jeudi 26 février 2026

«Laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère» - (595,767)

 Bonjour

Vendredi 27 février 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.

 (Mt 5,20-26): «Je vous le dis en effet: Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux. Vous avez appris qu'il a été dit aux anciens: ‘Tu ne commettras pas de meurtre’, et si quelqu'un commet un meurtre, il en répondra au tribunal. Eh bien moi, je vous dis: Tout homme qui se met en colère contre son frère en répondra au tribunal. Si quelqu'un insulte son frère, il en répondra au grand conseil. Si quelqu'un maudit son frère, il sera passible de la géhenne de feu.

»Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande sur l'autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Accorde-toi vite avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu'on ne te jette en prison. Amen, je te le dis: tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier sou».

«Laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère»

Abbé Thomas LANE(Emmitsburg, Maryland, Etats-Unis)

Aujourd'hui, le Seigneur, qui parle de ce qui se passe dans nos cœurs, nous incite à la conversion. Le commandement dit «Tu ne commettras pas de meurtre» (Mt 5,21); mais Jésus nous rappelle qu'il y a plusieurs façons de tuer les autres. Nous pouvons détruire la vie des autres si nous nourrissons une colère excessive dans nos cœurs envers eux ou si nous les insultons (cf. Mt 5,22).

Le Seigneur nous appelle à être des gens intègres: «Laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère» (Mt 5,24). La foi que nous pratiquons dans la célébration de la Liturgie devrait s'écouler dans nos vies quotidiennes et affecter notre façon de vivre. C'est pourquoi Jésus nous demande de nous réconcilier avec nos ennemis. Un premier pas sur ce chemin de réconciliation est de prier pour nos ennemis comme Jésus nous l'a demandé. Et si nous trouvons cela difficile il serait bon d'évoquer en nous l'image de Jésus mourant pour tous ceux qui nous sont antipathiques. Si nous avons été sérieusement blessés par d'autres prions le Seigneur de cicatriser ces souvenirs douloureux et d'obtenir la grâce de pouvoir pardonner. Et, lorsque nous prions, demandons au Seigneur de revenir avec nous au temps et au lieu de l'offense et d'y mettre son amour, pour que nous puissions être libres de pardonner.

Comme le Pape Benoît XVI a écrit: «Nous ne pouvons pas communiquer avec le Seigneur, si nous ne communiquons pas entre nous. Si nous voulons nous présenter à Lui, nous devons également nous mettre en mouvement pour aller les uns à la rencontre des autres. C'est pourquoi il faut apprendre la grande leçon du pardon: ne pas laisser notre âme être rongée par le ressentiment, mais ouvrir notre coeur à la magnanimité de l'écoute de l'autre, ouvrir notre coeur à la compréhension à son égard, à l'éventuelle acceptation de ses excuses, au don généreux des nôtres».

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Rien ne nous rapproche plus de Dieu que d’être toujours prêts à pardonner » (Saint Jean Chrysostome)

  • « Que le Seigneur, en ce Carême, nous donne la grâce d’apprendre à nous accuser nous-mêmes, chacun dans sa solitude, en priant ainsi : -Aie pitié de moi Seigneur, aidez-moi à avoir honte et donne-moi la miséricorde, ainsi pourrai-je être miséricordieux avec les autres » (François)

  • « Dès le Sermon sur la Montagne, Jésus insiste sur la conversion du cœur : la réconciliation avec le frère avant de présenter une offrande sur l’autel (cf. Mt 5, 23-24), l’amour des ennemis et la prière pour les persécuteurs (…), pardonner du fond du cœur dans la prière (cf. Mt 6, 14-15), la pureté du cœur et la recherche du Royaume (cf. Mt 6, 21. 25. 33). Cette conversion est toute polarisée vers le Père, elle est filiale » (Catéchisme de l’Eglise Catholique nº 2.608)



  • Bonne journée à toi!

  • Jean-Yves

mercredi 25 février 2026

«Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve» - (595,644)

Bonjour!

Jeudi 26 février 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour. 


(Mt 7,7-12): «Demandez, et l'on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l'on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l'on ouvre à celui qui frappe. Lequel de vous donnera une pierre à son fils, s'il lui demande du pain? Ou, s'il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent? Si donc, méchants comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent. Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c'est la loi et les prophètes».

«Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve»

Abbé Joaquim MESEGUER García(Rubí, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui Jésus nous parle de la nécessité et de la puissance de la prière. Nous ne pouvons comprendre la vie chrétienne sans une relation avec Dieu, et au cœur de cette relation se trouve la prière. Notre vie ici-bas est celle de pèlerins, mais la prière nous rapproche de Dieu, elle nous ouvre les portes de son immense amour et nous donne un avant-gout des délices du ciel. Aussi, la vie chrétienne est-elle une demande et une recherche continuelles: «Demandez, et l'on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l'on vous ouvrira» (Mt 7,7), nous dit Jésus.

En même temps, la prière transforme peu à peu le cœur de pierre en cœur de chair: «Si donc, méchants comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent!» (Mt 7,11). Le meilleur résumé de ce que nous pouvons demander à Dieu se trouve dans le Notre Père: «Que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel» (cf. Mt 6,10). Dans la prière, nous ne pouvons pas demander n'importe quoi, mais ce qui est réellement bon. Nul ne désire ce qui lui est dommageable; et nous ne pouvons pas non plus le vouloir pour les autres.

Il y en a qui se plaignent de ce que Dieu ne les écoute pas, car ils ne voient pas aussitôt les résultats, ou parce qu'ils pensent que Dieu ne les aime pas. Il n'est pas inutile alors de se souvenir du conseil de saint Jérôme: « Il est sûr que Dieu donne à qui demande, que celui qui cherche trouve, et qu'à celui qui frappe l'on ouvre: il est clair que celui qui n'a pas reçu, celui qui n'a pas trouvé et celui à qui on n'a pas ouvert, n'a pas bien demandé, n'a pas bien cherché et n'a pas bien frappé à la porte». Demandons donc d'abord à Dieu qu'il rende notre cœur aussi bon que celui de Jésus-Christ.

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « L’observance du Carême: effacer en ces jours saints les négligences des autres temps, se livrer à la prière, à la contrition du cœur, offrir à Dieu quelque chose de notre plein gré afin de donner de la joie à l’Esprit Saint » (Saint Benoît)

  • « Sans le ciel, le pouvoir terrestre est toujours ambigüe et fragile. Seul le pouvoir qui est placé sous les critères et le jugement du ciel, c’est-à-dire, de Dieu, peut être un pouvoir pour le bien » (Benoît XVI)

  • « Le cœur ainsi décidé à se convertir, apprend à prier dans la foi. La foi est une adhésion filiale à Dieu, au-delà de ce que nous sentons et comprenons. Elle est devenue possible parce que le Fils bien-aimé nous ouvre l’accès auprès du Père. Il peut nous demander de “chercher” et de “frapper”, puisqu’Il est lui-même la porte et le chemin » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 2.609)

  • Bonne journée!

  • Jean-Yves

lundi 23 février 2026

«En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, car votre Père sait de quoi vous avez besoin» - (595,433)

 Bonjour!

Mardi 24 février 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.


(Mt 6,7-15): «En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés. Ne leur ressemblez pas; car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez.

»Voici donc comment vous devez prier: ‘Notre Père qui es aux cieux! Que ton nom soit sanctifié; que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien; pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés; ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin. Car c'est à toi qu'appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen!’. Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses».

«En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, car votre Père sait de quoi vous avez besoin»

Abbé Joaquim FAINÉ i Miralpech(Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui Jésus, qui est le Fils de Dieu, m'apprend à me conduire comme un Fils de Dieu. Le premier aspect de cette conduite est d'avoir confiance quand je parle avec Lui. Mais le Seigneur nous prévient «ne multipliez pas de vaines paroles» (Mt 6,7). Car un enfant parle à ses parents d'une manière simple, sans complications, il leur demande ce dont il a besoin d'une manière direct et simple. J'ai toujours confiance d'être écouté car Dieu, qui est Père, m'aime et m'écoute. De ce fait, prier ce n'est pas mettre Dieu au courant de nos besoins, mais lui demander ce dont j'ai besoin, car «votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez» (Mt 6,8). Je ne serais pas bon chrétien si je ne prie pas, comme le fils ne serait pas un bon fils s'il ne parlait pas à ses parents.

Le Notre Père est la prière même que Jésus nous a enseigné, et elle résume entièrement la vie chrétienne. Chaque fois que je prie le Notre Père je me laisse guider par Sa main et je prie pour ce dont j'ai besoin chaque jour pour devenir un meilleur Fils de Dieu. Je n'ai pas seulement besoin du pain quotidien, mais par-dessus tout du pain du ciel. «Demandons que nous ayons toujours le pain de l'Eucharistie». Nous demandons également à apprendre à pardonner et être pardonnés: «Afin de recevoir le pardon que Dieu nous offre, adressons-nous au Père qui nous aime», nous disent les paroles qui introduisent le Notre Père dans la messe.

Pendant le Carême, l'Eglise nous invite à approfondir l'oraison. «La prière, la conversation avec Dieu, es le don le plus haut, parce qu'elle constitue (…) l'union avec Lui» (Saint Jean Chrysostome). Seigneur, j'ai besoin d'apprendre à prier et ainsi avoir des résultats concrets dans le parcours de ma vie. Surtout, pour vivre la vertu de la charité: la prière me donne la force de m'améliorer chaque jour. Pour cela, je prie tous les jours qu'il m'aide à pardonner toutes les petites choses gênantes des autres, comme pardonner leurs paroles et attitudes offensives, et surtout à être sans rancune, ainsi je pourrai dire sincèrement, que je pardonne de tout mon cœur mes débiteurs. Je peux y arriver car j'aurai à tout moment l'aide de la Mère de Dieu.


Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Quelle prière peut-il y avoir de plus spirituelle que celle que le Christ nous a donné, par qui l’Esprit Saint nous fût aussi envoyé ? Et quelle prière plus véritable devant le Père que celle qui jaillit des lèvres du Fils ? » (Saint Cyprien)

  • « Le ‘Notre Père » commence avec un grand réconfort : nous pouvons dire ‘Père’, car le Fils est notre frère et Il nous a révélé le Père ; car grâce au Christ nous sommes de nouveau fils de Dieu » (Benoît XVI)

  • « Nous pouvons invoquer Dieu comme «Père» parce qu’Il nous est révélé par son Fils devenu homme et que son Esprit nous Le fait connaître. Ce que l’homme ne peut concevoir ni les puissances angéliques entrevoir, la relation personnelle du Fils vers le Père, voici que l’Esprit du Fils nous y fait participer, nous qui croyons que Jésus est le Christ et que nous sommes nés de Dieu » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, 2.780)

Bonne journée!
jean-Yves

dimanche 22 février 2026

«Toutes les fois que vous n'avez pas fait ces choses à l'un de ces plus petits, c'est à moi que vous ne les avez pas faites » - (594,933)

 Bonjour!

Lundi 23 février 2026



Voici la Parole de Dieu de ce jour.

 (Mt 25,31-46): «Lorsque le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s'assiéra sur le trône de sa gloire. Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d'avec les autres, comme le berger sépare les brebis d'avec les boucs; et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche. Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: ‘Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli; j'étais nu, et vous m'avez vêtu; j'étais malade, et vous m'avez visité; j'étais en prison, et vous êtes venus vers moi’. Les justes lui répondront: ‘Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim, et t'avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t'avons-nous donné à boire? Quand t'avons-nous vu étranger, et t'avons-nous recueilli; ou nu, et t'avons-nous vêtu? Quand t'avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi?’. Et le roi leur répondra: ‘Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous les avez faites.

»Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche: ‘Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges. Car j'ai eu faim, et vous ne m'avez pas donné à manger; j'ai eu soif, et vous ne m'avez pas donné à boire; j'étais étranger, et vous ne m'avez pas recueilli; j'étais nu, et vous ne m'avez pas vêtu; j'étais malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité’. Ils répondront aussi: ‘Seigneur, quand t'avons-nous vu ayant faim, ou ayant soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t'avons-nous pas assisté?. Et il leur répondra: ‘Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n'avez pas fait ces choses à l'un de ces plus petits, c'est à moi que vous ne les avez pas faites’. Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle».

«Toutes les fois que vous n'avez pas fait ces choses à l'un de ces plus petits, c'est à moi que vous ne les avez pas faites»

Abbé Joaquim MONRÓS i Guitart(Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui on nous rappelle le jugement dernier, «lorsque le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges» (Mt 25,31), et on nous fait remarquer que donner à manger, donner à boire, habiller quelqu'un… deviennent tous des actes d'amour pour un chrétien, quand à travers elles il voit le Christ.

Saint Jean de la Croix nous dit: «Au soir de votre vie, vous serez examiné sur l'amour. Apprenez donc à aimer Dieu, comme il veut l'être et à vous détacher de vous-même». Ne pas faire quelque chose qu'on doit faire, en nous mettant au service des autres fils de Dieu, qui sont nos frères, revient à laisser le Christ sans ces détails d'amour dû: péchés d'omission.

Le Concile Vatican II, dans Gaudium et spes, en expliquant les exigences de la charité chrétienne, qui donne un sens au terme assistance social, nous dit: «De nos jours surtout, nous avons l'impérieux devoir de nous faire le prochain de n'importe quel homme et, s'il se présente à nous, de le servir activement: qu'il s'agisse de ce vieillard abandonné de tous, ou de ce travailleur étranger, méprisé sans raison, ou de cet exilé, ou de cet affamé qui interpelle notre conscience en nous rappelant la parole du Seigneur: ‘Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait’ (Mt 25,40)».

Rappelons nous que le Christ vit à l'intérieur de chaque chrétien... et il nous dit: «Et moi, Je suis avec vous toujours jusqu'à la fin du monde» (Mt 28,20).

Le Concile de Latran IV, définit le jugement dernier comme vérité de foi «Il viendra à la fin des siècles juger les vivants et les morts, tant les réprouvés que les élus qui ressusciteront tous avec leurs propres corps, afin de recevoir, selon leurs mérites bons ou mauvais: les réprouvés, la peine éternelle avec le diable; les élus, la gloire éternelle avec Jésus-Christ».

Demandons à la Vierge Marie de nous aider pour que nous servions son Fils à travers nos frères.




Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Immolons nous nous-mêmes à Dieu, offrons-lui tous les jours notre être avec toutes nos actions, montons résolument à sa Croix » (Saint Grégoire Nazianze)

  • « Par les œuvres (de miséricorde) corporelles nous touchons la chair du Christ dans les frères et soeurs qui ont besoin d’être nourris, habillés, logés, visités. Précisément en touchant sur celui qui souffre la chair de Jésus crucifié, le pécheur pourra recevoir comme un don la connaissance d’être lui-même un pauvre mendiant » (François)

  • « Jésus partage la vie des pauvres, de la crèche à la Croix ; Il connaît la faim, la soif et le dénuement. Plus encore : Il s’identifie aux pauvres de toutes sortes et fait de l’amour actif envers eux la condition de l’entrée dans son Royaume » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 544

  • Bonne journée!

  • Jean-Yves

samedi 21 février 2026

« Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté - » - 594,814)

 Bonjour!

Dimanche 22 février 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



 (Mt 4,1-11): Alors Jésus fut conduit au désert par l'Esprit pour être tenté par le démon. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur s'approcha et lui dit: «Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains». Mais Jésus répondit: «Il est écrit: Ce n'est pas seulement de pain que l'homme doit vivre, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu».

Alors le démon l'emmène à la ville sainte, à Jérusalem, le place au sommet du Temple et lui dit: «Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas; car il est écrit: Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et: Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre». Jésus lui déclara: «Il est encore écrit: Tu ne mettras pas à l'épreuve le Seigneur ton Dieu».

Le démon l'emmène encore sur une très haute montagne et lui fait voir tous les royaumes du monde avec leur gloire. Il lui dit: «Tout cela, je te le donnerai, si tu te prosternes pour m'adorer». Alors, Jésus lui dit: «Arrière, Satan! car il est écrit: C'est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras, et c'est lui seul que tu adoreras». Alors le démon le quitte. Voici que des anges s'approchèrent de lui, et ils le servaient.

« Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté »

P. Byron CADMEN(Santo Domingo, quateur)

Aujourd'hui, frères et sœurs, l’Évangile nous conduit au désert : « Jésus fut conduit par l’Esprit au désert pour être tenté par le diable » (Mt 4,1). Ce n’est pas une promenade spirituelle ; c’est le lieu où se dévoilent nos dépendances. Le tentateur commence par l’essentiel : « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains » (Mt 4,3). La proposition paraît raisonnable : résoudre le besoin immédiatement. Mais Jésus répond avec une liberté qui naît de la confiance : « L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Mt 4,4).

La seconde tentation est plus subtile : chercher Dieu comme un spectacle, en le contraignant à se prouver. Nous aussi, nous sommes tentés par une « foi à l’épreuve » : si tu me réponds, je crois ; sinon, je me ferme. Jésus ne négocie pas avec le Père et ne manipule pas le sacré.

Et lorsque vient la troisième tentation (le pouvoir, le contrôle, le succès…), le Seigneur tranche net : « Arrière, Satan ! » (Mt 4,10), et il fixe le centre de la vie : « C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, et à lui seul tu rendras un culte. » Cette parole est un remède pour une culture qui nous pousse à vivre pour l’applaudissement, la consommation et l’autosuffisance.

Ce Carême n’est pas fait pour supporter quarante jours, mais pour apprendre la liberté de Jésus. Jeûne afin que ton cœur cesse d’obéir à l’immédiat. Prie pour écouter la Parole qui te soutient. Et si tu te découvres inquiet, rappelle-toi saint Augustin : « Notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose pas en Toi. » Comme l’a dit le pape Léon XIV : « Dieu nous aime, Dieu vous aime tous, et le mal ne prévaudra pas ! »

L’Évangile se termine par une promesse : « Alors le diable le quitte. Et voici que des anges s’approchèrent et le servaient » (Mt 4,11). Marchons sans crainte : le désert n’est pas le dernier mot ; il est le chemin vers une adoration plus pure qui nous rend libres.


Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Jésus a vaincu son adversaire dans le désert avec les paroles de la Loi, pas avec la force de son bras. Il a vaincu pour que nous soyons vainqueurs de la même façon » (Saint Léon le Grand)

  • « Nous ne pouvons pas entretenir une spiritualité qui oublie Dieu tout puissant et créateur. De cette façon, nous finirions par adorer d’autres pouvoirs du monde, ou bien nous nous mettrions à la place du Seigneur, au point d’essayer de rabaisser la réalité faite par Lui sans avoir de limites » (François)

  • «Jésus est le nouvel Adam, resté fidèle là où le premier a succombé à la tentation. Jésus accomplit parfaitement la vocation d’Israël : contrairement à ceux qui provoquèrent jadis Dieu pendant quarante ans au désert (cf. Ps 95, 10), le Christ se révèle comme le Serviteur de Dieu totalement obéissant à la volonté divine. En cela, Jésus est vainqueur du diable : il a "ligoté l’homme fort" pour lui reprendre son butin (Mc 3, 27). La victoire de Jésus sur le tentateur au désert anticipe la victoire de la passion, obéissance suprême de son amour filial du Père » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 539)

  • Bon dimanche!

  • Jean-Yves

vendredi 20 février 2026

«Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs» - (594,706)

Bonjour!

Samedi 21 février 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.


(Lc 5,27-32): Après cela, il sortit et il remarqua un publicain (collecteur d'impôts) du nom de Lévi assis à son bureau de publicain. Il lui dit: «Suis-moi». Abandonnant tout, l'homme se leva et se mit à le suivre. Lévi lui offrit un grand festin dans sa maison; il y avait une grande foule de publicains et d'autres gens attablés avec eux. Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient en disant à ses disciples: «Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs?». Jésus leur répondit: «Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs, pour qu'ils se convertissent»
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«Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs»

Abbé Joan Carles MONTSERRAT i Pulido(Cerdanyola del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui nous voyons s'avancer la Carême ainsi que l'intense conversion à laquelle le Seigneur nous appelle. La figure de l'apôtre et évangéliste Matthieu est très représentative de tous ceux qui en sont venus à croire qu'à cause de leurs parcours, ou de leurs péchés personnels ou des situations compliquées, il est difficile que le Seigneur puisse les choisir comme collaborateurs.

Mais Jésus Christ, pour écarter tous nos doutes, nous présente comme premier évangéliste, Lévi, le collecteur d'impôts, à qui Il dit tout simplement: «Suis-moi» (Lc 5,27). Il fait avec lui juste le contraire de ce qu'une mentalité “bien-pensante” et “sensée” peu concevoir. Si, aujourd'hui, nous voulons paraître “politiquement corrects”, Lévi —par contre— venait d'un monde où il était rejeté par tous ses compatriotes, car, du fait d'être un publicain, il était considéré comme un collaborateur des Romains et peut-être aussi comme un escroc. En raison des “commissions” qu'il devait percevoir; comme quelqu'un qui pressurisait les pauvres pour lever les impôts; comme un pécheur publique, enfin.

Ceux qui étaient censés être parfaits ne pouvaient se rendre à l'évidence que Jésus ne songeât pas a leur demander de le suivre ou même à s’assoire a sa table.

Mais, en choisissant Lévi, Notre Seigneur Jésus Christ nous dit qu'il aime plutôt s'entourer de ce genre de personnes pour répandre son Royaume; Il a choisi les malades, les pécheurs, ceux qui ne se croient pas justes: «Ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion ce qui est fort» (1Co 1,27). Ce qui ont besoin des médecins, et surtout, ceux qui pourront bien comprendre que les autres peuvent en avoir aussi besoin.

Nous devons, donc, repousser la pensée que Dieu nous veut avec des états de service impeccables pour le servir. Cet état de service, Il ne l'a préparé que pour Notre Mère. Mais pour nous tous, soumis au salut de Dieu et protagonistes du Carême, Dieu veut un cœur contrit et humilié. D'ailleurs, «Dieu t'a crée faible pour pouvoir te donner son propre pouvoir» (Saint Augustin). Voila le type de personnes que, selon le psalmiste, Dieu ne méprise pas.

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Si tu le veux, tu peux guérir. Mets-toi entre les mains du médecin, et lui piquera les yeux de ton âme et de ton cœur. Qui est ce médecin ? Dieu, qui guérit et vivifie au moyen de sa Parole. Car il créa tout grâce à la Parole et à la sagesse » (saint Théophile d’Antioche)

  • « Un détail saute aux yeux : Jésus n’exclut personne de son amitié : ‘Je ne suis pas venu appeler les justes mais les pécheurs’ (Mc 2, 17). La bonne nouvelle de l’Evangile, c’est précisément cela : la grâce que Dieu offre au pécheur ! » (Benoît XVI)

  • « Jésus invite les pécheurs à la table du Royaume : " Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs ". Il les invite à la conversion sans laquelle on ne peut entrer dans le Royaume, mais il leur montre en parole et en acte la miséricorde sans bornes de son Père pour eux et l’immense " joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent " (Lc 15, 7). La preuve suprême de cet amour sera le sacrifice de sa propre vie ‘en rémission des péchés’ (Mt 26,28) » (Catéchisme de l’Eglise catholique, n° 545)

Bonne journée!

Jean-Yves Fortin, diacre 

Manoir seigneurial à Saint-Roch-des-Aulnaies. (Village des Aulnaies)




jeudi 19 février 2026

«Un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront» - (594,593)

 Bonjour!

Vendredi 20 février 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



(Mt 9,14-15): Les disciples de Jean Baptiste s'approchent de Jésus en disant: «Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, alors que nous et les pharisiens nous jeûnons?». Jésus leur répondit: «Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront».

«Un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront»

Abbé Xavier PAGÉS i Castañer(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui premier vendredi de Carême, ayant vécu le jeûne et l'abstinence du Mercredi des Cendres, nous avons essayé d’offrir le jeûne et la prière du Saint Rosaire pour la paix. Ce dont nous avons autant de besoin. Nous sommes disposés à avoir soin de cet exercice du Carême que l'Église, Mère et Maître, nous demande d'observer, ainsi qu'à nous souvenir que c'était le Seigneur qui avait dit: «Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront» (Mt 9,15). Nous avons le désir de vivre pas seulement en accomplissant un précepte auquel nous y sommes obligés mais —surtout— en essayant d'arriver à y trouver l'esprit qui nous fasse éprouver cette pratique du Carême qui va nous aider dans notre progrès spirituel.

En cherchant ce sentiment profonde, nous pouvons nous demander: quel est le véritable jeûne? Dans la première lecture d'aujourd'hui, le prophète Isaïe, nous parle du jeûne qui plaît à Dieu: «N'est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, recueillir chez toi le malheureux sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable. Alors ta lumière jaillira comme l'aurore, et tes forces reviendront rapidement. Ta justice marchera devant toi, et la gloire du Seigneur t'accompagnera» (Is 58,7-8). Il plaît à Dieu qui attend de nous tout ce qui puisse nous mener à l'amour authentique à nos frères.

Chaque année, le Saint Père Jean Paul II nous adressait un message de Carême. Dans un de ces messages, sous la devise «Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir» (Ac 20,35), ses paroles nous aidèrent à découvrir cette même dimension charitable du jeûne, laquelle, du plus profond de notre cœur, nous prépare pour la Pâque avec un effort à nous identifier, chaque fois de plus en plus, avec l'amour de le Christ qui l'a mené jusqu'à donner sa vie dans la Croix. En définitive, «ce que chaque chrétien doit faire en tout temps doit être recherché maintenant avec plus d'empressement et de générosité» (Saint Léon le Grand, pape).


Bonne journée!

Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Trois pivots maintiennent la foi constante : la prière, le jeûne et la miséricorde. Celui qui n’en possède qu’un n’en possède aucun » (saint Pierre Chrysologue)

  • « Les Saintes Ecritures et toute la tradition chrétienne enseignent que le jeûne est une grande aide pour éviter le péché et tout ce qui l’y conduit. Le jeûne véritable, nous répète le divin Maître, consiste plutôt à accomplir la volonté du Père céleste » (Benoît XVI)

  • « Comme déjà chez les prophètes, l’appel de Jésus à la conversion et à la pénitence ne vise pas d’abord des œuvres extérieures, " le sac et la cendre ", les jeûnes et les mortifications, mais la conversion du cœur, la pénitence intérieure. Sans elle, les œuvres de pénitence restent stériles et mensongères (…) » (Catéchisme de l’Eglise catholique, n° 1430)

mercredi 18 février 2026

« Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive.(594,393)



Bonjour!

Jeudi 19 février 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.

Évangile selon saint Luc 9, 22-25

    En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. » Il leur disait à tous : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera. Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s’il se perd ou se ruine lui-même ? »


« Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. »

Évangile selon saint Marc 8, 34

frère Clément Binachon

frère Clément Binachon

Couvent de Saint Lazare à Marseille


« Renoncer à tout pour suivre le Christ. » L’invitation est sublime. L’histoire de l’Église fourmille de saints et de saintes qui ont répondu parfaitement à cet appel du Seigneur. On songe à François d’Assise se réfugiant nu dans les bras de son évêque pour ne plus dépendre de la fortune de sa famille. On pense au colonel Beltrame, prenant la place d’un otage et y laissant sa vie. Et que dire de tous ces martyrs qui renoncent à eux-mêmes pour rester fidèles au Christ ? 

Oui, ils sont nombreux ceux qui ont renoncé à tout pour se donner au Christ et devant tant de sublimes grandeurs, on peut être intimidé. On peut se dire que nous ne sommes pas prêts à de telles extrémités. Elles nous paraissent hors de portée, inaccessibles, réservées à une catégorie de personnes dont nous ne faisons manifestement pas partie. Ce constat lucide ne doit pas nous décourager. 

Nous pouvons l’accueillir comme un authentique point de départ pour notre vie spirituelle. C’est le fondement de l’humilité véritable. « Seigneur, je vois bien que je ne suis pas capable de renoncer à tout pour te suivre aujourd’hui. Je le reconnais humblement, je suis attaché à tout un tas de choses de cette terre. Je vois bien que je ne suis pas à la hauteur. Mais j’ai confiance en toi. Toi seul es mon espérance. Reçois donc mon pauvre cœur et s’il te plaît, purifie-le. »




Notre Père

Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. Amen

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Thème du Carême:




«Ayez confiance! Jésus nous conduit.»


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Bonne marche vers la Résurrection!