samedi 4 janvier 2020

Dieu veut se manifester à tout homme, à toute femme. Il nous faut, nous baptisés, être témoins et espérer cela pour tout homme.(308,112)

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Bonjour!
Dimanche 5 janvier 2019


Épiphanie du Seigneur
Voici la Parole de Dieu de ce jour...


Crèche grandeur nature à la basilique de Québec.
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ÉVANGILE

Nous sommes venus d’Orient adorer le roi (Mt 2, 1-12)
Alléluia. Alléluia.
Nous avons vu son étoile à l’orient,
et nous sommes venus adorer le Seigneur.

Alléluia. (cf. Mt 2, 2)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Jésus était né à Bethléem en Judée,
au temps du roi Hérode le Grand.
Or, voici que des mages venus d’Orient
arrivèrent à Jérusalem
    et demandèrent :
« Où est le roi des Juifs qui vient de naître ?
Nous avons vu son étoile à l’orient
et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »
    En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé,
et tout Jérusalem avec lui.
    Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple,
pour leur demander où devait naître le Christ.
    Ils lui répondirent :
« À Bethléem en Judée,
car voici ce qui est écrit par le prophète :
    Et toi, Bethléem, terre de Juda,

tu n’es certes pas le dernier

parmi les chefs-lieux de Juda,
car de toi sortira un chef,
qui sera le berger de mon peuple Israël. »

    Alors Hérode convoqua les mages en secret
pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ;
    puis il les envoya à Bethléem, en leur disant :
« Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant.
Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer
pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »
    Après avoir entendu le roi, ils partirent.

Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient
les précédait,
jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit
où se trouvait l’enfant.
    Quand ils virent l’étoile,
ils se réjouirent d’une très grande joie.
    Ils entrèrent dans la maison,
ils virent l’enfant avec Marie sa mère ;
et, tombant à ses pieds,
ils se prosternèrent devant lui.
Ils ouvrirent leurs coffrets,
et lui offrirent leurs présents :
de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

    Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode,
ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

    – Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...
En ce jour de l’Épiphanie, croyons que, non seulement Dieu nous a tout donné pour la rencontre, à nous tous ensemble, l’humanité, mais qu’à chacun et à chacune, à chaque homme, à chaque femme, Dieu lance un appel personnel : Il donne une étoile, serait-ce dans la nuit la plus profonde et la plus longue.
Dieu veut se manifester à tout homme, à toute femme. Il nous faut, nous baptisés, être témoins et espérer cela pour tout homme.
Un jour où l’autre, dans nos existences, monte cette étoile de l’appel discret et personnel de Dieu. Une petite lumière lancinante qui nous dit : « la vraie vie est ailleurs ». Dieu nous fait signe, même si nous ne reconnaissons pas encore la main de Dieu derrière.
Et cette lueur, ne brille pas comme toutes ces choses qui tournent autour de nous et finissent par nous asservir. C’est quelque chose qui éveille la liberté au fond de nous. Dieu fait signe : Il commence à se manifester personnellement à nous comme un vivant, à travers une rencontre qui nous découvre sa présence, à travers une paix inconnue qui nous saisit dans le silence. Dieu fait lever son étoile, un jour où l’autre, sur toute vie.
On peut l’ignorer, on peut choisir de se laisser mener comme toujours par toutes ces choses qui tournent et nous entraînent, et désorientent la boussole de notre cœur.
Pourtant il y aura toujours eu, dans une vie humaine, l’appel d’une liberté plus vraie, cette lueur qui est venue réveiller notre nostalgie de Dieu, notre soif de nous mettre à sa recherche, à sa suite.
Or l’étoile nous attire toujours, comme les mages, vers Jérusalem, vers l’Écriture (Mt 2,1), nous fait redécouvrir la communauté qui est capable de nous montrer le visage du Christ.
Dieu nous a fait signe, il nous a touchés, attirés, séduits peut-être, mais cette expérience devra être comprise à la lumière des Écritures, comme le vivent les mages.
Les mages ont fait l’expérience de l’appel personnel de Dieu, ils se sont déjà mis en route, mais ils ne peuvent pas trouver le Christ, sans passer par Jérusalem. On ne trouve pas le Christ directement sans passer aujourd’hui par l’Église. Là, ils apprennent qui est celui qui les attire, Jésus ! Ils apprennent à le trouver.
Quand nous comprenons que Dieu se manifeste dans nos vies, alors nous trouvons un goût neuf pour la Bible. On y cherche Dieu. Avant, on connaissait peut-être les Écritures aussi bien que les habitants de Jérusalem, mais comme eux on ne demandait pas grand-chose à la Bible, on n’avait pas vraiment soif. C’est l’étoile qui a donné soif aux mages d’entendre la Parole.
Les mages se sont laissé interpeller par un Dieu vivant qui leur faisait signe. Ceux qui n’ont pas saisi que Dieu les appelle et les attire personnellement, ceux-là peuvent posséder les Écritures, les dogmes et toute la religion, sans vraiment rencontrer le Dieu vivant.
Hérode et les grands prêtres, nous l’avons entendu (Mt 2,3), ont eu trop peur de lever les yeux vers le ciel, et d’y découvrir l’étoile, l’appel de Dieu. Trop peur de devoir perdre leur petit royaume, trop peur de reconnaître que Dieu se manifeste et que réellement il est vivant.
Mais nous, regardons l’étoile, redécouvrons tous ces signes par lesquels Dieu nous a manifesté et nous manifeste encore personnellement sa présence dans nos vies, et laissons-nous gagner par la joie qui s’éveille à ce moment-là. Regardons l’étoile, redécouvrons l’appel de Dieu, dans notre vie.
« Quand ils virent l’étoile les mages éprouvèrent une très grande joie » (Mt 2,10). Laissons-nous, frères et sœurs, conduire par la joie.

Abbé Philippe Link - Merci!

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Bonne journée!
Jean-Yves

vendredi 3 janvier 2020

“ Venez et vous verrez ” / Diacre: une mission importante... / (308,008)

Bonjour!
Samedi 4 janvier 2019


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Nous avons trouvé le Messie » (Jn 1, 35-42)
Alléluia, Alléluia.

À bien des reprises, Dieu, dans le passé,

a parlé à nos pères par les prophètes ;

à la fin, en ces jours où nous sommes,

il nous a parlé par son Fils.
Alléluia. (cf. He 1, 1-2)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là,

Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples.

Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit :

« Voici l’Agneau de Dieu. »

Les deux disciples entendirent ce qu’il disait,
et ils suivirent Jésus.
Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient,
et leur dit :
« Que cherchez-vous ? »
Ils lui répondirent :
« Rabbi – ce qui veut dire : Maître –,
où demeures-tu ? »
Il leur dit :
« Venez, et vous verrez. »
Ils allèrent donc,
ils virent où il demeurait,
et ils restèrent auprès de lui ce jour-là.
C’était vers la dixième heure, (environ quatre heures de l’après-midi).

André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples

qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus.

Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit :

« Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ.

André amena son frère à Jésus.
Jésus posa son regard sur lui et dit :
« Tu es Simon, fils de Jean ;
tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre.

– Acclamons la Parole de Dieu.
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    Commentaire...  
Le Baptiste est venu pour désigner le Messie ; Jésus est venu pour révéler le Père.
Leur mission respective découle du consentement à un mouvement qui jaillit du plus profond de leur personne et auquel ils ont consenti, ouvrant ainsi un chemin sur lequel ils nous invitent à les suivre : la « voix qui crie à travers le désert » nous conduit jusqu’à la Parole ; et la Parole nous conduit jusqu’au Locuteur primordial : « le Père ».
Ce n’est qu’en acceptant d’entrer à notre tour dans ce mouvement, que nous pouvons en vérifier l’authenticité : « “ Venez et vous verrez ”. Ils l’accompagnèrent, ils virent où il demeurait et ils restèrent auprès de lui ce jour-là » (Jn 1, 39).
C’est le Baptiste lui-même qui oriente ses propres disciples vers celui qu’il désigne comme « l’Agneau de Dieu » (Jn 1, 36). Ceux-ci reçoivent le témoignage de leur Maître et le quittent, pour poursuivre leur quête auprès de Jésus.
Ils l’ont écouté, ils ont reçu son témoignage, ils ont cru, et à leur tour ils témoignent : « Nous avons trouvé le Messie » (Jn 1, 41). Nathanaël tentera bien d’argumenter : « De Nazareth ! Peut-il sortir de là quelque chose de bon ? » (Jn 1, 46), mais la rencontre personnelle avec Jésus le conduira lui aussi, non pas à « l’évidence » – car la découverte n’est pas sensible – mais à la certitude que ce Rabbi est « le Fils de Dieu, le Roi d’Israël » (Jn 1, 49).
La foi naît de cette rencontre avec le Christ vivant, éclairée par un double témoignage : celui de Jésus lui-même – pour nous à travers les Ecritures lues en Eglise – et celui de l’Esprit Saint en nos cœurs. Tout homme qui s’ouvre à ce double témoignage « vient à la lumière » (Jn 3, 21) et confesse la Seigneurie du Christ.
Celui qui refuse d’admettre que Jésus est le Christ fait de celui-ci un menteur, ainsi que l’Esprit qui le désigne et le Père qui témoigne en sa faveur. En « refusant ainsi à la fois le Père et le Fils », il atteste qu’il a refusé de s’ouvrir à l’Esprit Saint.
Mais « ceux en qui demeure l’onction, qui est vérité et non pas mensonge, sont instruits de tout : ils n’ont pas besoin qu’on les instruise », car c’est lui, « l’Esprit de vérité, qui nous conduit dans la vérité tout entière » (Jn 16, 13).
« Toute notre perfection dépend de la fidélité qu’on a eue à coopérer aux mouvements du Saint Esprit et à suivre sa conduite ; et l’on peut dire que l’abrégé de la vie spirituelle consiste à remarquer les voies et les mouvements de l’Esprit de Dieu en notre âme, et à fortifier notre volonté dans la résolution de le suivre » (Louis Lallemand, 1587-1636).

Abbé Philippe Link - Merci!

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Un souhait:
En 2020, nous vous souhaitons beaucoup d'espérance.
L'espérance ouvre toujours dans le temps 
un chemin qui mène à la liberté.
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«L'être humain devient vieux 
à partir du moment où il arrête de grandir.»
(Jean Proulx)
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"Accueillons, ensemble, l’amour infini de Dieu qui se manifeste dans la fragilité d’un enfant. Demandons-lui, avec foi et espérance, que chacun ait la grâce et la joie d’entendre son appel à témoigner de son amour qui, déjà, nous fait vivre !"             

  (✝ Pascal Delannoy Évêque de Saint-Denis-en-France Noël 2019)  
Cette réflexion m'a été envoyée par Samuel Alexandre Diadhiou, que je remercie.
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   Diacre: Mission...

                                                                   La mission du diacre est, par sa présence, de rappeler aux chrétiens qu’au nom de leur baptême ils ont à servir les hommes et les femmes, spécialement les plus démunis. Le diacre est envoyé vers les « périphéries existentielles ». La présence du diacre auprès des hommes et des femmes qu’ils côtoient tous les jours, veut rendre concrète une Église proche d’eux, attentive à leurs joies et à leurs peines.

                        « Et moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert »     
                                                                   -----                                                                                           


Bonne journée!
Jean-Yves 

jeudi 2 janvier 2020

« Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » / (307,934)

Bonjour!
Vendredi 3 janvier 2020



Photo:
La crèche devant l'évêché de Sainte-Anne.
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » (Jn 1, 29-34)
Alléluia, Alléluia.

Le Verbe s’est fait chair,

il a établi parmi nous sa demeure.

À tous ceux qui l’ont reçu,

il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu.
Alléluia. (cf. Jn 1, 14a.12a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
Le lendemain, voyant Jésus venir vers lui,

Jean le Baptiste déclara :

« Voici l’Agneau de Dieu,

qui enlève le péché du monde ;

c’est de lui que j’ai dit :
L’homme qui vient derrière moi
est passé devant moi,
car avant moi il était.
Et moi, je ne le connaissais pas ;
mais, si je suis venu baptiser dans l’eau,
c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. »
Alors Jean rendit ce témoignage :
« J’ai vu l’Esprit
descendre du ciel comme une colombe
et il demeura sur lui.
Et moi, je ne le connaissais pas,
mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit :
“Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer,
celui-là baptise dans l’Esprit Saint.”
Moi, j’ai vu, et je rends témoignage :
c’est lui le Fils de Dieu. »

– Acclamons la Parole de Dieu. 
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Commentaire...


Le prophète n’est pas d’abord chargé d’annoncer des événements à venir ; mais de dévoiler l’action de Dieu au cœur des situations contemporaines. Son charisme propre lui permet de « voir » à la lumière de l’Esprit, ce qui n’est pas sensible et demeure dès lors invisible aux yeux de chair.
Jean « voit Jésus venir vers lui ». Selon les apparences sensibles, il reconnaît son cousin ; mais l’illumination spirituelle dont il jouit intérieurement, lui révèle la véritable identité de celui qui s’approche.
Par deux fois, le Précurseur insiste : « Je ne le connaissais pas » ; sous-entendu : « Je croyais le connaître, mais j’ignorais sa véritable identité. Je le prenais pour le fils de la cousine de ma mère, et je découvre en cet instant, à la lumière de l’Esprit, qu’il est en réalité le Christ, le Messie.
Aussi je le déclare : “Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde” ».
La formulation demeure énigmatique : que veut dire l’expression « Agneau de Dieu » ? L’agneau désigne sans aucun doute l’animal offert en sacrifice au jour de Pâque. Mais l’agneau pascal dont le sang devait éloigner l’Ange exterminateur (Ex 12, 23) était offert à Dieu.
Or Jean désigne Jésus comme l’« Agneau de Dieu », c’est-à-dire offert par Dieu lui-même. De plus, l’agneau pascal n’enlevait pas le péché : il s’agissait d’un sacrifice de substitution par lequel Dieu acceptait de ne pas imputer à son peuple les péchés dont il s’était rendu coupable.
Alors que Jésus est désigné comme celui « qui enlève le péché du monde » : non seulement la faute est effacée, mais la réconciliation offerte est universelle. « Jésus est apparu pour enlever les péchés – confirme Saint Jean dans la première lecture : tout homme – sans restriction ni exception – qui fonde sur lui une telle espérance, se rend pur comme lui-même est pur » (1ère lect.).
Pour pouvoir intercéder en faveur des pécheurs, il faut en effet que notre « défenseur devant le Père soit Juste » (1 Jn 2, 1).
C’est donc au cœur du mystère de la Rédemption, que le Précurseur nous conduit en quelques mots. Le Père lui-même nous donne le véritable Agneau pascal, le seul qui puisse enlever le péché du monde : son propre Fils, « Jésus-Christ le Juste».
Il est la victime offerte pour nos péchés ; et non seulement pour les nôtres, mais encore pour ceux du monde entier » (1 Jn 2, 1-2).
Père, “comme il est grand l’amour dont tu nous as comblés : tu as voulu que par le sacrifice de ton Fils unique, nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes” (1ère lect.). Ne permet pas que nous “luttions contre toi” en commettant à nouveau le péché dont Jésus nous a purifiés à si haut prix ; mais garde nous dans ta grâce, afin que “lorsque ton Fils paraîtra, nous soyons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu’il est” (Ibid.).
Telle est l’espérance que nous fondons en lui, Père, afin d’être rendus saints comme lui-même est saint dans l’unique Esprit.

Abbé Philippe Link - Merci!

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Photo:
La crèche, à la maison dans le salon.
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«Le bonheur...
Il est  dans le mystère de la rencontre avec Dieu. 
Je dis mystère parce qu'il y a de l'inconnaissable.
En lui. En nous.
Personne ne possède le secret de la rencontre..
Elle est don. Grâce.»
(Michel Dubost dans la préface du livre de François Dabezies:
 "Les voies du bonheur en Dieu").
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«Toi qui cherches le bonheur, 
perdu dans un monde sans repères, 
lève les yeux et vois que le soleil existe,
 que la vie se propage, 
que d'autres te tendent les bras, car ils ont besoin de toi.»
(François Dabezies)
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«Souviens-toi que la peur de devenir vieux, 
si tu la laisses t'envahir, te fait elle-même vieillir.
 Or, la vieillesse peut aussi être reçue telle une grâce, 
si tu peux l'atteindre en conservant, autant  que faire se peut,
 conscience, créativité et joie de vivre.»
(Jean Proulx, dans Grandir en humanité.
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Merci d'être là!
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Bonne journée!
Jean-Yves

mercredi 1 janvier 2020

« Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ; c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. »(/ 307,881)

Bonjour!
Jeudi 2 janvier 2020

Aujourd'hui, au calendrier liturgique des saints, 
c'est la fête de deux évêques et docteurs de l'Église: 
Basile "le grand", moine d'une grande autorité spirituelle;
 il devint évêque de Césarée.
 Et Grégoire de Nazianze, évêque de Constantinople, 
un grand ami de saint Basile. 
Tous deux sont remarquables par leur prédication
 et la profondeur de leurs écrits.
(Prions en Église)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« C’est lui qui vient derrière moi » (Jn 1, 19-28)
Alléluia, Alléluia.

À bien des reprises, Dieu, dans le passé,

a parlé à nos pères par les prophètes ;

à la fin, en ces jours où nous sommes,
il nous a parlé par son Fils.
Alléluia. (cf. He 1, 1-2)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
Voici le témoignage de Jean le Baptiste,

quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem

des prêtres et des lévites

pour lui demander :
« Qui es-tu ? »
Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement :
« Je ne suis pas le Christ. »
Ils lui demandèrent :
« Alors qu’en est-il ?
Es-tu le prophète Élie ? »
Il répondit :
« Je ne le suis pas.
– Es-tu le Prophète annoncé ? »
Il répondit :
« Non. »
Alors ils lui dirent :
« Qui es-tu ?
Il faut que nous donnions une réponse
à ceux qui nous ont envoyés.
Que dis-tu sur toi-même ? »
Il répondit :
« Je suis la voix de celui qui crie dans le désert :
Redressez le chemin du Seigneur,
comme a dit le prophète Isaïe. »
Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens.
Ils lui posèrent encore cette question :
« Pourquoi donc baptises-tu,
si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? »
Jean leur répondit :
« Moi, je baptise dans l’eau.
Mais au milieu de vous
se tient celui que vous ne connaissez pas ;
c’est lui qui vient derrière moi,
et je ne suis pas digne
de délier la courroie de sa sandale. »

Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain,

à l’endroit où Jean baptisait.

– Acclamons la Parole de Dieu.
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   Commentaire...

La situation de l’homme après le péché est à proprement parler dramatique. Nous sommes aveugles spirituellement, incapables de voir Dieu, ni même de discerner sensiblement sa présence dans ses Envoyés.
Comment faire alors pour nous prononcer sur l’identité profonde de Jésus de Nazareth ou de Jean le Baptiste ?
La question « Qui es-tu ? » revient avec une insistance angoissante dans l’Évangile de ce jour. Le Précurseur est assailli par les représentants des chefs religieux qui le somment de décliner son identité. Bien sûr, ils savent bien que ce Jean est le fils d’un de leurs collègues, le prêtre Zacharie ; cette généalogie-là est de l’ordre de l’évidence sensible.
La question des émissaires venus de Jérusalem porte sur une autre identité, qui relève d’un engendrement invisible ; d’une naissance dans l’ordre spirituel, étroitement liée à une mission spécifique. La dernière formulation interrogative est significative : « Que dis-tu sur toi-même ? » Nul ne peut prendre se prononcer sur le mystère personnel d’un autre.
Nous sommes nécessairement renvoyés à l’ordre du témoignage.
Ce qui est vrai pour le Précurseur l’est aussi pour le Messie qu’il annonce. En refusant de prendre en compte ce que Jésus disait de lui-même ; en récusant a priori son témoignage, les Juifs – et tant d’autres après eux – se sont eux-mêmes privés de l’accès au mystère de sa Personne.
Bien sûr, il ne s’agit pas de donner sa foi au premier illuminé qui se déclare envoyé de Dieu ; il faut vérifier la crédibilité des témoins. Mais ce qui frappe dans le cas de Jésus et du Précurseur, c’est qu’ils se définissent par rapport à un autre : le Baptiste par rapport à « celui qui vient derrière lui et dont il n’est pas digne de défaire la courroie de sa sandale », et le Christ par rapport au « Père qui l’a envoyé et dont il accomplit les œuvres ».
Cette humilité profonde avec laquelle tous deux expriment le mystère de leur intériorité en termes de relation à un « plus grand », est tout à l’opposé de l’auto-exaltation des faux prophètes. De plus, cette relation privilégiée n’est pas vécue dans un repli intimiste et exclusif, mais ils invitent au contraire leurs interlocuteurs à partager leur expérience. Le Baptiste est venu pour désigner le Messie ; Jésus est venu pour révéler le Père.
Leur mission respective découle du consentement à un mouvement qui jaillit du plus profond de leur personne et auquel ils ont consenti, ouvrant ainsi un chemin sur lequel ils nous invitent à les suivre : la « voix qui crie à travers le désert » nous conduit jusqu’à la Parole ; et la Parole nous conduit jusqu’au Locuteur primordial : « le Père ».
Ce n’est qu’en acceptant d’entrer à notre tour dans ce mouvement, que nous pouvons en vérifier l’authenticité : « “ Venez et vous verrez ”. Ils l’accompagnèrent, ils virent où il demeurait et ils restèrent auprès de lui ce jour-là » (Jn 1, 39).
C’est le Baptiste lui-même qui oriente ses propres disciples vers celui qu’il désigne comme « l’Agneau de Dieu » (Jn 1, 36). Ceux-ci reçoivent le témoignage de leur Maître et le quittent, pour poursuivre leur quête auprès de Jésus. Ils l’ont écouté, ils ont reçu son témoignage, ils ont cru, et à leur tour ils témoignent : « Nous avons trouvé le Messie » (Jn 1, 41).
Nathanaël tentera bien d’argumenter : « De Nazareth ! Peut-il sortir de là quelque chose de bon ? » (Jn 1, 46), mais la rencontre personnelle avec Jésus le conduira lui aussi, non pas à « l’évidence » – car la découverte n’est pas sensible – mais à la certitude que ce Rabbi est « le Fils de Dieu, le Roi d’Israël » (Jn 1, 49).
La foi naît de cette rencontre avec le Christ vivant, éclairée par un double témoignage : celui de Jésus lui-même – pour nous à travers les Écritures lues en Église – et celui de l’Esprit Saint en nos cœurs. Tout homme qui s’ouvre à ce double témoignage « vient à la lumière » (Jn 3, 21) et confesse la Seigneurie du Christ.
Mais « ceux en qui demeure l’onction, qui est vérité et non pas mensonge, sont instruits de tout : ils n’ont pas besoin qu’on les instruise », car c’est lui, « l’Esprit de vérité, qui nous conduit dans la vérité tout entière » (Jn 16, 13).
« Toute notre perfection dépend de la fidélité qu’on a eue à coopérer aux mouvements du Saint Esprit et à suivre sa conduite ; et l’on peut dire que l’abrégé de la vie spirituelle consiste à remarquer les voies et les mouvements de l’Esprit de Dieu en notre âme, et à fortifier notre volonté dans la résolution de le suivre » (Louis Lallemand, 1587-1636).

Abbé Philippe Link - Merci!

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«La terre toute entière 
a vu le salut de notre Dieu.»
(Du psaume. 97)
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«L'Église a pour mission d'aider chacun, chacune,
 à trouver sa place et à vivre sa vocation 
en son sein et dans le monde.»
(Dominique Rey)
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«L'Église porte la conscience de ce qui manque au monde".
 Elle l'ouvre à un au-delà, à l'espérance 
qui ouvre un chemin vers un avenir 
qu'on porte déjà en soi, en raison du Christ ressuscité.»
(Dominique Rey)
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Partons à l'aventure 
dans cette nouvelle année avec notre Église...
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Bonne journée!
Jean-Yves