mercredi 11 février 2026

«Elle vint se jeter à ses pieds… elle lui demandait d'expulser le démon hors de sa fille» / (592,672)

 Bonjour!

Jeudi 12 février 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.


Texte de l'Évangile (Mt 20,20-28): Alors la mère de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, s'approcha de Jésus avec ses fils et se prosterna pour lui faire une demande. Jésus lui dit: «Que veux-tu?». Elle répondit: «Voilà mes deux fils: ordonne qu'ils siègent, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton Royaume». Jésus répondit: «Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire?». Ils lui dirent: «Nous le pouvons». Il leur dit: «Ma coupe, vous y boirez; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder; il y a ceux pour qui ces places sont préparées par mon Père».

Les dix autres avaient entendu, et s'indignèrent contre les deux frères. Jésus les appela et leur dit: «Vous le savez: les chefs des nations païennes commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi: celui qui veut devenir grand sera votre serviteur; et celui qui veut être le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude».

«Elle vint se jeter à ses pieds… elle lui demandait d'expulser le démon hors de sa fille»

Abbé Enric CASES i Martín(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, on nous montre la foi d'une femme qui n'appartenait pas au peuple choisi, mais qui croyait que Jésus pouvait guérir sa fille. En effet, cette mère de famille: «était païenne, de nationalité syro-phénicienne, et elle lui demandait d'expulser le démon hors de sa fille» (Mc 7,26). La douleur et l'amour la font demander avec insistance, sans se soucier du mépris, des retards, de l'indignité subis. Et elle obtient gain de cause, puisque: «Elle rentra à la maison, et elle trouva l'enfant étendue sur le lit: le démon était sorti d'elle». (Mc 7,30)

Saint Augustin disait que nombreux sont ceux qui n'obtiennent pas ce qu'ils veulent car ils sont «aut mali, aut male, aut mala». Ou ils sont mauvais et ce qu'ils devraient demander d'abord c'est de devenir bons; ou bien, ils demandent d'une mauvaise manière, sans insistance, au lieu de le faire avec patience, humilité, foi et par amour; ou ils demandent des choses mauvaises qui, s'ils les recevaient, nuiraient à l'âme ou au corps ou aux autres. Il faut, donc, s'efforcer de demander d'une bonne manière. Cette femme syro-phénicienne est une bonne mère, elle demande quelque chose de bon («d'expulser le démon hors de sa fille») et elle le demande bien («elle vint se jeter à ses pieds»).

Le Seigneur nous pousse à utiliser avec persévérance la prière de la requête. C'est clair, qu'il existe d'autres types de prières —l'adoration, la expiation, la prière de gratitude—, mais Jésus insiste sur le fait qu'il faut pratiquer beaucoup la prière de la requête.

Pourquoi? Il doit y avoir beaucoup de raisons: parce que nous avons besoin de l'aide de Dieu pour atteindre nos objectifs, parce qu'elle exprime espérance et amour, parce qu'elle proclame notre foi. Mais il existe une autre raison que nous ne prenons pas tellement en compte: Dieu veut que les choses soient un peu comme nous les voulons. De cette manière, notre prière —qui est un acte libre— unie à la liberté toute puissante de Dieu, fait que le monde soit comme Dieu le veut et un peu comme nous le voulons. Le pouvoir de la prière est vraiment merveilleux!


Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Quand notre prière n’est pas écoutée c’est parce que nous demandons mal, avec peu de foi ou sans persévérance, ou avec peu d’humilité » (Saint Augustin)

  • « Jésus loue la femme syro-phénicienne qui lui demande avec insistance la guérison de sa fille. Cette insistance est sans doute très épuisante, mais ceci est une attitude de la prière. Sainte Thérèse parle de la prière comme une négociation avec le Seigneur » (François)

  • « De même que Jésus prie le Père et rend grâces avant de recevoir ses dons, Il nous apprend cette audace filiale : Tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous l’avez déjà reçu´ (Mc 11,24). Telle est la force de la prière,tout est possible à celui qui croit´ (Mc 9,23), d’une foi `qui n’hésite pas´ (Mt 21,22) (...) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 2.610)

Bonne journée!

jean-Yves

mardi 10 février 2026

Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. »(592,482)

 BONJOUR!

Mercredi 11 février 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.

Marc 7, 14-23


En ce temps-là, appelant de nouveau la foule, Jésus lui disait : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. »
Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l’interrogeaient sur cette parabole. Alors il leur dit : « Êtes-vous donc sans intelligence, vous aussi ? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans l’homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, parce que cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, pour être éliminé ? » C’est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments.
Il leur dit encore : « Ce qui sort de l’homme, c’est cela qui le rend impur. Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. »

Méditation

Frère Antoine de la Fayolle

Frère Antoine de la Fayolle

Couvent Saint-Anne à Rennes

La folie de Dieu


L’usage que nous avons du rite ne permet pas forcément de réaliser le projet pour lequel il est conçu. Nous savons très bien qu’il ne suffit pas de dire bonjour à quelqu’un pour vouloir que la personne passe effectivement une bonne journée. Il ne suffit pas de demander ‘comment vas-tu ?’ pour réellement s’intéresser à la personne que nous interrogeons.

C’est ce qu’évoque Jésus avec les pharisiens et les apôtres qui, eux, ne voient pas le problème ! Une chose est l’action posée, autre chose les dispositions intérieures qui la motivent. Pour eux, le respect de la loi rend pur. Pour Jésus, le respect de la loi ne remplace pas l’amour pour le prochain. C’est l’amour du prochain et la justice qui priment. C’est pourquoi il guérit le jour du sabbat, il ne craint pas de toucher des personnes impures, il fréquente les ivrognes, les pécheurs et les gloutons.

Jésus fait de la miséricorde et de l’amour du prochain la nouvelle norme. Il invite les disciples à faire de même. Les occasions d’aimer ne manquent pas : j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’avais soif, j’étais étranger, j’étais nu, j’étais malade, j’étais en prison…. Souvenez-vous de tous ces fous de Dieu qui ont vécu les béatitudes : François d’Assise, Catherine de Sienne…. En eux se retrouve l’amour déraisonnable de Dieu pour le monde !

Aujourd’hui, rejoignons ce cœur de Dieu, soyons de ces mains qui prennent soin des hommes et des femmes qui sont à côté de nous, de nos proches, de nos prochains - quitte à passer un peu pour des fous.     

Bonne journée!
Jean-Yves                             

lundi 9 février 2026

« Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas avec des mains impures. » - (592,397)

 Bonjour!

Mardi 10 février 2026



Voici la Parole de Dieu de ce jour.

Marc 7, 1-13


En ce temps-là, les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, se réunissent auprès de Jésus, et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées. – Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, par attachement à la tradition des anciens ; et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d’autres pratiques : lavage de coupes, de carafes et de plats.
Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas avec des mains impures. » Jésus leur répondit : « Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites, ainsi qu’il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. C’est en vain qu’ils me rendent un culte ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains. Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes. » Il leur disait encore : « Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour établir votre tradition. En effet, Moïse a dit : Honore ton père et ta mère. Et encore : Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort. Mais vous, vous dites : Supposons qu’un homme déclare à son père ou à sa mère : “Les ressources qui m’auraient permis de t’aider sont korbane , c’est-à-dire don réservé à Dieu”, alors vous ne l’autorisez plus à faire quoi que ce soit pour son père ou sa mère ; vous annulez ainsi la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez. Et vous faites beaucoup de choses du même genre. » 

Méditation

Frère Philippe Jeannin

Frère Philippe Jeannin

Couvent Saint-Pierre-martyr à Strasbourg

Tradition ou trahison ?


S’il est recommandé et nécessaire de se laver les mains avant de passer à table ou lors d’épidémie de gastro ou de covid, certains peuvent en faire trop dans le lavage des mains, par TOC ou ritualisme religieux… Attention, une obsession de pureté peut masquer son contraire !

Jésus dénonce à la fois notre rapport au sacré et au péché… et notre duplicité. Parfois nous nous référons à la tradition - quand ça nous arrange – en délaissant le commandement de Dieu : l’amour du prochain.

Car ce sont d’abord nos intentions, nos calculs qui sont impurs, avant nos actions. Rappelons-nous : « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras pas d’adultère. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur. » (Mt 5, 27-28)

Le péché, la faute, l’impur naissent d’abord dans nos pensées, au fond de notre cœur, et sont parfois plus dangereux que le passage à l’acte qu’ils commandent. C’est en amont, au niveau des intentions et du cœur, que Jésus souhaite notre urgente conversion. C’est à la racine de nous-mêmes qu’il veut nous rejoindre pour nous libérer de l’emprise du péché.

« Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. » Et mon cœur à moi, où est-il en vérité ?  
   
Bonne journée!
Jean-Yves                                


dimanche 8 février 2026

Voici le corps livré pour nous

Bonjour!

Lundi 9 février 2026



Voici la Parole de Dieu de ce jour. 

Marc 6, 53-56


En ce temps-là, après la traversée, abordant à Génésareth Jésus et ses disciples accostèrent. Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus : ils parcoururent toute la région, et se mirent à apporter les malades sur des brancards là où l’on apprenait que Jésus se trouvait. Et dans tous les endroits où il se rendait, dans les villages, les villes ou les campagnes, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés. 

Méditation

Frère Lionel Gentric

Frère Lionel Gentric

Couvent Saint-Jacques à Paris

Voici le corps livré pour nous


Une rumeur et c’est l’effervescence. « Jésus arrive, il paraît qu’il arrive ! » et c’est l’ébullition. On s’organise pour l’impossible. Les gens affluent, tâchent de repérer le meilleur spot, réservent leur emplacement. Les places sont bientôt prises d’assaut, noires de monde. Les malades sont installés aux premiers rangs.

Génésareth n’est guère loin de Capharnaüm, quelques kilomètres tout au plus, mais Jésus n’est pas familier de ce lieu. Son visage y est-il connu ? Les gens du coin l’ont-ils déjà entendu prêcher ? Pas sûr. L’Évangile ne situe à Génésareth aucun autre épisode de la vie publique de Jésus.

Il faut croire que sa réputation l’a précédé.

Une chose frappe : Jésus, dans cet épisode, est passif. Il ne dit rien, ne fait rien, sinon consentir à ce que les malades touchent la frange de son manteau. Et encore ! Ce consentement n’est établi par l’évangile que parce que les gens lui demandent la permission de toucher son vêtement. Jésus maîtrise à peine le cours des événements. Lui, le maître, est comme dépassé par ce qui, à travers lui, se communique.

Il est livré, donné, pour le salut du monde, pour la vie du monde. « Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. » (Jn 3, 17)


Bonne journée!
Jean-Yves

samedi 7 février 2026

«Vous êtes la lumière du monde» (592,256)

 Bonjour!

Dimanche 8 février 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.


 (Mt 5,13-16): «Vous êtes le sel de la terre. Si le sel se dénature, comment redeviendra-t-il du sel? Il n'est plus bon à rien: on le jette dehors et les gens le piétinent. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l'on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes: alors en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux».

«Vous êtes la lumière du monde»

Abbé Josep FONT i Gallart(Getafe, Espagne)

Aujourd'hui, l'Evangile nous appelle à être témoins du Christ. Et il nous invite à le faire de deux façons, en apparence contradictoires : comme le sont le sel et la lumière.

Le sel ne se voit pas mais on le remarque, on le goûte et on le savoure. Il y a beaucoup des gens qui "ne se laissent pas voir", car ils sont comme des "fourmis" qui n'arrêtent pas de travailler et de faire le bien. A côté d'eux on goute la paix, la sérénité, la joie. Ils ont –comme on le dit souvent de nos jours– de bonnes ondes.

La lumière ne peut pas se cacher. Il y a des personnes qu'on "voit de loin": Ste. Teresa de Calcutta, le Pape, le curé du village. Elles occupent des postes importants par leur qualité naturel de leader ou par les exigences de leurs occupations. Elles sont "sur le lampadaire". Comme le dit l'Evangile de ce jour, "au sommet d'une montagne" ou "sur le lampadaire" (cf. Mt 5,14.15).

Nous sommes tous appelés à être le sel et la lumière. Jésus lui-même était le "sel" pendant les trente années de sa vie cachée à Nazareth. On dit qu'en demandant à Saint Louis Gonzague lorsqu'il jouait ce qu'il ferait s'il savait qu'il allait mourir dans quelques instants, il a répondu: «Je continuerais à jouer». Il aurait continué sa vie normale de tous les jours, rendant la vie de ses compagnons de jeux agréable.

Parfois nous sommes appelés à être la lumière. Nous le sommes de manière claire quand nous professons notre foi dans des moments difficiles. Les martyres sont de grandes lumières. De nos jours, selon le milieu, le seul fait d'aller à la messe est déjà cause de moquerie. Assister à la messe c'est donc déjà être la "lumière". Et la lumière se voit toujours, même si elle est petite. Une petite lumière peut illuminer une nuit.

Demandons au Seigneur les uns pour les autres, pour que nous soyons toujours le "sel". Et sachons être la "lumière" quand cela est nécessaire. Que notre façon d'agir de tous les jours soit telle qu'en regardant ce que nous faisons de bien les gens rendent gloire à notre Père qui est aux cieux (cf. Mt 5,16).


Bon dimanche!
Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « De nouveau il fait allusion au monde, à l’univers tout entier ; lumière qu’il faut comprendre au sens spirituel. Par ces mots, le Seigneur insiste sur la perfection de vie que doivent mener ses disciples » (Saint Jean Chrysostome)

  • « Vous, qui avez accueilli dans votre cœur le message de salut du Christ, et bien vous êtes le sel de la terre parce que vous devez contribuer à éviter que la vie de l’homme ne se détériore, ou qu’elle ne se corrompe en poursuivant de fausses valeurs » (Saint Jean-Paul II)

  • « La fidélité des baptisés est une condition primordiale pour l’annonce de l’Evangile et pour la mission de l’Église dans le monde. Pour manifester devant les hommes sa force de vérité et de rayonnement, le message du salut doit être authentifié par le témoignage de vie des chrétiens (…) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 2.044)

vendredi 6 février 2026

« Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. »(592,058)

 BONJOUR!

Samedi 7 février 2026

Voici la Parole de Dieu d'aujourd'hui.



Marc 6, 30-34


En ce temps-là, les Apôtres se réunirent auprès de Jésus, et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné. Il leur dit :  « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux, et l’on n’avait même pas le temps de manger. Alors, ils partirent en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les gens les virent s’éloigner, et beaucoup comprirent leur intention. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement. 

Méditation

Frère Philippe Jaillot

Frère Philippe Jaillot

Couvent de l'Annonciation à Paris

Transmettre ou se reposer ?


Un jeune ami me disait : « Adolescent, on ne m’a pas transmis grand-chose dans l’Église. On m’a dit : "Développe ta foi personnelle" ». Et il m’expliquait : « Mon Père, bien sûr qu’il faut la foi personnelle, mais avant, j’ai besoin de la foi des parents, c’est-à-dire la foi reçue. La foi de conviction ne se développe que sur une foi de tradition. » Il disait ainsi que le progrès de sa foi, c’était la tradition qui se prolonge. Tradition signifie « transmission », et non pas « grenier aux vieilles antiquités ».

Il ne s’agit pas d’un discours fait d’avance, car chacun trouve ses propres ressources pour être chrétien. Mais Jésus nous alerte : des gens attendent des paroles qui nourrissent. Les disciples qui partaient en mission, n’avaient pas le temps de manger. Nous comprenons qu’une autre nourriture est importante. Y croyons-nous ? Acceptons-nous de parler avec autorité ? C’est ce que fait Jésus. Son autorité n’impose rien mais donne une direction et nourrit. Pour cela, Jésus transmet un enseignement, non pas pour cocher la case « j’ai fait mon job », mais parce que les foules étaient comme des brebis sans berger et qu’il en était ému. Il apprend une leçon à ses disciples : vous voulez le repos, mais vous ne l’aurez pas si vous ne vous préoccupez pas de ceux qui cherchent du sens et qui attendent la vie éternelle même sans savoir encore la nommer.

La vie chrétienne se déploie quand nous apprenons qu’il est reposant de transmettre, et de faire ce que le Christ attend de nous. 
   

Bonne journée!
Jean-Yves
   
                             

jeudi 5 février 2026

: « Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. » (590,856)

Bonjour!

Vendredi  6 février 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



Marc 6, 14-29


En ce temps-là, comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler. On disait : « C’est Jean, celui qui baptisait : il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. » Certains disaient : « C’est le prophète Élie. » D’autres disaient encore : « C’est un prophète comme ceux de jadis. » Hérode entendait ces propos et disait : « Celui que j’ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité ! » Car c’était lui, Hérode, qui avait donné l’ordre d’arrêter Jean et de l’enchaîner dans la prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe, que lui-même avait prise pour épouse. En effet, Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. » Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir. Mais elle n’y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir. Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée. La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. » Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. » Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean, celui qui baptise. » Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. » Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.
Ayant appris cela, les disciples de Jean vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.

Méditation

Frère Benoît Delhaye

Frère Benoît Delhaye

Couvent Saint-Pierre Martyr à Strasbourg

La spirale du mal


Hérodiade a quitté son mari pour en épouser un autre dans le but de devenir reine. Elle sait que son acte est contraire à la loi, et qu'elle serait lapidée si elle n'était pas la femme du roi. Elle n’ignore pas qu'elle a auprès du peuple une réputation lamentable.

Mais surtout, elle sait que sous son maquillage et sa belle robe du soir, se cache une femme cupide et arriviste. Or Jean Baptiste dévoile à tous et en pleine lumière cette part sordide de sa personnalité. Elle ne peut le supporter ! En faisant tuer Jean Baptiste, elle espère tuer du même coup cette femme honteuse et misérable qui habite en elle et dont Jean Baptiste lui renvoie la triste image.

L'histoire d'Hérodiade nous montre comment le mal que l'on porte en nous peut nous conduire à commettre un mal plus grand. Combien d'actes violents trahissent en fait la haine que se vouent à eux-mêmes ceux qui les commettent ? Combien de paroles blessantes s'enracinent dans le malaise intérieur et le sentiment de culpabilité qu'éprouvent ceux qui les prononcent ?

Après la mort de Jean Baptiste, le Christ vient nous offrir une alternative à cette violence : l'amour de Dieu. Cet amour de celui qui connaît nos zones de lumière et nos zones d'ombre. Nous connaissant parfaitement, il nous aime parfaitement. Il nous pardonne et nous permet de vivre réconciliés avec lui et avec nous-mêmes. Seule la paix que procure le pardon de Dieu peut enrayer le cercle vicieux du mal. 

 


Bonne journée!
Jean-Yves