mercredi 5 août 2026

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé »

 Bonjour!

Jeudi le 6 août 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.




 (Mt 17,1-9): Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s'entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus: «Seigneur, il est heureux que nous soyons ici! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie».

Il parlait encore, lorsqu'une nuée lumineuse les couvrit de son ombre; et, de la nuée, une voix disait: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour; écoutez-le!». Entendant cela, les disciples tombèrent la face contre terre et furent saisis d'une grande frayeur. Jésus s'approcha, les toucha et leur dit: «Relevez-vous et n'ayez pas peur!». Levant les yeux, ils ne virent plus que lui, Jésus seul. En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre: «Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts».

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé »

Abbé Joan SERRA i Fontanet(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous parle de la Transfiguration de Jésus sur le Mont Thabor. Après la profession de foi de Pierre, Jésus commence à leur montrer qu'il fallait que le Fils de l'Homme soit condamné à mort, Il leur annonce également sa résurrection le troisième jour. Nous devons voir la Transfiguration de Jésus à partir de ce contexte. Saint Anastase le Sinaïte écrit : « Il s'est revêtu de notre misérable tunique de peau, aujourd'hui Il est vêtu du vêtement divin, et la lumière l'a enveloppé comme un manteau ». Le message que Jésus transfiguré nous transmet ce sont les paroles du Père : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. (…) Écoutez-le » (Mt 17,5). Ecouter veut dire faire sa volonté, contempler sa personne, l'imiter, mettre en pratique ses conseils, prendre notre croix et le suivre.

Afin d'éviter des confusions et fausses interprétations, Jésus leur défendit de raconter à personne ce qu'ils avaient vu, avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts (cf. Mt 17,9). Les trois apôtres contemplent Jésus transfiguré, signe de sa divinité, mais le Sauveur ne veut pas qu'ils le divulguent tant qu'il n'a pas ressuscité, c'est alors qu'on pourra comprendre l'ampleur de cet épisode. Le Christ nous parle dans l'Évangile et dans nos prières; nous pouvons dire comme Pierre: «Rabbi, il est heureux que nous soyons ici!» (Mt 17,4), surtout après la communion.

Parce que le Christ, Seigneur, ayant annoncé sa mort à ses disciples, leur révéla sa gloire sur la montagne sainte et ayant la Loi et les prophètes comme témoins Il leur fit comprendre qu'afin d'arriver à la gloire de la résurrection il faut passer par la Passion. C'est une leçon que nous chrétiens ne devons jamais oublier.





Bonne journée!

Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Afin donc que nous pénétrions dans les mystères sacrés et inexprimables avec ceux qui ont été choisis parmi les disciples inspirés par Dieu, écoutons la voix divine et très sainte qui, comme d’en haut et du sommet de la montagne, nous convoque de la façon la plus persuasive » (Anastase le Sinaïte)

  • « Ce corps qui se transfigure devant les yeux stupéfaits des apôtres, est le corps du Christ notre frère, mais il est aussi notre corps destiné à la gloire. Cette lumière qui l'inonde est et sera aussi notre part d'héritage et de splendeur » (Saint Paul VI)

  • « Pour le chrétien, croire en Dieu, c’est inséparablement croire en Celui qu’Il a envoyé, "son Fils bien-aimé" en qui Il a mis toute sa complaisance (cf. Mc 1, 11). Dieu nous a dit de L’écouter (…) (cf. Mc 9, 7) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 151)

lundi 3 août 2026

«Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens?» - 770,312

 Bonjour!

Mardi 4 août 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



 (Mt 15,1-2.10-14): En ce temps-là, des pharisiens et des scribes venus de Jérusalem s’approchent de Jésus et lui disent : « Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens ? En effet, ils ne se lavent pas les mains avant de manger. »

Jésus appela la foule et lui dit : « Écoutez et comprenez bien ! Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l’homme impur ; mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui rend l’homme impur. » Alors les disciples s’approchèrent et lui dirent : « Sais-tu que les pharisiens ont été scandalisés en entendant cette parole ? » Il répondit : « Toute plante que mon Père du ciel n’a pas plantée sera arrachée. Laissez-les ! Ce sont des aveugles qui guident des aveugles. Si un aveugle guide un aveugle, tous les deux tomberont dans un trou. »

«Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens?»

Abbé Iñaki BALLBÉ i Turu(Terrassa, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons comment certaines des vieilles traditions des maîtres de la Loi avaient manipulé le vrai sens du quatrième commandement de la loi de Dieu. Ces scribes enseignaient aux enfants, qu'ils agissaient pour le mieux en faisant des offrandes d'argent et des biens au Temple. Les enfants formés avec cette conscience erronée croyaient avoir respecté ainsi le quatrième commandement, l'avoir même respecté au mieux. Mais, en fait, il s'agissait d'une tromperie.

«Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour observer votre tradition» (Mc 7,9): Jésus est l'interprète par excellence de la Loi, de ce fait il explique le vrai sens du quatrième commandement, défaisant l'erreur lamentable du fanatisme juif.

«En effet, Moïse a dit: ‘Honore ton père et ta mère’» (Mc 7,10): le quatrième commandement rappelle aux enfants leurs responsabilités envers leurs parents. Dans la mesure de leurs capacités, ils doivent leur apporter une aide matérielle et morale durant leur vieillesse et pendant les périodes de maladie, d'isolement ou d'inquiétude. Jésus rappelle que cela doit se faire par gratitude.

Le respect envers nos parents (piété filiale) consiste en la gratitude qui leur est due pour le don de la vie et leurs efforts dans le travail afin que leurs enfants puissent grandir en âge, grâce et sagesse. «Honore ton père de tout ton cœur, et n'oublie pas les douleurs de ta mère. Souviens-toi que c'est par eux que tu es venu au monde: et comment leur rendras-tu ce qu'ils t'ont donné?» (Sir 7,27-28).

Le Seigneur glorifie le père dans ses fils, et en eux il confirme l'autorité de la mère. Qui honore son père expie ses péchés, qui glorifie sa mère est comme celui qui amasse un trésor (cf Sir 3,2-6). Tout ceci et d'autres conseils illuminent clairement dans notre vie ce qui concerne nos relations avec nos parents. Demandons au Seigneur la grâce de ne jamais manquer de l'amour que nous devons à nos parents et que nous sachions, par l'exemple, transmettre à nos proches cette douce "obligation".


Bonne journée!
Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « On étale souvent une apparence de vertu sans aucun souci de la droiture de l’esprit. Si l’on aime Dieu, on se contente de plaire à celui qu’on aime, car on ne doit pas attendre une récompense meilleure que l’amour lui-même » (Saint Léon le Grand)

  • « Demandons au Seigneur, par l’intercession de la Sainte Vierge, de nous donner un cœur pur, libre de toute hypocrisie, afin que nous puissions vivre selon l’esprit de la loi et atteindre son but, qui est l’amour » (François)

  • « Le quatrième commandement rappelle aux enfants devenus grands, leurs responsabilités envers les parents. Autant qu’ils le peuvent, ils doivent leur donner l’aide matérielle et morale, dans les années de vieillesse, et durant le temps de maladie, de solitude ou de détresse. Jésus rappelle ce devoir de reconnaissance » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 2.218)oici

samedi 1 août 2026

«Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création» - 765,770

 BONJOUR!

Dimanche 2 août 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



 (Mc 16,15-18): Puis Jésus leur dit: «Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé; celui qui refusera de croire sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants: en mon nom, ils chasseront les esprits mauvais; ils parleront un langage nouveau; ils prendront des serpents dans leurs mains, et, s'ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s'en trouveront bien».

«Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création»

Abbé Josep GASSÓ i Lécera(Ripollet, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui l'Église célèbre la fête de la Conversion de saint Paul, apôtre. Le court fragment de l'Évangile selon saint Marc recueille une partie du discours relatif à la mission octroyée par le Seigneur ressuscité. À l'exhortation à prêcher dans le monde entier s'ajoute l'affirmation que la foi et le baptême sont nécessaires au salut: «Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé; celui qui refusera de croire sera condamné» (Mc 16,16). En outre, le Christ garantit à ses prédicateurs qu'ils recevront le pouvoir de faire des prodiges ou des miracles pour appuyer et confirmer leur prédication missionnaire (cf. Mc 17,18). Grande est la mission —«Allez dans le monde entier»— mais l'assistance du Seigneur ne fera pas défaut: «Et moi, je serai avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde» (Mt 28,20).

La collecte propre à la fête d'aujourd'hui nous dit: «Dieu qui as instruit le monde entier par la parole de l'Apôtre saint Paul dont nous célébrons aujourd'hui la conversion, accorde-nous d'aller vers toi en cherchant à lui ressembler, et d'être, dans le monde, les témoins de ton Évangile». Cet Évangile que Dieu nous a donné de connaître et que tant et tant d'âmes désireraient posséder: nous avons la responsabilité de transmettre aussi loin que possible ce merveilleux patrimoine.

La Conversion de saint Paul est un grand événement: de persécuteur, il devient un converti, serviteur et défenseur de la cause du Christ. Bien souvent, peut-être, nous sommes des “persécuteurs”: comme saint Paul nous devons devenir des serviteurs et des défenseurs de Jésus-Christ.

Avec sainte Marie, reconnaissons que le Très-Haut nous a regardé et nous a choisi pour participer de la mission sacerdotale et rédemptrice de son divin Fils: Regina apostolorum, Reine des apôtres, prie pour nous! Rends-nous vaillants pour témoigner de notre foi chrétienne dans ce monde qui est le nôtre.



Bon dimanche!

Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Saül est conduit vers Ananie : voilà donc le loup ravageur qu'on mène vers la brebis. Mais le Pasteur céleste qui depuis les hauteurs dirige tout, la rassura : ‘Ne crains rien’. Quel événement merveilleux ! On mène le loup soumis devant la brebis. C'est l'Agneau mis à mort pour les brebis qui apprend à la brebis à ne pas craindre le loup » (Saint Augustin)

  • « La conversion de Paul a mûri dans la rencontre avec le Christ ressuscité ; c'est cette rencontre qui changea radicalement son existence. C'est en cela que consiste sa conversion et la nôtre : croire en Jésus mort et ressuscité » (Benoît XVI)

  • « Notre Seigneur a lié le pardon des péchés à la foi et au Baptême : ‘Allez par le monde entier, proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé’ (Mc 16, 15-16). Le Baptême est le premier et principal sacrement du pardon des péchés parce qu’il nous unit au Christ mort pour nos péchés, ressuscité pour notre justification, afin que ‘nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle’ (Rm 6, 4) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 977)

vendredi 31 juillet 2026

«Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création»

Bonjour!

Samedi 1er août 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour. 



 (Mc 16,15-18): Puis Jésus leur dit: «Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé; celui qui refusera de croire sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants: en mon nom, ils chasseront les esprits mauvais; ils parleront un langage nouveau; ils prendront des serpents dans leurs mains, et, s'ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s'en trouveront bien».

«Allez dans le monde entier.



 Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création»

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Abbé Josep GASSÓ i Lécera(Ripollet, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui l'Église célèbre la fête de la Conversion de saint Paul, apôtre. Le court fragment de l'Évangile selon saint Marc recueille une partie du discours relatif à la mission octroyée par le Seigneur ressuscité. À l'exhortation à prêcher dans le monde entier s'ajoute l'affirmation que la foi et le baptême sont nécessaires au salut: «Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé; celui qui refusera de croire sera condamné» (Mc 16,16). En outre, le Christ garantit à ses prédicateurs qu'ils recevront le pouvoir de faire des prodiges ou des miracles pour appuyer et confirmer leur prédication missionnaire (cf. Mc 17,18). Grande est la mission —«Allez dans le monde entier»— mais l'assistance du Seigneur ne fera pas défaut: «Et moi, je serai avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde» (Mt 28,20).

La collecte propre à la fête d'aujourd'hui nous dit: «Dieu qui as instruit le monde entier par la parole de l'Apôtre saint Paul dont nous célébrons aujourd'hui la conversion, accorde-nous d'aller vers toi en cherchant à lui ressembler, et d'être, dans le monde, les témoins de ton Évangile». Cet Évangile que Dieu nous a donné de connaître et que tant et tant d'âmes désireraient posséder: nous avons la responsabilité de transmettre aussi loin que possible ce merveilleux patrimoine.

La Conversion de saint Paul est un grand événement: de persécuteur, il devient un converti, serviteur et défenseur de la cause du Christ. Bien souvent, peut-être, nous sommes des “persécuteurs”: comme saint Paul nous devons devenir des serviteurs et des défenseurs de Jésus-Christ.

Avec sainte Marie, reconnaissons que le Très-Haut nous a regardé et nous a choisi pour participer de la mission sacerdotale et rédemptrice de son divin Fils: Regina apostolorum, Reine des apôtres, prie pour nous! Rends-nous vaillants pour témoigner de notre foi chrétienne dans ce monde qui est le nôtre.



Bonne journée

Jean-Yves


Mgr Pierre Goudreault à Rome

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Saül est conduit vers Ananie : voilà donc le loup ravageur qu'on mène vers la brebis. Mais le Pasteur céleste qui depuis les hauteurs dirige tout, la rassura : ‘Ne crains rien’. Quel événement merveilleux ! On mène le loup soumis devant la brebis. C'est l'Agneau mis à mort pour les brebis qui apprend à la brebis à ne pas craindre le loup » (Saint Augustin)

  • « La conversion de Paul a mûri dans la rencontre avec le Christ ressuscité ; c'est cette rencontre qui changea radicalement son existence. C'est en cela que consiste sa conversion et la nôtre : croire en Jésus mort et ressuscité » (Benoît XVI)

  • « Notre Seigneur a lié le pardon des péchés à la foi et au Baptême : ‘Allez par le monde entier, proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé’ (Mc 16, 15-16). Le Baptême est le premier et principal sacrement du pardon des péchés parce qu’il nous unit au Christ mort pour nos péchés, ressuscité pour notre justification, afin que ‘nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle’ (Rm 6, 4) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 977)



mercredi 29 juillet 2026

«On ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien» - 760,646

 Bonjour!

Jeudi 30 juillet 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.


 (Mt 13,47-53): Le Royaume des cieux est encore comparable à un filet qu'on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s'assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien. Ainsi en sera-t-il à la fin du monde: les anges viendront séparer les méchants des justes et les jetteront dans la fournaise: là il y aura des pleurs et des grincements de dents. Avez-vous compris tout cela?». -«Oui», lui répondent-ils. Jésus ajouta: «C'est ainsi que tout scribe devenu disciple du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l'ancien». Jésus acheva ainsi de proposer des paraboles, puis il s'éloigna de là.

«On ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien»

Abbé Ferran JARABO i Carbonell(Agullana, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile fait un appel vital à la conversion, Jésus ne nous épargne pas la brutalité de la réalité: (Mt 13,49-50). L'avertissement est clair! Nous ne pouvons pas nous endormir là-dessus.

Cela dit, nous devons choisir librement: ou bien nous cherchons Dieu et le bien de toutes nos forces ou bien nous plaçons notre vie au bord de l'abîme. Soit nous sommes avec le Christ soit nous sommes contre Lui. Se convertir veut dire, dans ce cas, opter pour l'appartenance aux justes et mener une vie digne de ce nom. Cela dit, nous avons en nous l'expérience du péché: nous voyons le bien que nous devrions faire et nous faisons le mal. Comment essayons-nous de donner une vraie unité à nos vies? Tout seuls nous ne pouvons pas faire grande chose. La seule chose à faire c'est de nous mettre entre les mains de Dieu, en faisant cela nous pourrons réussir à faire le bien et appartenir aux justes.

«Par le fait que nous ignorons le moment où viendra notre rencontre avec notre Juge, nous devons vivre chaque jour comme s'il devait nous juger le lendemain» (Saint Jérôme). Cette phrase est une invitation à vivre avec intensité et responsabilité notre foi chrétienne. Il ne s'agit pas d'avoir peur, mais de vivre dans l'espérance ce temps de grâce, de louange et de gloire.

Le Christ nous montre le chemin de notre glorification. Le Christ est le chemin de l'homme, et par conséquent, notre salut, notre bonheur et tout ce que nous pouvons imaginer passe par Lui. Et si nous possédons tout avec le Christ, nous ne pouvons pas cesser d'aimer l'Église qui nous aide à Le voir et qui est aussi son Corps Mystique. Afin de contrecarrer la vision purement humaine que nous avons de cette réalité il faut que nous retrouvions la vision divine-spirituelle: Il n'y a rien de mieux que le Christ et l'accomplissement de sa volonté!



Bonne journée à vous!

Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Mes paroles sont esprit et sont vie, et elles ne peuvent être pesées sur la base de critères humains. Ils ne peuvent pas être utilisés en vue de satisfaire une vaine complaisance, mais doivent être entendus en silence et doivent être reçus avec humilité » (Thomas a Kempis)

  • « Partout où nous allons, même dans la plus petite paroisse, dans le coin le plus perdu de cette terre, il y a une seule Eglise. Et ceci est un grand don de Dieu. L’Eglise est une pour tous » (François)

  • « […] Pour accomplir la volonté du Père, le Christ inaugura le Royaume des Cieux sur la terre. L’Eglise "est le règne du Christ déjà mystérieusement présent" (Concile Vatican II) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 763)

samedi 25 juillet 2026

Fête de sainte Anne - «Un trésor caché dans un champ; un négociant qui recherche des perles fines» - 754.489

Bonjour!

Dimanche 26 juillet 2026

Fête de SAINTE ANNE


statue de sainte Anne de la Basilique de Beaupré.

Sainte Anne est la patronne:

de la province de Québec, de notre diocèse et de notre paroisse. 

Voici la Parole de Dieu pour le Québec. 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Lecture brève : Mt 13, 44-46)

En ce temps-là,

Jésus disait à la foule ces paraboles :

« Le royaume des Cieux est comparable

à un trésor caché dans un champ;

l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau.

Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède,

et il achète ce champ.


Ou encore :

Le royaume des Cieux est comparable

à un négociant qui recherche des perles fines.

Ayant trouvé une perle de grande valeur,

il va vendre tout ce qu’il possède,

et il achète la perle.


  • Acclamons la Parole de Dieu.

  • «Un trésor caché dans un champ; un négociant qui recherche des perles fines»

Abbé Enric PRAT i Jordana(Sort, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous aide à regarder vers l'intérieur, à trouver ce qui est caché «Le Royaume des cieux est comparable à un trésor caché dans un champ» (Mt 13,44). Quand nous parlons d'un trésor, nous parlons de quelque chose d'une valeur exceptionnelle, de la plus haute appréciation, nous ne parlons pas de choses qui nous sont chères, certes, mais éphémères et de faible valeur comme le sont les plaisirs et satisfactions passagères: ce que tellement de gens se fatiguent à trouver à l'extérieur et qui une fois trouvé et expérimenté nous laissent insatisfaits.

Le trésor dont Jésus nous parle est caché au plus profond de notre âme, dans le noyau même de notre être. C'est le Royaume des Cieux. Cela consiste à nous trouver de façon amoureuse et mystérieuse face à la Fontaine de la Vie, de la Beauté, de la Vérité et du Bien, et de demeurer unis à cette Fontaine jusqu'à ce que, une fois le temps de notre pérégrination achevé et libres de toutes sortes de bijoux fantaisie inutiles, le Royaume que nous avons cherché et cultivé avec foi et amour au fond de notre cœur s'ouvre comme une fleur et que l'éclat de ce trésor caché soit révélé.

Certains, comme Saint Paul et même le Bon Larron, se sont retrouvés subitement et sans réfléchir face à face avec le Royaume des Cieux, car les chemins du Seigneur sont infinis, mais normalement pour arriver à découvrir ce trésor caché, il faut le chercher de manière intentionnée: «Le Royaume des cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines» (Mt 13,45). Ceux qui trouvent ce trésor caché sont peut-être ceux qui ne sont pas faciles à satisfaire, ou ceux qui ne se contentent pas de peu de chose, ou les idéalistes, ou les aventuriers.

Dans l'ordre temporel, nous parlons de gens inquiets ou anticonformistes comme des personnes ambitieuses, mais dans le monde spirituel nous disons que ce sont les saints. Ils n'hésitent pas à tout vendre pourvu qu'ils achètent le terrain, comme disait Saint Jean de la Croix: «Pour arriver à posséder tout, veillez à ne posséder quoi que ce soit de rien».



Bonne fête et bonne journée.

Jean-Yves 

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Voyez, mes enfants : le trésor d'un chrétien n'est pas sur la terre, il est dans le ciel. Eh bien ! notre pensée doit aller où est notre trésor » (Saint Jean-Marie Vianney)

  • « La personne de Jésus c’est le trésor caché, c’est Lui la perle de grande valeur. Il est la découverte fondamentale, qui peut donner un tournant décisif à notre vie, en la remplissant de sens » (François)

  • « … La foi des fidèles est la foi de l’Église reçue des apôtres, trésor de vie qui s’enrichit en étant partagé » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 949)

lundi 20 juillet 2026

«Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi (…) une mère» - 746,988

 Bonjour!

Mardi 21 juillet 2026 

Voici la Parole de Dieu de ce jour. 


 (Mt 12,46-50): Comme Jésus parlait encore à la foule, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler. Quelqu'un lui dit: «Ta mère et tes frères sont là dehors, qui cherchent à te parler». Jésus répondit à cet homme: «Qui est ma mère, et qui sont mes frères?». Puis, tendant la main vers ses disciples, il dit: «Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une soeur et une mère».

Bonne journée!
Jean-Yves

«Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi (…) une mère»

Abbé Pere SUÑER i Puig SJ(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile se présente, d'emblée, surprenant: «Qui est ma mère?» (Mt 12,48), Jésus demande. Il semble que le Seigneur emploie une attitude méprisante envers Marie. Certainement pas. Ce que Jésus veut laisser ici tout à fait clair c'est que devant ses yeux —les yeux de Dieu!— la valeur décisive d'une personne ne demeure pas dans le fait de la chair et du sang, mais dans la disposition spirituelle d'accueil de la volonté de Dieu: «Puis, tendant la main vers ses disciples, il dit: ‘Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur et une mère’» (Mt 12,49-50).

Or, à ce moment-la, la volonté de Dieu était qu'Il plût évangéliser ceux qui l'écoutaient et que ceux-là pussent l'écouter. Ceci était plus primordial que n'importe qu'elle autre valeur, sans égard pour son importance. Pour faire la volonté du Père, Jésus-Christ avait laissé Marie et maintenant il devait prêcher loin de sa maison.

Mais, qui a été plus disposée à faire la volonté de Dieu que Marie? «Voici la servante du Seigneur; que tout se passe pour moi selon ta parole» (Lc 1,38). C'est pour cela que saint Augustin dit que Marie, a d'abord reçu la parole de Dieu dans l'esprit par obéissance, et, seulement après, elle a conçu dans son sein pour l'Incarnation du Verbe.

En d'autres mots: Dieu nous aime dans la mesure de notre sainteté. Marie est très sainte et, conséquemment, elle est très aimée. Cependant, être des saints, n'est pas la raison pour laquelle Dieu nous aime. Au contraire, parce qu'Il nous aime nous pouvons devenir saints. Le Seigneur est toujours le premier à nous aimer (cf. 1Jn 4,10). Marie nous l'apprend lorsqu'elle dit: «Il s'est penché sur son humble servante» (Lc 1,48). Aux yeux de Dieu nous sommes très peu; mais Il veut nous agrandir, nous sanctifier.


Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Toute chose que me donne la main de mon Seigneur, je l‘accepterai avec joie, soumission et amour. Ta sainte volonté est ma tranquillité. Elle contient toute ma sainteté et tout mon salut éternel, car accomplir la volonté de Dieu est la plus grande gloire » (sainte Faustine Kowalska)

  • « Nous devons apprendre à avoir davantage confiance en la Providence divine, et demander à Dieu la force de sortir de nous-mêmes et d’adapter notre volonté à la sienne » (Benoît XVI)

  • « Devenir disciple de Jésus, c’est accepter l’invitation d’appartenir à la famille de Dieu, de vivre en conformité avec sa manière de vivre : "Quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère et ma sœur, et ma mère" (Mt 12,49) (…) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 2.233)

samedi 18 juillet 2026

«C'est un ennemi qui a fait cela» - 741,984

 Bonjour!

Dimanche 19 juillet 2026

Voici la Parole de Dieu pour ce dimanche.


(Mt 13,24-43): Il leur proposa une autre parabole: «Le Royaume des cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint; il sema de l'ivraie au milieu du blé et s'en alla. Quand la tige poussa et produisit l'épi, alors l'ivraie apparut aussi.

«Les serviteurs du maître vinrent lui dire: ‘Seigneur, n'est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ? D'où vient donc qu'il y a de l'ivraie?’. Il leur dit: ‘C'est un ennemi qui a fait cela’. Les serviteurs lui disent: ‘Alors, veux-tu que nous allions l'enlever?’. Il répond: ‘Non, de peur qu'en enlevant l'ivraie, vous n'arrachiez le blé en même temps. Laissez-les pousser ensemble jusqu'à la moisson; et, au temps de la moisson, je dirai aux: Enlevez d'abord l'ivraie, liez-la en bottes pour la brûler; quant au blé, rentrez-le dans mon grenier’».


Il leur proposa une autre parabole: «Le Royaume des cieux est comparable à une graine de moutarde qu'un homme a semée dans son champ. C'est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel font leurs nids dans ses branches».

Il leur dit une autre parabole: «Le Royaume des cieux est comparable à du levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine, jusqu'à ce que toute la pâte ait levé».

Tout cela, Jésus le dit à la foule en paraboles, et il ne leur disait rien sans employer de paraboles, accomplissant ainsi la parole du prophète: C'est en paraboles que je parlerai, je proclamerai des choses cachées depuis les origines.

Alors, laissant la foule, il vint à la maison. Ses disciples s'approchèrent et lui dirent: «Explique-nous clairement la parabole de l'ivraie dans le champ». Il leur répondit: «Celui qui sème le bon grain, c'est le Fils de l'homme; le champ, c'est le monde; le bon grain, ce sont les fils du Royaume; l'ivraie, ce sont les fils du Mauvais. L'ennemi qui l'a semée, c'est le démon; la moisson, c'est la fin du monde; les moissonneurs, ce sont les anges. De même que l'on enlève l'ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde. Le Fils de l'homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume tous ceux qui font tomber les autres et ceux qui commettent le mal, et ils les jetteront dans la fournaise: là il y aura des pleurs et des grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu'il entende!».

Saint Michel Archange
Au sommet du Mont Saint-Michel, en Franc.
oo oo o oo oo

«C'est un ennemi qui a fait cela»

Abbé Ramón LOYOLA Paternina LC(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, le Christ. Le Christ, toujours. Nous venons de Lui; de Lui viennent toutes les bonnes choses semées dans notre vie. Dieu nous rend visite, dit le Kempis, par la consolation et par la désolation, le doux et l'amer, la fleur et l'épine, le froid et la chaleur, la beauté et la souffrance, la joie et la tristesse, le courage et la peur… car tout a été racheté par le Christ (Lui aussi a connu la peur et Il l'a surmontée). Comme le dit saint Paul, «tout contribue au bien de ceux qui aiment Dieu» (Rom 8,28).

Voilà qui est très bien, mais… il existe un mystère d'iniquité qui ne provient pas de Dieu, qui nous dépasse et dévaste ce jardin de Dieu qu’est l'Église. Nous voudrions que Dieu soit "comme" plus puissant, plus présent, qu'Il commande davantage et ne laisse pas agir ces forces désolantes: «Veux-tu donc que nous allions ramasser [l'ivraie]?» (Mt 13,28). C'est ce que disait le Pape Jean-Paul II dans son dernier livre Mémoire et identité: «Supportons patiemment la miséricorde de Dieu», qui attend jusqu'au dernier moment pour offrir le salut à toutes les âmes, spécialement aux plus nécessiteuses de sa miséricorde («Laissez-les grandir tous deux jusqu’à la moisson»: Mt 13,30). Et comme Il est le Seigneur de la vie de chaque personne, Il respecte notre liberté, en sorte que -en même temps que l'épreuve- Il nous donne une grâce surabondante pour résister, pour nous sanctifier, pour aller vers Lui, pour être une offrande permanente, pour faire grandir le Royaume.

Le Christ, le divin pédagogue, nous introduit à l'école de la vie à travers chaque rencontre et chaque événement. Il sort à notre rencontre et nous dit «n'ayez pas peur»; «courage»; «j'ai vaincu le monde» et «je suis avec vous jusqu'à la fin des temps» (cf. Jn 16,33; Mt 28,20). Il nous dit également «Ne jugez pas, faites plutôt comme Moi, ayez l'espérance, ayez confiance, priez pour ceux qui sont dans l'erreur, sanctifies-les comme des parties de vous-mêmes qui méritent toute votre attention car ils font partie de votre propre corps».


Bon dimanche!

Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Et bien, c’est le Christ qui donne cette vertu à la levure. Que personne ne se plaigne, donc, de sa petitesse, car le dynamisme de la prédication est énorme, et ce qui a fermenté une fois se transforme en ferment pour les autres » (Saint Jean Chrysostome)

  • « Le mal n’a ni le premier ni le dernier mot. Devant l’ivraie du monde, le disciple du Seigneur est appelé à imiter la patience de Dieu, à alimenter l’espoir en s’appuyant sur la solide confiance en la victoire finale du bien, c’est-à-dire de Dieu » (François)

  • « L’Eglise, elle, qui renferme des pécheurs dans son propre sein, est donc à la fois sainte et appelée à se purifier et poursuit constamment son effort de pénitence et de renouvellement (Concile Vatican II). Tous les membres de l’Eglise, ses ministres y compris, doivent se reconnaitre pécheurs (…) » (Catéchisme de l’Eglise catholique, n° 827)