mercredi 10 juin 2026

«Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux» (661,580)

Bonjour!

Jeudi 11 juin 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour. 


 (Mt 5,20-26): Je vous le dis en effet: «Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux.

»Vous avez appris qu'il a été dit aux anciens: Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu'un commet un meurtre, il en répondra au tribunal. Eh bien moi, je vous dis: Tout homme qui se met en colère contre son frère en répondra au tribunal. Si quelqu'un insulte son frère, il en répondra au grand conseil. Si quelqu'un maudit son frère, il sera passible de la géhenne de feu.

»Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande sur l'autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Accorde-toi vite avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu'on ne te jette en prison. Amen, je te le dis: tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier sou».

«Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux»

Abbé Julio César RAMOS González SDB(Mendoza, Argentine)

Aujourd'hui, Jésus nous invite à aller au-delà de ce que peut vivre n'importe quel fidèle. Même si elle ne se traduit pas par de mauvaises actions, la coutume endurcit souvent le désir de rechercher la sainteté, en nous moulant commodément sur la routine des actions correctes, et rien d'autre. Saint Jean Bosco répétait: «Le bon est l'ennemi du meilleur». C'est là que nous atteint la Parole du Maître, qui nous invite à nous “surpasser” (cf. Mt 5,20), à partir d'une attitude différente. Surpassement qui, paradoxalement, passe par les choses les plus petites. Se mettre en colère, insulter et maudire son frère n'a rien de bon pour le disciple du Royaume, appelé à être —rien de plus, mais rien de moins— le sel de la terre et la lumière du monde (cf. Mt 5,13-16), par la vigueur des béatitudes (cf. Mt 5,3-12).

Jésus, avec autorité, modifie l'interprétation du précepte négatif «Tu ne tueras pas» (cf. Ex 20,13) par l'interprétation positive de la profonde et radicale exigence de réconciliation, mise, pour insister davantage, en relation avec le culte. Ainsi n'y a-t-il pas d'offrande qui vaille quand «tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi» (Mt 5,23). C'est pourquoi il importe d'arranger tout litige, sinon l'invalidité de l'offrande se retournera contre toi (cf. Mt 5,26).

Tout cela ne peut être mis en œuvre que par un grand amour. Saint Paul nous dira: «En effet, le précepte: Tu ne commettras pas d'adultère, tu ne tueras pas, tu ne voleras pas, tu ne convoiteras pas, et tous les autres se résument en cette formule: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. La charité ne fait point de tort au prochain. La charité est donc la Loi dans sa plénitude» (Rom 13,9-10). Demandons à être renouvelés —jusque dans le moindre détail— dans le don de la charité à l'égard du prochain, et notre vie sera la meilleure et la plus authentique offrande à Dieu.


Bonne journée!

Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « En réalité, ce qui est le plus juste et le plus approprié, c’est que la créature imite son Créateur, qui a établi la réparation et sanctification des croyants dans le pardon des péchés, nous convertissant ainsi d’inculpés en innocents et que l’abolition du péché en nous soit l’origine des vertus » (saint Léon le Grand)

  • « La paix se construit dans le cœur et à partir du cœur, en déracinant l’orgueil et les revendications, et en mesurant son langage, car on peut blesser et tuer aussi par des mots, pas seulement par des armes » (Léon XIV)

  • « Jésus a repris les dix commandements, mais il a manifesté la force de l’Esprit à l’œuvre dans leur lettre. Il a prêché la "justice qui surpasse celle des scribes et des pharisiens" (Mt 5, 20) aussi bien que celle des païens. Il a déployé toutes les exigences des commandements (…) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 2.054)

mardi 9 juin 2026

« Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir » - (659,559)

 Bonjour!

Mercredi 10 juin 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.


  (Mt 5,17-19): «Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes: je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis: Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas une lettre, pas un seul petit trait ne disparaîtra de la Loi jusqu'à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le Royaume des cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des cieux».

Commentaire: Abbé Miquel MASATS i Roca (Girona, Espagne)

« Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir »


Aujourd'hui, nous entendons le Seigneur nous dire : « Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes : (…) mais accomplir » (Mt 5,17). Dans l'Évangile d’aujourd’hui Jésus nous apprend que l'Ancien Testament est une partie de la Révélation divine : D'abord, Dieu se révèle aux hommes à travers les prophètes. Le Peuple élu se réunissait les samedis à la Synagogue pour entendre la Parole de Dieu. Et de la même façon qu'un bon Israélite connaissait les Saintes Écritures et les mettait en pratique, nous, les Chrétiens, devrions méditer plus fréquemment les Saintes Écritures —tous les jours, si possible.

En Jésus nous avons la plénitude de la Révélation. Il est le Verbe, la Parole de Dieu devenu chair vivante (cf. Jn 1,14), qui vient à nous pour nous faire connaître qui est Dieu et combien Il nous aime. Dieu attend de l'homme une réponse d'amour, manifestée dans l'accomplissement de son enseignement : « Si vous m'aimez, vous resterez fidèles à mes commandements » (Jn 14,15).

Nous trouvons une bonne interprétation du texte de l'Évangile d'aujourd'hui dans la première lettre de Saint Jean : « Car l'amour de Dieu, c'est cela : garder ses commandements. Ses commandements ne sont pas un fardeau » (1Jn 5,3). Garder les commandements de Dieu est la preuve que nous l'aimons avec des œuvres et en vérité. L'amour n'est pas seulement un sentiment ; il requiert aussi des œuvres, des œuvres d'amour, il requiert de vivre le double précepte de la charité. Selon les paroles du pape Léon XIV, « chaque chrétien est appelé à annoncer l’Évangile et à témoigner dans tout milieu où il vit et œuvre ».

Jésus nous enseigne aussi la malice du scandale : « Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le Royaume des cieux » (Mt 5,19). Car, comme nous le dit saint Jean, « Celui qui dit : ‘Je le connais’, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur : la vérité n'est pas en lui » (1Jn 2,4).

En même temps, Jésus nous apprend l'importance du bon exemple : « Celui qui les observera et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des Cieux » (Mt 5,19). Le bon exemple est le premier élément de l'apostolat chrétien.


Bonne journée!

Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Les plus doux commandements deviennent âpres si un cœur tyran et cruel les impose, mais se font aimables quand l’amour les ordonne » (Saint François de Sales)

  • « La Loi est la sagesse. La sagesse est l’art d’être des hommes, l’art de pouvoir bien vivre et de pouvoir bien mourir. Et l’on ne peut bien vivre et mourir que lorsqu’on a reçu la vérité et quand la vérité nous indique le chemin » (Benoît XVI)

  • « L’accomplissement parfait de la Loi ne pouvait être l’œuvre que du divin Législateur né sujet de la Loi en la personne du Fils (cf. Ga 4, 4). En Jésus, la Loi n’apparaît plus gravée sur des tables de pierre mais " au fond du cœur " (Jr 31, 33) (…) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 580)

lundi 8 juin 2026

«Vous êtes le sel de la terre (…). Vous êtes la lumière du monde» ( 657,626)

Bonjour!

Mardi 9 juin 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour. 



  (Mt 5,13-16): «Vous êtes le sel de la terre. Si le sel se dénature, comment redeviendra-t-il du sel? Il n'est plus bon à rien: on le jette dehors et les gens le piétinent. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l'on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes: alors en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux».

Commentaire: Abbé Francesc PERARNAU i Cañellas (Girona, Espagne)

«Vous êtes le sel de la terre (…). Vous êtes la lumière du monde»


Aujourd'hui, Saint Matthieu nous rappelle les paroles de Jésus par lesquelles Il nous rappelle notre mission en tant que chrétiens: être le sel et la lumière du monde. Le sel, d'une part, est un condiment qui donne plus de goût aux aliments, sans sel les plats sont fades. Au cours du temps, le sel a été aussi utilisé pour la conservation d'aliments grâce à ses propriétés qui évitent la pourriture.

De nos jours, beaucoup ont perdu le sens de la vie et disent qu'elle ne vaut pas la peine d'être vécue, car elle est remplie d'amertume, de difficultés et de souffrance, qu'elle passe trop vite et qu'elle a une bien triste fin: la mort. C’est pourquoi «Jésus nous confie une mission merveilleuse : donner de la saveur au monde avec l’Évangile et porter sa lumière dans les lieux où semblent s’imposer la tristesse, la violence et l’indifférence» (Léon XIV).

«Vous êtes le sel de la terre» (Mt 5,13). Le chrétien doit donner du goût: par sa joie et par son optimisme serein de se savoir fils de Dieu, que tout dans cette vie est chemin de sainteté, que les difficultés et les souffrances nous aident à nous purifier, et qu'à la fin une vie de gloire et de joie éternelle nous attend.

De ce fait, en tant que sel, le disciple du Christ doit préserver de la pourriture: là où il y a des chrétiens à la foi vive, il ne peut y avoir de l'injustice, ni de la violence, ni d'abus des plus faibles... au contraire, l'esprit de charité doit briller dans toute sa splendeur: la préoccupation d'autrui, la solidarité, la générosité…

Ainsi, le chrétien devient lumière du monde (cf. Mt 5,14). Le chrétien est le flambeau qui par son exemple apporte la lumière de la vérité dans toutes les recoins du monde, en montrant le chemin du salut… Là où régnaient les ténèbres, l'incertitude et le doute, naissent la clarté, la certitude et l'assurance.


Bonne journée!

Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Ne pensez pas que le combat auquel vous êtes appelés a peu d’importance et que la cause qui vous est confiée est mince : "Vous êtes le sel de la terre" » (Saint Jean Chrysostome)

  • « Précisément en ce moment, les disciples du Seigneur sont appelés à vivre comme une communauté qui est le sel de la terre et la lumière du monde. Ne nous laissons pas voler la communauté ! » (François)

  • « Le peuple de Dieu a des caractéristiques qui le distinguent nettement de tous les regroupements religieux, ethniques, politiques et culturels de l’histoire […]. Sa mission c’est d’être le sel de la terre et la lumière du monde. Il constitue pour tout le genre humain le germe d’unité, d’espérance et de salut » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 782)

dimanche 7 juin 2026

«Heureux les pauvres de coeur» /(656,631)

 Bonjour!

Lundi 8 juin 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



  (Mt 5,1-12): Quand Jésus vit la foule, il gravit la montagne. Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent. Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait: «Heureux les pauvres de coeur: le Royaume des cieux est à eux! Heureux les doux: ils obtiendront la terre promise! Heureux ceux qui pleurent: ils seront consolés! Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice: ils seront rassasiés! Heureux les miséricordieux: ils obtiendront miséricorde! Heureux les coeurs purs: ils verront Dieu! Heureux les artisans de paix: ils seront appelés fils de Dieu! Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice: le Royaume des cieux est à eux! Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux! C'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés».

Commentaire: Abbé Àngel CALDAS i Bosch (Salt, Girona, Espagne)

«Heureux les pauvres de coeur»


Aujourd'hui avec la proclamation des Béatitudes, Jésus nous fait remarquer que souvent nous sommes ingrats et nous agissons comme des enfants, car le fait de jouer nous fait perdre la mémoire. Jésus avait peur que la grande quantité de “bonnes nouvelles” qu'il nous avait communiquées, c'est-à-dire toutes ses paroles, ses gestes et ses silences, se noient dans nos péchés et nos préoccupations. Vous rappelez-vous de la parole du semeur, l'image du grain de blé étouffé par les épines? C'est pour cela que Saint Matthieu qualifie les Béatitudes comme des principes fondamentaux, pour que nous n'oubliions jamais. Elles sont un résumé de la Nouvelle Loi présentée par Jésus, comme des points basiques qui nous aident à vivre comme des chrétiens.

Les Béatitudes sont destinées à tout le monde. L'enseignement de Jésus ne se limite pas aux disciples qui l'entourent, il n'exclut personne, c'est un message universel. Or, il précise l'attitude ainsi que la conduite morale que nous devons avoir. Même si le salut définitif ne se donne pas dans ce monde, mais dans l'autre, tant que nous vivons sur cette terre nous devons changer notre mentalité et transformer notre manière de valoriser les choses. Nous devons nous habituer à voir la face du Christ qui pleure chez ceux qui pleurent, chez ceux qui veulent vivre détachés des paroles et des faits, chez ceux qui ont les cœurs doux, chez ceux qui favorisent le désir de sainteté, chez ceux qui ont pris la “détermination déterminée”, comme disait Sainte Thérèse de Jésus, d'être semeurs de paix et joie.

Les Béatitudes sont le parfum du Seigneur qui se dégage dans l'histoire de l'humanité. Aussi bien dans la tienne que dans la mienne. Les deux derniers versets incorporent la présence de la Croix, puisqu'ils invitent à la joie quand les choses, humainement parlant, tournent mal à cause de Jésus et de l'Evangile. Et c'est parce que lorsque la cohérence de la vie chrétienne devient ferme, vienne alors plus facilement la persécution de mille et une façons, par des difficultés et des contrariétés inattendues. Le texte de Saint Matthieu est catégorique: alors «Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux» (Mt 5,12).



Bonne journée!

Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Dieu n’est visible que pour ceux qui peuvent le voir, c’est-à-dire qui ont les yeux de l’esprit ouverts. Nous avons tous des yeux ; mais il en est dont la vue est obscurcie par un nuage, et qui ne peuvent voir la lumière du soleil » (Saint Théophile d’Antioche)

  • « Chaque affirmation des Béatitudes procède de ce regard porté sur les disciples ; elles décrivent la situation concrète qui est celle des disciples de Jésus : ils sont pauvres, affamés, ils pleurent, ils sont haïs et persécutés …Mais cette situation empirique de menace se change en promesse lorsque le regard porté sur elle est illuminé par le Père » (Benoît XVI)

  • « Les béatitudes dépeignent le visage de Jésus-Christ et en décrivent la charité ; elles expriment la vocation des fidèles associés à la gloire de sa Passion et de sa Résurrection ; elles éclairent les actions et les attitudes caractéristiques de la vie chrétienne ; elles sont les promesses paradoxales qui soutiennent l’espérance dans les tribulations ; elles annoncent les bénédictions et les récompenses déjà obscurément acquises aux disciples (…) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 1.717)

samedi 6 juin 2026

« Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson » / (655,527)

 Bonjour!

Dimanche le 7 juin 2026

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche.


 (Jn 6,51-58): «Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel: si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie».

Les Juifs discutaient entre eux: « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger?». Jésus leur dit alors: «Amen, amen, je vous le dis: si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi. Tel est le pain qui descend du ciel: il n'est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts; celui qui mange ce pain vivra éternellement».

« Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson »

Abbé Esteban SALAZAR González(Puerto Vallarta, Mexique)

Aujourd'hui, la célébration du Corpus Christi nous donne l’occasion, d’une part, de valoriser et de rendre grâce pour le grand don qui nous est offert dans le sacrement de l’Eucharistie. En elle s’accomplit la promesse du Seigneur : « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28,20). Cette présence sacramentelle commence lors de la Dernière Cène, lorsque Jésus « rompt et partage » son Corps et son Sang, un don qui devait se prolonger parce qu’au cours de ce même repas il leur confie aussi le pouvoir de continuer à le rendre présent : « Faites cela en mémoire de moi » (Lc 22,19).

Saint Jean, dans son Évangile, nous dit que chacun des signes accomplis par Jésus avait pour but d’éveiller et de fortifier la foi en lui (cf. Jn 20,31). Saint Paul, quant à lui, souligne la très grande importance de la Résurrection : « Si le Christ n’est pas ressuscité, vide alors est notre foi » (1 Co 15,17). Mais cette foi doit être nourrie, et la meilleure manière d’y parvenir est de manger le Corps même du Seigneur : « Ma chair est la vraie nourriture » (Jn 6,55). C’est pourquoi cette fête nous rappelle aussi la responsabilité que nous avons, non seulement d’être bien préparés à le recevoir, mais aussi de le « manger vraiment ».

En effet, son Corps nous donnera la vie dans la mesure où nous l’assimilerons. De même que toute nourriture donnée à notre corps — pour qu’elle nous soit utile — doit être assimilée, ainsi le Corps du Seigneur sera source de force et de vie dans la mesure où nous lui permettrons de faire partie de nous-mêmes. C’est pourquoi, selon Léon XIV, « la participation à la liturgie ne s’achève pas dans le temple, mais transforme la vie quotidienne ».

Autrement dit, notre Communion avec le Seigneur, la Sainte Eucharistie, le Corpus Christi, sera réellement efficace en nous dans la mesure où notre vie deviendra un véritable signe pour que les autres croient. Le Seigneur lui-même nous l’a suggéré par ces paroles : « Que votre lumière brille devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres et glorifient votre Père qui est aux cieux » (Mt 5,16).


Bon dimanche

Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Jésus nous parle avec tendresse lorsqu’il s’offre aux siens dans la sainte communion. Que pourrait me donner, mon Jésus, en plus de sa chair comme aliment ? Non, Dieu ne pourrait pas faire davantage, ni me montrer un plus grand amour » (Sainte Thérèse de Calcutta)

  • « Jésus, Pain de vie éternelle, est descendu du ciel et s’est fait chair grâce à la foi de la très sainte Marie. Demandons à la Vierge de nous aider à redécouvrir la beauté de l’Eucharistie, et d’en faire le centre de notre vie » (François)

  • « La communion accroît notre union au Christ. Recevoir l’Eucharistie dans la communion porte comme fruit principal l’union intime au Christ Jésus. Le Seigneur dit en effet : "Qui mange ma Chair et boit mon Sang demeure en moi et moi en lui" (Jn 6, 56). La vie en Christ trouve son fondement dans le banquet eucharistique » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 1.391)

vendredi 5 juin 2026

«Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ?»( / 654,531)

 Bonjour!

Samedi 6 juin 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.

 (Mt 20,20-28): Alors la mère de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, s'approcha de Jésus avec ses fils et se prosterna pour lui faire une demande. Jésus lui dit: «Que veux-tu?». Elle répondit: «Voilà mes deux fils: ordonne qu'ils siègent, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton Royaume». Jésus répondit: «Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire?». Ils lui dirent: «Nous le pouvons». Il leur dit: «Ma coupe, vous y boirez; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder; il y a ceux pour qui ces places sont préparées par mon Père».

Les dix autres avaient entendu, et s'indignèrent contre les deux frères. Jésus les appela et leur dit: «Vous le savez: les chefs des nations païennes commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi: celui qui veut devenir grand sera votre serviteur; et celui qui veut être le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude».

«Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ?»



Mgr. Octavio RUIZ Arenas Secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de la Nouvelle Evangélisation(Città del Vaticano, Saint-Sige)

Aujourd'hui, l'épisode que nous raconte ce passage de l'Evangile nous met face à une situation qui arrive assez souvent dans les diverses communautés chrétiennes. En effet, Jean et Jacques ont fait preuve de générosité en abandonnant leur maison et leurs filets de pêche pour suivre Jésus. Ils ont entendu le message du Seigneur annonçant un Royaume et offrant la vie éternelle, mais ils n'arrivent toujours pas à comprendre la dimension de ce que propose le Seigneur et c'est pour cela que leur mère demande quelque chose de bon mais qui reste au niveau des aspirations purement humaines : "ordonne qu'ils siègent, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton Royaume". (Mt 20,21)

De la même manière, nous entendons et suivons le Seigneur, comme l'ont fait les premiers disciples, mais parfois nous n'arrivons pas à saisir l'exactitude de son message et nous nous laissons emporter par des intérêts personnels ou des ambitions à l'intérieur de l'Eglise. Nous oublions qu'en acceptant le Seigneur, nous devons nous donner à Lui entièrement et avec confiance, que nous ne pouvons pas penser à obtenir la gloire sans accepter d'abord la croix.

La réponse de Jésus met précisément l'accent sur cet aspect: pour faire partie de son Royaume, l'important c'est d'accepter de boire de la même "coupe" (cf. Mt 20,22), c'est-à-dire, être prêts à donner nos vies pour l'amour de Dieu et nous consacrer au service de nos frères, avec la même attitude miséricordieuse que Jésus. Dans sa première homélie, le pape François souligné que pour suivre le chemin de Jésus il faut porter sa croix, car " Quand nous marchons sans la Croix, quand nous édifions sans la Croix, quand nous confessons un Christ sans Croix, nous ne sommes pas des disciples du Seigneur."

Suivre Jésus exige, par conséquent, une grande humilité de notre part. Depuis le baptême nous avons été appelés à être ses témoins afin de transformer le monde. Mais nous ne réussirons cette transformation que si nous pouvons être les serviteurs des autres, dans un esprit de grande générosité et de dévouement, mais toujours dans la joie de suivre le Seigneur et de faire ressentir sa présence.

Bonne journée!

Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « C’est comme si Jésus leur disait : vous me parlez d’honneurs et de couronnes, mais moi je vous parle de combats et de fatigues. Ce n’est pas l’heure des récompenses » (Saint Jean Chrysostome)

  • « La tentation du christianisme sans la croix, une Eglise à mi-chemin, qui ne veut pas arriver là où le Père veut, c’est la tentation du triomphalisme. Nous voulons la victoire d’aujourd’hui, sans aller à la croix, une victoire mondaine, une victoire raisonnable » (François)

  • « En ceci consiste la rédemption du Christ : il "est venu donner sa vie en rançon pour la multitude" (Mt 20, 28), c’est-à-dire "aimer les siens jusqu’à la fin" (Jn 13, 1) pour qu’ils soient "affranchis de la vaine conduite héritée de leurs pères" » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 622)

jeudi 4 juin 2026

«David lui-même le nomme Seigneur» / (653,582)

 Bonjour!

Vendredi 5 juin 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.

 (Mc 12,35-37): Quand Jésus enseignait dans le Temple, il déclarait: «Comment les scribes peuvent-ils dire que le Messie est le fils de David? David lui-même a dit sous l'inspiration de l'Esprit Saint: Le Seigneur a dit à mon Seigneur: ‘Siège à ma droite jusqu'à ce que j'aie mis tes ennemis sous tes pieds!’. David lui-même le nomme Seigneur. D'où vient qu'il est également son fils?». Et la foule, qui était nombreuse, l'écoutait avec plaisir.

«David lui-même le nomme Seigneur»

Abbé Josep LAPLANA OSB Moine de Montserrat(Montserrat, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, même le Judaïsme proclame que le Messie doit être “fils de David” et doit inaugurer une nouvelle ère: celle du Royaume de Dieu. Nous les chrétiens, nous savons que le Messie, Fils de David est Jésus-Christ, et que son règne a déjà commencé, comme une semence qui pousse, et deviendra évidente et rayonnante quand Jésus reviendra à la fin des temps. Mais pour le moment Jésus est déjà Fils de David et cela nous permet de vivre dans l'espérance des bienfaits du royaume messianique.

Le titre “Fils de David” décerné à Jésus est une partie essentielle de l'Évangile. Lors de l'Annonciation, la Sainte Vierge a reçu le message suivant: «Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob» (Lc 1,32-33). Les pauvres qui demandaient à Jésus de les guérir criaient: «Fils de David, aie pitié de moi!» (Mc 10,48). Lors de sa rentrée triomphale à Jérusalem les gens proclament: «Béni le Règne qui vient, celui de notre père David. Hosanna au plus haut des cieux!» (Mc 11,10). Le livre ancien de Didakné rend grâce à Dieu «la vigne sainte de la souche de David, ton serviteur, que tu nous a fait connaître grâce à Jésus, ton serviteur».

Mais Jésus n'est pas uniquement Fils de David, Il est aussi son Seigneur. Jésus le confirme solennellement en citant le Psaume 110, citation incompréhensible pour les juifs: car pour eux il est impossible que le Fils de David soit aussi “Seigneur” de son Père. Saint Pierre, témoin de la résurrection du Christ a constaté que Jésus avait clairement était sacré “Seigneur de David”, «Frères, au sujet de David notre père, on peut vous dire avec assurance qu'il est mort, qu'il a été enterré, et que son tombeau est encore aujourd'hui chez nous. Mais il était prophète, il savait que Dieu lui avait juré de faire asseoir sur son trône un de ses descendants» (Ac 2,14).

Jésus comme le dit Saint Paul, «est né de la race de David; selon l'Esprit qui sanctifie, il a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection d'entre les morts, lui, Jésus Christ, notre Seigneur» (Rm 1,3-4), est devenu le centre qui attire les cœurs de tous les hommes, et par cette douce attraction Il exerce sa puissance sur tous les hommes qui viennent à Lui avec amour et confiance.

Bonne journée!

Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Si nous souhaitons demander que le règne de Dieu vienne à nous, nous le lui demandons avec la puissance de la Parole : que moi je sois éloigné de la corruption, que je sois libéré de la mort et des chaînes de l’erreur » (Saint Grégoire de Nysse)

  • « En désaccord avec les pharisiens, Jésus lui-même donne au psaume 110 une nouvelle interprétation. Le Messie n’est pas le fils de David, mais le "Seigneur de David" ; il ne siège pas sur le siège de David, mais sur le trône de Dieu » (Benoît XVI)

  • « Jésus Lui-même confirme que Dieu est "l’unique Seigneur" et qu’il faut L’aimer "de tout son cœur, de toute son âme, de tout son esprit et de toutes ses forces". Il laisse en même temps entendre qu’Il est Lui-même "le Seigneur". Confesser que "Jésus est Seigneur" est le propre de la foi chrétienne. Cela n’est pas contraire à la foi en Dieu l’Unique (…) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 202)oici la Parole de Dieu de ce jour

mercredi 3 juin 2026

«Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants » ( 653,056)

 « Moi, je suis le pain vivant,

qui est descendu du ciel, dit le Seigneur ;
si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. »

(Jn 6, 51.52)
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Bonjour!
Mercredi 3 juin 2926
Voici la Parole de Dieu de ce jour. 

 (Mc 12,18-27): Des sadducéens -ceux qui affirment qu'il n'y a pas de résurrection- viennent trouver Jésus, et ils l'interrogeaient: «Maître, Moïse nous a donné cette loi: Si un homme a un frère qui meurt en laissant une femme, mais aucun enfant, qu'il épouse la veuve pour donner une descendance à son frère. Il y avait sept frères; le premier se maria, et mourut sans laisser de descendance. Le deuxième épousa la veuve, et mourut sans laisser de descendance. Le troisième pareillement. Et aucun des sept ne laissa de descendance. Et finalement, la femme mourut aussi. A la résurrection, quand ils ressusciteront, de qui sera-t-elle l'épouse, puisque les sept l'ont eue pour femme?».

Jésus leur dit: «N'êtes-vous pas dans l'erreur, en méconnaissant les Écritures, et la puissance de Dieu? Lorsqu'on ressuscite d'entre les morts, on ne se marie pas, mais on est comme les anges dans les cieux. Quant à dire que les morts doivent ressusciter, n'avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, au récit du buisson ardent, comment Dieu lui a dit: Moi, je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob? Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Vous êtes complètement dans l'erreur».

«Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants»

Abbé Federico Elías ALCAMÁN Riffo(Puchuncaví - Valparaíso, Chili)

Aujourd'hui, la Sainte Eglise, par le biais de la parole du Christ, nous met face à la réalité de la résurrection ainsi qu'aux propriétés des corps ressuscités. En effet, l'Évangile nous raconte la rencontre de Jésus avec les saducéens, qui ne croyaient pas à la résurrection et qui en évoquant l'hypothèse d'un fait très recherché, lui exposent un problème concernant la résurrection des morts.

Ils font allusion à une femme veuve sept fois de suite, et lui demandent «de qui sera-t-elle l'épouse, puisque les sept l'ont eue pour femme?» (Mc 12,23). Ils cherchent ainsi à mettre Jésus et sa doctrine dans l'embarras. Mais le Seigneur rejette cette notion en leur disant que «Lorsqu'on ressuscite d'entre les morts, on ne se marie pas, mais on est comme les anges dans les cieux» (Mc 12,25).

Et saisissant l'occasion Jésus confirme l'existence de la résurrection en leur citant les paroles de Dieu à Moïse dans le récit du buisson ardent: «Moi, je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob», et ajoute «Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants» (Mc 12,26-27). Là Jésus leur reproche leur erreur, car ils ne comprennent ni les écritures ni la puissance divine, en effet, cette vérité avait été révélée dans l'ancien testament: les anciens Isaïe, la mère des Macabées, Job et les autres anciens l'avaient déjà enseignée.

Saint Augustin décrivait ainsi la vie d'éternelle et amoureuse communion: «Là-bas tu ne seras ni limité ni réduit car tu posséderas tout, tu auras tout et ton prochain aura tout également, car toi et lui ne serez qu'un, et ce tout unique aura aussi Celui à qui vous appartenez tous les deux».

Nous, loin de douter de la parole des écritures et de la puissance miséricordieuse de Dieu, nous adhérons à cette vérité d'espérance avec tous nos esprits et nos cœurs, nous sommes heureux de ne pas rester frustrés par notre soif de vie entière et éternelle, de dont nous sommes assurés en Dieu lui-même, dans sa gloire et dans sa joie. Face à cette invitation divine il ne nous reste qu'à faire accroître notre désir de voir Dieu, et espérer vivement d'être avec Lui pour régner avec Lui éternellement.


Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Si sur cette terre, il a guéri les maladies de la chair et a rendu au corps son intégrité, il le fera d’autant plus au moment de la résurrection pour que la chair ressuscite sans défaut, intégralement… » (Saint Justin, martyr)

  • « C’est l’homme en sa totalité comme il se situe dans ce monde, comme il a vécu et souffert, qui sera conduit un jour à l’éternité de Dieu et prendra part en Dieu lui-même, pour l’éternité. C’est ce qui doit nous remplir d’un plaisir profond » (Benoît XVI)

  • « Les Pharisiens et bien des contemporains du Seigneur espéraient la résurrection. Jésus l’enseigne fermement. Aux Sadducéens qui la nient il répond : "Vous ne connaissez ni les Écritures ni la puissance de Dieu, vous êtes dans l’erreur" (Mc 12,24). La foi en la résurrection repose sur la foi en Dieu qui "n’est pas un Dieu des morts, mais des vivants" (Mc 12, 27) » (Catéchisme de l’Eglise catholique, n° 993)