mercredi 4 février 2026

« Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ (590,433)

 Bonjour!

Jeudi 5 février 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



Marc 6, 7-13


En ce temps-là, Jésus appela les Douze ; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. Il leur donnait autorité sur les esprits impurs, et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton ; pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie dans leur ceinture. « Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. » Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ. Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. » Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir. Ils expulsaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient.

Méditation

Frère Pascal Marin

Frère Pascal Marin

Couvent de la Tourette à Éveux

Jésus et les douze, une histoire de confiance


Jésus, nous dit saint Marc, en appelle douze et les envoie en mission. Ils seront désormais ses envoyés. C'est-à-dire, dans le grec des Évangiles, ses apostoloï, ses apôtres. Jésus va les préparer à cette mission en leur donnant des consignes détaillées et des bons conseils. Mais les apôtres auront surtout besoin d'un état d'esprit, la confiance. Car ici la prévoyance, qui prétend assurer le succès de l'entreprise avec de l'argent, des vêtements en réserve et autres moyens, ne peut rien. Témoins du Dieu qui veille sur ses envoyés, les apôtres auront à se fier à lui. Mais si Jésus peut parier sur la confiance de ses apôtres, c’est que lui-même leur accorde une confiance sans réserve. En effet, pour cette mission, Jésus leur confie son propre pouvoir de prédication et de guérison. Cette délégation montre à quel point Jésus les considère comme des frères, des amis. Ce renoncement à la position supérieure du maître a pour symbole avec Jésus le nombre douze de ses apôtres. Ce chiffre n'est pas choisi au hasard. Car douze fait écho aux douze tribus et à leur idéal égalitaire de la nation d’Israël. 




Alors, puisque nous voilà à présent à notre tour les mains du Seigneur en ce monde, osons avec lui la confiance. 




Bonne journée!
Jean-Yves

mardi 3 février 2026

N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? (589,923)

 Bonjour!

Mercredi 4 février 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.

Marc 6, 1-6



    Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et ses disciples le suivirent. Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. » Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Et il s’étonna de leur manque de foi. Alors Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant. 

Méditation

Frère Philippe Verdin

Frère Philippe Verdin

Couvent Saint-Thomas-d'Aquin à Lille

On ne nous la fait pas


Les voisins de Jésus n’écoutent pas ce qu’il dit, parce qu’ils savent. Ils savent qui il est. On ne la leur fait pas. On ne leur en conte pas. Au lieu d’accueillir l’incroyable nouveauté, la venue d’un Dieu qui sauve, ils se rabattent sur leurs certitudes rabâchées. Or le début de la sagesse, c’est de savoir que nous ne savons pas. Nous ne connaissons pas Dieu. Tout nous dépasse. Nos pauvres mots, nos piètres définitions ne peuvent le résumer, le circonscrire. L’un des plus grands théologiens, l’un des grands mystiques dans la ronde des saints, Thomas d’Aquin écrit : « Nous ne pouvons saisir de Dieu ce qu’il est ; mais seulement ce qu’il n’est pas. » 

Certes, la foi et la raison, bonnes compagnes, peuvent nous faire avancer dans la connaissance émerveillée de Dieu. Jésus est venu pour nous dire et nous montrer un peu de son mystère d’amour irradiant. La prière, la vie de la grâce alimentée par les sacrements nous aident à connaitre Dieu. Parfois même, il se révèle à nous… et c’est la communion. 



Qui est Jésus pour moi ? Comment puis-je expliquer mon amitié avec lui à des amis qui aimeraient le connaitre ?                                     

Bonne journée!

Jean-Yves

lundi 2 février 2026

: « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! »( 589,515)

 Bonjour!

Mardi 2 février 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



Marc 5, 21-43


En ce temps-là, Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer. Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune,elle  est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait.
Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans… – elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans avoir la moindre amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré –… cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par derrière dans la foule et toucha son vêtement. Elle se disait en effet : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » À l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? » Ses disciples lui répondirent : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : “Qui m’a touché ?” » Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela. Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Jésus lui dit alors : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. »
Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître ? » Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. » Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques. Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec lui ; puis il pénètre là où reposait l’enfant. Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait en effet douze ans. Ils furent frappés d’une grande stupeur. Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger. 


Méditation

Frère Bruno Cadoré

Frère Bruno Cadoré

Couvent Saint-Jacques à Paris

Soyez vivants !


Une petite fille sur le point de mourir. Une femme anonyme dans la foule qui cherche à guérir d’une maladie qui, peut-être, l’empêche d’enfanter. Confession de foi ? Confiance en la puissance magique d’un guérisseur ? Quoiqu’il en soit, la demande est pressante : sauve cette vie ! Dans les deux cas, l’entourage n’est pas très encourageant : à quoi bon chercher l’origine de ce toucher anonyme ? Ne dérange pas le maître, la mort a déjà fait son œuvre !

Et pourtant Jésus persiste. De celle qui voulait passer inaperçue, il reconnaît la foi, publiquement. Contre ceux qui se moquent de lui parce qu’il semble nier la mort, il sollicite la foi du chef de la synagogue. Dans les deux cas, Jésus se tient auprès de ceux qui désespèrent ; il s’adresse directement à qui il veut guérir, qui il veut relever. Dans les deux cas aussi, il implique l’entourage : dites-moi qui m’a touché, faites manger cette enfant. Au fond, il ne veut pas se contenter de relever de la maladie ou de la mort. Il veut aussi que ceux qui marchent avec lui prennent part à ce relèvement. 

Tout se passe « sur l’autre rive », comme pour nous inviter à découvrir, avec la femme malade et le père dévasté, que la foi nous fait entrer dans un rapport nouveau à la vie. La femme est libérée de ces longues années de souffrance où elle se croyait impure et inutile. Peut-être en gardera-t-elle la mémoire, parfois douloureuse ; mais sa foi en un Dieu qui compatit et qui relève sera son soutien pour oser vivre. Le chef de synagogue était écrasé à l’idée de perdre sa fille, et peut-être se croyait-il puni pour on ne sait quelle raison. Le voilà, maintenant, debout et, dans la foi, il est un père qui se réjouit de voir sa fille inventer sa propre vie, découvrir le bonheur de servir le Dieu de la vie


Bonne journée!
Jean-Yves

dimanche 1 février 2026

Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. »

 Bonjour!

Lundi 2 février 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.

Luc 2, 22-32



Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes.
Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. »


Méditation

Frère Raphaël de Bouillé

Frère Raphaël de Bouillé

Couvent Saint-Thomas-d'Aquin à Lille

Tout vient à point


En espagnol, l’injonction « attends ! » se dit « espera ! » Je ne sais pas toujours faire de mes attentes des espérances. Moins encore, je ne sais pas toujours faire de mes impatiences une vive espérance de l’œuvre de Dieu, ici et maintenant. J’aimerais que plus souvent, quelqu’un me donne l’injonction : « Espère ! Raphaël, espère davantage ! Qui est le Dieu qui t’a choisi, aimé, donné l’existence, appelé à une vie bonne et rayonnante ? Vois les merveilles qu’il a faites avec les saints ! Espère enfin le Seigneur, espère davantage, accueille non pas ton espérance, mais celle de Dieu. » 

Syméon a eu le temps d’attendre, d’espérer la consolation d’Israël. Il a vu, dans ce petit enfant, l’immense salut que Dieu avait préparé. Marie et Joseph ne s’y attendaient pas : ils venaient au Temple simplement pour un acte religieux attendu et convenu. À travers ce vieillard, Dieu est venu donner la confirmation de ses promesses.

Aujourd’hui, vous allez vivre des moments prévus ou habituels. Êtes-vous prêt à vous laisser surprendre par Dieu, à poser un acte d’espérance imprévu, un acte de charité inhabituel ? Le vieux Syméon en est la preuve : tout vient à point à qui sait … espérer.   
    

Bonne journée!
Jean-Yves

                             

samedi 31 janvier 2026

«Heureux les pauvres de cœur…» (588,935)

 Bonjour!

Dimanche 1er février 2026



Voici la Parole de Dieu de ce dimanche.


 (Mt 5,1-12): Quand Jésus vit la foule, il gravit la montagne. Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent. Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait: «Heureux les pauvres de coeur: le Royaume des cieux est à eux! Heureux les doux: ils obtiendront la terre promise! Heureux ceux qui pleurent: ils seront consolés! Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice: ils seront rassasiés! Heureux les miséricordieux: ils obtiendront miséricorde! Heureux les coeurs purs: ils verront Dieu! Heureux les artisans de paix: ils seront appelés fils de Dieu! Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice: le Royaume des cieux est à eux! Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux! C'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés».

«Heureux les pauvres de cœur…»

Abbé Pablo CASAS Aljama(Sevilla, Espagne)

Aujourd'hui, nous lisons un Évangile très connu de nous tous, mais qui est toujours très étonnant. Avec ce fragment des béatitudes Jésus nous offre un modèle de vie à suivre, des valeurs morales qui d'après Lui sont celles dont nous avons besoin pour être vraiment heureux.

Le bonheur est, certainement, l'objectif que nous cherchons tous dans la vie. Et si nous demandions aux gens comment ils cherchent le bonheur, ou bien où est-ce qu'ils cherchent leur propre bonheur, nous aurions des réponses très diverses. Les uns nous diraient dans une vie de famille bien enracinée, d'autres dans la santé et le travail, d'autres dans l'amitié et la détente…, et ceux qui sont très influencés par notre société consommatrice nous diraient en ayant de l'argent, afin d'acheter le plus de choses possibles et surtout de monter au plus haut des échelons de la société.

Ces béatitudes que Jésus nous propose ne sont pas précisément celles que nous offre le monde d'aujourd'hui. Le Seigneur nous dit que seront "bienheureux" les pauvres d'esprit, les doux, ceux qui pleurent, ceux qui ont faim et soif de justice, les miséricordieux, les cœurs purs, ceux qui recherchent la paix, ceux qui sont persécutés par la justice… (cf. Mt 5,3-11).

Ce message du Seigneur est adressé à ceux qui veulent vivre des actions de détachement, d'humilité, de soif de justice, de préoccupation ou d'intérêt vis-à-vis des problèmes du prochain et qui laissent le reste au second plan.

Comme nous pouvons faire le bien en priant, ou en pratiquant une rectification fraternelle, quand nous sommes critiqués parce que nous croyons en Dieu et parce que nous appartenons à l'Église! Jésus nous le dit clairement dans sa dernière béatitude: «Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi» (Mt 5,11).

Saint Basile nous dit que «ainsi il ne faut porter envie, ni au riche pour ses richesses, ni à l'homme puissant pour l'étendue de son autorité, ni aux personnes robustes pour la bonne constitution de leur corps (...). Ces avantages, qui sont des instruments de la vertu quand on en use comme il faut, ne font pas par eux-mêmes le bonheur».

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Vous ne devez pas craindre d’être calomniés par les hommes, mais de devenir lâches et flatteurs, parce qu’alors vous ne seriez qu’un sel fade que le monde foulerait aux pieds. Car c’est là l’effet du sel, de piquer les plaies et de causer une douleur cuisante à tous ceux qui s’abandonnent à la mollesse » (Saint Jean Chrysostome)

  • « Le mot bienheureux. Il est comme un refrain qui nous rappelle l’appel du Seigneur à parcourir avec lui un chemin qui, malgré tous les défis, est la voie du vrai bonheur » (François)

  • « "Bienheureux les pauvres en esprit" (Mt 5, 3). Les béatitudes révèlent un ordre de félicité et de grâce, de beauté et de paix. Jésus célèbre la joie des pauvres, à qui est déjà le Royaume » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 2.546)



Bon dimanche!

Jean-Yves

vendredi 30 janvier 2026

« Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? » ( 588,577)

 Bonjour!

Samedi 31 janvier 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



Marc 4, 35-41


Ce jour-là, le soir venu, Jésus dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. » Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? » 



Méditation

Frère Jean-Dominique Bruneel

Frère Jean-Dominique Bruneel

Couvent de l'Annonciation à Paris



Venez comme vous êtes


L’évangile de ce jour grouille de détails étonnants. En particulier, les disciples souhaitent emmener Jésus, « comme il était ». Ce « comme il était » semble la cause de la tempête. Ainsi, lorsque les disciples souhaitent « embarquer » Jésus dans leur propre projet, cette réalisation n’est pas assurée du succès ! Au contraire, il nous semble parfois même que notre Église, notre famille, notre propre existence soient proches de sombrer, que nous soyons laissés à nous-mêmes dans une vraie « galère », tandis que Jésus paraît endormi…

Mais par-delà ces vues humaines, notre attitude de foi peut nous ramener à plus de réalisme, d’humilité et finalement nous sauver. En effet, ce n’est pas nous qui pouvons emmener Jésus « comme il est » (ou plutôt d’ailleurs, comme nous pensons le connaître), là où nous le voudrions, comme si nous pouvions avoir la maîtrise de Dieu, de l’embarcation et de l’aventure. Mais c’est plutôt lui qui est présent avec nous, dans toutes les circonstances de notre vie, « tels que nous sommes », dans nos grands projets d’aller au loin, comme dans les ouragans de notre existence. Lorsque nous acceptons humblement notre faiblesse, nous reconnaissons notre besoin vital du Christ et nous nous présentons devant lui en vérité. Alors il peut se révéler à nous tel qu’il est véritablement : le Maître dont la parole dirige le monde et guide notre vie



Bonne journée!
Jean-Yves Fortin d.p.