vendredi 11 octobre 2019

Diaconat: signe d'une Église qui se fait proche... / « Heureux plutôt ceux qui entendent la parole de Dieu et la mettent en pratique » / .(301,123)

Bonjour!
Samedi 12 octobre 2019


--------------------------------------------------------------------

Le diaconat,
signe d'une Église qui se fait proche

(Voir plus loin une capsule sur le diaconat...)
---------------------------------------------------------------------

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Heureuse la mère qui t’a porté en elle ! – Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu ! » (Lc 11, 27-28)
Alléluia. Alléluia.
Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu,
et qui la gardent !

Alléluia. (Lc 11, 28)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,
    comme Jésus était en train de parler,
une femme éleva la voix au milieu de la foule
pour lui dire :
« Heureuse la mère qui t’a porté en elle,
et dont les seins t’ont nourri ! »
    Alors Jésus lui déclara :
« Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu,
et qui la gardent ! »

            – Acclamons la Parole de Dieu.
-----



Commentaire...

« Heureuse la mère qui t’a porté dans ses entrailles, et qui t’a nourri de lait ! » C’est une femme qui parle. Elle sait donc de quoi elle parle…
A travers ces mots, c’est toute sa féminité qui s’exprime dans un cri d’admiration et peut-être même un peu d’envie envers celle qui a eu cette grâce de porter, d’enfanter et de nourrir le Messie.
Résonne alors la voix de Jésus : « Heureux plutôt ceux qui entendent la parole de Dieu et la mettent en pratique ».
Parole inattendue, déconcertante même. Pourtant les mots de cette femme n’étaient-ils pas un bel hommage rendu à la Vierge Marie, la Mère de notre Dieu et Seigneur Jésus-Christ ?
Jésus n’accorderait-il aucune importance à la maternité de sa mère ?
Bien au contraire. En recentrant cette femme sur ce qui constitue la véritable béatitude, il lui révèle en quoi consiste l’essence de la maternité de Marie, mettant celle-ci encore plus en valeur.
Marie est celle qui par excellence a écouté dans une profonde humilité la Parole du Père et lui a obéi dans une confiance et un abandon total : « Je suis la servante du Seigneur, qu’il m’advienne selon ta parole » (Lc 1, 38).
C’est bien parce que Marie a d’abord écouté la Parole et lui a obéi qu’elle a pu la porter en elle et l’enfanter.
Sa maternité découle de cette écoute humble et obéissante. Voilà en quoi réside réellement sa béatitude.
Voilà pourquoi « désormais toutes les générations la proclameront bienheureuse » (Lc 1, 48) !
Seigneur, fais-nous la grâce en ce jour d’être renouvelés dans notre écoute de ta Parole.
Libère-nous de tout ce qui pourrait faire obstacle en nous à sa réception.
Qu’elle puisse s’enfouir au plus profond de la terre de notre humanité où nous la garderons comme le bien le plus précieux dont nous disposions.
Alors elle opèrera en nous son œuvre de conversion.
Transformés par elle, nous pourrons alors l’annoncer en vérité et l’enfanter dans d’autres cœurs.

Abbé Philippe Link - Merci!

-----


Première capsule sur le diaconat... 

Le diacre et l’Evangile

Lors de son ordination l'évêque dit au diacre en lui remettant l’évangéliaire :

« Recevez l’Evangile du Christ que vous avez la mission d’annoncer.
Soyez attentif à croire à la Parole que vous lirez,
à enseigner ce que vous avez cru,
à vivre ce que vous aurez enseigné.  »

Toute la vie du diacre doit être marquée par cette phrase car, comme ministre ordonné, il a mission et autorité pour annoncer la Parole. On ne peut annoncer la Parole que si l’on est façonnée par elle.
Et dans la célébration de la messe, c’est au diacre qu’est confiée la proclamation de L’Evangile.
Lorsqu’avant la proclamation de l’Evangile, il reçoit la bénédiction du président, il doit se souvenir de ces paroles qui lui ont été adressées lors de son ordination pour ne pas oublier qu’il peut être appelé à annoncer l’Evangile jusqu’à donner son sang.
-----

«Notre vraie nationalité est l'humanité»
(Herbert George Wells)
Ainsi nous n'avons pas de difficulté à dire 
que la terre est notre maison commune,
 comme le dit François.
-----

«La beauté est indissociable du regard de celui qui voit.»
(Heinz Pagels)
-----


Bonne journée!
Jean-Yves 

jeudi 10 octobre 2019

Nous sommes en perpétuel combat spirituel, et celui-ci exige une vigilance de chaque instant(... / 301,092)

Bonjour!
Vendredi 11 octobre 2019
Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous » (Lc 11, 15-26)
Alléluia. Alléluia.

Maintenant le prince de ce monde
va être jeté dehors, dit le Seigneur ;
et moi, quand j’aurai été élevé de terre,
j’attirerai à moi tous les hommes.
Alléluia. (Jn 12, 31b-32)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,

comme Jésus avait expulsé un démon,
    certains dirent :
« C’est par Béelzéboul, le chef des démons,
qu’il expulse les démons. »
    D’autres, pour le mettre à l’épreuve,
cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel.
    Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit :
« Tout royaume divisé contre lui-même devient désert,
ses maisons s’écroulent les unes sur les autres.
    Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même,
comment son royaume tiendra-t-il ?
Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul
que j’expulse les démons.
    Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse,
vos disciples, par qui les expulsent-ils ?
Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges.
    En revanche, si c’est par le doigt de Dieu
que j’expulse les démons,
c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous.
    Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais,
tout ce qui lui appartient est en sécurité.
    Mais si un plus fort survient et triomphe de lui,
il lui enlève son armement auquel il se fiait,
et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé.
    Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ;
celui qui ne rassemble pas avec moi disperse.
    Quand l’esprit impur est sorti de l’homme,
il parcourt des lieux arides
en cherchant où se reposer.
Et il ne trouve pas. Alors il se dit :
“Je vais retourner dans ma maison,
d’où je suis sorti.”
    En arrivant, il la trouve balayée et bien rangée.
    Alors il s’en va,
et il prend d’autres esprits encore plus mauvais que lui,
au nombre de sept ;
ils entrent et s’y installent.
Ainsi, l’état de cet homme-là
est pire à la fin qu’au début. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.
-----

Commentaire...

Vaincre l’esprit du mal est la finalité première de la mission de Jésus afin que l’homme puisse recevoir de sa part un esprit de fils. Le Satan a vaincu tout homme dans le premier Adam.
Depuis lors, il est « l’homme fort et bien armé qui garde son palais », c’est-à-dire qui domine sur tous les royaumes terrestres (Cf. Lc 4, 6).
Mais Jésus va se révéler plus puissant, plus fort (Cf. Lc 3, 16), que Satan et va triompher de lui en lui enlevant l’équipement de combat qui lui donnait confiance.
Lorsqu’il meurt sur la croix, dépouillé de tout, Jésus dépouille Satan de toutes ses armes qui sont celles de l’avoir, du pouvoir et du paraître.
C’est alors qu’il restaure en l’homme ce que le démon avait altéré : son identité d’image de Dieu et sa réalité de fils de Dieu.
A ceux qui lui demandaient un signe du ciel pour témoigner de sa toute-puissance, Jésus donnera celui de la Croix, de l’humilité.
Il ne peut en donner de plus grand car là se révèle son mystère d’amour infini et inconditionnel pour tous les hommes.
La vie chrétienne n’est pas de tout repos nous le savons ; et c’est peut-être pour avoir voulu l’ignorer que tant de croyants ont fait défection, séduits par les discours mensongers du Prince de ce monde, qui ne parlent que de facilité, spontanéité, jouissance et autonomie.
Comme des brebis égarées, ils se sont « dispersés » au lieu de se « rassembler » en réponse à la Parole de Dieu, qui les convoquait en Eglise pour les fortifier de sa présence.
Nous sommes en perpétuel combat spirituel, et celui-ci exige une vigilance de chaque instant, un entraînement continu, dans une collaboration proche avec d’autres chrétiens.
L’oublier, c’est déjà être vaincu. C’est en faisant mémoire, jour après jour, des œuvres de salut du Seigneur dont elle a bénéficié, que l’Église peut garder les yeux fixés sur son Sauveur.
Aussi l’Eucharistie, mémorial de la Rédemption, est-elle par excellence le lieu de son rassemblement, où elle peut rendre grâce, se reposer, refaire ses forces et se laisser envoyer dans la puissance de l’Esprit.

Abbé Philippe Link - Merci!

-----


Le diaconat:
singe d'une Église qui se fait proche.

-----
Bonne journée!
Jean-Yves

mercredi 9 octobre 2019

«Combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent!» / (301,059)

Bonjour!
Jeudi 10 octobre 2019


«Couvez la vie, c'est elle qui loue Dieu!»
«Vous avez tout en vous pour adorer.»
(Hymne - Liturgie des heures - ce jour)
-----

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


 (Lc 11,5-13): Jésus leur dit encore: «Supposons que l'un de vous ait un ami et aille le trouver en pleine nuit pour lui demander: ‘Mon ami, prête-moi trois pains: un de mes amis arrive de voyage, et je n'ai rien à lui offrir’. Et si, de l'intérieur, l'autre lui répond: ‘Ne viens pas me tourmenter! Maintenant, la porte est fermée; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner du pain’, moi, je vous l'affirme: même s'il ne se lève pas pour les donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu'il lui faut. 


»Eh bien, moi, je vous dis: Demandez, vous obtiendrez; cherchez, vous trouverez; frappez, la porte vous sera ouverte. Celui qui demande reçoit; celui qui cherche trouve; et pour celui qui frappe, la porte s'ouvre. Quel père parmi vous donnerait un serpent à son fils qui lui demande un poisson? ou un scorpion, quand il demande un œuf? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent!».
Commentaire:
Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM (Barcelona, Espagne)

«Combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent!»


Aujourd'hui, l'Évangile est une catéchèse de Jésus sur la prière. Il affirme solennellement que le Père écoute toujours notre prière. «Demandez, vous obtiendrez; cherchez, vous trouverez; frappez, la porte vous sera ouverte» (Lc 11,9).

Nous pouvons parfois penser qu'en pratique, il n'en va pas toujours ainsi, que les choses ne sont pas comme ça. Mais c'est qu'il nous faut prier comme il convient!

D'abord avec constance, persévérance. Nous devons prier sans jamais nous décourager, même s'il nous semble que notre prière se heurte à un rejet, ou qu'elle n'est pas écoutée aussitôt. C'est l'attitude de cet importun qui, à minuit, vient réclamer un service à son ami. Grâce à son insistance, il reçoit les pains dont il a besoin. Dieu est l'ami qui écoute à l'intérieur celui qui est constant. Nous devons croire qu'il finira par nous donner ce que nous demandons, car en plus d'être un ami, il est notre Père.

Ensuite, avec la confiance et l'amour des enfants. La paternité de Dieu dépasse immensément celle de l'homme, imparfaite et limitée: «Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste…!» (Lc 11,13).

Enfin, nous devons surtout demander l'Esprit Saint et pas seulement des choses matérielles. Jésus nous encourage à Le demander, en  nous assurant que nous Le recevrons: «(…) combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent!» (Lc 11,13). Cette prière est toujours écoutée. C'est comme demander la grâce de la prière, puisque l'Esprit Saint en est la source et l'origine.

Le bienheureux frère Gilles d'Assise, compagnon de saint François, résume l'idée de cet Évangile quand il dit: «Prie avec fidélité et dévotion, car une grâce que Dieu ne t'a pas accordée cette fois, il peut te la communiquer en une autre occasion. Pour ta part, mets humblement tout ton esprit en Dieu, et Dieu mettra en toi sa grâce, selon son bon plaisir».
-----


«Avoir de la patience par rapport à soi...»
-----

Bonne journée!
Jean-Yves


« Seigneur, apprends-nous à prier... » / (301,024)

Bonjour!
Mercredi 9 octobre 2019
Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Seigneur, apprends-nous à prier » (Lc 11, 1-4)
Alléluia. Alléluia.
Vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ;
c’est en lui que nous crions « Abba », Père.
Alléluia. (Rm 8, 15bc)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière.
Quand il eut terminé,
un de ses disciples lui demanda :
« Seigneur, apprends-nous à prier,
comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. »
    Il leur répondit :
« Quand vous priez, dites :
“Père,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne.
    Donne-nous le pain
dont nous avons besoin pour chaque jour
    Pardonne-nous nos péchés,
car nous-mêmes, nous pardonnons aussi
à tous ceux qui ont des torts envers nous.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation.” »

            – Acclamons la Parole de Dieu.
-----

Commentaire...

« Un jour, quelque part, Jésus était en prière » : celui qui rapporte l’événement ne se souvient pas des circonstances ; leur souvenir s’estompe devant la profonde impression qu’a laissée sur lui le visage transfiguré de Jésus, recueilli en oraison.
Les disciples se tiennent à quelques pas de distance, un peu gênés de leur indiscrétion, mais ne pouvant détacher leurs yeux de leur Maître, guettant le moindre tressaillement qui trahirait son vécu intérieur.
« Quand il eut terminé », Jésus découvre les regards interrogatifs mais aussi brûlants de désir de ses compagnons : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean-Baptiste l’a appris à ses disciples ».
La tradition voulait en effet qu’un Rabbi transmette, comme signe d’appartenance réservé à ceux qui le suivent, une prière résumant l’essentiel de sa conception de Dieu. Consentant à leur demande, Notre-Seigneur va traduire en quelques paroles très sobres, l’ineffable dialogue d’amour dont il vient de s’arracher.
Quatre sentences et tout est dit. Sans doute s’agit-il de la version la plus primitive de cette oraison, dont les premières communautés ont très vite explicité le contenu.
S’adressant à des hommes simples, Jésus leur communique une prière brève, condensée, laissant à l’Esprit Saint le soin d’en dévoiler toutes les harmoniques.
« Abba » ; non pas « Ab » ou « Abi » (mon père) – termes hébreux appartenant au langage solennel de la liturgie – mais « Abba » : mot araméen emprunté à la vie familiale.
Chargé à la fois de toute la tendresse de « papa », et de la déférence de « père », ce terme exprime la crainte respectueuse de l’enfant envers celui dont il reconnaît l’autorité bienveillante – il est bon de se souvenir, en ce premier mercredi du mois, que c’est sans doute le vocable par lequel Jésus s’adressait à saint Joseph.
« Que ton nom soit sanctifié, que ton Règne vienne » : la sainteté du nom de Dieu ne dépend pas de notre prière, mais c’est en louant celui qui seul est Saint que nous nous approchons de la Source de la vie.
Le Règne de Dieu, Règne de justice et de paix, ne pourra descendre dans notre pauvre monde que par l’humble reconnaissance de la fraternité universelle instaurée par le Sang de l’Agneau immolé pour tous.
Entre ses bras étendus, il a étreint tous les hommes en une seule famille, la famille du Père de miséricorde.
De ce trône de gloire, il a rassemblé dans l’unité la diversité des races, langues et cultures qui toutes ensembles, sont appelées à glorifier le nom de leur Créateur et Père.
Le passif – « que ton Nom soit sanctifié » – confirme que cette glorification ne peut être que l’œuvre de Dieu lui-même.
C’est en instaurant le Règne de Dieu son Père, que le Fils glorifie son Nom, selon la promesse faite au prophète Ezéchiel : « Je sanctifierai mon grand Nom qui est profané parmi les nations chez lesquelles vous l’avez profané, et les nations sauront que je suis le Seigneur quand je me sanctifierai en vous, oracle du Seigneur » (Ez 36, 23).
Exalté à la droite du Père après avoir accompli la grande purification, le Christ a envoyé sur nous l’Esprit par qui Dieu est sanctifié en nous.
« Donne-nous le pain dont nous avons besoin chaque jour » : prière de confiance de l’enfant qui sait pouvoir compter sur la bienveillance attentive de son Père, et qui ne lui formule cette demande que pour lui exprimer sa dépendance pleine de reconnaissance.
« Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons à tous ceux qui ont des torts envers nous ».
Conscient de sa faiblesse, mais confiant dans la fidélité de Dieu, le disciple se livre sans peur à son jugement de miséricorde, sûr qu’il obtiendra ce que lui-même accorde avec largesse.
« Et ne nous laisse pas entrer en tentation ». L’élévation se termine par une demande insistante de protection contre le Tentateur : que notre « Abba » ne permette pas que nous soyons « sou-mis », c’est-à-dire vaincu par la tentation d’apostasie ; que nous demeurions toujours blottis dans sa main, dont « nul ne peut rien arracher » (Jn 10, 29).
« Seigneur apprends-nous à prier comme tu l’as appris à tes premiers disciples » ; viens en nous par ton Esprit, et entraîne-nous dans ta prière filiale, car toi seul peut dire en vérité : « Abba, Père,… ».

Abbé Philippe Link - Merci!

-----

Bonne journée!
Jean-Yves
-----

lundi 7 octobre 2019

Quelle est la meilleure part? / (300,985)

Bonjour!
Mardi 8 octobre 2019

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Une femme nommée Marthe le reçut. Marie a choisi la meilleure part » (Lc 10, 38-42)
Alléluia. Alléluia.
Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu,
et qui la gardent !
Alléluia. (Lc 11, 28)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,
    Jésus entra dans un village.
Une femme nommée Marthe le reçut.
    Elle avait une sœur appelée Marie
qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur,
écoutait sa parole.
    Quant à Marthe, elle était accaparée
par les multiples occupations du service.
Elle intervint et dit :
« Seigneur, cela ne te fait rien
que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ?
Dis-lui donc de m’aider. »
    Le Seigneur lui répondit :
« Marthe, Marthe,
tu te donnes du souci et tu t’agites
pour bien des choses.
    Une seule est nécessaire.
Marie a choisi la meilleure part,
elle ne lui sera pas enlevée. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.
-----

Commentaire,...
Jésus fait route avec vers Jérusalem. Curieusement, ses disciples, qui cheminent pourtant avec lui, vont disparaître de la scène.
Aucune mention non plus de Lazare, alors que tout porte à croire que c’est dans sa maison, à Béthanie, que Jésus s’est arrêté pour passer la nuit. De plus, Marthe interpelle Jésus sous le vocable « Seigneur », titre peu courant avant Pâques, par lequel la communauté post-pascale invoquera le Ressuscité.
Ces indices suggèrent qu’au-delà du rappel d’un épisode particulier de la vie publique, le récit que nous venons d’entendre a acquis une valeur exemplaire pour la relation de tout disciple avec le Seigneur de gloire.
Plus précisément, avec la parabole du Bon Samaritain dont il est inséparable, la rencontre de Jésus avec Marthe et Marie constitue un diptyque représentant les deux pôles de la vie du disciple.
Ces quelques considérations devraient suffire pour abandonner l’interprétation de ce passage en termes d’une supériorité de la vie contemplative sur la vie active : là n’est pas l’enjeu de notre péricope.
C’est la confrontation de l’ensemble du récit de l’accueil à Béthanie avec la parabole du Bon Samaritain qui nous conduira à l’interprétation juste de ces versets, et non la mise en opposition du comportement de nos deux personnages féminins.
Le contraste, il est vrai, est saisissant. Dans la parabole que nous avons méditée hier, Jésus encourageait un docteur de la Loi qui l’interrogeait sur le précepte de la charité, à se dépenser sans compter au service de son prochain, quel qu’il soit, fût-il un étranger tombé entre les mains de brigands.
Alors que dans la péricope d’aujourd’hui, le même Jésus reproche à Marthe de « s’inquiéter et de s’agiter » dans les « multiples occupations du service », alors qu’elle ne fait qu’assurer les tâches ménagères indispensables – travail ingrat qui constitue néanmoins un acte de charité élémentaire.
Par contre Notre-Seigneur loue l’attitude de Marie, qui « se tenait assise à ses pieds », sans se soucier de ce qu’on servirait à table pour le repas.
Par ces prises de position apparemment contradictoires, Jésus veut faire comprendre à ses disciples qu’ils ont à distinguer deux temps, qui ne sauraient être confondus : le temps du service du prochain, au cours duquel nous sommes invités à nous donner sans compter comme le bon Samaritain ; et le temps de repos avec le « Seigneur », dans l’intimité de la « maison » – celle-ci désignant aussi bien l’Eglise que notre cœur.
Pour pouvoir servir Jésus comme il convient dans nos frères, nous avons besoin de retrouver la paix dans l’intimité de sa présence, de laisser le Ressuscité de Pâques infuser en nous l’Esprit de charité sans lequel nos œuvres seraient vaines.
Peut-être pouvons-nous lire en filigrane de l’accueil par les deux sœurs, une allusion au repas eucharistique : contrairement à ce que pense Marthe, ce n’est pas nous qui apprêtons un repas pour le Seigneur, mais c’est lui qui nous invite et nous sert à table.
La présentation que nous donne l’Evangile n’oppose donc pas la vie contemplative et la vie active, mais souligne seulement que l’alternance action-contemplation devrait caractériser l’attitude de tout disciple, quelle que soit sa vocation particulière.
Le diptyque composé de l’icône du Bon Samaritain et de celle de Marie, représente les deux aspects complémentaires et inséparables de la vie du parfait disciple.
Le va et vient du service concret du prochain à l’écoute recueillie de la Parole, nous préserve à la fois de l’éparpillement et du repli sur nous-même. Marthe n’a pas échappé à ces deux pièges : son agitation trahit sa dispersion ; et sa critique de l’inactivité de sa sœur et du silence de Jésus est un moyen détourné pour attirer l’attention sur son dévouement et obtenir ainsi la louange qu’elle espère en tirer.
L’ambiguïté de sa motivation et le manque de gratuité de son service la privent de la joie et de la paix des œuvres réalisées dans l’Esprit de charité.
Lorsque nous nous sentirons intérieurement comme Marthe, puissions-nous consentir à l’appel de l’Esprit qui nous invite à nous tenir quelques instants avec Marie au pied du Seigneur à l’écoute de sa Parole ; alors « tout ce que nous dirons, tout ce que nous ferons, sera au nom du Seigneur Jésus-Christ », et nous pourrons comme il convient « offrir par lui notre action de grâce à Dieu le Père » (Col 3, 17).

Abbé Philippe Link - Merci!


-----


Bonne journée!
Jean-Yves 

«Qui est mon prochain?... / Fais comme ce Samaritain... / (300,946)

Bonjour!
Lundi 7 octobre 2019



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Qui est mon prochain ? » (Lc 10, 25-37)
Alléluia. Alléluia.

Je vous donne un commandement nouveau,

dit le Seigneur :
« Aimez-vous les uns les autres,
comme je vous ai aimés. »
Alléluia. (cf. Jn 13, 34)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,

    voici qu’un docteur de la Loi se leva

et mit Jésus à l’épreuve en disant :
« Maître, que dois-je faire
pour avoir en héritage la vie éternelle ? »
    Jésus lui demanda :
« Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ?
Et comment lis-tu ? »
    L’autre répondit :
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu
de tout ton cœur, de toute ton âme,
de toute ta force et de toute ton intelligence,
et ton prochain comme toi-même. »
    Jésus lui dit :
« Tu as répondu correctement.
Fais ainsi et tu vivras. »
    Mais lui, voulant se justifier,
dit à Jésus :
« Et qui est mon prochain ? »
    Jésus reprit la parole :
« Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho,
et il tomba sur des bandits ;
ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups,
s’en allèrent, le laissant à moitié mort.
    Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ;
il le vit et passa de l’autre côté.
    De même un lévite arriva à cet endroit ;
il le vit et passa de l’autre côté.
    Mais un Samaritain, qui était en route,
arriva près de lui ;
il le vit et fut saisi de compassion.
    Il s’approcha, et pansa ses blessures
en y versant de l’huile et du vin ;
puis il le chargea sur sa propre monture,
le conduisit dans une auberge
et prit soin de lui.
    Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent,
et les donna à l’aubergiste, en lui disant :
“Prends soin de lui ;
tout ce que tu auras dépensé en plus,
je te le rendrai quand je repasserai.”
    Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain
de l’homme tombé aux mains des bandits ? »
    Le docteur de la Loi répondit :
« Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. »
Jésus lui dit :
« Va, et toi aussi, fais de même. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.


Commentaire...
« Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle ? »
Le légiste s’adresse au Maître, à l’enseignant, qui est mis à l’épreuve sur son savoir ; interrogé par quelqu’un de compétent : un docteur de la Loi, un savant qui connaît les Ecritures et leurs interprétations autorisées.
Aussi Jésus le renvoie-t-il dans un premier temps à sa propre compétence : « Toi, l’homme du Livre, que lis-tu ? ».
Dans la plus pure tradition rabbinique, le légiste rapproche deux passages clés – le Schema tiré du Deutéronome (6, 5) auquel il ajoute un verset du Lévitique (19, 18) – faisant ainsi preuve d’une intuition très juste quant à l’essentiel de la Thora, qu’il ramène à l’amour de Dieu et du prochain.
Devant l’approbation de Jésus, il s’enhardit et « voulant montrer qu’il était un homme juste » – sans doute aussi pour justifier sa demande – il la précise : comment définir le prochain, afin qu’il n’y ait pas contradiction entre les deux préceptes énoncés ?
Pour répondre à cette question, Jésus propose une parabole qui met en scène précisément la difficulté sous-entendue par le légiste.
Reprenons les éléments principaux du récit.
Quatre hommes sont impliqués : la victime anonyme ; deux membres du peuple saint, officiants habituellement dans le Temple, c’est-à-dire dans la proximité immédiate de Dieu ; et un étranger, qui plus est : un hérétique.
Le prêtre et le lévite voient le malheureux, mais font un détour afin d’éviter tout contact avec du sang.
Selon la Loi en effet, un tel contact les priverait pendant sept jours de la pureté rituelle requise pour leur service liturgique (Nb 19, 11ss).
Mission oblige : le service de Dieu passe avant celui des hommes, tant pis pour la victime.
Pour le prêtre et le lévite, il y a donc effectivement une difficulté objective à concilier les deux préceptes ; il faut choisir : l’amour et le service de Dieu, ou l’amour et le service du prochain, et ce choix semble exclusif…
Le troisième personnage, le Samaritain, n’a pas ce problème de conscience ; du coup, il se trouve beaucoup plus libre que les deux autres.
Libre d’écouter ses sentiments profonds, libre de laisser s’exprimer sa compassion : il voit et est « saisi de pitié », littéralement : « ému jusqu’aux entrailles » devant le triste état de la victime.
Il n’est pas sans intérêt de souligner que Luc utilise, pour traduire l’émotion du Samaritain, un terme grec qu’il réserve, dans tout son Evangile, à la description des sentiments de Jésus exclusivement.
Ce qui confirme l’interprétation des Pères selon laquelle le Samaritain incarne Jésus lui-même dans ses rapports avec notre pauvre humanité meurtrie par le péché.
Ayant terminé l’exposé de la parabole, Notre-Seigneur interroge à nouveau le Docteur de la loi afin de lui faire tirer lui-même la leçon : « Lequel des trois a été le prochain de l’homme qui était tombé entre les mains des bandits ? »
Sa question fait écho à celle que le légiste avait posée au début de l’entretien : « Qui donc est mon prochain ? ».
En substance Jésus répond : « Pour savoir qui est ton prochain : interroge la parabole et demande-toi qui est le prochain de ce malheureux ».
Par un subtil retournement de la question, le Seigneur invite son interlocuteur à se reconnaître dans l’homme tombé aux mains des brigands. Il lui suggère ainsi que l’urgence, avant de s’approcher des autres, c’est de se laisser d’abord approcher lui-même.
Le légiste demandait à qui son amour effectif devait s’étendre ; Jésus l’invite à prendre d’abord conscience de son propre état, afin de se disposer à accueillir l’amour d’un Autre, qu’il ne connaît pas, un étranger qu’il juge hérétique, mais qui seul peut le sauver.
Le Docteur de la loi cherchait un prochain auprès duquel il pourrait se dévouer ; Jésus le renvoie à son indigence cachée, au triste état de son humanité blessée, à son besoin de guérison, bref à la nécessité première de se laisser rejoindre et soigner lui-même avant de vouloir en faire autant.
« Qui est mon prochain ? » – « Je le suis, moi qui te parles » répond implicitement Jésus ; « moi qui, ému de compassion, me suis fait proche de toi par pure miséricorde.
Laisse-moi te guérir de tes faux dilemmes, de tous tes a-priori, de tes enfermements dans une religiosité légaliste et formelle, de tes jugements exclusifs.
Laisse-moi t’enseigner que “c’est la miséricorde que désire ton Dieu, et non les sacrifices” (Os 6, 6).
Alors tu comprendras que le prochain ne renvoie pas à une catégorie pré-définie de personnes, choisies selon la race, la culture, ou l’appartenance religieuse, auxquelles tu aurais à offrir tes bons services.
Ton prochain, c’est moi, et c’est aussi tout homme par lequel je te viens en aide tout au long de ta vie pour te manifester ma tendresse et ma sollicitude.
Ce n’est que lorsque tu m’auras laissé te guérir au sein de l’Eglise (l’auberge) par les sacrements de la réconciliation et de l’Eucharistie (l’huile et le vin), et que je t’aurai rétabli à mon image et à ma ressemblance (les deux pièces d’argent), que tu pourras découvrir en tout homme ton prochain, et que tu pourras l’aimer et le servir avec mon propre cœur uni au tien. »
Père, depuis que ton Fils s’est fait l’un d’entre nous, le chemin vers toi passe nécessairement par nos frères.
C’est sur cette route, Jésus, que tu viens à notre rencontre pour nous arracher à notre narcissisme et nous ouvrir aux appels de ceux qui nous font signe dans leur détresse.
Esprit Saint, renouvelle notre foi ; qu’elle s’incarne dans des œuvres de miséricorde, car seule une foi agissante par la charité conduit au salut.

Abbé Philippe Link  - Merci!

-----



Phto:
L'église de Saint-Roch-des-Aulnaies, de loin...
-----

«Regarde la lumière qui est en toi,
invoque le nom de Yeshoua (Jésus)
et ne désespère pas.»

«Il y a une lumière en toi, tu es par grâce ce que Dieu est par nature.«
(Jean-Yves Leloup)
-----

Je suis chrétien si je crois
 que Jésus Christ est présent dans mon cœur... 
Autrement, j'ai seulement  des connaissances...
-----

«Le chemin se fait en cheminant.»
(Antonio Madrado)
Mon chemin spirituel se fait donc en le parcourant...
----- 

Bonne journée à toi!
Jean-Yves
---