dimanche 13 juin 2021

« Moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant » / (358,563)

 Bonjour!

Lundi 14 juin 2021





Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant » (Mt 5, 38-42)

Alléluia. Alléluia.
Ta parole est la lumière de mes pas,
la lampe de ma route.
Alléluia. (Ps 118, 105)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps- là,
Jésus disait à ses disciples :
« Vous avez appris qu’il a été dit :
Œil pour œil, et dent pour dent.
Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ;
mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite,
tends-lui encore l’autre.
Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice
et prendre ta tunique,
laisse-lui encore ton manteau.
Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas,
fais-en deux mille avec lui.
À qui te demande, donne ;
à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos ! »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Reconnaissons que les antithèses du Sermon sur la Montagne nous confrontent cruellement à nos limites. La barre est haute, très haute ; sans doute trop haute pour nous. Les argumentations rationnelles que nous pourrions tenter d’invoquer pour justifier les propos de Jésus ne suffiront probablement pas à vaincre nos résistances. Aussi n’avons-nous pas d’autre recours que de nous exposer patiemment à cette Parole, jusqu’à ce qu’elle ait suscité en nous les dispositions nécessaires pour que nous puissions lui obéir.

Certes nous percevons tous les limites de la loi du Talion : « œil pour œil, dent pour dent » (Ex 21, 24). L’apparente justice qui consiste à exiger une peine identique à celle qu’on a subie, débouche inévitablement sur des débordements incontrôlables. Lorsque la roue de la violence est mise en branle, qui l’arrêtera ? Il suffit de relire la genèse et le développement des grands conflits internationaux du siècle précédent pour se rendre compte qu’on n’établit pas la paix en exigeant que l’autre souffre tout autant que ce qu’il a fait subir : du bourreau à la victime et retour, le mal est doublé ; et il en est de même pour la haine, le ressentiment, le désir de vengeance, et tous les autres sentiments morbides. Mais pourquoi chercher des exemples sur la scène internationale : n’est-ce pas ce que nous vérifions au quotidien dans nos relations professionnelles ou familiales ? Si nous revendiquons que l’autre ait payé « jusqu’au dernier centime » avant d’enterrer la hache de guerre, la paix demeurera fragile, et à la moindre étincelle, la violence souterraine fera irruption au grand jour.

Mais alors comment faire si la justice ne suffit pas ? « Et bien moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant » – nous répond Jésus. Voilà la première étape : refuser de s’engager dans la spirale de la violence en ripostant à l’offense qui nous est faite. Mais comment justifier un tel renoncement ? D’autant plus que le risque encouru est évident : rien ne prouve que l’adversaire ne va pas profiter de ce qu’il interprètera comme de la faiblesse, pour récidiver !

Dans leur sagesse, les maîtres spirituels nous invitent à envisager une justice à plus long terme. Sans doute ai-je été victime d’actions malveillantes qui crient vengeance ; mais n’ai-je pas, en d’autres circonstances, échappé à des sanctions méritées ? « Supporte avec patience les souffrances injustement infligées aujourd’hui, en réparation pour toutes les rétributions méritées auxquelles tu as échappé par le passé ».

Le premier mobile du renoncement que Jésus nous ordonne est cependant d’un autre ordre. Il réside dans le changement de regard que nous sommes invités à poser sur notre prochain – fût-il « méchant ». A la lumière de l’Évangile nous découvrons que tout homme est un frère, car tous nous sommes enfants d’un même Père, qui « fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes » (Mt 5, 45). Pour entrer dans la logique du « davantage » du discours sur la Montagne, il nous faut passer d’une évaluation réductrice de notre prochain – fondée exclusivement sur son comportement passé et présent – à une évaluation « intégrale », qui se laisse éclairer par l’avenir de tout homme dans le dessein d’amour de Dieu.

 En d’autres termes, il nous faut apprendre, avec l’aide de la grâce, à entrer dans le regard d’espérance que Dieu porte sur chacun de nous : « Dans les cieux, il nous a comblés de sa bénédiction spirituelle en Jésus-Christ. En lui, il nous a choisis avant la création du monde, pour que nous soyons, dans l’amour, saints et irréprochables sous son regard. Il nous a d’avance destinés à devenir pour lui des fils par Jésus-Christ » (Ep 1, 4-5). Ce n’est que dans la mesure où nous nous laissons pénétrer par cette parole au point d’entrer dans la perspective du Royaume qu’elle ouvre devant nous, que nous serons capables de vivre les exigences des antithèses du Sermon sur la Montagne. Leur forme négative ne doit pas nous tromper : elles ne nous incitent pas à la passivité, voire à la démission. 

Notre-Seigneur nous invite tout au contraire à des actes positifs : « Donne à qui te demande », comme il convient au sein de la famille des enfants de Dieu ; si quelqu’un cherche à s’approprier ta tunique, « laisse-lui encore ton manteau » en signe de partage fraternel ; n’hésite pas à « faire deux mille pas avec celui qui te réquisitionne pour mille », car la mesure du don est de donner sans mesure ; ne te détourne pas de celui qui « te gifle sur la joue droite », mais signifie-lui par ton attitude bienveillante, que tu lui as pardonné et qu’il jouit à nouveau de ta confiance.

Seigneur nous voulons croire que ta Parole donne ce qu’elle ordonne, qu’elle nous transforme de manière à ce que nous puissions lui obéir. Aussi nous ne voulons pas laisser sans effet la grâce reçue de toi. Nous croyons que c’est maintenant le moment favorable, que c’est maintenant le jour du salut. Nous voulons nous présenter à nos frères comme de vrais ministres de Dieu par notre vie entière, triomphant de la haine par le pardon, de la violence par la douceur ; afin d’être au cœur de ce monde, des témoins de la justice et de la paix véritables, celles qui viennent de toi et nous ramènent à toi, Père, par le chemin que nous ouvre ton Fils, Jésus-Christ notre Seigneur.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Chant de la Meute Waigunga...


S'EN ALLAIENT TROIS GARÇONS


S'en allaient trois garçons (2)

Leur chant, leur chant remplit ma maison (2)


Ils étaient si joyeux (2)

Je suis sortis aussitôt vers eux (2)


(Etc...)

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Bonne journée!

Jean-Yves 

samedi 12 juin 2021

« Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence... " / (358,431)

 Bonjour!

Dimanche 13 juin 2021


Photo prise à Saint-Jean-Port-Joli

Jean-Yves

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Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...

ÉVANGILE

« C’est la plus petite de toutes les semences, mais quand elle grandit, elle dépasse toutes les plantes potagères » (Mc 4, 26-34)

Alléluia. Alléluia.
La semence est la parole de Dieu ;
le semeur est le Christ ;
celui qui le trouve demeure pour toujours.
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
parlant à la foule, Jésus disait :
« Il en est du règne de Dieu
comme d’un homme qui jette en terre la semence :
nuit et jour,
qu’il dorme ou qu’il se lève,
la semence germe et grandit,
il ne sait comment.
D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe,
puis l’épi, enfin du blé plein l’épi.
Et dès que le blé est mûr,
il y met la faucille,
puisque le temps de la moisson est arrivé. »

Il disait encore :
« À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ?
Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ?
Il est comme une graine de moutarde :
quand on la sème en terre,
elle est la plus petite de toutes les semences.
Mais quand on l’a semée,
elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ;
et elle étend de longues branches,
si bien que les oiseaux du ciel
peuvent faire leur nid à son ombre. »

Par de nombreuses paraboles semblables,
Jésus leur annonçait la Parole,
dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre.
Il ne leur disait rien sans parabole,
mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Au terme de cette Évangile, nous découvrons que les deux paraboles constituent un diptyque. 

Par cette double présentation complémentaire, Notre-Seigneur veut probablement suggérer la mystérieuse synergie entre la liberté humaine et la liberté divine. Dieu veut avoir besoin de notre foi pour rendre nos vies fécondes : c’est bien notre terre – c’est-à-dire notre vie – qui est appelée à produire du fruit (1ère parabole) ; mais en même temps, le Royaume de Dieu n’est pas de ce monde : il naît d’en-haut, et ne fait que prendre racine dans notre terre pour s’élever jusqu’aux cieux.

L’arbre offrant sa protection aux oiseaux du ciel est une image biblique du Règne que le Seigneur instaurera en temps voulu, comme le rappelle la prophétie d’Ézéchiel : « Ainsi parle le Seigneur Dieu : “A la cime du grand cèdre, à son sommet, je cueillerai un jeune rameau, et je le planterai moi-même sur une montagne très élevée. Il produira des branches, il portera du fruit, il deviendra un cèdre magnifique. Tous les passereaux y feront leur nid, toutes sortes d’oiseaux habiteront à l’ombre de ses branches » (1ère lecture).

Que nos cœurs ne se troublent pas : c’est en vertu de sa propre puissance que la Parole accomplira tout cela ; à nous il est seulement demandé d’accueillir fidèlement la semence divine qui se présente sous des aspects si humbles, voire même si insignifiants (2ème parabole). N’est-ce pas cela précisément la foi : demeurer dans la « pleine confiance », alors que « nous cheminons sans voir », n’ayant d’autre « ambition que de plaire au Seigneur » (2ème lecture).

Pour ne pas perdre courage alors que « nous sommes en exil loin du Seigneur », il est bon de soutenir notre vigilance en « rendant grâce au Seigneur, en chantant pour le nom du Dieu Très-Haut, de proclamer dès le matin son amour, sa fidélité au long des nuits » (Ps 91). Alors nous « grandirons comme un palmier, nous pousserons comme un cèdre du Liban » (Ibid.). Certes cette croissance demeure cachée aux yeux de chair, mais au temps voulu, le Seigneur « nous transplantera dans ses parvis, et nous grandirons dans la maison de notre Dieu », car il est fidèle celui qui nous appelle : « en lui rien n’est faux » 

« “J’ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche : habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie” (Ps 26, 4). Habiter la maison du Seigneur, c’est demeurer fidèlement attachés à l’Eglise, à son enseignement ; c’est ne pas déserter ses assemblées, car c’est là que Dieu sème sa Parole et l’arrose de son Esprit pour qu’elle puisse pousser et porter du fruit.

Certes, “nous aimerions mieux être en exil loin de ce corps pour habiter chez le Seigneur” (2ème lecture), mais nous persévérons dans la vigilance et la confiance, sachant que “chacun recevra de toi ce qu’il a mérité, soit en bien soit en mal, pendant qu’il était dans son corps” (Ibid.).

Envoie sur nous ton Esprit, que nous soyons “capables de comprendre cette Parole” et de “l’accueillir dans une bonne terre”, afin qu’elle “porte du fruit : trente, soixante, cent pour un” (Mc 4, 20). »


Abbé Philippe Link / Merci!

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Le règne de Dieu ne s’impose pas de façon spectaculaire.
Il grandit comme une semence : avec humilité, fragilité et lenteur.
Dieu n’est pas efficace. Il est fécond.

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Cathédrale de la Résurrection - Évry - France

(Photo: Bernard Lecomte)

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Un autre chant chanté chez les louveteaux en 1982...


(Voir l'introduction sur la journée d'hier...)


AMITIÉ, LIBERTÉ...


Refrain:

 Amitié, amitié, liberté, liberté,

Par vous l'avenir sera plus beau.


Le visage inondé de lumière

Tourné vers des lendemains heureux,

Nous bâtirons une cité fière

En chantant des refrains joyeux.


AMITiÉ, LIBERTÉ...


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Bon dimanche!

Jean-Yves Fortin, diacre

vendredi 11 juin 2021

« Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements » / AIDA... / (358,342)

 Note: 3088 messages peuvent toujours être consultés sur ce blogue.

La Parole de Dieu y est toujours présente depuis 2009.

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Bonjour!



Samedi 12 juin 2021

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements » (Lc 2, 41-51)

Alléluia. Alléluia.
Heureuse Vierge Marie !
Attentive à garder la parole de Dieu,
elle la méditait dans son cœur !
Alléluia. (cf. Lc 2, 19)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

          Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem
pour la fête de la Pâque.
  Quand il eut douze ans,
ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume.
  À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient,
le jeune Jésus resta à Jérusalem
à l’insu de ses parents.
  Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins,
ils firent une journée de chemin
avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.
  Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem,
en continuant à le chercher.

          C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple,
assis au milieu des docteurs de la Loi :
il les écoutait et leur posait des questions,
  et tous ceux qui l’entendaient
s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.
  En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement,
et sa mère lui dit :
« Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ?
Vois comme ton père et moi,
nous avons souffert en te cherchant ! »
  Il leur dit :
« Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ?
Ne saviez-vous pas
qu’il me faut être chez mon Père ? »
  Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.

          Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth,
et il leur était soumis.
Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.

          – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements ». Étonnant verset qui fait suite à l’épisode du recouvrement de Jésus au Temple au sujet duquel Luc prend soin de nous préciser que Marie et Joseph n’en comprirent pas le sens : « Ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait ». Serait-ce que l’on peut garder un événement de la vie de notre Seigneur Jésus-Christ dans son cœur sans forcément le comprendre ? Oui, car garder dans son cœur signifie ici avant tout conserver au plus profond de soi la présence de celui dont toute la vie est événement de salut. Même si nous n’avons pas la clef d’interprétation de ce que Jésus a fait ou dit, cela ne nous empêche en rien de le garder, Lui, présent dans notre cœur. Il saura lui-même nous faire entrer au moment opportun dans la compréhension de ses paroles et de ses actes.

Le plus important est de rester comme Marie dans une attitude humble qui accueille le Christ avec une foi et une confiance inconditionnelle. Comme Marie, il s’agit de repasser sans cesse dans notre cœur et notre mémoire les événements de la vie de notre Seigneur, ses mystères et chaque aspect de son enseignement jusqu’au jour où nous en découvrirons la véritable signification. C’est ainsi que par l’appropriation progressive de la plénitude du mystère du salut qui est en Christ, notre foi grandit de même que notre désir de lui être uni. Et par ce patient et persévérant labeur de l’écoute accueillante et de la rumination croyante, nous préparons notre capacité future à saisir un jour dans la pleine vision le Mystère de Dieu. 

Marie, en ce jour où nous fêtons ton cœur immaculé, enseigne-nous cette disponibilité et cette ouverture à Celui qui est plus grand que notre cœur afin que Lui-même nous fasse peu à peu entrer dans le mystère de sa personne pour que celle-ci puisse se révéler événement de salut dans notre propre vie.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Photo:

Robert Latendresse et Julie Dubé

Merci!

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À la Meute Waigunga - Camp 1982...


En 1982, j'étais Akéla de la Meute Waigunga de La Pocatière.

(Chef de la meute des louveteaux)

Pour le camp, nous avions fait

 (Bagheera - Kàa - Baloo et moi, Akéla) 

un petit livret de chants

 qui servait lors des «Fleurs rouges».

(Feux de camp du soir).


Pour rappeler que des jeunes louveteaux (9 à 12 ans)

font encore des camps d'été dans la nature

pour vivre le maître-mot:  "De notre mieux"

la loi et les principes du scoutisme,

 je proposerai, à chaque jour, et pour une certain temps, 

un chant qui se chantait alors...


Voici le premier...


AIDA


Plus de joie, plus de lumière(2)

Et plus de chants et plus d'ardeur!

Si nous sommes sur la terre, (2)

Ce n'est pas pour manquer l'bonheur!

Ay-da plus de joie, plus de lumière!

Ay-da Vive le soleil!

Ay-da Tant que le soleil éclaire,

Ay-da Vive le soleil. 

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Ayons plus de joie au cœur!
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Bonne journée!

Jean-Yves

jeudi 10 juin 2021

« Un des soldats lui perça le côté, et il en sortit du sang et de l’eau » / Journée de prières pour les prêtres... / (357,226)

Note: il y a eu plus de 178 ouvertures sur ce site hier! Continuons de propager la Parole de Dieu! Merci!

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Bonjour!

Vendredi 11 juin 2021

Fête du Sacré Cœur de Jésus

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE

« Un des soldats lui perça le côté, et il en sortit du sang et de l’eau » (Jn 19, 31-37)

Alléluia. Alléluia.
Prenez sur vous mon joug,
devenez mes disciples,
car je suis doux et humble de cœur.
Alléluia.
Mt 11, 29ab

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Jésus venait de mourir.
Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi),
il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat,
d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque.
Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps
après leur avoir brisé les jambes.
Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier,
puis de l’autre homme crucifié avec Jésus.
Quand ils arrivèrent à Jésus,
voyant qu’il était déjà mort,
ils ne lui brisèrent pas les jambes,
mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ;
et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.

Celui qui a vu rend témoignage,
et son témoignage est véridique ;
et celui-là sait qu’il dit vrai
afin que vous aussi, vous croyiez.
Cela, en effet, arriva
pour que s’accomplisse l’Écriture :
Aucun de ses os ne sera brisé.
Un autre passage de l’Écriture dit encore :
Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Aujourd’hui nous célébrons avec toute l’Eglise la fête du Sacré Cœur. La liturgie du jour rapporte comment un homme transperce le cœur de Jésus avec sa lance. Encore aujourd’hui, ce cœur est transpercé quotidiennement par les péchés de tant d’hommes, ignorant son amour et le méprisant par une vie de péché. Mais Dieu, riche en miséricorde, veut le salut de tout homme. Il nous manifeste cet Amour infini par le Cœur de son Fils Unique. Parler du cœur d’une personne, c’est parler de ce qu’elle est intérieurement, au plus profond de son être. Le cœur de Jésus est un cœur aimant, compatissant et miséricordieux. Un cœur qui révèle le cœur de Dieu. Du haut du ciel, il regarde les hommes avec compassion et, comme le dit saint Augustin, « Dieu nous appelle pour que nous revenions à son cœur ».

Saint Paul nous aide à prendre conscience de l’étendu de l’amour de Dieu. « Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous » (Rm 5,8). Telle est la preuve irréfutable que Dieu nous aime : le Christ est mort pour nous sur la Croix, afin de nous réconcilier avec son Père et faire de nous des fils adoptifs. Le pape Benoît XVI soulignait que « Ce mystère de l’amour de Dieu pour nous ne constitue pas seulement le contenu du culte et de la dévotion au Cœur de Jésus : il est, de la même manière, le contenu de toute vraie spiritualité et dévotion chrétiennes. Il est donc important de souligner que le fondement de cette dévotion est aussi ancien que le christianisme lui-même. 

En effet, être chrétien n’est possible qu’avec le regard tourné vers la Croix de notre Rédempteur, “vers celui qu’ils ont transpercé”. Le regard fixé sur “le côté transpercé par la lance”, dans lequel resplendit la volonté de salut sans limites de la part de Dieu, ne peut donc être considéré comme une forme passagère de culte et de dévotion : l’adoration de l’amour de Dieu, qui a trouvé dans le symbole du “cœur transpercé” son expression historique et dévotionnelle, demeure essentielle pour un rapport vivant avec Dieu. » (message au préposé général de la Compagnie de Jésus, le15 mai 2006).

Aujourd’hui aussi Jésus murmure dans le cœur de chaque chrétien : « et toi, m’aimes-tu ? ». Comment montrer notre amour pour Jésus en ce jour où nous fêtons son amour infini pour nous ? A chacun de trouver sa manière : une attention, un geste, un moment dédié spécialement à Jésus-Christ. Jésus se satisfait du peu que nous lui donnons : un instant de compagnie lui suffit, un petit acte de charité, une visite à un malade ou à un prisonnier, une attention envers notre conjoint, nos enfants ou nos parents, faire la paix avec telle personne à qui nous n’avons pas adressé la parole depuis des mois…Le Cœur du Christ est si bon que nos petites actions suffisent pour que Jésus soit aimé et que son cœur batte pour nous avec une prédilection toute spéciale.

Quand je trouve la vie difficile, quand je ne suis pas à la hauteur, j’ai tendance à baisser les bras et à essayer de résoudre mes problèmes seul. Dans ces moments, aide-moi, Seigneur, à me rapprocher de toi. Je sais qu’en toi je retrouverai le désir et la force de continuer à tendre vers la perfection de l’amour.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Journée mondiale de prière 

pour la sanctification des prêtres


Prions pour nos prêtres, 

à l'invitation du pape François 

à l'occasion de la Journée mondiale de prière 

pour la sanctification des prêtres

 en la fête du Sacré-Cœur de Jésus.

Que les prêtres grandissent 

dans leur chemin vers la sainteté 

et soient des témoins lumineux 

de la joie de cette rencontre avec Jésus.


Notre Père...

Je vous salue Marie...

Gloire au Père...

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Le soleil couchant face à La Pocatière
Photo: Jean-Yves
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«La vie humaine contient un trésor extraordinaire:
 la présence de Dieu.»
(Étienne Dahler)
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Bonne journée!

Jean-Yves 

mercredi 9 juin 2021

« Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement » / Quelques pensées... / (358,047)


 Bonjour!

Jeudi 10 juin 2021


Photo

Rocher Percé - Gaspésie - Au coucher du soleil

MAGNIFIQUE!

Louise Cardin - Merci!

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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement » (Mt 5, 20-26)

Alléluia. Alléluia.
Je vous donne un commandement nouveau,
dit le Seigneur :
« Aimez- vous les uns les autres,
comme je vous ai aimés. »
Alléluia. (cf. Jn 13, 34)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Je vous le dis :
Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens,
vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.

Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens :
Tu ne commettras pas de meurtre,
et si quelqu’un commet un meurtre,
il devra passer en jugement.
Eh bien ! moi, je vous dis :
Tout homme qui se met en colère contre son frère
devra passer en jugement.
Si quelqu’un insulte son frère,
il devra passer devant le tribunal.
Si quelqu’un le traite de fou,
il sera passible de la géhenne de feu.
Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel,
si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,
laisse ton offrande, là, devant l’autel,
va d’abord te réconcilier avec ton frère,
et ensuite viens présenter ton offrande.
Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire
pendant que tu es en chemin avec lui,
pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge,
le juge au garde,
et qu’on ne te jette en prison.
Amen, je te le dis :
tu n’en sortiras pas
avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Nous sommes au cœur du discours sur la montagne où Jésus nous invite à ajuster, à disposer nos cœurs pour entrer dans le Royaume. L’exemple des scribes et des pharisiens est donné par Jésus pour nous faire réagir. Leur justice est insuffisante parce qu’elle n’exprime pas un véritable ajustement de leur part aux mœurs du Royaume. Pour y parvenir Jésus propose une autre voie que celle de la stricte conformité aux prescriptions légales. En réalité, il n’ajoute rien à la Loi. Ce qu’il apporte réside dans l’interprétation nouvelle qu’il donne à ses préceptes. Cela apparaît clairement dans la manière dont il formule son enseignement : « Vous avez appris que… Eh bien moi, je vous dis… ». 

La Loi condamne le meurtre. Eh bien, Jésus va étendre l’acte d’homicide au-delà de la stricte élimination physique de son prochain. Il va en dénoncer les racines cachées : la colère, l’insulte, la malédiction qui procèdent de la même logique intentionnelle d’éliminer celui qui me fait obstacle : « Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il en répondra au tribunal. Eh bien moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère en répondra au tribunal. Si quelqu’un insulte son frère, il en répondra au grand conseil. Si quelqu’un maudit son frère, il sera passible de la géhenne de feu ».

Aucune de ces menaces n’est pourtant irréversible. Leur sévérité n’est qu’un appel à nous convertir, de la part d’un Dieu qui nous aime et ne veut pas que nous sombrions dans la mort à laquelle nous conduisent la colère, les paroles qui la manifestent et l’outrage qu’elles vont parfois jusqu’à exprimer.

Mais la conversion à Dieu passe toujours par la personne de l’autre, de ce frère en humanité qui est à mes côtés. Voilà pourquoi Jésus ajoute : « Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande sur l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. » A noter qu’il ne dit pas : « Si tu as quelque chose contre ton frère », mais « si ton frère a quelque chose contre toi », car avouons-le bien humblement, il nous est plus spontané de voir l’offense qui nous a été faite que celle que nous avons commise. Combien est donc pressante la nécessité de la réconciliation !

Notre offrande à l’autel ne prendra son sens et n’aura de valeur qu’en fonction de cette réconciliation préalable. Car nous ne sommes pas seuls devant l’autel. La dimension communautaire de notre foi et du culte que nous rendons à Dieu n’est pas accidentelle ou facultative mais essentielle et indispensable. En effet, notre Dieu est Père de tous les hommes. Toute offrande véritable et donc digne d’être agréée, ne peut jaillir qu’en action de grâce du don de la paternité divine et de la fraternité universelle qu’elle révèle et à laquelle elle conduit. Voilà pourquoi Dieu ne peut recevoir le sacrifice des chrétiens divisés entre eux 

Jésus nous appelle donc à dépasser le cadre du légalisme judiciaire en nous ouvrant aux exigences de l’amour et de la miséricorde. C’est le seul lieu où nous pourrons rencontrer en vérité notre Dieu puisque c’est le chemin qu’Il a emprunté lui-même pour nous rejoindre.

Seigneur, donne-nous de pouvoir t’adorer sans partage en ayant pour tout homme une vraie charité. Apprends-nous à vivre de ta miséricorde pour que ton règne vienne et que ta volonté de salut s’accomplisse sur la terre comme au ciel.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Jésus est descendu "aux enfers"...


Dans le Credo nous dirons 

que Jésus est descendu aux enfers...

On ne dit pas "en enfer" mais aux"aux enfers"...

«Aux enfers» veut dire ici:

Dans ce lieu où tous les justes

 qui attendaient la résurrection de Jésus, le Christ, 

depuis le début des temps jusqu'à lui 

et qu'il les libérait pour avoir droit 

au salut  et à  la résurrection.

(Simon Lessard)


Note: Si vous en  avez le temps et que vous voulez comprendre mieux ce que veut dire  "en enfer" et "aux enfers", je vous invite à aller entendre Simon Lessard sur le site de "La Victoire de l'Amour". Vous pouvez y accéder en allant sur mes liens en haut, à droite sur mon blogue. Je trouve son explication intéressante et éclairante. 

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«La beauté du monde est presque la seule voie 

par laquelle on puisse laisser pénétrer Dieu,

 la beauté est l'éternité ici-bas.»

(Simone Weil)

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«La vie est amour, chéris-la.

 La vie est mystère, découvre-la. 

La vie est beauté, admire-la. 

La vie est promesse, tiens-la. 

La vie est la vie, protège-la!

(Mèrt Teresa)

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«Le monde serait plus beau 

si chacun était au service de l'autre.»

(Charles Delhez)

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«Le lever du soleil 

est une raison d'exprimer sa gratitude,

 car un autre jour est arivé.»

(Dhyani Ywatoo)

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«J'aurai fait beaucoup de faux pas dans ma vie,

 mais je ne me serai jamais trompé de but...»

(Gustave hibon)

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Bonne journée!

Jean-Yves