jeudi 16 avril 2026

« Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! » 606,632 -

 Bonjour!

Vendredi 17 avril 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



Évangile du jour

Jean 6, 1-15


En ce temps-là, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade. Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades. Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples. Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche. Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions- nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? » Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. » Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! » Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient. Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. » Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture. À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. » Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul. 

Méditation

Frère François-Dominique Charles

Frère François-Dominique Charles

Couvent Sainte-Marie-du-Chêne à Nancy

S’il en reste dans ton assiette…


Chez des amis arabes chrétiens à Nazareth, la maman avait préparé un plat traditionnel, le Mansaf. Elle apporta un grand plat rond avec de la viande d’agneau sur du riz, le tout arrosé d’une sauce au yaourt et des amandes. J’ai vidé toute mon assiette : c’était excellent ! Aussitôt, la maman me l’a remplie à nouveau… Alors, je l’ai vidée encore. Ainsi plusieurs fois, jusqu’à ce que je n’en puisse plus ! Mon voisin m’a glissé à l’oreille : « Si tu en as assez, laisse dans l’assiette ; la maman saura que tu as bien mangé ! »

Au bord du lac de Galilée, une grande foule est nourrie par Jésus. À la fin, on ramassa les restes et 12 paniers furent remplis ! Un par apôtre. La foule avait donc mangé à sa faim ! Comme ces foules, nous avons faim. Jésus est seul capable de nous combler au-delà de toute mesure, d’un pain qui rassasie et qui fait vivre. En relatant la multiplication des pains, l’évangéliste pense à l’Eucharistie : « Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les leur distribua et il leur en donna autant qu’ils en voulaient. » Ils mangèrent à leur faim puisqu’il en resta beaucoup ! Alors Jésus dit : « Je suis le pain vivant. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif… Qui mangera de ce pain vivra à jamais. Le pain que je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde… » Le pain distribué en abondance à tous ceux qui étaient rassemblés au bord du lac préfigurait « ce pain de vie » que nous mangeons à chacune de nos eucharisties.  
   


Bonne journée!
Jean-Yves                                

mercredi 15 avril 2026

«Celui qui croit au Fils a la vie éternelle» / (606,399)

 Bonjour!

Jeudi 16 avril 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.

(Jn 3,31-36): Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tout. Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre. Celui qui vient du ciel rend témoignage de ce qu'il a vu et entendu, et personne n'accepte son témoignage. Mais celui qui accepte son témoignage certifie par là que Dieu dit la vérité. En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l'Esprit sans compter. Le Père aime le Fils et a tout remis dans sa main. Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui refuse de croire en lui ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui.

«Celui qui croit au Fils a la vie éternelle»

Abbé Melcior QUEROL i Solà(Ribes de Freser, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous invite à cesser d'être “terrestres”, à cesser d'être des hommes qui ne parlent que de choses mondaines, pour parler et agir comme «Celui qui vient d'en haut» (Jn 3,31), Jésus. Dans ce texte nous voyons —encore une fois— que dans la radicalité évangélique il n'y a guère de moyen terme. À tout moment et en toutes circonstances, il faut nous efforcer d'avoir la pensée de Dieu, les sentiments mêmes du Christ et d'aspirer à regarder les hommes et les circonstances du même regard que celui du Verbe devenu homme. Si nous agissons comme “celui qui vient d'en haut” nous pourrons découvrir le tas des choses positives qui arrivent tout le temps autour de nous, car l'amour de Dieu est action continue en faveur de l'homme. Si nous venons d'en haut, nous aimerons tout le monde sans exception, et notre vie sera une invitation à agir de la même façon.

«Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tout» (Jn 3,31), et pour cela Il peut servir chaque homme, chaque femme, justement dans ce dont ils ont besoin; en plus, «Il rend témoignage de ce qu'il a vu et entendu» (Jn 3,32). Et son service a le sceau de la gratuité. Cette attitude de servir sans rien attendre en retour, sans avoir besoin de la réponse d'autrui, crée une ambiance profondément humaine et de respect pour le libre arbitre de la personne; cette attitude se répand et les autres se sentent librement poussés à répondre et réagir de la même manière.

Service et témoignage vont toujours de pair, l'un s'identifie à l'autre. Notre monde a besoin de ce qui est authentique. Et quoi de plus authentique que les paroles de Dieu? Quoi de plus authentique que celui qui «donne l'Esprit sans compter» (Jn 3,34)? C'est pour cela, d'ailleurs, que «celui qui accepte son témoignage certifie par là que Dieu dit la vérité» (Jn 3,33).

“Croire au Fils” veut dire avoir la vie éternelle, et cela signifie que le jour du Jugement ne pèse pas sur le croyant qui a été déjà jugé favorablement; par contre, «celui qui refuse de croire en Lui ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui» (Jn 3,36)..., tant qu'il ne croit pas.

"Un regard d'amour peut changer une vie."  (Mgr Pierre Goudreault)
Bonne journée!

Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Et maintenant je demande, quoi de plus admirable que la beauté de Dieu ? Pouvez-vous penser à quelque chose de plus doux et de plus agréable que la magnificence divine ? L’éclat de la beauté divine est quelque chose d’absolument ineffable et indicible » (Saint Basile le Grand)

  • « L’obéissance nous conduit souvent sur un chemin qui n’est pas celui que je pense qu’il devrait être : il y en a un autre, l’obéissance de Jésus qui dit au Père au jardin des Oliviers "Que ta volonté s’accomplisse » (François)

  • « Croire en Jésus-Christ et en Celui qui l’a envoyé pour notre salut est nécessaire pour obtenir ce salut. Parce que "sans la foi […] il est impossible de plaire à Dieu" (Hb 11,6) et d’arriver à partager la condition de ses fils […] » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 161)

mardi 14 avril 2026

«La lumière est venue dans le monde» / (606,183)

Bonjour!

Mercredi 15 avril 22026

Voici la Parole de Dieu de ce jour. 



 (Jn 3,16-21): «Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique: ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne veut pas croire est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et le Jugement, le voici: quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs oeuvres étaient mauvaises. En effet, tout homme qui fait le mal déteste la lumière: il ne vient pas à la lumière, de peur que ses oeuvres ne lui soient reprochées; mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses oeuvres soient reconnues comme des oeuvres de Dieu».

«La lumière est venue dans le monde»

Fr. Damien LIN Yuanheng(Singapore, Singapour)

Aujourd'hui avec la myriade d'opinions de la vie moderne, on pourrait croire que la vérité n'existe pas —la vérité sur Dieu, la vérité sur le sexe des personnes, la vérité sur le mariage, les vérités morales et, pour finir, la vérité sur moi-même.

Le passage de l'Évangile d'aujourd'hui identifie le Christ comme «le chemin, la vérité, et la vie» (Jn 14,6). Séparé du Christ, il n'y a que désolation, fausseté et mort. Il n'y a qu'un chemin qui conduit au paradis et il s'appelle Jésus Christ.

Le Christ n'est pas juste une autre opinion. Le Christ est la Vérité même. Le fait de nier la vérité est semblable à quelqu'un qui persiste à fermer ses yeux devant la lumière du soleil. Que cela lui plaise ou non, le soleil sera toujours là; mais le pauvre homme a délibérément choisi de fermer ses yeux au soleil de la vérité. De même, nombreux sont ceux qui se consacrent à leur carrière avec toute leur volonté, ils prétendent qu'ils utilisent tout leur potentiel, en oubliant qu'ils ne pourraient atteindre la vérité sur eux-mêmes qu'en marchant avec le Christ.

D'un autre côté, selon Benoît XVI «chaque personne trouve ce qui est bon pour elle en adhérant au plan que Dieu a pour elle, afin qu'il se réalise pleinement: dans ce plan, il trouve la vérité, et en adhérant à cette vérité il devient libre (cf. Jn 8,32)» (Lettre Encyclique "Caritas in Veritate"). La vérité de chacun est un appel à être un fils ou une fille de Dieu au royaume des cieux: «La volonté de Dieu, c'est que vous viviez dans la sainteté» (1Th 4,3). Dieu veut des filles et des fils libres, pas des esclaves.

Le parfait "moi" est en réalité un projet conjoint entre Dieu et moi. Lorsque nous recherchons de toutes nos forces la sainteté, nous commençons à refléter la vérité de Dieu dans nos vies. Le Pape l'a dit d'une manière magnifique: «Chaque saint est semblable à un rayon de lumière qui jaillit de la Parole de Dieu» (Exhortation Apostolique "Verbum Domini").




Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Oh quel message rempli de bonheur et de beauté ! Il veut faire de nous ses frères, et, en conduisant l’humanité au Père, Il entraîne avec Lui tous ceux qui sont désormais de sa race » (Saint Grégoire de Nysse)

  • « Si lors de la création le Père nous a donné la preuve de son immense amour en nous donnant la vie, dans la passion et la mort de son Fils Il nous a donné “la preuve des preuves” : Il est venu souffrir et mourir pour nous » (François)

  • « L’amour de Dieu pour Israël est comparé à l’amour d’un père pour son fils. Cet amour est plus fort que l’amour d’une mère pour ses enfants. Dieu aime son Peuple plus qu’un époux sa bien-aimée (Is 62,4-5) ; cet amour sera vainqueur même des pires infidèles : il ira jusqu’au don le plus précieux : “ Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique ” (Jn 3,16) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 219)

  • Bonne journée!

  • Jean-Yves

lundi 13 avril 2026

: « Il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. » / (605,542)

 Bonjour!

Mardi 14 avril 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour

Jean 3, 7b-15


En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. » Nicodème reprit : « Comment cela peut-il se faire ? » Jésus lui répondit : « Tu es un maître qui enseigne Israël et tu ne connais pas ces choses-là ? Amen, amen, je te le dis : nous parlons de ce que nous savons, nous témoignons de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage. Si vous ne croyez pas lorsque je vous parle des choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses du ciel ? Car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. » 

Méditation

Frère Benoît Ente

Frère Benoît Ente

Couvent de la Croix et de la Miséricorde à Évry

Voir Dieu


En maître de théologie qui assume ses actes, Nicodème vient voir Jésus… de nuit ! Heureux choix car en ce moment particulier, Jésus se laisse aller à des révélations qui touchent au cœur de son mystère. Renaître, c'est-à-dire devenir un être nouveau. Cette nouveauté saisit la totalité de notre vie et commence aujourd'hui. C’est l'ambition de Jésus et l'œuvre de l'Esprit en nous. C’est pour réaliser ce projet que Jésus doit être élevé sur la croix. Pourquoi faut-il en passer par là ?

Jésus se compare au serpent d'airain élevé par Moïse au désert. Il suffisait de tourner son regard vers lui pour être guéri. Il en est de même pour nous lorsque nous tournons notre regard vers la croix. Que voyons-nous, sinon le cœur de notre foi : un homme persécuté jusqu'à la mort, incapable de haïr, de maudire ou de damner. Nous voyons l'amour mis à nu, porté à son sommet, et dans cet homme, nous devinons notre origine, Dieu qui nous a créés par amour. Dans ce même amour, il rejoint notre humanité là où elle a le plus mal, au cœur de sa déréliction.

Lorsque je vois l'amour d'un frère, d'une sœur, d'un époux, d'une épouse ou d'un enfant, je vis de cet amour et il me transforme. De même, voir en Jésus élevé sur la croix un amour infini pour nous, d'une certaine manière, c'est déjà en vivre et entrer dans une autre vie, celle d'enfant de Dieu, celle de ressuscité




Bonne journée!
Jean-Yves

dimanche 12 avril 2026

«Amen, amen, je te le dis: personne, à moins de renaître, ne peut voir le règne de Dieu» (605,270)

Bonjour!

Lundi 13 avril 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.

 Il y avait un pharisien nommé Nicodème; c'était un notable parmi les Juifs. Il vint trouver Jésus pendant la nuit. Il lui dit: «Rabbi, nous le savons bien, c'est de la part de Dieu que tu es venu nous instruire, car aucun homme ne peut accomplir les signes que tu accomplis si Dieu n'est pas avec lui». Jésus lui répondit: «Amen, amen, je te le dis: personne, à moins de renaître, ne peut voir le règne de Dieu».

Nicodème lui répliqua: «Comment est-il possible de naître quand on est déjà vieux? Est-ce qu'on peut rentrer dans le sein de sa mère pour naître une seconde fois?». Jésus répondit: «Amen, amen, je te le dis: personne, à moins de naître de l'eau et de l'Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair n'est que chair; ce qui est né de l'Esprit est esprit. Ne sois pas étonné si je t'ai dit qu'il vous faut renaître. Le vent souffle où il veut : tu entends le bruit qu'il fait, mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né du souffle de l'Esprit».
8): Il y avait un pharisien nommé Nicodème; c'était un notable parmi les Juifs. Il vint trouver Jésus pendant la nuit. Il lui dit: «Rabbi, nous le savons bien, c'est de la part de Dieu que tu es venu nous instruire, car aucun homme ne peut accomplir les signes que tu accomplis si Dieu n'est pas avec lui». Jésus lui répondit: «Amen, amen, je te le dis: personne, à moins de renaître, ne peut voir le règne de Dieu».

Nicodème lui répliqua: «Comment est-il possible de naître quand on est déjà vieux? Est-ce qu'on peut rentrer dans le sein de sa mère pour naître une seconde fois?». Jésus répondit: «Amen, amen, je te le dis: personne, à moins de naître de l'eau et de l'Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair n'est que chair; ce qui est né de l'Esprit est esprit. Ne sois pas étonné si je t'ai dit qu'il vous faut renaître. Le vent souffle où il veut : tu entends le bruit qu'il fait, mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né du souffle de l'Esprit».



Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui un des «notables» (Jn 3,1) va à la rencontre de Jésus. L'Evangile nous dit que la rencontre a lieu pendant la nuit: que diraient ses compagnons s'ils étaient au courant de cette rencontre? Dans l'enseignement de Jésus nous découvrons une catéchèse de baptême qui circulait probablement à l'époque dans la communauté de l'Évangilisateur.

Il y a quelques jours nous célébrions la veillée pascale. Une partie de cette veillée comprend la célébration du baptême, la Pâque, le passage de la mort à la vie. La bénédiction solennelle de l'eau et le renouvellement des promesses du baptême sont des points clés de cette nuit sacrée.

Dans le rituel du baptême il y a une immersion dans l'eau (symbole de la mort), et une émergence de l'eau (image d'une vie nouvelle). Nous sommes immergés avec le péché originel et nous émergeons renouvelés. C'est cela que Jésus appelle «renaître» (cf. Jn 3,3). C'est cela “naître de l'eau”, “naître de l'esprit” ou “du souffle du vent”…

Eau et Esprit voilà les symboles employés par Jésus. Les deux expriment l'action de l'Esprit Saint qui purifie et donne la vie, qui nettoie et ranime, qui étanche la soif et respire, qui adoucit et parle. Eau et Esprit sont une et même chose.

En revanche, Jésus parle également de l'opposition de la chair et de l'esprit: «Ce qui est né de la chair n'est que chair; ce qui est né de l'Esprit est esprit» (Jn 3,6). L'homme charnel naît quand il apparaît ici-bas. Mais l'homme spirituel meurt dans sa chair et naît au moment du Baptême, ce qui veut dire renaître. Une belle formule de Saint Paul pourrait devenir notre sujet de réflexion et d'action, surtout en cette époque pascale: «Ne le savez-vous donc pas: nous tous, qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c'est dans sa mort que nous avons été baptisés. Si, par le baptême dans sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c'est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, de même que le Christ, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d'entre les morts» (Rm 6,3-4).

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Cette densité de sagesse et de science de Dieu est si profonde et immense que, bien que l’âme la connaisse de mieux en mieux, elle peut toujours en approfondir sa connaissance » (Saint Jean de la Croix)

  • « Une annonce renouvelée offre aux croyants ainsi qu’aux âmes tièdes et aux non pratiquants, une nouvelle joie dans la foi et la fécondité évangélisatrice. Le Christ est l’Evangile éternel » (Ap 14,6), et le "même hier et aujourd’hui et pour toujours" ; sa richesse et sa beauté sont inépuisables » (François)

  • « "Devenir enfant" par rapport à Dieu est la condition pour entrer dans le Royaume ; pour cela il faut s’abaisser, devenir petit ; plus encore : il faut " naître d’en haut" (Jn 3,7), "naître de Dieu" pour "devenir enfants de Dieu" (Jn 1,12) (…) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 52

 "L'enfer c'est l'échec de Dieu en nous." (Maurice Zundel)

Bonne journée!

Jean-Yves

 

samedi 11 avril 2026

« Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis » (605,007)

Bonjour!

Dimanche 12 avril 2026

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche. 


 (Jn 20,19-31): Ce même soir, le premier jour de la semaine, les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d'eux. Il leur dit: «La paix soit avec vous!». Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau: «La paix soit avec vous! De même que le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie». Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit: «Recevez l'Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus».

Or, l'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie: Jumeau) n'était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient: «Nous avons vu le Seigneur!». Mais il leur déclara: «Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas!».

Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d'eux. Il dit: «La paix soit avec vous!». Puis il dit à Thomas: «Avance ton doigt ici, et vois mes mains; avance ta main, et mets-la dans mon côté: cesse d'être incrédule, sois croyant». Thomas lui dit alors: «Mon Seigneur et mon Dieu!». Jésus lui dit: «Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu».

Il y a encore beaucoup d'autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas mis par écrit dans ce livre. Mais ceux-là y ont été mis afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et afin que, par votre foi, vous ayez la vie en son nom.

« Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis »

Abbé Fernando VÁZQUEZ-DODERO Romero(Terrassa, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l’Église nous invite à célébrer la miséricorde du Seigneur, cet amour immense et délicat de Dieu, qui nous aime malgré notre petitesse. Tout au long de la Semaine sainte, nous avons contemplé jusqu’où peut aller notre misère et, surtout, combien l’amour de Dieu est grand et miséricordieux.

Dans l’Évangile d’aujourd’hui, nous trouvons un nouveau signe que son amour veut atteindre même les recoins les plus obscurs de notre cœur. Nous contemplons comment Jésus-Christ veut pardonner les péchés à travers ses disciples : « Recevez l'Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis » (Jn 20,23). Dieu nous aime à tel point qu’il désire toujours nous pardonner. Il veut se rendre présent dans toute notre vie et dans notre histoire ; il veut descendre jusqu’à la profondeur de notre péché pour nous aimer et nous transformer entièrement, en tout ce qui concerne notre personne.

Le pape Léon XIV, contemplant le Samedi saint, disait : « C’est le jour où le ciel visite la terre plus profondément. C'est le moment où chaque recoin de l'histoire humaine est touché par la lumière de Pâques. Et si le Christ a pu descendre jusque-là, rien ne peut être exclu de sa rédemption. Pas même nos nuits, pas même nos fautes les plus anciennes, pas même nos liens brisés. Il n'y a pas de passé si détérioré, il n'y a pas d'histoire si compromise qui ne puisse être touchée par la miséricorde ».

Tel est l’amour de Dieu : un amour sans pareil, qui embrasse notre misère et veut nous pardonner pour nous ramener toujours à la lumière. Et il veut le faire d’une manière encore plus surprenante : « De même que le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie » (Jn 20,21). Autrement dit, il veut le faire à travers l’Église, par le moyen d’autres hommes — les prêtres — eux aussi pécheurs, comme celui qui se confesse, mais appelés à être témoins et instruments de sa miséricorde.

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Et toi, oh Seigneur, qui voit nettement de tes yeux les abîmes de la conscience humaine, que pourrais-tu ne pas découvrir de moi, même si je refusais de te le confesser ? » (Saint Augustin)

  • « Souvent nous pensons qu’aller nous confesser c’est comme aller chez le teinturier. Mais Jésus, dans le confessionnal, ce n’est pas la teinturerie. La confession est une rencontre avec Jésus qui nous attend comme nous sommes » (François)

  • « Le Christ agit en chacun des sacrements. Il s’adresse personnellement à chacun des pécheurs : " Mon enfant, tes péchés sont remis " (Mc 2, 5) ; il est le médecin qui se penche sur chacun des malades qui ont besoin de lui pour les guérir ; il les relève et les réintègre dans la communion fraternelle. La confession personnelle est donc la forme la plus significative de la réconciliation avec Dieu et avec l’Église » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 1.484)

  • Bon dimanche!

  • Jean-Yves



vendredi 10 avril 2026

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«Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création» _ 605,006

 Bonjour!

Samedi 11 avril 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



 (Mc 16,9-15): Ressuscité de grand matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d'abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons. Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s'affligeaient et pleuraient. Quand ils entendirent qu'il était vivant et qu'elle l'avait vu, ils refusèrent de croire. Après cela, il se manifesta sous un aspect inhabituel à deux d'entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne. Ceux-ci revinrent l'annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus. Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu'ils étaient à table: il leur reprocha leur incrédulité et leur endurcissement parce qu'ils n'avaient pas cru ceux qui l'avaient vu ressuscité. Puis il leur dit: «Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création».

Commentaire: Père Jacques PHILIPPE (Cordes sur Ciel, France)

«Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création»


Aujourd'hui comptant sur Jésus ressuscité, nous devons redécouvrir l'Evangile comme une "bonne nouvelle". L'Evangile n'est pas une loi qui nous opprime. Nous avons pu parfois tomber dans la tentation de penser que ceux qui ne sont pas chrétiens sont plus tranquilles que nous et font ce qu'ils veulent, alors que nous nous devons obéir à une liste de commandements. C'est une vision des choses purement superficielle.


Personnellement, une de mes principales préoccupations est que l'Evangile se présente toujours comme une bonne nouvelle, une nouvelle joyeuse, qui nous remplit le cœur de joie et de consolation.

L'enseignement de Jésus est évidemment exigeant, mais Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus nous aide à le percevoir réellement comme une bonne nouvelle, car pour elle l'Evangile n'est rien d'autre que la révélation de la tendresse de Dieu, de la miséricorde de Dieu pour chacun de ses enfants, et qu'il indique les lois de la vie qui mènent au bonheur. Le centre de la vie chrétienne est d'accueillir avec reconnaissance la tendresse et la bonté de Dieu – révélation de son amour miséricordieux – et de se laisser transformer par cet amour.

L'itinéraire spirituel pris par la petite Sainte Thérèse, le "petit chemin", est un authentique chemin de sainteté, un chemin ouvert à tous, fait de telle façon que personne ne puisse se décourager, ni les plus humbles ni les plus pauvres, ni les plus pécheurs. Thérèse est ainsi en avance sur le Concile Vatican II qui affirme avec certitude que la sainteté n'est pas un chemin exceptionnel, mais un appel pour tous les chrétiens, dont personne ne doit être exclu. Même le plus vulnérable et le plus misérable des hommes peut répondre à l'appel de la sainteté.

Cette sainteté consiste en un "chemin de confiance et d'amour". Ainsi, "l'ascenseur qui doit m'élever jusqu'au ciel ce sont tes bras, Jésus !" (…). Toi, Mon Dieu, tu as dépassé mes espérances, et je veux chanter tes miséricordes" (Sainte Thérèse de Lisieux).



Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « "Vous êtes le sel de la terre". C’est comme s’il leur disait : "Le message qu’on vous transmet ne concerne pas seulement votre vie, mais vous devez le diffuser dans le monde entier : un monde, en effet, très peu disposé à le recevoir. » (Saint Jean Chrysostome)

  • « Si vous n’êtes pas ses témoins dans vos environnements, qui le serait à votre place ? Le chrétien est, dans l’Eglise et avec l’Eglise, un missionnaire du Christ envoyé dans le monde. » (Benoît XVI)

  • « Ceux qui à l’aide de Dieu ont accueilli l’appel du Christ et y ont librement répondu, ont été à leur tour pressés par l’amour du Christ d’annoncer partout dans le monde la Bonne Nouvelle (…). » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 3)


Bonne journée!

Jean-Yves

jeudi 9 avril 2026

«C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se manifestait à ses disciples» Abbé Joaquim- 604,399 -

 Bonjour!

Vendredi 10 avril 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour. 



(Jn 21,1-14): Après cela, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord du lac de Tibériade, et voici comment. Il y avait là Simon-Pierre, avec Thomas (dont le nom signifie: Jumeau), Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples. Simon-Pierre leur dit: «Je m'en vais à la pêche». Ils lui répondent: «Nous allons avec toi». Ils partirent et montèrent dans la barque; or, ils passèrent la nuit sans rien prendre.

Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c'était lui. Jésus les appelle: «Les enfants, auriez-vous un peu de poisson?». Ils lui répondent: «Non». Il leur dit: «Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez». Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n'arrivaient pas à le ramener, tellement il y avait de poisson. Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre: «C'est le Seigneur!». Quand Simon-Pierre l'entendit déclarer que c'était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n'avait rien sur lui, et il se jeta à l'eau. Les autres disciples arrivent en barque, tirant le filet plein de poissons; la terre n'était qu'à une centaine de mètres.

En débarquant sur le rivage, ils voient un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit: «Apportez donc de ce poisson que vous venez de prendre». Simon-Pierre monta dans la barque et amena jusqu'à terre le filet plein de gros poissons: il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s'était pas déchiré. Jésus dit alors: «Venez déjeuner». Aucun des disciples n'osait lui demander: «Qui es-tu?». Ils savaient que c'était le Seigneur. Jésus s'approche, prend le pain et le leur donne, ainsi que le poisson. C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se manifestait à ses disciples.


«C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se manifestait à ses disciples»

Abbé Joaquim MONRÓS i Guitart(Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui pour la troisième fois depuis sa résurrection, Jésus se manifeste aux disciples. Pierre est retourné à son travail de pêcheur et les autres l'ont accompagné. S'il était pêcheur avant de se joindre à Jésus, il est normal qu'il continue après, alors que certains s'étonnent que, pour suivre le Christ, l'on ne soit pas tenu d’abandonner un travail honnête.

Cette nuit-là, ils ne prirent rien! Et quand au lever du jour, Jésus apparaît, ils ne le reconnaissent que lorsqu'il leur demande quelque chose à manger. Quand ils répondent qu'ils n'ont rien, Il leur indique où ils doivent jeter le filet. Et bien que les pêcheurs soient au courant de tout, et qu'ils aient travaillé sans résultat toute la nuit, ils obéissent. «Pouvoir de l'obéissance! —Le lac de Génésareth, a refusé ses poissons aux filets de Pierre. Toute la nuit en vain. —Maintenant, obéissant, il remet le filet à l'eau et voici qu'ils prennent (...) une grande quantité de poissons. —Crois-moi: le miracle se reproduit chaque jour» (Saint Josemaría).

L'évangéliste nous raconte qu'il y avait «cent cinquante-trois gros poissons» (cf. Jn 21:11) mais que, malgré cette quantité, le filet ne se rompit pas. Ce sont des détails à prendre en considération; la Rédemption s'est faite avec une obéissance responsable, au beau milieu des tâches quotidiennes.

Tous savaient «que c'était le Seigneur. Jésus s'approche, prend le pain et le leur donne» (Jn 21:12-13). Ainsi que les poissons. Que ce soit la nourriture spirituelle ou la matérielle, elle ne nous manquera pas si nous obéissons. Il l'apprend à ses disciples plus prochains et nous le redit par l'entremise de Jean Paul II: «Au début du nouveau millénaire (…) dans notre cœur résonnent à nouveau les paroles par lesquelles Jésus, (…) invita l'Apôtre à «avancer au large» pour pêcher: «Duc in altum» (Lc 5:4). Pierre et ses premiers compagnons firent confiance à la parole du Christ et jetèrent leurs filets. «Et l'ayant fait, ils capturèrent une grande multitude de poissons» (Lc 5,6). Cette parole résonne aujourd'hui pour nous.

Avec une obéissance, comme celle de Marie, nous demandons au Seigneur de continuer d'octroyer à toute l'Église des fruits d'apostolat.

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Les apôtres et tous les disciples, qui étaient troublés par sa mort sur la croix et qui doutaient de sa résurrection, furent fortifiés de telle manière par l’évidence de la vérité que, lorsque le Seigneur monta au ciel, non seulement ils ne furent pas tristes, mais ils se remplirent d’une grande joie » (Saint Léon le Grand)

  • « L’évangéliste souligne que « personne n’osait lui demander : “qui es-tu ?” Ils savaient que c’était le Seigneur ». Et c’est un point important pour nous : vivre une relation intense avec Jésus, une intimité de dialogue et de vie, pour ainsi le reconnaître comme “le Seigneur” » (François)

  • « Très souvent, dans les Evangiles, des personnes s’adressent à Jésus en l’appelant "Seigneur". Ce titre exprime le respect et la confiance de ceux qui s’approchent de Jésus et qui attendent de lui secours et guérison. (…). Dans la rencontre avec Jésus ressuscité, il devient adoration : "Mon Seigneur et mon Dieu" (Jn 20,28). Il prend alors une connotation d’amour et d’affection qui restera le propre de la tradition chrétienne: "C’est le Seigneur" (Jn 21,7) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 448)

  • Bonne journée!

  • Jean-Yves