vendredi 12 février 2021

« Les gens mangèrent et furent rassasiés » / (345,244)

 Bonjour!

Samedi 13 février 2021

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Les gens mangèrent et furent rassasiés » (Mc 8, 1-10)

Alléluia. Alléluia. L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. Alléluia. (Mt 4, 4b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ces jours-là,
comme il y avait une grande foule,
et que les gens n’avaient rien à manger,
Jésus appelle à lui ses disciples et leur dit :
« J’ai de la compassion pour cette foule,
car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi,
et n’ont rien à manger.
Si je les renvoie chez eux à jeun,
ils vont défaillir en chemin,
et certains d’entre eux sont venus de loin. »
Ses disciples lui répondirent :
« Où donc pourra- t-on trouver du pain
pour les rassasier ici, dans le désert ? »
Il leur demanda :
« Combien de pains avez-vous ? »
Ils lui dirent :
« Sept. »
Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre.
Puis, prenant les sept pains
et rendant grâce,
il les rompit,
et il les donnait à ses disciples
pour que ceux-ci les distribuent ;
et ils les distribuèrent à la foule.
Ils avaient aussi quelques petits poissons,
que Jésus bénit et fit aussi distribuer.
Les gens mangèrent et furent rassasiés.
On ramassa les morceaux qui restaient :
cela faisait sept corbeilles.
Or, ils étaient environ quatre mille.
Puis Jésus les renvoya.
Aussitôt, montant dans la barque avec ses disciples,
il alla dans la région de Dalmanoutha.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

On reconnaît bien dans notre récit les gestes du rite eucharistique que Jésus fera à la Cène (Cf. Mc 14, 22-24). En multipliant pour cette foule les quelques pains de ses disciples, Jésus préfigure le don de son corps et de son sang dans l’Eucharistie pour le salut du monde et annonce le banquet céleste où tous les hommes réconciliés avec le Père par l’offrande de sa vie pourront siéger à la fin des temps.

Il est à noter ici que Jésus ne donne pas directement le pain qu’il vient de multiplier, il le fait distribuer par les disciples. Autrement dit, Jésus veut avoir besoin de nous pour être les canaux de sa miséricorde, pour être ses mains et son cœur auprès de ceux qui sont perdus loin de lui, dans la détresse et la souffrance.

Remarquons encore que le Seigneur part du peu que nous possédons : sept pains et quelques poissons. Et bien, même de ce pas grand-chose, le Seigneur veut en avoir besoin. Jésus veut avoir besoin de l’offrande de nos vies unie à sa propre offrande pour sauver le monde. Il veut nous associer d’une façon toute particulière au mystère de la rédemption.


Ce salut auquel il désire que nous collaborions, notre Seigneur veut le proposer à tout homme. La seconde multiplication des pains le rappelle avec force. De même que dans la première multiplication, les douze corbeilles renvoyaient aux douze tribus d’Israël, ici le chiffre « sept », qui est traditionnellement celui des païens (les cités grecques étaient gouvernées par sept sages), signifie que les païens comme les juifs sont conviés au banquet messianique. Autrement dit, le nouveau peuple de Dieu, auquel nous appartenons, doit demeurer accueillant à tous ceux qui se mettent à suivre le Christ.

Seigneur Jésus, fais-nous la grâce à chaque Eucharistie, de consentir toujours davantage à la réconciliation avec notre Père que tu nous as acquise par ta mort et ta résurrection. Donne-nous aussi de savoir unir à ton offrande celle de nos pauvres vies. Tu nous les rendras transfigurées et, à travers elles, rayonnera ta miséricorde auprès de ceux vers qui tu nous envoies.


Abbé Philippe Link / Merci!

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«L'Église sera toujours à réformer.»

(Les Pères de l'Église)

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«Il faut que l'Église intéresse l'esprit 

et touche le cœur des hommes, 

qu'elle apparaisse toujours comme une Personne 

et jamais comme une institution.

(Maurice Zundel)

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Murale sculptée en bois 

Photo prise dans une cabane à sucre à Saint-Aubert de l'Islet

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Bonne journée!

Jean-Yves


jeudi 11 février 2021

« Il fait entendre les sourds et parler les muets » / (345,163)

 Bonjour!

vendredi 12 février 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Il fait entendre les sourds et parler les muets » (Mc 7, 31-37)

Alléluia. Alléluia. Seigneur, ouvre notre cœur pour nous rendre attentifs aux paroles de ton Fils. Alléluia. (cf. Ac 16, 14b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
Jésus quitta le territoire de Tyr ;
passant par Sidon, il prit la direction de la mer de Galilée
et alla en plein territoire de la Décapole.
Des gens lui amènent un sourd
qui avait aussi de la difficulté à parler,
et supplient Jésus de poser la main sur lui.
Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule,
lui mit les doigts dans les oreilles,
et, avec sa salive, lui toucha la langue.
Puis, les yeux levés au ciel,
il soupira et lui dit :
« Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! »
Ses oreilles s’ouvrirent ;
sa langue se délia,
et il parlait correctement.
Alors Jésus leur ordonna
de n’en rien dire à personne ;
mais plus il leur donnait cet ordre,
plus ceux-ci le proclamaient.
Extrêmement frappés, ils disaient :
« Il a bien fait toutes choses :
il fait entendre les sourds et parler les muets. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...


Alors qu’on demande à Jésus uniquement de « poser la main sur le malade », Notre-Seigneur va faire bien davantage. Mais auparavant, il « l’emmène à l’écart, loin de la foule » ; non seulement il l’éloigne des curieux avides de merveilleux, mais aussi de son entourage immédiat ; comme si pour le sortir de son isolement, il fallait d’abord que cet homme sorte du cercle de ses proches. Jésus met ses doigts dans les oreilles du malheureux, et touche sa langue d’un peu de sa salive, exprimant ainsi concrètement sa solidarité profonde avec sa condition misérable. 

Ne faisant plus qu’un avec ce frère en humanité blessé dans sa chair et dans son âme, Jésus lève les yeux vers Dieu son Père, signifiant ainsi clairement l’origine de la puissance qu’il met en œuvre : le soupir qui prolonge son regard suggère l’action du souffle du Très-Haut qui restaure notre pauvre humanité dans sa capacité relationnelle. Ces gestes trouvent tout leur sens dans la parole qui les accompagne : « Effata », c’est-à-dire « Ouvre-toi ! ». On comprend que l’Eglise ait toujours été très sensible à cet épisode qui exprime si bien la compassion active de Notre-Seigneur à notre égard ; c’est sans doute pourquoi elle a introduit le rite de l’« Ephata » dans la liturgie du baptême : dans l’ancien rite, le prêtre prononçait cette parole tout en introduisant ses doigts dans les oreilles de l’enfant, avant de toucher sa langue d’un peu de salive.

Remarquons que Jésus ne dit pas « Que s’ouvre tes oreilles », mais « Sois ouvert, tout entier » : car c’est l’homme dans son intégralité qui est malade du péché et que Jésus vient guérir. L’effet est instantané : « ses oreilles s’ouvrirent ; aussitôt sa langue se délia et il parlait correctement ». L’homme est rétabli dans sa beauté originelle ; la remarque émerveillée de l’entourage – « Tout ce qu’il fait est admirable : il fait entendre les sourds et parler les muets » – fait écho au livre de la Genèse : « Dieu vit tout ce qu’il avait fait : c’était très bon » (Gn 1, 31). Jésus est venu pour une nouvelle création, qui accomplit ce qui s’annonçait dans la première, et que le péché a mis en échec, à savoir une humanité réconciliée, vivant de la vie même de son Créateur, reconnu comme Dieu et Père.

Aujourd’hui encore, Seigneur, tu veux accomplir en nous le miracle que nous venons d’entendre. Pour cela, il nous faut consentir à te suivre à l’écart, loin de la foule, loin des bruits de ce monde, pour te rencontrer dans l’intimité de la prière, nous laisser toucher par toi, et te laisser souffler sur nous ton Souffle divin. Nul ne peut être disciple sans accueillir auparavant cette transformation intérieure radicale : donne-nous d’y consentir sans plus attendre.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Vue, à partir de La Pocatière, au coucher du soleil.

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«Oui, tu es grand, Seigneur,

Et tu fais des merveilles,

Toi, Dieu, et toi seul!»

(Ps 86,10)

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Bonne journée!

Jean-Yves 

mercredi 10 février 2021

« Les petits chiens, sous la table, mangent bien les miettes des petits enfants ! » / Journée mondiale des malades... / Un temps de réflexion... / (345,058)

Bonjour!

Jeudi 11 février 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Les petits chiens, sous la table, mangent bien les miettes des petits enfants ! » (Mc 7, 24-30)

Alléluia. Alléluia. Accueillez dans la douceur la Parole semée en nous : c’est elle qui peut vous sauver. Alléluia. (cf. Jc 1, 21bc)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc


En ce temps-là,
Jésus partit et se rendit dans le territoire de Tyr.
Il était entré dans une maison,
et il ne voulait pas qu’on le sache,
mais il ne put rester inaperçu :
une femme entendit aussitôt parler de lui ;
elle avait une petite fille possédée par un esprit impur ;
elle vint se jeter à ses pieds.
Cette femme était païenne, syro-phénicienne de naissance,
et elle lui demandait d’expulser le démon hors de sa fille.
Il lui disait :
« Laisse d’abord les enfants se rassasier,
car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants
et de le jeter aux petits chiens. »
Mais elle lui répliqua :
« Seigneur, les petits chiens, sous la table,
mangent bien les miettes des petits enfants ! »
Alors il lui dit :
« À cause de cette parole, va :
le démon est sorti de ta fille. »
Elle rentra à la maison,
et elle trouva l’enfant étendue sur le lit :
le démon était sorti d’elle.

— Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

On comprend l’admiration de Jésus devant cette confession de foi ! Certes cette femme aurait sans aucun doute eu du mal à expliciter qui était Jésus pour elle, ou à le situer sur l’horizon des Ecritures – qu’elle ignorait. Mais sa connivence avec Notre-Seigneur et l’audace de sa charité ne sont-elles pas la preuve que sa foi venait « d’en haut », autrement dit que cette païenne avait accueilli la grâce dans son cœur ?

La leçon est claire : ce n’est pas l’appartenance à Israël – l’ancien ou le nouveau – qui sauve ; mais la foi vivante par la charité, qui se « prouve dans ses œuvres » (Jn 2, 18). « Quand j’aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et de toute la connaissance, quand j’aurais la foi la plus totale, celle qui transporte les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien » (1 Co 13, 2). 

On comprend que cet épisode ait été important pour la jeune communauté de Rome à laquelle s’adresse saint Marc, constituée essentiellement des païens convertis. Une lecture attentive découvre en outre que la guérison (ou la délivrance) est obtenue non par une parole d’autorité prononcée par Jésus, mais par la parole de foi de la femme, comme le Seigneur l’atteste lui-même : « A cause de cette parole (que tu viens de prononcer), va : le démon est sorti de ta fille ».

Ce détail correspond également à la situation de l’Eglise post-pascale : Jésus ressuscité manifeste sa présence par les signes accomplis en son nom par ses disciples, lorsqu’ils distribuent « aux petits enfants » le pain de la Parole et le pain de la charité fraternelle. Hier comme aujourd’hui, ces deux pains qui n’en font qu’un, rassemblent dans une même commensalité tous ceux qui, juifs ou païens, se reconnaissent en Jésus enfants d’un même Père ; car « Dieu ne fait pas acception des personnes, mais en toute nation, celui qui le craint et pratique la justice trouve accueil auprès de lui » (Ac 10, 34-35).

 Tel le pain qui a toute autorité sur le démon ; puissions-nous nous en nourrir chaque jour, pour être des témoins crédibles de la Bonne Nouvelle de l'Évangile de la Paix.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Aujourd'hui, le 11 février:

Journée mondiale des personnes malades...


Prions pour nos frères et sœurs qui sont malades 

dans leur corps, dans leur cœur, 

dans leur esprit , dans leur âme...


+ Notre Père...

Je vous salue Marie...

Gloire au Père...

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Un temps pour réfléchir...


«Qu'il soit béni, qu'il vienne,

Le Roi, notre Seigneur!

Il donne aux misérables

La paix du Bon Pasteur.

Il est doux. Il est humble.

Son joug sera léger!

Et c'est lui qui nous mène

Jusqu'à la liberté!»

(Hymne - Liturgie des heures - Ce matin)

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«Jésus est venu sur terre pour accomplir une mission. Toutes ses démarches reflètent cette préoccupation: révéler le Père, étendre son royaume à travers le monde, nous associer à la famille de Dieu. Il se présente tantôt comme le semeur, le bon berger, le Père soucieux du bonheur de ses enfants. "Je suis venu apporter le feu sur la terre et comme je voudrais que déjà il fût allumé (Lc 14, 49). Jésus, c'est le feu de l'amour, la passion de la vie en abondance.»

 (Denis Paquin)

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«C'est l'amour qui fait vivre.»
(Denis Paquin)
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«Notre-Seigneur et notre Dieu: gloire à toi!»
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«La prière est le fondement de tout.»
(Le saint curé d'Ars)
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La vie nous apprend chaque jour à grandir.
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Diacre au cœur de notre monde:
voilà une mission pour un diacre...
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Bonne journée!

Jean-Yves

Merci à tous nos visiteurs: plus de 112 visites hier! 

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🙏

mardi 9 février 2021

« Ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur » / (344,946)

 Bonjour!

Mercredi 10 février 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur » (Mc 7, 14-23)

Alléluia. Alléluia.
Ta parole, Seigneur, est vérité ;
dans cette vérité, sanctifie-nous.
Alléluia. (cf. Jn 17, 17ba)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
appelant de nouveau la foule, Jésus lui disait :
« Écoutez-moi tous, et comprenez bien.
Rien de ce qui est extérieur à l’homme
et qui entre en lui
ne peut le rendre impur.
Mais ce qui sort de l’homme,
voilà ce qui rend l’homme impur. »

Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison,
ses disciples l’interrogeaient sur cette parabole.
Alors il leur dit :
« Êtes-vous donc sans intelligence, vous aussi ?
Ne comprenez-vous pas
que tout ce qui entre dans l’homme, en venant du dehors,
ne peut pas le rendre impur,
parce que cela n’entre pas dans son cœur,
mais dans son ventre, pour être éliminé ? »
C’est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments.

Il leur dit encore :
« Ce qui sort de l’homme,
c’est cela qui le rend impur.
Car c’est du dedans, du cœur de l’homme,
que sortent les pensées perverses :
inconduites, vols, meurtres,
adultères, cupidités, méchancetés,
fraude, débauche, envie,
diffamation, orgueil et démesure.
Tout ce mal vient du dedans,
et rend l’homme impur. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Le Seigneur demande à ses auditeurs d’ouvrir leur intelligence et leur cœur : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur ».

En conséquence, la priorité n’est pas aux gestes et aux rites qui sacralisent notre quotidien mais à la lutte contre les souillures intérieures. Le chrétien ne cherche pas à être reconnu comme tel par ses pratiques, mais il doit se révéler en étant le sel de la terre. Il est le grain de sel intimement uni aux aliments pour en relever la saveur. Consentant aux mouvements de la grâce en lui, il enseigne à vivre en enfant de Dieu en vivant pleinement de l’Esprit filial. Ce qu’il nous faut craindre est le mouvement intérieur qui nous rend complice du Tentateur et nous conduit à la séparation d’avec Dieu, au péché. « Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses (…). Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. »

Dieu a créé l’homme sans péché. Il l’a placé dans le jardin d’Eden et le dota de liberté. « Vous pouvez manger de tous les arbres du jardin, à l’exception de l’arbre de la connaissance du bien et du Mal, parce que, le jour où vous en mangerez, vous mourrez. » L’idée originelle pour l’homme fut celle-ci : user de sa liberté afin d’arriver au vrai bonheur.

Notre vie ne consiste pas à faire ce qui nous plaît à chaque instant. Notre existence ne se résume pas à passer d’un caprice futile à un autre. Notre vie a un but. Par le baptême, nous avons choisi de devenir les enfants adoptifs de Dieu et de proclamer au monde entier que Jésus Christ est le Fils du Dieu Vivant, le seul Sauveur de l’humanité, et que l’homme atteindra la vie éternelle par Lui seul. Bien sûr, c’est une tâche difficile dans un monde qui se noie dans le matérialisme et qui perd le sens des valeurs. Néanmoins, c’est dans ce monde que le Seigneur veut que nous soyons des témoins. Nous ne sommes pas baptisés pour fuir le monde, mais plutôt pour le ramener au Christ. Cela implique de nous charger de la croix du Christ, comme Simon de Cyrène. Notre vie sera belle si elle se passe aux côtés du Christ. Alors elle sera imprégnée de son amour 

Le monde nous présente toute sorte de manières de vivre une soi-disant liberté. Le Prince du monde, le Prince du mensonge, veut orienter notre liberté en faisant miroiter un plus grand bien-être. Pourtant, nous savons bien que ce n’est pas par ce chemin que nous arriverons au vrai bonheur. Gardons les idées claires et une volonté ferme pour ne pas succomber à de telles tentations 

Seigneur, je sais que sans Toi je ne suis rien et je ne peux rien faire. Tu m’as donné la liberté comme arme merveilleuse pour atteindre mon bonheur. Apprends-moi à guider ma vie avec les principes que tu m’as enseignés, parce que les actions qui me rendront plus ou moins heureux sont issues de ces principes et des désirs de mon cœur.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Photo: Stéphanie Drolet - Merci!
Prise de photo: À L'Islet
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Note: Hier, j'ai proposé de commencer une neuvaine à saint Joseph... Je m'aperçois que je suis vraiment trop en avance. Le mois de saint Joseph, c'est le mois de mars. Donc, on y reviendra.


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«Tu n'as pas dit que l'homme croisse

Vers son néant,

Mais tu as fait, en descendant,

Qu'il ne se heurte à son impasse:

Tu as frayé le beau tournent

Où tout au monde n'est que grâce.»

(Hymne - Liturgie des heures - ce matin)


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Bonne journée!

Jean-Yves 

lundi 8 février 2021

«Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens?» / (344,851)

Bonjour!


Mardi 9 février 2021

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes » (Mc 7, 1-13)

Alléluia. Alléluia.
Incline mon cœur vers tes exigences ; fais-moi la grâce de ta loi, Seigneur.
Alléluia. (Ps 118, 36a.29b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem,
se réunissent auprès de Jésus,
et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas
avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées.
– Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs,
se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger,
par attachement à la tradition des anciens ;
et au retour du marché,
ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau,
et ils sont attachés encore par tradition
à beaucoup d’autres pratiques :
lavage de coupes, de carafes et de plats.
Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus :
« Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ?
Ils prennent leurs repas avec des mains impures. »
Jésus leur répondit :
« Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites,
ainsi qu’il est écrit :
Ce peuple m’honore des lèvres,
mais son cœur est loin de moi.
C’est en vain qu’ils me rendent un culte ;
les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains.

Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu,
pour vous attacher à la tradition des hommes. »
Il leur disait encore :
« Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu
pour établir votre tradition.
En effet, Moïse a dit :
Honore ton père et ta mère.
Et encore :
Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort.
Mais vous, vous dites :
Supposons qu’un homme déclare
à son père ou à sa mère :
“Les ressources qui m’auraient permis de t’aider
sont korbane, c’est-à-dire don réservé à Dieu”,
alors vous ne l’autorisez plus à faire quoi que ce soit
pour son père ou sa mère ;
vous annulez ainsi la parole de Dieu
par la tradition que vous transmettez.
Et vous faites beaucoup de choses du même genre. »

– Acclamons la Parole de Dieu. 

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Commentaire...

Le contraste avec le passage que nous avons contemplé hier est frappant. A la scène paisible et silencieuse de la piété populaire qui touche Notre-Seigneur par la foi et obtient le salut, s’oppose aujourd’hui l’attitude critique des pharisiens, qui argumentent de mille pseudo-raisons pour ne pas s’engager à la suite du Christ. Elles sont loin les foules accourant vers le Seigneur comme des brebis se rassemblant autour de leur berger ! Jésus consent néanmoins à descendre dans l’arène pour y subir l’interrogation des pharisiens, car eux aussi sont des enfants du Père, qu’il a mission de sauver. Notre péricope ne nous donne que quelques brefs échos des controverses que Jésus a dû endurer, des flots de paroles bruyantes et agressives qu’il a dû supporter de la part de ces fils d’Israël, jaloux de son ascendant sur le peuple ; de la haine aussi à laquelle il a consenti à s’exposer.

Contrairement aux foules qui humblement « suppliaient Jésus de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau » (Mc 6, 56), les pharisiens et autres scribes « venus de Jérusalem, se réunissent autour de Jésus » ; ils l’encerclent comme des juges se tenant autour d’un accusé. L’interpellation est déjà une accusation implicite : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? » Nous imaginons spontanément que les disciples se sont rendus coupable d’un écart doctrinal ou moral significatif ; or il n’en est rien : l’objet de la controverse se résume à une règle d’hygiène élémentaire : se laver les mains avant de prendre son repas. En quoi cela concerne-t-il la « tradition des anciens », c’est-à-dire la religion des Pères ?

Posée ainsi, la question peut en effet sembler oiseuse, voire mesquine, pour nous qui avons à ce point séparé la foi de la vie que les signes d’appartenance à la Tradition chrétienne se limitent bien souvent à la participation à la liturgie dominicale. Pour Israël, toute activité possède une dimension religieuse essentielle ; aussi la tradition des anciens avait-elle établi un certain nombre de prescriptions – prières, bénédictions et autres rites – qui devaient aider le croyant à garder sans cesse en mémoire l’orientation surnaturelle de sa vie quotidienne. 

Ce n’est certes pas cela que Jésus conteste ; loin de lui de se présenter comme un défenseur d’un laïcisme qui prétendrait renvoyer à la sphère privée l’expression de la foi et de l’appartenance à la communauté croyante. Mais Notre-Seigneur réagit contre une pratique religieuse vidée de son âme, de son intériorité, de son intentionnalité spirituelle. Un tel ritualisme n’accomplit plus ce à quoi il était destiné : « S’il me manque l’amour je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante » (1 Co 13, 1). Sans la charité, la « tradition des anciens » est stérile ; elle n’est plus l’expression d’une attitude intérieure de foi, c’est-à-dire de vie en communion avec le Père et le Fils dans l’Esprit. C’est ce clivage entre le paraître extérieur et l’être intérieur que Jésus dénonce comme hypocrisie : « Ce peuple m’honore des lèvres mais son cœur est loin de moi. Il est inutile le culte qu’ils me rendent ».

L’exemple que donne Jésus pour illustrer son propos est particulièrement significatif de la perversité de cette dérive. Le commandement de Dieu explicitement mentionné dans les Ecritures : « Honore ton père et ta mère », est annulé par un décret d’une tradition toute humaine, dont les motivations sont loin d’être spirituelles, puisqu’elles visent au profit du temple et surtout de ceux qui le desservent. Sous couvert de religiosité, la fameuse « tradition des anciens » fait passer l’intérêt de la caste sacerdotale avant la charité la plus élémentaire, et ceci malgré le précepte divin.

« Vous annulez la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez » : tel est le douloureux constat auquel aboutit Jésus en observant le comportement des pharisiens de son époque et de tous les temps, y compris le nôtre. D’où l’importance de consentir à un sincère examen de conscience, non pas pour supprimer les expressions de notre foi que nous avons vidées de leur contenu ou que nous avons détournées à notre profit, mais pour les réorienter vers leur finalité surnaturelle.

Que Marie et Joseph nous aident à vivre à chaque instant en présence du Verbe incarné, et que l’Esprit Saint repose sur nous, afin que « tout ce que nous dirons et tout ce que nous ferons, soit toujours accompli au nom du Seigneur Jésus Christ, en offrant par lui notre action de grâce à Dieu le Père » (Col 3, 17).


Abbé Philippe Link - Merci!

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La vénération de la croix de l'Évangélisation à la cathédrale.

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«Frappe à ma porte

Toi qui viens me déranger

Frappe à ma porte,

Tu viens me ressusciter.


Je ne sais ni le jour ni l'heure,

Mais je sais que c'est toi, Seigneur.»

(Hymne - Hier soir - Liturgie des heures)

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«Qui prendra la route vers ces grands espaces?

Qui prendra Jésus pour Maître et pour ami?

L'humble serviteur a la plus belle place!

Servir Dieu rend l'homme libre comme lui.»

(Hymne - Liturgie des heures - Ce matin)

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👇


Demain, nous pourrions commencer ensemble 

une neuvaine à saint Joseph...


Saint Joseph, patron de l'Église universelle...

Saint Joseph, patron du Canada...

Priez pour nous.



+

Bonne journée!

Jean-Yves

dimanche 7 février 2021

« Tous ceux qui touchèrent la frange de son manteau étaient sauvés » / (344,757)

 La vie nous apprend tous les jours à grandir.

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Bonjour!



Église Notre-Dame-des-Victoires - Dans le Vieux-Québec

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Lundi 8 février 2021

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Tous ceux qui touchèrent la frange de son manteau étaient sauvés » (Mc 6, 53-56)

Alléluia. Alléluia. Jésus proclamait l’Évangile du Royaume et guérissait toute infirmité dans le peuple. Alléluia. (cf. Mt 4, 23)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc


En ce temps-là,
après la traversée,
abordant à Génésareth
Jésus et ses disciples accostèrent.
Ils sortirent de la barque,
et aussitôt les gens reconnurent Jésus :
ils parcoururent toute la région,
et se mirent à apporter les malades sur des brancards
là où l’on apprenait que Jésus se trouvait.
Et dans tous les endroits où il se rendait,
dans les villages, les villes ou les campagnes,
on déposait les infirmes sur les places.
Ils le suppliaient de leur laisser toucher
ne serait-ce que la frange de son manteau.
Et tous ceux qui la touchèrent
étaient sauvés.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Toute la péricope est visuelle : aucune mention d’une parole prononcée, ni par le Seigneur, ni par la foule. L’attention se porte exclusivement sur le regard, comme dans une méditation ignacienne où le retraitant se concentre successivement sur les différentes perceptions – vue, ouïe, goût, odorat, toucher – pour ne rien perdre de l’apport de chacune d’elles.

Cette présentation, propre à saint Marc, nous permet de suivre l’activité de Jésus avec un certain recul, d’y assister comme on contemple une scène sur un écran. Or les quelques situations rapidement esquissées, mettent admirablement en lumière l’impact de la personne de Jésus sur « les gens », c’est-à-dire ces hommes et ces femmes peu instruits dans les choses religieuses, mais qui ont perçu avec l’intuition sûre du cœur, la bonté surnaturelle de ce Rabbi pas comme les autres. Loin de se cantonner dans les milieux des scribes et autres docteurs de Jérusalem, Jésus s’expose en effet au peuple des petits, des malades, des pécheurs ; il sort à leur rencontre « dans les villages, les villes et les champs », au grand scandale des bien-pensants, mais pour la plus grande joie des pauvres.

Jésus est bouleversé devant tant de misère, physique, psychique et spirituelle ; mais il est bien plus ému encore par la solidarité qui unit ces hommes et ces femmes : « ils se mirent à transporter les malades là où on apprenait sa présence ; on déposait les infirmes sur les places ». Cette communion dans le malheur n’est-elle pas déjà une manifestation de l’Esprit de charité que Jésus est venu répandre en plénitude dans les cœurs de bonne volonté ? Le geste qu’ils supplient Jésus de leur laisser faire – toucher la frange de son vêtement – peut paraître superstitieux aux esprits critiques ; mais nous avons appris dans l’épisode de la femme hémorroïsse qu’il est bien plus fondamentalement l’expression de la foi des cœurs simples. Croire c’est se laisser toucher par la présence de Dieu en Jésus Christ, et le toucher en signe d’accueil de la grâce qu’il nous offre. Toucher c’est se compromettre dans une relation interpersonnelle dont le premier mot est ce geste de confiance, d’espérance et de tendresse respectueuse.

Dieu ne veut pas la souffrance de ses enfants ; mais maintenant qu’elle est devenue leur lot suite au péché, il va s’en servir pour en tirer un plus grand bien. La maladie, la souffrance et la mort nous obligent à reconnaître notre non-suffisance ; elles dénoncent de façon criante le mensonge du Démon, qui avait séduit nos premiers parents par la promesse d’une humanité divine : « Vous serez comme des dieux » ; elles sont le signe dans notre corps d’un besoin de guérison à tous les niveaux de notre être. La revanche de la miséricorde divine consiste précisément à se déverser en abondance dans ces plaies qui nous humilient, mais qui nous obligent à faire la vérité : « Tous ceux qui touchaient la frange de son manteau étaient sauvés ». Le Seigneur ne fait pas les choses à moitié : la guérison des corps est le signe d’une intervention victorieuse qui atteint toutes les dimensions de la personne, dans la mesure où elle ouvre son cœur au Fils de Dieu dans la foi, et se livre à l’Esprit qui agit à travers lui.

Cette péricope n’est pas un fait divers extrait de la gazette locale de Génésareth, daté de l’an 32 de notre ère. A travers ces quelques lignes, nous sommes nous aussi bien réellement mis en présence de Jésus ressuscité, qui continue à s’offrir au monde dont il est le salut. Chacun d’entre nous décide de sa participation à ce mystère dans la mesure même de sa foi. Que le respect humain et les sophismes du Prince de ce monde ne nous tiennent pas éloignés de celui qui a voulu se faire proche de nous pour nous donner part à sa propre vie. Supplions Jésus de nous « laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau », et ne doutons pas du salut qu’il nous offre.


Abbé Philippe Link - Merci!

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«Esprit de Dieu, très pur Amour,

Descends dans notre nuit obscure;

destin nous tient, douleur nous dure,

Esprit de paix, très pur Amour!»

(Hymne - Liturgie des heures - Ce matin.)

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Cathédrale Sainte-Anne - La Pocatière

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«Ta parole est la lumière de mes pas,

la lampe de ma route.»

(Liturgie des heures - Ce matin)

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«La seule dignité de l'homme, c'est d'être aimé jusqu'au bout; 

et la seule liberté de l'homme, c'est d'aimer jusqu'au bout.»

(Michel Aupetit - archevêque de Paris)

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«Le but de la vie c'est d'apprendre à aimer.»

(Abbé Pierre)

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«Allons à la rencontre du Seigneur!»

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«Un jour nouveau commence,

Un jour reçu de toi,

Père,

Nous l'avons remis d'avance

En tes mains tel qu'il sera.»

(Hymne - Liturgie des heures - Ce matin)

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Bonne journée!

Jean-Yves