mardi 17 février 2026

Mercredi des Cendres...

 

LE MERCREDI DES CENDRES

Le Mercredi des cendres, premier jour du Carême, est marqué par l’imposition des cendres : le prêtre ou le diacre dépose un peu de cendres sur le front de chaque fidèle, en signe de notre fragilité humaine, mais aussi de l’espérance en la miséricorde de Dieu. En 2026, il est fêté le mercredi 18 février c'est-à-dire demain. Vérifiez dans quelles paroisses il y a messe et vous aurez ce geste qui touchera votre vie chrétienne et vous orientera vers un nouveau départ... En déposant un peu de cendre sur votre front, le célébrant dira cette parole: 
« Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle » (Mc 1,15)

lundi 16 février 2026

«Attention! Prenez garde au levain des pharisiens et à celui d'Hérode!» - (593,625)

 Bonjour!

Mardi 17 février 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.

 (Mc 8,14-21): Les disciples avaient oublié de prendre du pain, et ils n'avaient qu'un seul pain avec eux dans la barque. Jésus leur faisait cette recommandation: «Attention! Prenez garde au levain des pharisiens et à celui d'Hérode!». Ils discutaient entre eux sur ce manque de pain. Il s'en aperçoit et leur dit: «Pourquoi discutez-vous sur ce manque de pain? Vous ne voyez pas? Vous ne comprenez pas encore? Vous avez le coeur aveuglé? Vous avez des yeux et vous ne regardez pas, vous avez des oreilles et vous n'écoutez pas? Vous ne vous rappelez pas? Quand j'ai rompu les cinq pains pour cinq mille hommes, combien avez-vous ramassé de paniers pleins de morceaux?». Ils lui répondirent: «Douze». «Et quand j'en ai rompu sept pour quatre mille, combien avez-vous rempli de corbeilles en ramassant les morceaux?». Ils lui répondirent: «Sept». Il leur disait: «Vous ne comprenez pas encore?».

«Attention! Prenez garde au levain des pharisiens et à celui d'Hérode!»

Abbé Juan Carlos CLAVIJO Cifuentes(Bogotá, Colombie)

Aujourd'hui, une fois de plus, nous voyons la sagacité du Seigneur Jésus. Sa façon d'agir est surprenante, car il ne fait pas comme le commun des mortels, il est original. Il vient d'accomplir quelques miracles et il se dirige vers un autre secteur où la Grâce de Dieu doit aussi arriver. C'est dans ce contexte de miracles, face à un nouveau groupe de personnes qui l'attend, qu'il les prévient: «Ouvrez les yeux et prenez garde au levain des pharisiens et à celui d'Hérode» (Mc 8,15), car ils —les pharisiens et les gens d'Hérode— ne veulent pas que l'on connaisse la Grâce de Dieu et ils passent leur temps à répandre dans le monde le mauvais levain, en semant la zizanie.

La foi ne dépend pas des œuvres, car «une foi que nous pouvons nous-mêmes déterminer n'est pas du tout une foi» (Benoît XVI). Au contraire, ce sont les œuvres qui dépendent de la foi. Avoir une foi vraie et authentique implique d'avoir une foi active, dynamique; pas une foi conditionnée et qui reste seulement en dehors, qui s'arrête aux apparences, qui tourne autour du pot… La nôtre doit être une foi réelle. Il faut regarder avec les yeux de Dieu, pas avec ceux de l'homme pêcheur: «N'entendez-vous pas encore et ne comprenez-vous pas? Avez-vous donc l'esprit engourdi?» (Mc 8,17).

Le règne de Dieu se répand dans le monde comme lorsqu'on met une dose de levain dans la pâte: elle croît sans que l'on sache comment. C'est ainsi que doit être la foi authentique, qui grandit dans l'amour de Dieu. C'est pour cela que rien ni personne ne doit nous détourner de la vraie rencontre avec le Seigneur et son message salvateur. Le Seigneur ne perd pas l'occasion de l'enseigner et il continue à le faire de nos jours:
«Nous devons nous libérer de l'idée fausse que la foi n'a plus rien à dire aux hommes de notre époque» (Benoît XVI).


Bonne journée!

Mercredi le 18 février

est le mercredi des cendres et le début du carême.

Jean-Yves


Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Chassez, donc, de vous la mauvaise levure, qui est déjà vieille et aigre, et transformez vous en la nouvelle levure, celle qui est Jésus-Christ. Imprégnez vous du sel du Christ, afin que personne ne soit corrompu entre vous, puisque vous serez qualifiés par votre odeur » (Saint Ignace d’Antioche)

  • « Jésus-Christ, en dénonçant la ``levure´´ d’Hérode, démasque l’une des facettes de la tentation pécheresse : l’apparence de réalisme. En prenant des décisions c’est alors que l’on se pose la question : qu’est-ce qui compte vraiment dans ma vie ? » (Benoît XVI)

  • « Comme le levain dans la pâte, la nouveauté du Royaume doit soulever la terre par l’Esprit du Christ. Elle doit se manifester par l’instauration de la justice dans les relations personnelles et sociales, économiques et internationales, sans jamais oublier qu’il n’y a pas de structure juste sans des humains qui veulent être justes » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 2.832)

dimanche 15 février 2026

«Amen, je vous le déclare: aucun signe ne sera donné à cette génération»(593,414)

 Bonjour!

Lundi 16 février 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.


 (Mc 8,11-13): Les pharisiens survinrent et se mirent à discuter avec Jésus: pour le mettre à l'épreuve, ils lui demandaient un signe venant du ciel. Jésus soupira au plus profond de lui-même et dit: «Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe? Amen, je vous le déclare: aucun signe ne sera donné à cette génération». Puis il les quitta, remonta en barque, et il partit vers l'autre rive.

«Amen, je vous le déclare: aucun signe ne sera donné à cette génération»

Abbé Jordi POU i Sabater(Sant Jordi Desvalls, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile ne paraît pas nous apprendre beaucoup de choses ni sur Jésus, ni sur nous-mêmes. «Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe?» (Mc 8,12). Commentant cet épisode, Jean-Paul II dit: «Jésus invite au discernement des paroles et des œuvres qui témoignent (elles sont le “signe”) de la venue du royaume du Père». L'on dirait qu'il manque aux juifs qui interrogent Jésus la capacité ou la volonté de discerner ce signe que sont —en fait— toutes les actions, les œuvres et les paroles du Seigneur.

Aujourd'hui aussi l'on demande des signes à Jésus: qu'Il rende sa présence palpable en ce monde, qu'Il nous dise clairement ce que nous devons faire. Le Pape nous fait voir que le refus que Jésus-Christ oppose aux juifs —à nous aussi, par conséquent— est dû à ce qu'Il veut «changer la logique du monde, qui cherche des signes confirmant le désir d'autoaffirmation et de puissance de l'homme». Les juifs ne voulaient pas n'importe quel signe; il leur en fallait un qui indiquât que Jésus était le genre de messie qu'ils attendaient. Ils n'attendaient pas quelqu'un qui venait pour les sauver, mais quelqu'un qui les confirmerait dans leur manière de faire.

En définitive, quand les juifs du temps de Jésus et les chrétiens d'aujourd'hui demandent —d'une façon ou d'une autre— un signe, ce qu'ils font c'est demander à Dieu qu'Il agisse à leur manière, celle qu'ils croient la meilleure et qui, de fait, appuie leur façon de voir. Et Dieu, qui sait et peut davantage (c'est pourquoi nous demandons dans le Notre Père que “sa” volonté soit faite), a ses voies, même si elles nous paraissent difficiles à comprendre. Mais Il se laisse trouver par tous ceux qui le cherchent et, si nous Lui demandons le discernement, Il nous fera comprendre quel est son style et comment nous pouvons distinguer ses signes aujourd'hui.


Bonne journée!

Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « De ces trois choses là on connaîtra que ta bouche est pleine en abondance de sagesse ou de prudence : si tu avoues par la parole ta propre iniquité, si l’action de grâces et la louange sortent de ta bouche, et si d’elle même sortent aussi des mots d’édification » (Saint Bernard)

  • «` Si tu es le Fils de Dieu...´ : Dieu est ``testé´´ de la même façon que l’on teste une marchandise. L’arrogance qui veut faire de Dieu un objet et lui imposer nos conditions expérimentales de laboratoire ne peut pas trouver Dieu » (Benoît XVI)

  • « Les signes accomplis par Jésus témoignent que le Père L’a envoyé. Ils invitent à croire en Lui (...). Malgré ses miracles si évidents, Jésus est rejeté par certains ; on L’accuse même d’agir par les démons » (Cathéchisme de l’Eglise Catholique, nº 548)

samedi 14 février 2026

«Je ne suis pas venu abolir [la Loi], mais accomplir» / (593,242)

 Bonjour!

Dimanche 15 février 2026

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche.


 (Mt 5,17-37): «Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes: je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis: Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas une lettre, pas un seul petit trait ne disparaîtra de la Loi jusqu'à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le Royaume des cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des cieux. Je vous le dis en effet: Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux.

»Vous avez appris qu'il a été dit aux anciens: 'Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu'un commet un meurtre, il en répondra au tribunal'. Eh bien moi, je vous dis: Tout homme qui se met en colère contre son frère en répondra au tribunal. Si quelqu'un insulte son frère, il en répondra au grand conseil. Si quelqu'un maudit son frère, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande sur l'autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Accorde-toi vite avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu'on ne te jette en prison. Amen, je te le dis: tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier sou.

»Vous avez appris qu'il a été dit: 'Tu ne commettras pas d'adultère'. Eh bien moi, je vous dis: Tout homme qui regarde une femme et la désire a déjà commis l'adultère avec elle dans son cœur. Si ton œil droit entraîne ta chute, arrache-le et jette-le loin de toi: car c'est ton intérêt de perdre un de tes membres, et que ton corps tout entier ne soit pas jeté dans la géhenne. Et si ta main droite entraîne ta chute, coupe-la et jette-la loin de toi: car c'est ton intérêt de perdre un de tes membres, et que ton corps tout entier ne s'en aille pas dans la géhenne.

»Il a été dit encore: 'Si quelqu'un renvoie sa femme, qu'il lui donne un acte de répudiation'. Eh bien moi, je vous dis: Tout homme qui renvoie sa femme, sauf en cas d'union illégitime, la pousse à l'adultère ; et si quelqu'un épouse une femme renvoyée, il est adultère. Vous avez encore appris qu'il a été dit aux anciens: Tu ne feras pas de faux serments, mais tu t'acquitteras de tes serments envers le Seigneur. Eh bien moi, je vous dis de ne faire aucun serment, ni par le ciel, car c'est le trône de Dieu, ni par la terre, car elle est son marchepied, ni par Jérusalem, car elle est la Cité du grand Roi. Et tu ne jureras pas non plus sur ta tête, parce que tu ne peux pas rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir. Quand vous dites 'oui', que ce soit un 'oui', quand vous dites 'non', que ce soit un 'non'. Tout ce qui est en plus vient du Mauvais».

«Je ne suis pas venu abolir [la Loi], mais accomplir»

Abbé Givanildo dos SANTOS Ferreira(Brasilia, Brsil)

Aujourd'hui, Jésus nous dit «je ne suis pas venu abolir, mais accomplir» (Mt 5,17). Qu'est-ce que la Loi? Qu'est-ce que les Prophètes? Par Loi et Prophètes, nous comprenons deux ensembles de livres de l'Ancien Testament. La Loi se réfère aux écritures attribuées à Moise, les Prophètes comme le nom l'indique, sont les écritures des prophètes et des livres de la sagesse.

Dans l'Évangile d'aujourd'hui, Jésus fait référence à ce que nous considérons comme le résumé du code moral de l'Ancien Testament: les commandements de la Loi de Dieu. Selon la pensée de Jésus, la Loi ne se résume pas uniquement aux principes purement extérieurs. Non. La Loi n'est pas une contrainte qui nous vient de l'extérieur. Au contraire. A vrai dire, la Loi de Dieu correspond à l'idéal de perfection qui réside dans le cœur de chaque être humain. C'est pour cette raison que celui qui agit selon ces commandements sent non seulement qu'il a réalisé ses aspirations humaines mais qu'il a atteint également la perfection chrétienne, ou comme le dit Jésus, la perfection du Royaume des Cieux: «celui qui les observera et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des cieux» (Mt 5,19).

«Eh bien moi, je vous dis» (Mt 5,22). L'accomplissement de la Loi ne se limite pas à respecter celle-ci mot à mot, car "la lettre tue, mais l'Esprit donne la vie" (2Cor 3,6). C'est dans ce sens que Jésus utilise son autorité pour interpréter la Loi dans un contexte plus authentique. Dans l'interprétation de Jésus, la Loi est amplifiée jusqu'à sa dernière ramification: le respect de la vie s'unit à l'éradication de la haine, de la vengeance et de l'offense; la chasteté du corps passe par la fidélité et par l'indissolubilité, la sincérité de la parole donnée passe par le respect des pactes. En accomplissant la Loi, Jésus «manifeste pleinement l’homme à lui-même et lui découvre la sublimité de sa vocation» (Concile Vatican II).

Par son exemple, Jésus nous invite à la perfection de la vie chrétienne qui accomplit par des actes ce qu'elle prêche en paroles.



 Bon dimanche!

Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Dieu n’accepte pas le sacrifice de ceux qui causent la désunion : Dieu veut être apaisé par des prières pour la paix. L’obligation la plus belle pour Dieu est notre paix, notre concorde » (Saint Cyprien)

  • « Prier pour celui dont nous sommes irrités est un beau pas en amour, et c’est un acte évangélisateur » (François)

  • « "N’ayez de dettes envers personne sinon celle de l’amour mutuel” (Rm 13,8). La Communion de la Trinité Sainte est la source et le critère de la vérité de toute relation […]» (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 2.845)

vendredi 13 février 2026

«Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? / »(592,977)

 Bonjour!

Samedi 14 février 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.

(Mt 20,20-28): Alors la mère de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, s'approcha de Jésus avec ses fils et se prosterna pour lui faire une demande. Jésus lui dit: «Que veux-tu?». Elle répondit: «Voilà mes deux fils: ordonne qu'ils siègent, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton Royaume». Jésus répondit: «Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire?». Ils lui dirent: «Nous le pouvons». Il leur dit: «Ma coupe, vous y boirez; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder; il y a ceux pour qui ces places sont préparées par mon Père».

Les dix autres avaient entendu, et s'indignèrent contre les deux frères. Jésus les appela et leur dit: «Vous le savez: les chefs des nations païennes commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi: celui qui veut devenir grand sera votre serviteur; et celui qui veut être le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude».

«Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? »

Mgr. Octavio RUIZ Arenas Secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de la Nouvelle Evangélisation(Città del Vaticano, Saint-Sige)

Aujourd'hui, l'épisode que nous raconte ce passage de l'Evangile nous met face à une situation qui arrive assez souvent dans les diverses communautés chrétiennes. En effet, Jean et Jacques ont fait preuve de générosité en abandonnant leur maison et leurs filets de pêche pour suivre Jésus. Ils ont entendu le message du Seigneur annonçant un Royaume et offrant la vie éternelle, mais ils n'arrivent toujours pas à comprendre la dimension de ce que propose le Seigneur et c'est pour cela que leur mère demande quelque chose de bon mais qui reste au niveau des aspirations purement humaines : "ordonne qu'ils siègent, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton Royaume". (Mt 20,21)

De la même manière, nous entendons et suivons le Seigneur, comme l'ont fait les premiers disciples, mais parfois nous n'arrivons pas à saisir l'exactitude de son message et nous nous laissons emporter par des intérêts personnels ou des ambitions à l'intérieur de l'Eglise. Nous oublions qu'en acceptant le Seigneur, nous devons nous donner à Lui entièrement et avec confiance, que nous ne pouvons pas penser à obtenir la gloire sans accepter d'abord la croix.

La réponse de Jésus met précisément l'accent sur cet aspect: pour faire partie de son Royaume, l'important c'est d'accepter de boire de la même "coupe" (cf. Mt 20,22), c'est-à-dire, être prêts à donner nos vies pour l'amour de Dieu et nous consacrer au service de nos frères, avec la même attitude miséricordieuse que Jésus. Dans sa première homélie, le pape François souligné que pour suivre le chemin de Jésus il faut porter sa croix, car " Quand nous marchons sans la Croix, quand nous édifions sans la Croix, quand nous confessons un Christ sans Croix, nous ne sommes pas des disciples du Seigneur."

Suivre Jésus exige, par conséquent, une grande humilité de notre part. Depuis le baptême nous avons été appelés à être ses témoins afin de transformer le monde. Mais nous ne réussirons cette transformation que si nous pouvons être les serviteurs des autres, dans un esprit de grande générosité et de dévouement, mais toujours dans la joie de suivre le Seigneur et de faire ressentir sa présence.


Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « C’est comme si Jésus leur disait : vous me parlez d’honneurs et de couronnes, mais moi je vous parle de combats et de fatigues. Ce n’est pas l’heure des récompenses » (Saint Jean Chrysostome)

  • « La tentation du christianisme sans la croix, une Eglise à mi-chemin, qui ne veut pas arriver là où le Père veut, c’est la tentation du triomphalisme. Nous voulons la victoire d’aujourd’hui, sans aller à la croix, une victoire mondaine, une victoire raisonnable » (François)

  • « En ceci consiste la rédemption du Christ : il "est venu donner sa vie en rançon pour la multitude" (Mt 20, 28), c’est-à-dire "aimer les siens jusqu’à la fin" (Jn 13, 1) pour qu’ils soient "affranchis de la vaine conduite héritée de leurs pères" » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 622)

  • Bonne journée!

  • Bonne Saint-Valentin!

  • Jean-Yves

jeudi 12 février 2026

« Effatha, ouvre-toi » - (592,833)

 Bonjour!

Vendredi 13 février 2026



Voici la Parole de Dieu de ce jour.

Marc 7, 31-37


En ce temps-là, Jésus quitta le territoire de Tyr ; passant par Sidon, il prit la direction de la mer de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole. Des gens lui amènent un sourd qui avait aussi de la difficulté à parler, et supplient Jésus de poser la main sur lui. Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, avec sa salive, lui toucha la langue. Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit : « Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! » Ses oreilles s’ouvrirent ; sa langue se délia, et il parlait correctement. Alors Jésus leur ordonna de n’en rien dire à personne ; mais plus il leur donnait cet ordre, plus ceux-ci le proclamaient. Extrêmement frappés, ils disaient : « Il a bien fait toutes choses : il fait entendre les sourds et parler les muets. » 

Méditation

Frère Vincent Löning

Frère Vincent Löning

Couvent Saint-Pierre-martyr à Strasbourg

« Effatha, ouvre-toi »


Jésus circule en territoire païen : Tyr, Sidon, la Décapole. La Galilée voisine, « Galilée des nations », comme l’appellent avec dédain les habitants de Jérusalem, n’est guère plus convenable pour un juif pieux ! Pourtant, c’est là que Jésus se rend afin d’accomplir des miracles. Dans ce genre de région, on s’intéresse sans doute moins au prédicateur qu’au thaumaturge. Peu importe ses enseignements, peu importe ce qu’en pensent les autorités religieuses, du moment qu’on peut recevoir une bénédiction, une délivrance ou une guérison.

Mais les miracles de Jésus, comme sa prédication, passent par la Parole. Jésus parle – non pas au sourd directement, mais à son oreille – et il dit : « Effatha, ouvre-toi ! » C’est alors que le signe a lieu. Quand Jésus parle, l’oreille n’est plus un simple objet – elle devient le sujet de l’action. Les oreilles s’ouvrent, la langue se délie. Jésus aurait pu dire à l’oreille : « Je t’ouvre », ou comme un médecin il aurait pu l’ouvrir d’un simple geste, sans dire un mot. Mais il ne se contente pas d’agir ainsi. Jésus entre en dialogue avec l’oreille. Entrer en dialogue, c’est reconnaître l’existence propre de l’autre, c’est refuser la manipulation. L’oreille de cet homme n’est pas un simple instrument : elle appartient à son corps, elle fait partie de lui. Par ce simple dialogue, Jésus « répare » ce qui va mal et commence par rendre à cet homme sourd sa dignité. Si nous le voulons, nous pouvons aussi entrer dans ce dialogue, écouter Jésus et entendre sa Parole qui guérit. Prêtons l’oreille de notre cœur !


Bonne journée!
Jean-Yves


mercredi 11 février 2026

«Elle vint se jeter à ses pieds… elle lui demandait d'expulser le démon hors de sa fille» / (592,672)

 Bonjour!

Jeudi 12 février 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.


Texte de l'Évangile (Mt 20,20-28): Alors la mère de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, s'approcha de Jésus avec ses fils et se prosterna pour lui faire une demande. Jésus lui dit: «Que veux-tu?». Elle répondit: «Voilà mes deux fils: ordonne qu'ils siègent, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton Royaume». Jésus répondit: «Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire?». Ils lui dirent: «Nous le pouvons». Il leur dit: «Ma coupe, vous y boirez; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder; il y a ceux pour qui ces places sont préparées par mon Père».

Les dix autres avaient entendu, et s'indignèrent contre les deux frères. Jésus les appela et leur dit: «Vous le savez: les chefs des nations païennes commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi: celui qui veut devenir grand sera votre serviteur; et celui qui veut être le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude».

«Elle vint se jeter à ses pieds… elle lui demandait d'expulser le démon hors de sa fille»

Abbé Enric CASES i Martín(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, on nous montre la foi d'une femme qui n'appartenait pas au peuple choisi, mais qui croyait que Jésus pouvait guérir sa fille. En effet, cette mère de famille: «était païenne, de nationalité syro-phénicienne, et elle lui demandait d'expulser le démon hors de sa fille» (Mc 7,26). La douleur et l'amour la font demander avec insistance, sans se soucier du mépris, des retards, de l'indignité subis. Et elle obtient gain de cause, puisque: «Elle rentra à la maison, et elle trouva l'enfant étendue sur le lit: le démon était sorti d'elle». (Mc 7,30)

Saint Augustin disait que nombreux sont ceux qui n'obtiennent pas ce qu'ils veulent car ils sont «aut mali, aut male, aut mala». Ou ils sont mauvais et ce qu'ils devraient demander d'abord c'est de devenir bons; ou bien, ils demandent d'une mauvaise manière, sans insistance, au lieu de le faire avec patience, humilité, foi et par amour; ou ils demandent des choses mauvaises qui, s'ils les recevaient, nuiraient à l'âme ou au corps ou aux autres. Il faut, donc, s'efforcer de demander d'une bonne manière. Cette femme syro-phénicienne est une bonne mère, elle demande quelque chose de bon («d'expulser le démon hors de sa fille») et elle le demande bien («elle vint se jeter à ses pieds»).

Le Seigneur nous pousse à utiliser avec persévérance la prière de la requête. C'est clair, qu'il existe d'autres types de prières —l'adoration, la expiation, la prière de gratitude—, mais Jésus insiste sur le fait qu'il faut pratiquer beaucoup la prière de la requête.

Pourquoi? Il doit y avoir beaucoup de raisons: parce que nous avons besoin de l'aide de Dieu pour atteindre nos objectifs, parce qu'elle exprime espérance et amour, parce qu'elle proclame notre foi. Mais il existe une autre raison que nous ne prenons pas tellement en compte: Dieu veut que les choses soient un peu comme nous les voulons. De cette manière, notre prière —qui est un acte libre— unie à la liberté toute puissante de Dieu, fait que le monde soit comme Dieu le veut et un peu comme nous le voulons. Le pouvoir de la prière est vraiment merveilleux!


Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Quand notre prière n’est pas écoutée c’est parce que nous demandons mal, avec peu de foi ou sans persévérance, ou avec peu d’humilité » (Saint Augustin)

  • « Jésus loue la femme syro-phénicienne qui lui demande avec insistance la guérison de sa fille. Cette insistance est sans doute très épuisante, mais ceci est une attitude de la prière. Sainte Thérèse parle de la prière comme une négociation avec le Seigneur » (François)

  • « De même que Jésus prie le Père et rend grâces avant de recevoir ses dons, Il nous apprend cette audace filiale : Tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous l’avez déjà reçu´ (Mc 11,24). Telle est la force de la prière,tout est possible à celui qui croit´ (Mc 9,23), d’une foi `qui n’hésite pas´ (Mt 21,22) (...) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 2.610)

Bonne journée!

jean-Yves

mardi 10 février 2026

Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. »(592,482)

 BONJOUR!

Mercredi 11 février 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.

Marc 7, 14-23


En ce temps-là, appelant de nouveau la foule, Jésus lui disait : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. »
Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l’interrogeaient sur cette parabole. Alors il leur dit : « Êtes-vous donc sans intelligence, vous aussi ? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans l’homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, parce que cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, pour être éliminé ? » C’est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments.
Il leur dit encore : « Ce qui sort de l’homme, c’est cela qui le rend impur. Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. »

Méditation

Frère Antoine de la Fayolle

Frère Antoine de la Fayolle

Couvent Saint-Anne à Rennes

La folie de Dieu


L’usage que nous avons du rite ne permet pas forcément de réaliser le projet pour lequel il est conçu. Nous savons très bien qu’il ne suffit pas de dire bonjour à quelqu’un pour vouloir que la personne passe effectivement une bonne journée. Il ne suffit pas de demander ‘comment vas-tu ?’ pour réellement s’intéresser à la personne que nous interrogeons.

C’est ce qu’évoque Jésus avec les pharisiens et les apôtres qui, eux, ne voient pas le problème ! Une chose est l’action posée, autre chose les dispositions intérieures qui la motivent. Pour eux, le respect de la loi rend pur. Pour Jésus, le respect de la loi ne remplace pas l’amour pour le prochain. C’est l’amour du prochain et la justice qui priment. C’est pourquoi il guérit le jour du sabbat, il ne craint pas de toucher des personnes impures, il fréquente les ivrognes, les pécheurs et les gloutons.

Jésus fait de la miséricorde et de l’amour du prochain la nouvelle norme. Il invite les disciples à faire de même. Les occasions d’aimer ne manquent pas : j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’avais soif, j’étais étranger, j’étais nu, j’étais malade, j’étais en prison…. Souvenez-vous de tous ces fous de Dieu qui ont vécu les béatitudes : François d’Assise, Catherine de Sienne…. En eux se retrouve l’amour déraisonnable de Dieu pour le monde !

Aujourd’hui, rejoignons ce cœur de Dieu, soyons de ces mains qui prennent soin des hommes et des femmes qui sont à côté de nous, de nos proches, de nos prochains - quitte à passer un peu pour des fous.     

Bonne journée!
Jean-Yves