Bonjour!
Mardi 2 février 2026
Voici la Parole de Dieu de ce jour.

|
|
|
|
En ce temps-là, Jésus
regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de
lui. Il était au bord de la mer. Arrive un des chefs de synagogue,
nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment
: « Ma fille, encore si jeune,elle est à la dernière extrémité. Viens lui
imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » Jésus
partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle
l’écrasait. Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze
ans… – elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins,
et elle avait dépensé tous ses biens sans avoir la moindre amélioration
; au contraire, son état avait plutôt empiré –… cette femme donc, ayant
appris ce qu’on disait de Jésus, vint par derrière dans la foule et
toucha son vêtement. Elle se disait en effet : « Si je parviens à
toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » À l’instant,
l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était
guérie de son mal. Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était
sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a
touché mes vêtements ? » Ses disciples lui répondirent : « Tu vois bien
la foule qui t’écrase, et tu demandes : “Qui m’a touché ?” » Mais lui
regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela. Alors la
femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était
arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Jésus lui
dit alors : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de
ton mal. » Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison
de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci : « Ta fille vient
de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître ? » Jésus, surprenant
ces mots, dit au chef de synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. »
Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le
frère de Jacques. Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus
voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.
Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ?
L’enfant n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Alors
il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de
l’enfant, et ceux qui étaient avec lui ; puis il pénètre là où reposait
l’enfant. Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum »,
ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » Aussitôt la
jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait en effet douze ans.
Ils furent frappés d’une grande stupeur. Et Jésus leur ordonna
fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la
faire manger.
|
|
|
|
|
|
Couvent Saint-Jacques à Paris
|
|
|
|
|
|
|
Une petite fille sur le point de
mourir. Une femme anonyme dans la foule qui cherche à guérir d’une
maladie qui, peut-être, l’empêche d’enfanter. Confession de foi ?
Confiance en la puissance magique d’un guérisseur ? Quoiqu’il en soit,
la demande est pressante : sauve cette vie ! Dans les deux cas,
l’entourage n’est pas très encourageant : à quoi bon chercher l’origine
de ce toucher anonyme ? Ne dérange pas le maître, la mort a déjà fait
son œuvre !
Et pourtant Jésus persiste. De celle qui voulait
passer inaperçue, il reconnaît la foi, publiquement. Contre ceux qui se
moquent de lui parce qu’il semble nier la mort, il sollicite la foi du
chef de la synagogue. Dans les deux cas, Jésus se tient auprès de ceux
qui désespèrent ; il s’adresse directement à qui il veut guérir, qui il
veut relever. Dans les deux cas aussi, il implique l’entourage :
dites-moi qui m’a touché, faites manger cette enfant. Au fond, il ne
veut pas se contenter de relever de la maladie ou de la mort. Il veut
aussi que ceux qui marchent avec lui prennent part à ce relèvement.
Tout
se passe « sur l’autre rive », comme pour nous inviter à découvrir,
avec la femme malade et le père dévasté, que la foi nous fait entrer
dans un rapport nouveau à la vie. La femme est libérée de ces longues
années de souffrance où elle se croyait impure et inutile. Peut-être en
gardera-t-elle la mémoire, parfois douloureuse ; mais sa foi en un Dieu
qui compatit et qui relève sera son soutien pour oser vivre. Le chef de
synagogue était écrasé à l’idée de perdre sa fille, et peut-être se
croyait-il puni pour on ne sait quelle raison. Le voilà, maintenant,
debout et, dans la foi, il est un père qui se réjouit de voir sa fille
inventer sa propre vie, découvrir le bonheur de servir le Dieu de la vie
Jean-Yves | |
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire