dimanche 6 septembre 2020

« Ils observaient Jésus pour voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat » / (330,671)

 Bonjour!

Lundi 7 septembre 2020

FÊTE DU TRAVAIL



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Ils observaient Jésus pour voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat » (Lc 6, 6-11)

Alléluia. Alléluia.
Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ;
moi, je les connais, et elles me suivent.
Alléluia. (Jn 10, 27)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Un jour de sabbat,
Jésus était entré dans la synagogue et enseignait.
Il y avait là un homme dont la main droite était desséchée.
    Les scribes et les pharisiens observaient Jésus
pour voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat ;
ils auraient ainsi un motif pour l’accuser.
    Mais lui connaissait leurs raisonnements,
et il dit à l’homme qui avait la main desséchée :
« Lève-toi, et tiens-toi debout, là au milieu. »
L’homme se dressa et se tint debout.
    Jésus leur dit :
« Je vous le demande :
Est-il permis, le jour du sabbat,
de faire le bien ou de faire le mal ?
de sauver une vie ou de la perdre ? »
    Alors, promenant son regard sur eux tous,
il dit à l’homme :
« Étends la main. »
Il le fit, et sa main redevint normale.
    Quant à eux, ils furent remplis de fureur
et ils discutaient entre eux
sur ce qu’ils feraient à Jésus.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Abbé Julio César RAMOS González SDB (Mendoza, Argentine)

«Lève-toi, et reste debout devant tout le monde (…). Étends ta main»

Aujourd'hui, Jésus nous donne en exemple la liberté. Nous parlons tellement d'elle de nos jours. Mais, à la différence de ce qu'aujourd'hui on annonce et on vit comme “liberté”, celle de Jésus est une liberté totalement associée et adhérée à l'action du Père. Lui-même dira: «Je vous assure que le Fils de l'homme ne peut faire quoi que ce soit de lui-même, sinon seulement ce qu'il voit faire par le Père; ce que le Père fait, le fait le Fils» (Jn 5,19). Et le Père agit seulement par amour.

L'amour ne s'impose pas, mais fait agir, mobilise rendant généreusement la vie. Cet ordre de Jésus: «Lève-toi, et reste debout devant tout le monde» (Lc 6,8) a la force de recréer de celui qui aime, et qui par la parole agit. Encore davantage: «Étends ta main» (Lc 6,10), qui termine par un miracle, rétablit définitivement la force et la vie à ce qui était faible et mort. “Sauver” signifie arracher à la mort, et c'est la même parole qui se traduit par “guérir”. Jésus en guérissant, sauve ce qu'il y avait de mort en ce pauvre homme malade, ce qui constitue un signe, on ne peut plus claire, de l'amour de Dieu le Père pour ses créatures. Ainsi, dans la nouvelle création dans laquelle le Fils ne fera autre chose que ce qu'il voit faire par le Père, la nouvelle loi qui règnera sera celle de l’amour qui se manifeste à travers l'action, et non celle d'un repos “inactif” incluant pour faire le bien à un frère qui a besoin d'aide.

En conséquence, conjuguer liberté et amour est la clef d’aujourd’hui. Conjuguer liberté et amour à la façon de Jésus. Ce que disait Saint Augustin est maintenant pleinement en vigueur pour apprendre à ressembler pleinement au Christ Sauveur : « Aime et fait ce que tu veux».

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«Jésus est la clé du Royaume des cieux.»
«La miséricorde de Dieu est bien plus grande que n'importe quel péché.»

(Mgr Michel Aupetit)
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Comment j'accueille les gens?
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L’amandier et l'abeille

Note: Pour la fin de semaine de la Fête du Travail, le père Édouard Shatov du Centre Montmartre de Québec nous livre cette réflexion qui cadre tout à fait avec le Mois de la Création...

L'AMANDIER ET L'ABEILLE

« La beauté sauvera le monde ! »  Qui ignore cette réflexion de Dostoïevski ?  La voie de prédilection pour vibrer à la beauté s'avère être la contemplation de cette nature dans toutes ses nuances.  Je cite de mémoire saint Bernard de Clairvaux qui croyait que, pour mieux contempler Dieu, il nous faut apprendre à contempler la nature.

La nature nous guide vers le repos ; ce qui signifie littéralement : « re-poser » notre regard sur le monde.  Puissions-nous porter sur le monde un regard émerveillé chantant la beauté de la création, la beauté du monde transfiguré par la défaite de la mort.

Pour apprendre à mieux contempler la nature – les plantes et les animaux – je vous invite fortement à lire le nouveau livre d'Anne Lécu : « Et vous, les arbres et les animaux, bénissez le Seigneur », livre récemment paru aux Éditions Novalis.  En parcourant la Bible, cette auteure nous fait découvrir, d'une manière inattendue, l'amandier et le cèdre, le chêne et le genêt, le ricin et l'olivier, le sycomore et la vigne.  Elle nous place en compagnie de l'abeille et de l'agneau, de l'âne et du bœuf, du corbeau et de la colombe, du poisson et du serpent.  La liste des arbres et des animaux que je viens de nommer n'est pas exhaustive, dans l'œuvre d'Anne Lécu il y en a d'autres.

En vous parlant de cette contemplation de la nature, j'aimerais vous entretenir particulièrement de l’amandier.  Par sa floraison précoce, entre février et mars, il annonce la venue du printemps.  Le mot hébreu qui le désigne dérive du verbe signifiant « être attentif, veiller ».  Anne Lécu nous rappelle que : « La prière de l'amandier, ce n'est pas d’abord veiller de toutes nos forces (ce qui est le plus sûr moyen de s'endormir), mais entrer dans la veille de Dieu ». En ces temps-ci, voilà un rappel nécessaire.

Et, quant aux animaux, mon choix se porte sur l'abeille : « laborieuse, et néanmoins danseuse… la butineuse n'est pas paresseuse.  Elle cherche, recueille, transporte et produit.  Et quelle production !  Le miel ruisselle de la douceur de Dieu ».  L'abeille nous dit que, pour que la douceur enveloppe notre vie, il nous faut travailler, butiner, mais aussi nous vêtir de la légèreté du mouvement et de l'être tout entier.  Puissante et si vulnérable à la fois, l'abeille est un maillon essentiel pour notre vie, car sans pollinisation, arbres et plantes ne nous fourniraient plus leurs fruits.

L'amandier et l'abeille sont présents dans notre vie pour nous faire découvrir l'art de la confiance et de la fécondité.  Et le repos ??? me direz-vous.  Quel est l'arbre ou l'animal qui nous invite au repos ?  Dans la Bible, le repos nous est promis comme il est promis aux bœufs, pour nous préserver de la fatigue.  Pourquoi et comment ?  Je vous invite de nouveau à parcourir les pages du livre d'Anne Lécu, dédiées à cet animal.  Et peut-être même irez-vous contempler un vrai bœuf …

Contemplons les arbres et les animaux qui nous entourent et, avec eux, laissons la louange et l'émerveillement monter vers le Seigneur, et mettons en mouvement tout notre être !

ÊTES-VOUS PRÊTES ?  ÊTES-VOUS PRÊTS ?  

Édouard Shatov

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Bonne journée!

Jean-Yves

samedi 5 septembre 2020

Mets au fond de mon cœur la racine de l’amour. / (330,595)

 Bonjour!

Dimanche 6 septembre 2020 


 Photo:
André Lavoie - Saint-Pacôme - Merci!
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Il viendra,

Un soir

Pareil à celui-ci,

Peut-être.

Le ciel s'embrasera,

L'amour l'emportera

Un chant de louange

L'hymne éclatera

Dans l'aube nouvelle.

Il viendra

Un soir...

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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« S’il t’écoute, tu as gagné ton frère » (Mt 18, 15-20)

Alléluia. Alléluia.
Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui :
il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation.
Alléluia. (cf. 2 Co 5, 19)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Si ton frère a commis un péché contre toi,
va lui faire des reproches seul à seul.
S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.
    S’il ne t’écoute pas,
prends en plus avec toi une ou deux personnes
afin que toute l’affaire soit réglée
sur la parole de deux ou trois témoins.
    S’il refuse de les écouter,
dis-le à l’assemblée de l’Église ;
s’il refuse encore d’écouter l’Église,
considère-le comme un païen et un publicain.
    Amen, je vous le dis :
tout ce que vous aurez lié sur la terre
sera lié dans le ciel,
et tout ce que vous aurez délié sur la terre
sera délié dans le ciel.

    Et pareillement, amen, je vous le dis,
si deux d’entre vous sur la terre
se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit,
ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux.
    En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom,
je suis là, au milieu d’eux. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Étonnantes sont les paroles que nous venons d’entendre. En effet qui suis-je pour aller trouver mon frère et lui dire qu’il a péché ? Ne suis-je pas un pécheur comme lui ? On connaît la parabole de la paille et de la poutre. À celui qui dénonce la paille qui est dans l’œil de son frère, on rétorquera qu’il ferait mieux de voir la poutre qui le rend aveugle. Nous voilà clairement avertis et pourtant Jésus nous dit aujourd’hui de reprendre le pécheur. Faut-il y voir une contradiction ?

Tout d’abord, Jésus se refuse à nous voir devenir insensibles à l’œuvre du mal. Il est si facile de le nier, de le minimiser, de l’oublier. Or nous ne pouvons pas vivre comme si le péché n’existait pas. Il est bien là à la porte, tapi comme une bête cherchant qui dévorer (cf. Gn 4,7). Laisser le mal proliférer autour de nous, c’est prendre le risque de le voir rentrer en nous. Aucun mal ne peut nous laisser indifférents car « le salaire du péché, c’est la mort », dit Paul (Rm 6,23). N’est-ce pas la vie que nous devons désirer pour notre frère et pour nous ?

En second lieu, il nous faut rappeler que si tous, nous avons péché et que nous sommes solidaires dans le péché, par le Christ Jésus, nous sommes désormais solidaires dans la grâce. C’est au nom de cette solidarité dans le salut que Jésus nous exhorte à aller vers notre frère pécheur. Ce n’est pas le jugement et la condamnation que nous avons à transmettre mais plutôt la miséricorde et le pardon. Ce trésor de l’amour, nous le portons dans des vases d’argile, mais nous devons avoir l’audace de le partager.

Notre démarche ne sera vraie et féconde que si elle se vit avec humilité. Là est la clé qui ouvre la porte du cœur de notre frère. Nous ne venons pas à lui parce que nous sommes meilleurs que lui, mais parce que nous sommes pétris de la même pâte humaine que lui, aussi vulnérables et fragiles que lui, et qu’avec lui, nous voulons vraiment vivre en frères car nous sommes fils d’un même Père. Parce que nous sommes frères et sœurs en Christ, nous sommes responsables les uns des autres. J’ai donc une réponse à donner à mon frère qui a péché : celle de l’amour humble qui ne regarde pas de haut, mais qui rejoint l’autre dans sa misère et lui offre la miséricorde pour l’aider à se relever.

Avant d’aller vers notre frère, il nous faut donc examiner le fond de notre cœur. Assurons-nous d’abord que nous voyons juste – la prière nous y aidera -, demandons-nous si nous aimons assez notre frère pour combattre efficacement son mal, si c’est vraiment l’amour qui donne le ton à notre démarche. Si tel est le cas, n’ayons pas peur.

C’est cette voie de l’amour qui nous permet de tenir ensemble ce qui nous semblait au départ contradictoire. Ne pas juger, ni condamner ne veut pas dire laisser tout faire. L’amour conduit à la vérité qui rend libre. « Ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel », dit Jésus (Mt 18,18). Nos paroles et nos actes nous rendent participants de l’œuvre de salut voulu par Dieu. Jésus est l’unique Sauveur de nos frères, mais il fait de nous des « ministres de la réconciliation », selon la belle expression de Paul (2 Co 5,18).

Nous sommes donc en ambassade pour le Christ ; c’est comme si Dieu exhortait par nous. Nous vous en supplions au nom du Christ : laissez-vous réconcilier avec Dieu (2 Co 5,20).

Nous retrouvons là, la conclusion de notre Évangile (cf. Mt 18,20).
Ce n’est pas en notre nom que nous avons à exhorter, à reprendre, mais au nom du Christ.
Or si c’est au nom du Christ que deux frères ont l’audace de se parler en vérité et avec amour, alors Jésus est là au milieu d’eux. Ils ne sont plus deux mais trois. Jésus est le centre qui nous décentre de nos intérêts, de notre point de vue.
Il est le centre qui recentre sur l’essentiel : être des enfants de Dieu qui brillent dans le monde comme des foyers de lumière en lui présentant la Parole de Vie (cf. Ph 2,15-16).
Il est le centre vers lequel doit converger tout notre être, toute notre vie, le point d’équilibre sur lequel s’articulent exigence et miséricorde, justice et paix, amour et vérité (cf. Ps 84,11).

Seigneur, donne-moi d’aimer comme tu le veux. Si je dois me taire, que je me taise par amour. Si je dois parler, que je parle par amour.
Si je dois corriger, que je corrige par amour. Si je dois pardonner, que je pardonne par amour. Mets au fond de mon cœur la racine de l’amour. De cette racine, je le sais et je le crois, il ne peut rien sortir que de bon.


Abbé Philippe Link - Merci!

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Nous irons portant de plus en plus haut

Notre foi dans la victoire;

Le Seigneur est ressuscité!

L'univers chante la gloire

Des rachetés.

Le feu et l'eau

Emportent l'histoire,

Dieu nous appelle avec l'Agneau.

(Hymne - Ce matin - Liturgie des heures)

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Si Dieu est avec nous,

qui sera contre nous?

Faisons des pas vers lui

même si ce sont des petits pas

et un à la fois...

Quand on a fait un pas

 nous ne voyons plus le même paysage de la vie... 


Nous sommes les gardiens les uns des  autres...

Notre vie elle n'est pas que pour nous;

Nous la devons aussi à nos frères et sœurs,

à notre prochain...

à Dieu, notre Créateur.

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Bon dimanche!

Jean-Yves 

vendredi 4 septembre 2020

« Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ? » / Dans: "Graines de Sagesse": La lettre d'amour... / (330,525)

 Bonjour!

Samedi 5 septembre 2020



«Comment la nuit vient-elle au jour?
Peux-tu vaincre les ténèbres,
porter ta flammes jusqu'au cœur
et changer le fond de l'être?»
(Hymne - Liturgie des heures - Ce matin)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ? » (Lc 6, 1-5)

Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, dit le Seigneur.
Personne ne va vers le Père sans passer par moi.
Alléluia. (Jn 14, 6)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs ;
ses disciples arrachaient des épis et les mangeaient,
après les avoir froissés dans leurs mains.
    Quelques pharisiens dirent alors :
« Pourquoi faites-vous
ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ? »
    Jésus leur répondit :
« N’avez-vous pas lu ce que fit David
un jour qu’il eut faim,
lui-même et ceux qui l’accompagnaient ?
    Il entra dans la maison de Dieu,
prit les pains de l’offrande, en mangea
et en donna à ceux qui l’accompagnaient,
alors que les prêtres seulement ont le droit d’en manger. »
    Il leur disait encore :
« Le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« Le Fils de l’homme est maître du sabbat » : Par ces mots, Jésus touche à une des institutions les plus fortes et les plus identitaires du Judaïsme. Pour le juif, le sabbat se présente avant tout comme une invitation à imiter Dieu qui s’arrête au terme de son œuvre créatrice. Par son travail, l’homme imite l’activité du Dieu créateur, par le chômage du septième jour, il imite le repos sacré de ce même Dieu qui sanctifie sa création et, en son centre, l’homme qu’il a modelé à son image et à sa ressemblance. Ainsi, à travers le respect du sabbat, le peuple d’Israël garde en mémoire que Dieu le sanctifie et découvre peu à peu que le vrai repos ne se réduit pas à la cessation de l’activité mais à son accomplissement.

Mais quel homme pourrait soutenir avoir achevé son œuvre au soir du sixième jour ? Si l’homme s’arrête le jour du sabbat, n’est-ce pas, somme toute, pour mieux reprendre, dès le lendemain, son activité ?

Quel est donc l’homme qui pourrait se prétendre « maître du sabbat » ? Le Fils de l’homme ? Mais se fait-il pour autant l’égal du Créateur ? En réalité, qui se fait l’égal de Dieu ? Celui qui se présente comme le « maître du sabbat » ou bien celui qui veut à tout prix qu’en Dieu « repos » s’identifie à « inaction » ?

Mais voilà, au terme de la création, « repos de Dieu » n’est pas synonyme d’inactivité : Dieu continue de régir le monde et de vivifier les hommes. C’est bien ce que Jésus a conscience d’imiter et qu’il accomplira en plénitude dans sa résurrection. Le sabbat de l’homme rejoindra alors le sabbat de Dieu. Le devenir sera un éternel présent et le présent sera un éternel devenir en Dieu. En Jésus ressuscité, la distance entre l’homme et Dieu sera définitivement abolie. Voilà pourquoi, la clôture de la loi, gardienne de vie pour l’homme qui tendrait à se faire l’égal de Dieu, peut en Jésus être définitivement franchie. Oui, seul le Fils de l’homme est bien le maître du sabbat. Et en lui tout homme est appelé à le devenir.

Seigneur Jésus, fais-nous la grâce de grandir dans la liberté des fils de Dieu, en vivant le dimanche, notre sabbat à nous, comme ce moment fort de rencontre avec toi et en assumant notre engagement chrétien non comme un fardeau mais comme la possibilité de réaliser et d’exprimer en plénitude l’image de toi que nous sommes.


Abbé Philippe Link - Merci!

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Au journal de Jean-Yves, ce matin:


«Je considère comme gaspillée toute journée où je n'ai pas dansé.»

 (Auteur anonyme)


On pourrait remplacer "dansé" par: "parlé", "chanté", "prié, "aimé"...

 Oui, que voulez-vous , l'homme est un être social et spirituel...

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Dans "Graines de Sagesse", il y a ce billet...


LA LETTRE D'AMOUR


Pour son anniversaire, une princesse reçut de son fiancé un petit paquet lourd et de forme étrangement arrondie.

Impatiente et curieuse, elle l'ouvrit et trouva un boulet de canon. Déçue et furieuse, elle jeta à terre le noir projectile de bronze. 

En tombant, l'enveloppe extérieure du boulet s'ouvrit et un boulet plus petit en argent apparut. Immédiatement la princesse le ramassa.En le faisant tourner entre ses doigts, elle exerça une légère pression sur sa  superficie. La sphère d'argent s'ouvrit à son tour laissant voir un étui d'or.

Cette fois-ci la princesse réussit à ouvrir l'étui avec une extrême facilité. À l'intérieur, sur une étoffe de velours noir et moelleux, apparut un magnifique anneau, incrusté de splendides diamants qui faisaient comme une couronne autour de deux mots simple: JE T'AIME.


Beaucoup de personnes se disent: la Bible ne m'attire pas. Elle contient trop de pages austères et difficiles à comprendre. Mais celui qui fait l'effort de briser la première enveloppe, avec application et dans la prière, celui-là découvre à chaque fois des beautés nouvelles et surprenantes. Et surtout, frappé par la clarté du message divin, contenu dans la Bible, il comprendra rapidement: DIEU M'AIME.


(Tiré du livre: "Graines de Sagesse" - Quand fleurit le désert - Bruno Ferrero)


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Dans le Jardin municipal à Saint-Jean-Port-Joli

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Bonne journée!

Jean-Yves



Le mois de la Création...

Rendons grâce!

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jeudi 3 septembre 2020

«Est-ce que vous pouvez faire jeûner les invités de la noce, pendant que l'Époux est avec eux?» (Lc 5,34). / Temps de la Création... / / (330,455)

 Bonjour!

Vendredi 4 septembre 2020


Temps de la Création....

Entre le 1er septembre et le 4 octobre, 

l'Église universelle célèbre

 le temps de la Création...

Prière pour le Temps de la Création

Ô Seigneur, apprends-nous à prendre soin de toute la Création,
protéger toute vie et partager les fruits de la terre.

Apprends-nous à partager notre travail humain avec nos frères et sœurs,
surtout avec les pauvres et les personnes dans le besoin.

Accorde-nous de rester fidèle à ton Évangile
à offrir avec joie à notre société dans différents pays à travers les continents
l’horizon d’un avenir meilleur
rempli de justice, de paix, d’amour et de beauté.

Amen.

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En cette journée du 4 septembre, prions pour le peuple libanais...


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, ils jeûneront » (Lc 5, 33-39)

Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur.
Celui qui me suit aura la lumière de la vie.
Alléluia. (Jn 8, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    En ce temps-là,
    les pharisiens et les scribes dirent à Jésus :
« Les disciples de Jean le Baptiste jeûnent souvent
et font des prières ;
de même ceux des pharisiens.
Au contraire, les tiens mangent et boivent ! »
    Jésus leur dit :
« Pouvez-vous faire jeûner les invités de la noce,
pendant que l’Époux est avec eux ?
    Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ;
alors, en ces jours-là, ils jeûneront. »

    Il leur dit aussi en parabole :
« Personne ne déchire un morceau à un vêtement neuf
pour le coudre sur un vieux vêtement.
Autrement, on aura déchiré le neuf,
et le morceau qui vient du neuf
ne s’accordera pas avec le vieux.
    Et personne ne met du vin nouveau
dans de vieilles outres ;
autrement, le vin nouveau fera éclater les outres,
il se répandra
et les outres seront perdues.
    Mais on doit mettre le vin nouveau dans des outres neuves.
    Jamais celui qui a bu du vin vieux ne désire du nouveau.
Car il dit : “C’est le vieux qui est bon.” »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Abbé Frederic RÀFOLS i Vidal
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, dans notre réflexion sur l'Évangile de ce jour, nous voyons comment les pharisiens et les maîtres de la loi trichent quand ils tergiversent une question importante: ils opposent le jeûne et le temps de prière des disciples de Jean et des pharisiens au boire et au manger des disciples de Jésus.

Jésus nous dit que dans la vie il y a un temps pour jeûner et pour prier et qu'il y a un temps pour boire et manger. C'est bien cela: la personne qui prie et jeûne est aussi celle qui boit et mange. Nous le voyons dans la vie de tous les jours: contemplons la joie simple d'une famille, peut-être même la nôtre. Et nous voyons, qu'à un autre moment les tribulations lui rendent visite. Les sujets sont les mêmes, mais chaque chose a son temps: «Est-ce que vous pouvez faire jeûner les invités de la noce, pendant que l'Époux est avec eux?» (Lc 5,34).

Il y a un moment pour tout: sous le ciel il y a un temps pour chaque chose: «Un temps pour déchirer, et un temps pour coudre» (Qo 3,7). Ces paroles exprimées par un sage de l'Ancien Testament, pas des plus optimistes, coïncident presque avec la parabole du vêtement rapiécé. Et coïncident sûrement d'une certaine manière avec nos propres expériences. L'erreur c'est que pendant le temps de déchirer nous cousions et que pendant le temps de coudre nous déchirions, à ce moment là plus rien ne va.

Nous savons que comme Jésus, nous arriverons à la gloire de la résurrection par la mort et par la passion et tout autre chemin n'est pas le chemin de Dieu. Précisément, Simon Pierre est grondé quand il veut éloigner le Seigneur du “chemin unique”: «tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes» (Mt 16,23) Si nous pouvons profiter de moments de paix et de joie, profitons-en. Nous aurons certainement de durs moments de jeûne. La seule différence c'est que, par chance, nous aurons toujours l'Epoux avec nous. C'est cela que les Pharisiens ne savaient pas et c'est peut-être pour cela que dans l'Évangile on nous les présente presque toujours comme des personnes de mauvaise humeur. En admirant la douce ironie du Seigneur qui émane de l'Évangile d'aujourd'hui, essayons surtout de ne pas être des personnes de mauvaise humeur.



«L'homme libre n'attend rien de Dieu, il vit en Dieu.»
(Jean-Marie Gueullette)
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Bonne journée!
Jean-Yves

« Laissant tout, ils le suivirent » Prière pour le Temps de la Création... / (330,392)

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Bonjour!

Jeudi 3 septembre 2020



Temps de la Création....

Entre le 1er septembre et le 4 octobre, 

l'Église universelle célèbre

 le temps de la Création...

Prière pour le Temps de la Création

Ô Seigneur, apprends-nous à prendre soin de toute la Création,
protéger toute vie et partager les fruits de la terre.

Apprends-nous à partager notre travail humain avec nos frères et sœurs,
surtout avec les pauvres et les personnes dans le besoin.

Accorde-nous de rester fidèle à ton Évangile
à offrir avec joie à notre société dans différents pays à travers les continents
l’horizon d’un avenir meilleur
rempli de justice, de paix, d’amour et de beauté.

Amen.

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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Laissant tout, ils le suivirent » (Lc 5, 1-11)

Alléluia. Alléluia.
« Venez à ma suite, dit le Seigneur,
et je vous ferai pêcheurs d’hommes. »
Alléluia. (Mt 4, 19)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    En ce temps-là,
    la foule se pressait autour de Jésus
pour écouter la parole de Dieu,
tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth.
    Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ;
les pêcheurs en étaient descendus
et lavaient leurs filets.
    Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon,
et lui demanda de s’écarter un peu du rivage.
Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules.
    Quand il eut fini de parler,
il dit à Simon :
« Avance au large,
et jetez vos filets pour la pêche. »
    Simon lui répondit :
« Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ;
mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. »
    Et l’ayant fait,
ils capturèrent une telle quantité de poissons
que leurs filets allaient se déchirer.
    Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque
de venir les aider.
Ceux-ci vinrent,
et ils remplirent les deux barques,
à tel point qu’elles enfonçaient.
    à cette vue,
Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant :
« Éloigne-toi de moi, Seigneur,
car je suis un homme pécheur. »
    En effet, un grand effroi l’avait saisi,
lui et tous ceux qui étaient avec lui,
devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ;
    et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon.
Jésus dit à Simon :
« Sois sans crainte,
désormais ce sont des hommes que tu prendras. »
    Alors ils ramenèrent les barques au rivage
et, laissant tout, ils le suivirent.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire: Abbé Pedro IGLESIAS Martínez (Rubí, Barcelona, Espagne)

«Avance au large»

Aujourd'hui, encore, nous sommes surpris de constater que ces pécheurs furent capables de quitter leur travail, leur famille et de suivre Jésus («laissant tout, ils le suivirent»: Lc 5,11) précisément au moment où Celui-ci se présente à leurs yeux comme un collaborateur d'exception dans le négoce qui assure leur subsistance. Si Jésus de Nazareth nous faisait la même proposition, en notre XXIe siècle…, aurions-nous le courage de ces hommes? Serions-nous capables de saisir où est le véritable gain?

Nous, chrétiens, nous croyons que le Christ est éternel présent; par conséquent, ce Christ qui est ressuscité demande, non plus à Pierre, à Jean ou à Jacques, mais à Georges, à Emmanuel ou à Paula, à chacun de ceux qui le confessent comme leur Seigneur, Il demande, je le répète, sur la base du texte de Luc, de le prendre dans la barque de notre vie, car Il veut se reposer à nos côtés; Il nous demande de le laisser se servir de nous, de lui permettre de nous montrer vers où orienter notre existence pour être féconds au milieu d'une société nécessiteuse de la Bonne Nouvelle, dont elle s'éloigne pourtant chaque fois davantage. La proposition est attirante, il ne nous manque qu'à savoir et à vouloir nous défaire de nos craintes, de nos préjugés et de mettre le cap vers des eaux plus profondes ou, ce qui revient au même, vers des horizons plus lointains que ceux qui limitent notre médiocre quotidien fait d'angoisses et de découragements. «Celui qui peine sur la route, pour peu qu'il avance, se rapproche du but; celui qui court hors du chemin, plus il court, plus il s’éloigne du but» (saint Thomas d'Aquin).

«Duc in altum», «Avance au large» (Lc 5,4): Ne restons pas sur les bords d'un monde qui vit en se regardant le nombril! Notre navigation sur les mers de la vie doit nous emmener à jeter l'ancre dans la terre promise, fin de notre traversée vers ce Ciel espéré, cadeau du Père mais aussi —indivisiblement— travail de l'homme —le tien, le mien— au service des autres dans la barque de l'Église. Le Christ connaît bien les fonds, tout dépend de nous: ou bien le port de notre égoïsme, ou bien ses horizons à Lui.

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Anniversaire d'ordination du doyen de nos diacres...

Nous soulignons aujourd'hui le 37e anniversaire de l'ordination du doyen de notre groupe diocésain des diacres...

Il s'agit de Jean-Marc Rioux (Denise Turbide).

Jean-Marc a été ordonné le 3 septembre 1983 à Saint-Thomas de Montmagny par Mgr Charles-Henri Lévesque, le 2e évêque de notre diocèse.



Toutes nos félicitations à vous deux pour ce long cheminement et cet engagement fidèle au service de notre diocèse et de la mission à la paroisse ainsi qu'au niveau de la formation initiale avec l'équipe du diocèse de Québec pendant quelques années.

Merci encore et bonne continuité.

Nous vous aimons.

Les diacres du diocèse et leur épouse, Louise et Jean-Yves répondants.  

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Bonne journée!

Jean-Yves

mardi 1 septembre 2020

« Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c’est pour cela que j’ai été envoyé. » / (330,226)

 Bonjour!



Mercredi 2 septembre 2020

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

PSAUME

(Ps 32 (33), 12-13, 14-15, 20-21)

R/ Heureux le peuple
que le Seigneur s’est choisi pour domaine. (cf. Ps 32, 12)

Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu,
heureuse la nation qu’il s’est choisie pour domaine !
Du haut des cieux, le Seigneur regarde :
il voit la race des hommes.

Du lieu qu’il habite, il observe
tous les habitants de la terre,
lui qui forme le cœur de chacun,
qui pénètre toutes leurs actions.

Nous attendons notre vie du Seigneur :
il est pour nous un appui, un bouclier.
La joie de notre cœur vient de lui,
notre confiance est dans son nom très saint.
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ÉVANGILE

« Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle, car c’est pour cela que j’ai été envoyé » (Lc 4, 38-44)

Alléluia. Alléluia.
Le Seigneur m’a envoyé
porter la Bonne Nouvelle aux pauvres,
annoncer aux captifs leur libération.
Alléluia. (Lc 4, 18cd)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    En ce temps-là,
    Jésus quitta la synagogue de Capharnaüm
et entra dans la maison de Simon.
Or, la belle-mère de Simon
était oppressée par une forte fièvre,
et on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle.
    Il se pencha sur elle,
menaça la fièvre, et la fièvre la quitta.
À l’instant même, la femme se leva
et elle les servait.

    Au coucher du soleil,
tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités
les lui amenèrent.
Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux,
les guérissait.
    Et même des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant :
« C’est toi le Fils de Dieu ! »
Mais Jésus les menaçait et leur interdisait de parler
parce qu’ils savaient, eux, que le Christ, c’était lui.

    Quand il fit jour, Jésus sortit
et s’en alla dans un endroit désert.
Les foules le cherchaient ;
elles arrivèrent jusqu’à lui,
et elles le retenaient pour l’empêcher de les quitter.
    Mais il leur dit :
« Aux autres villes aussi,
il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu,
car c’est pour cela que j’ai été envoyé. »
    Et il proclamait l’Évangile
dans les synagogues du pays des Juifs.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

«Jésus, imposant les mains à chacun d'eux, les guérissait.»

Abbé Antoni CAROL i Hostench
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous regardons un contraste: ceux qui cherchent Jésus et Jésus, Lui qui guéri toute “infirmité” (à commencer par la belle-mère de Simon Pierre) en même temps: «Des esprits mauvais sortaient de beaucoup d'entre eux en criant» (Lc 4,41). C'est-à-dire: le bien et la paix, d'un côté; et le mal et le désespoir de l'autre.

Ce n'est pas la première fois que le diable est présenté en “sortant”, c'est à dire, en fuyant la présence de Dieu parmi les cris et les hurlements. Rappelons nous également le possédé du pays des Géraséniens (cf. Lc 8,26-39). Il est surprenante que le diable lui-même reconnaisse Jésus et que comme dans le cas de celui du possédé du pays des Géraséniens, ce soit lui qui vienne à sa rencontre (en colère et furieux, bien entendu, parce que la présence de Dieu dérange sa méprisable tranquillité).

Combien de fois avons-nous pensé que notre rencontre avec Jésus était une gêne! Cela nous gêne d'aller à la messe le dimanche, nous nous inquiétons du fait que nous n'avons pas prié depuis longtemps, nous sommes honteux de nos erreurs, au lieu d'aller chez le Médecin de notre âme et simplement lui demander pardon… Réfléchissons si n'est pas le Seigneur qui doit toujours venir à notre rencontre, car nous nous faisons prier pour laisser notre petit “trou” et aller à la rencontre de Celui qui est le Pasteur de nos vies! Cela s'appelle tout simplement: tiédeur.

Il y a un diagnostic pour ça: atonie; aucune pulsation dans l'âme, angoisse, curiosité désordonnée, hyperactivité, paresse spirituelle à l'égard des questions de la foi, pusillanimité; envie d'être seul… mais, il y a aussi un antidote: arrêter de se regarder soi-même et se retrousser les manches. S'engager à consacrer un moment chaque jour à Jésus (c'est ce qu'on entend par oraison), Jésus le faisait, puisque «quand il fit jour, il sortit et se retira dans un endroit désert» (Lc 4,42). S'engager à vaincre notre égoïsme sur une petite chose chaque jour pour le bien des autres (c'est ce qu'on appelle aimer). Faire le “petit-grand” engagement de vivre chaque jour en cohérence avec notre vie chrétienne.

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Bonne journée!
Jean-Yves