mardi 5 février 2019

«Ma fille, ta foi t'a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal» / (284,199)

Bonjour!
Mardi 5 février 2019
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
       (Mc 5,21-43): Jésus regagna en barque l'autre rive, et une grande foule s'assembla autour de lui. Il était au bord du lac. Arrive un chef de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment: «Ma petite fille est à toute extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu'elle soit sauvée et qu'elle vive». Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu'elle l'écrasait.

Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans. Elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans aucune amélioration; au contraire, son état avait plutôt empiré. Cette femme donc, ayant appris ce qu'on disait de Jésus, vint par derrière dans la foule et toucha son vêtement. Car elle se disait: «Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée». A l'instant, l'hémorragie s'arrêta, et elle ressentit dans son corps qu'elle était guérie de son mal. Aussitôt Jésus se rendit compte qu'une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait: «Qui a touché mes vêtements?». Ses disciples lui répondaient: «Tu vois bien la foule qui t'écrase, et tu demandes: ‘Qui m'a touché?’». Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait ce geste. Alors la femme, craintive et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Mais Jésus reprit: «Ma fille, ta foi t'a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal».

Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre pour annoncer à celui-ci: «Ta fille vient de mourir. A quoi bon déranger encore le Maître?». Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de la synagogue: «Ne crains pas, crois seulement». Il ne laissa personne l'accompagner, sinon Pierre, Jacques, et Jean son frère. Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l'agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur: «Pourquoi cette agitation et ces pleurs? L'enfant n'est pas morte: elle dort». Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l'enfant, et ceux qui l'accompagnent. Puis il pénètre là où reposait la jeune fille. Il saisit la main de l'enfant, et lui dit: «Talitha koum», ce qui signifie: «Jeune fille, je te le dis, lève-toi!». Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher -elle avait douze ans. Ils en furent complètement bouleversés. Mais Jésus leur recommanda avec insistance que personne ne le sache; puis il leur dit de la faire manger.
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Commentaire:
Abbé Francesc PERARNAU i Cañellas (Girona, Espagne)
«Ma fille, ta foi t'a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal»
Aujourd'hui, l'Évangile nous présente deux miracles de Jésus qui nous parlent de la foi de deux personnes bien différentes. Aussi bien Jaïre -l'un des chefs de la synagogue- que cette femme malade font preuve d'une grande foi: Jaïre est sûr que Jésus peut guérir sa fille; la femme est certaine qu'en frôlant le vêtement de Jésus elle sera libérée d'une très grave maladie. Et Jésus, parce que ces personnes ont la foi, leur concède la grâce qu'elles étaient venues chercher.

La première, ce fut elle, qui pensait qu'elle n'était pas digne que Jésus lui dédiât un instant, qui n'osait pas déranger le Maître ni ces juifs importants. Sans bruit, elle s'approche et, touchant la frange du manteau de Jésus, elle "arrache" sa guérison, ce qu'elle remarque aussitôt dans son corps. Mais Jésus, qui sait ce qui s'est passé, ne veut pas la laisser partir sans lui adresser un mot: «Ma fille, ta foi t'a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal» (Mc 5,34).

De Jaïre, Il demande une foi encore plus grande. Comme l'avait déjà fait Dieu avec Abraham dans l'Ancien Testament, il exige une foi contre toute espérance, la foi des choses impossibles. L'on communiqua à Jaïre la terrible nouvelle que sa petite fille venait de mourir. Nous pouvons nous imaginer la grande douleur qui dût l'envahir alors, et peut-être la tentation du désespoir. Et Jésus, qui avait entendu, lui dit: «Ne crains pas, crois seulement» (Mc 5,36). Et comme les antiques patriarches, croyant contre toute espérance, il vit comment Jésus rendait la vie à sa fille bien-aimée.

Deux grandes leçons de foi pour nous. À partir des pages de l'Évangile, Jaïre et l'hémorroïsse, comme tant d'autres, nous parlent de la nécessité d'avoir une foi inébranlable. Nous pouvons faire nôtre cette belle exclamation évangélique: «Je crois, Seigneur, viens au secours de mon incrédulité» (Mc 9,24).
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«L'art, la science, la nature, toute est chemin possible vers Dieu
pour qui sait s'émerveiller.»
(François Darbois)
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«La tendresse, c'est l'écoute de la différence.«
(jacques Salomé)
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«L'amour n'est ni grand ni petit, il est seulement l'amour.»
(Paulo Coelho)
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Bonne journée!
Jean-Yves

 

lundi 4 février 2019

«l'égoïsme est la source infaillible du malheur pour soi-même et pour ceux qui nous entourent».(284,030)

Bonjour!
Lundi 4 février 2019

 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
 
       (Mc 5,1-20): Ils arrivèrent sur l'autre rive du lac, dans le pays des Géraséniens. Comme Jésus descendait de la barque, aussitôt un homme possédé d'un esprit mauvais sortit du cimetière à sa rencontre; il habitait dans les tombeaux et personne ne pouvait plus l'attacher, même avec une chaîne; en effet on l'avait souvent attaché avec des fers aux pieds et des chaînes, mais il avait rompu les chaînes, brisé les fers, et personne ne pouvait le maîtriser. Sans arrêt, nuit et jour, il était parmi les tombeaux et sur les collines, à crier, et à se blesser avec des pierres. Voyant Jésus de loin, il accourut, se prosterna devant lui et cria de toutes ses forces: «Que me veux-tu, Jésus, Fils du Dieu très-haut? Je t'adjure par Dieu, ne me fais pas souffrir!». Jésus lui disait en effet: «Esprit mauvais, sors de cet homme!». Et il lui demandait: «Quel est ton nom?». L'homme lui répond: «Je m'appelle Légion, car nous sommes beaucoup». Et ils suppliaient Jésus avec insistance de ne pas les chasser en dehors du pays.

Or, il y avait là, du côté de la colline, un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture. Alors, les esprits mauvais supplièrent Jésus: «Envoie-nous vers ces porcs, et nous entrerons en eux». Il le leur permit. Alors ils sortirent de l'homme et entrèrent dans les porcs. Du haut de la falaise, le troupeau se précipita dans la mer: il y avait environ deux mille porcs, et ils s'étouffaient dans la mer. Ceux qui les gardaient prirent la fuite, ils annoncèrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne, et les gens vinrent voir ce qui s'était passé. Arrivés auprès de Jésus, ils voient le possédé assis, habillé, et devenu raisonnable, lui qui avait eu la légion de démons, et ils furent saisis de crainte. Les témoins leur racontèrent l'aventure du possédé et l'affaire des porcs. Alors ils se mirent à supplier Jésus de partir de leur région.

Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui. Il n'y consentit pas, mais il lui dit: «Rentre chez toi, auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde». Alors cet homme s'en alla, il se mit à proclamer dans la région de la Décapole tout ce que Jésus avait fait pour lui, et tout le monde était dans l'admiration.
Commentaire:
Abbé Ramon Octavi SÁNCHEZ i Valero (Viladecans, Barcelona, Espagne)
«Esprit mauvais, sors de cet homme!»
Aujourd'hui, nous découvrons un passage de l'Évangile qui en fera sourire plus d'un. S'imaginer environ deux mille porcs se précipitant au bas de la montagne a quelque chose de comique. Mais les porchers, eux, ne goûtèrent pas l'humour de la situation, ils se fâchèrent beaucoup et demandèrent à Jésus de quitter leur territoire.

Même si, humainement parlant, elle peut paraître logique, cette attitude n'en demeure pas moins franchement condamnable: ils préféraient conserver leurs cochons plutôt que de voir le possédé guéri. Plutôt les biens matériels, qui nous apportent argent et bien-être, que la vie digne d'un homme qui n'est pas "des nôtres". Car celui qui était possédé par un esprit mauvais «sans arrêt, nuit et jour, était parmi les tombeaux et sur les collines, à crier, et à se blesser avec des pierres» (Mc 5,5).

Nous courrons aussi bien souvent le danger de nous attacher à ce qui est à nous, et de désespérer quand nous le perdons. Par exemple, le paysan se désespère quand il perd sa récolte, même si elle est assurée, et le spéculateur en bourse quand ses actions perdent une partie de leur valeur. Très peu, en revanche, perdent l'espérance lorsqu'ils voient la faim et la situation précaire de tant d'êtres humains, dont certains vivent à deux pas de chez eux.

Jésus accorda toujours la première place aux personnes, même avant les lois et les puissants de son temps. Mais nous, trop souvent, ne pensons qu'à nous et à ce qui, croyons-nous, nous rend heureux, alors même que l'égoïsme n'apporte jamais le bonheur. Comme disait l'évêque brésilien Helder Camara, «l'égoïsme est la source infaillible du malheur pour soi-même et pour ceux qui nous entourent».
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Bonne journée!
Jean-Yves
 

dimanche 3 février 2019

«Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut»(283,992)

Bonjour!

Dimanche 3 février 2019

 
Icône photographiée à l'Abbaye Val-Notre-Dame
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Ce dimanche à  10 h 30 à la cathédrale:
Messe anniversaire pour

Monseigneur Clément Fecteau,
évêque émérite du
Diocèse de Sainte-Anne.

Cette messe sera célébrée par
Monseigneur Pierre Goudreault
l'évêque actuel du diocèse.

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Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...

(Lc 2,22-40): Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi: «Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur». Ils venaient aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur: un couple de tourterelles ou deux petites colombes.

Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C'était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui. L'Esprit lui avait révélé qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Messie du Seigneur. Poussé par l'Esprit, Syméon vint au Temple. Les parents y entraient avec l'enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient. Syméon prit l'enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant: «Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples: lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple». Le père et la mère de l'enfant s'étonnaient de ce qu'on disait de lui.

Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère: «Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. Et toi-même, ton coeur sera transpercé par une épée. Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre».

Il y avait là une femme qui était prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d'Aser. Demeurée veuve après sept ans de mariage, elle avait atteint l'âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s'éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. S'approchant d'eux à ce moment, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lorsqu'ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L'enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

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Commentaire...  

Abbé Lluís RAVENTÓS i Artés (Tarragona, Espagne

«Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut»

Aujourd'hui, en endurant le froid de l'hiver, Siméon attend l'arrivée du Messie. Il y a cinq cents ans déjà, quand a débuté la construction du Temple, il y a eu une grande pénurie, tellement grande que les constructeurs étaient totalement découragés. C'est alors, qu'Aggée a prophetisé: «La splendeur future de ce Temple surpassera la première, et dans ce lieu, je vous ferai don de la paix. Parole du Seigneur de l'univers» (Ag 2,9) et il ajouta «Je vais mettre en branle toutes les nations païennes, leurs trésors afflueront ici» (Ag 2,7). Phrase qui peut s'interpréter de plusieurs manières «le plus précieux» dirons les uns, «le plus prisé» dira saint Jérémie.

A Siméon «l'Esprit lui avait révélé qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Messie du Seigneur» (Lc 2,26), et aujourd'hui «poussé par l'Esprit», il est monté au Temple. Il n'était pas Lévite, ni Scribe, ni Docteur de la loi, mais il était simplement «un homme juste qui attendait la Consolation d'Israël» (Lc 2,25). Mais l'Esprit souffle là où il veut (cf. Jn 3,8).

Maintenant il constate avec un certain étonnement qu'il n'y a pas eu de grands préparatifs d'accueil, pas de drapeaux, pas de guirlandes, ni d'écussons de quelque sorte nulle part. Joseph et Marie traversent l'esplanade en portant l'Enfant dans leurs bras. «Portes, élevez vos linteaux; élevez-vous, portes antiques: que le Roi de gloire fasse son entrée» (Ps 24,7) chante le Psaume.

Siméon s'avance les bras ouverts pour saluer la Mère, il reçoit l'Enfant et bénit Dieu en disant: «Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples: lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple» (Lc 2,29-32).

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Au cœur de l'hiver...
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«L'heure s'avance; fais-nous grâce,
Toi dont le jour n'a pas de fin.
Reste avec nous quant tout s'efface,
Dieu des lumières sans déclin.»
 
«Comme un veilleur attend l'aurore,
Nous attendons le jour promis.
Mais la nuit demeure encore,
Tiens-nous déjà pour tes amis.»
 
(Hymne - Prière des heures...)
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«La première clé de la transmission,
c'est l'amour, qui éveille le cœur.
Donner de l'amour pour que notre cœur grandisse.
Un amour dont certains d'entre nous ont manqué,
un amour incarné en actes, en gestes.
 L'amour est fondamental car il éveille la personne à elle-même.
(Frédéric Lenoir)
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«On ne passe qu'une fois sur le chemin de la vie...»
(Pierre Ceyrac)
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«Seigneur, rassemble-nous
dans la paix de ton amour.»
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«S'il me manque l'amour,
je ne suis rien.»
(Saint Paul)
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«C'est Dieu qui nous a choisis
et non pas nous qui avons choisi Dieu...»
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Bonne journée!
Jean-Yves

 

samedi 2 février 2019

La présentation de Jésus au temple... /Journée de la vie consacrée... / Messe anniversaire du décès de Mgr Clément Fecteau, évêque émérite du diocèse. (283,954)

Bonjour!
Samedi 2 février 2019

 


 
«Le Seigneur passe...
Ouvriras-tu
Quand frappe l'inconnu?
Peux-tu laisser mourir la voix
Qui réclame ta foi? 
 

 
Le Seigneur passe...
Attendras-tu
Un autre rendez-vous?
Pourquoi tarder? Prends avec lui
Le chemin de la vie,
 
Le Seigneur passe...
(Hymne - Liturgie des heures - ce matin)

 
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

C’est le Seigneur, Dieu de l’univers ;
c’est lui, le roi de gloire


 
Évangile de Jésus Christ selon saint   Luc
Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse
pour la purification,
les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem
pour le présenter au Seigneur,
selon ce qui est écrit dans la Loi :
Tout premier-né de sexe masculin
sera consacré au Seigneur.
Ils venaient aussi offrir
le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur :
un couple de tourterelles
ou deux petites colombes.

Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon.
C’était un homme juste et religieux,
qui attendait la Consolation d’Israël,
et l’Esprit Saint était sur lui.
Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce
qu’il ne verrait pas la mort
avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.
Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple.
Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus
pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,
Syméon reçut l’enfant dans ses bras,
et il bénit Dieu en disant :
« Maintenant, ô Maître souverain,
tu peux laisser ton serviteur s’en aller
en paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le salut
que tu préparais à la face des peuples :
lumière qui se révèle aux nations
et donne gloire à ton peuple Israël. »
(Lc 2, 22-32)

Psaume 23

Portes, levez vos frontons,
élevez-vous, portes éternelles :
qu’il entre, le roi de gloire !

Qui est ce roi de gloire ?
C’est le Seigneur, le fort, le vaillant,
le Seigneur, le vaillant des combats.

Portes, levez vos frontons,
levez-les, portes éternelles :
qu’il entre, le roi de gloire !

Qui donc est ce roi de gloire ?
C’est le Seigneur, Dieu de l’univers ;
c’est lui, le roi de gloire.
 

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Commentaire...  

La fête que nous célébrons aujourd’hui, dans laquelle s’inscrit celle de la Vie consacrée, porte le beau nom de Présentation. Ce terme, à lui seul, est si riche de sens qu’il peut nous aider à guider notre prière et éclairer notre célébration.

La première notation qui ressort de ce terme
est celle d’actualité.
Une présentation évoque par définition ce qui est actuel,
littéralement : le moment présent.
Ce qui est vécu, dit, engagé, accompli maintenant.
Or, c’est bien d’aujourd’hui qu’il s’agit tout d’abord ici.
En ce jour, la plénitude des temps est arrivée.
Le jour de Dieu est annoncé.
Celui, non pas qui a été, dans le passé, ou qui sera, dans l’avenir,
mais qui est, dans son éternel présent, est parmi nous.
Le Christ Jésus : Il est là. Il demeure avec nous. Il est présent !
Il est pour toujours parmi nous : l’Éternel, le Vivant.
Bien chers frères et sœurs, nous tous ici rassemblés, nous nous souvenons
que nous avons la grâce insigne de pouvoir vivre
chaque jour de notre vie, comme un aujourd’hui de Dieu.
Cet aujourd’hui où la vie éternelle nous est déjà donnée.
La vie éternelle, dit admirablement Jésus dans sa prière au Père, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul véritable Dieu,
et ton envoyé, Jésus-Christ (Jn 17,3).
Vivons donc déjà la joie de cet éternel présent du Seigneur
qui nous est donné par l’éternelle présence du Christ à nos côtés.

La deuxième notation contenue dans le terme de présentation
est celle d’offrande.
L’offrande apportée dans la gratuité.
C’est ainsi que nous faisons, comme nous disons, des « présents ».
C’est-à-dire des dons apportés sans recherche de contrepartie,
comme autant de cadeaux gracieux.
Dans une sorte de générosité, sans calcul, par amour,
bénévolement, avec le sourire, en libre abandon.
Allez apprendre ce que veut dire cette parole, nous dit Jésus :

C’est l’amour que je veux et non les sacrifices !
Nous voici tous invités à retrouver ce sens de l’offrande spontanée,
de la gratuité sans arrière-pensée.
Oui, de sa plénitude nous avons tous reçu grâce pour grâce (Jn 1,16).
Comment ne pas en faire en retour le « présent »
au Dieu de toute grâce ?
La troisième notation contenue dans le terme de présentation est celle de manifestation, de révélation.
On était jusque-là inconnu ou absent.
Et voilà qu’on est présenté ou que l’on se présente.
Quelque chose d’encore caché ou ignoré
est ainsi révélé, mis en lumière, manifesté.
Il est sûr que lorsque Jésus est présenté dans le Temple,
c’est bien de révélation et de manifestation qu’il s’agit.
Sous la poussée de l’Esprit, Syméon peut alors proclamer :
Mes yeux ont vu ton salut
que tu as préparé à la face de tous les peuples,
lumière pour éclairer les nations et gloire de ton peuple Israël (Lc 2,30-32).
Pour nous aussi, frères et sœurs, la fête de la Présentation
est la célébration de cette lumière venue dans le monde (Jn 1,5-7).
Nous manifestons, en silence mais clairement,
que nous voulons suivre Jésus-Christ.
Et qu’au milieu de ce monde nous voulons briller,
selon la parole de Paul, comme des foyers de lumière
en lui présentant la parole de vie (Ph 2,15).
La dernière réalité sous-tendue dans ce terme de présentation
est celle de Rédemption. Ce n’est peut-être pas la plus évidente, mais c’est la plus éclairante
et la plus importante pour mettre en lumière le sens de cette fête.
Nous savons en effet que nous ne pouvons
assurer par nous-mêmes notre salut.
L’homme ne peut acheter son rachat, note le psaume,
ni payer à Dieu sa rançon.
Il est si coûteux le rachat de son âme (Ps 49,8).
Et c’est bien pour cela que le Christ notre Rédempteur
est venu en ce monde.
Sa présentation aujourd’hui, dans le Temple,
à laquelle il se soumet volontairement, par obéissance à la Loi
(voulant que tout garçon premier-né soit racheté
par l’offrande d’au moins deux petites colombes),
sa présentation donc annonce la grande Rédemption, le rachat du péché
et de son salaire qui est la mort (Rm 6,23)
par son sacrifice sur la croix.
Nous voici tous invités, frères et sœurs,
à offrir nous aussi nos personnes
en hostie vivante, sainte, agréable à Dieu.
Et Paul nous précise : c’est là le culte spirituel que vous avez à rendre au Seigneur (Rm 12,1).
Il nous est si bon de savoir que le Seigneur lui-même
nous invitant à porter notre croix de chaque jour à sa suite (Lc 9,23),
nous propose à tous, chrétiens, de participer en quelque sorte,
malgré notre faiblesse et notre indignité
à, sa grande œuvre de Rédemption.
Tu ne voulais ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as façonné un corps… Alors j’ai dit : Voici, je viens pour faire, ô Dieu, ta volonté ! (Ps 40, 7-9 ; He 10, 5-7).
Puisque le Père nous accueille, comme Jésus, en cet aujourd’hui,
dans sa joie, sa lumière et sa paix,
puisse-t-il en retour, nous combler
de cette même paix, de cette même lumière et de cette même joie.

Abbé Philippe Link

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Bonne journée!
Jean-Yves
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Le premier anniversaire
du décès de 
 
Mgr Clément Fecteau
 
sera souligné lors d’une messe 
qui sera célébrée par 
Mgr Pierre Goudreault, 
le dimanche 3 février 2019, 
à 10 h 30, 
en la cathédrale de Sainte-Anne-de-la-Pocatière.
 
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vendredi 1 février 2019

«A quoi pouvons-nous comparer le règne de Dieu?/ (283,923)

Bonjour!
Vendredi 1er février 2019
 
«Fais-moi connaître tes chemins, Seigneur,
enseigne-moi tes sentiers.»
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«Puis qu'il est avec nous
Dans nos jours de faiblesse,
N'espérons pas tenir debout
Sans l'appeler...
Tendons la main,
Crions vers lui notre détresse;
Reconnaissons sur le chemin
Celui qui brûle nos péchés!»
(Hymne - Liturgie des heures - Ce matin).
 
 

 Photo prise dans le parc de la ville
à Saint-Jean-Port-Joli
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«Vienne Jésus pour dissiper
Le brouillard et les doutes;
Sa parole donnée
est soleil sans déclin.
Le soir peut revenir
Et la nuit,
Si Jésus nous redit
L'Amour qui nous fait vivre.»
(Hymne - Liturgie des heures - Ce soir.)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
  (Mc 4,26-34): Jésus disait: «Il en est du règne de Dieu comme d'un homme qui jette le grain dans son champ: nuit et jour, qu'il dorme ou qu'il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D'elle-même, la terre produit d'abord l'herbe, puis l'épi, enfin du blé plein l'épi. Et dès que le grain le permet, on y met la faucille, car c'est le temps de la moisson».

Il disait encore: «A quoi pouvons-nous comparer le règne de Dieu? Par quelle parabole allons-nous le représenter? Il est comme une graine de moutarde: quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde. Mais quand on l'a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre». Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de la comprendre. Il ne leur disait rien sans employer de paraboles, mais en particulier, il expliquait tout à ses disciples.
 
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Commentaire...   

Jésus continue à enseigner la foule par deux nouvelles paraboles. Mais ici le sujet change : il s’agit de faire comprendre ce qu’il en est du règne de Dieu.

Dans un premier temps, Jésus compare le règne de Dieu à un grain de blé jeté en terre qui va se développer jusqu’au jour où, étant arrivé à la maturité d’un bel épi, il sera moissonné par celui qui l’a semé.
Ce qui est frappant ici, c’est l’enchaînement paisible des différentes étapes du développement de cette semence : la graine puis l’herbe, l’épi et enfin le blé plein l’épi. On a l’impression d’une croissance inexorable dans le temps, que rien ne semble pouvoir arrêter ni maîtriser. « Nuit et jour », nous dit Jésus, que le semeur « dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit » et, rajoute-t-il, « il ne sait comment ». Le règne de Dieu commence donc par la rencontre d’une semence avec la terre ; rencontre du germe divin avec la terre de notre humanité.
Parfois, peut-être, trouvons-nous que le temps se fait long avant d’observer dans notre existence des fruits de conversion. Quelques-fois, peut-être, avons-nous l’impression que rien ne s’opère ; comme si Dieu s’était retiré, tel cet homme après avoir jeté son grain de blé.
Tout cela n’est qu’apparence. Sans faire de bruit, patiemment mais de façon déterminée et continue, la graine de vie divine semée en nous croît au rythme des nuits et des jours de notre histoire pour porter un fruit de vie.
La grâce de Dieu ne violente pas notre nature. Elle ne se surajoute pas à elle. Mais de l’intérieur, elle vient la féconder. Elle inscrit son déploiement au cœur même de nos existences pour les conduire à la plénitude du don, à produire de nombreux épis qui à leur tour donneront beaucoup de grains de blé.
A nous de nous ouvrir à la semence de vie divine de la Parole du Fils de Dieu venue à la rencontre de la terre de notre cœur. A nous de croire à sa puissance transformante pour ne pas faire obstacle à son dynamisme de fécondité. Alors, le jour où le semeur – entendons Dieu – reviendra et manifestera explicitement son action, il trouvera sans aucun doute dans notre champ quelque chose à moissonner.
Et comme pour stimuler notre foi en cette force de croissance qui dépasse notre entendement, Jésus nous livre une deuxième parabole : celle de la graine de moutarde qui devient la plus grande de toutes les plantes potagères.
Quel contraste entre l’état initial et l’état final ! Ne nous décourageons donc pas devant la fragilité des apparences. Dieu se plaît à déployer sa puissance à partir de ce qui est petit et insignifiant.
Mais attention, ce qu’il opère est toujours orienté vers le don et n’est pas que démonstration de sa toute-puissance. Si la graine de moutarde devient la plus grande des plantes du jardin c’est pour permettre aux oiseaux du ciel de venir faire leur nid à son ombre.
La grâce de Dieu fait donc de chacun de nous une source de bénédiction pour ses frères. C’est ainsi que peu à peu advient le salut universellement promis et que se construit irrésistiblement le Royaume de Dieu au milieu de nous.

Abbé Philippe Link 

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«Le désir de Dieu constitue la faim et la soif authentiques
 de la personne humaine.»
(Enzo Bianchi)
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«Nous entrons dans l'éternité dès lors
que notre vie est fondée sur l'amour et la foi.»
(Salah Michel Bouraad)
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«Tu nous as faits pour toi, Seigneur,
et notre cœur n'a de paix tant qu'il ne repose en toi!»
(Saint Augustin)
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 Photo:
Sur les terrains de l'évêché
aux temps où le lac ornait la place...
(Jean-Yves)
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Je veux saluer et remercier nos visiteurs...

Ils proviennent des pays suivants:

France - Canada - États-Unis -
Allemagne - Russie - Belgique -
Ukraine - Suisse - Espagne -
Côte d'Ivoire - Irlande - Portugal -
 Pologne - Singapour - Colombie -
Hong Kong - Luxembourg - et autres encore...

Merci d'être là: nous formons une belle communauté.
Prions les uns pour les autres. 
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Cette photo a été prise en Bretagne...
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Bonne journée!
Jean-Yves
 
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