samedi 10 novembre 2018

(278,838) / Jésus a été bouleversé devant la pauvre veuve du temple car Il s’est reconnu en elle.

Bonjour!
Dimanche 11 novembre 2018
 
 
Photo:
Grandes portes du Sanctuaire de Notre-Dame-du-Cap,
à Cap-de-la-Madeleine - Trois-Rivières.
(Jean-Yves)
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«Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères;
à toi, louange et gloire éternellement!»
(Cantique des trois enfants - Bréviaire de ce jour.)
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Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...
 

Marc 12, 38-44

En ce temps-là, dans son enseignement, Jésus disait aux foules : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat et qui aiment les salutations sur les places publiques, les sièges d’honneur dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners. Ils dévorent les biens des veuves et, pour l’apparence, ils font de longues prières : ils seront d’autant plus sévèrement jugés. »
Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie. Jésus appela ses disciples et leur déclara : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. »
 
 

   Homélie...

 

Qu’avons-nous donc à retenir de la contemplation de ces deux femmes

que la liturgie de la Parole de ce dimanche nous donne à contempler ? 

 
Que ceux qui ont les moyens de donner, le fassent en conséquence, c’est bien. Mais que ceux qui n’ont plus rien, comme ces deux femmes, donnent tout, c’est mieux, c’est beau aux yeux de Dieu. J’aurai beau distribuer mes biens aux pauvres, dit Paul, si je n’ai pas la charité, cela ne sert à rien (1 Co 13,3).
Mes richesses, aussi importantes soient-elles, ne changeront pas le monde. Dieu attend plus. Mais si c’est ma foi, mon espérance et ma charité que je partage, alors oui, le monde pourra changer.
Ces deux veuves sont pauvres matériellement mais elles sont riches, riches de leur foi en Dieu qui ne les abandonnera pas, riches de leur espérance que de leur rien Dieu fera jaillir tout, riches de leur amour qui est pur et gratuit, comme un parfum répandu en pure perte.

Dieu recherche plus que des riches qui veulent bien partager leur avoir. Dieu recherche des pauvres, des vrais pauvres, humbles et discrets, qui veulent bien partager au monde, leur foi, leur espérance et leur charité. Souvenons-nous de Pierre au lendemain de la Pentecôte, à la belle porte du Temple, disant au paralysé : De l’argent et de l’or, je n’en ai pas, mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ le Nazaréen, marche ! (Ac 3,6). Et voilà l’homme qui se met à marcher.


Le trésor de ce temple nouveau, il est dans notre cœur, et c’est Jésus Lui-même.
Or, comme la face du monde serait transfigurée si c’était tout nous-mêmes que nous offrions aux affamés et aux assoiffés de notre temps. Dieu n’a que faire de notre or. C’est le trésor de notre cœur qu’Il désire posséder (cf. Mt. 6,21). Jésus nous montre la beauté de la pauvreté qui est vécue à la lumière de l’Évangile. Non pas une pauvreté agressive qui cherche sans cesse à revendiquer et à soutirer de l’argent à qui en a. Mais plutôt une pauvreté humble et aimante qui est expérience que Dieu est tout. Quand l’amour est vrai, il donne tout. Quand la foi est vive, elle risque tout. La pauvreté nous permet d’être en vérité devant Dieu. Or, être devant Dieu est plus important que de paraître devant les hommes.
Ces femmes ne le savaient pas mais elles annonçaient – avec quelle lumière ! – le sacrifice parfait accompli une fois pour toutes (He 9,26) par Celui dont elles ignoraient même la venue.
Jésus a été bouleversé devant la pauvre veuve du temple car Il s’est reconnu en elle. Tu m’as façonné un corps, alors j’ai dit : voici, je viens, pour faire ô Dieu, ta volonté (He 10,5-7). Jésus vient faire l’offrande au Père non seulement de tout ce qu’Il a, mais plus encore de tout ce qu’Il est. Pour quelques piécettes de monnaie, quelque trente sicles d’argent seulement (cf Mt. 27,3), qui seront ensuite rejetées par Judas dans le sanctuaire, Jésus sera livré, dépouillé de tout pour nous sauver et nous enrichir à l’infini. Lui, de riche qu’Il était, Il s’est fait pauvre pour nous enrichir de Sa pauvreté (2 Co 8,9). Tout ce qu’Il avait de ce rang qui L’égalait à Dieu, Il nous l’a donné (Ph 2,6). Et nous sommes devenus participants de Sa divinité. Il a fait de nous un temple saint (Ep 2, 21-22). Le trésor de ce temple nouveau, il est dans notre cœur, et c’est Jésus Lui-même.
Cherchons donc cet unique trésor et enrichissons-le par les piécettes de notre prière et notre amour. Partageons ce trésor autour de nous. Soyons les vrais pauvres que Dieu envoie dans le monde semer la Bonne Nouvelle.

Vierge Marie, veuve glorieuse, toi qui as vécu un jour, à ton tour, l’offrande ultime de Jésus ton enfant à l’heure où Il a versé tout Son Sang, apprends-nous à offrir nous aussi ce que nous avons de plus précieux pour vivre, les deux piécettes de notre liberté et de notre amour. Afin qu’en perdant notre vie pour nos frères et pour Dieu, nous puissions à jamais la retrouver, avec eux, auprès du Père.

Abbé Philippe LINK  -  Merci!

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   Confirmations...

Ce matin à 11 h, 7 jeunes
de Saint-Bruno de Kamouraska
seront confirmé par Mgr Pierre Goudreault,
l'évêque de notre diocèse.
Prions pour ces jeunes.
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Photo:
Sculpture dans l'église de Saint-Jean-Port-Joli.
(Jean-Yves)
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   Cloches de la PAIX  

Que nos cloches rappellent la mémoire des soldats de la première guerre mondiale.

Le 11 novembre 2018, cent ans auront passé depuis la signature de l’Armistice qui a mis fin à la première guerre mondiale. En hommage à la mémoire des Canadiens qui ont servi dans ce conflit meurtrier, la Légion royale Canadienne invite toutes les églises du pays à faire « sonner leurs cloches à la tombée du soleil » en ce dimanche 11 novembre.

Notre évêque, Mgr Pierre Goudreault souhaite donc que l’ensemble des églises de notre diocèse se joignent à ce temps de commémoration « en espérant que les gens qui entendront sonner les cloches de leurs ville ou village s’arrêteront et méditeront sur les pertes et les sacrifices consentis tant sur les champs de bataille qu’en notre pays ». On se souviendra que plus de 619 600 Canadiens se sont enrôlés dans les Forces expéditionnaires du Canada durant cette guerre et qu’environ 400 000 ont servi outre-mer. Plus de 66 000 soldats y ont laissé leur vie alors que 172 000 sont revenus blessés du continent Européen.

De tout temps, les cloches de nos villages ont marqué le réveil, le moment de la prière, le temps du travail ou du festin et, lors de sinistre, nous ont appelé à nous rapprocher au sein même de nos communautés.

Le dimanche 11 novembre, à la tombée du soleil, Mgr Goudreault espère donc que toutes les communautés chrétiennes de son diocèse répondront à son invitation et feront retentir le son de leurs cloches en souvenir de tous ceux qui ont livré bataille pour nous assurer la liberté.
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«Rendez grâce au Seigneur: Il est bon!
Éternel est son amour!»
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«Christ est vivant, son jour se lève,
Resplendissant comme un flambeau;
Acclamons l'Agneau véritable
Dont le sang nous a rattachés.»
(Hymne - ce dimanche)
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«Ce qui définit l'homme,
c'est sa capacité d'entendre l'appel de Dieu.»
(Jean-Claude Sagne)
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«L'homme est marqué par le péché,
 mais plus profondément encore,
 il est un être essentiellement appelé.»
(Jean-Paul II)
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«Tout appel de Dieu est un appel à la vie:
notre première vocation, c'est de vivre,
et un appel ne peut venir de Dieu
que s'il entraîne à vivre de manière plus intense et plus belle,
et à assumer avec plus de confiance
 la vie humaine telle qu'elle est,
dans toutes ses composantes:
corporelles, psychiques, affectives,
 intellectuelles et spirituelles.»
(Jacques Philippe)
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Bon dimanche!
Jean-Yves


Photo:
Un coin de forêt à Ville Dégelis.
(Jean-Yves)
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« Notre bien véritable »/ .(278,778)

Bonjour!
Samedi 10 novembre 2018

 
Voici la Parole de Dieu de ce jour..
« Si vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ? » (Lc 16, 9-15)
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Moi, je vous le dis :
Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête,
afin que, le jour où il ne sera plus là,
ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.
    Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose
est digne de confiance aussi dans une grande.
Celui qui est malhonnête dans la moindre chose
est malhonnête aussi dans une grande.
    Si vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête,
qui vous confiera le bien véritable ?
    Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance,
ce qui vous revient, qui vous le donnera ?
    Aucun domestique ne peut servir deux maîtres :
ou bien il haïra l’un et aimera l’autre,
ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.
Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »
    Quand ils entendaient tout cela, les pharisiens,
eux qui aimaient l’argent,
tournaient Jésus en dérision.
    Il leur dit alors :
« Vous, vous êtes de ceux qui se font passer pour justes
aux yeux des gens,
mais Dieu connaît vos cœurs ;
en effet, ce qui est prestigieux pour les gens
est une chose abominable aux yeux de Dieu. »

           
 
   Homélie... .
 
L’argent est un moyen efficace d’échange, inventé par les hommes, pour faciliter la vie économique, c’est-à-dire le partage des biens au sein d’une même société. Mais si ce moyen – qui n’est ni bon ni mauvais en soi, mais simplement utilitaire – devient un absolu, s’il est érigé en idole, il nous aliène de notre véritable finalité.
 
La convivialité sociale est pour chacun de nous le lieu où nous sommes invités à incarner notre foi dans un style de vie qui exprime la finalité surnaturelle de l’existence humaine. Sur l’horizon de la vie éternelle, la gestion de l’argent sur cette terre n’est qu’une « toute petite affaire », dans laquelle nous avons à nous montrer « digne de la confiance » que Dieu nous fait. Cet argent en effet ne nous est que « confié » ; il n’est pas notre bien à nous – c’est-à-dire ce qui peut nous combler – mais un « bien étranger » auquel nous devons éviter de nous attacher, afin de ne pas être privés du « bien véritable » qui nous est destiné.
 
L’argent, nous enseigne Jésus, est essentiellement un moyen de partage ; il devrait être un instrument au service de la charité fraternelle. En dehors de cet usage, il est toujours « trompeur » et devient aliénant ; car en nous attachant à lui, nous devenons esclaves du moyen qui nous était donné pour l’édification de la famille humaine dans la solidarité. C’est pourquoi « ce qui est prestigieux chez les hommes, est une chose abominable aux yeux de Dieu », car il perçoit, lui, derrière le miroir aux alouettes, le filet caché prêt à s’abattre sur ses enfants.
 
Ce qu’on attend d’un serviteur, c’est qu’il soit « fidèle », c’est-à-dire cohérent jusqu’au bout avec ses engagements. Par sa foi, le croyant s’est « attaché » au Seigneur Jésus et s’est engagé à marcher dans ses traces. Comme lui il a tout misé sur le Royaume de Dieu son Père ; aussi « détestera-t-il » tout ce qui pourrait le détourner de cette finalité, en particulier l’argent et ce qu’il symbolise à la fois d’attachement à cette terre, et de « mépris » pour les biens du Règne à venir.
 
Pourtant ce n’est qu’en nous engageant résolument dans la dimension du partage, que nous permettrons au Seigneur de nous libérer de notre peur de manquer.
 
Cet enseignement n’est pas facile à entendre ; il provoque sans aucun doute bien des résistances, des « oui, mais… » dans nos cœurs inquiets devant une telle exigence. Pourtant ce n’est qu’en nous engageant résolument dans la dimension du partage, que nous permettrons au Seigneur de nous libérer de notre peur de manquer. Seule la confiance en la Providence peut nous ouvrir à notre responsabilité face à l’argent et nous faire découvrir qu’il peut être un instrument extraordinaire au service de la charité concrète.
 
« Dieu subviendra magnifiquement à tous nos besoins selon sa richesse dans le Christ Jésus » (1ère lect.). Prenons appui sur cette Parole ; unissons-nous à la confiance de l’Apôtre, et prenons autorité dans la force de l’Esprit sur toutes nos peurs. Soyons « dignes de confiance avec l’Argent trompeur » en ce monde, afin de nous voir confier dans l’autre « notre bien véritable ».
 
Seigneur donne-nous cette liberté intérieure de pouvoir disposer des biens de ce monde conformément aux exigences de ton Evangile de charité. Tu nous reconnaitras alors comme tes enfants, et c’est “en Esprit et vérité” que nous pourrons te prier : “Notre Père, que ton Règne vienne”.
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«Avec ta joie
que nul ne peut pendre,
Avec ton nom
qui enchante nos lèvres,
Avec le feu
comme un fruit de ton jour,
Nous accueillons ta grâce.
Nous rendons grâce à Dieu.»
(Hymne - ce jour...)
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Photo:
Abbaye Val Notre-Dame.
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Bonne journée!

Jean-Yves
 

vendredi 9 novembre 2018

N’oubliez pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous/(278,711)

Bonjour!
Vendredi 9 novembre 2018

 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
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Le Fleuve, ses bras réjouissent la ville de Dieu, la plus sainte des demeures du Très-Haut.
 
Évangile de Jésus Christ selon saint  Jean
 Comme la Pâque juive était proche,
Jésus monta à Jérusalem.
    Dans le Temple, il trouva installés
les marchands de bœufs, de brebis et de colombes,
et les changeurs.
    Il fit un fouet avec des cordes,
et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ;
il jeta par terre la monnaie des changeurs,
renversa leurs comptoirs,
    et dit aux marchands de colombes :
« Enlevez cela d’ici.
Cessez de faire de la maison de mon Père
une maison de commerce. »
    Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit :
L’amour de ta maison fera mon tourment.
    Des Juifs l’interpellèrent :
« Quel signe peux-tu nous donner
pour agir ainsi ? »
    Jésus leur répondit :
« Détruisez ce sanctuaire,
et en trois jours je le relèverai. »
    Les Juifs lui répliquèrent :
« Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire,
et toi, en trois jours tu le relèverais ! »
    Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.

    Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts,
ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ;
ils crurent à l’Écriture
et à la parole que Jésus avait dite.
(Jn 2, 13-22)

 

Psaume 45

Dieu est pour nous refuge et force,
secours dans la détresse, toujours offert.
Nous serons sans crainte si la terre est secouée,
si les montagnes s’effondrent au creux de la mer.

Le Fleuve, ses bras réjouissent la ville de Dieu,
la plus sainte des demeures du Très-Haut.
Dieu s’y tient : elle est inébranlable ;
quand renaît le matin, Dieu la secourt.

Il est avec nous, le Seigneur de l’univers ;
citadelle pour nous, le Dieu de Jacob !
Venez et voyez les actes du Seigneur,
Il détruit la guerre jusqu’au bout du monde.
 
   Homélie...
 
Si nous lisons un évangile qui nous parle du temple de Jérusalem, c’est donc qu’il y a un rapport avec la fête de ce jour. Pour l’expliciter il faut revenir à ce que représente le temple de Jérusalem. Il est le lieu sur lequel repose la gloire et dans lequel habite la présence de Dieu. Pour nous chrétiens, dans la ligne de cette signification, il est l’image de l’Église du Christ animée par l’Esprit de Dieu. Fêter la dédicace d’une église c’est faire mémoire de cela et encore plus profondément nous rappeler que nous sommes chacun temple de l’Esprit Saint, pierre vivante de cette Église.
 
Saint Paul nous dit : “N’oubliez pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira car le temple de Dieu est sacré, et ce temple, c’est vous” (1 Co 3, 16-17). La célébration solennelle de la fête de la dédicace de la Basilique Saint-Jean-de-Latran est pour nous l’occasion d’écouter de façon nouvelle ces paroles de l’Apôtre Paul et de les laisser descendre profondément en nous pour que nous puissions en goûter toute la saveur et nous laisser renouveler dans notre être de chrétiens.
 
Chaque lieu réservé au culte divin est le signe de ce temple spirituel qu’est l’Église, composé de pierres vivantes, c’est-à-dire des fidèles, unis dans l’unique foi, par la participation aux sacrements et le lien de la charité. Et les saints sont de manière particulière les pierres précieuses de ce temple spirituel. Autrement dit, la fête d’aujourd’hui doit réveiller en nous le désir d’être des saints c’est-à-dire d’être ces hommes et ces femmes dévorés par le zèle de la maison de Dieu (Cf. Ps 68, 10), totalement consumés pour la gloire de Dieu et le règne qu’il veut instaurer à tout prix dans les cœurs, dans les maisons, dans les communautés, dans les pays, et par toute la terre.
 
Écoutons ce que nous dit notre Seigneur : “Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic.” Nous sommes responsables du temple de l’Esprit que nous sommes. En nous, combien d’idoles de notre moi, de fausses images de Dieu devant lesquelles nous nous prosternons, avec lesquelles nous marchandons telle ou telle grâce et qui nous lient bien plus qu’elles nous libèrent !
 
Ainsi, être « temple » de Dieu ne sera pas seulement un titre pour nous mais un état de vie, un état de foi.
 
Aujourd’hui, notre Dieu veut nous libérer pour venir régner en maître et Seigneur en chacun de nous et pour que nous puissions nous rendre présents à sa présence vivante et sanctifiante. Nous sommes « temple » de Dieu. Nous sommes toutes et tous des êtres sacrés. Tant dans notre corps que dans notre âme. En tant que temple de Dieu, c’est notre être tout entier qui est sacré. Puissions-nous ne pas trahir cette réalité qui nous a été donnée et permettre ainsi à Dieu de continuer de nous façonner chaque jour un peu plus dans la vérité de nos relations afin de devenir sacrement de Dieu sur terre, c’est-à-dire signe visible de sa présence. Ainsi, être « temple » de Dieu ne sera pas seulement un titre pour nous mais un état de vie, un état de foi.
 
« Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant, que ta grâce toujours offerte fasse de nous un temple de l’Esprit resplendissant de ta sainteté. De jour en jour, sanctifie l’Épouse du Christ, l’Église, dont nous sommes les pierres vivantes et dont nos églises ici-bas sont l’image, jusqu’au jour où elle entrera dans la gloire du ciel, heureuse de t’avoir donné tant de fils. » (Cf. 2ème préface de la Dédicace)

 

Abbé Philippe LINK  -- Merci!
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Photo:
Un visiteur me demande quelle est cette église?
C'est la basilique de Sainte-Anne d'Aurey en Bretagne.
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«Dieu ne s'ajoute pas à l'amour entre nous, il s'y manifeste.»
(Maurice Belley)
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Bonne journée!
Jean-Yves
 
 

mercredi 7 novembre 2018

La conversion c’est cette brebis qui se laisse approcher, qui se laisse rencontrer, qui se laisse prendre sur les épaules du berger et qui, à la maison, consent à être fêtée alors qu’elle s’attendait à être battue.(278,682)

Bonjour!
Jeudi 8 novembre 2018


La Pocatière: un chemin de conversion...
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
Joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !
 
Évangile de Jésus Christ selon saint  Luc
 En ce temps-là,
    les publicains et les pécheurs
venaient tous à Jésus pour l’écouter.
    Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui :
« Cet homme fait bon accueil aux pécheurs,
et il mange avec eux ! »
    Alors Jésus leur dit cette parabole :
    « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une,
n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert
pour aller chercher celle qui est perdue,
jusqu’à ce qu’il la retrouve ?
    Quand il l’a retrouvée,
il la prend sur ses épaules, tout joyeux,
    et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins
pour leur dire :
“Réjouissez-vous avec moi,
car j’ai retrouvé ma brebis,
celle qui était perdue !”
    Je vous le dis :
C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel
pour un seul pécheur qui se convertit,
plus que pour 99 justes
qui n’ont pas besoin de conversion.

    Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent
et qu’elle en perd une,
ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison,
et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ?
    Quand elle l’a retrouvée,
elle rassemble ses amies et ses voisines
pour leur dire :
“Réjouissez-vous avec moi,
car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !”
    Ainsi je vous le dis :
Il y a de la joie devant les anges de Dieu
pour un seul pécheur qui se convertit. »
 
(Lc 15, 1-10)
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   Psaume 104  

Chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles ;
glorifiez-vous de son nom très saint :
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !

Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face ;
souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,
de ses prodiges, des jugements qu’il prononça.

Vous, la race d’Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu’il a choisis,
le Seigneur, c’est lui notre Dieu :
ses jugements font loi pour l’univers.
 
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Pour Jésus la conversion ce n’est pas un homme ou une femme qui, de son initiative multiplie efforts, ascèses et pénitences pour changer sa vie, pour la détordre, la redresser, la ramener vers Dieu.
 
La conversion, c’est une brebis complètement égarée au fond d’un ravin couverte de boue et blessée de toutes parts qui voit s’approcher son berger. Une brebis qui découvre l’amour de son Berger qui a tout laissé, qui a tout risqué,  pour la retrouver comme si elle était son unique brebis au monde.
 
La conversion c’est cette brebis qui se laisse approcher, qui se laisse rencontrer, qui se laisse prendre sur les épaules du berger et qui, à la maison, consent à être fêtée alors qu’elle s’attendait à être battue.
 
Découvrir l’Amour fou du Berger, se laisser approcher, se laisser porter et consentir à être fêté… C’est comme cela que naît une conversion ! La fatigue n’est pas d’abord celle du converti, elle est celle de Dieu. Si nous savions combien Dieu se « fatigue » pour aller nous chercher et nous offrir son amour.
 
Cette « fatigue » divine traverse tous les temps, toutes les générations. Dieu est sans cesse en marche dans les déserts du monde pour chercher chaque brebis perdue.
 
Il est même dans les églises ! Parce que s’il y a la brebis perdue au loin dans les déserts, il y a aussi la drachme perdue dans la maison, c’est-à-dire chacun de nous qui certes sommes dans la maison mais qui avons tant besoin de nous convertir.
 
La vie de sainteté appelle à une continuelle conversion, parce que la vie chrétienne elle-même l’exige.
 
Combien là aussi Dieu se fatigue pour nous chercher…
 
L’Évangile nous parle des trois gestes de Dieu dans sa maison : le Seigneur allume une lampe ; il balaie la maison ; il cherche avec soin jusqu’à ce qu’il nous retrouve… Tout cela pour une drachme ?
 
Est-ce que Dieu se fatigue pour un sou ou pour une seule brebis ? Oui ! Dieu se fatigue et se livre pour chacun de nous.
 
« Mon Père, s’il est possible, que passe loin de moi cette coupe ! Cependant, non comme moi je veux, mais comme tu veux » (Mt 26,39). Alors Jésus entra en agonie ; il priait plus intensément ; Sa sueur devint comme des caillots de sang descendant sur la terre (Lc 22,44).
 
C’est ce qu’il en coûte à Dieu pour venir chercher et sauver ce qui était perdu (Lc 19,10) Oui mes brebis je les retirerai de tous les lieux où elles furent dispersées, aux jours de nuées et de ténèbres. Je chercherai celle qui est perdue, je ramènerai celle qui est égarée, je panserai celle qui est blessée, je fortifierai celle qui est malade (Éz 34, 12..16)
 
Et cela aux prix des épines d’une couronne d’insultes, au prix de la route d’une humiliation à l’autre au prix du rejet de la malédiction, de la haine… au prix de la croix et au prix de la descente dans tous les enfers…
 
C’est cela le travail de Dieu. Travail d’accouchement de créatures nouvelles, de créatures converties, c’est-à-dire d’hommes et de femmes qui se retournent vers l’Amour, dans la conversion du cœur ; d’homme et de femmes transformées de l’intérieur.
 
À quoi les reconnaît-on ? À ce que eux aussi ils se mettent à la recherche des brebis et des drachmes perdues.
 

Abbé Philippe LINK - Merci!

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Le soleil se lève pour tout le monde
 
Il se lève aussi
pour toi,
si tu ne te caches pas
dans l'ombre.
 
(Phil Bosmans)
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«Seigneur, aide-moi à être un artiste de la Vie
 afin que je réalise une œuvre d'art
avec ce matériel que tu m'as donné:
mes talents, du temps, et plein de ressources qui m'entourent.
 
Seigneur, chemin faisant,
 je sais que tu guides mes pas au jour le jour
vers ton Royaume d'amour et de bonté.»
(Jean-Yves)
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Bonne journée!
Jean-Yves
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mardi 6 novembre 2018

Soyons dignes de porter le nom de disciples-missionnaires... / Le Seigneur est le rempart de ma vie... / (278,660)

Bonjour!
Mercredi 7 novembre 2018
 

 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 

Évangile selon saint Luc 14, 25-33

De grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple. Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui : “Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !” Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ? S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix. Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple.
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   Homélie...
 
L’exigence du Seigneur n’a somme toute qu’un seul but : nous libérer de nos multiples aliénations, qui depuis le péché, nous empêchent d’aimer.
 
Même nos relations les plus naturelles sont entachées de convoitise. Seul celui qui accepte la catharsis de ses affections désordonnées, peut entrer dans la vraie liberté, et participer à la construction du Royaume – symbolisé par la tour – en emportant la victoire sur l’Ennemi. Qu’importe que nous ne soyons qu’une poignée pour affronter un adversaire bien plus nombreux ? N’est-ce pas le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs qui combat pour nous et en nous ? « Le Seigneur est ma lumière et mon salut, de qui aurais-je peur ? Le Seigneur est le rempart de ma vie, devant qui tremblerais-je ? » (Ps 26 [27]). Tous les saints en sont un vivant témoignage : c’est parce qu’ils ont tout donné et se sont livrés sans réserve à leur Seigneur, que celui-ci a pu déployer dans leur vie toute sa puissance, leur rendant dès ici-bas et au centuple, ce à quoi ils avaient renoncé par amour pour lui.
 
« Travaillons donc à notre salut dans la crainte de Dieu et en tremblant » (1ère lect.). Demandons-lui de nous révéler tous les attachements qui nous empêchent d’être tout à lui et font obstacle à l’actualisation de sa victoire dans nos vies. Et lorsque nous en aurons pris conscience, supplions-le de nous donner la force d’y renoncer, de nous convertir une fois pour toutes, afin qu’étant tout à lui, nous soyons dignes de porter le nom de « disciples ». Alors nous serons « des enfants de Dieu sans tache au milieu d’une génération égarée et pervertie où nous brillerons comme les astres dans l’univers, en tenant fermement la Parole de Vie » (Ibid.).
 
« Éternel Seigneur de toutes choses, je fais mon offrande, avec votre faveur et votre aide, devant votre infinie Bonté et devant votre Mère glorieuse et tous les saints et saintes de la cour céleste. Je veux et je désire, et c’est ma détermination réfléchie, pourvu que ce soit votre plus grand service et votre plus grande louange, vous imiter en endurant toutes les injustices et tous les mépris, et toute pauvreté, aussi bien effective que spirituelle, si votre très sainte Majesté veut me choisir et m’admettre à cette vie et à cet état » (Acte d’offrande de Saint Ignace de Loyola).
 

Abbé Philippe LINK -- Merci!

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«Il faudrait que chacun puisse dire:
 l'humanité sera meilleure
parce que j'ai vécu.»
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«Apprends à recevoir la Vie comme un cadeau.»
(Frédéric Lenoir)
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«Ton âme est cette dimension de toi-même
 qui sait écouter la musique des choses et percevoir leur lumière.
(...) L'esprit, c'est vraiment cette précieuse fenêtre de ton âme,
 qui est ouverte sur le sublime et le transcendent.»
(Jean Proulx)
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«Comment accomplir sa vie?
 Comment rejoindre le bonheur?
Comment devenir pleinement homme ou femme?
Ces questions se posent depuis toujours,
davantage encore aujourd'hui, dans un monde
qui n'offre plus beaucoup de points de repères,
où personne n'accepte les solutions toutes faites
et où chacun semble envoyé à lui-même
pour trouver la réponse à ces interrogations.
(Jacques Philippe)
 
On y revient... Soyez patents - patientes.
 
Bye!
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Qu'attendent ces oiseaux pour s'envoler?
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Diacre
au cœur de notre monde en recherche...

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Bonne journée!
Jean-Yves
 

lundi 5 novembre 2018

“Dépêche-toi d’aller sur les places et dans les rues de la ville ;... » / (278,602)

Bonjour!
Mardi 6 novembre 2018


 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...

Tu seras ma louange, Seigneur,
dans la grande assemblée.

 
Évangile de Jésus Christ selon saint  Luc
 En ce temps-là,
au cours du repas chez un chef des pharisiens,
    en entendant parler Jésus, un des convives lui dit :
« Heureux celui qui participera au repas
dans le royaume de Dieu ! »
    Jésus lui dit :
« Un homme donnait un grand dîner,
et il avait invité beaucoup de monde.
    À l’heure du dîner, il envoya son serviteur
dire aux invités :
“Venez, tout est prêt.”
    Mais ils se mirent tous, unanimement, à s’excuser.
Le premier lui dit :
“J’ai acheté un champ,
et je suis obligé d’aller le voir ;
je t’en prie, excuse-moi.”
    Un autre dit :
“J’ai acheté cinq paires de bœufs,
et je pars les essayer ;
je t’en prie, excuse-moi.”
    Un troisième dit :
“Je viens de me marier,
et c’est pourquoi je ne peux pas venir.”
    De retour,
le serviteur rapporta ces paroles à son maître.
Alors, pris de colère,
le maître de maison dit à son serviteur :
“Dépêche-toi d’aller sur les places
et dans les rues de la ville ;
les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux,
amène-les ici.”
    Le serviteur revint lui dire :
“Maître, ce que tu as ordonné est exécuté,
et il reste encore de la place.”
    Le maître dit alors au serviteur :
“Va sur les routes et dans les sentiers,
et fais entrer les gens de force,
afin que ma maison soit remplie.
    Car, je vous le dis,
aucun de ces hommes qui avaient été invités
ne goûtera de mon dîner.” »
 (Lc 14, 15-24)
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Psaume 21

Devant ceux qui te craignent, je tiendrai mes promesses.
Les pauvres mangeront : ils seront rassasiés ;
ils loueront le Seigneur, ceux qui le cherchent.
« à vous, toujours, la vie et la joie ! »

La terre entière se souviendra et reviendra vers le Seigneur,
chaque famille de nations se prosternera devant lui :
« Oui, au Seigneur la royauté,
le pouvoir sur les nations ! »

Et moi, je vis pour lui : ma descendance le servira ;
on annoncera le Seigneur aux générations à venir.
On proclamera sa justice au peuple
 qui va naître :
Voilà son œuvre !
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   Homélie...
 
« Heureux… ». Encore une béatitude ; mais cette fois-ci, elle n’est pas formulée par Jésus mais par un des convives. Cependant la parabole que Jésus raconte pour lui répondre est porteuse d’une question directe et rude : toi qui te réjouis des conditions du banquet du royaume de Dieu, seras-tu de ceux qui répondent non ?
 
Ce banquet est spécial en effet. Il y a deux invitations pour y participer. Une invitation normale d’abord. Elle est au passé, elle a déjà été envoyée, les invités ont déjà refusé. Ce qui est frappant est que ceux qui se sont excusés, n’ont manifesté aucun motif contre le repas ni contre l’homme qui les invitait. Ils ont refusé parce qu’ils avaient autre chose à faire. Ce n’était pas des choses illégitimes, mais ce n’était pas non plus des choses si importantes ni si urgentes. Des choses de la vie quotidienne, comme nous en avons tous.
 
Le Seigneur lance son invitation quand le temps est venu, pas quand nous l’avons programmé.
 
Les excuses que nous entendons sonnent donc comme un avertissement sévère de Jésus. Nous sommes, nous aussi, ce convive qui s’émerveille devant la prodigalité de Dieu. Mais il ne suffit pas de s’émerveiller sur le Royaume pour y entrer. Quelle priorité lui donnons-nous ? Est-ce que nous sommes comme cet homme qui organise bien son emploi du temps et qui a planifié l’inspection d’un champ ? Le Seigneur lance son invitation quand le temps est venu, pas quand nous l’avons programmé. Sommes-nous cet homme doué en affaire, qui doit s’occuper de ses biens ? Le Seigneur invite ceux qui savent prendre le risque de tout perdre pour s’enrichir des vrais trésors. Sommes-nous enfin cet homme qui vient de se marier et qui ne veut pas qu’on dérange son petit bonheur familial ? Le Seigneur doit-il rester en dehors de notre vie de famille, ou à la périphérie, comme le sont certains amis ? Aucun de ces trois hommes n’entre dans le royaume, ce sont des hommes du passé, des hommes sans avenir.
 
« Amène ici les pauvres ». Voici que nous entrons dans le temps du présent. Et nous retrouvons l’enseignement que Jésus nous donnait hier, finalement, ce qu’il nous demande faire est ce que lui-même fait en premier. Il invite au banquet ceux qui n’ont rien à donner en retour. Mais ce sont surtout ceux que rien ne retient dans le monde. Ceux qui ne sont pas encombrés par un emploi du temps à respecter, par des affaires à développer, par une famille à dorloter.
 
Mais une fois qu’ils sont tous arrivés, il reste encore de la place… « Va sur les routes (…), insiste pour faire entrer les gens ». Bienheureuse insistance du Seigneur. Hier nous avons tourné le dos à son évangile, parce qu’il n’était pas dans nos intérêts, parce qu’il nous dérangeait, parce que nous pensions construire notre petit bonheur par nous-mêmes. Mais nous avons vu les pauvres nous ouvrir le chemin, ils nous ont montré l’exemple. Quand on laisse le Seigneur diriger nos vies, elles prennent enfin de l’ampleur, elles valent enfin d’être vécues. Aussi ses messagers insistent-ils : qu’importe que vous soyez émerveillés par le Royaume comme ce convive qui interroge Jésus, il faut oser dépasser les limites rassurantes de vos quotidiens et vous aventurer jusqu’à la salle du banquet. Comme un pauvre. Comme ceux que rien ne retient car rien n’est comparable au bonheur qui nous attend.
 
Seigneur Jésus, merci de nous inviter à ta table. C’est un bien grand honneur et une joie immense. Donne-nous de ne rien laisser retarder notre réponse à ton invitation, donne-nous de rester disponibles aux sollicitations de ton Esprit, car la vie n’est belle que si tu en es la beauté.

 

Abbé Philippe LINK  -  Merci!
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