samedi 14 mars 2026

«Va te laver à la piscine de Siloé» (ce nom signifie: Envoyé). L'aveugle y alla donc, et il se lava; quand il revint, il voyait.(598,638)

 Bonjour!

Dimanche 15 mars 2026

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche du carême. 



 (Jn 9,1-41): Jésus vit sur son passage un homme qui était aveugle de naissance. Ses disciples l'interrogèrent: «Rabbi, pourquoi cet homme est-il né aveugle? Est-ce lui qui a péché, ou bien ses parents?». Jésus répondit: «Ni lui, ni ses parents. Mais l'action de Dieu devait se manifester en lui. Il nous faut réaliser l'action de celui qui m'a envoyé, pendant qu'il fait encore jour; déjà la nuit approche, et personne ne pourra plus agir. Tant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde». Cela dit, il cracha sur le sol et, avec la salive, il fit de la boue qu'il appliqua sur les yeux de l'aveugle, et il lui dit: «Va te laver à la piscine de Siloé» (ce nom signifie: Envoyé). L'aveugle y alla donc, et il se lava; quand il revint, il voyait.

Ses voisins, et ceux qui étaient habitués à le rencontrer -car il était mendiant- dirent alors: «N'est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier?». Les uns disaient: «C'est lui». Les autres disaient: «Pas du tout, c'est quelqu'un qui lui ressemble». Mais lui affirmait: «C'est bien moi». Et on lui demandait: «Alors, comment tes yeux se sont-il ouverts?». Il répondit: «L'homme qu'on appelle Jésus a fait de la boue, il m'en a frotté les yeux et il m'a dit: ‘Va te laver à la piscine de Siloé’. J'y suis donc allé et je me suis lavé; alors, j'ai vu». Ils lui dirent: «Et lui, où est-il?». Il répondit: «Je ne sais pas».

On amène aux pharisiens cet homme qui avait été aveugle. Or, c'était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. A leur tour, les pharisiens lui demandèrent: «Comment se fait-il que tu voies?». Il leur répondit: «Il m'a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et maintenant je vois». Certains pharisiens disaient: «Celui-là ne vient pas de Dieu, puisqu'il n'observe pas le repos du sabbat». D'autres répliquaient: «Comment un homme pécheur pourrait-il accomplir des signes pareils?». Ainsi donc ils étaient divisés. Alors ils s'adressent de nouveau à l'aveugle: «Et toi, que dis-tu de lui, puisqu'il t'a ouvert les yeux?». Il dit: «C'est un prophète».

Les Juifs ne voulaient pas croire que cet homme, qui maintenant voyait, avait été aveugle. C'est pourquoi ils convoquèrent ses parents et leur demandèrent: «Cet homme est bien votre fils, et vous dites qu'il est né aveugle? Comment se fait-il qu'il voie maintenant?». Les parents répondirent: «Nous savons que c'est bien notre fils, et qu'il est né aveugle. Mais comment peut-il voir à présent, nous ne le savons pas; et qui lui a ouvert les yeux, nous ne le savons pas non plus. Interrogez-le, il est assez grand pour s'expliquer». Ses parents parlaient ainsi parce qu'ils avaient peur des Juifs. En effet, les Juifs s'étaient déjà mis d'accord pour exclure de la synagogue tous ceux qui déclareraient que Jésus est le Messie. Voilà pourquoi les parents avaient dit: «Il est assez grand, interrogez-le!».

Pour la seconde fois, les pharisiens convoquèrent l'homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent: «Rends gloire à Dieu! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur». Il répondit: «Est-ce un pécheur? Je n'en sais rien; mais il y a une chose que je sais: j'étais aveugle, et maintenant je vois». Ils lui dirent alors: «Comment a-t-il fait pour t'ouvrir les yeux?». Il leur répondit: «Je vous l'ai déjà dit, et vous n'avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous m'entendre encore une fois? Serait-ce que vous aussi vous voulez devenir ses disciples?». Ils se mirent à l'injurier: «C'est toi qui es son disciple; nous, c'est de Moïse que nous sommes les disciples. Moïse, nous savons que Dieu lui a parlé; quant à celui-là, nous ne savons pas d'où il est». L'homme leur répondit: «Voilà bien ce qui est étonnant! Vous ne savez pas d'où il est, et pourtant il m'a ouvert les yeux. Comme chacun sait, Dieu n'exauce pas les pécheurs, mais si quelqu'un l'honore et fait sa volonté, il l'exauce. Jamais encore on n'avait entendu dire qu'un homme ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance. Si cet homme-là ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire». Ils répliquèrent: «Tu es tout entier plongé dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon?». Et ils le jetèrent dehors.

Jésus apprit qu'ils l'avaient expulsé. Alors il vint le trouver et lui dit: «Crois-tu au Fils de l'homme?». Il répondit: «Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui?». Jésus lui dit: «Tu le vois, et c'est lui qui te parle». Il dit: «Je crois, Seigneur!», et il se prosterna devant lui. Jésus dit alors: «Je suis venu en ce monde pour une remise en question: pour que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles». Des pharisiens qui se trouvaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent: «Serions-nous des aveugles, nous aussi?». Jésus leur répondit: «Si vous étiez des aveugles, vous n'auriez pas de péché; mais du moment que vous dites: ‘Nous voyons!’ votre péché demeure».

«Va te laver»

Abbé Joan Ant. MATEO i García(Tremp, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui quatrième dimanche de carême -appelé dimanche de joie- la liturgie nous invite à expérimenter une joie profonde, une grande allégresse car la Pâque approche.

Jésus est cause d'une grande joie pour cet aveugle de naissance à qui il donne la vue corporelle et spirituelle. L'aveugle a cru et il a reçu la lumière du Christ. Par contre, les pharisiens, qui se croyaient dans la lumière et dans la sagesse, sont restés aveugles à cause de l'endurcissement de leurs cœurs et de leurs péchés. En effet, «Les Juifs ne voulaient pas croire que cet homme, qui maintenant voyait, avait été aveugle. C'est pourquoi ils convoquèrent ses parents» (Jn 9,18)

Comme elle est nécessaire la lumière du Christ pour voir la réalité dans sa vraie dimension! Sans la lumière de la foi nous serions pratiquement aveugles. Nous avons reçu la lumière de Jésus-Christ et il faut que cette lumière éclaire toute notre vie. De plus, cette lumière doit briller par la sainteté de notre vie afin qu'elle attire ceux qui ne la connaissent pas encore. Tout ceci suppose une conversion et une charité croissante. Surtout en ce temps de Carême, et en cette dernière étape. Saint Léon le Grand disait: «Mes bien-aimés, tous les temps conviennent pour réaliser ce bien de la charité, mais le carême nous y invite plus spécialement».

Une seule chose peut nous séparer de la lumière et de la joie que nous donne le Christ et cette chose c'est le péché, c'est-à-dire vouloir vivre loin de la lumière du Seigneur. Malheureusement, beaucoup -même parfois nous-mêmes- nous nous enfonçons dans le chemin ténébreux du péché et nous perdons la lumière et la paix. Saint Augustin en partant de sa propre expérience affirmait qu'il n'y a rien de plus malheureux que le bonheur de ceux qui pèchent.

La Pâque est proche et le Seigneur veut nous faire part de toute la joie de la résurrection. Préparons-nous à la recevoir et la célébrer. «Va te laver…» (Jn 9,7), nous dit Jésus… Allons nous laver dans les eaux purificatrices du sacrement de la pénitence! Là nous trouverons la lumière et la joie et nous nous préparerons de la meilleure manière à recevoir la Pâque.

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Reçois, donc, l’image de Dieu que tu as perdue à cause de tes mauvaises actions » (Saint Augustin)

  • « Nous aussi nous sommes nés "aveugles" à cause du péché d’Adam. Le péché avait blessé l’humanité en la destinant à l’obscurité de la mort, mais dans le Christ resplendissent la nouveauté de la vie et l’objectif vers lequel nous sommes appelés » (Benoit XVI)

  • « Souvent Jésus demande aux malades de croire. Il se sert de signes pour guérir : salive et imposition des mains, boue et ablution. Les malades cherchent à le toucher "car une force sortait de lui qui les guérissait tous" Ainsi, dans les sacrements, le Christ continue à nous "toucher" pour nous guérir. » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 1.504)

  • Bon dimanche!

  • Jean-Yves

vendredi 13 mars 2026

«C'est lui, je vous le déclare, qui était devenu juste»

  Bonjour!

Samedi 14 mars 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour. 

(Lc 18,9-14): Jésus dit une parabole pour certains hommes qui étaient convaincus d'être justes et qui méprisaient tous les autres: «Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L'un était pharisien, et l'autre, publicain. Le pharisien se tenait là et priait en lui-même: ‘Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes: voleurs, injustes, adultères, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne’. Le publicain, lui, se tenait à distance et n'osait même pas lever les yeux vers le ciel; mais il se frappait la poitrine, en disant: ‘Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis!’. Quand ce dernier rentra chez lui, c'est lui, je vous le déclare, qui était devenu juste, et non pas l'autre. Qui s'élève sera abaissé; qui s'abaisse sera élevé».

«C'est lui, je vous le déclare, qui était devenu juste»

Fr. Gavan JENNINGS(Dublín, Irlande)

Aujourd'hui, le Christ nous présente deux hommes qui, pour un observateur "ordinaire" pourraient sembler presque identiques, car ils se trouvent au même endroit et font la même chose: tous les deux sont «montés au temple pour prier» (Lc 18,10). Mais au-delà des apparences, au plus profond de leur conscience personnelle, les deux hommes diffèrent radicalement: l'un, le pharisien, a la conscience tranquille, alors que l'autre, le publicain —collecteur d'impôts— est inquiet car il ressent de la culpabilité.

Aujourd'hui, nous avons tendance à considérer les sentiments de culpabilité —le remords— comme quelque chose qui se rapproche d'une aberration psychologique. Cependant, le sentiment de culpabilité permet au publicain de ressortir du Temple réconforté, car «lorsque cet homme est redescendu à sa maison il était devenu juste alors que l'autre non» (Lc 18,14). «Ce sentiment de culpabilité» a écrit Benoît XVI quand il était encore le Cardinal Ratzinger ("Conscience et vérité") «trouble la fausse tranquillité de la conscience et on peut l'appeler "protestation de la conscience" contre mon existence faite d'auto-satisfaction. Il est aussi nécessaire pour l'homme que la douleur physique, qui signifie une altération du fonctionnement normal du corps».

Jésus ne nous incite pas à penser que le pharisien ne dit pas la vérité quand il affirme qu'il n'est pas un rapace, qu'il n'est ni injuste ni adultère et qu'il jeûne et donne de l'argent au Temple (cf. Lc 18,11); ni que le collecteur d'impôts délire en se considérant comme un pécheur. Ce n'est pas la question. C'est plutôt que «le pharisien ne se rend plus compte que lui aussi est coupable. Sa conscience est complètement nette. Mais le "silence de la conscience" le rend impénétrable vis-à-vis de Dieu et des hommes, alors que le "cri de la conscience" qui inquiète le publicain le rend capable de sentiments de vérité et d'amour. Jésus peut troubler les pécheurs!» (Benoît XVI).


Et j'ajoute cette méditation...     

«Des profondeurs, je crie vers toi, Seigneur.!»  (Psaume 129) 

LE DIEU DES ABÎMES (Frère Paul-Marie Cathelinais) 

Une riche femme d’affaires est devenue religieuse parce qu’elle cherchait l’Absolu. Elle a découvert au milieu des prisonniers qu’elle visitait ce dont elle avait fait l’expérience : Dieu se cache dans nos misères. Si le péché sépare de Dieu, Dieu viendra se révéler justement là où on ne l’attend pas, dans les profondeurs les plus obscures de notre cœur ! 

De tous ses entretiens avec ces prisonniers, notre religieuse, psychanalyste, a écrit un livre : Le Dieu des abîmes !* Revenir à Dieu de tout notre cœur, c’est revenir à lui, par le point le plus bas ! Au fond de son abîme, le fils prodigue rentra en lui-même et pensa à son Père. 

La misère est le lieu de la vérité. Et la vérité de Dieu se découvre dans la vérité de notre misère. Le vrai nom de Dieu, sa plus grande perfection, est la miséricorde, disent les saints. Pour épouser la miséricorde, il faut épouser sa misère. 

Voilà pourquoi, dans l’Évangile de ce jour**, c’est le publicain et non le pharisien qui s’en repart chez lui justifié, c’est-à-dire ajusté à la vérité de Dieu. On ne peut pas s’autojustifier en permanence comme le fait le pharisien qui extérieurement semble avoir réussi son carême… Il est devenu son propre sauveur. Pauvre de lui !

Notre publicain qui s’en retourne chez lui est peut-être encore dans le brouillard, convaincu de sa misère. Il n’a peut-être pas conscience que Dieu l’a rejoint. Voilà pourquoi il faut le lui redire : Dieu est présent ! Un jour, Pâques lui découvrira celui qui, du fond des enfers, ressuscite!
* Livre "Le Dieu des abîmes" - Isabelle le Bourgeois

**  Luc 18, 9-14                  

Bonne journée!

Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Le cœur est ce qui doit être brisé. Et n’aie pas peur de perdre ton cœur en le brisant, car le psaume dit aussi : Dieu, crée en moi un cœur pur. Pour que ce cœur pur soit créé, il faut que le cœur impur soit avant brisé » (Saint Augustin)

  • « Nous sommes toujours prêts à passer pour des innocents. Mais ce n’est pas ainsi que vous avancez dans la vie chrétienne… Avant et après la confession, dans ta vie, dans ta prière, es-tu capable de t’accuser? Ou est-ce qu’il t’est plus facile d’accuser les autres ? » (François)

  • « Sans être strictement nécessaire, la confession des fautes quotidiennes (péchés véniels), est néanmoins vivement recommandée par l’Eglise. En effet, la confession régulière de nos péchés véniels nous aide à former notre conscience, à lutter contre nos penchants mauvais, à nous laisser guérir par le Christ, à progresser dans la vie de l’Esprit. En recevant plus fréquemment par ce sacrement, le don de la miséricorde du Père, nous sommes poussés à être miséricordieux comme lui » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 1.458)

jeudi 12 mars 2026

«Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là» - (Il y a maintenant 4700 Parole de Dieu et méditations maintenant sur ce blogue). -

Bonjour!

Vendredi 13 mars 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour. 


(Mc 12,28b-34): Un scribe qui avait entendu la discussion, et remarqué que Jésus avait bien répondu, s'avança pour lui demander: «Quel est le premier de tous les commandements?». Jésus lui fit cette réponse: «Voici le premier: Écoute, Israël: le Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Voici le second: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là».


Le scribe reprit: «Fort bien, Maître, tu as raison de dire que Dieu est l'Unique et qu'il n'y en a pas d'autre que lui. L'aimer de tout son coeur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices». Jésus, voyant qu'il avait fait une remarque judicieuse, lui dit: «Tu n'es pas loin du royaume de Dieu». Et personne n'osait plus l'interroger.

«Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là»

Abbé Pere MONTAGUT i Piquet(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui la liturgie du carême nous présente l'amour comme la racine la plus profonde de l'auto communication avec Dieu: «L'âme ne peut vivre sans amour, elle veut toujours aimer quelque chose, parce qu'elle est faite d'amour, et que Moi je l'ai créée par amour» (Sainte Catherine de Sienne). Dieu est Amour tout puissant, amour à l'extrême, amour crucifié: «C'est dans la croix qu'on peut contempler cette vérité» (Benoît XVI). Cet Evangile n'est pas uniquement une révélation de comment Dieu —par l'intermédiaire de son Fils— souhaite être aimé. Avec un commandement du Deutéronome: «Aime le Seigneur ton Dieu» (Dt 6,5) et un autre du Lévitique (Lv 19,18): «Aime ton prochain», Jésus conduit à son terme la plénitude de la loi. Il aime le Père comme Dieu vrai, né du vrai Dieu, et en tant que Verbe fait homme, Il crée une nouvelle humanité de Fils de Dieu, frères qui s'aiment avec l'amour du Fils.

L'appel de Jésus à la communion et à notre mission demande une participation dans le propre de sa nature, c'est une intimité dans laquelle il faut s'introduire. Jésus ne revendique à aucun moment être le but de nos prières et de notre amour. Il rend grâce au Père et Il est continuellement dans Sa présence. Le mystère du Christ nous attire vers l'amour de Dieu —invisible et inaccessible— et en même temps c'est un chemin pour nous permettre de reconnaître l'amour dans la vérité et dans la vie envers nos frères visibles et présents. Ce qui est le plus précieux ce ne sont pas les offrandes qu'on brûle sur l'autel mais le Christ qui brûle comme sacrifice et offrande unique afin que nous soyons avec Lui un seul autel et un seul amour.

Cette unification de connaissance et d'amour tissé par l'Esprit Saint permet que Dieu puisse aimer à travers nous en utilisant toutes nos capacités et pour nous cela nous permet de pouvoir aimer avec le même amour filial et fraternel que le Christ. Ce que Dieu a uni dans l'amour, l'homme ne peut pas le séparer. C'est bien ça la grandeur de celui qui se soumet au Royaume des Cieux: l'amour de soi-même n'est plus un obstacle mais devient pour chacun d'entre nous une extase d'amour envers l'unique Dieu et la multitude de nos frères.


Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Ces jours-ci [de Carême] sont spécialement indiqués pour s’exercer à la charité. Ceux qui désirent célébrer la Pâque du Seigneur avec le corps et l’âme sanctifiés doivent s’efforcer pour obtenir, surtout, cette charité » (Saint Léon le Grand)

  • « La foi c’est laisser de l’espace à cet amour de Dieu ; c’est laisser de l’espace au pouvoir, au pouvoir de Dieu, au pouvoir de celui qui m’aime, qui est amoureux de moi et désire se réjouir avec moi. C’est cela la foi. C’est cela croire : laisser de l’espace au Seigneur pour qu’Il vienne et me transforme » (François)

  • « (…) L’apôtre S. Paul le rappelle : Celui qui aime autrui a de ce fait accompli la loi. En effet, le précepte : tu ne commettras pas d’adultère ; tu ne tueras pas ; tu ne voleras pas ; tu ne convoiteras pas, et tous les autres se résument en ces mots : tu aimeras ton prochain comme toi-même. La charité ne fait point de tort au prochain. La charité est donc la loi dans sa plénitude » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 2.196)

  • Bonne journée!

  • Jean-Yves


lundi 9 mars 2026

«Saisi de pitié, lui remit sa dette» - (598,397)

 Bonjour!

Mardi 10 mars 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



 (Mt 18,21-35): Pierre s'approcha de Jésus pour lui demander: «Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner? Jusqu'à sept fois?». Jésus lui répondit: «Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois.

»En effet, le Royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu'un qui lui devait dix mille talents (c'est-à-dire soixante millions de pièces d'argent). Comme cet homme n'avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait: ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout’. Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.

»Mais, en sortant, le serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d'argent. Il se jeta sur lui pour l'étrangler, en disant: ‘Rembourse ta dette!’. Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait: ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai’. Mais l'autre refusa et le fit jeter en prison jusqu'à ce qu'il ait remboursé. Ses compagnons, en voyant cela, furent profondément attristés et allèrent tout raconter à leur maître. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit: ‘Serviteur mauvais! je t'avais remis toute cette dette parce que tu m'avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j'avais eu pitié de toi?’. Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu'à ce qu'il ait tout remboursé. C'est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son coeur».

«Saisi de pitié, lui remit sa dette»

Abbé Enric PRAT i Jordana(Sort, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui l'Evangile de Matthieu nous invite à la réflexion sur le mystère du pardon, en nous proposant un parallèle entre la façon de pardonner de Dieu et la nôtre.

L'homme ose mesurer et compter sa générosité pour accorder son pardon: «Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner? Jusqu'à sept fois?» (Mt 18,21). Pierre pense que sept fois c'est déjà beaucoup ou bien peut-être que c'est le maximum que l'on peut supporter. Enfin si nous y réfléchissons Pierre nous semble même très généreux, si nous le comparons à l'homme de la parabole qui en trouvant son compagnon qui lui devait cent pièces d'argent «se jeta sur lui pour l'étrangler, en disant: ‘Rembourse ta dette!’» (Mt 18,28) refusant d'entendre ses supplications et ses promesses.

En fin compte, l'homme se nie à pardonner ou bien il donne son pardon à la baisse. En vérité, personne ne dirait qu'on vient de recevoir un pardon sans limites, réitéré à plusieurs reprises de la part de Dieu. La parabole nous dit: «Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette» (Mt 18,27). Et cela même s'agissant d'une dette très élevée.

Néanmoins, la parabole que nous commentons ici met plutôt l'accent sur la manière dont Dieu nous confère son pardon. D'abord Il rappelle à l'ordre son débiteur et lui fait voir la gravité de la situation, soudain Il est saisi de pitié par sa prière contrite et humble «le serviteur demeurait prosterné et disait: ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout’» (Mt 18,26-27). Cet épisode met en évidence ce que chacun de nous connaît bien par expérience et avec beaucoup de reconnaissance: Dieu pardonne sans limite celui qui vient vers lui repenti et converti. La fin de cette parabole qui est négative et triste, fait honneur à la justice et mets en évidence la véracité d'une autre parole de Jésus dans Lc 6,38: «Car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous».


Bonne journée!
Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Celui qui pardonne et celui qui est pardonné se rencontrent en un point essentiel, qui est la dignité» (Saint Jean-Paul II)

  • « Le pardon est l’instrument placé entre nos mains fragiles pour atteindre la sérénité du cœur » (François)

  • « Il n’y a aucune faute aussi grave soit-elle, que la Sainte Eglise ne puisse remettre. Il n’est personne, si méchant et si coupable qu’il soit, qui ne doive espérer avec assurance son pardon, pourvu que son repentir soit sincère. Le Christ, qui est mort pour tous les hommes, veut que, dans son Eglise, les portes du pardon soient toujours ouvertes à quiconque revient du péché (cf. Mt 18,21-22) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 982)

dimanche 8 mars 2026

«Amen, je vous le dis: aucun prophète n'est bien accueilli dans son pays. - (598,289)

 Bonjour!

Lundi 9 mars 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.

 (Lc 4,24-30): Puis il ajouta: «Amen, je vous le dis: aucun prophète n'est bien accueilli dans son pays. En toute vérité, je vous le déclare: Au temps du prophète Élie, lorsque la sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de veuves en Israël; pourtant Élie n'a été envoyé vers aucune d'entre elles, mais bien à une veuve étrangère, de la ville de Sarepta, dans le pays de Sidon. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël; pourtant aucun d'eux n'a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien».

A ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu'à un escarpement de la colline où la ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin.


Abbé Higinio Rafael ROSOLEN IVE(Cobourg, Ontario, Canada)

Aujourd'hui, dans l'Evangile, Jésus nous dit "qu'aucun prophète n'est bien reçu dans sa patrie" (Lc 4,24). En utilisant ce proverbe, Jésus se présente comme un prophète.

Le "prophète", c'est celui qui parle au nom de quelqu'un autre, qui apporte le message de quelqu'un d'autre. Chez les hébreux, les prophètes étaient des hommes envoyés par Dieu pour annoncer, soit avec des paroles, soit avec des signes, la venue du Messie, le message du salut, de la paix et de l'espérance.

Jésus est le prophète par excellence, le Sauveur attendu ; toutes les prophéties s'accomplissent avec Lui. Mais, comme à l'époque d'Elie et d'Elisée, Jésus n'est pas "bien reçu" parmi les siens, puisque ce sont eux qui, pleins de colère, "l'ont jeté hors de la ville" (L 4,29).

Du fait de notre baptême, chacun de nous est aussi appelé à devenir prophète : C'est pour cela que :

1° Nous devons annoncer la Bonne Nouvelle. Pour ce faire, comme le dit le Pape François, nous devons écouter la Parole avec une ouverture sincère, la laisser toucher notre propre vie, nous réclamer, nous exhorter, nous mobiliser, car si nous ne consacrons pas du temps à cette Parole pour prier, alors nous serons un "faux prophète", un "escroc", un "charlatan qui sonne creux".

2° Vivre l'Evangile. Le Pape François dit à nouveau "on ne nous demande pas d'être immaculés, mais d'être toujours en progrès, de vivre le désir profond de grandir sur le chemin de l'Evangile et de ne pas baisser les bras". Il est indispensable d'avoir la certitude que Dieu nous aime, que Jésus nous a sauvés, que son amour durera toujours.

3° En tant que disciples de Jésus, nous devons être conscients que de même que Jésus a connu le rejet, la colère, a été chassé, cela se profile aussi à l'horizon de notre vie quotidienne.

Que Marie, Reine des prophètes, nous guide sur notre chemin.


Bonne journée!

Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Puisque le Seigneur est bon, et encore davantage bon pour ceux qui lui sont fidèles, embrassons-le, soyons à ses côtés de toute notre âme, de tout notre cœur » (Saint Ambroise)

  • « Un enfant ! Une étable ! Donc, les choses simples, l’humilité de Dieu : c’est le style divin, jamais le spectacle. Cela nous fera du bien lors de ce Carême de penser à la façon dont Dieu nous a aidés dans notre vie, comme le Seigneur nous a soutenus, et nous constaterons qu’il l’a toujours fait avec des choses simples » (François)

  • « Jésus-Christ est celui que le Père a oint de l’Esprit Saint et qu’il a constitué “Prêtre”, Prophète et Roi”. Le peuple de Dieu tout entier participe à ces trois fonctions du Christ » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 783)

samedi 7 mars 2026

« Donne-moi à boire » - (598,262)

 Bonjour!

Dimanche le 8 mars 2026

Voici la Parole de Dieu de ce 3e dimanche du carême. 

 (Jn 4,5-42): Il arrive ainsi à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph, et où se trouve le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s'était assis là, au bord du puits. Il était environ midi.

Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l'eau. Jésus lui dit: «Donne-moi à boire». (En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter de quoi manger). La Samaritaine lui dit: «Comment! Toi qui es Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine?». (En effet, les Juifs ne veulent rien avoir en commun avec les Samaritains). Jésus lui répondit: «Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te dit: ‘Donne-moi à boire’, c'est toi qui lui aurais demandé, et il t'aurait donné de l'eau vive». Elle lui dit: «Seigneur, tu n'as rien pour puiser, et le puits est profond; avec quoi prendrais-tu l'eau vive? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes?». Jésus lui répondit: «Tout homme qui boit de cette eau aura encore soif; mais celui qui boira de l'eau que moi je lui donnerai n'aura plus jamais soif; et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle».

La femme lui dit: «Seigneur, donne-la-moi, cette eau: que je n'aie plus soif, et que je n'aie plus à venir ici pour puiser». Jésus lui dit: «Va, appelle ton mari, et reviens». La femme répliqua: «Je n'ai pas de mari». Jésus reprit: «Tu as raison de dire que tu n'as pas de mari, car tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari: là, tu dis vrai».

La femme lui dit: «Seigneur, je le vois, tu es un prophète. Alors, explique-moi: nos pères ont adoré Dieu sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut l'adorer est à Jérusalem». Jésus lui dit: «Femme, crois-moi: l'heure vient où vous n'irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous adorons, nous, celui que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l'heure vient -et c'est maintenant- où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité: tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l'adorent, c'est en esprit et vérité qu'ils doivent l'adorer».

La femme lui dit: «Je sais qu'il vient, le Messie, celui qu'on appelle Christ. Quand il viendra, c'est lui qui nous fera connaître toutes choses». Jésus lui dit: «Moi qui te parle, je le suis».

Là-dessus, ses disciples arrivèrent; ils étaient surpris de le voir parler avec une femme. Pourtant, aucun ne lui dit: «Que demandes-tu?» ou: «Pourquoi parles-tu avec elle?». La femme, laissant là sa cruche, revint à la ville et dit aux gens: «Venez voir un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait. Ne serait-il pas le Messie?». Ils sortirent de la ville, et ils se dirigeaient vers Jésus.

Pendant ce temps, les disciples l'appelaient: «Rabbi, viens manger». Mais il répondit: «Pour moi, j'ai de quoi manger: c'est une nourriture que vous ne connaissez pas». Les disciples se demandaient: «Quelqu'un lui aurait-il apporté à manger?». Jésus leur dit: «Ma nourriture, c'est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé et d'accomplir son oeuvre. Ne dites-vous pas: ‘Encore quatre mois et ce sera la moisson?’. Et moi je vous dis: Levez les yeux et regardez les champs qui se dorent pour la moisson. Dès maintenant, le moissonneur reçoit son salaire: il récolte du fruit pour la vie éternelle, si bien que le semeur se réjouit avec le moissonneur. Il est bien vrai, le proverbe: ‘L'un sème, l'autre moissonne’. Je vous ai envoyés moissonner là où vous n'avez pas pris de peine, d'autres ont pris de la peine, et vous, vous profitez de leurs travaux».

Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause des paroles de la femme qui avait rendu ce témoignage: «Il m'a dit tout ce que j'ai fait». Lorsqu'ils arrivèrent auprès de lui, ils l'invitèrent à demeurer chez eux. Il y resta deux jours. Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de ses propres paroles, et ils disaient à la femme: «Ce n'est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons maintenant; nous l'avons entendu par nous-mêmes, et nous savons que c'est vraiment lui le Sauveur du monde».

« Donne-moi à boire »

Abbé Pau FERRER i Falgueras(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui nous célébrons le troisième dimanche de Carême : nous sommes à mi-chemin vers Pâques, le moment le plus important de l’année. La liturgie du Carême nous aide à parcourir un chemin, à « sortir d’Égypte », ce lieu où nous vivons esclaves et d’où Dieu veut nous faire sortir pour aller à sa rencontre.

Il y a deux dimanches, nous étions invités à entrer avec Jésus dans le désert et à confier à Dieu notre conversion. La semaine dernière, l’Évangile nous montrait Jésus transfiguré : celui qui souffrira et mourra pour toi est Dieu le Fils. Dans l’Évangile d’aujourd’hui, en revanche, Jésus nous dit qu’il a soif de ton amour.

Dès le premier moment de sa rencontre avec la Samaritaine, il apparaît clairement que le Christ est véritablement homme : « Fatigué par la route, s'était assis là, au bord du puits » (Jn 4,6). Et aussitôt il demande à boire à la Samaritaine. Il est important que nous nous arrêtions pour considérer le fait que Dieu lui-même a voulu connaître le besoin, non seulement physique, mais aussi affectif : le cœur de Jésus désire ton amour !

À partir de là, nous pouvons faire nôtre la conversation de Jésus avec la Samaritaine. Toi et moi avons aussi besoin de conversion ; nous avons nous aussi des « maris » dans lesquels nous plaçons notre sécurité. Mais Jésus ne veut pas de toi une perfection extérieure : il veut que tu l’aimes par-dessus toutes choses.

Tel est le chemin vers Pâques, la vie nouvelle que l’Église nous offre. Le pape Léon XIV nous dit que « Pâques constitue le pivot de la vie chrétienne, autour duquel gravitent tous les autres événements ». La conversation de Jésus avec la Samaritaine peut aujourd’hui nous amener à nous demander si la résurrection du Christ est un véritable motif d’espérance ou si nous plaçons nos attentes de bonheur dans d’autres choses. Elle nous conduit aussi à demander la même foi que les Samaritains de l’Évangile, afin que nous disions de tout cœur : « C'est vraiment Lui le Sauveur du monde » (Jn 4,42).


Bon dimanche!
Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Il y a une raison à la fatigue de Jésus ; La force du Christ t’a créé, la faiblesse du Christ t‘a régénéré. Il nous a créés avec la force, avec la faiblesse il est venu nous chercher » (saint Augustin)

  • « Dans la rencontre avec la Samaritaine, au puits, surgit la question de la "soif" du Christ qui conclut par le cri sur la croix ‘j’ai soif’ (Jn19,28). Assurément cette soif, comme la fatigue, a une base physique. Mais Jésus avait soif de notre foi à tous » (Benoit XVI)

  • « "Si tu savais le don de Dieu !" (Jn 4, 10). La merveille de la prière se révèle justement là, au bord des puits où nous venons chercher notre eau : là, le Christ vient à la rencontre de tout être humain, il est le premier à nous chercher et c’est lui qui demande à boire. Jésus a soif, sa demande vient des profondeurs de Dieu qui nous désire. La prière, que nous le sachions ou non, est la rencontre de la soif de Dieu et de la nôtre. Dieu a soif que nous ayons soif de Lui (Catéchisme de l’Eglise catholique, n° 2560)

vendredi 6 mars 2026

«Me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi» - (598,215)

 Bonjour!

Samedi 7 mars 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.


 (Lc 15,1-3.11-32): Tous les publicains et les gens de mauvaise vie s'approchaient de Jésus pour l'entendre. Et les pharisiens et les scribes murmuraient, disant: «Cet homme accueille des gens de mauvaise vie, et mange avec eux». Mais il leur dit cette parabole: Il dit encore: «Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père: ‘Mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir’. Et le père leur partagea son bien. Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche. Lorsqu'il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla se mettre au service d'un des habitants du pays, qui l'envoya dans ses champs garder les pourceaux. Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait. Étant rentré en lui-même, il se dit: ‘Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim! Je me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils; traite-moi comme l'un de tes mercenaires’. Et il se leva, et alla vers son père.

»Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa. Le fils lui dit: ‘Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils’. Mais le père dit à ses serviteurs: ‘Apportez vite la plus belle robe, et l'en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds. Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous; car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé’. Et ils commencèrent à se réjouir.

»Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu'il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses. Il appela un des serviteurs, et lui demanda ce que c'était. Ce serviteur lui dit: ‘Ton frère est de retour, et, parce qu'il l'a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras’. Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d'entrer. Mais il répondit à son père: ‘Voici, il y a tant d'années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis. Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c'est pour lui que tu as tué le veau gras!’. ‘Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j'ai est à toi; mais il fallait bien s'égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu'il est revenu à la vie, parce qu'il était perdu et qu'il est retrouvé’».

«Me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi»

Abbé Jordi POU i Sabater(Sant Jordi Desvalls, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, nous regardons la Miséricorde, la note distinctive de Dieu le Père, en ce moment où nous contemplons une Humanité orpheline, car elle —dans un oubli de sa mémoire— ne sait plus qu'elle est Fille de Dieu. Cronin parle d'un fils qui est parti de chez lui, qui a gaspillé tout son argent, sa santé, son honneur de famille et est allé en prison. Peu avant de reprendre sa liberté, il écrit chez lui en disant que si on le pardonnait il fallait accrocher au pommier qui donnait sur la voie ferrée un mouchoir blanc. Si le mouchoir était là il reviendrait à la maison sinon ils ne le reverraient plus jamais. Y aurait-il un mouchoir accroché au pommier? «Ouvre les yeux…! et regarde!», lui dit un compagnon. Il ouvre les yeux et reste bouche-ouverte, il n'y avait pas un mouchoir accroché au pommier… mais il y en avait des centaines!

Cela nous rappelle ce tableau de Rembrandt où on voit comment le fils qui revient, malade et affamé est accueilli par un vieillard avec deux mains différentes, l'une forte d'un père qui le serre fort, l'autre délicate d'une mère qui douce et affectueuse le caresse. C'est pareil pour Dieu, Il est Père et Mère…

«Mon père, j'ai péché» (Lc 15,21), nous aussi nous voulons dire cela au Père et sentir comment Il nous serre dans Ses bras au moment de la confession pour nous préparer à participer à la fête de l'Eucharistie. Ainsi, puisque: «Dieu nous attend chaque jour, comme ce père de l'Evangile attendait son fils prodigue» (San Josemaría), parcourons le chemin de retour avec Jésus jusqu'à notre rencontre avec le Père, où tout sera lumière: «Le mystère de l'homme ne s'éclaire vraiment que dans le mystère du Verbe incarné» (Concile Vatican II).

Le sujet principal est toujours le Père. Demandons que le trajet à travers le désert du Carême nous amène à nous interroger intérieurement sur cet appel à participer dans le mystère de la Miséricorde Divine, puisque, après tout, la vie n'est que un retour vers le Père.



Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « La parabole du fils prodigue exprime de façon simple, mais profonde, la réalité de la conversion. La miséricorde se manifeste de façon authentique et naturelle, quand elle ratifie, promeut et tire du bien de toutes sortes de maux existant dans le monde et dans l’homme » (saint Jean-Paul II)

  • « Notre Dieu est un Dieu qui attend. Il est fidèle, Lui est fidèle à sa promesse, parce qu’Il ne peut pas se renier Lui-même. Il est fidèle. C’est ainsi qu’Il nous attend tous, tout au long de l’histoire. C’est le Dieu qui attend, toujours » (pape François)

  • « Le mouvement de la conversion et de la pénitence a été merveilleusement décrit par Jésus dans la parabole dite "du fils prodigue" dont le centre est "le père miséricordieux" (Lc 15, 11-24) : la fascination d’une liberté illusoire, l’abandon de la maison paternelle (…) ; le repentir et la décision de se déclarer coupable devant son père ; le chemin du retour ; l’accueil généreux par le père ; la joie du père : ce sont là des traits propres au processus de conversion (...) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 1439)

  • Bonne jornée!

  • Jean-Yves

«La pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l'angle» - (598,166)

Bonjour!

Samedi 6 mars 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour. 



  (Mt 21,33-43.45-46): «Écoutez une autre parabole. Il y avait un homme, maître de maison, qui planta une vigne. Il l'entoura d'une haie, y creusa un pressoir, et bâtit une tour; puis il l'afferma à des vignerons, et quitta le pays. Lorsque le temps de la récolte fut arrivé, il envoya ses serviteurs vers les vignerons, pour recevoir le produit de sa vigne. Les vignerons, s'étant saisis de ses serviteurs, battirent l'un, tuèrent l'autre, et lapidèrent le troisième. Il envoya encore d'autres serviteurs, en plus grand nombre que les premiers; et les vignerons les traitèrent de la même manière. Enfin, il envoya vers eux son fils, en disant: Ils auront du respect pour mon fils. Mais, quand les vignerons virent le fils, ils dirent entre eux: ‘Voici l'héritier; venez, tuons-le, et emparons-nous de son héritage’. Et ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne, et le tuèrent. Maintenant, lorsque le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons?».

Ils lui répondirent: «Il fera périr misérablement ces misérables, et il affermera la vigne à d'autres vignerons, qui lui en donneront le produit au temps de la récolte». Jésus leur dit: «N'avez-vous jamais lu dans les Écritures: ‘La pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l'angle; c'est du Seigneur que cela est venu, et c'est un prodige à nos yeux?’. C'est pourquoi, je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits».

Après avoir entendu ses paraboles, les principaux sacrificateurs et les pharisiens comprirent que c'était d'eux que Jésus parlait, et ils cherchaient à se saisir de lui; mais ils craignaient la foule, parce qu'elle le tenait pour un prophète.

Commentaire: Abbé Melcior QUEROL i Solà (Ribes de Freser, Girona, Espagne)

«La pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l'angle»

Aujourd'hui Jésus, par la parabole des vignerons homicides, nous parle de l'infidélité; il compare Israël à la vigne et les chefs du peuple élu aux vignerons. C'est à eux et à toute la descendance d'Abraham que le Royaume de Dieu avait été confié, mais ils ont perverti l'héritage: «C'est pourquoi, je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits» (Mt 21,43).

Au début de l'Évangile de Matthieu, la Bonne Nouvelle paraît adressée uniquement à Israël. Déjà dans l'Ancienne Alliance, le peuple élu a pour mission d'annoncer et de porter le salut à toutes les nations. Mais Israël n'a pas été fidèle à sa mission. Jésus, le médiateur de la Nouvelle Alliance, réunira autour de lui les douze apôtres, symboles du “nouvel” Israël, appelé à donner des fruits de vie éternelle et à annoncer à tous les peuples le salut.

Ce nouvel Israël, c'est l'Église, tous les baptisés. Nous avons reçu, en la personne de Jésus et de son message, un présent unique que nous devons faire fructifier. Nous ne pouvons pas nous contenter d'une vie individualiste et fermée à notre foi; il faut la communiquer et en faire don à chaque personne qui s'approche de nous. Il en découle que le premier fruit est que nous vivions notre foi dans la chaleur de notre famille, celle de la communauté chrétienne. Ce sera facile, car «là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d'eux» (Mt 18,20).

Mais il s'agit d'une communauté chrétienne ouverte, c'est-à-dire éminemment missionnaire (deuxième fruit). Par la force et la beauté du Ressuscité “au milieu de nous”, la communauté est attirante dans tous ses faits et gestes, et chacun de ses membres jouit de la capacité d'engendrer des hommes et des femmes à la vie nouvelle du Ressuscité. Un troisième fruit est que nous vivions avec la conviction et la certitude de ce que dans l'Évangile se trouve la solution à tous les problèmes.

Vivons dans la sainte crainte de Dieu, pour que le Royaume ne nous soit pas enlevé et donné à d'autres.



Bonne journée!

Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Dieu n’a pas besoin de nos travaux, mais de notre obéissance » (Saint Jean Chrysostome)

  • « Les mauvais traitements aux serviteurs reflètent l’histoire des prophètes, leur douleur... Même si le "fils" aura le même sort, le "Patron" n’abandonnera pas la vigne : Il la louera à d’autres... N’est-ce pas cela une description de notre présent ? » (Benoît XVI)

  • « L’Eglise est le terrain de culture, le champ de Dieu (1 Co 3,9). Dans ce champ croît l’antique olivier dont les patriarches furent la racine sainte et en lequel s’opère et s’opérera la réconciliation entre Juifs et Gentils (cf. Rm11, 13-26). Elle fut plantée par le Vigneron céleste comme une vigne choisie. La Vigne véritable, c’est le Christ : c’est Lui qui donne vie et fécondité aux rameaux que nous sommes : par l’Eglise nous demeurons en Lui, sans qui nous ne pouvons rien faire. » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 755)

mercredi 4 mars 2026

«S'ils n'écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu'un des morts ressusciterait» _ (596,461)

 Bonjour!

Jeudi 5 mars 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.


 (Lc 16,19-31): «Il y avait un homme riche, qui était vêtu de pourpre et de fin lin, et qui chaque jour menait joyeuse et brillante vie. Un pauvre, nommé Lazare, était couché à sa porte, couvert d'ulcères, et désireux de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche; et même les chiens venaient encore lécher ses ulcères.

»Le pauvre mourut, et il fut porté par les anges dans le sein d'Abraham. Le riche mourut aussi, et il fut enseveli. Dans le séjour des morts, il leva les yeux; et, tandis qu'il était en proie aux tourments, il vit de loin Abraham, et Lazare dans son sein. Il s'écria: ‘Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare, pour qu'il trempe le bout de son doigt dans l'eau et me rafraîchisse la langue; car je souffre cruellement dans cette flamme’. Abraham répondit: ‘Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et que Lazare a eu les maux pendant la sienne; maintenant il est ici consolé, et toi, tu souffres. D'ailleurs, il y a entre nous et vous un grand abîme, afin que ceux qui voudraient passer d'ici vers vous, ou de là vers nous, ne puissent le faire’.

»Le riche dit: ‘Je te prie donc, père Abraham, d'envoyer Lazare dans la maison de mon père; car j'ai cinq frères. C'est pour qu'il leur atteste ces choses, afin qu'ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourments’. Abraham répondit: ‘Ils ont Moïse et les prophètes; qu'ils les écoutent’. Et il dit: ‘Non, père Abraham, mais si quelqu'un des morts va vers eux, ils se repentiront’. Et Abraham lui dit: ‘Sils n'écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu'un des morts ressusciterait’».

«S'ils n'écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu'un des morts ressusciterait»

Abbé Xavier SOBREVÍA i Vidal(Sant Just Desvern, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui l'Évangile est une parabole qui nous dévoile la réalité de l'homme après sa mort. Jésus nous parle de prix ou châtiment d'après notre comportement.

Le contraste entre le riche et le pauvre est très fort. Le luxe et l'indifférence du riche; la pathétique situation de Lazare, avec les chiens qui viennent lécher ses ulcères (cf. Lc 16,19-21). Tout cela a un grand réalisme qui nous met en scène.

Nous pouvons songer, où serais-je si j'étais une des deux protagonistes de la parabole? Notre société nous incite à toute heure à bien vivre. Avec du confort et bien-être, en jouissant et sans préoccupations. Vivre pour soi-même, sans s'occuper d'autrui, ou tout au plus, en ne nous préoccupant que le nécessaire pour tranquilliser notre conscience, mais pas par un sens de justice, amour ou solidarité.

Aujourd'hui on nous présente la nécessité d'écouter Dieu dans notre vie, de nous y convertir et d'en profiter du temps qu'Il nous a accordé. Dans cette vie nous jouons la vie.

Jésus clarifie l'existence de l'enfer et nous décrit quelques unes de ses caractéristiques: la peine qui souffrent nos sens —«qu'il trempe le bout de son doigt dans l'eau et me rafraîchisse la langue; car je souffre cruellement dans cette flamme» (Lc 16,24) — et l'éternité —«il y a entre nous et vous un grand abîme» (Lc 16,26).

Saint Grégoire le Grand nous dit que «on dit toutes ces choses afin que personne ne puisse prétexter l'ignorance». Il faut se dépouiller du vieil homme et devenir libre pour aimer son prochain. Il faut répondre aux souffrances des pauvres, des malades ou de ceux qui ont été abandonnés. Il serait bon de nous souvenir souvent de cette parabole pour qu'elle puisse nous faire devenir plus responsables de notre vie. Nous devons tous mourir. Et il faut y être toujours prêt, parce qu'un jour nous serons certainement jugés.

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Jésus prévient du danger des biens de la terre. Cependant, Jésus ne condamne pas de façon absolue la possession des biens de la terre : Il nous presse plutôt à nous rappeler du double commandement de l’amour pour Dieu et de l’amour pour le prochain » (Saint Jean Paul II)

  • « Il reste toujours le danger, qu’à cause de se fermer de plus en plus hermétiquement au Christ, les orgueilleux, les riches et les puissants finissent par se condamner eux-mêmes à tomber dans l’abîme éternel de solitude qu’est l’enfer » (François)

  • « Dans la multitude d’êtres humains sans pain, sans toit, sans lieu, comment ne pas reconnaître Lazare, mendiant affamé de la parabole ? Comment ne pas entendre Jésus : « A Moi non plus vous ne l’avez pas fait » (Mt 25,45) ? » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 2.463)

  • Bonne journée!

  • Jean-Yves