dimanche 19 avril 2026

«Travaillez (…) pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle» (607,538)

 Bonjour!

Lundi 20 avril 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



Le lendemain, la foule restée sur l'autre rive du lac se rendit compte qu'il n'y avait eu là qu'une seule barque, et que Jésus n'y était pas monté avec ses disciples, qui étaient partis sans lui. Cependant, d'autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de l'endroit où l'on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce. La foule s'était aperçue que Jésus n'était pas là, ni ses disciples non plus. Alors les gens prirent les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus.

L'ayant trouvé sur l'autre rive, ils lui dirent: «Rabbi, quand es-tu arrivé ici?». Jésus leur répondit: «Amen, amen, je vous le dis: vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et que vous avez été rassasiés. Ne travaillez pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l'homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son empreinte». Ils lui dirent alors: «Que faut-il faire pour travailler aux oeuvres de Dieu?». Jésus leur répondit: «L'oeuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé».

«Travaillez (…) pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle»

Abbé Jacques FORTIN(Alma (Quebec), Canada)

Aujourd'hui après la multiplication des pains, la foule se met à la recherche de Jésus et dans leur quête ils se rendent jusqu’à Capharnaüm. D’hier comme aujourd’hui, les humains sont à la recherche du divin. La multiplication des sectes religieuses, l’ésotérisme ne sont-elles pas manifestation de cette soif du divin?

Mais certains voudraient assujettir ce divin à leurs besoins tout humains. D’ailleurs l’histoire nous révèle que parfois, il y a des tentatives pour utiliser le divin à des fins politiques ou autres. Aujourd’hui la foule s’est déplacée vers Jésus. Pourquoi? C’est la question que Jésus pose en affirmant: «Vous me cherchez, non parce que vous avez vu à travers les signes, mais parce que vous avez eu du pain et que vous avez été rassasiés» (Jn 6,26). Jésus n’est pas dupe. Il sait qu’ils n’ont pas été capables de lire le signe du pain multiplié. Il annonce que ce qui nourrit l’homme est une nourriture spirituelle qui nous permet de vivre éternellement (cf. Jn 6,27). Cette nourriture c’est lui qui la donne, il la donne à travers son Fils. Tout ce qui fait grandir la foi en Lui est une nourriture sur laquelle nous devons investir toutes nos énergies.

On comprend alors pourquoi le Pape nous incite à travailler à une ré-évangélisation de notre monde qui souvent n’est pas venu à Dieu pour les bons motifs. Les Pères du Concile Vatican II, dans la constitution "Gaudium et Spes" ("L’Église dans le monde de ce temps") nous rappelle ceci: «L’Église sait parfaitement que Dieu, seul dont elle est la servante, répond aux plus profonds désirs du cœur humain que jamais ne rassasient pleinement les nourritures terrestres». Et nous pourquoi continuons-nous à suivre ce Jésus? Que nous apporte l’Église? Rappelons-nous ce que dit le Concile Vatican II! Sommes-nous convaincus du bien-être qu’apporte cette nourriture, que nous pouvons donner au monde?

Bonne journée!

Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « La Sainte Communion est pour nous le gage de la vie éternelle, de sorte que la Sainte Communion nous assure le Ciel. Ce sont des arrhes que le ciel nous envoie pour nous garantir qu’il sera un jour notre demeure » (Saint Jean-Marie Vianney)

  • « Le pain miraculeusement multiplié rappelle, en amont, le miracle de la manne dans le désert, et en même temps, nous indique que la véritable nourriture de l’homme est le Verbe éternel, le sens éternel dont nous venons et dans l’attente duquel nous vivons » (Benoît XVI)

  • « Jésus ne révèle pas pleinement l’Esprit Saint tant que lui-même n’a pas été glorifié par sa Mort et sa Résurrection. Pourtant, Il le suggère peu à peu, même dans son enseignement aux foules, lorsqu’Il révèle que sa Chair sera nourriture pour la vie du monde » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 728)

samedi 18 avril 2026

Le même jour, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs 607,179

 Bonjour!

Dimanche le 19 avril 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.


 (Lc 24,13-35): Le même jour, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient ensemble de tout ce qui s'était passé. Or, tandis qu'ils parlaient et discutaient, Jésus lui-même s'approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient aveuglés, et ils ne le reconnaissaient pas.

Jésus leur dit: «De quoi causiez-vous donc, tout en marchant?». Alors, ils s'arrêtèrent, tout tristes. L'un des deux, nommé Cléophas, répondit: «Tu es bien le seul de tous ceux qui étaient à Jérusalem à ignorer les événements de ces jours-ci». Il leur dit: «Quels événements?». Ils lui répondirent: «Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth: cet homme était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple. Les chefs des prêtres et nos dirigeants l'ont livré, ils l'ont fait condamner à mort et ils l'ont crucifié. Et nous qui espérions qu'il serait le libérateur d'Israël! Avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c'est arrivé. A vrai dire, nous avons été bouleversés par quelques femmes de notre groupe. Elles sont allées au tombeau de très bonne heure, et elles n'ont pas trouvé son corps; elles sont même venues nous dire qu'elles avaient eu une apparition: des anges, qui disaient qu'il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l'avaient dit; mais lui, ils ne l'ont pas vu».

Il leur dit alors: «Vous n'avez donc pas compris! Comme votre coeur est lent à croire tout ce qu'ont dit les prophètes! Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire?». Et, en partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur expliqua, dans toute l'Écriture, ce qui le concernait. Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d'aller plus loin. Mais ils s'efforcèrent de le retenir: «Reste avec nous: le soir approche et déjà le jour baisse».

Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Alors ils se dirent l'un à l'autre: «Notre coeur n'était-il pas brûlant en nous, tandis qu'il nous parlait sur la route, et qu'il nous faisait comprendre les Écritures?». A l'instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent: «C'est vrai! le Seigneur est ressuscité: il est apparu à Simon-Pierre». A leur tour, ils racontaient ce qui s'était passé sur la route, et comment ils l'avaient reconnu quand il avait rompu le pain.

«Le même jour»

Abbé Jaume GONZÁLEZ i Padrós(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui nous commençons la proclamation de l'Évangile par l'expression: «le même jour» (Lc 24,13), c'est-à-dire le dimanche. Oui, encore le dimanche. Pâques, dit-on, est comme un grand dimanche de cinquante jours. Ah si nous savions l'importance de ce jour dans la vie des chrétiens! «Il est juste de dire, selon l'homélie d'un auteur du IVe siècle (le Pseudo-Eusèbe d'Alexandrie), que le ‘jour du Seigneur’ est le ‘seigneur des jours’ (…). Il est effectivement pour les chrétiens la "fête primordiale"» (Saint Jean-Paul II). Le dimanche, pour nous, est comme le sein maternel, le berceau, la fête, le foyer et aussi l'encouragement missionnaire. Ah si nous entrevoyions sa lumière et sa poésie! Alors, nous dirions comme ces martyrs des premiers siècles: «Nous ne pouvons vivre sans le dimanche».

Mais quand le jour du Seigneur perd de son relief dans nos vies, le "Seigneur du jour" s'éclipse aussi et nous devenons si pratiques et "sérieux" que nous n'accordons crédit qu'à nos projets, nos plans et nos stratégies; alors, même la liberté avec laquelle Dieu agit nous est un motif de scandale et d'éloignement. Ignorant l'étonnement, nous nous fermons à la manifestation la plus lumineuse de la gloire de Dieu, et tout se convertit en un soir décevant, prélude à une nuit interminable, où la vie paraît condamnée à une perpétuelle insomnie.

Cependant l'Évangile proclamé dans les assemblées dominicales est toujours une annonce angélique dont la clarté s'adresse aux intelligences et aux cœurs lents à croire (cf. Lc 24,25). Aussi est-elle suave, et non pas violente, car sinon, plus qu'illuminer elle nous aveuglerait. C'est la Vie du Ressuscité que l'Esprit nous communique avec la Parole et le Pain partagé, en respectant notre manière de marcher, faite de pas courts et parfois désorientés.

Chaque dimanche rappelons-nous que Jésus «entra pour rester avec eux» (Lc 24,29), avec nous. Chrétien: l'as-tu reconnu aujourd'hui?


Bon dimanche!

Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Pendant ces jours-là, le Seigneur s’est joint, comme un de plus, aux deux disciples qui étaient en chemin et les a réprimandés pour leur réticence à croire. Leurs cœurs, par Lui illuminés, ont reçu la flamme de la foi et sont passés de tièdes à brûlants, tandis que le Seigneur leur ouvrait le sens des Écritures » (Saint Léon le Grand)

  • « La rencontre avec Dieu dans la prière, à travers la lecture de la Bible et dans la vie fraternelle vous aidera à mieux connaître le Seigneur et vous-mêmes, découvrant ainsi le projet d’amour qu’il a pour vos vies » (François)

  • « Les Évangiles sont le cœur de toutes les Écritures "en tant qu’ils constituent le témoignage par excellence sur la vie et sur l’enseignement du Verbe incarné, notre Sauveur" (Concile Vatican II) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 125)

vendredi 17 avril 2026

«C'est moi. Soyez sans crainte » 606,899

 Bonjour!

Samedi 18 avril 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



Texte de l'Évangile (Jn 6,16-21): Le soir venu, les disciples de Jésus descendirent au bord du lac. Ils s'embarquèrent pour gagner Capharnaüm, sur l'autre rive. Déjà il faisait nuit, et Jésus ne les avait pas encore rejoints. Un grand vent se mit à souffler, et le lac devint houleux. Les disciples avaient ramé pendant cinq mille mètres environ, lorsqu'ils virent Jésus qui marchait sur la mer et se rapprochait de la barque. Alors, ils furent saisis de crainte. Mais il leur dit: «C'est moi. Soyez sans crainte». Les disciples voulaient le prendre dans la barque, mais aussitôt, la barque atteignit le rivage à l'endroit où ils se rendaient.

«C'est moi. Soyez sans crainte»

Abbé Vicenç GUINOT i Gómez(Sant Feliu de Llobregat, Espagne)

Aujourd'hui Jésus nous déconcerte. Nous étions habitués à un Rédempteur qui, prêt à s'occuper de n'importe quel type d'indigence humaine, n'hésitait pas a avoir recours à son pouvoir divin. Dans les faits, l'action se déroule juste après la multiplication des pains et des poissons pour nourrir la foule affamée. Alors que, maintenant, au contraire, le miracle nous déconcerte. Marcher sur la mer ressemble, plutôt, une action faite pour épater la galerie. Mais, certainement pas! Jésus avait déjà écarté l'emploi de son pouvoir divin pour chercher un éclat ou un profit personnel lorsque, au commencement de sa mission Il avait refusé les tentations du Malin.

En marchant sur les eaux, Jésus-Christ nous montre son pouvoir sur les choses crées. Mais nous pouvons aussi y voir une mise en scène de son pouvoir sur le Malin, représenté par un lac houleux, dans la nuit.

«Soyez sans crainte» (Jn 6,20), leur disait-Il à ce moment-là. «Mais ayez confiance: moi, je suis vainqueur du monde» (Jn 16,33), leur dira-t-il plus tard, dans le Cénacle. Finalement, c'est Jésus qui dit aux femmes le matin du Pâques, après s'être relevé du sépulcre: «N’ayez pas peur». Par le témoignage des Apôtres, nous connaissons sa victoire sur les ennemis de l'homme, le péché et la mort. C'est pourquoi, aujourd'hui, ses paroles résonnent dans nos cœurs avec une force spéciale, car ce sont les paroles de Quelqu'un qui est vivant.

Les mêmes paroles que Jésus adressait à Pierre et aux Apôtres, Jean Paul II, le successeur de Pierre, les répétait au commencement de son Pontificat: «N'ayez pas peur». C'était un appel à ouvrir le cœur, notre existence même, au Rédempteur afin qu'avec Lui nous n'ayons plus peur devant les coups de tabac des ennemis du Christ.

Devant notre fragilité personnelle pour mener à bien les missions que le Seigneur nous confie (une vocation, un projet apostolique, un service...), nous sommes rassurés en apprenant que Marie aussi —créature comme nous— a entendu ces mêmes paroles, dites par l'ange avant de s'affronter à la mission que le Seigneur lui réservait. Apprenons d'elle à accueillir l'invitation de Jésus chaque jour, en chaque circonstance.


Bonne journée!
Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Jésus préférait se proclamer et se manifester comme le Christ par ses actions, plutôt que par ses paroles » (Origène)

  • « Entre la multiplication des pains et le discours eucharistique dans la synagogue de Capharnaüm, a lieu la scène de Jésus qui marche sur l’eau. Un événement propice pour introduire la comparaison entre Moïse et Jésus. Le premier - par la puissance de Dieu - a divisé les eaux de la mer pour la traverser en marchant sur terre ; Jésus, simplement, a marché sur celles-ci. Il est le "Je suis" » (Benoît XVI)

  • « Prier est toujours possible : Le temps du chrétien est celui du Christ ressuscité qui est " avec nous, tous les jours " (Mt 28, 20), quelles que soient les tempêtes. Notre temps est dans la main de Dieu » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 2.743)

jeudi 16 avril 2026

« Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! » 606,632 -

 Bonjour!

Vendredi 17 avril 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



Évangile du jour

Jean 6, 1-15


En ce temps-là, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade. Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades. Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples. Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche. Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions- nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? » Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. » Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! » Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient. Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. » Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture. À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. » Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul. 

Méditation

Frère François-Dominique Charles

Frère François-Dominique Charles

Couvent Sainte-Marie-du-Chêne à Nancy

S’il en reste dans ton assiette…


Chez des amis arabes chrétiens à Nazareth, la maman avait préparé un plat traditionnel, le Mansaf. Elle apporta un grand plat rond avec de la viande d’agneau sur du riz, le tout arrosé d’une sauce au yaourt et des amandes. J’ai vidé toute mon assiette : c’était excellent ! Aussitôt, la maman me l’a remplie à nouveau… Alors, je l’ai vidée encore. Ainsi plusieurs fois, jusqu’à ce que je n’en puisse plus ! Mon voisin m’a glissé à l’oreille : « Si tu en as assez, laisse dans l’assiette ; la maman saura que tu as bien mangé ! »

Au bord du lac de Galilée, une grande foule est nourrie par Jésus. À la fin, on ramassa les restes et 12 paniers furent remplis ! Un par apôtre. La foule avait donc mangé à sa faim ! Comme ces foules, nous avons faim. Jésus est seul capable de nous combler au-delà de toute mesure, d’un pain qui rassasie et qui fait vivre. En relatant la multiplication des pains, l’évangéliste pense à l’Eucharistie : « Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les leur distribua et il leur en donna autant qu’ils en voulaient. » Ils mangèrent à leur faim puisqu’il en resta beaucoup ! Alors Jésus dit : « Je suis le pain vivant. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif… Qui mangera de ce pain vivra à jamais. Le pain que je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde… » Le pain distribué en abondance à tous ceux qui étaient rassemblés au bord du lac préfigurait « ce pain de vie » que nous mangeons à chacune de nos eucharisties.  
   


Bonne journée!
Jean-Yves                                

mercredi 15 avril 2026

«Celui qui croit au Fils a la vie éternelle» / (606,399)

 Bonjour!

Jeudi 16 avril 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.

(Jn 3,31-36): Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tout. Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre. Celui qui vient du ciel rend témoignage de ce qu'il a vu et entendu, et personne n'accepte son témoignage. Mais celui qui accepte son témoignage certifie par là que Dieu dit la vérité. En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l'Esprit sans compter. Le Père aime le Fils et a tout remis dans sa main. Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui refuse de croire en lui ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui.

«Celui qui croit au Fils a la vie éternelle»

Abbé Melcior QUEROL i Solà(Ribes de Freser, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous invite à cesser d'être “terrestres”, à cesser d'être des hommes qui ne parlent que de choses mondaines, pour parler et agir comme «Celui qui vient d'en haut» (Jn 3,31), Jésus. Dans ce texte nous voyons —encore une fois— que dans la radicalité évangélique il n'y a guère de moyen terme. À tout moment et en toutes circonstances, il faut nous efforcer d'avoir la pensée de Dieu, les sentiments mêmes du Christ et d'aspirer à regarder les hommes et les circonstances du même regard que celui du Verbe devenu homme. Si nous agissons comme “celui qui vient d'en haut” nous pourrons découvrir le tas des choses positives qui arrivent tout le temps autour de nous, car l'amour de Dieu est action continue en faveur de l'homme. Si nous venons d'en haut, nous aimerons tout le monde sans exception, et notre vie sera une invitation à agir de la même façon.

«Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tout» (Jn 3,31), et pour cela Il peut servir chaque homme, chaque femme, justement dans ce dont ils ont besoin; en plus, «Il rend témoignage de ce qu'il a vu et entendu» (Jn 3,32). Et son service a le sceau de la gratuité. Cette attitude de servir sans rien attendre en retour, sans avoir besoin de la réponse d'autrui, crée une ambiance profondément humaine et de respect pour le libre arbitre de la personne; cette attitude se répand et les autres se sentent librement poussés à répondre et réagir de la même manière.

Service et témoignage vont toujours de pair, l'un s'identifie à l'autre. Notre monde a besoin de ce qui est authentique. Et quoi de plus authentique que les paroles de Dieu? Quoi de plus authentique que celui qui «donne l'Esprit sans compter» (Jn 3,34)? C'est pour cela, d'ailleurs, que «celui qui accepte son témoignage certifie par là que Dieu dit la vérité» (Jn 3,33).

“Croire au Fils” veut dire avoir la vie éternelle, et cela signifie que le jour du Jugement ne pèse pas sur le croyant qui a été déjà jugé favorablement; par contre, «celui qui refuse de croire en Lui ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui» (Jn 3,36)..., tant qu'il ne croit pas.

"Un regard d'amour peut changer une vie."  (Mgr Pierre Goudreault)
Bonne journée!

Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Et maintenant je demande, quoi de plus admirable que la beauté de Dieu ? Pouvez-vous penser à quelque chose de plus doux et de plus agréable que la magnificence divine ? L’éclat de la beauté divine est quelque chose d’absolument ineffable et indicible » (Saint Basile le Grand)

  • « L’obéissance nous conduit souvent sur un chemin qui n’est pas celui que je pense qu’il devrait être : il y en a un autre, l’obéissance de Jésus qui dit au Père au jardin des Oliviers "Que ta volonté s’accomplisse » (François)

  • « Croire en Jésus-Christ et en Celui qui l’a envoyé pour notre salut est nécessaire pour obtenir ce salut. Parce que "sans la foi […] il est impossible de plaire à Dieu" (Hb 11,6) et d’arriver à partager la condition de ses fils […] » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 161)

mardi 14 avril 2026

«La lumière est venue dans le monde» / (606,183)

Bonjour!

Mercredi 15 avril 22026

Voici la Parole de Dieu de ce jour. 



 (Jn 3,16-21): «Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique: ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne veut pas croire est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et le Jugement, le voici: quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs oeuvres étaient mauvaises. En effet, tout homme qui fait le mal déteste la lumière: il ne vient pas à la lumière, de peur que ses oeuvres ne lui soient reprochées; mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses oeuvres soient reconnues comme des oeuvres de Dieu».

«La lumière est venue dans le monde»

Fr. Damien LIN Yuanheng(Singapore, Singapour)

Aujourd'hui avec la myriade d'opinions de la vie moderne, on pourrait croire que la vérité n'existe pas —la vérité sur Dieu, la vérité sur le sexe des personnes, la vérité sur le mariage, les vérités morales et, pour finir, la vérité sur moi-même.

Le passage de l'Évangile d'aujourd'hui identifie le Christ comme «le chemin, la vérité, et la vie» (Jn 14,6). Séparé du Christ, il n'y a que désolation, fausseté et mort. Il n'y a qu'un chemin qui conduit au paradis et il s'appelle Jésus Christ.

Le Christ n'est pas juste une autre opinion. Le Christ est la Vérité même. Le fait de nier la vérité est semblable à quelqu'un qui persiste à fermer ses yeux devant la lumière du soleil. Que cela lui plaise ou non, le soleil sera toujours là; mais le pauvre homme a délibérément choisi de fermer ses yeux au soleil de la vérité. De même, nombreux sont ceux qui se consacrent à leur carrière avec toute leur volonté, ils prétendent qu'ils utilisent tout leur potentiel, en oubliant qu'ils ne pourraient atteindre la vérité sur eux-mêmes qu'en marchant avec le Christ.

D'un autre côté, selon Benoît XVI «chaque personne trouve ce qui est bon pour elle en adhérant au plan que Dieu a pour elle, afin qu'il se réalise pleinement: dans ce plan, il trouve la vérité, et en adhérant à cette vérité il devient libre (cf. Jn 8,32)» (Lettre Encyclique "Caritas in Veritate"). La vérité de chacun est un appel à être un fils ou une fille de Dieu au royaume des cieux: «La volonté de Dieu, c'est que vous viviez dans la sainteté» (1Th 4,3). Dieu veut des filles et des fils libres, pas des esclaves.

Le parfait "moi" est en réalité un projet conjoint entre Dieu et moi. Lorsque nous recherchons de toutes nos forces la sainteté, nous commençons à refléter la vérité de Dieu dans nos vies. Le Pape l'a dit d'une manière magnifique: «Chaque saint est semblable à un rayon de lumière qui jaillit de la Parole de Dieu» (Exhortation Apostolique "Verbum Domini").




Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Oh quel message rempli de bonheur et de beauté ! Il veut faire de nous ses frères, et, en conduisant l’humanité au Père, Il entraîne avec Lui tous ceux qui sont désormais de sa race » (Saint Grégoire de Nysse)

  • « Si lors de la création le Père nous a donné la preuve de son immense amour en nous donnant la vie, dans la passion et la mort de son Fils Il nous a donné “la preuve des preuves” : Il est venu souffrir et mourir pour nous » (François)

  • « L’amour de Dieu pour Israël est comparé à l’amour d’un père pour son fils. Cet amour est plus fort que l’amour d’une mère pour ses enfants. Dieu aime son Peuple plus qu’un époux sa bien-aimée (Is 62,4-5) ; cet amour sera vainqueur même des pires infidèles : il ira jusqu’au don le plus précieux : “ Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique ” (Jn 3,16) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 219)

  • Bonne journée!

  • Jean-Yves

lundi 13 avril 2026

: « Il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. » / (605,542)

 Bonjour!

Mardi 14 avril 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour

Jean 3, 7b-15


En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. » Nicodème reprit : « Comment cela peut-il se faire ? » Jésus lui répondit : « Tu es un maître qui enseigne Israël et tu ne connais pas ces choses-là ? Amen, amen, je te le dis : nous parlons de ce que nous savons, nous témoignons de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage. Si vous ne croyez pas lorsque je vous parle des choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses du ciel ? Car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. » 

Méditation

Frère Benoît Ente

Frère Benoît Ente

Couvent de la Croix et de la Miséricorde à Évry

Voir Dieu


En maître de théologie qui assume ses actes, Nicodème vient voir Jésus… de nuit ! Heureux choix car en ce moment particulier, Jésus se laisse aller à des révélations qui touchent au cœur de son mystère. Renaître, c'est-à-dire devenir un être nouveau. Cette nouveauté saisit la totalité de notre vie et commence aujourd'hui. C’est l'ambition de Jésus et l'œuvre de l'Esprit en nous. C’est pour réaliser ce projet que Jésus doit être élevé sur la croix. Pourquoi faut-il en passer par là ?

Jésus se compare au serpent d'airain élevé par Moïse au désert. Il suffisait de tourner son regard vers lui pour être guéri. Il en est de même pour nous lorsque nous tournons notre regard vers la croix. Que voyons-nous, sinon le cœur de notre foi : un homme persécuté jusqu'à la mort, incapable de haïr, de maudire ou de damner. Nous voyons l'amour mis à nu, porté à son sommet, et dans cet homme, nous devinons notre origine, Dieu qui nous a créés par amour. Dans ce même amour, il rejoint notre humanité là où elle a le plus mal, au cœur de sa déréliction.

Lorsque je vois l'amour d'un frère, d'une sœur, d'un époux, d'une épouse ou d'un enfant, je vis de cet amour et il me transforme. De même, voir en Jésus élevé sur la croix un amour infini pour nous, d'une certaine manière, c'est déjà en vivre et entrer dans une autre vie, celle d'enfant de Dieu, celle de ressuscité




Bonne journée!
Jean-Yves

dimanche 12 avril 2026

«Amen, amen, je te le dis: personne, à moins de renaître, ne peut voir le règne de Dieu» (605,270)

Bonjour!

Lundi 13 avril 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.

 Il y avait un pharisien nommé Nicodème; c'était un notable parmi les Juifs. Il vint trouver Jésus pendant la nuit. Il lui dit: «Rabbi, nous le savons bien, c'est de la part de Dieu que tu es venu nous instruire, car aucun homme ne peut accomplir les signes que tu accomplis si Dieu n'est pas avec lui». Jésus lui répondit: «Amen, amen, je te le dis: personne, à moins de renaître, ne peut voir le règne de Dieu».

Nicodème lui répliqua: «Comment est-il possible de naître quand on est déjà vieux? Est-ce qu'on peut rentrer dans le sein de sa mère pour naître une seconde fois?». Jésus répondit: «Amen, amen, je te le dis: personne, à moins de naître de l'eau et de l'Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair n'est que chair; ce qui est né de l'Esprit est esprit. Ne sois pas étonné si je t'ai dit qu'il vous faut renaître. Le vent souffle où il veut : tu entends le bruit qu'il fait, mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né du souffle de l'Esprit».
8): Il y avait un pharisien nommé Nicodème; c'était un notable parmi les Juifs. Il vint trouver Jésus pendant la nuit. Il lui dit: «Rabbi, nous le savons bien, c'est de la part de Dieu que tu es venu nous instruire, car aucun homme ne peut accomplir les signes que tu accomplis si Dieu n'est pas avec lui». Jésus lui répondit: «Amen, amen, je te le dis: personne, à moins de renaître, ne peut voir le règne de Dieu».

Nicodème lui répliqua: «Comment est-il possible de naître quand on est déjà vieux? Est-ce qu'on peut rentrer dans le sein de sa mère pour naître une seconde fois?». Jésus répondit: «Amen, amen, je te le dis: personne, à moins de naître de l'eau et de l'Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair n'est que chair; ce qui est né de l'Esprit est esprit. Ne sois pas étonné si je t'ai dit qu'il vous faut renaître. Le vent souffle où il veut : tu entends le bruit qu'il fait, mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né du souffle de l'Esprit».



Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui un des «notables» (Jn 3,1) va à la rencontre de Jésus. L'Evangile nous dit que la rencontre a lieu pendant la nuit: que diraient ses compagnons s'ils étaient au courant de cette rencontre? Dans l'enseignement de Jésus nous découvrons une catéchèse de baptême qui circulait probablement à l'époque dans la communauté de l'Évangilisateur.

Il y a quelques jours nous célébrions la veillée pascale. Une partie de cette veillée comprend la célébration du baptême, la Pâque, le passage de la mort à la vie. La bénédiction solennelle de l'eau et le renouvellement des promesses du baptême sont des points clés de cette nuit sacrée.

Dans le rituel du baptême il y a une immersion dans l'eau (symbole de la mort), et une émergence de l'eau (image d'une vie nouvelle). Nous sommes immergés avec le péché originel et nous émergeons renouvelés. C'est cela que Jésus appelle «renaître» (cf. Jn 3,3). C'est cela “naître de l'eau”, “naître de l'esprit” ou “du souffle du vent”…

Eau et Esprit voilà les symboles employés par Jésus. Les deux expriment l'action de l'Esprit Saint qui purifie et donne la vie, qui nettoie et ranime, qui étanche la soif et respire, qui adoucit et parle. Eau et Esprit sont une et même chose.

En revanche, Jésus parle également de l'opposition de la chair et de l'esprit: «Ce qui est né de la chair n'est que chair; ce qui est né de l'Esprit est esprit» (Jn 3,6). L'homme charnel naît quand il apparaît ici-bas. Mais l'homme spirituel meurt dans sa chair et naît au moment du Baptême, ce qui veut dire renaître. Une belle formule de Saint Paul pourrait devenir notre sujet de réflexion et d'action, surtout en cette époque pascale: «Ne le savez-vous donc pas: nous tous, qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c'est dans sa mort que nous avons été baptisés. Si, par le baptême dans sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c'est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, de même que le Christ, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d'entre les morts» (Rm 6,3-4).

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Cette densité de sagesse et de science de Dieu est si profonde et immense que, bien que l’âme la connaisse de mieux en mieux, elle peut toujours en approfondir sa connaissance » (Saint Jean de la Croix)

  • « Une annonce renouvelée offre aux croyants ainsi qu’aux âmes tièdes et aux non pratiquants, une nouvelle joie dans la foi et la fécondité évangélisatrice. Le Christ est l’Evangile éternel » (Ap 14,6), et le "même hier et aujourd’hui et pour toujours" ; sa richesse et sa beauté sont inépuisables » (François)

  • « "Devenir enfant" par rapport à Dieu est la condition pour entrer dans le Royaume ; pour cela il faut s’abaisser, devenir petit ; plus encore : il faut " naître d’en haut" (Jn 3,7), "naître de Dieu" pour "devenir enfants de Dieu" (Jn 1,12) (…) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 52

 "L'enfer c'est l'échec de Dieu en nous." (Maurice Zundel)

Bonne journée!

Jean-Yves