samedi 5 janvier 2019

Épiphanie - de Paul Bélanger: Merci! / Prière des Mages - de Jean-Yves. / (282,279)

 
 Bonjour!
 
Dimanche 6 janvier 2019
ÉPIPHANIE
(Manifestation de Dieu)
 
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La Parole de Dieu de ce dimanche...
 

Évangile selon saint Matthieu 2, 1-12

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. »
Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.
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Une réflexion de l'abbé Paul Bélanger
 
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ÉPIPHANIE 
L'Orient, c'est toujours le lever du soleil, l'aurore de la lumière qui monte du soleil, l'aurore de la lumière qui monte. Jésus qui est né en Orient dira de lui-même : « Je suis la lumière du monde (Jean 8,12) » Et encore : « Celui qui me suit ne marche pas dans les ténèbres » (Jean 8,12).
La nuit de la vie peut être très noire de pessimisme, le brouillard peut être épais, qui brouille la vue, de passion ou de chagrin…Tôt ou tard, si le cœur reste quelque peu ouvert à un espoir, à un amour, il ne se peut pas qu'une étoile ne se lève et éclaire et réchauffe.
Il y a toujours une étoile, le ciel n'est jamais totalement obscur ! Cherchez et vous trouverez (Luc 11,9) : à qui demande l'étoile, Dieu ne donnera pas la nuit !

- Merci à mon ami Paul Bélanger
 pour ce magnifique texte emprunté sur Facebook... avec sa permission. -  
 


Photo de Paul Bélanger.

L'étoile des Mages...
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Prière des Mages...
(Jean-Yves)

Quel es ton mon, petit Enfant?

On sait que tu es arrivé et que tu es là, quelque part...
Nous ne te connaissons pas encore
mais ta présence sur notre terre, comme une grande espérance,
nous a portés durant tout notre périple.
L'étoile a guidé notre démarche et nous sommes partis.
Nous avons suivi ta trace dans le ciel.

Quel est ton nm, petit Enfant?

Il doit être plein de lumière.
Ta mère et ton père vont nous introduire.
Nous apportons la richesse de nos nations, le parfum et l'encens.
Nous venons te les offrir au terme de notre pèlerinage
avec notre cœur, nos rêves et nos espoirs.

Jésus es ton nom, petit Enfant!

Il est grand ton tom, Toi, si petit à notre vue.
Il veut bien dire: «Dieu sauve» pourtant.
Nous y mettons toute espérance de nos peuples.
Nous avons attendu si longtemps!
Jour nouveau aujourd'hui: tu illumines nos vies.

Merci d'être venu habiter la crèche de nos cœurs.
Tu es fidèle au rendez-vous des hommes
et à la Parole donnée au long des siècles.
Tu es la splendeur de l'amour.
Tu es la joie de nos rencontres.
Amen.

Jean-Yves Fortin, diacre


Note: ce texte sera au feuillet paroissial
des paroisses de Sainte-Anne-de-La Pocatière et Saint-Onésime,
ce dimanche de la Fête des Mages, qu'on appelle: Épiphanie.

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Les Mages sont en voyage vers Jérusalem:
 ils sont animés par un désir profond
de rencontrer le Seigneur,
 le même désir qui habite tout homme
et qui fait de lui un «chercheur de Dieu».
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Commentaire...

En ce jour de l’Épiphanie, croyons que, non seulement Dieu nous a tout donné pour la rencontre, à nous tous ensemble, l’humanité, mais qu’à chacun et à chacune, à chaque homme, à chaque femme, Dieu lance un appel personnel : Il donne une étoile, serait-ce dans la nuit la plus profonde et la plus longue. Dieu veut se manifester à tout homme, à toute femme. Il nous faut, nous baptisés, être témoins et espérer cela pour tout homme.
 
Un jour où l’autre, dans nos existences, monte cette étoile de l’appel discret et personnel de Dieu. Une petite lumière lancinante qui nous dit : « la vraie vie est ailleurs ». Dieu nous fait signe, même si nous ne reconnaissons pas encore la main de Dieu derrière. Et cette lueur, ne brille pas comme toutes ces choses qui tournent autour de nous et finissent par nous asservir. C’est quelque chose qui éveille la liberté au fond de nous. Dieu fait signe : Il commence à se manifester personnellement à nous comme un vivant, à travers une rencontre qui nous découvre sa présence, à travers une paix inconnue qui nous saisit dans le silence. Dieu fait lever son étoile, un jour où l’autre, sur toute vie.
 
On peut l’ignorer, on peut choisir de se laisser mener comme toujours par toutes ces choses qui tournent et nous entraînent, et désorientent la boussole de notre cœur. Pourtant il y aura toujours eu, dans une vie humaine, l’appel d’une liberté plus vraie, cette lueur qui est venue réveiller notre nostalgie de Dieu, notre soif de nous mettre à sa recherche, à sa suite.
 
Or l’étoile nous attire toujours, comme les mages, vers Jérusalem, vers l’Écriture (Mt 2,1), nous fait redécouvrir la communauté qui est capable de nous montrer le visage du Christ. Dieu nous a fait signe, il nous a touchés, attirés, séduits peut-être, mais cette expérience devra être comprise à la lumière des Écritures, comme le vivent les mages. Les mages ont fait l’expérience de l’appel personnel de Dieu, ils se sont déjà mis en route, mais ils ne peuvent pas trouver le Christ, sans passer par Jérusalem. On ne trouve pas le Christ directement sans passer aujourd’hui par l’Église. Là, ils apprennent qui est celui qui les attire, Jésus ! Ils apprennent à le trouver.
 
Quand nous comprenons, frères et sœurs, que Dieu se manifeste dans nos vies, alors nous trouvons un goût neuf pour la Bible. On y cherche Dieu. Avant, on connaissait peut-être les Écritures aussi bien que les habitants de Jérusalem, mais comme eux on ne demandait pas grand-chose à la Bible, on n’avait pas vraiment soif. C’est l’étoile qui a donné soif aux mages d’entendre la Parole. Les mages se sont laissé interpeller par un Dieu vivant qui leur faisait signe. Ceux qui n’ont pas saisi que Dieu les appelle et les attire personnellement, ceux-là peuvent posséder les Écritures, les dogmes et toute la religion, sans vraiment rencontrer le Dieu vivant. Hérode et les grands prêtres, nous l’avons entendu (Mt 2,3), ont eu trop peur de lever les yeux vers le ciel, et d’y découvrir l’étoile, l’appel de Dieu. Trop peur de devoir perdre leur petit royaume, trop peur de reconnaître que Dieu se manifeste et que réellement il est vivant.
 
Mais nous, frères et sœurs, regardons l’étoile, redécouvrons tous ces signes par lesquels Dieu nous a manifesté et nous manifeste encore personnellement sa présence dans nos vies, et laissons-nous gagner par la joie qui s’éveille à ce moment-là. Regardons l’étoile, redécouvrons l’appel de Dieu, dans notre vie.
 
« Quand ils virent l’étoile les mages éprouvèrent une très grande joi »» (Mt 2,10). Laissons-nous, frères et sœurs, conduire par la joie.
 

Abbé Philippe LINK - Merci.

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Bon dimanche à tous les chercheurs de Dieu!!!
Jean-Yves


 
 

« Suis-moi ». / « Viens, et vois. » /« Jésus, fils de Joseph, de Nazareth ». / «Le Fils de Dieu.» / (282,244)

Bonjour!
Samedi 5 janvier 2019

 
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 

Évangile selon saint Jean 1, 43-51

En ce temps-là, Jésus décida de partir pour la Galilée. Il trouve Philippe, et lui dit : « Suis-moi. » Philippe était de Bethsaïde, le village d’André et de Pierre. Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. » Nathanaël répliqua : « De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? » Philippe répond : « Viens, et vois. » Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. » Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! » Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. » Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »
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     Commentaire...    

 
Philippe n’était pas parmi les deux premiers disciples qui s’étaient mis à la suite de Jésus sur l’indication de Jean-Baptiste. Ce n’est que le lendemain, alors qu’il avait décidé de partir pour la Galilée, que Jésus rencontre Philippe et lui dit : « Suis-moi ».
Pour Philippe comme pour André, cette première entrevue et les quelques heures passées avec le Maître furent déterminantes. Tous deux sont convaincus : celui que Jean-Baptiste avait désigné comme « l’Agneau de Dieu » (Jn 1, 36) est bien le Messie. Aussi ne peuvent-ils se taire : André court chercher son frère Simon, tandis que Philippe partage sa découverte avec Nathanaël. La présentation que donne Philippe laisse pressentir que l’enseignement proposé par Jésus à ses premiers disciples, portait déjà sur l’accomplissement des Écritures en sa personne : « Celui dont parlent la loi de Moïse et les Prophètes, nous l’avons trouvé ». Suit une désignation tout à fait classique par le nom, la famille et l’origine géographique : « Jésus, fils de Joseph, de Nazareth ».
La remarque quelque peu désabusée de Nathanaël, est tout à fait pertinente : les Écritures ne parlent pas de Nazareth, mais désignent Bethléem comme lieu d’origine du Messie (Mi 5, 1). De fait, Jésus n’est pas « sorti de » Nazareth, mais du sein du Père, comme tout le 4ème évangile va tenter de nous le faire découvrir. Il est bien sûr « sorti » également du sein de la Vierge Marie, et précisément à Bethléem, conformément aux prophéties. Mais son origine n’est pas d’ici-bas : il n’est pas « fils de Joseph », mais « Fils de Dieu », comme Nathanaël le reconnaîtra un peu plus tard, au cours de son entrevue avec le Seigneur.
Décontenancé par la réaction sceptique de son ami, Philippe ne peut que se faire l’écho des paroles de Jésus lui-même : « Viens et tu verras ». Ce n’est pas au terme d’un raisonnement en bonne et due forme que nous pouvons arriver à la conclusion : « Jésus est le Messie ». Il s’agit d’une certitude de foi, qui ne peut être acquise que par la fréquentation assidue du Christ dont nous sommes devenus les compagnons. Ce n’est que dans un second temps, à la lumière de l’Esprit, que nous pouvons ensuite constater l’annonce prophétique de sa venue dans les Écritures, et déployer la cohérence rationnelle du projet de Dieu, que Jésus vient accomplir pour nous et parmi nous.
Aussi l’invitation « Viens et tu verras » devrait-elle être aujourd’hui comme hier, au cœur de la première annonce de la Bonne Nouvelle (kérygme), car seules la présence de Jésus, sa Parole vivante, et le rayonnement de son Esprit d’amour, peuvent triompher de nos résistances et entraîner notre adhésion.
Le mérite de Nathanaël est de ne pas s’obstiner dans son scepticisme, mais de demeurer ouvert à l’imprévu de Dieu, dont l’action au cœur de l’histoire est toujours déconcertante. Il consent à suivre Philippe, qui s’empresse de le conduire à Jésus. Il est remarquable que ce n’est pas Nathanaël qui le premier « voit » Jésus – alors que pourtant il doit le chercher avec curiosité – mais c’est Jésus qui « voit Nathanaël venir à lui » ; ce qui suppose – comme l’échange le confirme – que Notre-Seigneur avait posé son regard sur lui depuis bien longtemps : « Avant que Philippe te parle, quand tu étais sous le figuier » – c’est-à-dire alors que tu scrutais assidûment les Écritures pour y discerner le temps et le lieu de ma venue – je t’ai vu » – « j’ai vu ton effort, j’ai entendu ta prière, je connais ton désir. Tu es un véritable fils d’Israël, un homme qui ne sait pas mentir et refuse les compromissions avec le monde, sous prétexte que le Messie tarde à venir. Sache que je suis descendu pour accomplir les Écritures, donner à mon peuple la pleine délivrance, et l’introduire dans son repos » (cf. Ex 3, 7-8). Percevant la portée messianique des propos de Jésus, Nathanaël reconnaît et confesse qu’il est l’Envoyé de Dieu – « le Fils de Dieu » – et le prophète de la fin des temps annoncé par Moïse (Dt 18, 15), qui devait introduire Israël dans sa patrie définitive et régner sur lui pour toujours – « le Roi d’Israël ».
La disponibilité spirituelle de son interlocuteur permet à Jésus de révéler solennellement – à Nathanaël et à tous les cœurs droits qui tout au long de l’histoire lui prêteront l’oreille de leur cœur : « Lorsque j’aurai été élevé de terre pour vous purifier du péché qui a fermé pour vous les portes du Paradis, “vous verrez les cieux à nouveau ouverts, avec les anges de Dieu qui montent et descendent au-dessus du Fils de l’Homme intronisé sur le trône de sa Croix glorieuse. C’est à l’Heure où le Père me glorifiera, que vous saurez que JE SUIS” ».
 
Seigneur, donne-nous d’avoir faim et soif de toi ; ne permets pas que notre désir se disperse, mais unifie-nous dans la quête de l’unique nécessaire, sous la conduite de ton Esprit. Nous pourrons alors proclamer ta gloire et l’éclat de ton Règne, et confesser ta seigneurie et ta royauté universelles, toi le Fils de Dieu, le Vivant à jamais.
 

Abbé Philippe LINK - Merci!

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Quelques phrases glanées dans les carnets de l'Avent et de Noël...

«Tu es, Seigneur, mon guide dans l'expérience de l'amour.»

«Dieu nous accompagne.»

«L'amour est la seule vraie mesure de la vie,
celle selon laquelle nous serons jugés.»

«Aimer, c'est vivre sans crainte sous le regard de Dieu
parce qu'il est plus grand que notre cœur.»

«Seigneur, sois notre vie!»

Voilà ma récolte... Il s'agit que je m'en nourrisse maintenant...
 
 
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«Si l'existence n'était qu'un chant d'été,
 personne ne saurait combien la neige est belle en hiver.»
(Yasmina Khadra)
 
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«Le ministère du diaconat constitue un défi
pour la pratique de la vie de l'Église.
 Il est appelé à s'insérer
comme les autres ministères et services baptismaux
dans un processus de conversion missionnaires.»
(Piere Goudreault,
évêque du diocèse de Sainte-Anne-de-La Pocatière
 «La joie d'être serviteur du Christ».)
 
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Bonne journée!
Jean-Yves
 

vendredi 4 janvier 2019

On peut être très religieux, très pieux, et ne pas avoir encore rencontré Jésus. On peut être très érudit en théologie, et ne pas avoir encore rencontré Jésus.(282,185)

   Bonjour!  
Vendredi 4 janvier 2019

 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
 (Jn 1,35-42): Le lendemain, Jean Baptiste se trouvait de nouveau avec deux de ses disciples. Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit: «Voici l'Agneau de Dieu». Les deux disciples entendirent cette parole, et ils suivirent Jésus. Celui-ci se retourna, vit qu'ils le suivaient, et leur dit: «Que cherchez-vous?». Ils lui répondirent: «Rabbi (c'est-à-dire: Maître), où demeures-tu?». Il leur dit: «Venez, et vous verrez». Ils l'accompagnèrent, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C'était vers quatre heures du soir. André, le frère de Simon-Pierre, était l'un des deux disciples qui avaient entendu Jean Baptiste et qui avaient suivi Jésus. Il trouve d'abord son frère Simon et lui dit: «Nous avons trouvé le Messie (autrement dit: le Christ). André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit: «Tu es Simon, fils de Jean; tu t'appelleras Képha» (ce qui veut dire: “pierre”).  
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Commentaire...
 
Regardons André et son compagnon. L’un et l’autre sont disciples du Baptiste. Ils ont entendu parler du messie dont la venue est imminente. Ils ont entendu Jean quand il désigna Jésus, un jeune galiléen comme eux, disant de lui qu’il est l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde en nous baptisant dans l’Esprit. Ils ont entendu parler de Jésus et ils ont commencé à le suivre, sans avoir pourtant jamais dialogué avec lui. Ils le suivent sans le connaître personnellement.
 
Or voici que Jésus s’arrête, se retourne, leur parle. Ils entrent aujourd’hui dans un dialogue, dans une relation personnelle et profonde avec lui.
Jésus se retourne aujourd’hui, nous regarde et nous demande avec une grande douceur : « Que cherchez-vous ? » (Jn 1,38)
Aujourd’hui nous pouvons simplement dire oui à cette relation, à ce dialogue ; alors notre vie sera ponctuée, sera portée par un dialogue ininterrompu avec Jésus. Un dialogue souvent au-delà des mots. Un dialogue en profondeur, qui nous conduira, comme André et son compagnon, à « demeurer avec Jésus » (Jn 1, 39), à demeurer dans son amour (Jn 15, 9), à demeurer en Lui et Lui en nous (Jn 15, 4).
C’est une étape fondamentale de notre vie quand nous entrons dans une relation personnelle avec Jésus. On peut être très religieux, très pieux, et ne pas avoir encore rencontré Jésus. On peut être très érudit en théologie, et ne pas avoir encore rencontré Jésus.
Le jour de la première rencontre est inoubliable, comme pour André et son compagnon qui se souvinrent parfaitement que cette rencontre eut lieu à quatre heures de l’après-midi ! Comme pour Augustin qui se rappelait du jardin de Milan, ou Paul Claudel qui se souvenait près de quel pilier de la Cathédrale Notre Dame il se laissa rencontrer par le Seigneur le soir du 25 décembre 1886 !
Car cette rencontre est une rencontre qui nous transforme. Nous restons nous-mêmes, mais nous sommes transformés. Simon aujourd’hui reste Simon, mais il devient Pierre, Simon-Pierre (Jn 1, 42). Simon c’est celui qui a seulement entendu parler de Jésus. Pierre c’est Simon quand il se laisse rencontrer par Jésus, qu’il vit de lui, qu’il croit en lui, et reçoit de lui une vocation qui transfigure son existence.
En posant son regard sur nous, sur notre « destin humain », Jésus nous attire dans notre « destin divin ». C’est le ressuscité qui nous regarde, c’est le ressuscité qui s’unit à nous et demeure en nous.
Oui, Jésus pose son regard sur nous et vient s’unir à nous.
Venez et voyez nous dit Jésus aujourd’hui, venez et voyez où je demeure. Je demeure en chacun de vous et par l’Eucharistie je renouvelle en vous ma présence et mon amour.

Merci! - Abbé Philippe LINK

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«On ne devient pas bon en essayant d'être bon,
mais en trouvant la bonté
qui est déjà à l'intérieur de nous.»
(Eckhart Toll)
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Bonne journée!
Jean-Yves
 

jeudi 3 janvier 2019

Le prophète n’est pas d’abord chargé d’annoncer des événements à venir ; mais de dévoiler l’action de Dieu au cœur des situations contemporaines.(282,065)

Bonjour!
Jeudi 3 janvier 2019
 
 
 
Note: J'ai publié 290 messages en 2018.
 

   Voici la Parole de Dieu de ce jour...




Jean 1, 29-34  Le lendemain, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. » Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.” Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »
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          Homélie...        

Le prophète n’est pas d’abord chargé d’annoncer des événements à venir ; mais de dévoiler l’action de Dieu au cœur des situations contemporaines. Son charisme propre lui permet de « voir » à la lumière de l’Esprit, ce qui n’est pas sensible et demeure dès lors invisible aux yeux de chair.

 

Jean « voit Jésus venir vers lui ». Selon les apparences sensibles, il reconnaît son cousin ; mais l’illumination spirituelle dont il jouit intérieurement, lui révèle la véritable identité de celui qui s’approche. Par deux fois, le Précurseur insiste : « Je ne le connaissais pas » ; sous-entendu : « Je croyais le connaître, mais j’ignorais sa véritable identité. Je le prenais pour le fils de la cousine de ma mère, et je découvre en cet instant, à la lumière de l’Esprit, qu’il est en réalité le Christ, le Messie. Aussi je le déclare : “Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde” ».

 

La formulation demeure énigmatique : que veut dire l’expression « Agneau de Dieu » ? L’agneau désigne sans aucun doute l’animal offert en sacrifice au jour de Pâque. Mais l’agneau pascal dont le sang devait éloigner l’Ange exterminateur (Ex 12, 23) était offert à Dieu. Or Jean désigne Jésus comme l’« Agneau de Dieu », c’est-à-dire offert par Dieu lui-même. De plus, l’agneau pascal n’enlevait pas le péché : il s’agissait d’un sacrifice de substitution par lequel Dieu acceptait de ne pas imputer à son peuple les péchés dont il s’était rendu coupable. Alors que Jésus est désigné comme celui « qui enlève le péché du monde » : non seulement la faute est effacée, mais la réconciliation offerte est universelle. « Jésus est apparu pour enlever les péchés – confirme Saint Jean dans la première lecture : tout homme – sans restriction ni exception – qui fonde sur lui une telle espérance, se rend pur comme lui-même est pur » (1ère lect.). Pour pouvoir intercéder en faveur des pécheurs, il faut en effet que notre « défenseur devant le Père soit Juste » (1 Jn 2, 1).

 
C’est donc au cœur du mystère de la Rédemption, que le Précurseur nous conduit en quelques mots. Le Père lui-même nous donne le véritable Agneau pascal, le seul qui puisse enlever le péché du monde : son propre Fils, « Jésus-Christ le Juste. Il est la victime offerte pour nos péchés ; et non seulement pour les nôtres, mais encore pour ceux du monde entier » (1 Jn 2, 1-2).
 
Père, “comme il est grand l’amour dont tu nous as comblés : tu as voulu que par le sacrifice de ton Fils unique, nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes” (1ère lect.). Ne permet pas que nous “luttions contre toi” en commettant à nouveau le péché dont Jésus nous a purifiés à si haut prix ; mais garde nous dans ta grâce, afin que “lorsque ton Fils paraîtra, nous soyons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu’il est” (Ibid.). Telle est l’espérance que nous fondons en lui, Père, afin d’être rendus saints comme lui-même est saint dans l’unique Esprit.
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«S'inquiéter, c'est oublier que Dieu veille sur nous.»
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«La prière est l'exercice respiratoire de la foi.»
(Pierre-Gervais Majeau)
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«Prends, pour te connaître, le temps qu'il faudra.
Rien qu'à te connaître, tu voyageras.»
(Gilles Vigneault)
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Bonne journée!
Jean-Yves

mercredi 2 janvier 2019

Jean Baptiste est celui qui rend témoignage, par sa mission et par son regard de prophète: «Mais au milieu de vous se tient celui (…) qui vient derrière moi» (281,981)

Bonjour!
Mercredi 2 janvier 2019

 
Photo:
Ce vitrail photographié en France est très joli, n'est-ce pas...
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
       (Jn 1,19-28): Et voici quel fut le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander: «Qui es-tu?». Il le reconnut ouvertement, il déclara: «Je ne suis pas le Messie». Ils lui demandèrent: «Qui es-tu donc? Es-tu le prophète Élie?». Il répondit: «Non». «Alors es-tu le grand Prophète?». Il répondit: «Ce n'est pas moi». Alors ils lui dirent: «Qui es-tu? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même?». Il répondit: «Je suis la voix qui crie à travers le désert: Aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe».

Or, certains des envoyés étaient des pharisiens. Ils lui posèrent encore cette question: «Si tu n'es ni le Messie, ni Élie, ni le grand Prophète, pourquoi baptises-tu?». Jean leur répondit: «Moi, je baptise dans l'eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas: c'est lui qui vient derrière moi, et je ne suis même pas digne de défaire la courroie de sa sandale». Tout cela s'est passé à Béthanie-de-Transjordanie, à l'endroit où Jean baptisait.
Commentaire:
Mgr. Romà CASANOVA i Casanova Evêque de Vic (Barcelona, Espagne)
«Au milieu de vous se tient celui (…) qui vient derrière moi»
Aujourd'hui, dans l'Évangile nous lisons le témoignage de Jean Baptiste. Ce témoignage dans l'Évangile selon saint Jean, est précédé par le prologue qui affirme formellement: «Et le Verbe s'est fait chair, et il a habité parmi nous» (Jn 1,14). Ce qui est annoncé dans le prologue, se manifeste peu à peu dans l'Évangile. Le mystère du Verbe incarné est un mystère de Salut pour l'humanité: «la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ» (Jn 1,17). Le Salut nous arrive par Jésus et la foi est la réponse à cette manifestation du Christ.

Le mystère du salut dans le Christ est toujours accompagné du témoignage. Jésus lui-même est «l'Amen, le Témoin fidèle et véritable» (Ap 3,14). Jean Baptiste est celui qui rend témoignage, par sa mission et par son regard de prophète: «Mais au milieu de vous se tient celui (…) qui vient derrière moi» (Jn 1,26-27). Et c'est ainsi que les apôtres comprendront leur mission: «C'est ce Jésus que Dieu a ressuscité: nous en sommes tous témoins» (Ac 2,32).

L´'Église entière, ainsi que tous ses membres, a pour mission de rendre témoignage. Ce témoignage que nous répandons à travers le monde a un nom. L'Évangile est Jésus-Christ lui-même. Il est la “bonne nouvelle”. Ainsi nous devons comprendre que la propagation de l'Évangile à travers le monde est le témoignage liant l'annonce et la vie. Nous devons nous rappeler les paroles du pape Paul VI: «L'homme moderne écoute plutôt celui qui témoigne que celui qui enseigne (...), et s'il écoute celui qui enseigne, il le fait car celui-ci rend témoignage».
 
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Magnifique peinture des quatre saisons.
Vous pouvez grossir l'image en cliquant dessus.
 
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Merci:
Plus de 162 visites depuis hier...
Merci! Formidable.
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«Notre cœur est le lieu de notre mémoire spirituelle.»
 
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Bonne journée!
Jean-Yves
 

mardi 1 janvier 2019

Dans une famille humaine, il revient à la mère de conduire l’enfant à son père pour qu’il le reconnaisse ; ainsi dans la famille de Dieu, c’est par Marie que l’Esprit nous conduit à Jésus, en qui nous découvrons le vrai visage du Père.(281,819)

Bonjour!
Mardi 1er janvier 2019

 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...

Que Dieu nous prenne en grâce
et qu’il nous bénisse !


 
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,
les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem,
et ils découvrirent Marie et Joseph,
avec le nouveau-né
couché dans la mangeoire.
Après avoir vu,
ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé
au sujet de cet enfant.
Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient
de ce que leur racontaient les bergers.
Marie, cependant, retenait tous ces événements
et les méditait dans son cœur.
Les bergers repartirent ;
ils glorifiaient et louaient Dieu
pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu,
selon ce qui leur avait été annoncé.

Quand fut arrivé le huitième jour,
celui de la circoncision,
l’enfant reçut le nom de Jésus,
le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception.
 (Lc 2, 16-21)
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Psaume 66

Que son visage s’illumine pour nous,
et ton chemin sera connu sur la terre,
ton salut, parmi toutes les nations.

Que les nations chantent leur joie,
car tu gouvernes le monde avec justice ;
sur la terre, tu conduis les nations.

La terre a donné son fruit ;
Dieu, notre Dieu, nous bénit.
Que la terre tout entière l’adore !
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Homélie... 
 
En plaçant la fête de Marie, Mère de Dieu le 1er janvier, c’est toute l’année qui commence que l’Eglise entend mettre sous la protection de celle qu’elle reconnaît aussi pour sa Mère. Il convient en effet que celle qui fut mère de la Tête, le soit aussi de son Corps tout entier. Marie est bien réellement notre mère dans l’ordre de la grâce : elle donne en effet sa chair au Fils de Dieu pour permettre à celui-ci de nous enfanter à la vie divine. « Dieu a envoyé son Fils, confirme saint Paul ; il est né d’une femme pour faire de nous des fils » (2ème lect.). Dans l’humanité qu’il recevait de la Vierge, le Verbe assumait notre humanité à tous, afin que le Père reconnaisse son Fils en chacun de nous et nous donne part à sa vie. Marie fut et demeure le « lieu » de ce mystérieux échange : en notre nom elle permet au Verbe de devenir participant de notre humanité ; et au nom de son Fils, elle nous donne part à sa vie divine. Qui douterait en effet que la surabondance de l’Esprit dont cette Mère très sainte fut comblée dès sa conception, ne se répande « tout naturellement » sur chacun de ses enfants ? « La preuve que nous sommes des fils, c’est que l’Esprit du Fils de Dieu et du Fils de Marie est dans nos cœurs, criant vers le Père en l’appelant “Abba” » (Ibid.).
 
Bien sûr la Vierge Immaculée n’est pas la Source de la grâce : elle-même en fut comblée par le Père et le Fils ; mais elle est pour l’Eglise et donc pour chacun de nous, le canal par lequel la grâce de la Croix descend jusqu’à nous. Elle est « l’aqueduc de Dieu » (S. Bernard), ou encore : « le cou par lequel les grâces de la Tête se répandent dans le Corps tout entier » (Ibid.). Dans une famille humaine, il revient à la mère de conduire l’enfant à son père pour qu’il le reconnaisse ; ainsi dans la famille de Dieu, c’est par Marie que l’Esprit nous conduit à Jésus, en qui nous découvrons le vrai visage du Père. De l’étable de Bethléem au pied de la croix, Marie ne s’est jamais éloignée de son Fils. C’est elle qui dans l’Esprit nous le présente, nous le fait connaître et aimer à chaque étape de sa vie et de la nôtre, afin qu’en lui nous ayons accès au Père. C’est à son école que nous aussi nous apprenons à « retenir tous les événements qui le concernent et nous concernent, et à les méditer dans notre cœur ».
 
Ce ministère maternel de la Vierge Marie n’est pas une invention de la piété populaire : il s’enracine dans la Parole du Christ et donc dans la volonté de Dieu. Souvenons-nous comment du haut de la croix, avant de remettre son esprit entre les mains du Père, Jésus confie tous ses disciples à sa mère en tant que fils, et invite les disciples à prendre Marie chez eux, comme leur mère. Puis, baissant la tête, Jésus expira, c’est-à-dire souffla son Esprit de vie sur Marie, pour qu’elle le transmette à tous ceux qui croiraient en lui, afin qu’ils puissent « renaître d’eau et d’Esprit ». C’est ainsi que celle qui fut mère de l’humanité du Fils de Dieu – et donc mère de Dieu puisque l’humanité et la divinité sont indissociablement unies dans la Personne du Christ – devint mère de la divine grâce, mère de l’humanité nouvelle, recréée par la Parole de miséricorde que le Père prononce sur nous dans le Souffle vivifiant de son Esprit.
 
« Le Seigneur nous a bénis » : en son Fils « il a fait briller sur nous son visage et s’est penché sur nous ; il a prononcé son Nom sur nous, et nous a bénis, il nous a donné la paix » (1ère lect.) de son Esprit. Et comme si cela ne suffisait pas, il nous a confiés à Marie pour qu’elle nous garde et nous conduise à la suite de son Fils, sur le chemin de la vie.
 
Sois loué éternellement, Dieu de tendresse et de miséricorde, toi qui es le plus maternel des pères, pour tant de sollicitude et de délicatesse prévenante. Donne-nous de ne pas mépriser tes dons, mais de les recevoir avec humilité et gratitude, dans un cœur filial et débordant de reconnaissance. Nous voulons recevoir de toi Jésus, comme ton héritage suprême, ta propre mère, et la choisir comme notre mère, nous soumettant par avance à ses instructions, car nous croyons que par elle, c’est toi qui dans l’Esprit continue à guider ton Eglise jusqu’en la demeure de ton Père et notre Père.

 

Abbé Philippe LINK - Merci!
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Bonne et Heureuse Année 2019!
Paix et Joie!
 
Jean-Yves