dimanche 17 avril 2011

- La Passion du Seigneur...

Bonjour!


Dimanche des Rameaux
et de la Passion du Seigneur

Mystère du Calvaire,
Scandale de la Croix:
Le Maître de la terre,
Esclave sur ce bois!
Victime dérisoire,
Toi seul es le Sauveur,
Toi seul, le roi de gloire,
Au rang des malfaiteurs.

Tu sais combien les hommes
Ignorent ce qu'ils font.
Tu n'as jugé personne,
Tu donnes ton pardon;
Partout des pauvres pleurent,
Partout on fait souffrir;
Pitié pour ceux qui meurent
Et ceux qui font mourir.

Afin que vienne l'Heure
Promise à toute chair,
Seigneur,ta Croix demeure
Dressée sur l'univers;
Sommet de notre terre
Où Dieu se montre Père
En nous donnant Jésus.
(Hymne du bréviaire au temps de la Passion.)
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Photo: Crucifix de mon bureau à l'évêché).
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En ce dimanche, nous entrons dans la Semaine sainte.
Nous allons célébrer les grands événements de notre salut:
la passion, la mort et la résurrection de Jésus.
Suivons-le avec foi et amour sur le chemin qu'il nous ouvre.
Il nous mènera de la mort à la vie.
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"La foi consiste à emprunter les yeux de Dieu, à prendre pour ainsi dire son point de vue sur la réalité, pour voir comme il voit, et sentir ainsi le sens profond de la signification ultime de nous-mêmes et des choses. Il s'agit de reconnaître les intentions de Dieu à travers la réalité et l'histoire de notre monde."
(Jean-Guy Saint-Arnaud)
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Voici l'Évangile
 de ce Dimanche des Rameaux...


(Matthieu 26,14-75. 27, 1-66) + L’un des douze Apôtres de Jésus, nommé Judas Iscariote, alla trouver les chefs des prêtres et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui proposèrent trente pièces d’argent. Dès lors, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples vinrent dire à Jésus : « Où veux-tu que nous fassions les préparatifs de ton repas pascal ? » l leur dit : « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : ’Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples. ’ » Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il leur déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. » Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, l’un après l’autre : « Serait-ce moi, Seigneur ? » Il leur répondit : « Celui qui vient de se servir en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux l’homme par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né ! » Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C’est toi qui l’as dit ! » Pendant le repas, Jésus prit du pain, prononça la bénédiction, le rompit et le donna à ses disciples, en disant : « Prenez, mangez : ceci est mon corps. » Puis, prenant une coupe et rendant grâce, il la leur donna, en disant : « Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, répandu pour la multitude en rémission des péchés. Je vous le dis : désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où je boirai un vin nouveau avec vous dans le royaume de mon Père. » Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers. Alors Jésus leur dit : « Cette nuit, je serai pour vous tous une occasion de chute ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais après que je serai ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » Pierre lui dit : « Si tous viennent à tomber à cause de toi, moi, je ne tomberai jamais. » Jésus reprit : « Amen, je te le dis : cette nuit même, avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. » Pierre lui dit : « Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas. » Et tous les disciples en dirent autant. Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani et leur dit : « Restez ici, pendant que je m’en vais là-bas pour prier. » Il emmena Pierre, ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, et il commença à ressentir tristesse et angoisse. Il leur dit alors : « Mon âme est triste à en mourir. Demeurez ici et veillez avec moi. » Il s’écarta un peu et tomba la face contre terre, en faisant cette prière : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux. » Puis il revient vers ses disciples et les trouve endormis ; il dit à Pierre : « Ainsi, vous n’avez pas eu la force de veiller une heure avec moi ? Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. » Il retourna prier une deuxième fois : « Mon Père, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! » Revenu près des disciples, il les trouva endormis, car leurs yeux étaient lourds de sommeil. Il les laissa et retourna prier pour la troisième fois, répétant les mêmes paroles. Alors il revient vers les disciples et leur dit : « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer ! La voici toute proche, l’heure où le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs ! Levez-vous ! Allons ! Le voici tout proche, celui qui me livre. » Jésus parlait encore, lorsque Judas, l’un des Douze, arriva, avec une grande foule armée d’épées et de bâtons, envoyée par les chefs des prêtres et les anciens du peuple. Le traître leur avait donné un signe : « Celui que j’embrasserai, c’est lui : arrêtez-le. » Aussitôt, s’approchant de Jésus, il lui dit : « Salut, Rabbi ! », et il l’embrassa. Jésus lui dit : « Mon ami, fais ta besogne. » Alors ils s’avancèrent, mirent la main sur Jésus et l’arrêtèrent. Un de ceux qui étaient avec Jésus, portant la main à son épée, la tira, frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l’oreille. Jésus lui dit : « Rentre ton épée, car tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée. Crois-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Père, qui mettrait aussitôt à ma disposition plus de douze légions d’anges ? Mais alors, comment s’accompliraient les Écritures ? D’après elles, c’est ainsi que tout doit se passer. » A ce moment-là, Jésus dit aux foules : « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus m’arrêter avec des épées et des bâtons ? Chaque jour, j’étais assis dans le Temple où j’enseignais, et vous ne m’avez pas arrêté. Mais tout cela est arrivé pour que s’accomplissent les écrits des prophètes. » Alors les disciples l’abandonnèrent tous et s’enfuirent. Ceux qui avaient arrêté Jésus l’amenèrent devant Caïphe, le grand prêtre, chez qui s’étaient réunis les scribes et les anciens. Quant à Pierre, il le suivait de loin, jusqu’au palais du grand prêtre ; il entra dans la cour et s’assit avec les serviteurs pour voir comment cela finirait. Les chefs des prêtres et tout le grand conseil cherchaient un faux témoignage contre Jésus pour le faire condamner à mort. Ils n’en trouvèrent pas ; pourtant beaucoup de faux témoins s’étaient présentés. Finalement il s’en présenta deux, qui déclarèrent : « Cet homme a dit : ’Je peux détruire le Temple de Dieu et, en trois jours, le rebâtir. ’ » Alors le grand prêtre se leva et lui dit : « Tu ne réponds rien à tous ces témoignages portés contre toi ? » Mais Jésus gardait le silence. Le grand prêtre lui dit : « Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si tu es le Messie, le Fils de Dieu. » Jésus lui répond : « C’est toi qui l’as dit ; mais en tout cas, je vous le déclare : désormais vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant et venir sur les nuées du ciel. » Alors le grand prêtre déchira ses vêtements, en disant : « Il a blasphémé ! Pourquoi nous faut-il encore des témoins ? Vous venez d’entendre le blasphème ! Quel est votre avis ? » Ils répondirent : « Il mérite la mort. » Alors ils lui crachèrent au visage et le rouèrent de coups ; d’autres le giflèrent en disant : « Fais-nous le prophète, Messie ! qui est-ce qui t’a frappé ? » Quant à Pierre, il était assis dehors dans la cour. Une servante s’approcha de lui : « Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen ! » Mais il nia devant tout le monde : « Je ne sais pas ce que tu veux dire. » Comme il se retirait vers le portail, une autre le vit et dit aux gens qui étaient là : « Celui-ci était avec Jésus de Nazareth. » De nouveau, Pierre le nia : « Je jure que je ne connais pas cet homme. » Peu après, ceux qui se tenaient là s’approchèrent de Pierre : « Sûrement, toi aussi, tu fais partie de ces gens-là ; d’ailleurs ton accent te trahit. » Alors, il se mit à protester violemment et à jurer : « Je ne connais pas cet homme. » Aussitôt un coq chanta. Et Pierre se rappela ce que Jésus lui avait dit : « Avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. » Il sortit et pleura amèrement. Le matin venu, tous les chefs des prêtres et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus pour le faire condamner à mort. Après l’avoir ligoté, ils l’emmenèrent pour le livrer à Pilate, le gouverneur. Alors Judas, le traître, fut pris de remords en le voyant condamné ; il rapporta les trente pièces d’argent aux chefs des prêtres et aux anciens. Il leur dit : « J’ai péché en livrant à la mort un innocent. » Ils répliquèrent : « Qu’est-ce que cela nous fait ? Cela te regarde ! » Jetant alors les pièces d’argent dans le Temple, il se retira et alla se pendre. Les chefs des prêtres ramassèrent l’argent et se dirent : « Il n’est pas permis de le verser dans le trésor, puisque c’est le prix du sang. » Après avoir tenu conseil, ils achetèrent avec cette somme le Champ-du-Potier pour y enterrer les étrangers. Voilà pourquoi ce champ a été appelé jusqu’à ce jour le Champ-du-Sang. Alors s’est accomplie la parole transmise par le prophète Jérémie : Ils prirent les trente pièces d’argent, le prix de celui qui fut mis à prix par les enfants d’Israël, et ils les donnèrent pour le champ du potier, comme le Seigneur me l’avait ordonné. On fit comparaître Jésus devant Pilate, le gouverneur, qui l’interrogea : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus déclara : « C’est toi qui le dis. » Mais, tandis que les chefs des prêtres et les anciens l’accusaient, il ne répondit rien. Alors Pilate lui dit : « Tu n’entends pas tous les témoignages portés contre toi ? » Mais Jésus ne lui répondit plus un mot, si bien que le gouverneur était très étonné. Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier, celui que la foule demandait. Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas. La foule s’étant donc rassemblée, Pilate leur dit : « Qui voulez-vous que je vous relâche : Barabbas ? ou Jésus qu’on appelle le Messie ? » Il savait en effet que c’était par jalousie qu’on l’avait livré. Tandis qu’il siégeait au tribunal, sa femme lui fit dire : « Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste, car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. » Les chefs des prêtres et les anciens poussèrent les foules à réclamer Barabbas et à faire périr Jésus. Le gouverneur reprit : « Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? » Ils répondirent : « Barabbas ! ». Il reprit : « Que ferai-je donc de Jésus, celui qu’on appelle le Messie ? » Ils répondirent tous : « Qu’on le crucifie ! » Il poursuivit : « Quel mal a-t-il donc fait ? » Ils criaient encore plus fort : « Qu’on le crucifie ! » Pilate vit que ses efforts ne servaient à rien, sinon à augmenter le désordre ; alors il prit de l’eau et se lava les mains devant la foule, en disant : « Je ne suis pas responsable du sang de cet homme : cela vous regarde ! » Tout le peuple répondit : « Son sang, qu’il soit sur nous et sur nos enfants ! » Il leur relâcha donc Barabbas ; quant à Jésus, il le fit flageller, et le leur livra pour qu’il soit crucifié. Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans le prétoire et rassemblèrent autour de lui toute la garde. Ils lui enlevèrent ses vêtements et le couvrirent d’un manteau rouge. Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne, et la posèrent sur sa tête ; ils lui mirent un roseau dans la main droite et, pour se moquer de lui, ils s’agenouillaient en lui disant : « Salut, roi des Juifs ! » Et, crachant sur lui, ils prirent le roseau, et ils le frappaient à la tête. Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau, lui remirent ses vêtements, et l’emmenèrent pour le crucifier. En sortant, ils trouvèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène, et ils le réquisitionnèrent pour porter la croix. Arrivés à l’endroit appelé Golgotha, c’est-à-dire : Lieu-du-Crâne, ou Calvaire, ils donnèrent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel ; il en goûta, mais ne voulut pas boire. Après l’avoir crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort ; et ils restaient là, assis, à le garder. Au-dessus de sa tête on inscrivit le motif de sa condamnation : « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. » En même temps, on crucifie avec lui deux bandits, l’un à droite et l’autre à gauche. Les passants l’injuriaient en hochant la tête : « Toi qui détruis le Temple et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu, et descends de la croix ! » De même, les chefs des prêtres se moquaient de lui avec les scribes et les anciens, en disant : « Il en a sauvé d’autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! C’est le roi d’Israël : qu’il descende maintenant de la croix et nous croirons en lui ! Il a mis sa confiance en Dieu ; que Dieu le délivre maintenant s’il l’aime ! Car il a dit : ’Je suis Fils de Dieu. ’ » Les bandits crucifiés avec lui l’insultaient de la même manière. A partir de midi, l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à trois heures. Vers trois heures, Jésus cria d’une voix forte : « Éli, Éli, lama sabactani ? », ce qui veut dire : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Quelques-uns de ceux qui étaient là disaient en l’entendant : « Le voilà qui appelle le prophète Élie ! » Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge qu’il trempa dans une boisson vinaigrée ; il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire. Les autres dirent : « Attends ! Nous verrons bien si Élie va venir le sauver. » Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l’esprit. Et voici que le rideau du Temple se déchira en deux, du haut en bas ; la terre trembla et les rochers se fendirent. Les tombeaux s’ouvrirent ; les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent, et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la ville sainte, et se montrèrent à un grand nombre de gens. A la vue du tremblement de terre et de tous ces événements, le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus, furent saisis d’une grande crainte et dirent : « Vraiment, celui-ci était le Fils de Dieu ! » Il y avait là plusieurs femmes qui regardaient à distance : elles avaient suivi Jésus depuis la Galilée pour le servir. Parmi elles se trouvaient Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée. Le soir venu, arriva un homme riche, originaire d’Arimathie, qui s’appelait Joseph, et qui était devenu lui aussi disciple de Jésus. Il alla trouver Pilate pour demander le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna de le lui remettre. Prenant le corps, Joseph l’enveloppa dans un linceul neuf, et le déposa dans le tombeau qu’il venait de se faire tailler dans le roc. Puis il roula une grande pierre à l’entrée du tombeau et s’en alla. Cependant Marie Madeleine et l’autre Marie étaient là, assises en face du tombeau. Quand la journée des préparatifs de la fête fut achevée, les chefs des prêtres et les pharisiens s’assemblèrent chez Pilate, en disant : « Seigneur, nous nous sommes rappelé que cet imposteur a dit, de son vivant : ’Trois jours après, je ressusciterai. ’Donne donc l’ordre que le tombeau soit étroitement surveillé jusqu’au troisième jour, de peur que ses disciples ne viennent voler le corps et ne disent au peuple : ’Il est ressuscité d’entre les morts. ’ Cette dernière imposture serait pire que la première. » Pilate leur déclara : « Je vous donne une garde ; allez, organisez la surveillance comme vous l’entendez. » Ils partirent donc et assurèrent la surveillance du tombeau en mettant les scellés sur la pierre et en y plaçant la garde.
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Points pour notre réflexion...

1. La recherche du bonheur.
Tout homme est passionnément épris de liberté, mais il y a une chose qu’il désire encore plus, et sans laquelle l’existence et même la liberté lui sont douloureuses : le bonheur. Un des plus grands paradoxes de la vie est que si l’homme cherche à être libre, il aspire en même temps à quelque chose qu’il peut adorer, quelque chose qui va solliciter sa volonté, tirer sur sa corde sensible, consommer toutes ses énergies, et commander ses affections. Il veut être libre de choisir entre différents types de bonheur, mais il ne veut pas être libéré du bonheur. Il est prêt même à se faire esclave du bonheur.


2. Deux manières.
Il y a deux manières de répondre à ce désir ardent de l’âme et à cette soif du cœur : l’une est la voie du monde, l’autre est la voie du Christ. Avant que nous nous adonnions aux plaisirs du monde, ils nous paraissent désirables et semblent être la garantie du bonheur. Mais dès qu’on les détient, ils sont décevants et parfois même dégoûtants. Le contraire est vrai pour les joies offertes par le Christ. Avant de les avoir, elles nous paraissent dures, peu attrayantes, voire repoussantes. Mais une fois que nous les possédons, elles nous comblent et répondent à tout ce que notre cœur ne pourrait jamais désirer.


3. Jésus Christ est la réponse.
Ce que le monde juge comme un succès est souvent, aux yeux de Dieu, échec et malheur. Ce que le monde juge comme un échec est en réalité la victoire. Rappelons-nous les paroles de saint Paul : ‘Car le langage de la croix est folie pour ceux qui vont vers leur perte, mais pour ceux qui vont vers leur salut, pour nous, il est puissance de Dieu.’ (1Co - 1 : 18) Cette réalité se joue cette semaine pendant la Passion de Notre Seigneur. Jésus est le bonheur que nous recherchons répond à tous nos désirs. Son chemin est le chemin de la croix, et donc, comme ses disciples, nous devons suivre ce même chemin. Jésus nous assure que les pauvres ne sont pas toujours des pauvres, le crucifié ne sera pas toujours sur une croix. Le Seigneur promet que les pauvres seront riches ; les humbles seront élevés, ceux qui sèment dans les larmes moissonneront dans la joie, ceux qui pleurent seront consolés, et ceux qui souffrent avec le Christ, régneront avec lui.
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Prions les uns pour les autres...
Prions pour la paix dans le monde...
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Diacre
au coeur de notre monde
Le diaconat, une chance pour l'Église.
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Bonne journée et bonne Semaine Sainte!
Jean-Yves
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Photo:
Cathédrale de Sainte-Anne.
(Vue de la Montagne du Collège.)
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vendredi 15 avril 2011

- Témoins à la suite du Christ... (Billet de Mgr Moreau).

Billet de Mgr Yvon Joseph Moreau
paru dans le bulletin diocésain L'INTERCOMMUNICATION d'avril 2011
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UNE CHAÎNE DE TÉMOINS…



Croirions-nous au Christ ressuscité, s’il n’y avait pas eu avant nous, des témoins qui avaient écrit sur lui et nous avaient laissé son évangile? Croirions-nous au Christ ressuscité, si nous n’avions pas entendu des témoins nous parler de lui?...


Croirions-nous encore au Christ ressuscité, si nous n’avions pas vu de nos yeux des témoins vivant de lui? Si
nous n’avions pas vu des témoins agir comme lui et aimer comme lui, posant les gestes qu’il avait dit de faire
en mémoire de lui, en chaque eucharistie?...


Croirions-nous encore au Christ ressuscité, si nous ne l’avions pas entendu, lui, avec les oreilles de la foi, et si notre coeur n’était pas devenu tout brûlant alors que nous l’écoutions? Si nous ne l’avions pas vu, lui, avec les yeux de la foi, et si nous n’avions pas reconnu son visage dans nos soeurs et dans nos frères?... Oui, croirions nous encore en lui si nous n’avions pas éprouvé nous-mêmes, dans notre coeur, dans notre esprit ou dans notre corps, la puissance de sa résurrection toujours à l’oeuvre?...


La résurrection du Christ, ce n’est pas une hypothèse, si belle et si comblante soit-elle, et pas davantage une
théorie, si rigoureuse et si documentée soit-elle. La résurrection, c’est une certitude qui nous vient d’une
personne vivante: le Christ, fils de Dieu, mort et ressuscité pour notre salut. La résurrection, c’est une réalité
que peut accueillir celui ou celle qui aime Dieu, car celui ou celle qui aime Dieu – et qui se sait aimé(e) de lui - comprend plus vite, comme nous le fait voir l’évangile dans la personne du disciple que Jésus aimait: Il vit et il crut (Jn 20, 9)… Car celui ou celle qui aime et qui se sait aimé(e) parvient même à voir des réalités que celui ou celle qui n’aime pas, ou qui ne se sait pas aimé(e), ne pourra pas voir!


Plus que jamais, évitons de briser cette belle et longue chaîne de témoins qui, depuis le premier matin de
Pâques, nous ont transmis la foi au Christ ressuscité… Certes, avec notre fragilité et notre poids de péché, nous ne pouvons pas être des témoins de perfection, mais soyons des témoins de conversion… Que notre vie indique une direction: Cherchez les réalités d’en haut, nous dit saint Paul (Col 3, 1). Soyons des hommes et des femmes que la foi en Jésus Christ a remis debout et ne cesse de relever chaque jour… Soyons des hommes et des femmes qui recommencent à sa suite, chaque matin, et qui sont heureux de témoigner de lui…


À la suite de Marie Madeleine et des premiers disciples, contribuons aujourd’hui à former cette chaîne de
témoins… Tant de personnes découragées et désorientées cherchent un sens à leur vie!... Tant de jeunes
surtout crient leur soif de vie, leur soif d’amour et de beauté, même à travers des comportements violents et
destructeurs… Tant de personnes cherchent le visage du Ressuscité!...


† Yvon Joseph Moreau
Évêque de Sainte-Anne-de-la-Pocatière
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- Carême 2011 - Les oeuvres de Dieu...

Bonjour!




Photo:
Garrots d'Islande - Fournie par Anne-Marie et André Lavoie - Saint-Pacôme - Merci!
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Voici la Bonne Nouvelle d'aujourd'hui...

Croire aux œuvres



(Jean 10,31-42) + Les Juifs allèrent de nouveau chercher des pierres pour lapider Jésus. Celui-ci prit la parole : « J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes de la part du Père. Pour laquelle voulez-vous me lapider ? » Les Juifs lui répondirent : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulions te lapider, c’est parce que tu blasphèmes : tu n’es qu’un homme, et tu prétends être Dieu. » Jésus leur répliqua : « Il est écrit dans votre Loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux. Donc, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, la Loi les appelle des dieux ; et l’Écriture ne peut pas être abolie. Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : ‘Tu blasphèmes’, parce que j’ai dit : Je suis le Fils de Dieu. Si je n’accomplis pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les accomplis, quand bien même vous refuseriez de me croire, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. » Les Juifs cherchaient de nouveau à l’arrêter, mais il leur échappa. Il repartit pour la Transjordanie, à l’endroit où Jean avait commencé à baptiser. Et il y demeura. Beaucoup vinrent à lui en déclarant : « Jean n’a pas accompli de signe ; mais tout ce qu’il a dit au sujet de celui-ci était vrai. » Et à cet endroit beaucoup crurent en lui.
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Pour aider notre réflexion...


- Les Juifs incroyants accusent Jésus de blasphème en disant, « Tu n’es qu’un homme et tu prétends être Dieu. » Tragiquement, les êtres humains que Jésus a créés par amour, commencent à ramasser des pierres pour le détruire. Il leur offre l’évidence de ses œuvres, qui n’ont pu être accomplies que par le pouvoir de Dieu. Mais les incroyants ont choisi d’ignorer le témoignage de ses miracles. En tant qu’êtres humains nous avons la liberté de voir la vérité et d’en vivre ou de rester aveugles...

- Les œuvres de Jésus montrent clairement sa puissance divine. Quand Jésus changea l’eau en vin à Cana, ses disciples se mirent à croire en lui. Quand il guérit les lépreux, leur chair pourrie devint saine immédiatement. Il libéra de nombreuses personnes de la possession des démons. A cause de ces signes et de ces merveilles les gens le suivaient en quantité toujours plus nombreuse. Jésus guérit l’aveugle-né, miracle inconnu jusqu’alors. Il ressuscita Lazare qui avait été quatre jours dans le tombeau. Il n’est pas étonnant que Jésus ait dit à ses ennemis, « si vous ne voulez pas croire en moi, croyez les œuvres. » Qu’en est-il de mes œuvres à moi ?

(Je laisse cette dernière partie de la réflexion en disant cette précision: Jean a écrit son évangile - le quatrième évangéliste -  60 ans après la mort de Jésus... Alors il a eu le temps d'y réfléchir et de bien méditer... et aussi d'être inspiré... Cet Évangile est difficile...) 

- Comme Dieu est bon de nous laisser le connaître en sa Sainte Trinité. « Le Père et moi, nous sommes un » (Jn 10,30) nous dit Jésus. « Le Père est en moi et je suis dans le Père » (Jn 10,38). Dans la Trinité les Personnes sont distinctes, mais les trois Personnes partagent la même nature divine. Quelle générosité de la part de Dieu que la Seconde Personne de la Trinité devienne homme afin que nous puissions le voir, l’entendre, être témoin de ses miracles et recevoir ses sacrements. Le plus nous sommes unis au Christ, plus il nous conduit à connaître et aimer le Père des Cieux...  (catholique.org)
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Pour les personnes qui veulent aller plus loin...

Commentaire: Abbé Carles ELÍAS i Cao (Barcelona, Espagne)
(Médions l'évangile d'aujourd'hui...)


J'ai multiplié sous vos yeux les oeuvres bonnes de la part du Père. Pour laquelle voulez-vous me lapider?


Aujourd'hui alors qu'il ne nous reste qu'une semaine pour commémorer la mort du Seigneur, l'Evangile nous présente les motifs de sa condamnation. Jésus essaie de montrer la vérité, mais les juifs le tiennent pour un blasphémateur et le condamnent à être lapidé. Jésus leur parle des œuvres qu'Il a accomplies, actes de Dieu qui l'accréditent, Il leur explique pourquoi Il se nomme “Fils de Dieu”… Néanmoins ces sujets sont difficiles à comprendre par ses adversaires: “être dans la vérité”; “entendre sa voix”..., Il leur parlait de son cheminement ainsi que de l'engagement de sa personne, faits qui font que Jésus soit connu et aimé —«Maître où habites-tu?» (Jn 1,38), lui demandèrent les disciples au début de son ministère. Mais tout est en vain: ce que Jésus essaie de leur dire est d'une telle ampleur qu'ils n'arrivent pas à le saisir, les seuls à comprendre le sens de ses mots sont les simples et les petits, car le Royaume des cieux est caché aux grands et savants.

Jésus se bat pour présenter des arguments qu'ils puissent accepter, mais Il essaie en vain. Au fond, Il mourra pour avoir dit la vérité sur lui-même, pour être fidèle à sa personne, à son identité et à sa mission. En tant que prophète, Il lancera un appel à la conversion et cet appel sera rejeté, Il est le nouveau visage de Dieu et on Lui crachera dessus, Il fonde une nouvelle fraternité et Il sera abandonné.

A nouveau la Croix du Seigneur s'élève de toutes ses force, comme un vrai étendard, comme la seule raison indiscutable: «Oh admirable vertu de la Croix! Oh ineffable gloire du Père! En elle nous pouvons contempler le tribunal du Seigneur, le jugement du monde et pouvoir du Crucifié. Oh oui Seigneur! Tu as attiré à toi toutes les choses, lorsque t'as tendu tes mains vers le peuple incrédule et rebelle, l'univers entier a compris qu'il devait rendre hommage à ta majesté!» (Saint Léon le Grand). Jésus doit fuir de l'autre coté du Jourdan et ceux qui croient vraiment en Lui le rejoignent prêts à le suivre et à l'écouter.

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Prions...

- Pour la paix dans le monde...
- Pour que la paix s'installe en Libye, en Côte d'Ivoire, en Égypte...
- Pour les oeuvres de dieu dans l'Église...
- Pour ceux et celles qui ont à communiquer la Parole de Dieu...
- Pour les malades...
- Pour voyageurs...
- Pour ceux qui vont mourir aujourd'hui...
- Prions les une pour les autres...
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"Toute action en faveur du développement, voire tout combat contre l'injustice,
est un acte profondément religieux."
(Jacques Lison)
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Photo:
Ces fleurs proviennent des jardins de Bernadette et François - France -  Merci!
(Il m'a fait parvenir cette photo ce matin!)
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"Si u vas au bout du monde, tu trouves la place de Dieu;
si tu vas au fond de toi-même, tu trouves Dieu lui-même."
(Madeleine Delbrêl)
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Diacre
au coeur de notre monde.
Le diaconat, une chance pour l'Église...
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Bonne journée!
Fraternellement!
Jean-Yves
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De l'été dernier...
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jeudi 14 avril 2011

Côte d'Ivoire... sensibilisation à la situation...

Côte d’Ivoire : Une situation humanitaire préoccupante

« Manos Unidas » et Fides tirent le signal d’alarme

Note: je tire cet extrait de ZENIT de ce jour pour apporter une sensibilisation à la situation préoccupante dans ce pays d'Afrique qui aspire à la paix et à la démocratie...

ROME, Jeudi 14 avril 2011 (ZENIT.org) - En Côte d'Ivoire, les gens ont besoin d'aide et il n'est pas possible de ne pas intervenir, car près de 30.000 personnes évacuées ont été accueillies dans une paroisse salésienne de Duekoue : « Manos Unidas » et l'agence vaticane Fides tirent le signal d'alarme.


Les Salésiens de Duekoue lancent un appel en faveur de ces personnes dans une note diffusée par l'association catholique espagnole « Manos Unidas ». Le Père Vicente, salésien espagnol de Don Bosco, se trouvant dans le pays depuis de nombreuses années avec huit autres salésiens, a accueilli jusqu'ici 20 à 25.000 personnes dans la paroisse, personnes qui vivent dans des conditions indescriptibles.


L'assaut à la ville du 30 mars dernier de la part des rebelles qui soutiennent le président élu Alassane Ouattara, a provoqué un nombre de déplacés tellement élevé qu'il a dépassé les capacités de la Paroisse en termes d'assistance. « Les premiers jours - indique le Père Vicente - nous avons pu faire quelque chose seulement pour les enfants. Nous leur avons donnés des barrettes énergétiques pour les faire manger attendu qu'il n'y avait rien d'autre. Pendant quatre-cinq jours, nous sommes restés sans eau et sans nourriture avec des milliers de personnes privées de moyens de subsistance ».


Maintenant, la situation s'est normalisée : l'eau arrive 6 heures par jour (trois le matin et trois le soir) et un certain nombre d'agences humanitaires distribuent de la nourriture. Un nouveau centre d'accueil est nécessaire parce que les gens ne peuvent continuer à vivre dans ces conditions » indique le salésien, adressant son appel aux organismes humanitaires, à l'ACNUR et à l'Organisation internationale pour les Migrants.


« Les latrines débordent - continue le Père Vicente - et les conditions hygiéniques et sanitaires sont dramatiques. Il existe par ailleurs le risque de choléra. Le plus important est que ces personnes rentrent chez elles, dans leurs villages mais cette zone du pays a été gravement touchée par les conflits armés et les gens ont peur. Le missionnaire dément les nouvelles publiées récemment sur Internet et diffusées par certains media concernant des meurtres de chrétiens.


« Il y a bien eu des morts, non pas pour des motifs religieux mais en lien avec la haine ethnique, politique ou économique. La religion est totalement étrangère à cela, a-t-il ajouté. Maintenant, il est pour nous fondamental d'aider ces milliers de personnes en particulier les enfants orphelins et les personnes âgées ».
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Merci d'avoir lu...   /  Jean-Yves
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mercredi 13 avril 2011

- La liberté intérieure, où la trouver?... - Diaconat permanent... encore à découvrir... (1)

Bonjour!


Voici la Bonne Nouvelle de ce jour...

La vérité vous rendra libre



(Jean 8,31-42) + Jésus disait à ces Juifs qui maintenant croyaient en lui : « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. » Ils lui répliquèrent : « Nous sommes les descendants d’Abraham, et nous n’avons jamais été les esclaves de personne. Comment peux-tu dire : ’Vous deviendrez libres’ ? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : tout homme qui commet le péché est esclave du péché. L’esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ; le fils, lui, y demeure pour toujours. Donc, si c’est le Fils qui vous rend libres, vous serez vraiment libres. Je sais bien que vous êtes les descendants d’Abraham, et pourtant vous cherchez à me faire mourir, parce que ma parole n’a pas de prise sur vous. Je dis ce que moi, j’ai vu auprès de mon Père, et vous, vous faites aussi ce que vous avez entendu chez votre père. » Ils lui répliquèrent : « Notre père, c’est Abraham. » Jésus leur dit : « Si vous êtes les enfants d’Abraham, vous devriez agir comme Abraham. Et en fait vous cherchez à me faire mourir, moi qui vous ai dit la vérité que j’ai entendue de Dieu. Abraham n’a pas agi ainsi. Mais vous, vous agissez comme votre père. » Ils lui dirent : « Nous ne sommes pas des enfants illégitimes ! Nous n’avons qu’un seul Père, qui est Dieu. » Jésus leur dit : « Si Dieu était votre Père, vous m’aimeriez, car moi, c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens. Je ne suis pas venu de moi-même ; c’est lui qui m’a envoyé. »
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Pour notre réflexion...

’Je dis ce que moi, j’ai vu auprès de mon Père.’ Jésus vient en témoin qui a vu le Père et qui sait comment nous devons aussi vivre pour atteindre le ciel... Le message de Jésus est un défi envers l’humilité et la renonciation à soi. C’est la raison pour laquelle les Juifs essayent de le tuer. Est-ce que moi aussi j’essaye de faire taire sa voix dans mon cœur quand sa parole me dérange?...

 ’Tous ceux qui commettent le péché en sont les esclaves. ’ Aux temps de Jésus, les esclaves faisaient partie de la vie de tous les jours. Dans les oreilles de ceux qui l’écoutaient, les paroles de Jésus devaient faire naître de vives images... Utilisons notre imagination pour comprendre cette puissante analogie. (Imaginons ce que ça pouvait être...) Le péché nous ligote plus fermement que les chaînes et les fers le font. Un homme puissant peut couper des chaînes en acier ; mais seul le pouvoir infini de Dieu peut rompre les chaînes du péché. Qui donc, s’il est sain d’esprit, voudrait être attaché et mis en esclavage alors il pourrait être libre ? Qui choisirait le péché au lieu de choisir la vertu ? (Mais ce n'est pas toujours facile, j'en conviens...).

 ’La vérité vous rendra libres. ’ De bien des façons, nous sommes encore les esclaves du péché. Mais il n’y a jamais de bonnes raisons de se laisser aller au désespoir... Bien que nous soyons captifs de notre condition humaine de pécheur, nous avons à notre portée la clef... Cette clef est la vérité. La vérité est le Christ, qui nous montre la voie vers la Vie... En marchant dans ses pas et en vivant selon son enseignement, nous atteindrons la perfection et la liberté.
Ai-je sérieusement cherché à éduquer ma conscience en étudiant les enseignements de ma foi, de façon   1) à reconnaître la vérité quand je la vois et
                      2) à rejeter le péché ?                                (catholique.org)
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Si vous avez le temps...

"La petite Thérèse (Thérèse de l'Enfant-Jésus) se réjouissait d'avoir été une grande pécheresse. Non pas qu'elle fût heureuse de ses péchés, mais elle avait compris que plus une âme se sait pauvre et faible, plus elle attire la miséricorde de Dieu. Jésus ne dit-il pas qu'il y a plus de joie au ciel pour un pécheur qui se convertit que pour cent justes. (...)

Lorsque nous tombons, recentrons notre regard sur Dieu et ne nous laissons pas aller à un retour sur nous-mêmes qui serait mortel. Craindre le pardon, c'est s'empêcher d'accueillir la miséricorde de Dieu, ce qui est pire que les fautes elles-mêmes.

La sainteté, ce n'est pas se chercher soi-même ni rechercher son propre salut. C'est rechercher tout ce qui nous permet de vivre une charité parfaite. La petite Thérèse le disait: "La seule chose qui importe, c'est l'amour." (Carnet du carême de Vie liturgique)

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Prions...

- Prions pour que la paix s'installe en Côte d'Ivoire...
- Prions pour les jeunes familles...
- Prions pour les personnes esclaves de l'alcool, de la drogue et du sexe...
- Prions pour les personnes qui vont mourir aujourd'hui...
- Prions pour nos parents et amis...
- Prions pour les voyageurs...
- Prions pour nos soldats canadiens en Afghanistan...
- Prions les uns pour les autres...
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Diacre
au coeur de notre monde
Le Diaconat: une chance pour l'Église.
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Le diaconat permanent... encore à découvrir... (1)

Note: J'utiliserai un texte paru dans "L'Église de Baie-Comeau" (Mars-Avril 2011) pour tirer quelques traits sur le diaconat permanent... Monsieur Gaétan Gauthier, ordonné en septembre 2010 a répondu à quelques questions dans lesquelles je puiserai.... 

Pour vous, qu'est-ce qu'un diacre permanent?
Le diacre permanent est un homme marié ou célibataire qui s'engage d'une manière particulière au service de l'évangile à l'intérieur de l'Église. C'est un homme de service qui est inséré dans la société.  Le diacre permanent (...) est un ministre ordonné (par l'évêque de son diocèse) appelé à vivre les trois dimensions du diaconat:
- Le service de la charité: le mot diacre signifie serviteur. Le diacre est une personne qui, à l'exemple du Christ, le véritable et premier serviteur, se met en permanence au service des autres, spécialement des plus pauvres;
- Le service de la Parole: proclamer l'Évangile, faire des homélies, enseigner...;
- Le service de la liturgie: servir à l'autel, administrer certains sacrements dont le baptême et le mariage.

Le prêtre est le chef de la communauté chrétienne; il la rassemble,. préside l'eucharistie... Le diacre est au service de la communauté. Il n'est pas là pour suppléer au manque de prêtres, mais pour les seconder.

Le premier engagement du diacre est sa famille, puis sa profession et ensuite le diaconat. 
(À suivre...)

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Bonne journée!
Fraternellement!
Jean-Yves

Permettez-moi de saluer une jeune famille de Berthier-sur-Mer que nous avons rencontrée lors de notre sortie à la cabane à sucre (Érablière Bois-Joli) avec les diacres du diocèse lundi dernier.
(Un pilote d'hélicoptère et une infirmière avec une adorable petite fille de 1 an...)
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mardi 12 avril 2011

- Jésus, chemin, vérité et vie...

Bonjour!


Photo:
Un soir au bord du fleuve... - Jean-Yves
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Voici la Parole de Dieu de la messe d'aujourd'hui...

Mardi de la 5e semaine du Temps du Carême


(Jean 8,21-30) +  Jésus leur dit encore: «Je m'en vais; vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché. Là où moi je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller». Les Juifs disaient: «Veut-il donc se suicider, puisqu'il dit: ‘Là où moi je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller’?». Il leur répondit: «Vous, vous êtes d'en bas; moi, je suis d'en haut. Vous êtes de ce monde; moi, je ne suis pas de ce monde. C'est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés. Si, en effet, vous ne croyez pas que moi, je suis, vous mourrez dans vos péchés». Ils lui demandaient: «Qui es-tu donc?». Jésus leur répondit: «Je n'ai pas cessé de vous le dire. J'ai beaucoup à dire sur vous, et beaucoup à condamner. D'ailleurs celui qui m'a envoyé dit la vérité, et c'est de lui que j'ai entendu ce que je dis pour le monde». Ils ne comprirent pas qu'il leur parlait du Père. Jésus leur déclara: «Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous comprendrez que moi, je suis, et que je ne fais rien par moi-même, mais tout ce que je dis, c'est le Père qui me l'a enseigné. Celui qui m'a envoyé est avec moi; il ne m'a pas laissé seul parce que je fais toujours ce qui lui plaît». Sur ces paroles de Jésus, beaucoup crurent en lui.
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Pour aider notre réflexion...


«Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme...». En effet, le Christ Crucifié —le Christ “élevé”!— c'est le signe grand et définitif de l'amour du Père pour les humains. Ses bras ouverts entre le ciel et la terre, tracent le signe indélébile de son amitié avec nous, les hommes. En le voyant, ainsi, élevé devant notre regard pécheur, nous comprendrons que Lui, il est (cf. Jn 8,28). Et alors, comme ces juifs qui l'écoutaient, nous aussi croirons en Lui. (...)


Que notre regard vers la Croix, regard détendu et contemplatif, soit une question adressée au Crucifié. Sans bruit de paroles, nous pouvons lui demander: «Qui es-tu donc?» (Jn 8,25). Il nous répondra «Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie» (Jn 14,6), la Vigne, sans laquelle, nous, pauvres sarments, ne pouvons donner de fruits, car Lui seul a les paroles de vie éternelle. Si nous ne croyons pas que Lui, il est, nous mourrons dans nos péchés. Mais nous vivrons, et vivrons déjà sur cette terre la vie du ciel, si nous apprenons de Lui la joyeuse certitude que le Père est parmi nous, et qu'Il ne nous abandonne pas...
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Prions...

- Prions pour la paix en Côte d'Ivoire...
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Diacre
une chance pour l'Église, aujourd'hui et demain...
Diacre
au coeur de notre monde.
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Bonne journée!
Jean-Yves
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lundi 11 avril 2011

- Jésus ne la condamne pas... - Toi qui nous aimes...

Bonjour!


Photo:
Le fleuve vu de La Pocatière la semaine dernière - Jean-Yves
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Prions...

- Prions pour la paix en  Côte d'Ivoire.
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Voici la Bonne Nouvelle pour aujourd'hui...



(Jean 8,1-11) + Jésus s'était rendu au mont des Oliviers; de bon matin, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à Lui, il s'assit et se mit à enseigner. Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu'on avait surprise en train de commettre l'adultère. Ils la font avancer, et disent à Jésus: «Maître, cette femme a été prise en flagrant délit d'adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, qu'en dis-tu?». Ils parlaient ainsi pour le mettre à l'épreuve, afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus s'était baissé et, du doigt, il traçait des traits sur le sol. Comme on persistait à l'interroger, Il se redressa et leur dit: «Celui d'entre vous qui est sans péché, qu'il soit le premier à lui jeter la pierre». Et Il se baissa de nouveau pour tracer des traits sur le sol. Quant à eux, sur cette réponse, ils s'en allaient l'un après l'autre, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme en face de lui. Il se redressa et Lui demanda: «Femme, où sont-il donc? Alors, personne ne t'a condamnée?». Elle répondit: «Personne, Seigneur». Et Jésus lui dit: «Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus».
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POUR NOTRE RÉFLEXION...

"Moi non plus, je ne te condamne pas."

Dans la lecture de l'évangile de ce jour, on tend un piège à Jésus en lui demandant de se prononcer sur le sort d'une femme prise en flagrant délit d'adultère. S'il veut se montrer fidèle à la Loi, il doit dire qu'elle mérite la mort... Mais il irait ainsi à l'encontre de la miséricorde et de la compassion qui sont au coeur même de son enseignement. Que faire alors? Jésus ne contredit pas la loi de Moïse, mais il renvoie chacun à sa propre conscience: "Celui d'entre vous qui est sans péché, qu'il soit le premier à lui jeter la pierre." Il est facile de s'appuyer sur les lois et les règlements pour décréter ce qui est bien ou mal. Nous pouvons alors facilement nous dégager de nos propres responsabilités. Pourtant, le péché, quel qu'il soit, habite le coeur de tout être humain... Seul Jésus aurait pu lancer la première pierre... Il en l'a pas fait. Et nous, comment nous situons-nous par rapport à nos soeurs et frères et à nos propres fautes?...       (Dans Vie Liturgique de ce jour).

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Commentaire: Abbé Jordi PASCUAL i Bancells (Salt, Girona, Espagne)


Va, et désormais ne pèche plus

Aujourd'hui, nous contemplons dans l'Évangile le visage miséricordieux de Jésus. Dieu est Amour, Amour qui pardonne, Amour qui souffre pour nos faiblesses, Amour qui sauve. Les docteurs de la Loi de Moïse et les pharisiens «lui amènent une femme qu'on avait surprise en train de commettre l'adultère»  et ils demandent au Seigneur: «Et toi, qu'en dis-tu?». Ce qu'ils veulent, ce n'est pas tant suivre l'enseignement de Jésus que de pouvoir l'accuser d'aller contre la Loi de Moïse. Mais le Maître en profite pour manifester qu'Il est venu chercher les pécheurs, relever ceux qui sont tombés, les appeler à la conversion et à la pénitence. C'est là, pour nous, le message du Carême, puisque nous sommes tous pécheurs et avons tous besoin de la grâce salvifique de Dieu.


L'on dit que de nos jours le sens du péché s'est perdu. Beaucoup ne savent plus ce qui est bien ou mal, ni pourquoi. Cela revient à dire —de manière positive— qu'on a perdu le sens de l'Amour a Dieu: de l'Amour de Dieu pour nous, et —de notre part— de la correspondance que cet Amour requiert. Celui qui aime n'offense pas. Celui qui se sait aimé et pardonné rend amour pour Amour: «L'on demanda à l'Ami quelle est la source de l'amour. Il répondit: celle où l'Aimé nous a lavé de nos fautes» (Raymond Llull).


C'est pourquoi le sens de la conversion et de la pénitence propres au Carême est de nous placer devant Dieu, de regarder dans les yeux le Seigneur sur la Croix, d'accourir pour Lui manifester personnellement nos péchés dans le sacrement de la Pénitence. Et Jésus nous dira, comme à la femme de l'Évangile: «Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus». Dieu pardonne, et cela suppose pour nous une exigence, un engagement: Ne pèches plus!.
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Si vous avez le temps...

Toi qui nous aimes

Dieu n’est pas le créateur d’une humanité qu’Il se chargerait de mettre en mouvement et qu’il abandonnerait à son sort. Dieu non seulement nous crée, mais Il nous crée à son image et par amour gratuit. Il aime à tel point l’humanité qu’Il a choisi de s’unir à elle en devenant homme par Son Fils Jésus-Christ. Et cet amour est assuré sans limites dans le temps. Comme Dieu Lui-même, cet amour est éternel, il est de toujours à toujours. Cet amour est parfait.

Dieu nous aime totalement d’un amour qui, contrairement au nôtre, n’est pas corrompu par le péché et notre humaine faiblesse. Cet amour est sans exclusive. Dieu aime tous ses enfants, des plus puissants aux plus pauvres, du « premier de la classe » au pire criminel croupissant en prison. Cet amour est personnel. Il est unique pour chacun d’entre nous.

Voyez, le matin de la résurrection, Jésus apparaît à Marie-Madeleine près de son tombeau. Elle ne le reconnaît pas immédiatement. C’est au moment où Jésus l’appelle par son prénom, Marie, qu’elle se retourne et reconnaît le Seigneur. Dieu est fidèle. Jamais il ne retire son amour et rien ni personne ne saurait nous enlever cet amour. Ni mon péché ni ma misère ne peuvent faire que Dieu revienne sur l’amour qu’Il me porte. Je peux me détourner de cet amour, je peux ne pas être disposé à le recevoir, mais cela n’anéantit pas l’amour qu’a Dieu pour moi.
(Frère Thomas-Marie Gillet - Lille - retraite sur la Ville)
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"Tout est grâce, même les plus petites choses



sont une occasion de choisir Dieu,
de penser à lui, de lui offrit ce que  nous vivons,
de faire un pas de plus sur la route du bien et de la vie."
(Benoît Lacroix)
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Diacre
au coeur de notre monde.
Le Diaconat, une chance pour l'Église.
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Bonne journée!
Jean-Yves

dimanche 10 avril 2011

- "Crois-tu cela?"...

Bonjour!


Photo:
Depuis quelques jours, les voilà de retour...
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Voici la Bonne Nouvelle pour aujourd'hui...

5e Dimanche du Carême...



(Jean 11,1-45): + Un homme était tombé malade. C'était Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de sa soeur Marthe. (Marie est celle qui versa du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. Lazare, le malade, était son frère.)

Donc, les deux soeurs envoyèrent dire à Jésus: «Seigneur, celui que tu aimes est malade». En apprenant cela, Jésus dit: «Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié». Jésus aimait Marthe et sa soeur, ainsi que Lazare.

Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura pourtant deux jours à l'endroit où il se trouvait; alors seulement il dit aux disciples: «Revenons en Judée». Les disciples lui dirent: «Rabbi, tout récemment, les Juifs cherchaient à te lapider, et tu retournes là-bas?». Jésus répondit: «Ne fait-il pas jour pendant douze heures? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu'il voit la lumière de ce monde; mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n'est pas en lui». Après ces paroles, il ajouta: «Lazare, notre ami, s'est endormi; mais je m'en vais le tirer de ce sommeil». Les disciples lui dirent alors: «Seigneur, s'il s'est endormi, il sera sauvé». Car ils pensaient que Jésus voulait parler du sommeil, tandis qu'il parlait de la mort. Alors il leur dit clairement: «Lazare est mort, et je me réjouis de n'avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Mais allons auprès de lui!». Thomas (dont le nom signifie: Jumeau) dit aux autres disciples: «Allons-y nous aussi, pour mourir avec lui!».

Quand Jésus arriva, il trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. Comme Béthanie était tout près de Jérusalem -à une demi-heure de marche environ- beaucoup de Juifs étaient venus manifester leur sympathie à Marthe et à Marie, dans leur deuil. Lorsque Marthe apprit l'arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait à la maison. Marthe dit à Jésus: «Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. Mais je sais que, maintenant encore, Dieu t'accordera tout ce que tu lui demanderas». Jésus lui dit: «Ton frère ressuscitera». Marthe reprit: «Je sais qu'il ressuscitera au dernier jour, à la résurrection». Jésus lui dit: «Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra; et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela?». Elle répondit: «Oui, Seigneur, tu es le Messie, je le crois; tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde».

Ayant dit cela, elle s'en alla appeler sa soeur Marie, et lui dit tout bas: «Le Maître est là, il t'appelle». Marie, dès qu'elle l'entendit, se leva aussitôt et partit rejoindre Jésus. Il n'était pas encore entré dans le village; il se trouvait toujours à l'endroit où Marthe l'avait rencontré. Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie, et lui manifestaient leur sympathie, quand ils la virent se lever et sortir si vite, la suivirent, pensant qu'elle allait au tombeau pour y pleurer. Elle arriva à l'endroit où se trouvait Jésus; dès qu'elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit: «Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort». Quand il vit qu'elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus fut bouleversé d'une émotion profonde. Il demanda: «Où l'avez-vous déposé?». Ils lui répondirent: «Viens voir, Seigneur». Alors Jésus pleura. Les Juifs se dirent: «Voyez comme il l'aimait!». Mais certains d'entre eux disaient: «Lui qui a ouvert les yeux de l'aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir?».

Jésus, repris par l'émotion, arriva au tombeau. C'était une grotte fermée par une pierre. Jésus dit: «Enlevez la pierre». Marthe, la soeur du mort, lui dit: «Mais, Seigneur, il sent déjà; voilà quatre jours qu'il est là». Alors Jésus dit à Marthe: «Ne te l'ai-je pas dit? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu». On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit: «Père, je te rends grâce parce que tu m'as exaucé. Je savais bien, moi, que tu m'exauces toujours; mais si j'ai parlé, c'est pour cette foule qui est autour de moi, afin qu'ils croient que tu m'as envoyé». Après cela, il cria d'une voix forte: «Lazare, viens dehors!». Et le mort sortit, les pieds et les mains attachées, le visage enveloppé d'un suaire. Jésus leur dit: «Déliez-le, et laissez-le aller». Les nombreux Juifs, qui étaient venus entourer Marie et avaient donc vu ce que faisait Jésus, crurent en lui.
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La résurrection de Lazare indique un amour qui s'intéresse aux humains
et qui éclatera de façon définitive dans la résurrection du Christ
et dans notre propre résurrection.

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Le diaconat,
une chance pour l'Église.
Diacre
au coeur de notre monde.
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Photo:
À Saint-roch-des-Aulnaies, près de l'église...
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Vendredi-Saint à 19 h 30
À Saint-Roch-des-Aulnaies
"Oh! ce regard... du coeur"
Un bon groupe d'acteurs, une chorale,
madame Peggy Bélanger de réputation internationale
 et toute la technique...
Pour les derniers moments de la vie de Jésus
 entrelassés des moments de la vie actuelle...
C'est un rendez-vous
 que nous donne Louise Leblanc,
agente de pasto.
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Bon dimanche!
Jean-Yves

Notre blog...

Nous avons atteint 26,500 pages ouvertes... Merci!
(Depuis le 11 mars 2009)
Merci d'être au rendez-vous de la Parole,
de la prière et de la vie intérieure, celle qui nous fait vivre!
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samedi 9 avril 2011

- Le langage de la charité et de l'amour...

B o n j o u r !


Photo: Un p'tit parfum de printemps...
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Voici la Bonne Nouvelle d'aujourd'hui...



(Jean 7,40-53) +  Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient: «C'est vraiment lui, le grand Prophète!». D'autres disaient: «C'est lui le Messie!». Mais d'autres encore demandaient: «Est-ce que le Messie peut venir de Galilée? L'Écriture dit pourtant qu'il doit venir de la descendance de David et de Bethléem, le village où habitait David!».
C'est ainsi que la foule se divisa à son sujet. Quelques-uns d'entre eux voulaient l'arrêter, mais personne ne mit la main sur lui. Voyant revenir les gardes qu'ils avaient envoyés arrêter Jésus, les chefs des prêtres et les pharisiens leur demandèrent: «Pourquoi ne l'avez-vous pas ramené?». Les gardes répondirent: «Jamais un homme n'a parlé comme cet homme!». Les pharisiens leur répliquèrent: «Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer? Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui? Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits!». Parmi les pharisiens, il y avait Nicodème, qui était allé précédemment trouver Jésus; il leur dit: «Est-ce que notre Loi permet de condamner un homme sans l'entendre d'abord pour savoir ce qu'il a fait?». Ils lui répondirent: «Alors, toi aussi, tu es de Galilée? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée!». Puis ils rentrèrent chacun chez soi.
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Pour aider notre réflexion...

 
Commentaire: Abbé Fernand ARÉVALO (Bruselas, Belgique)


Jamais un homme n'a parlé comme cet homme!


Aujourd'hui, l'Évangile nous présente les différentes réactions qui produisaient les paroles de notre Seigneur. Ce texte dans l'Évangile de Jean ne nous propose aucune parole de Jésus, mais nous parle au contraire des conséquences de ce qu'Il disait. Certains pensaient qu'Il était prophète, d'autres disaient «C'est lui le Messie!» (Jn 7,41).

En vérité Jésus est le signe de la contradiction que Siméon avait annoncé à Marie (cf. Lc 2,34). Jésus ne laisse pas indifférents ceux qui l'entendaient, au point qu'à cette occasion comme dans beaucoup d'autres «c'est ainsi que la foule se divisa à son sujet» (Jn 7,43). La réponse des gardes qui prétendaient le détenir, encadre nettement la question et nous montre la force des paroles du Christ: «Jamais un homme n'a parlé comme cet homme» (Jn 7,46). Ce qui veut dire: ses paroles sont différentes, ce ne sont pas des paroles creuses, remplies d'orgueil et de mensonges. Il est la “Vérité” et sa façon de parler reflète cela.

Et si cela se produisait chez ses auditeurs, avec plus grande raison ses œuvres provoquaient l'étonnement, l'admiration ainsi que la critique, les bavardages, la haine… Jésus parlait le “langage de la charité”, ses œuvres et ses paroles manifestaient l'amour profond qu'Il avait pour tous les hommes, surtout ceux qui étaient le plus dans le besoin.

Aujourd'hui comme au temps du Christ, nous les chrétiens sommes —ou nous devons être— “signe de discorde”, car nous ne devons pas parler et agir comme les autres. En imitant et suivant le Christ, nous devons, nous aussi employer le “langage de la charité et de l'amour”, un langage universel que tous les hommes sont capables de comprendre. Comme le dit le Pape Benoît XVI dans son encyclique Deus caritas est, «L'amour —caritas— sera toujours nécessaire, même dans la société la plus juste (…). Celui qui veut s'affranchir de l'amour se prépare à s'affranchir de l'homme en tant qu'homme».
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Que passe la charrue...

Que passe la charrue
sur nos landes rebelles,
sur nos terres en friche!
La Parole ira s'y planter,
promesse pour le pauvre,
et pauvreté offerte au riche.
(d'une hymne du bréviaire)
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Nos intentions de prière...

- Prions pour que nos malades gardent l'espérance et se sentent accompagnés...
- Pions pour la continuité de notre carême...
- Prions pour les jeunes qui seront baptisés cette fin de semaine...
- Prions pour les couples qui se préparent au mariage...
- Prions pour la paix dans les nations qui cherchent à se libérer des dictatures...
- Prions pour toi... - Prions pour moi...
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"Pour être uni à Dieu, il n'est pas nécessaire de s'éloigner de ses occupaions .
Une pensée vers Celui qui habite en nous suffit pour maintenir notre union avec lui."
(Bienheureuse Maria Droste)

Mais il est important de réaliser que Dieu habite en nous...

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Bonne journée!
Pour ma part, j'ai une rencontre importante avec les responsables des diacres
de l'Inter-Québec-Est.
Cette rencontre portera sur le leadership des diacres
et sera animée par monsieur Mario Mailloux.
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Photo:
C'est une photo de l'an dernier... mais le bord du fleuve ressemble encore un peu à ce que l'on voit sur cette photo... Ce n'est pas encore le temps des grandes conversations au coucher du soleil... Je vous reviendrai avec d'autres photos prises hier...
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