dimanche 8 février 2026

Voici le corps livré pour nous

Bonjour!

Lundi 9 février 2026



Voici la Parole de Dieu de ce jour. 

Marc 6, 53-56


En ce temps-là, après la traversée, abordant à Génésareth Jésus et ses disciples accostèrent. Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus : ils parcoururent toute la région, et se mirent à apporter les malades sur des brancards là où l’on apprenait que Jésus se trouvait. Et dans tous les endroits où il se rendait, dans les villages, les villes ou les campagnes, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés. 

Méditation

Frère Lionel Gentric

Frère Lionel Gentric

Couvent Saint-Jacques à Paris

Voici le corps livré pour nous


Une rumeur et c’est l’effervescence. « Jésus arrive, il paraît qu’il arrive ! » et c’est l’ébullition. On s’organise pour l’impossible. Les gens affluent, tâchent de repérer le meilleur spot, réservent leur emplacement. Les places sont bientôt prises d’assaut, noires de monde. Les malades sont installés aux premiers rangs.

Génésareth n’est guère loin de Capharnaüm, quelques kilomètres tout au plus, mais Jésus n’est pas familier de ce lieu. Son visage y est-il connu ? Les gens du coin l’ont-ils déjà entendu prêcher ? Pas sûr. L’Évangile ne situe à Génésareth aucun autre épisode de la vie publique de Jésus.

Il faut croire que sa réputation l’a précédé.

Une chose frappe : Jésus, dans cet épisode, est passif. Il ne dit rien, ne fait rien, sinon consentir à ce que les malades touchent la frange de son manteau. Et encore ! Ce consentement n’est établi par l’évangile que parce que les gens lui demandent la permission de toucher son vêtement. Jésus maîtrise à peine le cours des événements. Lui, le maître, est comme dépassé par ce qui, à travers lui, se communique.

Il est livré, donné, pour le salut du monde, pour la vie du monde. « Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. » (Jn 3, 17)


Bonne journée!
Jean-Yves

samedi 7 février 2026

«Vous êtes la lumière du monde» (592,256)

 Bonjour!

Dimanche 8 février 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.


 (Mt 5,13-16): «Vous êtes le sel de la terre. Si le sel se dénature, comment redeviendra-t-il du sel? Il n'est plus bon à rien: on le jette dehors et les gens le piétinent. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l'on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes: alors en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux».

«Vous êtes la lumière du monde»

Abbé Josep FONT i Gallart(Getafe, Espagne)

Aujourd'hui, l'Evangile nous appelle à être témoins du Christ. Et il nous invite à le faire de deux façons, en apparence contradictoires : comme le sont le sel et la lumière.

Le sel ne se voit pas mais on le remarque, on le goûte et on le savoure. Il y a beaucoup des gens qui "ne se laissent pas voir", car ils sont comme des "fourmis" qui n'arrêtent pas de travailler et de faire le bien. A côté d'eux on goute la paix, la sérénité, la joie. Ils ont –comme on le dit souvent de nos jours– de bonnes ondes.

La lumière ne peut pas se cacher. Il y a des personnes qu'on "voit de loin": Ste. Teresa de Calcutta, le Pape, le curé du village. Elles occupent des postes importants par leur qualité naturel de leader ou par les exigences de leurs occupations. Elles sont "sur le lampadaire". Comme le dit l'Evangile de ce jour, "au sommet d'une montagne" ou "sur le lampadaire" (cf. Mt 5,14.15).

Nous sommes tous appelés à être le sel et la lumière. Jésus lui-même était le "sel" pendant les trente années de sa vie cachée à Nazareth. On dit qu'en demandant à Saint Louis Gonzague lorsqu'il jouait ce qu'il ferait s'il savait qu'il allait mourir dans quelques instants, il a répondu: «Je continuerais à jouer». Il aurait continué sa vie normale de tous les jours, rendant la vie de ses compagnons de jeux agréable.

Parfois nous sommes appelés à être la lumière. Nous le sommes de manière claire quand nous professons notre foi dans des moments difficiles. Les martyres sont de grandes lumières. De nos jours, selon le milieu, le seul fait d'aller à la messe est déjà cause de moquerie. Assister à la messe c'est donc déjà être la "lumière". Et la lumière se voit toujours, même si elle est petite. Une petite lumière peut illuminer une nuit.

Demandons au Seigneur les uns pour les autres, pour que nous soyons toujours le "sel". Et sachons être la "lumière" quand cela est nécessaire. Que notre façon d'agir de tous les jours soit telle qu'en regardant ce que nous faisons de bien les gens rendent gloire à notre Père qui est aux cieux (cf. Mt 5,16).


Bon dimanche!
Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « De nouveau il fait allusion au monde, à l’univers tout entier ; lumière qu’il faut comprendre au sens spirituel. Par ces mots, le Seigneur insiste sur la perfection de vie que doivent mener ses disciples » (Saint Jean Chrysostome)

  • « Vous, qui avez accueilli dans votre cœur le message de salut du Christ, et bien vous êtes le sel de la terre parce que vous devez contribuer à éviter que la vie de l’homme ne se détériore, ou qu’elle ne se corrompe en poursuivant de fausses valeurs » (Saint Jean-Paul II)

  • « La fidélité des baptisés est une condition primordiale pour l’annonce de l’Evangile et pour la mission de l’Église dans le monde. Pour manifester devant les hommes sa force de vérité et de rayonnement, le message du salut doit être authentifié par le témoignage de vie des chrétiens (…) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 2.044)

vendredi 6 février 2026

« Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. »(592,058)

 BONJOUR!

Samedi 7 février 2026

Voici la Parole de Dieu d'aujourd'hui.



Marc 6, 30-34


En ce temps-là, les Apôtres se réunirent auprès de Jésus, et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné. Il leur dit :  « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux, et l’on n’avait même pas le temps de manger. Alors, ils partirent en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les gens les virent s’éloigner, et beaucoup comprirent leur intention. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement. 

Méditation

Frère Philippe Jaillot

Frère Philippe Jaillot

Couvent de l'Annonciation à Paris

Transmettre ou se reposer ?


Un jeune ami me disait : « Adolescent, on ne m’a pas transmis grand-chose dans l’Église. On m’a dit : "Développe ta foi personnelle" ». Et il m’expliquait : « Mon Père, bien sûr qu’il faut la foi personnelle, mais avant, j’ai besoin de la foi des parents, c’est-à-dire la foi reçue. La foi de conviction ne se développe que sur une foi de tradition. » Il disait ainsi que le progrès de sa foi, c’était la tradition qui se prolonge. Tradition signifie « transmission », et non pas « grenier aux vieilles antiquités ».

Il ne s’agit pas d’un discours fait d’avance, car chacun trouve ses propres ressources pour être chrétien. Mais Jésus nous alerte : des gens attendent des paroles qui nourrissent. Les disciples qui partaient en mission, n’avaient pas le temps de manger. Nous comprenons qu’une autre nourriture est importante. Y croyons-nous ? Acceptons-nous de parler avec autorité ? C’est ce que fait Jésus. Son autorité n’impose rien mais donne une direction et nourrit. Pour cela, Jésus transmet un enseignement, non pas pour cocher la case « j’ai fait mon job », mais parce que les foules étaient comme des brebis sans berger et qu’il en était ému. Il apprend une leçon à ses disciples : vous voulez le repos, mais vous ne l’aurez pas si vous ne vous préoccupez pas de ceux qui cherchent du sens et qui attendent la vie éternelle même sans savoir encore la nommer.

La vie chrétienne se déploie quand nous apprenons qu’il est reposant de transmettre, et de faire ce que le Christ attend de nous. 
   

Bonne journée!
Jean-Yves
   
                             

jeudi 5 février 2026

: « Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. » (590,856)

Bonjour!

Vendredi  6 février 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



Marc 6, 14-29


En ce temps-là, comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler. On disait : « C’est Jean, celui qui baptisait : il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. » Certains disaient : « C’est le prophète Élie. » D’autres disaient encore : « C’est un prophète comme ceux de jadis. » Hérode entendait ces propos et disait : « Celui que j’ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité ! » Car c’était lui, Hérode, qui avait donné l’ordre d’arrêter Jean et de l’enchaîner dans la prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe, que lui-même avait prise pour épouse. En effet, Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. » Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir. Mais elle n’y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir. Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée. La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. » Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. » Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean, celui qui baptise. » Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. » Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.
Ayant appris cela, les disciples de Jean vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.

Méditation

Frère Benoît Delhaye

Frère Benoît Delhaye

Couvent Saint-Pierre Martyr à Strasbourg

La spirale du mal


Hérodiade a quitté son mari pour en épouser un autre dans le but de devenir reine. Elle sait que son acte est contraire à la loi, et qu'elle serait lapidée si elle n'était pas la femme du roi. Elle n’ignore pas qu'elle a auprès du peuple une réputation lamentable.

Mais surtout, elle sait que sous son maquillage et sa belle robe du soir, se cache une femme cupide et arriviste. Or Jean Baptiste dévoile à tous et en pleine lumière cette part sordide de sa personnalité. Elle ne peut le supporter ! En faisant tuer Jean Baptiste, elle espère tuer du même coup cette femme honteuse et misérable qui habite en elle et dont Jean Baptiste lui renvoie la triste image.

L'histoire d'Hérodiade nous montre comment le mal que l'on porte en nous peut nous conduire à commettre un mal plus grand. Combien d'actes violents trahissent en fait la haine que se vouent à eux-mêmes ceux qui les commettent ? Combien de paroles blessantes s'enracinent dans le malaise intérieur et le sentiment de culpabilité qu'éprouvent ceux qui les prononcent ?

Après la mort de Jean Baptiste, le Christ vient nous offrir une alternative à cette violence : l'amour de Dieu. Cet amour de celui qui connaît nos zones de lumière et nos zones d'ombre. Nous connaissant parfaitement, il nous aime parfaitement. Il nous pardonne et nous permet de vivre réconciliés avec lui et avec nous-mêmes. Seule la paix que procure le pardon de Dieu peut enrayer le cercle vicieux du mal. 

 


Bonne journée!
Jean-Yves                                   

mercredi 4 février 2026

« Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ (590,433)

 Bonjour!

Jeudi 5 février 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



Marc 6, 7-13


En ce temps-là, Jésus appela les Douze ; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. Il leur donnait autorité sur les esprits impurs, et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton ; pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie dans leur ceinture. « Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. » Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ. Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. » Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir. Ils expulsaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient.

Méditation

Frère Pascal Marin

Frère Pascal Marin

Couvent de la Tourette à Éveux

Jésus et les douze, une histoire de confiance


Jésus, nous dit saint Marc, en appelle douze et les envoie en mission. Ils seront désormais ses envoyés. C'est-à-dire, dans le grec des Évangiles, ses apostoloï, ses apôtres. Jésus va les préparer à cette mission en leur donnant des consignes détaillées et des bons conseils. Mais les apôtres auront surtout besoin d'un état d'esprit, la confiance. Car ici la prévoyance, qui prétend assurer le succès de l'entreprise avec de l'argent, des vêtements en réserve et autres moyens, ne peut rien. Témoins du Dieu qui veille sur ses envoyés, les apôtres auront à se fier à lui. Mais si Jésus peut parier sur la confiance de ses apôtres, c’est que lui-même leur accorde une confiance sans réserve. En effet, pour cette mission, Jésus leur confie son propre pouvoir de prédication et de guérison. Cette délégation montre à quel point Jésus les considère comme des frères, des amis. Ce renoncement à la position supérieure du maître a pour symbole avec Jésus le nombre douze de ses apôtres. Ce chiffre n'est pas choisi au hasard. Car douze fait écho aux douze tribus et à leur idéal égalitaire de la nation d’Israël. 




Alors, puisque nous voilà à présent à notre tour les mains du Seigneur en ce monde, osons avec lui la confiance. 




Bonne journée!
Jean-Yves

mardi 3 février 2026

N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? (589,923)

 Bonjour!

Mercredi 4 février 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.

Marc 6, 1-6



    Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et ses disciples le suivirent. Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. » Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Et il s’étonna de leur manque de foi. Alors Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant. 

Méditation

Frère Philippe Verdin

Frère Philippe Verdin

Couvent Saint-Thomas-d'Aquin à Lille

On ne nous la fait pas


Les voisins de Jésus n’écoutent pas ce qu’il dit, parce qu’ils savent. Ils savent qui il est. On ne la leur fait pas. On ne leur en conte pas. Au lieu d’accueillir l’incroyable nouveauté, la venue d’un Dieu qui sauve, ils se rabattent sur leurs certitudes rabâchées. Or le début de la sagesse, c’est de savoir que nous ne savons pas. Nous ne connaissons pas Dieu. Tout nous dépasse. Nos pauvres mots, nos piètres définitions ne peuvent le résumer, le circonscrire. L’un des plus grands théologiens, l’un des grands mystiques dans la ronde des saints, Thomas d’Aquin écrit : « Nous ne pouvons saisir de Dieu ce qu’il est ; mais seulement ce qu’il n’est pas. » 

Certes, la foi et la raison, bonnes compagnes, peuvent nous faire avancer dans la connaissance émerveillée de Dieu. Jésus est venu pour nous dire et nous montrer un peu de son mystère d’amour irradiant. La prière, la vie de la grâce alimentée par les sacrements nous aident à connaitre Dieu. Parfois même, il se révèle à nous… et c’est la communion. 



Qui est Jésus pour moi ? Comment puis-je expliquer mon amitié avec lui à des amis qui aimeraient le connaitre ?                                     

Bonne journée!

Jean-Yves