ou des ambitions à l'intérieur de l'Eglise. Nous oublions qu'en acceptant le Seigneur, nous devons nous donner à Lui entièrement et avec confiance, que nous ne pouvons pas penser à obtenir la gloire sans accepter d'abord la croix.

La réponse de Jésus met précisément l'accent sur cet aspect: pour faire partie de son Royaume, l'important c'est d'accepter de boire de la même "coupe" (cf. Mt 20,22), c'est-à-dire, être prêts à donner nos vies pour l'amour de Dieu et nous consacrer au service de nos frères, avec la même attitude miséricordieuse que Jésus. Dans sa première homélie, le pape François souligné que pour suivre le chemin de Jésus il faut porter sa croix, car " Quand nous marchons sans la Croix, quand nous édifions sans la Croix, quand nous confessons un Christ sans Croix, nous ne sommes pas des disciples du Seigneur."

Suivre Jésus exige, par conséquent, une grande humilité de notre part. Depuis le baptême nous avons été appelés à être ses témoins afin de transformer le monde. Mais nous ne réussirons cette transformation que si nous pouvons être les serviteurs des autres, dans un esprit de grande générosité et de dévouement, mais toujours dans la joie de suivre le Seigneur et de faire ressentir sa présence.


Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « C’est comme si Jésus leur disait : vous me parlez d’honneurs et de couronnes, mais moi je vous parle de combats et de fatigues. Ce n’est pas l’heure des récompenses » (Saint Jean Chrysostome)

  • « La tentation du christianisme sans la croix, une Eglise à mi-chemin, qui ne veut pas arriver là où le Père veut, c’est la tentation du triomphalisme. Nous voulons la victoire d’aujourd’hui, sans aller à la croix, une victoire mondaine, une victoire raisonnable » (François)

  • « En ceci consiste la rédemption du Christ : il "est venu donner sa vie en rançon pour la multitude" (Mt 20, 28), c’est-à-dire "aimer les siens jusqu’à la fin" (Jn 13, 1) pour qu’ils soient "affranchis de la vaine conduite héritée de leurs pères" » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 622)

  • Bonne journée!

  • Bonne Saint-Valentin!

  • Jean-Yves

jeudi 12 février 2026

« Effatha, ouvre-toi » - (592,833)

 Bonjour!

Vendredi 13 février 2026



Voici la Parole de Dieu de ce jour.

Marc 7, 31-37


En ce temps-là, Jésus quitta le territoire de Tyr ; passant par Sidon, il prit la direction de la mer de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole. Des gens lui amènent un sourd qui avait aussi de la difficulté à parler, et supplient Jésus de poser la main sur lui. Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, avec sa salive, lui toucha la langue. Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit : « Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! » Ses oreilles s’ouvrirent ; sa langue se délia, et il parlait correctement. Alors Jésus leur ordonna de n’en rien dire à personne ; mais plus il leur donnait cet ordre, plus ceux-ci le proclamaient. Extrêmement frappés, ils disaient : « Il a bien fait toutes choses : il fait entendre les sourds et parler les muets. » 

Méditation

Frère Vincent Löning

Frère Vincent Löning

Couvent Saint-Pierre-martyr à Strasbourg

« Effatha, ouvre-toi »


Jésus circule en territoire païen : Tyr, Sidon, la Décapole. La Galilée voisine, « Galilée des nations », comme l’appellent avec dédain les habitants de Jérusalem, n’est guère plus convenable pour un juif pieux ! Pourtant, c’est là que Jésus se rend afin d’accomplir des miracles. Dans ce genre de région, on s’intéresse sans doute moins au prédicateur qu’au thaumaturge. Peu importe ses enseignements, peu importe ce qu’en pensent les autorités religieuses, du moment qu’on peut recevoir une bénédiction, une délivrance ou une guérison.

Mais les miracles de Jésus, comme sa prédication, passent par la Parole. Jésus parle – non pas au sourd directement, mais à son oreille – et il dit : « Effatha, ouvre-toi ! » C’est alors que le signe a lieu. Quand Jésus parle, l’oreille n’est plus un simple objet – elle devient le sujet de l’action. Les oreilles s’ouvrent, la langue se délie. Jésus aurait pu dire à l’oreille : « Je t’ouvre », ou comme un médecin il aurait pu l’ouvrir d’un simple geste, sans dire un mot. Mais il ne se contente pas d’agir ainsi. Jésus entre en dialogue avec l’oreille. Entrer en dialogue, c’est reconnaître l’existence propre de l’autre, c’est refuser la manipulation. L’oreille de cet homme n’est pas un simple instrument : elle appartient à son corps, elle fait partie de lui. Par ce simple dialogue, Jésus « répare » ce qui va mal et commence par rendre à cet homme sourd sa dignité. Si nous le voulons, nous pouvons aussi entrer dans ce dialogue, écouter Jésus et entendre sa Parole qui guérit. Prêtons l’oreille de notre cœur !


Bonne journée!
Jean-Yves


mercredi 11 février 2026

«Elle vint se jeter à ses pieds… elle lui demandait d'expulser le démon hors de sa fille» / (592,672)

 Bonjour!

Jeudi 12 février 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.


Texte de l'Évangile (Mt 20,20-28): Alors la mère de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, s'approcha de Jésus avec ses fils et se prosterna pour lui faire une demande. Jésus lui dit: «Que veux-tu?». Elle répondit: «Voilà mes deux fils: ordonne qu'ils siègent, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton Royaume». Jésus répondit: «Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire?». Ils lui dirent: «Nous le pouvons». Il leur dit: «Ma coupe, vous y boirez; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder; il y a ceux pour qui ces places sont préparées par mon Père».

Les dix autres avaient entendu, et s'indignèrent contre les deux frères. Jésus les appela et leur dit: «Vous le savez: les chefs des nations païennes commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi: celui qui veut devenir grand sera votre serviteur; et celui qui veut être le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude».

«Elle vint se jeter à ses pieds… elle lui demandait d'expulser le démon hors de sa fille»

Abbé Enric CASES i Martín(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, on nous montre la foi d'une femme qui n'appartenait pas au peuple choisi, mais qui croyait que Jésus pouvait guérir sa fille. En effet, cette mère de famille: «était païenne, de nationalité syro-phénicienne, et elle lui demandait d'expulser le démon hors de sa fille» (Mc 7,26). La douleur et l'amour la font demander avec insistance, sans se soucier du mépris, des retards, de l'indignité subis. Et elle obtient gain de cause, puisque: «Elle rentra à la maison, et elle trouva l'enfant étendue sur le lit: le démon était sorti d'elle». (Mc 7,30)

Saint Augustin disait que nombreux sont ceux qui n'obtiennent pas ce qu'ils veulent car ils sont «aut mali, aut male, aut mala». Ou ils sont mauvais et ce qu'ils devraient demander d'abord c'est de devenir bons; ou bien, ils demandent d'une mauvaise manière, sans insistance, au lieu de le faire avec patience, humilité, foi et par amour; ou ils demandent des choses mauvaises qui, s'ils les recevaient, nuiraient à l'âme ou au corps ou aux autres. Il faut, donc, s'efforcer de demander d'une bonne manière. Cette femme syro-phénicienne est une bonne mère, elle demande quelque chose de bon («d'expulser le démon hors de sa fille») et elle le demande bien («elle vint se jeter à ses pieds»).

Le Seigneur nous pousse à utiliser avec persévérance la prière de la requête. C'est clair, qu'il existe d'autres types de prières —l'adoration, la expiation, la prière de gratitude—, mais Jésus insiste sur le fait qu'il faut pratiquer beaucoup la prière de la requête.

Pourquoi? Il doit y avoir beaucoup de raisons: parce que nous avons besoin de l'aide de Dieu pour atteindre nos objectifs, parce qu'elle exprime espérance et amour, parce qu'elle proclame notre foi. Mais il existe une autre raison que nous ne prenons pas tellement en compte: Dieu veut que les choses soient un peu comme nous les voulons. De cette manière, notre prière —qui est un acte libre— unie à la liberté toute puissante de Dieu, fait que le monde soit comme Dieu le veut et un peu comme nous le voulons. Le pouvoir de la prière est vraiment merveilleux!


Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Quand notre prière n’est pas écoutée c’est parce que nous demandons mal, avec peu de foi ou sans persévérance, ou avec peu d’humilité » (Saint Augustin)

  • « Jésus loue la femme syro-phénicienne qui lui demande avec insistance la guérison de sa fille. Cette insistance est sans doute très épuisante, mais ceci est une attitude de la prière. Sainte Thérèse parle de la prière comme une négociation avec le Seigneur » (François)

  • « De même que Jésus prie le Père et rend grâces avant de recevoir ses dons, Il nous apprend cette audace filiale : Tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous l’avez déjà reçu´ (Mc 11,24). Telle est la force de la prière,tout est possible à celui qui croit´ (Mc 9,23), d’une foi `qui n’hésite pas´ (Mt 21,22) (...) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 2.610)

Bonne journée!

jean-Yves

mardi 10 février 2026

Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. »(592,482)

 BONJOUR!

Mercredi 11 février 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.

Marc 7, 14-23


En ce temps-là, appelant de nouveau la foule, Jésus lui disait : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. »
Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l’interrogeaient sur cette parabole. Alors il leur dit : « Êtes-vous donc sans intelligence, vous aussi ? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans l’homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, parce que cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, pour être éliminé ? » C’est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments.
Il leur dit encore : « Ce qui sort de l’homme, c’est cela qui le rend impur. Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. »

Méditation

Frère Antoine de la Fayolle

Frère Antoine de la Fayolle

Couvent Saint-Anne à Rennes

La folie de Dieu


L’usage que nous avons du rite ne permet pas forcément de réaliser le projet pour lequel il est conçu. Nous savons très bien qu’il ne suffit pas de dire bonjour à quelqu’un pour vouloir que la personne passe effectivement une bonne journée. Il ne suffit pas de demander ‘comment vas-tu ?’ pour réellement s’intéresser à la personne que nous interrogeons.

C’est ce qu’évoque Jésus avec les pharisiens et les apôtres qui, eux, ne voient pas le problème ! Une chose est l’action posée, autre chose les dispositions intérieures qui la motivent. Pour eux, le respect de la loi rend pur. Pour Jésus, le respect de la loi ne remplace pas l’amour pour le prochain. C’est l’amour du prochain et la justice qui priment. C’est pourquoi il guérit le jour du sabbat, il ne craint pas de toucher des personnes impures, il fréquente les ivrognes, les pécheurs et les gloutons.

Jésus fait de la miséricorde et de l’amour du prochain la nouvelle norme. Il invite les disciples à faire de même. Les occasions d’aimer ne manquent pas : j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’avais soif, j’étais étranger, j’étais nu, j’étais malade, j’étais en prison…. Souvenez-vous de tous ces fous de Dieu qui ont vécu les béatitudes : François d’Assise, Catherine de Sienne…. En eux se retrouve l’amour déraisonnable de Dieu pour le monde !

Aujourd’hui, rejoignons ce cœur de Dieu, soyons de ces mains qui prennent soin des hommes et des femmes qui sont à côté de nous, de nos proches, de nos prochains - quitte à passer un peu pour des fous.     

Bonne journée!
Jean-Yves                             

lundi 9 février 2026

« Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas avec des mains impures. » - (592,397)

 Bonjour!

Mardi 10 février 2026



Voici la Parole de Dieu de ce jour.

Marc 7, 1-13


En ce temps-là, les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, se réunissent auprès de Jésus, et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées. – Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, par attachement à la tradition des anciens ; et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d’autres pratiques : lavage de coupes, de carafes et de plats.
Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas avec des mains impures. » Jésus leur répondit : « Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites, ainsi qu’il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. C’est en vain qu’ils me rendent un culte ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains. Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes. » Il leur disait encore : « Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour établir votre tradition. En effet, Moïse a dit : Honore ton père et ta mère. Et encore : Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort. Mais vous, vous dites : Supposons qu’un homme déclare à son père ou à sa mère : “Les ressources qui m’auraient permis de t’aider sont korbane , c’est-à-dire don réservé à Dieu”, alors vous ne l’autorisez plus à faire quoi que ce soit pour son père ou sa mère ; vous annulez ainsi la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez. Et vous faites beaucoup de choses du même genre. » 

Méditation

Frère Philippe Jeannin

Frère Philippe Jeannin

Couvent Saint-Pierre-martyr à Strasbourg

Tradition ou trahison ?


S’il est recommandé et nécessaire de se laver les mains avant de passer à table ou lors d’épidémie de gastro ou de covid, certains peuvent en faire trop dans le lavage des mains, par TOC ou ritualisme religieux… Attention, une obsession de pureté peut masquer son contraire !

Jésus dénonce à la fois notre rapport au sacré et au péché… et notre duplicité. Parfois nous nous référons à la tradition - quand ça nous arrange – en délaissant le commandement de Dieu : l’amour du prochain.

Car ce sont d’abord nos intentions, nos calculs qui sont impurs, avant nos actions. Rappelons-nous : « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras pas d’adultère. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur. » (Mt 5, 27-28)

Le péché, la faute, l’impur naissent d’abord dans nos pensées, au fond de notre cœur, et sont parfois plus dangereux que le passage à l’acte qu’ils commandent. C’est en amont, au niveau des intentions et du cœur, que Jésus souhaite notre urgente conversion. C’est à la racine de nous-mêmes qu’il veut nous rejoindre pour nous libérer de l’emprise du péché.

« Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. » Et mon cœur à moi, où est-il en vérité ?  
   
Bonne journée!
Jean-Yves                                


dimanche 8 février 2026

Voici le corps livré pour nous

Bonjour!

Lundi 9 février 2026



Voici la Parole de Dieu de ce jour. 

Marc 6, 53-56


En ce temps-là, après la traversée, abordant à Génésareth Jésus et ses disciples accostèrent. Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus : ils parcoururent toute la région, et se mirent à apporter les malades sur des brancards là où l’on apprenait que Jésus se trouvait. Et dans tous les endroits où il se rendait, dans les villages, les villes ou les campagnes, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés. 

Méditation

Frère Lionel Gentric

Frère Lionel Gentric

Couvent Saint-Jacques à Paris

Voici le corps livré pour nous


Une rumeur et c’est l’effervescence. « Jésus arrive, il paraît qu’il arrive ! » et c’est l’ébullition. On s’organise pour l’impossible. Les gens affluent, tâchent de repérer le meilleur spot, réservent leur emplacement. Les places sont bientôt prises d’assaut, noires de monde. Les malades sont installés aux premiers rangs.

Génésareth n’est guère loin de Capharnaüm, quelques kilomètres tout au plus, mais Jésus n’est pas familier de ce lieu. Son visage y est-il connu ? Les gens du coin l’ont-ils déjà entendu prêcher ? Pas sûr. L’Évangile ne situe à Génésareth aucun autre épisode de la vie publique de Jésus.

Il faut croire que sa réputation l’a précédé.

Une chose frappe : Jésus, dans cet épisode, est passif. Il ne dit rien, ne fait rien, sinon consentir à ce que les malades touchent la frange de son manteau. Et encore ! Ce consentement n’est établi par l’évangile que parce que les gens lui demandent la permission de toucher son vêtement. Jésus maîtrise à peine le cours des événements. Lui, le maître, est comme dépassé par ce qui, à travers lui, se communique.

Il est livré, donné, pour le salut du monde, pour la vie du monde. « Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. » (Jn 3, 17)


Bonne journée!
Jean-Yves