vendredi 6 février 2026

« Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. »(592,058)

 BONJOUR!

Samedi 7 février 2026

Voici la Parole de Dieu d'aujourd'hui.



Marc 6, 30-34


En ce temps-là, les Apôtres se réunirent auprès de Jésus, et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné. Il leur dit :  « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux, et l’on n’avait même pas le temps de manger. Alors, ils partirent en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les gens les virent s’éloigner, et beaucoup comprirent leur intention. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement. 

Méditation

Frère Philippe Jaillot

Frère Philippe Jaillot

Couvent de l'Annonciation à Paris

Transmettre ou se reposer ?


Un jeune ami me disait : « Adolescent, on ne m’a pas transmis grand-chose dans l’Église. On m’a dit : "Développe ta foi personnelle" ». Et il m’expliquait : « Mon Père, bien sûr qu’il faut la foi personnelle, mais avant, j’ai besoin de la foi des parents, c’est-à-dire la foi reçue. La foi de conviction ne se développe que sur une foi de tradition. » Il disait ainsi que le progrès de sa foi, c’était la tradition qui se prolonge. Tradition signifie « transmission », et non pas « grenier aux vieilles antiquités ».

Il ne s’agit pas d’un discours fait d’avance, car chacun trouve ses propres ressources pour être chrétien. Mais Jésus nous alerte : des gens attendent des paroles qui nourrissent. Les disciples qui partaient en mission, n’avaient pas le temps de manger. Nous comprenons qu’une autre nourriture est importante. Y croyons-nous ? Acceptons-nous de parler avec autorité ? C’est ce que fait Jésus. Son autorité n’impose rien mais donne une direction et nourrit. Pour cela, Jésus transmet un enseignement, non pas pour cocher la case « j’ai fait mon job », mais parce que les foules étaient comme des brebis sans berger et qu’il en était ému. Il apprend une leçon à ses disciples : vous voulez le repos, mais vous ne l’aurez pas si vous ne vous préoccupez pas de ceux qui cherchent du sens et qui attendent la vie éternelle même sans savoir encore la nommer.

La vie chrétienne se déploie quand nous apprenons qu’il est reposant de transmettre, et de faire ce que le Christ attend de nous. 
   

Bonne journée!
Jean-Yves
   
                             

jeudi 5 février 2026

: « Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. » (590,856)

Bonjour!

Vendredi  6 février 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



Marc 6, 14-29


En ce temps-là, comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler. On disait : « C’est Jean, celui qui baptisait : il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. » Certains disaient : « C’est le prophète Élie. » D’autres disaient encore : « C’est un prophète comme ceux de jadis. » Hérode entendait ces propos et disait : « Celui que j’ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité ! » Car c’était lui, Hérode, qui avait donné l’ordre d’arrêter Jean et de l’enchaîner dans la prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe, que lui-même avait prise pour épouse. En effet, Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. » Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir. Mais elle n’y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir. Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée. La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. » Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. » Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean, celui qui baptise. » Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. » Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.
Ayant appris cela, les disciples de Jean vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.

Méditation

Frère Benoît Delhaye

Frère Benoît Delhaye

Couvent Saint-Pierre Martyr à Strasbourg

La spirale du mal


Hérodiade a quitté son mari pour en épouser un autre dans le but de devenir reine. Elle sait que son acte est contraire à la loi, et qu'elle serait lapidée si elle n'était pas la femme du roi. Elle n’ignore pas qu'elle a auprès du peuple une réputation lamentable.

Mais surtout, elle sait que sous son maquillage et sa belle robe du soir, se cache une femme cupide et arriviste. Or Jean Baptiste dévoile à tous et en pleine lumière cette part sordide de sa personnalité. Elle ne peut le supporter ! En faisant tuer Jean Baptiste, elle espère tuer du même coup cette femme honteuse et misérable qui habite en elle et dont Jean Baptiste lui renvoie la triste image.

L'histoire d'Hérodiade nous montre comment le mal que l'on porte en nous peut nous conduire à commettre un mal plus grand. Combien d'actes violents trahissent en fait la haine que se vouent à eux-mêmes ceux qui les commettent ? Combien de paroles blessantes s'enracinent dans le malaise intérieur et le sentiment de culpabilité qu'éprouvent ceux qui les prononcent ?

Après la mort de Jean Baptiste, le Christ vient nous offrir une alternative à cette violence : l'amour de Dieu. Cet amour de celui qui connaît nos zones de lumière et nos zones d'ombre. Nous connaissant parfaitement, il nous aime parfaitement. Il nous pardonne et nous permet de vivre réconciliés avec lui et avec nous-mêmes. Seule la paix que procure le pardon de Dieu peut enrayer le cercle vicieux du mal. 

 


Bonne journée!
Jean-Yves                                   

mercredi 4 février 2026

« Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ (590,433)

 Bonjour!

Jeudi 5 février 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



Marc 6, 7-13


En ce temps-là, Jésus appela les Douze ; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. Il leur donnait autorité sur les esprits impurs, et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton ; pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie dans leur ceinture. « Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. » Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ. Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. » Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir. Ils expulsaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient.

Méditation

Frère Pascal Marin

Frère Pascal Marin

Couvent de la Tourette à Éveux

Jésus et les douze, une histoire de confiance


Jésus, nous dit saint Marc, en appelle douze et les envoie en mission. Ils seront désormais ses envoyés. C'est-à-dire, dans le grec des Évangiles, ses apostoloï, ses apôtres. Jésus va les préparer à cette mission en leur donnant des consignes détaillées et des bons conseils. Mais les apôtres auront surtout besoin d'un état d'esprit, la confiance. Car ici la prévoyance, qui prétend assurer le succès de l'entreprise avec de l'argent, des vêtements en réserve et autres moyens, ne peut rien. Témoins du Dieu qui veille sur ses envoyés, les apôtres auront à se fier à lui. Mais si Jésus peut parier sur la confiance de ses apôtres, c’est que lui-même leur accorde une confiance sans réserve. En effet, pour cette mission, Jésus leur confie son propre pouvoir de prédication et de guérison. Cette délégation montre à quel point Jésus les considère comme des frères, des amis. Ce renoncement à la position supérieure du maître a pour symbole avec Jésus le nombre douze de ses apôtres. Ce chiffre n'est pas choisi au hasard. Car douze fait écho aux douze tribus et à leur idéal égalitaire de la nation d’Israël. 




Alors, puisque nous voilà à présent à notre tour les mains du Seigneur en ce monde, osons avec lui la confiance. 




Bonne journée!
Jean-Yves

mardi 3 février 2026

N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? (589,923)

 Bonjour!

Mercredi 4 février 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.

Marc 6, 1-6



    Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et ses disciples le suivirent. Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. » Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Et il s’étonna de leur manque de foi. Alors Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant. 

Méditation

Frère Philippe Verdin

Frère Philippe Verdin

Couvent Saint-Thomas-d'Aquin à Lille

On ne nous la fait pas


Les voisins de Jésus n’écoutent pas ce qu’il dit, parce qu’ils savent. Ils savent qui il est. On ne la leur fait pas. On ne leur en conte pas. Au lieu d’accueillir l’incroyable nouveauté, la venue d’un Dieu qui sauve, ils se rabattent sur leurs certitudes rabâchées. Or le début de la sagesse, c’est de savoir que nous ne savons pas. Nous ne connaissons pas Dieu. Tout nous dépasse. Nos pauvres mots, nos piètres définitions ne peuvent le résumer, le circonscrire. L’un des plus grands théologiens, l’un des grands mystiques dans la ronde des saints, Thomas d’Aquin écrit : « Nous ne pouvons saisir de Dieu ce qu’il est ; mais seulement ce qu’il n’est pas. » 

Certes, la foi et la raison, bonnes compagnes, peuvent nous faire avancer dans la connaissance émerveillée de Dieu. Jésus est venu pour nous dire et nous montrer un peu de son mystère d’amour irradiant. La prière, la vie de la grâce alimentée par les sacrements nous aident à connaitre Dieu. Parfois même, il se révèle à nous… et c’est la communion. 



Qui est Jésus pour moi ? Comment puis-je expliquer mon amitié avec lui à des amis qui aimeraient le connaitre ?                                     

Bonne journée!

Jean-Yves

lundi 2 février 2026

: « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! »( 589,515)

 Bonjour!

Mardi 2 février 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



Marc 5, 21-43


En ce temps-là, Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer. Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune,elle  est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait.
Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans… – elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans avoir la moindre amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré –… cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par derrière dans la foule et toucha son vêtement. Elle se disait en effet : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » À l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? » Ses disciples lui répondirent : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : “Qui m’a touché ?” » Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela. Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Jésus lui dit alors : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. »
Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître ? » Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. » Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques. Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec lui ; puis il pénètre là où reposait l’enfant. Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait en effet douze ans. Ils furent frappés d’une grande stupeur. Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger. 


Méditation

Frère Bruno Cadoré

Frère Bruno Cadoré

Couvent Saint-Jacques à Paris

Soyez vivants !


Une petite fille sur le point de mourir. Une femme anonyme dans la foule qui cherche à guérir d’une maladie qui, peut-être, l’empêche d’enfanter. Confession de foi ? Confiance en la puissance magique d’un guérisseur ? Quoiqu’il en soit, la demande est pressante : sauve cette vie ! Dans les deux cas, l’entourage n’est pas très encourageant : à quoi bon chercher l’origine de ce toucher anonyme ? Ne dérange pas le maître, la mort a déjà fait son œuvre !

Et pourtant Jésus persiste. De celle qui voulait passer inaperçue, il reconnaît la foi, publiquement. Contre ceux qui se moquent de lui parce qu’il semble nier la mort, il sollicite la foi du chef de la synagogue. Dans les deux cas, Jésus se tient auprès de ceux qui désespèrent ; il s’adresse directement à qui il veut guérir, qui il veut relever. Dans les deux cas aussi, il implique l’entourage : dites-moi qui m’a touché, faites manger cette enfant. Au fond, il ne veut pas se contenter de relever de la maladie ou de la mort. Il veut aussi que ceux qui marchent avec lui prennent part à ce relèvement. 

Tout se passe « sur l’autre rive », comme pour nous inviter à découvrir, avec la femme malade et le père dévasté, que la foi nous fait entrer dans un rapport nouveau à la vie. La femme est libérée de ces longues années de souffrance où elle se croyait impure et inutile. Peut-être en gardera-t-elle la mémoire, parfois douloureuse ; mais sa foi en un Dieu qui compatit et qui relève sera son soutien pour oser vivre. Le chef de synagogue était écrasé à l’idée de perdre sa fille, et peut-être se croyait-il puni pour on ne sait quelle raison. Le voilà, maintenant, debout et, dans la foi, il est un père qui se réjouit de voir sa fille inventer sa propre vie, découvrir le bonheur de servir le Dieu de la vie


Bonne journée!
Jean-Yves

dimanche 1 février 2026

Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. »

 Bonjour!

Lundi 2 février 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.

Luc 2, 22-32



Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes.
Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. »


Méditation

Frère Raphaël de Bouillé

Frère Raphaël de Bouillé

Couvent Saint-Thomas-d'Aquin à Lille

Tout vient à point


En espagnol, l’injonction « attends ! » se dit « espera ! » Je ne sais pas toujours faire de mes attentes des espérances. Moins encore, je ne sais pas toujours faire de mes impatiences une vive espérance de l’œuvre de Dieu, ici et maintenant. J’aimerais que plus souvent, quelqu’un me donne l’injonction : « Espère ! Raphaël, espère davantage ! Qui est le Dieu qui t’a choisi, aimé, donné l’existence, appelé à une vie bonne et rayonnante ? Vois les merveilles qu’il a faites avec les saints ! Espère enfin le Seigneur, espère davantage, accueille non pas ton espérance, mais celle de Dieu. » 

Syméon a eu le temps d’attendre, d’espérer la consolation d’Israël. Il a vu, dans ce petit enfant, l’immense salut que Dieu avait préparé. Marie et Joseph ne s’y attendaient pas : ils venaient au Temple simplement pour un acte religieux attendu et convenu. À travers ce vieillard, Dieu est venu donner la confirmation de ses promesses.

Aujourd’hui, vous allez vivre des moments prévus ou habituels. Êtes-vous prêt à vous laisser surprendre par Dieu, à poser un acte d’espérance imprévu, un acte de charité inhabituel ? Le vieux Syméon en est la preuve : tout vient à point à qui sait … espérer.   
    

Bonne journée!
Jean-Yves