lundi 13 mai 2019

«Je suis le Bon Pasteur... » / «Moi, je suis la porte...»« Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. » / (291,058)


Le Pape rend visite à une crèche vivante dans une paroisse romaine (6 janvier 2014)

 
Bonjour!
Lundi 13 mai 2019
Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Moi, je suis la porte des brebis » (Jn 10, 1-10)
Alléluia. Alléluia.

Je suis le bon pasteur, dit le Seigneur ;
je connais mes brebis
et mes brebis me connaissent.
Alléluia. (Jn 10, 14)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là, Jésus déclara :

« Amen, amen, je vous le dis :
celui qui entre dans l’enclos des brebis
sans passer par la porte,
mais qui escalade par un autre endroit,
celui-là est un voleur et un bandit.
Celui qui entre par la porte,
c’est le pasteur, le berger des brebis.
Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix.
Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom,
et il les fait sortir.
Quand il a poussé dehors toutes les siennes,
il marche à leur tête, et les brebis le suivent,
car elles connaissent sa voix.
Jamais elles ne suivront un étranger,
mais elles s’enfuiront loin de lui,
car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »

Jésus employa cette image pour s’adresser aux pharisiens,

mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait.
C’est pourquoi Jésus reprit la parole :
« Amen, amen, je vous le dis :
Moi, je suis la porte des brebis.
Tous ceux qui sont venus avant moi
sont des voleurs et des bandits ;
mais les brebis ne les ont pas écoutés.
Moi, je suis la porte.
Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ;
il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage.
Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr.
Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie,
la vie en abondance. »

– Acclamons la Parole de Dieu.
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Homélie / commentaire...

Dans la page d'Évangile que la liturgie d’aujourd’hui nous propose, Jésus définit le Pasteur du troupeau comme celui à qui appartiennent les brebis, qui les connaît et qui les appelle chacune par leur nom : « Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. »

Le pasteur n’est pas un mercenaire car ce dernier n’a pas le sentiment que les brebis sont les siennes. Face à la première difficulté, au premier danger, il les abandonne et il fuit. En revanche, le pasteur qui connaît ses brebis une par une, qui a établi avec elles une profonde relation de familiarité, est disposé à donner sa vie pour elles. Jésus explicitera cela au verset qui fait directement suite au passage évangélique de ce jour dans cette formule que nous connaissons bien : « Je suis le bon berger : le bon berger se dessaisit de sa vie pour ses brebis.”
Ce bon berger qu’est le Christ n’a pas d’autre désir pour nous que de nous faire entrer dans la vie véritable, cette vie qu’il a promise à tous ceux qui mettent ses pas dans les siens. Il veut nous libérer de tous les enclos de nos enfermements, de nos prisons intérieures ou extérieures, de tout ce qui nous maintient captif à commencer par notre péché. C’est en ce sens qu’il se présente aussi comme « la porte des brebis ». Il est cette porte qui nous permet de quitter tous ces lieux de notre quotidien qui nous retiennent en esclavage pour accéder à la véritable prairie où nous pourrons aller et venir librement pour paître en toute tranquillité : « Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra aller et venir, et il trouvera un pâturage. »
Cette prairie c’est celle du Royaume dont il est la porte d’entrée et par laquelle il nous invite à passer pour accéder à la vie véritable, à la vie éternelle.
Dans ce passage de saint Jean, Jésus oppose à l’attitude du bon Pasteur celle du voleur et celle du brigand. Ces derniers aussi font sortir les brebis de leur enclos. Mais ce n’est pour leur offrir ni la liberté ni la vie mais la mort : « Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire. » Au contraire, Jésus le bon Pasteur est venu « pour que les hommes aient la vie, pour qu’ils l’aient en abondance. »
De tous temps, nombreux furent les hommes qui au nom de telle ou telle autorité faussement spirituelle ou de telle ou telle idéologie prétendirent apporter la liberté ! Mais au final, ils ne font qu’emprisonner pour satisfaire leur propre ego voire même pire ils se servent de ceux qu’ils ont aliénés, de leur personne, de leurs biens… Nous sommes ici aux antipodes de l’attitude de notre Seigneur qui se fait le serviteur de ceux qu’ils appellent à sa suite plutôt que d’en faire ses esclaves, qui donne sa vie pour eux plutôt que d’exiger la leur pour lui.
Nous avons quelques critères pour reconnaître la voix du bon Pasteur et ne pas être trompés par ceux qui veulent se faire passer pour nos sauveurs. La voix de notre Seigneur Jésus-Christ est remplie de douceur, de paix et d’amour. Elle invite à aimer et non pas haïr, à œuvrer pour la communion et non pas diviser, elle ouvre au frère, à celui qui est différent. C’est bien elle qu’il nous faut reconnaître.
 
Le Pape rend visite à une crèche vivante dans une paroisse romaine (6 janvier 2014)
 
Seigneur, fais-nous la grâce, de nous familiariser avec ta voix dans l’écoute de Parole. Qu’au travers de toutes les voix séductrices de notre monde qui veulent nous attirer sur de faux chemins liberté, nous sachions encore reconnaître la tienne pour nous engager à ta suite et passer à travers toi la porte qui nous ouvrira l’accès à la seule véritable liberté.

Abbé Philippe Link - Merci! 

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«La vocation , c'est écouter la petite voie de la vie.»
(Anonyme)
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Bonne journée!
Jean-Yves 
 

jeudi 9 mai 2019

« Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel » / (290,774)

Bonjour!
Jeudi 9 mai 2019

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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

« Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel »
En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi. Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père. Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit. Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »
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Commentaire...

La démarche de foi à laquelle notre Seigneur nous invite dans le discours du Pain de vie doit nous conduire à l’intelligence du don de Dieu. Dans les versets que la liturgie offre aujourd’hui à notre méditation, Jésus va aller jusqu’à l’extrême de la révélation du don en proposant son corps en nourriture.

Il commence d’abord par nous révéler que la vie éternelle dépend de la foi en ce qu’il est le Pain de vie : « Amen, Amen, je vous le dis : celui qui croit en moi a la vie éternelle. Moi, je suis le pain de vie. »
Pour expliciter ce que cela signifie, le Seigneur va alors confronter au pain de sa personne la manne mangée par les Pères au désert. La manne ne procura pas l’immortalité parce que tous dans le désert moururent, y compris Moïse, mais qui le mange, lui le Christ, ne mourra jamais : « Au désert, vos Pères ont mangé la manne et ils sont morts ; mais ce pain-là, qui descend du ciel, celui qui en mange ne mourra pas ». Nous comprenons alors que cette foi en ce que le Verbe de Dieu fait chair est le Pain de vie consiste dans le fait de l’écouter et de le manger, lui, le pain céleste qui fait vivre éternellement.
L’action de manger indique l’intériorisation de la parole du Fils de Dieu et l’assimilation de sa personne dans une vie de foi très profonde. Manger le pain vivant qui est Jésus signifie faire sien la vérité du Christ, mieux la personne même du Christ qui est la vérité, c’est-à-dire la révélation pleine et parfaite du Père.
Au verset 51, Jésus ajoute un nouvel élément : « Je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel ; si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie ». Le pain de la vie c’est la chair de Jésus pour la vie du monde. Le pain du ciel c’est sa chair, c’est-à-dire sa personne sacrifiée dans sa passion et sur la croix pour le salut de l’humanité. Il y a donc une continuité entre l’incarnation, la mort sur la croix et le sacrement eucharistique.
Communier dans l’Eucharistie au corps du Christ c’est donc se laisser rendre présent au pied de la Croix où Jésus donna sa chair pour le salut du monde. Dans ce mouvement, la foi est essentielle puisque c’est elle seule qui nous permet de lever la contradiction apparente entre le fait de donner sa chair (c’est-à-dire mourir) et le fait de porter en cela la vie à l’humanité. Seule la foi peut nous faire percevoir cet extrême de la révélation du don de Dieu dans le sacrifice du Christ sur la Croix.
Seigneur, Jésus, en livrant ton corps pour nous au Père sur la Croix, tu as été rempli de sa vie et dans l’eau et le sang jailli de ton côté, tu nous l’as communiquée. A chaque Eucharistie, dans la lumière de ta résurrection et dans la force de ton Esprit, tu nous attires au pied de ta Croix. Donne-nous alors, à l’image de Marie ta mère et de Jean ton disciple bien-aimé, la grâce d’accueillir avec la même foi ce mystère de notre salut.

Abbé Philippe Link - Merci! 

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«Arbres et rameaux, fruits et fleurs
Chaque saison, chaque plante
M'apporte la douce assurance
De ta présence, Seigneur créateur.

Permets-moi de voir dans cette terre
La force de vie qui m'échappe
Tourne ta face vers moi dans ce jardin
Que ta création y resplendisse.
(Magale Girard, Réseau des Églises vertes / Le Précurseur, avril 2019)
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Bonne journée!
Jean-Yves

mercredi 8 mai 2019

Le Père a l'initiative du don... / Jean Vanier était un canadien... / (290,643)

Bonjour!
Mercredi 8 mai 2019
 
printemps et fleurs
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
 Acclamez Dieu, toute la terre !
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là,
Jésus disait aux foules :
« Moi, je suis le pain de la vie.
Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ;
celui qui croit en moi n’aura jamais soif.
Mais je vous l’ai déjà dit :
vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas.
Tous ceux que me donne le Père
viendront jusqu’à moi ;
et celui qui vient à moi,
je ne vais pas le jeter dehors.
Car je suis descendu du ciel
pour faire non pas ma volonté,
mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.
Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé :
que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés,
mais que je les ressuscite au dernier jour.
Telle est la volonté de mon Père :
que celui qui voit le Fils et croit en lui
ait la vie éternelle ;
et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »

 
 (Jn 6, 35-40)
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Psaume 65

Acclamez Dieu, toute la terre ;
fêtez la gloire de son nom,
glorifiez-le en célébrant sa louange.
Dites à Dieu : « Que tes actions sont redoutables !

« Toute la terre se prosterne devant toi,
elle chante pour toi, elle chante pour ton nom. »
Venez et voyez les hauts faits de Dieu,
ses exploits redoutables pour les fils des hommes.

Il changea la mer en terre ferme :
ils passèrent le fleuve à pied sec.
De là, cette joie qu’il nous donne.
Il règne à jamais par sa puissance
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Commentaire...
 
 

« Moi je suis le Pain de la vie », le pain qui nourrit chacun de nous selon ses besoins personnels et en même temps nous établit dans l’unité d’une même famille : « la famille de Dieu » (Eph 2, 19). C’est le Père lui-même qui « rompt le Pain », qui nous le livre pour qu’en lui nous ayons la vie en plénitude : celui qui, s’approchant de la table, « vient à Jésus », « n’aura plus jamais faim », car dans la foi, il pourra se rassasier sans cesse de sa présence.

Dans le cas de la nourriture ordinaire, nous assimilons le pain que nous mangeons, nous le transformons en nous : il devient notre propre substance. Dans le cas du Pain de vie, s’ajoute un élément nouveau : l’assimilation est réciproque. Ce n’est pas seulement nous qui incorporons le Pain, mais le Seigneur nous transforme également en lui. L’Évangile précise en effet : « Tous ceux que le Père me donne viendront à moi » : le Père ne se contente pas de nourrir ses enfants, mais il les confie également à celui qui se désigne comme « le Pain de vie ».
 
Ce Pain peu ordinaire n’est donc pas un simple objet de transaction ; le Père le donne, mais il accueille également ceux que le Père lui confie et qui viennent à lui : « celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors ». S’il ne les jette pas dehors, c’est donc qu’il incorpore en lui ceux qui se nourrissent du Pain de vie, c’est-à-dire ceux qui s’unissent à lui dans la foi.
 
Les versets suivants développent cette mystérieuse « complicité » du Père et du Fils dans l’œuvre de notre salut. Le Père a l’initiative du don, car comme ce don consiste dans le partage de la vie divine, il ne peut procéder que de sa Source. Le Fils possède cette vie en plénitude ; c’est pourquoi c’est lui qui est envoyé : il est le don du Père dont il vient librement accomplir la volonté en livrant sa vie à ceux que le Père lui donne, afin de n’en perdre aucun. Car la volonté de son Père c’est que tout homme qui « voit » en Jésus « le Fils» et s’unit à lui dans la foi, obtienne la vie éternelle.
 
La survie au-delà du voile de la mort, n’est donc pas le fruit d’une puissance naturelle que l’âme posséderait en elle-même, mais résulte exclusivement de la participation à la résurrection de celui qui s’est uni à notre chair mortelle pour nous donner part à sa vie immortelle.
 
« Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive, celui qui croit en moi » (Jn 7, 37-38), et « il n’aura plus jamais soif ». L’évangéliste ajoute : « Il parlait de l’Esprit Saint que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui » (Jn 7, 39). La très sainte humanité de Jésus est l’amphore sacrée dans laquelle le Père nous offre sa propre vie, c’est-à-dire l’Eau vive de l’Esprit. « Celui qui a soif, qu’il approche. Celui qui le désire, qu’il boive l’eau de la vie, gratuitement » (Ap 22, 17).

 

Abbé Philippe Link - Merci!

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Jean Vanier et rentré chez Dieu.
 Il nous était donné en exemple dans nos catéchèses
 avec Jean-Paul II et Mère Teresa.
 Il sera certainement déclaré saint par le pape François.
 Saluons-le avec tendresse et grand respect...
 D'autant plus que c'était un canadien.



 

lundi 6 mai 2019

(290,574) / La foule attend de Jésus qu’il accomplisse un miracle d’où il résulterait de manière évidente qu’il est le Messie.

Bonjour!
Mardi 7 mai 2019

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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
  

ÉVANGILE

« Ce n’est pas Moïse, c’est mon Père
 qui vous donne le vrai pain venu du ciel »
 (Jn 6, 30-35)
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Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis le pain de la vie, dit le Seigneur,
celui qui vient à moi n’aura jamais faim.
Alléluia. (Jn 6, 35)
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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là,
la foule dit à Jésus :
« Quel signe vas-tu accomplir
pour que nous puissions le voir, et te croire ?
Quelle œuvre vas-tu faire ?
Au désert, nos pères ont mangé la manne ;
comme dit l’Écriture :
Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. »
Jésus leur répondit :
« Amen, amen, je vous le dis :
ce n’est pas Moïse
qui vous a donné le pain venu du ciel ;
c’est mon Père
qui vous donne le vrai pain venu du ciel.
Car le pain de Dieu,
c’est celui qui descend du ciel
et qui donne la vie au monde. »
Ils lui dirent alors :
« Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. »
Jésus leur répondit :
« Moi, je suis le pain de la vie.
Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ;
celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »
– Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...

La foule demande un « signe » qu’elle puisse « voir » afin de « croire » : Notre-Seigneur ne peut pas répondre à une telle exigence qui confond le « signe » et la « preuve ». Certes les signes sont visibles, sans quoi ils ne pourraient rien signifier. Mais ils sont « signes » d’autre chose ; à travers leur apparaître sensible, ils parlent d’une réalité invisible.

C’est pourquoi le signe doit être interprété ; il s’agit d’accéder au sens qu’il suggère, mais qui ne se donne pas avec l’évidence d’une « preuve ». La foule attend de Jésus qu’il accomplisse un miracle d’où il résulterait de manière évidente qu’il est le Messie. Or ce que Notre-Seigneur tente de dire sur son identité et sa mission ne peut s’inscrire dans l’ordre sensible : sa filiation divine et sa mission rédemptrice sont d’un autre ordre qui ne peut qu’être suggéré. D’ailleurs, si Jésus manifestait ostensiblement sa divinité, la foule n’aurait plus besoin de « croire » puisque son identité serait directement accessible.
L’« œuvre » que Jésus va accomplir est le salut de l’humanité ; mais cette œuvre s’accomplira sur la croix, signe levé qu’il s’agira d’interpréter : « Puisque le monde, avec toute sa sagesse, n’a pas su reconnaître Dieu à travers les œuvres de la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par cette folie qu’est la proclamation d’un Messie crucifié, scandale pour les juifs, folie pour les païens » (1 Co 1, 21-23).
Ainsi donc la foule demande au signe ce qu’il ne peut donner ; et elle le demande afin de pouvoir faire l’économie du risque de la foi. La demande trahit en même temps une interprétation erronée du prodige de la manne, ou plutôt : l’absence d’interprétation de ce signe, qui est pris au premier degré, ou si l’on préfère : interprété de manière fondamentaliste. La manne était un annonce prophétique d’un autre pain, venant directement de Dieu : « L’homme ne vit pas de pain seulement, mais de toute Parole qui sort de la bouche de Dieu ». Or la foule demande la réitération quotidienne du signe, et non son accomplissement. Un signe n’a de valeur qu’en référence à ce qu’il signifie ; demander qu’il soit indéfiniment répété prouve qu’on n’a pas compris sa fonction. Jésus vient précisément de se soustraire à la foule après la multiplication des pains en raison de son incapacité à interpréter ce signe, qui était réduit à une manifestation de puissance.
Dans le présent dialogue, Notre-Seigneur tente de rebondir sur l’interpellation qui lui est faite, pour conduire ses interlocuteurs sur le chemin de l’interprétation juste de la manne et de la multiplication des pains. Il refuse d’apparaître comme un nouveau Moïse car il est infiniment plus. La manne qui couvrait chaque jour le camp d’Israël durant sa traversée du désert, n’avait aucune vertu divine ; le prodige ne servait qu’à nourrir les corps et à prolonger cette vie terrestre. Mais il annonçait un autre pain : le « vrai pain venu du ciel », le pain par lequel Dieu donne part à sa propre vie, auquel Jésus s’identifie. Celui qui « vient à lui » par la foi sera pleinement rassasié, car en lui nous est offert en plénitude la réalisation de nos aspirations les plus profondes. Encore faut-il bien sûr que nous les réveillions au fond de nos cœurs encombrés et dispersés par tant de désirs éphémères – voire futiles – dont la mort nous séparera inexorablement. Il nous faut nous laisser « purifier dans le Sang de l’Agneau » pour pouvoir nous joindre à la « foule immense qui se tient debout devant le Trône et devant l’Agneau » : « Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif, la brûlure du soleil ne les accablera plus, puisque l’Agneau qui se tient au milieu du Trône sera leur pasteur pour les conduire vers les eaux de la source de la vie. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux » (Ap 7, 9.16-17).
Il est bon de réentendre l’exhortation de saint Paul qui nous invite à prendre conscience de la réalité nouvelle qui s’ouvre devant nous depuis la Pâque du Seigneur : « Vous êtes ressuscités avec le Christ. Recherchez donc les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu. Tendez vers les réalités d’en haut, et non pas vers celles de la terre. En effet, vous êtes morts avec le Christ et votre vie reste cachée avec lui en Dieu. Quand paraîtra le Christ, votre vie, alors vous aussi, vous paraitrez avec lui en pleine gloire » (Col 3, 1-4).
Seigneur, réveille en nous le désir de sainteté, le désir de participer à ta vie dans l’Esprit, le désir de vivre dans la charité. Que nous ayons faim et soif de la justice qui vient de Dieu et qui nous rétablit à son image et à sa ressemblance. Cette justice que nous ne pouvons trouver qu’en toi, le Seigneur et le Sauveur de tous les hommes.
 

Abbé Philippe Link  - Merci!

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Un pèlerinage est toujours une marche vers un lieu symbolique...
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Bonne journée!
Jean-Yves
 

Fête de Saint François de Laval. / (290,504)

Bonjour!
Lundi 6 mai 2019
 
Aujourd'hui:
Fête de Saint François de Laval
 
 
Né en France en 1623. Premier évêque de Québec,
 il établit les fondations de la jeune Église du Canada
en mettant sur pied diverses institutions,
dont le Séminaire de Québec, une école d'arts et métiers
et de nombreuses paroisses.
 On l'a surnommé le Père de l'Église canadienne.
 Il est décédé à Québec le 6 mais 1708,
 puis fut canonisé par le pape François le 3 avril 2014.
 
Saint François de Laval, veille sur notre Église canadienne.
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«Par le Christ, offrons toujours à Dieu
un sacrifice de louange, alléluia.»
(La liturgie des heures - ce jour.)
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«Offrons à Dieu le sacrifice d'action de grâce,
accomplis tes vœux envers le Très-Haut.
Invoque-moi au jour de détresse:
je te délivrerai et tu me rendras gloire.«
(Psaume 40, 14-15)
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«Heureux les habitants de ta maison:
ils pourront te chanter encore!
Heureux les hommes dont tu es a force:
des chemins s'ouvrent dans leur cœur!»
(Psaume 83,5-6)
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«Chantez au Seigneur un chant nouveau.
Chantez au Seigneur, terre entière,
chantez au Seigneur et bénissez son nom!»
(Psaume 95, 1-20)
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Deviens un artiste de ta vie; fais -en une œuvre à offrir.
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Bonne journée!
Jean-Yves
 
 
 
 
 

samedi 4 mai 2019

« Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. » / (290,391)

Bonjour!
Dimanche 5 mai 2019

 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ;
et de même pour le poisson »
(Jn 21, 1-14)
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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là,
    Jésus se manifesta encore aux disciples
sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.
    Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre,
avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),
Nathanaël, de Cana de Galilée,
les fils de Zébédée,
et deux autres de ses disciples.
    Simon-Pierre leur dit :
« Je m’en vais à la pêche. »
Ils lui répondent :
« Nous aussi, nous allons avec toi. »
Ils partirent et montèrent dans la barque ;
or, cette nuit-là, ils ne prirent rien.
    Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage,
mais les disciples ne savaient pas que c’était lui.
    Jésus leur dit :
« Les enfants,
auriez-vous quelque chose à manger ? »
Ils lui répondirent :
« Non. »
    Il leur dit :
« Jetez le filet à droite de la barque,
et vous trouverez. »
Ils jetèrent donc le filet,
et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer,
tellement il y avait de poissons.
    Alors, le disciple que Jésus aimait
dit à Pierre :
« C’est le Seigneur ! »
Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur,
il passa un vêtement,
car il n’avait rien sur lui,
et il se jeta à l’eau.
    Les autres disciples arrivèrent en barque,
traînant le filet plein de poissons ;
la terre n’était qu’à une centaine de mètres.
    Une fois descendus à terre,
ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise
avec du poisson posé dessus,
et du pain.
    Jésus leur dit :
« Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. »
    Simon-Pierre remonta
et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons :
il y en avait cent cinquante-trois.
Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré.
    Jésus leur dit alors :
« Venez manger. »
Aucun des disciples n’osait lui demander :
« Qui es-tu ? »
Ils savaient que c’était le Seigneur.
    Jésus s’approche ;
il prend le pain
et le leur donne ;
et de même pour le poisson.
    C’était la troisième fois
que Jésus ressuscité d’entre les morts
se manifestait à ses disciples.
    – Acclamons la Parole de Dieu.
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     Commentaire...

Quand les disciples rejoignent le rivage, ils n’ont pas besoin d’interroger Jésus pour lui demander « Qui es-tu ? », car ils savent que c’est lui.

À leur tour, les deux disciples d’Emmaüs attesteront avoir vu le Seigneur ressuscité en s’avouant l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas tout brûlant en nous quand il nous parlait en chemin et nous expliquait les Écritures ? » (Lc 24,32).
 
C’est en Église, au milieu de disciples rassemblés que Jésus se manifeste. Thomas en sait quelque chose car il ne put voir le Ressuscité quand il fut loin de ses frères. C’est une fois revenu auprès d’eux qu’il vit son Seigneur et son Dieu.
 
Entre disciples du Christ, nous nous soutenons mutuellement dans la foi. Et cela apparaît dans notre page d’Évangile. Parmi les disciples rassemblés dans la barque, il y en a un qui a joué un rôle essentiel : c’est le disciple que Jésus aimait. Tout réceptif à l’amour de Dieu, son cœur voit ce que les yeux de chair ne peuvent percevoir.
 
Déjà au matin de Pâques, arrivé au tombeau vide, il vit et il crut. Là, dans la barque, il s’écrie plein de foi : « C’est le Seigneur ! ». Ce disciple est comme un médiateur qui apporte l’esprit de discernement pour reconnaître Dieu dans ce qu’il y a de plus terrestre. Il a aussi un charisme de foi pour entraîner les autres à croire à leur tour.
 
Et c’est ce qui se passe avec l’apôtre Simon Pierre. Pierre est au cœur de ce récit comme le représentant de toute l’humanité en quête de salut. Dans la barque, Pierre est nu, nous dit l’évangéliste. Il est comme le premier Adam qui sort du limon de la terre dépouillé de tout. Et Pierre se vêt devant le Seigneur, il revêt l’homme nouveau. Il se laisse revêtir par la grâce du pardon de ses péchés acquis par Celui qui a donné sa vie pour lui.
 
Pierre avait renié trois fois à l’heure de la Passion du Maître. Par trois fois, il avait succombé à la tentation. Mais par trois fois, il entend en ce matin : « M’aimes-tu ? ». Par trois fois, Pierre reçoit le pardon pour sa triple trahison. Le disciple bien-aimé à ses côtés est témoin de ce pardon. Il soutient Pierre qui est réintroduit dans la communion, et il en rend témoignage dans l’Évangile.
 
Nous aussi, sur notre chemin de foi, nous ne marchons pas seuls. Pendant la liturgie de renouvellement de notre baptême, dans la nuit de Pâques, nous avons chanté la litanie des saints. Nous sommes entourés par une multitude de témoins, nos frères et sœurs aînés dans la foi. À nous aussi d’être témoins dans notre monde de la flamme de la foi qui nous habite.
 
Notre récit évangélique se termine par cet appel de Jésus adressé à Pierre : « Suis-moi ». Le pardon reçu de Jésus ne laisse pas Pierre dans le vide. Il s’agit maintenant de suivre le Christ en actes et en vérité. Il importe pour nous aussi que nous soyons lumière dans le monde et que reculent les ténèbres.
 
La parole du Christ « Suis-moi » est précédée par une image pastorale. C’est une invitation à prendre des responsabilités car la foi est active. Responsabilité de sa propre vie, d’abord, mais aussi dans sa famille, dans l’éducation, dans l’engagement social et professionnel, dans la communauté chrétienne, … Mais en toutes ces activités, il importe qu’il y ait un centre, ce lieu où brûle le feu de l’amour.
 
À tout moment important, Jésus nous dit : « M’aimes-tu ? ». C’est à la manière dont nous répondrons à son appel à l’amour qu’on nous reconnaîtra pour ses disciples.
 
Seigneur, tu sais tout et, plus encore, tu peux tout. Aide-moi à t’aimer jusqu’à donner ma vie pour toi !

Abbé Philippe Link - Merci!

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Bon dimanche!
Jean-Yves