Bonjour!
Vendredi 18 septembre 2026
Voici la Parole de Dieu de ce jour.
Cardinal Raniero CANTALAMESSA(Città del Vaticano, Saint-Sige)
Aujourd'hui, nous admirons les femmes qui avaient suivi Jésus pour Lui-même, par gratitude pour le bien qu’elles avaient reçu de Lui (« Il avait délivrées d'esprits mauvais et guéries de leurs maladies »). Elles ne Le suivaient pas dans l’espoir de faire carrière par la suite. C’est là l’un des signes les plus certains de l’honnêteté et de la crédibilité historique des Évangiles : le rôle médiocre qu’y tiennent les auteurs et inspirateurs des Évangiles, et le rôle magnifique qu’ils attribuent aux femmes.
Leur présence auprès du Crucifié et du Ressuscité contient pour nous un enseignement vital. Notre civilisation, dominée par la technique, a besoin d’un cœur pour que l’homme puisse y survivre sans se déshumaniser totalement. Nous devons donner davantage de place aux raisons du cœur, si nous voulons éviter que notre planète ne s’effondre spirituellement dans une ère glaciale.
Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi nous sommes si avides d’accroître nos connaissances et si peu désireux d’accroître notre capacité d’aimer : la connaissance se traduit automatiquement en pouvoir, l’amour en service : « la connaissance rend orgueilleux, tandis que l’amour fait œuvre constructive » (1 Co 8,1).
En réalité, aucune femme ne prit part, même indirectement, à la condamnation de Jésus-Christ. Même l’unique femme païenne mentionnée dans les récits, l’épouse de Pilate, se dissocia de sa condamnation (cf. Mt 27,19). Certes, Jésus est mort aussi pour les péchés des femmes, mais historiquement, elles seules peuvent véritablement dire : « Je ne suis pas responsable du sang de cet homme » (Mt 27,24).
On s’est toujours demandé pourquoi les saintes femmes furent les premières à voir le Ressuscité et pourquoi elles reçurent la mission de l’annoncer aux apôtres. La vraie réponse est la suivante : elles furent les premières à voir le Ressuscité parce qu’elles avaient été les dernières à L’abandonner mort et que, même après sa mort, elles étaient allées porter des aromates à son tombeau (cf. Mc 16,1).
Avec elles se trouvait sainte Marie : les mères n’abandonnent pas un fils, même condamné à mort.
Jean-Yves
Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui
« Il vaut mieux qu’un homme avoue ses chutes, plutôt qu’il endurcisse son cœur » (Saint Clément de Rome)
« Face à la coutume juive de l’époque, qui considérait les femmes comme des êtres de seconde classe, le Christ commence une sorte d’émancipation de la femme » (Benoît XVI)
« Dès les origines de l’Église, il y eut des hommes et des femmes qui voulurent, par la pratique des conseils évangéliques, suivre plus librement le Christ et l’imiter plus fidèlement et qui, chacun à sa manière, menèrent une vie consacrée à Dieu.” (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 918)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire