dimanche 14 juin 2026

«Je vous dis de ne pas riposter au méchant» / (664,502)



Bonjour!

Lundi 15 juin 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.




 (Mt 5,38-42): «Vous avez appris qu'il a été dit: Œil pour oeil, dent pour dent. Eh bien moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant; mais si quelqu'un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l'autre. Et si quelqu'un veut te faire un procès et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Et si quelqu'un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. Donne à qui te demande; ne te détourne pas de celui qui veut t'emprunter».
«Je vous dis de ne pas riposter au méchant»Abbé Joaquim MESEGUER García(Rubí, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus nous enseigne que l'on dépasse la haine avec le pardon. La loi du talion était à l'époque une mesure de progrès car elle limitait le droit à la vengeance à une proportion équilibrée: on ne pouvait faire au prochain que ce qu'il nous avait fait, sinon on était coupable d'injustice, voilà ce que signifie l'aphorisme de la loi du talion. Il s'agit d'un progrès quoique limité, puisque le Christ dans l'Évangile affirme le besoin de surmonter ce désir de vengeance avec l'amour, ainsi l'a-t-il exprimé Lui-même sur la croix lorsqu'Il a intercédé pour ses bourreaux: «Père, pardonne-leur: ils ne savent pas ce qu'ils font» (Lc 23,34).

Néanmoins, le pardon doit être accompagné de la vérité. Nous ne devons pas pardonner uniquement parce que nous sommes incompétents et complexés. Souvent les gens confondent l'expression “tendre l'autre joue” avec l'abandon de nos droits légitimes. Ce n'est pas cela. “Tendre l'autre joue” signifie dénoncer et interpeller celui qui a commis l'injustice avec un geste ou une action pacifique mais ferme, comme en disant: «Tu m'as frappé sur la joue, est-ce que tu veux aussi me frapper sur l'autre? Est-ce que ce que tu fais te semble correct?», Jésus a répondu avec calme et sérénité au serviteur insolent du grand prêtre: «Si j'ai mal parlé, montre ce que j'ai dit de mal; mais si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu?» (Jn 18,23).

Nous voyons donc quelle doit être la conduite du chrétien: ne jamais chercher la vengeance, mais rester ferme, être ouvert au pardon et dire les choses clairement. Certes ce n'est pas un talent très facile, mais c'est le seul moyen de mettre une halte à la violence et mettre en évidence la grâce divine face à un monde qui bien souvent manque de grâce. Saint Basile nous conseil de prendre garde car: «La différence de conduite vous attire à vous et à votre adversaire des noms différents. Dans l'esprit de tout le monde, lui est un homme porté à injurier, vous, une âme grande; lui, un homme violent et emporté, vous, un homme doux et paisible. Il se repentira de ses discours, vous, vous ne vous repentirez jamais de votre vertu».


Bonne journée!

Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Que les chrétiens comprennent que dans ce genre de blessure qui cherche à être réparée par la punition, les chrétiens observeront une telle modération qu’une fois la blessure reçue, la haine ne surviendra pas » (Saint Augustin)

  • « Jésus nous parle aussi dans l’Evangile de la sainteté, et nous explique la nouvelle loi, la sienne. Nous seulement le mal qui nous a été fait ne doit pas être rendu à l’autre, mais nous devons nous efforcer de faire le bien généreusement » (François)

  • « Le respect de la personne humaine passe par le respect du principe : "Que chacun considère son prochain, sans aucune exception comme un ‘autre lui-même’. Qu’il tienne compte avant tout de son existence et des moyens qui lui sont nécessaires pour vivre dignement" (Concile Vatican II) […] » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 1.931)

samedi 13 juin 2026

«Il eut pitié d'elles parce qu'elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger» - (664,117)

 Bonjour!

Dimanche le 14 juin 2026 

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche.


 (Mt 9,36—10:8): Voyant les foules, il eut pitié d'elles parce qu'elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger. Il dit alors à ses disciples: «La moisson est abondante, et les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson».

Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d'expulser les esprits mauvais et de guérir toute maladie et toute infirmité. Voici les noms des douze Apôtres: le premier, Simon, appelé Pierre; André son frère; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère; Philippe et Barthélemy; Thomas et Matthieu le publicain; Jacques, fils d'Alphée, et Thaddée; Simon le Zélote et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.

Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes: «N'allez pas chez les païens et n'entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement».

«Il eut pitié d'elles parce qu'elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger»

Abbé Joan SERRA i Fontanet(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous dit que le Seigneur était troublé en voyant cette foule désorientée et fatiguée, comme des agneaux sans pasteur (cf. Mt 9,36). Le peuple d'Israël pouvait se rapprocher mieux que nous à l'idée du rôle d'un pasteur, et ils savaient exactement la pagaille qui s'ensuit quand le troupeau se retrouve seul et sans son pasteur.

Si Jésus venait aujourd'hui parmi nous, je crois qu'il nous dirait exactement la même chose car il y a beaucoup des gens qui sont désorientés et qui cherchent le sens de la vie. Seigneur, quelle est la solution à ce grand problème? Eh bien, Jésus demande la prière, et pour cela il choisi douze apôtres et leur envoi prêcher le Royaume de Dieu.

Il a choisi douze apôtres! Il envoi ces douze hommes prêcher: «Le Royaume des cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement» (Mt 10, 7-8). C'est ce que les apôtres ont fait, et c'est ce que nous, nous devons faire également: prêcher et témoigner sur la personne aimante qui est Jésus, sur son message de paix et d'amour, et cela d'une manière désintéressée.

Nous sommes tous appelés à le faire: les successeurs des apôtres -évêques, etc- et aussi, en union avec eux, tous les fidèles. Nous avons tous cette mission: guérir l'humanité de ses blessures, l'orienter dans ses recherches… et non seulement les évêques et les prêtres mais les laïques également, par exemple: dans la famille, en qualité de foyer et d'école de notre foi, dans les universités et dans les lycées, dans la presse, dans le milieu de la santé…enfin, chaque chrétien dans son milieu social et de travail.

Écoutons ce que saint François de Sales a écrit: «Dieu commanda en la création aux plantes de porter leurs fruits, chacune selon son genre. Ainsi commande-t-il aux chrétiens, qui sont les plantes vivantes de son Église, qu'ils produisent des fruits de dévotion, un chacun selon sa qualité et vocation».


«Au contact de Jésus, 

même ceux qui se sentent perdus 

retrouvent la foi.

+(Léon XIV)
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Bon dimanche!

Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « L’espérance chrétienne nous aide à nous engager pleinement dans la nouvelle évangélisation et dans la mission universelle. Elle nous pousse à prier comme Jésus nous l’a appris : "que ton règne vienne à nous" » (Saint Jean-Paul II)

  • « L’indifférence : comme l’indifférence humaine fait mal aux nécessiteux ! Et ce qui est pire, l’indifférence des chrétiens ! » (François)

  • « L’Église est catholique : Elle annonce la totalité de la foi ; elle porte en elle et administre la plénitude des moyens de salut ; elle est envoyée à tous les peuples ; elle s’adresse à tous les hommes ; elle embrasse tous les temps ; "elle est, de par sa nature même, missionnaire" (Concile Vatican II) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 868)

vendredi 12 juin 2026

«Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements» - (663,237)

Bonjour!

Samedi 13 juin 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.  



Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume. Comme ils s'en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s'en aperçoivent. Pensant qu'il était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem en continuant à le chercher.


C'est au bout de trois jours qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi: il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l'entendaient s'extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. En le voyant, ses parents furent stupéfaits, et sa mère lui dit: «Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi!». Il leur dit: «Comment se fait-il que vous m'ayez cherché? Ne le saviez-vous pas? C'est chez mon Père que je dois être». Mais ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait. Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.

«Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements»

Abbé Jordi PASCUAL i Bancells(Salt, Girona, Espagne)

Aujourd'hui nous fêtons la mémoire du Cœur Immaculé de Marie. Un cœur sans tache, rempli de Dieu, totalement voué à l'obéissance et à l'écoute de Dieu. Le cœur, dans le langage de la Bible, signifie ce qu'il y a de plus profond dans la personne, l'endroit d'où jaillissent toutes les pensées, toutes les paroles et toutes les actions. Qu'est-ce qui jaillit du Cœur de Marie? Foi, obéissance, tendresse, disponibilité, servitude, force, humilité, simplicité, reconnaissance, et toute une panoplie inépuisable de vertus.

Pourquoi? La réponse nous la trouvons dans les paroles de Jésus «là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur» (Mt 6,21). Le trésor de Marie est son Fils, et elle lui a donné tout son Cœur. Les pensées, les paroles et les actions de Marie ont comme source et comme but de contempler et plaire à Dieu.

L'Évangile de ce jour nous donne un bon exemple de ceci. Après nous avoir raconté la scène de l'enfant Jésus perdu et retrouvé dans le Temple, il nous dit «Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements» (Lc 2,51). Saint Grégoire de Nicée nous dit: «Dieu se laisse contempler par les cœurs purs». Qu'est-ce que Marie garde dans son Cœur? Depuis l'Incarnation et jusqu'à l'Ascension de Jésus, en passant par les heures amères de la Passion, Elle a gardé dans son Cœur d'innombrables souvenirs médités et approfondis: la joie de la visite de l'ange Gabriel lorsqu'il lui annonça son rôle dans les desseins de Dieu, le premier baiser et la première fois qu'elle a serré Jésus nouveau-né dans ses bras, les premiers pas de son Fils sur Terre, constater sa croissance physique et spirituelle, leur “complicité” lors des noces de Cana, les enseignements de Jésus lors de ses sermons, la douleur salvatrice de la Croix, l'espérance dans le triomphe de la résurrection…

Demandons au Seigneur de nous donner la grâce de l'aimer chaque jour plus pleinement, avec tout notre cœur, en bons fils de Marie.



Bonne journée!

Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Le nœud noué par la désobéissance d’Ève a été dénoué par l’obéissance de Marie » (Saint Irénée de Lyon)

  • « La dévotion au Cœur immaculé de Marie revêt une importance capitale ; puisque son Fils a déclaré son amour pour toute l’humanité, Marie est à même d’intercéder de façon singulière pour nous conduire à Lui » (Saint Jean-Paul II)

  • « Le recouvrement de Jésus au Temple est le seul événement qui rompt le silence des Évangiles sur les années cachées de Jésus. Jésus y laisse entrevoir le mystère de sa consécration totale à une mission découlant de sa filiation divine : "Ne saviez-vous pas que je me dois aux affaires de mon Père ?" Marie et Joseph "ne comprirent pas" cette parole, mais ils l’accueillirent dans la foi, et Marie "gardait fidèlement tous ces souvenirs en son cœur", tout au long des années où Jésus restait enfoui dans le silence d’une vie ordinaire » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 534)

jeudi 11 juin 2026

«Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos»

 Bonjour!

Vendredi 12 juin 2026 

Voici la parole de Dieu de ce jour.


 (Mt 11,25-30): En ce temps-là, Jésus prit la parole: «Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange: ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m'a été confié par mon Père; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.

»Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger».

«Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos»

Abbé Antoni DEULOFEU i González(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, quand nous nous sentirons fatigués par le train-train de tous les jours —car nous avons tous des épreuves lourdes et parfois difficiles à supporter— réfléchissons aux paroles de Jésus: «Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos» (Mt 11,28). Reposons-nous en Lui, Il est le seul capable de nous donner le repos quand nous sommes confrontés à toutes nos préoccupations pour que nous puissions ainsi trouver la paix et tout l'amour que le monde ne nous donne pas toujours.

Le repos authentiquement humain a besoin d'une bonne dose de "contemplation". Si nous levons nos yeux au ciel et prions en y mettant notre cœur et si nous restons humbles, c'est sûr que nous trouverons et que nous verrons Dieu, car Il est là («Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange»: Mt 11,25). Mais il ne se trouve pas seulement là, cherchons-le également dans le "joug doux" de toutes les petites choses de tous les jours: dans le sourire innocent d'un petit enfant, dans le regard reconnaissant de ce malade à qui nous rendons visite, dans les yeux du pauvre qui nous demande de l'aide, notre générosité…

Reposons tout notre être, et mettons pleinement notre confiance en Dieu qui est notre seul salut et le salut du monde. Comme le recommandait Jean Paul II, avant de se reposer il faut "porter sur (le travail bien accompli) un regard plein d'une joyeuse satisfaction: c'est un regard «contemplatif», qui ne vise plus de nouvelles réalisations, mais plutôt la jouissance de la beauté de ce qui a été accompli" sous le regard de Dieu. Et ensuite il faut lui adresser une action de grâces: tout vient du Très Haut, et sans Lui nous ne pourrions rien faire.

Précisément, un des plus grands dangers de nos jours, c'est que «notre époque est en mouvement continu, ce qui débouche souvent sur l'activisme, en risquant facilement de "faire pour faire". Nous devons résister à cette tentation en cherchant plutôt à être qu'à faire» (Jean Paul II). Car, en réalité comme nous le dit Jésus, une seule chose est nécessaire (cf. Lc 10,42): «Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos» (Mt 11,29).

--- Prions pour Jean-Claude.

Bonne journée!

Jean-Yves


Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Le Seigneur crucifié est un témoignage inégalable d’amour patient et d’humble douceur » (Saint Jean-Paul II)

  • « Ce n’est qu’en contemplant l’humanité souffrante de Jésus que nous pouvons devenir doux, humbles, tendres comme Lui. Il n’y a pas d’autre chemin » (François)

  • « […] Le Cœur sacré de Jésus, transpercé par nos péchés et pour notre salut, "est considéré comme le signe et le symbole éminent de cet amour que le divin Rédempteur porte sans cesse au père éternel et à tous les hommes sans exception" » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 478)

mercredi 10 juin 2026

«Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux» (661,580)

Bonjour!

Jeudi 11 juin 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour. 


 (Mt 5,20-26): Je vous le dis en effet: «Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux.

»Vous avez appris qu'il a été dit aux anciens: Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu'un commet un meurtre, il en répondra au tribunal. Eh bien moi, je vous dis: Tout homme qui se met en colère contre son frère en répondra au tribunal. Si quelqu'un insulte son frère, il en répondra au grand conseil. Si quelqu'un maudit son frère, il sera passible de la géhenne de feu.

»Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande sur l'autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Accorde-toi vite avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu'on ne te jette en prison. Amen, je te le dis: tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier sou».

«Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux»

Abbé Julio César RAMOS González SDB(Mendoza, Argentine)

Aujourd'hui, Jésus nous invite à aller au-delà de ce que peut vivre n'importe quel fidèle. Même si elle ne se traduit pas par de mauvaises actions, la coutume endurcit souvent le désir de rechercher la sainteté, en nous moulant commodément sur la routine des actions correctes, et rien d'autre. Saint Jean Bosco répétait: «Le bon est l'ennemi du meilleur». C'est là que nous atteint la Parole du Maître, qui nous invite à nous “surpasser” (cf. Mt 5,20), à partir d'une attitude différente. Surpassement qui, paradoxalement, passe par les choses les plus petites. Se mettre en colère, insulter et maudire son frère n'a rien de bon pour le disciple du Royaume, appelé à être —rien de plus, mais rien de moins— le sel de la terre et la lumière du monde (cf. Mt 5,13-16), par la vigueur des béatitudes (cf. Mt 5,3-12).

Jésus, avec autorité, modifie l'interprétation du précepte négatif «Tu ne tueras pas» (cf. Ex 20,13) par l'interprétation positive de la profonde et radicale exigence de réconciliation, mise, pour insister davantage, en relation avec le culte. Ainsi n'y a-t-il pas d'offrande qui vaille quand «tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi» (Mt 5,23). C'est pourquoi il importe d'arranger tout litige, sinon l'invalidité de l'offrande se retournera contre toi (cf. Mt 5,26).

Tout cela ne peut être mis en œuvre que par un grand amour. Saint Paul nous dira: «En effet, le précepte: Tu ne commettras pas d'adultère, tu ne tueras pas, tu ne voleras pas, tu ne convoiteras pas, et tous les autres se résument en cette formule: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. La charité ne fait point de tort au prochain. La charité est donc la Loi dans sa plénitude» (Rom 13,9-10). Demandons à être renouvelés —jusque dans le moindre détail— dans le don de la charité à l'égard du prochain, et notre vie sera la meilleure et la plus authentique offrande à Dieu.


Bonne journée!

Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « En réalité, ce qui est le plus juste et le plus approprié, c’est que la créature imite son Créateur, qui a établi la réparation et sanctification des croyants dans le pardon des péchés, nous convertissant ainsi d’inculpés en innocents et que l’abolition du péché en nous soit l’origine des vertus » (saint Léon le Grand)

  • « La paix se construit dans le cœur et à partir du cœur, en déracinant l’orgueil et les revendications, et en mesurant son langage, car on peut blesser et tuer aussi par des mots, pas seulement par des armes » (Léon XIV)

  • « Jésus a repris les dix commandements, mais il a manifesté la force de l’Esprit à l’œuvre dans leur lettre. Il a prêché la "justice qui surpasse celle des scribes et des pharisiens" (Mt 5, 20) aussi bien que celle des païens. Il a déployé toutes les exigences des commandements (…) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 2.054)

mardi 9 juin 2026

« Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir » - (659,559)

 Bonjour!

Mercredi 10 juin 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.


  (Mt 5,17-19): «Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes: je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis: Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas une lettre, pas un seul petit trait ne disparaîtra de la Loi jusqu'à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le Royaume des cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des cieux».

Commentaire: Abbé Miquel MASATS i Roca (Girona, Espagne)

« Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir »


Aujourd'hui, nous entendons le Seigneur nous dire : « Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes : (…) mais accomplir » (Mt 5,17). Dans l'Évangile d’aujourd’hui Jésus nous apprend que l'Ancien Testament est une partie de la Révélation divine : D'abord, Dieu se révèle aux hommes à travers les prophètes. Le Peuple élu se réunissait les samedis à la Synagogue pour entendre la Parole de Dieu. Et de la même façon qu'un bon Israélite connaissait les Saintes Écritures et les mettait en pratique, nous, les Chrétiens, devrions méditer plus fréquemment les Saintes Écritures —tous les jours, si possible.

En Jésus nous avons la plénitude de la Révélation. Il est le Verbe, la Parole de Dieu devenu chair vivante (cf. Jn 1,14), qui vient à nous pour nous faire connaître qui est Dieu et combien Il nous aime. Dieu attend de l'homme une réponse d'amour, manifestée dans l'accomplissement de son enseignement : « Si vous m'aimez, vous resterez fidèles à mes commandements » (Jn 14,15).

Nous trouvons une bonne interprétation du texte de l'Évangile d'aujourd'hui dans la première lettre de Saint Jean : « Car l'amour de Dieu, c'est cela : garder ses commandements. Ses commandements ne sont pas un fardeau » (1Jn 5,3). Garder les commandements de Dieu est la preuve que nous l'aimons avec des œuvres et en vérité. L'amour n'est pas seulement un sentiment ; il requiert aussi des œuvres, des œuvres d'amour, il requiert de vivre le double précepte de la charité. Selon les paroles du pape Léon XIV, « chaque chrétien est appelé à annoncer l’Évangile et à témoigner dans tout milieu où il vit et œuvre ».

Jésus nous enseigne aussi la malice du scandale : « Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le Royaume des cieux » (Mt 5,19). Car, comme nous le dit saint Jean, « Celui qui dit : ‘Je le connais’, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur : la vérité n'est pas en lui » (1Jn 2,4).

En même temps, Jésus nous apprend l'importance du bon exemple : « Celui qui les observera et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des Cieux » (Mt 5,19). Le bon exemple est le premier élément de l'apostolat chrétien.


Bonne journée!

Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Les plus doux commandements deviennent âpres si un cœur tyran et cruel les impose, mais se font aimables quand l’amour les ordonne » (Saint François de Sales)

  • « La Loi est la sagesse. La sagesse est l’art d’être des hommes, l’art de pouvoir bien vivre et de pouvoir bien mourir. Et l’on ne peut bien vivre et mourir que lorsqu’on a reçu la vérité et quand la vérité nous indique le chemin » (Benoît XVI)

  • « L’accomplissement parfait de la Loi ne pouvait être l’œuvre que du divin Législateur né sujet de la Loi en la personne du Fils (cf. Ga 4, 4). En Jésus, la Loi n’apparaît plus gravée sur des tables de pierre mais " au fond du cœur " (Jr 31, 33) (…) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 580)

lundi 8 juin 2026

«Vous êtes le sel de la terre (…). Vous êtes la lumière du monde» ( 657,626)

Bonjour!

Mardi 9 juin 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour. 



  (Mt 5,13-16): «Vous êtes le sel de la terre. Si le sel se dénature, comment redeviendra-t-il du sel? Il n'est plus bon à rien: on le jette dehors et les gens le piétinent. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l'on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes: alors en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux».

Commentaire: Abbé Francesc PERARNAU i Cañellas (Girona, Espagne)

«Vous êtes le sel de la terre (…). Vous êtes la lumière du monde»


Aujourd'hui, Saint Matthieu nous rappelle les paroles de Jésus par lesquelles Il nous rappelle notre mission en tant que chrétiens: être le sel et la lumière du monde. Le sel, d'une part, est un condiment qui donne plus de goût aux aliments, sans sel les plats sont fades. Au cours du temps, le sel a été aussi utilisé pour la conservation d'aliments grâce à ses propriétés qui évitent la pourriture.

De nos jours, beaucoup ont perdu le sens de la vie et disent qu'elle ne vaut pas la peine d'être vécue, car elle est remplie d'amertume, de difficultés et de souffrance, qu'elle passe trop vite et qu'elle a une bien triste fin: la mort. C’est pourquoi «Jésus nous confie une mission merveilleuse : donner de la saveur au monde avec l’Évangile et porter sa lumière dans les lieux où semblent s’imposer la tristesse, la violence et l’indifférence» (Léon XIV).

«Vous êtes le sel de la terre» (Mt 5,13). Le chrétien doit donner du goût: par sa joie et par son optimisme serein de se savoir fils de Dieu, que tout dans cette vie est chemin de sainteté, que les difficultés et les souffrances nous aident à nous purifier, et qu'à la fin une vie de gloire et de joie éternelle nous attend.

De ce fait, en tant que sel, le disciple du Christ doit préserver de la pourriture: là où il y a des chrétiens à la foi vive, il ne peut y avoir de l'injustice, ni de la violence, ni d'abus des plus faibles... au contraire, l'esprit de charité doit briller dans toute sa splendeur: la préoccupation d'autrui, la solidarité, la générosité…

Ainsi, le chrétien devient lumière du monde (cf. Mt 5,14). Le chrétien est le flambeau qui par son exemple apporte la lumière de la vérité dans toutes les recoins du monde, en montrant le chemin du salut… Là où régnaient les ténèbres, l'incertitude et le doute, naissent la clarté, la certitude et l'assurance.


Bonne journée!

Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Ne pensez pas que le combat auquel vous êtes appelés a peu d’importance et que la cause qui vous est confiée est mince : "Vous êtes le sel de la terre" » (Saint Jean Chrysostome)

  • « Précisément en ce moment, les disciples du Seigneur sont appelés à vivre comme une communauté qui est le sel de la terre et la lumière du monde. Ne nous laissons pas voler la communauté ! » (François)

  • « Le peuple de Dieu a des caractéristiques qui le distinguent nettement de tous les regroupements religieux, ethniques, politiques et culturels de l’histoire […]. Sa mission c’est d’être le sel de la terre et la lumière du monde. Il constitue pour tout le genre humain le germe d’unité, d’espérance et de salut » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 782)

dimanche 7 juin 2026

«Heureux les pauvres de coeur» /(656,631)

 Bonjour!

Lundi 8 juin 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



  (Mt 5,1-12): Quand Jésus vit la foule, il gravit la montagne. Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent. Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait: «Heureux les pauvres de coeur: le Royaume des cieux est à eux! Heureux les doux: ils obtiendront la terre promise! Heureux ceux qui pleurent: ils seront consolés! Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice: ils seront rassasiés! Heureux les miséricordieux: ils obtiendront miséricorde! Heureux les coeurs purs: ils verront Dieu! Heureux les artisans de paix: ils seront appelés fils de Dieu! Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice: le Royaume des cieux est à eux! Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux! C'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés».

Commentaire: Abbé Àngel CALDAS i Bosch (Salt, Girona, Espagne)

«Heureux les pauvres de coeur»


Aujourd'hui avec la proclamation des Béatitudes, Jésus nous fait remarquer que souvent nous sommes ingrats et nous agissons comme des enfants, car le fait de jouer nous fait perdre la mémoire. Jésus avait peur que la grande quantité de “bonnes nouvelles” qu'il nous avait communiquées, c'est-à-dire toutes ses paroles, ses gestes et ses silences, se noient dans nos péchés et nos préoccupations. Vous rappelez-vous de la parole du semeur, l'image du grain de blé étouffé par les épines? C'est pour cela que Saint Matthieu qualifie les Béatitudes comme des principes fondamentaux, pour que nous n'oubliions jamais. Elles sont un résumé de la Nouvelle Loi présentée par Jésus, comme des points basiques qui nous aident à vivre comme des chrétiens.

Les Béatitudes sont destinées à tout le monde. L'enseignement de Jésus ne se limite pas aux disciples qui l'entourent, il n'exclut personne, c'est un message universel. Or, il précise l'attitude ainsi que la conduite morale que nous devons avoir. Même si le salut définitif ne se donne pas dans ce monde, mais dans l'autre, tant que nous vivons sur cette terre nous devons changer notre mentalité et transformer notre manière de valoriser les choses. Nous devons nous habituer à voir la face du Christ qui pleure chez ceux qui pleurent, chez ceux qui veulent vivre détachés des paroles et des faits, chez ceux qui ont les cœurs doux, chez ceux qui favorisent le désir de sainteté, chez ceux qui ont pris la “détermination déterminée”, comme disait Sainte Thérèse de Jésus, d'être semeurs de paix et joie.

Les Béatitudes sont le parfum du Seigneur qui se dégage dans l'histoire de l'humanité. Aussi bien dans la tienne que dans la mienne. Les deux derniers versets incorporent la présence de la Croix, puisqu'ils invitent à la joie quand les choses, humainement parlant, tournent mal à cause de Jésus et de l'Evangile. Et c'est parce que lorsque la cohérence de la vie chrétienne devient ferme, vienne alors plus facilement la persécution de mille et une façons, par des difficultés et des contrariétés inattendues. Le texte de Saint Matthieu est catégorique: alors «Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux» (Mt 5,12).



Bonne journée!

Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Dieu n’est visible que pour ceux qui peuvent le voir, c’est-à-dire qui ont les yeux de l’esprit ouverts. Nous avons tous des yeux ; mais il en est dont la vue est obscurcie par un nuage, et qui ne peuvent voir la lumière du soleil » (Saint Théophile d’Antioche)

  • « Chaque affirmation des Béatitudes procède de ce regard porté sur les disciples ; elles décrivent la situation concrète qui est celle des disciples de Jésus : ils sont pauvres, affamés, ils pleurent, ils sont haïs et persécutés …Mais cette situation empirique de menace se change en promesse lorsque le regard porté sur elle est illuminé par le Père » (Benoît XVI)

  • « Les béatitudes dépeignent le visage de Jésus-Christ et en décrivent la charité ; elles expriment la vocation des fidèles associés à la gloire de sa Passion et de sa Résurrection ; elles éclairent les actions et les attitudes caractéristiques de la vie chrétienne ; elles sont les promesses paradoxales qui soutiennent l’espérance dans les tribulations ; elles annoncent les bénédictions et les récompenses déjà obscurément acquises aux disciples (…) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 1.717)