lundi 13 avril 2026

: « Il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. » / (605,542)

 Bonjour!

Mardi 14 avril 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour

Jean 3, 7b-15


En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. » Nicodème reprit : « Comment cela peut-il se faire ? » Jésus lui répondit : « Tu es un maître qui enseigne Israël et tu ne connais pas ces choses-là ? Amen, amen, je te le dis : nous parlons de ce que nous savons, nous témoignons de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage. Si vous ne croyez pas lorsque je vous parle des choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses du ciel ? Car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. » 

Méditation

Frère Benoît Ente

Frère Benoît Ente

Couvent de la Croix et de la Miséricorde à Évry

Voir Dieu


En maître de théologie qui assume ses actes, Nicodème vient voir Jésus… de nuit ! Heureux choix car en ce moment particulier, Jésus se laisse aller à des révélations qui touchent au cœur de son mystère. Renaître, c'est-à-dire devenir un être nouveau. Cette nouveauté saisit la totalité de notre vie et commence aujourd'hui. C’est l'ambition de Jésus et l'œuvre de l'Esprit en nous. C’est pour réaliser ce projet que Jésus doit être élevé sur la croix. Pourquoi faut-il en passer par là ?

Jésus se compare au serpent d'airain élevé par Moïse au désert. Il suffisait de tourner son regard vers lui pour être guéri. Il en est de même pour nous lorsque nous tournons notre regard vers la croix. Que voyons-nous, sinon le cœur de notre foi : un homme persécuté jusqu'à la mort, incapable de haïr, de maudire ou de damner. Nous voyons l'amour mis à nu, porté à son sommet, et dans cet homme, nous devinons notre origine, Dieu qui nous a créés par amour. Dans ce même amour, il rejoint notre humanité là où elle a le plus mal, au cœur de sa déréliction.

Lorsque je vois l'amour d'un frère, d'une sœur, d'un époux, d'une épouse ou d'un enfant, je vis de cet amour et il me transforme. De même, voir en Jésus élevé sur la croix un amour infini pour nous, d'une certaine manière, c'est déjà en vivre et entrer dans une autre vie, celle d'enfant de Dieu, celle de ressuscité




Bonne journée!
Jean-Yves

dimanche 12 avril 2026

«Amen, amen, je te le dis: personne, à moins de renaître, ne peut voir le règne de Dieu» (605,270)

Bonjour!

Lundi 13 avril 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.

 Il y avait un pharisien nommé Nicodème; c'était un notable parmi les Juifs. Il vint trouver Jésus pendant la nuit. Il lui dit: «Rabbi, nous le savons bien, c'est de la part de Dieu que tu es venu nous instruire, car aucun homme ne peut accomplir les signes que tu accomplis si Dieu n'est pas avec lui». Jésus lui répondit: «Amen, amen, je te le dis: personne, à moins de renaître, ne peut voir le règne de Dieu».

Nicodème lui répliqua: «Comment est-il possible de naître quand on est déjà vieux? Est-ce qu'on peut rentrer dans le sein de sa mère pour naître une seconde fois?». Jésus répondit: «Amen, amen, je te le dis: personne, à moins de naître de l'eau et de l'Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair n'est que chair; ce qui est né de l'Esprit est esprit. Ne sois pas étonné si je t'ai dit qu'il vous faut renaître. Le vent souffle où il veut : tu entends le bruit qu'il fait, mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né du souffle de l'Esprit».
8): Il y avait un pharisien nommé Nicodème; c'était un notable parmi les Juifs. Il vint trouver Jésus pendant la nuit. Il lui dit: «Rabbi, nous le savons bien, c'est de la part de Dieu que tu es venu nous instruire, car aucun homme ne peut accomplir les signes que tu accomplis si Dieu n'est pas avec lui». Jésus lui répondit: «Amen, amen, je te le dis: personne, à moins de renaître, ne peut voir le règne de Dieu».

Nicodème lui répliqua: «Comment est-il possible de naître quand on est déjà vieux? Est-ce qu'on peut rentrer dans le sein de sa mère pour naître une seconde fois?». Jésus répondit: «Amen, amen, je te le dis: personne, à moins de naître de l'eau et de l'Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair n'est que chair; ce qui est né de l'Esprit est esprit. Ne sois pas étonné si je t'ai dit qu'il vous faut renaître. Le vent souffle où il veut : tu entends le bruit qu'il fait, mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né du souffle de l'Esprit».



Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui un des «notables» (Jn 3,1) va à la rencontre de Jésus. L'Evangile nous dit que la rencontre a lieu pendant la nuit: que diraient ses compagnons s'ils étaient au courant de cette rencontre? Dans l'enseignement de Jésus nous découvrons une catéchèse de baptême qui circulait probablement à l'époque dans la communauté de l'Évangilisateur.

Il y a quelques jours nous célébrions la veillée pascale. Une partie de cette veillée comprend la célébration du baptême, la Pâque, le passage de la mort à la vie. La bénédiction solennelle de l'eau et le renouvellement des promesses du baptême sont des points clés de cette nuit sacrée.

Dans le rituel du baptême il y a une immersion dans l'eau (symbole de la mort), et une émergence de l'eau (image d'une vie nouvelle). Nous sommes immergés avec le péché originel et nous émergeons renouvelés. C'est cela que Jésus appelle «renaître» (cf. Jn 3,3). C'est cela “naître de l'eau”, “naître de l'esprit” ou “du souffle du vent”…

Eau et Esprit voilà les symboles employés par Jésus. Les deux expriment l'action de l'Esprit Saint qui purifie et donne la vie, qui nettoie et ranime, qui étanche la soif et respire, qui adoucit et parle. Eau et Esprit sont une et même chose.

En revanche, Jésus parle également de l'opposition de la chair et de l'esprit: «Ce qui est né de la chair n'est que chair; ce qui est né de l'Esprit est esprit» (Jn 3,6). L'homme charnel naît quand il apparaît ici-bas. Mais l'homme spirituel meurt dans sa chair et naît au moment du Baptême, ce qui veut dire renaître. Une belle formule de Saint Paul pourrait devenir notre sujet de réflexion et d'action, surtout en cette époque pascale: «Ne le savez-vous donc pas: nous tous, qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c'est dans sa mort que nous avons été baptisés. Si, par le baptême dans sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c'est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, de même que le Christ, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d'entre les morts» (Rm 6,3-4).

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Cette densité de sagesse et de science de Dieu est si profonde et immense que, bien que l’âme la connaisse de mieux en mieux, elle peut toujours en approfondir sa connaissance » (Saint Jean de la Croix)

  • « Une annonce renouvelée offre aux croyants ainsi qu’aux âmes tièdes et aux non pratiquants, une nouvelle joie dans la foi et la fécondité évangélisatrice. Le Christ est l’Evangile éternel » (Ap 14,6), et le "même hier et aujourd’hui et pour toujours" ; sa richesse et sa beauté sont inépuisables » (François)

  • « "Devenir enfant" par rapport à Dieu est la condition pour entrer dans le Royaume ; pour cela il faut s’abaisser, devenir petit ; plus encore : il faut " naître d’en haut" (Jn 3,7), "naître de Dieu" pour "devenir enfants de Dieu" (Jn 1,12) (…) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 52

 "L'enfer c'est l'échec de Dieu en nous." (Maurice Zundel)

Bonne journée!

Jean-Yves

 

samedi 11 avril 2026

« Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis » (605,007)

Bonjour!

Dimanche 12 avril 2026

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche. 


 (Jn 20,19-31): Ce même soir, le premier jour de la semaine, les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d'eux. Il leur dit: «La paix soit avec vous!». Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau: «La paix soit avec vous! De même que le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie». Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit: «Recevez l'Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus».

Or, l'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie: Jumeau) n'était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient: «Nous avons vu le Seigneur!». Mais il leur déclara: «Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas!».

Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d'eux. Il dit: «La paix soit avec vous!». Puis il dit à Thomas: «Avance ton doigt ici, et vois mes mains; avance ta main, et mets-la dans mon côté: cesse d'être incrédule, sois croyant». Thomas lui dit alors: «Mon Seigneur et mon Dieu!». Jésus lui dit: «Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu».

Il y a encore beaucoup d'autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas mis par écrit dans ce livre. Mais ceux-là y ont été mis afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et afin que, par votre foi, vous ayez la vie en son nom.

« Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis »

Abbé Fernando VÁZQUEZ-DODERO Romero(Terrassa, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l’Église nous invite à célébrer la miséricorde du Seigneur, cet amour immense et délicat de Dieu, qui nous aime malgré notre petitesse. Tout au long de la Semaine sainte, nous avons contemplé jusqu’où peut aller notre misère et, surtout, combien l’amour de Dieu est grand et miséricordieux.

Dans l’Évangile d’aujourd’hui, nous trouvons un nouveau signe que son amour veut atteindre même les recoins les plus obscurs de notre cœur. Nous contemplons comment Jésus-Christ veut pardonner les péchés à travers ses disciples : « Recevez l'Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis » (Jn 20,23). Dieu nous aime à tel point qu’il désire toujours nous pardonner. Il veut se rendre présent dans toute notre vie et dans notre histoire ; il veut descendre jusqu’à la profondeur de notre péché pour nous aimer et nous transformer entièrement, en tout ce qui concerne notre personne.

Le pape Léon XIV, contemplant le Samedi saint, disait : « C’est le jour où le ciel visite la terre plus profondément. C'est le moment où chaque recoin de l'histoire humaine est touché par la lumière de Pâques. Et si le Christ a pu descendre jusque-là, rien ne peut être exclu de sa rédemption. Pas même nos nuits, pas même nos fautes les plus anciennes, pas même nos liens brisés. Il n'y a pas de passé si détérioré, il n'y a pas d'histoire si compromise qui ne puisse être touchée par la miséricorde ».

Tel est l’amour de Dieu : un amour sans pareil, qui embrasse notre misère et veut nous pardonner pour nous ramener toujours à la lumière. Et il veut le faire d’une manière encore plus surprenante : « De même que le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie » (Jn 20,21). Autrement dit, il veut le faire à travers l’Église, par le moyen d’autres hommes — les prêtres — eux aussi pécheurs, comme celui qui se confesse, mais appelés à être témoins et instruments de sa miséricorde.

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Et toi, oh Seigneur, qui voit nettement de tes yeux les abîmes de la conscience humaine, que pourrais-tu ne pas découvrir de moi, même si je refusais de te le confesser ? » (Saint Augustin)

  • « Souvent nous pensons qu’aller nous confesser c’est comme aller chez le teinturier. Mais Jésus, dans le confessionnal, ce n’est pas la teinturerie. La confession est une rencontre avec Jésus qui nous attend comme nous sommes » (François)

  • « Le Christ agit en chacun des sacrements. Il s’adresse personnellement à chacun des pécheurs : " Mon enfant, tes péchés sont remis " (Mc 2, 5) ; il est le médecin qui se penche sur chacun des malades qui ont besoin de lui pour les guérir ; il les relève et les réintègre dans la communion fraternelle. La confession personnelle est donc la forme la plus significative de la réconciliation avec Dieu et avec l’Église » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 1.484)

  • Bon dimanche!

  • Jean-Yves



vendredi 10 avril 2026

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«Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création» _ 605,006

 Bonjour!

Samedi 11 avril 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



 (Mc 16,9-15): Ressuscité de grand matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d'abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons. Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s'affligeaient et pleuraient. Quand ils entendirent qu'il était vivant et qu'elle l'avait vu, ils refusèrent de croire. Après cela, il se manifesta sous un aspect inhabituel à deux d'entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne. Ceux-ci revinrent l'annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus. Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu'ils étaient à table: il leur reprocha leur incrédulité et leur endurcissement parce qu'ils n'avaient pas cru ceux qui l'avaient vu ressuscité. Puis il leur dit: «Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création».

Commentaire: Père Jacques PHILIPPE (Cordes sur Ciel, France)

«Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création»


Aujourd'hui comptant sur Jésus ressuscité, nous devons redécouvrir l'Evangile comme une "bonne nouvelle". L'Evangile n'est pas une loi qui nous opprime. Nous avons pu parfois tomber dans la tentation de penser que ceux qui ne sont pas chrétiens sont plus tranquilles que nous et font ce qu'ils veulent, alors que nous nous devons obéir à une liste de commandements. C'est une vision des choses purement superficielle.


Personnellement, une de mes principales préoccupations est que l'Evangile se présente toujours comme une bonne nouvelle, une nouvelle joyeuse, qui nous remplit le cœur de joie et de consolation.

L'enseignement de Jésus est évidemment exigeant, mais Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus nous aide à le percevoir réellement comme une bonne nouvelle, car pour elle l'Evangile n'est rien d'autre que la révélation de la tendresse de Dieu, de la miséricorde de Dieu pour chacun de ses enfants, et qu'il indique les lois de la vie qui mènent au bonheur. Le centre de la vie chrétienne est d'accueillir avec reconnaissance la tendresse et la bonté de Dieu – révélation de son amour miséricordieux – et de se laisser transformer par cet amour.

L'itinéraire spirituel pris par la petite Sainte Thérèse, le "petit chemin", est un authentique chemin de sainteté, un chemin ouvert à tous, fait de telle façon que personne ne puisse se décourager, ni les plus humbles ni les plus pauvres, ni les plus pécheurs. Thérèse est ainsi en avance sur le Concile Vatican II qui affirme avec certitude que la sainteté n'est pas un chemin exceptionnel, mais un appel pour tous les chrétiens, dont personne ne doit être exclu. Même le plus vulnérable et le plus misérable des hommes peut répondre à l'appel de la sainteté.

Cette sainteté consiste en un "chemin de confiance et d'amour". Ainsi, "l'ascenseur qui doit m'élever jusqu'au ciel ce sont tes bras, Jésus !" (…). Toi, Mon Dieu, tu as dépassé mes espérances, et je veux chanter tes miséricordes" (Sainte Thérèse de Lisieux).



Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « "Vous êtes le sel de la terre". C’est comme s’il leur disait : "Le message qu’on vous transmet ne concerne pas seulement votre vie, mais vous devez le diffuser dans le monde entier : un monde, en effet, très peu disposé à le recevoir. » (Saint Jean Chrysostome)

  • « Si vous n’êtes pas ses témoins dans vos environnements, qui le serait à votre place ? Le chrétien est, dans l’Eglise et avec l’Eglise, un missionnaire du Christ envoyé dans le monde. » (Benoît XVI)

  • « Ceux qui à l’aide de Dieu ont accueilli l’appel du Christ et y ont librement répondu, ont été à leur tour pressés par l’amour du Christ d’annoncer partout dans le monde la Bonne Nouvelle (…). » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 3)


Bonne journée!

Jean-Yves

jeudi 9 avril 2026

«C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se manifestait à ses disciples» Abbé Joaquim- 604,399 -

 Bonjour!

Vendredi 10 avril 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour. 



(Jn 21,1-14): Après cela, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord du lac de Tibériade, et voici comment. Il y avait là Simon-Pierre, avec Thomas (dont le nom signifie: Jumeau), Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples. Simon-Pierre leur dit: «Je m'en vais à la pêche». Ils lui répondent: «Nous allons avec toi». Ils partirent et montèrent dans la barque; or, ils passèrent la nuit sans rien prendre.

Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c'était lui. Jésus les appelle: «Les enfants, auriez-vous un peu de poisson?». Ils lui répondent: «Non». Il leur dit: «Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez». Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n'arrivaient pas à le ramener, tellement il y avait de poisson. Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre: «C'est le Seigneur!». Quand Simon-Pierre l'entendit déclarer que c'était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n'avait rien sur lui, et il se jeta à l'eau. Les autres disciples arrivent en barque, tirant le filet plein de poissons; la terre n'était qu'à une centaine de mètres.

En débarquant sur le rivage, ils voient un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit: «Apportez donc de ce poisson que vous venez de prendre». Simon-Pierre monta dans la barque et amena jusqu'à terre le filet plein de gros poissons: il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s'était pas déchiré. Jésus dit alors: «Venez déjeuner». Aucun des disciples n'osait lui demander: «Qui es-tu?». Ils savaient que c'était le Seigneur. Jésus s'approche, prend le pain et le leur donne, ainsi que le poisson. C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se manifestait à ses disciples.


«C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se manifestait à ses disciples»

Abbé Joaquim MONRÓS i Guitart(Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui pour la troisième fois depuis sa résurrection, Jésus se manifeste aux disciples. Pierre est retourné à son travail de pêcheur et les autres l'ont accompagné. S'il était pêcheur avant de se joindre à Jésus, il est normal qu'il continue après, alors que certains s'étonnent que, pour suivre le Christ, l'on ne soit pas tenu d’abandonner un travail honnête.

Cette nuit-là, ils ne prirent rien! Et quand au lever du jour, Jésus apparaît, ils ne le reconnaissent que lorsqu'il leur demande quelque chose à manger. Quand ils répondent qu'ils n'ont rien, Il leur indique où ils doivent jeter le filet. Et bien que les pêcheurs soient au courant de tout, et qu'ils aient travaillé sans résultat toute la nuit, ils obéissent. «Pouvoir de l'obéissance! —Le lac de Génésareth, a refusé ses poissons aux filets de Pierre. Toute la nuit en vain. —Maintenant, obéissant, il remet le filet à l'eau et voici qu'ils prennent (...) une grande quantité de poissons. —Crois-moi: le miracle se reproduit chaque jour» (Saint Josemaría).

L'évangéliste nous raconte qu'il y avait «cent cinquante-trois gros poissons» (cf. Jn 21:11) mais que, malgré cette quantité, le filet ne se rompit pas. Ce sont des détails à prendre en considération; la Rédemption s'est faite avec une obéissance responsable, au beau milieu des tâches quotidiennes.

Tous savaient «que c'était le Seigneur. Jésus s'approche, prend le pain et le leur donne» (Jn 21:12-13). Ainsi que les poissons. Que ce soit la nourriture spirituelle ou la matérielle, elle ne nous manquera pas si nous obéissons. Il l'apprend à ses disciples plus prochains et nous le redit par l'entremise de Jean Paul II: «Au début du nouveau millénaire (…) dans notre cœur résonnent à nouveau les paroles par lesquelles Jésus, (…) invita l'Apôtre à «avancer au large» pour pêcher: «Duc in altum» (Lc 5:4). Pierre et ses premiers compagnons firent confiance à la parole du Christ et jetèrent leurs filets. «Et l'ayant fait, ils capturèrent une grande multitude de poissons» (Lc 5,6). Cette parole résonne aujourd'hui pour nous.

Avec une obéissance, comme celle de Marie, nous demandons au Seigneur de continuer d'octroyer à toute l'Église des fruits d'apostolat.

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Les apôtres et tous les disciples, qui étaient troublés par sa mort sur la croix et qui doutaient de sa résurrection, furent fortifiés de telle manière par l’évidence de la vérité que, lorsque le Seigneur monta au ciel, non seulement ils ne furent pas tristes, mais ils se remplirent d’une grande joie » (Saint Léon le Grand)

  • « L’évangéliste souligne que « personne n’osait lui demander : “qui es-tu ?” Ils savaient que c’était le Seigneur ». Et c’est un point important pour nous : vivre une relation intense avec Jésus, une intimité de dialogue et de vie, pour ainsi le reconnaître comme “le Seigneur” » (François)

  • « Très souvent, dans les Evangiles, des personnes s’adressent à Jésus en l’appelant "Seigneur". Ce titre exprime le respect et la confiance de ceux qui s’approchent de Jésus et qui attendent de lui secours et guérison. (…). Dans la rencontre avec Jésus ressuscité, il devient adoration : "Mon Seigneur et mon Dieu" (Jn 20,28). Il prend alors une connotation d’amour et d’affection qui restera le propre de la tradition chrétienne: "C’est le Seigneur" (Jn 21,7) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 448)

  • Bonne journée!

  • Jean-Yves 

mardi 7 avril 2026

«Notre cœur n'était-il pas brûlant en nous, tandis qu'il nous parlait sur la route, et qu'il nous faisait comprendre les Écritures?» 604,168

 Bonjour!

Mercredi  8 avril 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



(Lc 24,13-35): Le même jour, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient ensemble de tout ce qui s'était passé. Or, tandis qu'ils parlaient et discutaient, Jésus lui-même s'approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient aveuglés, et ils ne le reconnaissaient pas.

Jésus leur dit: «De quoi causiez-vous donc, tout en marchant?». Alors, ils s'arrêtèrent, tout tristes. L'un des deux, nommé Cléophas, répondit: «Tu es bien le seul de tous ceux qui étaient à Jérusalem à ignorer les événements de ces jours-ci». Il leur dit: «Quels événements?». Ils lui répondirent: «Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth: cet homme était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple. Les chefs des prêtres et nos dirigeants l'ont livré, ils l'ont fait condamner à mort et ils l'ont crucifié. Et nous qui espérions qu'il serait le libérateur d'Israël! Avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c'est arrivé. A vrai dire, nous avons été bouleversés par quelques femmes de notre groupe. Elles sont allées au tombeau de très bonne heure, et elles n'ont pas trouvé son corps; elles sont même venues nous dire qu'elles avaient eu une apparition: des anges, qui disaient qu'il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l'avaient dit; mais lui, ils ne l'ont pas vu». Il leur dit alors: «Vous n'avez donc pas compris ! Comme votre coeur est lent à croire tout ce qu'ont dit les prophètes! Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire?». Et, en partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur expliqua, dans toute l'Écriture, ce qui le concernait.

Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d'aller plus loin. Mais ils s'efforcèrent de le retenir: «Reste avec nous: le soir approche et déjà le jour baisse». Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Alors ils se dirent l'un à l'autre: «Notre coeur n'était-il pas brûlant en nous, tandis qu'il nous parlait sur la route, et qu'il nous faisait comprendre les Écritures?».

A l'instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent: «C'est vrai! le Seigneur est ressuscité: il est apparu à Simon-Pierre». A leur tour, ils racontaient ce qui s'était passé sur la route, et comment ils l'avaient reconnu quand il avait rompu le pain.

«Notre cœur n'était-il pas brûlant en nous, tandis qu'il nous parlait sur la route, et qu'il nous faisait comprendre les Écritures?»

Abbé Luis PERALTA Hidalgo SDB(Lisboa, Portugal)

Aujourd'hui, l'Evangile nous assure que Jésus est vivant et qu'il est toujours le centre à partir duquel se construit la communauté de ses disciples. C'est précisément dans ce contexte ecclésiastique- dans une rencontre communautaire, dans le dialogue avec nos frères qui partagent notre foi, dans l'écoute communautaire de la parole de Dieu, dans l'amour partagé par des actes fraternels et de service aux autres- que les disciples peuvent expérimenter leur rencontre avec Jésus ressuscité.

Les disciples accablé de tristes pensées, n'ont jamais imaginé que cet étranger fut précisément leur Maître qui était déjà ressuscité. Pourtant, leur cœur «brûlait» (cf. Lc 24,32), lorsqu'Il leur parlait et leur expliquait les Ecritures. La lumière de la Parole enlevait la dureté de leur cœur et «leurs yeux s'ouvrirent» (Lc 24,31).

L'icône des disciples d'Emmaüs nous sert de guide sur la longue route de nos doutes, de nos inquiétudes et parfois même de nos rudes déceptions, le divin Voyageur est toujours notre compagnon de route afin de nous faire comprendre, en interprétant les écritures, les mystères de Dieu. Quand la rencontre devient plénitude, la lumière de la Parole fait suite à la lumière qui jaillit du «Pain de vie» par lequel le Christ accomplit de manière décisive sa promesse: «Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde» (Mt 28,20).

«L'annonce de la résurrection du Seigneur illumine les zones d'ombre du monde dans lequel nous vivons», a expliqué le pape Ëmérite Benoît XVI.


Bonne journée!

Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Il peut paraître étonnant que nous exhorte à prier Celui qui sait ce qui nous est nécessaire avant que nous ne lui demandions. Le Seigneur notre Dieu veut que, grâce à la prière, notre désir augmente afin d’être davantage capables de recevoir les dons qu’Il nous prépare » (Saint Augustin)

  • « Nous croyons en Dieu qui est Père, qui est Fils et qui est Esprit Saint. Nous croyons en ces Personnes, et quand nous parlons avec Dieu, nous parlons avec ces Personnes : ou bien avec le Père, ou bien avec le Fils, ou bien encore avec l’Esprit Saint » (François).

  • « " Il désire avec jalousie l’Esprit qu’il a mis en vous " (Jc 4, 5) ? Notre Dieu est " jaloux " de nous, ce qui est le signe de la vérité de son amour. Entrons dans le désir de son Esprit et nous serons exaucés » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 2.737)

dimanche 5 avril 2026

«Vite, elles quittèrent le tombeau, tremblantes et toutes joyeuses, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples »- 603,947 -

 Bonjour!

Lundi 6 avril 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



 (Mt 28,8-15): Vite, elles quittèrent le tombeau, tremblantes et toutes joyeuses, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit: «Je vous salue». Elles s'approchèrent et, lui saisissant les pieds, elles se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit: «Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu'ils doivent se rendre en Galilée : c'est là qu'ils me verront».

Tandis qu'elles étaient en chemin, quelques-uns des hommes chargés de garder le tombeau allèrent en ville annoncer aux chefs des prêtres tout ce qui s'était passé. Ceux-ci, après s'être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme en leur disant: «Voilà ce que vous raconterez: ‘Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions’. Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui». Les soldats prirent l'argent et suivirent la leçon. Et cette explication s'est propagée chez les Juifs jusqu'à ce jour.



Commentaire: Abbé Joan COSTA i Bou (Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui la joie de la résurrection fait des femmes qui sont allées au tombeau, de courageuses messagères du Christ. Elles sont «toutes joyeuses» dans leur cœurs à cause de l'annonce de l'Ange que leur Maître est ressuscité. Puis elles quittèrent le tombeau “et coururent” porter la nouvelle aux disciples. Elles ne peuvent rester inactives et leurs cœurs éclateraient si elles ne pouvaient pas en parler à tous les disciples. Dans nos âmes résonnent les mots de Paul: «En effet, l'amour du Christ nous saisit» (2Co 5:14).


Et voici que Jésus vint à leur rencontre: il le fait avec Marie-Madeleine et avec l'autre Marie —c'est ainsi que Christ les remercie et qu'il récompense l'audace d'aller le chercher de bonne heure—, et il le fait aussi avec tout homme et toute femme. Mieux encore, le Christ par son Incarnation s'est uni à chacun de nous.

Les réactions de ces femmes en présence du Seigneur expriment au plus haut degré les attitudes les plus profondes de l'être humain devant Celui qui est notre Créateur et Rédempteur: la soumission totale —«et, lui saisissant les pieds, elles se prosternèrent devant lui» (Mt 28:9)— et l'adoration. Quelle leçon pour nous ! Elles nous indiquent notre attitude envers le Christ Eucharistie!

«Soyez sans crainte» (Mt 28:10), dit Jésus aux saintes femmes. Crainte du Seigneur? Jamais. Puisqu'il est l'Amour des nos amours! Crainte de le perdre, sans doute, parce que nous connaissons nos faiblesses. Aussi saisissons-nous très fort ses pieds. Comme les Apôtres, surpris par une furieuse tempête, comme les disciples d’Emmaüs, nous lui demandons: Seigneur, nous t'en prions, ne nous abandonne pas!

Et le Maître envoie les femmes aux disciples afin qu'ils puissent le voir. C'est là notre tâche quotidienne et notre mission divine depuis notre baptême: annoncer le Christ partout «que tout homme puisse retrouver le Christ, afin que le Christ puisse parcourir la route de l'existence, en compagnie de chacun, avec la puissance de la vérité sur l'homme et sur le monde contenue dans le mystère de l'Incarnation et de la Rédemption, avec la puissance de l'amour qui en rayonne» (Jean Paul II).

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Oh message empli de bonheur et de beauté ! Celui qui est devenu pour nous un homme semblable à nous, étant le Fils unique du Père, veut faire de nous ses frères et, en amenant son humanité au Père, attire à Lui tous ceux qui sont maintenant de sa race » (Saint Grégoire de Nysse)

  • « Aujourd’hui plus que jamais, l’adoration est nécessaire. L’une des plus grandes perversions de notre temps est qu’on nous propose d’adorer l’humain, laissant de côté le divin. Les idoles qui causent la mort ne méritent aucune adoration, seul le Dieu de la vie mérite l’adoration et la gloire » (François)

  • « Marie de Magdala et les saintes femmes […] ont été les premières à rencontrer le Ressuscité [et] les premières messagères de la Résurrection du Christ pour les Apôtres eux-mêmes. C’est à eux que Jésus apparaît ensuite, d’abord à Pierre, puis aux Douze (cf. 1Cor 15,5). Pierre, appelé à confirmer la foi de ses frères, voit donc le Ressuscité avant eux et c’est sur son témoignage que la communauté s’écrie : ‘ C’est bien vrai ! Le Seigneur est ressuscité et il est apparu à Simon ! ’ (Lc 24,34) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 641)

  • Bonne journée!

  • Jean-Yves

samedi 4 avril 2026

«C'est alors qu'entra l'autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut » - 603,858 -

 Bonjour!

Dimanche de Pâques, 5 avril 2026

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche.



 (Jn 20,1-9): Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin, alors qu'il fait encore sombre. Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l'autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit: «On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l'a mis».

Pierre partit donc avec l'autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il voit que le linceul est resté là; cependant il n'entre pas. Simon Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau, et il regarde le linceul resté là, et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais roulé à part à sa place. C'est alors qu'entra l'autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n'avaient pas vu que, d'après l'Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d'entre les morts.

«C'est alors qu'entra l'autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut»

Mgr. Joan Enric VIVES i Sicília Evêque Emérit d'Urgell(Lleida, Espagne)

Aujourd'hui «est le jour que fit le Seigneur, qu'il soit pour nous jour de fête et de joie!», chanterons-nous tout au long de Pâques. Cette expression du Psaume 117 inonde la célébration de la foi chrétienne. Le Père a ressuscité son Fils Jésus-Christ, le Bien-aimé, Celui en qui Il met toute sa complaisance parce qu'Il a aimé jusqu'à donner sa vie pour tous.

Vivons ainsi notre joie de Pâques. Christ est ressuscité: fêtons, pleins de joie et d'amour, cette résurrection. Aujourd'hui, Jésus-Christ a vaincu la mort, le péché, la tristesse... et il a ouvert pour nous les portes d'une nouvelle vie, la vie authentique, celle que le Saint-Esprit nous donne par pure grâce. Que personne ne soit triste! Christ est notre Paix et notre Chemin, pour toujours. Aujourd'hui Il «manifeste pleinement l'homme à lui-même et lui découvre la sublimité de sa vocation» (Concile Vatican II, Gaudium et Spes 22).

Voici le grand signe que l'Évangile nous donne aujourd'hui: le tombeau de Jésus est vide. Nous ne devons plus chercher parmi les morts Celui qui est vivant, car Il est ressuscité. Et les disciples qui, plus tard, le verront Ressuscité, c'est à dire, le reconnaîtront pour vivant dans une rencontre de foi merveilleuse, se rendent compte que son tombeau est vide. Le tombeau vide et les apparitions seront les grands signes pour la foi des croyants. L'Évangile dit: «C'est alors qu'entra l'autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut» (Jn 20:8). Il sut saisir par la foi que ce vide ainsi que ce linceul et le linge roulé à part, étaient les petits signes du passage de Dieu, de la nouvelle vie. L'amour sait capter ce qui échappe aux autres; de petits signes lui suffisent. «L'autre disciple, celui que Jésus aimait» (Jn 20:2), se laissait guider par l'amour qu'il avait reçu du Christ.

Ce «voir et croire» des disciples doit être aussi le nôtre. Renouvelons-nous dans notre foi pascale. Que le Christ soit en tout notre Seigneur. Laissons sa Vie vivifier la nôtre et renouvelons la grâce de notre baptême. Devenons ses apôtres et ses disciples. Guidés par l'amour, annonçons partout notre bonheur de croire en Jésus-Christ. Soyons les témoins joyeux et pleins d'espérance de sa Résurrection.

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Ce qu’il faut observer dans ces faits, c’est l’intensité de l’amour qui brûlait dans le cœur de cette femme qui ne s’éloignait pas du sépulcre. Elle a été la seule à le voir, parce qu’elle était restée à le chercher, car ce qui donne de la force aux bonnes œuvres c’est la persévérance que l’on y met » (Saint Grégoire le Grand)

  • « Jésus n’est pas retourné à une vie normale de ce monde, comme Lazare et les autres morts que Jésus a ressuscités. Lui est entré dans une vie différente, nouvelle ; dans l’immensité de Dieu » (Benoît XVI)

  • « Le mystère de la résurrection du Christ est un événement réel qui a eu des manifestations historiquement constatées comme l’atteste le Nouveau Testament. Déjà saint Paul peut écrire aux Corinthiens vers l’an 56 : " Je vous ai donc transmis ce que j’avais moi-même reçu, à savoir que le Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures, qu’il a été mis au tombeau, qu’il est ressuscité le troisième jour selon les Écritures, qu’il est apparu à Céphas, puis aux Douze ". L’apôtre parle ici de la vivante tradition de la Résurrection qu’il avait apprise après sa conversion aux portes de Damas » (Catéchisme de l’Eglise catholique, n° 639)

  • Bonne journée!

  • Joyeuses Pâques à tous et toutes.

  • Jean-Yves