jeudi 11 mars 2021

« Le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur : tu l’aimeras » / Neuvaine à saint Joseph - Jour 2 / (348,088)

 Bonjour!

vendredi 12 mars 2021



Le clocher de l'église de Saint-Jean-Port-Joli avec son coq au sommet...

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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur : tu l’aimeras » (Mc 12, 28b- 34)

Ta parole, Seigneur, est vérité
et ta loi, délivrance.
Convertissez-vous, dit le Seigneur,
car le royaume des Cieux est tout proche.
Ta parole, Seigneur, est vérité
et ta loi, délivrance. (Mt 4, 17)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander :
« Quel est le premier de tous les commandements ? »
Jésus lui fit cette réponse :
« Voici le premier :
Écoute, Israël :
le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu
de tout ton cœur, de toute ton âme,
de tout ton esprit et de toute ta force.
Et voici le second :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »
Le scribe reprit :
« Fort bien, Maître, tu as dit vrai :
Dieu est l’Unique
et il n’y en a pas d’autre que lui.
L’aimer de tout son cœur,
de toute son intelligence, de toute sa force,
et aimer son prochain comme soi-même,
vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »
Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit :
« Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. »
Et personne n’osait plus l’interroger.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...


Le premier des commandements que le Seigneur nous donne, c’est de l’écouter, c’est-à-dire : de tendre l’oreille de notre cœur et de nous faire tout enseignable, de recevoir avec bienveillance sa Parole. Et que nous dit-elle cette Parole ? « Le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur ». Il n’en est pas d’autre : tous ceux qui prétendent à ce titre « sont des voleurs et des brigands, mais les brebis ne les ont pas écoutés » (Jn 10, 8). Unique est le Bon Berger, et nous le reconnaissons au fait qu’il « se dessaisit de sa vie pour ses brebis ».

Mais nous sommes sourds, ou plutôt nous refusons d’entendre ; car ce message nous dérange : nous pressentons toute l’exigence qui en découle logiquement : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force ». Aussi sommes-nous tentés de dire comme le démon : « Ne me tourmente pas, Jésus », ne vois-tu pas que « je me suis effondré par suite de mes fautes » ? (1ère lect.). N’exige pas de moi des choses impossibles. Toi tu es d’en-haut, mais tu vois bien que je suis d’en-bas, de la terre. Passe ton chemin ; je ferai de mon mieux pour éviter l’enfer, ne m’en demande pas plus…

Comme le jeune homme riche, nous nous éloignons tout tristes, le cœur blessé, car dans cette rencontre, s’est réveillée en nous une nostalgie profonde ; nous avons pressenti quelque chose d’indéfinissable : l’espoir d’une vie en vérité, d’un monde meilleur, d’une fraternité entre les hommes plus puissante que toutes les guerres qui nous déchirent.

Ce désir, qui brûle en nos cœurs mais dont la flamme vacille sous la force des vents contraires, est déjà l’œuvre de la grâce nous invitant à la conversion. Il est important de ne pas le laisser s’éteindre, mais de l’entretenir en revenant à l’essentiel comme la Parole nous y invite aujourd’hui : « Ephraïm, peux-tu me confondre avec les idoles? » Elles sont nombreuses en effet les voix qui nous sollicitent en tout sens. A chacun l’Ennemi distille son discours empoisonné qui n’a d’autre but que de nous éloigner du Christ, c’est-à-dire de « l’unique Seigneur ». Aux uns il argumente à partir de la pluralité des religions pour suggérer que le christianisme ne saurait prétendre être l’unique voie du salut pour tous les hommes ; aux autres il fait miroiter le rêve prométhéen d’un homme divin par nature, qui n’a pas besoin d’un « Sauveur » ; d’autres enfin se laissent séduire par la perspective de posséder toutes sortes de pouvoirs préternaturels qui leur permettraient de dominer sur leurs semblables et d’être eux-mêmes le « Seigneur ».

 Mais derrière toutes ces stratégies, la seule ambition du « Père du mensonge » est de nous détourner de la rencontre qui mettrait fin à sa domination : celle que nous pourrions faire avec le Christ Jésus à travers sa Parole de vérité, accueillie dans la foi. Voilà pourquoi il nous faut sans cesse revenir en ce lieu pour y écouter le Très-Haut nous déclarer son amour ; nous laisser séduire par ses promesses, et « revenir nous asseoir à son ombre », car il l’a promis : « Je les guérirai de leur infidélité, je leur prodiguerai mon amour, je suis revenu de ma colère. Je serai pour Israël comme la rosée, comme le cyprès toujours vert, et c’est moi qui te donne ton fruit » (1ère lect.).

Certes, ce n’est pas du jour au lendemain que nous pourrons l’aimer « de tout notre cœur, de toute notre âme, de tout notre esprit et de toute notre force ». Il faut laisser à Dieu le temps de nous « guérir de nos infidélités », de nous apprivoiser, de nous combler, pour que triomphant de toutes nos résistances et de toutes nos peurs, nous osions répondre à son amour par le don de tout notre être, dans la force de l’Esprit qu’il nous donne. C’est en vue de cette transformation intérieure que le Seigneur nous « nourrit jour après jour de la fleur du froment » (Ps 80), c’est-à-dire de son Eucharistie, qu’il « nous rassasie avec le miel du Rocher », c’est-à-dire de sa Parole sur laquelle nous sommes invités à bâtir la demeure de notre vie.

Avec tout cela, nous n’en sommes toujours qu’à mi-chemin du précepte ; mais si nous parvenons à accueillir la grâce d’obéir au premier commandement, le second suivra spontanément. Car si « Dieu est l’Unique » objet de notre amour, alors nous aimerons spontanément notre prochain et nous-mêmes en lui, de l’amour dont lui-même nous comblera.

Père Saint, sois béni d’avoir ouvert devant nous le passage qui nous donne accès à la vraie vie, celle que tu nous offres en abondance en ton Fils et dans l’Esprit. Ne permets pas que trompés par le Menteur, nous édulcorions ta Parole et sombrions dans la présomption et l’idolâtrie. “Reviens de ta juste colère, guéris-nous de nos infidélités et prodigue-nous ton amour” (cf. 1ère lect.). Nous ne voulons pas d’autre Dieu que toi car il n’en est pas d’autre. Toi et toi seul nous a arrachés à la mort de notre péché et “nous as fait monter de nos terres d’Egypte” (Ps 80). Nous voulons nous rassasier du miel de ta Parole et nous nourrir du froment de ton Eucharistie (Ibid.) afin de faire de toute notre vie une action de grâce pour tant de bonté. Alors, dans la force de ton Esprit, nous pourrons t’aimer “de tout notre cœur, de toute notre âme, de tout notre esprit et de toute notre force ; et aimer notre prochain comme nous-mêmes” dans l’amour qui vient de toi.


Abbé Philippe Link / Merci! 

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«Il n'y a pas de saint sans passé, 
ni de pécheur sans avenir. 
Il suffit de répondre à l'invitation du Seigneur
 avec un cœur humble sincère.»
(Pape François)

Alors nous avons une chance...
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Seigneur, fais de mon cœur un foyer de bonté 
pour quelqu'un aujourd'hui...
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Neuvaine à Saint Joseph




Deuxième jour

SAINT JOSEPH GUIDE POUR LES HOMMES

« Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; 
avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. » (Mt 1,18)
 

L’histoire entière bascule quand Joseph accepte d’accueillir Marie. Mais sa mission ne s’arrête pas là, il va aider le Christ à grandir dans son humanité, et en cela, il nous encourage nous aussi sur ce chemin. L’Évangile donne un seul titre à saint Joseph, il dit qu’il était «juste», cela ne signifie pas qu’il rendait la justice, mais que dans sa vie il était ajusté à la volonté de Dieu. C’est un autre mot pour dire la sainteté, une sainteté du quotidien dans les actes ordinaires, les humbles tâches de chaque jour, faites simplement et par amour. Saint Joseph est ainsi le modèle des personnes que l’on pourrait croire ordinaires, celles qui sont souvent oubliées, qui ne font pas la une des journaux, mais qui, comme le dit le pape François dans sa lettre Avec un cœur de père, «sans aucun doute, sont en train d’écrire aujourd’hui les événements décisifs de notre histoire».

P. Charles-Marie Rigail - Extrait du Dossier Eglise de Lille N°14
 

Il peut paraître délicat et prétentieux de parler de saint Joseph, alors qu’on n’entend aucune parole venant de lui dans l’Évangile : mais nous le voyons comme un homme décidé à agir pour le bien. C’est trop clair quand il entend la parole de l’ange : «L’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit saint…» et prend soin de l’œuvre de Dieu. De même quand il faut fuir en Égypte pour protéger la vie de Jésus. Joseph, homme du bien agir, soutiens-nous quand nous cherchons le chemin !

Mgr Laurent Ulrich – Extrait de l’Edito Eglise de Lille N°14

 

Jacques Stella (1596-1657), Le mariage de la Vierge (huile sur toile, 1640-1654), Cathédrale de Strasbourg, France.

 

Le texte biblique :

 

Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret.

Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous ». Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse,

 

Évangile selon saint Matthieu, chapitre 1, versets 18 à 24.

 


Prière

Je vous salue Joseph

Je vous salue Joseph, vous que la grâce divine a comblé.
Le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux.
Vous êtes béni entre tous les hommes et Jésus, 
l’enfant divin de votre virginale épouse est béni.

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, 
priez pour nous dans nos soucis de famille, 
de santé et de travail jusqu’à nos derniers jours 
et daignez nous secourir à l’heure de notre mort.

Amen.

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Bonne journée!

Jean-Yves 

mercredi 10 mars 2021

« Celui qui n’est pas avec moi est contre moi » /Neuvaine à saint Joseph: Jour 1 / (347,833)

Bonjour!

Jeudi 11 mars 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour... 

ÉVANGILE

« Celui qui n’est pas avec moi est contre moi » (Lc 11, 14-23)

Gloire à toi, Seigneur,
honneur, puissance et majesté !
Maintenant, dit le Seigneur,                                                              
revenez à moi de tout votre cœur,
car je suis tendre et miséricordieux.
Gloire à toi, Seigneur,
honneur, puissance et majesté ! (cf. Jl 2, 12-13)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet.
Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler,
et les foules furent dans l’admiration.
Mais certains d’entre eux dirent :
« C’est par Béelzéboul, le chef des démons,
qu’il expulse les démons. »
D’autres, pour le mettre à l’épreuve,
cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel.
Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit :
« Tout royaume divisé contre lui-même devient désert,
ses maisons s’écroulent les unes sur les autres.
Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même,
comment son royaume tiendra-t-il ?
Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul
que j’expulse les démons.
Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse,
vos disciples, par qui les expulsent-ils ?
Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges.
En revanche, si c’est par le doigt de Dieu
que j’expulse les démons,
c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous.
Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais,
tout ce qui lui appartient est en sécurité.
Mais si un plus fort survient et triomphe de lui,
il lui enlève son armement, auquel il se fiait,
et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé.
Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ;
celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Le combat entre Jésus et le démon fait rage depuis le début de la vie publique. L’affrontement au désert se poursuit chaque jour et culminera dans le triduum pascal. La lumière a surgi dans les ténèbres et les ténèbres se rebiffent. A mesure que l’ennemi perd pied et doit céder du terrain devant l’autorité de la parole de ce Rabbi de Nazareth, il mobilise de plus en plus ses complices « incarnés » et les lance à leur tour dans la bataille. D’ailleurs s’il veut arriver à ses fins il faudra bien qu’il fasse appel à eux pour supprimer ce gêneur.

Notons l’efficacité des manœuvres du dia-bolos. Il vient d’essuyer un sérieux revers : Jésus l’a chassé d’un homme qu’il tenait en son pouvoir. « La foule était dans l’admiration », rassemblée dans une commune action de grâce. Pas pour longtemps : une ombre passe, le doute s’infiltre dans les cœurs, le poison du soupçon fait son œuvre – élémentaire pour un serpent ! – et la division s’installe. Le débat devient même houleux : des voix s’élèvent pour accuser Jésus de complicité avec le chef des démons, d’autres « réclament un signe venant du ciel » ; l’évangéliste précise : « pour le mettre à l’épreuve ». Le Fils de Dieu est convoqué au tribunal des hommes pour avoir arraché un des leurs aux chaînes du Satan. Derrière la scène, c’est le drame du vendredi saint qui se prépare : l’ennemi teste ses troupes, évalue ses chances. L’affaire se présente bien : il aura suffi de quelques suggestions pour que la foule se retourne contre celui qu’elle adulait quelques instants plus tôt. Il est vrai que la manipulation des masses est le terrain de prédilection du Satan, celui où il excelle et où il a fait ses preuves.

« Jésus connaissant leurs intentions » : Notre-Seigneur voit bien qui « tire les ficelles ». Mais il sait que le démon n’a aucun pouvoir sur la liberté de l’homme, sauf si celui-ci le lui concède. Et même dans ce cas, Dieu préserve toujours un espace inaliénable afin que ses enfants puissent revenir vers lui. Jésus va donc essayer de les faire réfléchir afin que leur volonté, éclairée par la vérité, puissent se détourner du mal et reprendre la voie du bien.

L’argumentation en trois points du Seigneur est on ne peut plus classique : elle suit la structure des discussions rabbiniques : un argument de bon sens, une référence à la Tradition et enfin un rappel des Ecritures. Le bon sens élémentaire nous enseigne que si les démons s’expulsaient entre eux, il y a longtemps qu’ils ne nous encombreraient plus : ils se seraient déjà autodétruits ! Hélas, ce n’est pas le cas : l’homme muet que Jésus vient de guérir en expulsant un démon en est la preuve. La Tradition transmettait des prières d’exorcismes qui étaient prononcées au nom du Dieu d’Israël : que les croyants qui les pratiquent soient eux-mêmes juges en cette affaire ! Enfin les Ecritures n’annoncent-elles pas que « le doigt de Dieu » accomplirait des prodiges le jour où l’Eternel viendrait instaurer son Royaume ?

Debout, immobile au milieu de la foule agitée, Jésus vient de parler avec calme mais fermeté. Son autorité impose le silence. Portant un regard circulaire sur ces hommes qu’il aime et tente désespérément de rassembler comme un berger qui veut soustraire ses brebis à la menace du loup, il poursuit par une parabole. Le caractère militaire de sa comparaison trahit l’atmosphère de combat qui pèse sur la rencontre. Elevant la voix et articulant distinctement, comme pour être sûr que l’Adversaire – invisible mais bien présent – puisse l’entendre, Jésus prophétise solennellement l’issue du combat sans merci qui vient de percer au grand jour. Certes le démon est sûr de lui : qui pourrait le défier ? Ce qu’il ignore et découvrira bientôt à ses dépends, c’est qu’« un plus fort » s’est levé et est en passe d’intervenir pour triompher de lui et le dépouiller de son pouvoir.

Un instant, la foule a refait son unité autour de Jésus. Puis sournoisement les rumeurs recommencent. Notre-Seigneur sait bien que l’affrontement visible ne fait que commencer, mais d’une voix forte il lance un suprême avertissement, qui traverse toute l’histoire et rejoint chacun de nous au cœur de nos propres combats : « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse ! » Que celui qui a des oreilles entendent.

Seigneur Jésus, donne-moi de choisir résolument ton étendard ! Ouvre mes yeux sur mes contradictions internes : toutes ces doubles appartenances qui stérilisent l’action de ta grâce dans ma vie. Je veux “suivre jusqu’au bout la route que tu prescris” (1ère lect.) pour connaître le bonheur de t’entendre dire : “Je suis ton Dieu” (Ibid.). Oui j’ai raidi ma nuque, j’ai prêté l’oreille aux doutes, aux propos qui t’accusaient, te dénigraient ; ma fidélité est vacillante. Mais toi Seigneur, n’es-tu pas le Tout-Puissant, le miséricordieux ? C’est pourquoi j’ose m’avancer devant toi en te rendant grâce pour ta victoire (cf. Ps 94). Je me prosterne devant toi et je t’adore car tu es « mon Seigneur et mon Dieu » (cf. Jn 20, 28). Accepte l’offrande de tout mon être : je la fais avec tout l’amour de mon pauvre cœur.


Abbé Philippe Link / Merci!

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NEUVAINE À SAINT-JOSEPH

PATRON DE L'ÉGLISE

ET DU CANADA

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Premier jour

SAINT JOSEPH MEMOIRE DE PERE

« Joseph fit comme l’Ange du Seigneur lui avait prescrit : 
il prit chez lui son Épouse; et sans qu’il l’eût connue, 
elle enfanta un fils, auquel il donna le nom de Jésus. » (Mt 1,24)

 

Tout arbre a ses racines propres, et chaque arbre donne un fruit qui lui est propre. Mais tout arbre ne se développe pas n’importe où, n’importe comment ! Chaque terre a une consistance, une composition plus riche qu’une autre terre. Il en est de même de notre filiation : « Généalogie de Jésus-Christ, fils de David, fils d’Abraham » (Mt 1,1)... « Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie de laquelle naquit Jésus, que l’on appelle Christ. » (Mt 1,16)

A l’image de Joseph, puissions-nous vivre nos vies dans l’écoute et le respect de notre père, de notre mère terrestres afin de faire mémoire de notre créateur au-delà de nos familles humaines.

 

Guido Reni (1575-1642), Saint Joseph avec l'Enfant Jésus (huile sur toile,1635), musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg.

 

Le texte biblique :

Aujourd’hui relisons la généalogique de Jésus. 

 

Livre de la genèse de Jésus-Christ fils de David fils d’Abraham.
Abraham engendra Isaac
Isaac engendra Jacob
Jacob engendra Juda et ses frères
Juda engendra Pharès et Zara de Thamar
Phares engendra Esrom
Esrom engendra Aram.
Aram engendra Aminadab
Aminadab engendra Naasson
Naasson engendra Salmon
Salmon engendra Boes de Rachab
Boes engendra Jessai de Routh
Jobed engendra Jessé
Jessé engendra le roi David
Le roi David engendra Solomon de celle d’Ourias
Solomon engendra Roboam
Roboam engendra Abia
Abia engendra Asaf
Asaf engendra Josaphat
Josaphat engendra Joram
Joram engendra Ozias
Ozias engendra Joatham
Joatham engendra Achaz
Achaz engendra Ézéchias
Ezéchias engendra Manassé
Manassé engendra Amos
Amos engendra Josias
Josias engendra Jéchonias et ses frères au temps de la déportation de Babylone.
Après la déportation de Babylone
Jéchonias engendra Salathiel
Salathiel engendra Zorobabel
Zorobabel engendra Abioud
Abioud engendra Éliakim
Éliachim engendra Azor
Azor engendra Sadok
Sadok engendra Achim
Achim engendra Élioud
Élioud engendra Éléazar
Éléazar engendra Matthan
Matthan engendra Jacob
Jacob engendra Joseph l’époux de Marie de laquelle fut engendré Jésus qu'on appelle Christ.
Donc toutes les générations depuis Abraham jusqu’à David : quatorze générations
depuis David jusqu’à la déportation de Babylone : quatorze générations
depuis la déportation à Babylone jusqu’au Christ : quatorze générations.

 

Chapitre 1, versets 1 à 17 de l’Évangile selon saint Matthieu dans le Nouveau Testament

Traduction BEST 0.1

 

 

Prière

Je vous salue Joseph

Je vous salue Joseph, vous que la grâce divine a comblé.
Le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux.
Vous êtes béni entre tous les hommes et Jésus, 
l’enfant divin de votre virginale épouse est béni.

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, 
priez pour nous dans nos soucis de famille, 
de santé et de travail jusqu’à nos derniers jours 
et daignez nous secourir à l’heure de notre mort.

Amen.

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Bonne journée!

Jean-Yves 

mardi 9 mars 2021

« Celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux» / Une neuvaine à saint JOSEPH... / (347,621)

 Bonjour!

Mercredi 10 mars 2021


Évangile du jour...

ÉVANGILE

« Celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand » (Mt 5, 17-19)

Gloire à toi, Seigneur,
Fils du Dieu vivant !
Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie ;
tu as les paroles de la vie éternelle.
Gloire à toi, Seigneur,
Fils du Dieu vivant ! (cf. Jn 6, 63c.68c)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu


En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes :
je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.
Amen, je vous le dis :
Avant que le ciel et la terre disparaissent,
pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi
jusqu’à ce que tout se réalise.
Donc, celui qui rejettera
un seul de ces plus petits commandements,
et qui enseignera aux hommes à faire ainsi,
sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux.
Mais celui qui les observera et les enseignera,
celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Tout « Pas une lettre, pas un seul petit trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise » : cette insistance de Jésus est une réponse claire aux scribes et pharisiens qui l’accusent d’en prendre et d’en laisser dans les prescriptions de la Loi. Mais Notre-Seigneur ne cautionne pas pour autant l’attitude de ses interlocuteurs : il condamne tout aussi clairement la religiosité formelle et sans âme qu’il leur voit pratiquer, que le relativisme de ceux « qui rejettent un seul de ces plus petits commandements ».

En fait c’est le statut de la Loi que Jésus vient réformer : Notre-Seigneur récuse fermement qu’elle ne soit qu’une compilation de préceptes qu’il suffirait d’observer scrupuleusement pour trouver grâce aux yeux de Dieu. La Torah nous éclaire sur ce qu’il convient de faire et ce qu’il convient d’éviter pour mener une vie droite, conforme au dessein de Dieu sur nous ; bref : une vie pleinement humaine. L’étude attentive des préceptes a pour but de réveiller notre humanité véritable, de nous faire découvrir les exigences de notre cœur profond. Car la Loi n’est pas hétéronome – une Loi (nomos) imposée par un Autre (heteros) : elle ne fait qu’expliciter la loi naturelle inscrite par Dieu lui-même au plus profond de notre être. Mais comme la voix de notre conscience s’est peu à peu enfouie sous les strates épaisses de nos péchés, nous avons du mal à l’entendre et nous avons besoin que Dieu l’explicite pour nous dans la Torah.

Il ne saurait donc être question d’abolir la Loi : ce serait porter atteinte à l’humanité de l’homme. Tout au contraire, Jésus vient « accomplir » la Parole de Dieu consignée dans la Loi et proclamée par les Prophètes, en triomphant de tout ce qui nous empêche de l’entendre et de la mettre en pratique. La Passion de Notre-Seigneur est le combat victorieux qu’il mène en notre nom à tous contre le Prince de ce monde qui nous tient prisonniers de nos égoïsmes et nous empêche de nous ouvrir à une vie authentique, dans la lumière de la charité. Aussi, sentant que son Règne touche à sa fin, le Démon fait-il tout ce qu’il peut pour nous détourner du chemin de l’Évangile. A l’humanité de ce troisième millénaire, il suggère qu’elle se serait enfin libérée des vieux tabous religieux, et pourrait avancer, confiante en ses seules possibilités immanentes, sur le chemin de l’autonomie absolue : « Vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal » (Gn 3, 6).

Hélas, nous avons tous pu constater que lorsque nous nous livrons aux dynamismes spontanés de notre nature, le poids de la chair nous entraîne inexorablement vers le bas – il suffit pour s’en convaincre, de constater l’évolution des mœurs dans notre société. La négation de la triste réalité du péché est un double mensonge : un refus de voir la destruction objective à laquelle il conduit ; et le refus d’entendre la voix de notre conscience, qui nous reproche notre obstination dans le mensonge. Celui qui prétend pouvoir se passer de la loi divine en matière morale (et religieuse) parle sous l’emprise de l’orgueil ; il a rompu le lien de filiation et erre dans les ténèbres d’une vie-sans-Dieu.

A l’inverse, l’attitude pharisaïque – qui prétend mériter le salut au prix d’une observance formelle du moindre précepte – n’est guère plus édifiante, car elle trahit la logique de l’amour en remplaçant la réciprocité du don et de l’accueil, par un marchandage débouchant sur l’exigence d’un dû. Nous pourrions dire que cette pseudo-filiation constitue le péché du fils aîné de la parabole du Père prodigue (Lc 15), alors que la prétention à disposer à son gré de la Loi illustre la transgression du fils cadet.

L’attitude juste que suggère Jésus tout au long de l'Évangile consiste à recevoir « la Loi et les Prophètes » comme la Parole d’un Père qui nous appelle à lui en ayant soin d’éclairer le chemin sur lequel nous pouvons avancer en toute sécurité. Vu sous cet angle, la Thora est un don précieux, « une lampe sur nos pas, une lumière sur notre route », que nous sommes invités à recevoir avec gratitude. C’est en l’accueillant comme la Parole de notre Père, et en nous penchant sur elle avec amour pour l’observer et la garder, que nous lui signifions notre volonté d’être ses fils.

Seigneur, ne permet pas que nous nous laissions séduire par l’amoralisme ambiant ; mais enseigne-nous à “garder et à mettre en pratique fidèlement les commandements et les décrets que tu nous a donnés. Qu’ils soient notre sagesse et notre intelligence” (1ère lect.) aux yeux des hommes de notre temps, afin qu’en voyant les fruits de sainteté qu’ils produisent en nous, eux aussi puissent “glorifier le Seigneur” (Ps 147) en devenant ses fils bien-aimés.


Abbé Philippe Link  / Merci!


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«Puisque Dieu nous a aimés,

Jusqu'à nous donner son Fils,

Ni la mort, ni le péché

Ne sauraient nous arracher

À l'Amour qui vient de Lui!»

(Hymne - Ce matin - Liturgie des heures)

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«Dieu nous crie sa Présence 

et nous dévoile le mystère de son immense amour 

à travers toutes ses œuvres.»

(Bernard de Clairvaux)

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«Le foi, c'est d'abord l'accueil du regard aimant de Dieu

 posé sur chacune de nos vies! 

En lui, nous devenons capables de voir à notre tour

 avec les yeux du cœur: voir des traces du passage de Dieu 

dans l'histoire du monde et dans l'histoire de sa propre vie, 

voir un écho de Dieu dans la beauté du cœur humain...

(Yvon Joseph Moreau)

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«Une pose de véritable adoration

 a plus de valeur que l'activité la plus intense, 

fût-elle apostolique.»

(Saint Jean-Paul II)

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 « Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait prescrit » (Mt 1, 20-21)



À partir de demain, 

nous pourrions commencer ensemble 

une neuvaine à saint Joseph...

Je vous salue Joseph

Je vous salue Joseph, vous que la grâce divine a comblé. Le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux. Vous êtes béni entre tous les hommes et Jésus, 

l’enfant divin de votre virginale épouse est béni. Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu,

 priez pour nous 

dans nos soucis de famille, de santé et de travail

 jusqu’à nos derniers jours 

et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen

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Bonne journée!

Jean-Yves

lundi 8 mars 2021

« C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère » (347,434)

 Bonjour!

Mardi 9 mars 2021

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE

« C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère » (Mt 18, 21-35)

Gloire à toi, Seigneur,
honneur, puissance et majesté !
Maintenant, dit le Seigneur,
revenez à moi de tout votre cœur,
car je suis tendre et miséricordieux.
Gloire à toi, Seigneur,
honneur, puissance et majesté ! (cf. Jl 2, 12b-13c)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander :
« Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi,
combien de fois dois-je lui pardonner ?
Jusqu’à sept fois ? »
Jésus lui répondit :
« Je ne te dis pas jusqu’à sept fois,
mais jusqu’à 70 fois sept fois.
Ainsi, le royaume des Cieux est comparable
à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Il commençait,
quand on lui amena quelqu’un
qui lui devait dix mille talents
(c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).
Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser,
le maître ordonna de le vendre,
avec sa femme, ses enfants et tous ses biens,
en remboursement de sa dette.
Alors, tombant à ses pieds,
le serviteur demeurait prosterné et disait :
“Prends patience envers moi,
et je te rembourserai tout.”
Saisi de compassion, le maître de ce serviteur
le laissa partir et lui remit sa dette.

Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons
qui lui devait cent pièces d’argent.
Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant :
“Rembourse ta dette !”
Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait :
“Prends patience envers moi,
et je te rembourserai.”
Mais l’autre refusa
et le fit jeter en prison
jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.
Ses compagnons, voyant cela,
furent profondément attristés
et allèrent raconter à leur maître
tout ce qui s’était passé.
Alors celui-ci le fit appeler et lui dit :
“Serviteur mauvais !
je t’avais remis toute cette dette
parce que tu m’avais supplié.
Ne devais-tu pas, à ton tour,
avoir pitié de ton compagnon,
comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?”
Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux
jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.

C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera,
si chacun de vous ne pardonne pas à son frère
du fond du cœur. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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COMMENTAIRE...

« ‘Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ?’ Jésus lui répondit : ‘Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois’. » La symbolique des chiffres utilisés ici nous renvoie à un passage du livre de la Genèse où nous entendons Lamek qui s’exprime ainsi devant ses femmes Ada et Cilla : « J’ai tué un homme pour une blessure, un enfant pour une meurtrissure. C’est que Caïn est vengé sept fois, mais Lamek, soixante-dix sept fois » (Gn 4, 23-24). Avec Lamek, nous sommes confrontés à la réaction première de tout homme face au mal qui lui est infligé : la vengeance, qui ne peut prendre que des proportions démesurées.

Un peu plus loin, dans le livre de l’Exode, la loi du talion voudra limiter le déchaînement de la passion vengeresse de l’homme et mesurer la juste compensation d’une offense : « Vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, brûlure pour brûlure, meurtrissure pour meurtrissure, plaie pour plaie. » (Ex 21, 24-25). Un œil (et non pas deux !) pour un œil ; une dent (et non pas la mâchoire !) pour une dent abîmée…

Notre Seigneur Jésus Christ va aller bien au-delà de l’imposition d’un châtiment égal au dommage causé. En réponse à l’offense, il va appeler à pardonner et ce indéfiniment. Pour expliciter son commandement, il donne une parabole dont la mise en scène a pour but de mettre en pleine lumière la démesure de la miséricorde dont fait preuve le roi, qui accorde bien plus que ce que lui demandait son débiteur. En effet, « ému jusqu’aux entrailles », nous dit l’évangéliste, le roi devenu le « maître », non seulement « laisse partir » son serviteur, c’est-à-dire renonce à le vendre, mais il lui remet sa dette infinie (Dix mille talents, soit soixante millions de deniers qui auraient correspondu, à l’époque de Jésus, à soixante millions de journées de travail).

Quel contraste entre l’attitude du maître vis-à-vis de ce serviteur et celle de ce dernier envers son compagnon endetté, d’autant plus que celui-ci ne lui doit qu’une somme insignifiante (six cent mille fois moins) en comparaison de celle dont il vient lui-même d’être acquitté ! Le serviteur semble avoir complètement oublié la gratuité du don de la miséricorde dont il a bénéficié. Qu’il n’ait même pas songé à remercier son maître après la remise de sa dette en témoigne. Nous touchons ici la fine pointe de l’enseignement de notre Seigneur.

Au contraire de ce serviteur, garder présent à notre conscience la gratuité du don du salut dont le Père nous a fait bénéficier en son Fils Jésus-Christ devrait nous conduire à une attitude de miséricorde inconditionnelle envers nos frères humains, qu’elle que soit leur dette envers nous. Comme le disait Saint Jean-Paul II : « Le pardon est avant tout un choix personnel, une option du cœur qui va contre l’instinct spontané de rendre le mal pour le mal. Cette option trouve son élément de comparaison dans l’amour de Dieu, qui nous accueille malgré nos péchés, et son modèle suprême est le pardon du Christ qui a prié ainsi sur la Croix : ‘Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font’ (Lc 23, 34) » (Message pour la Journée mondiale de la paix, 1er janvier 2002).

Seigneur, aide-nous à nous engager sur ce chemin de la miséricorde. Puissions-nous recevoir chacune des offenses qui nous sont faites comme autant d’occasions de témoigner par notre pardon de quel amour tu nous as aimé, de quelle dette tu nous as acquittés et de quelle liberté nous jouissons désormais.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 


dimanche 7 mars 2021

Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin. / Journée internationale de la femme/ des droits des femmes / La mission... / (347,233)

 Exceptionnel encore: plus de 220 ouvertures sur le site hier. Continuons de propager la Parole!

Bonjour!

Lundi 8 mars 2021

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

Jésus, comme Élie et Élisée, n’est pas envoyé qu’aux seuls Juifs (Lc 4, 24-30)

Gloire au Christ,
Sagesse éternelle du Dieu vivant.
    Gloire à toi, Seigneur.
J’espère le Seigneur, et j’attends sa parole
près du Seigneur est l’amour, l’abondance du rachat.
Gloire au Christ,
Sagesse éternelle du Dieu vivant.
     Gloire à toi, Seigneur. (Ps 129, 5.7)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Dans la synagogue de Nazareth,
Jésus déclara :
« Amen, je vous le dis :
aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays.
En vérité, je vous le dis :
Au temps du prophète Élie,
lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie,
et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre,
il y avait beaucoup de veuves en Israël ;
pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles,
mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon,
chez une veuve étrangère.
Au temps du prophète Élisée,
il y avait beaucoup de lépreux en Israël ;
et aucun d’eux n’a été purifié,
mais bien Naaman le Syrien. »

À ces mots, dans la synagogue,
tous devinrent furieux.
Ils se levèrent,
poussèrent Jésus hors de la ville,
et le menèrent jusqu’à un escarpement
de la colline où leur ville est construite,
pour le précipiter en bas.
Mais lui, passant au milieu d’eux,
allait son chemin.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« Aucun prophète n’est bien accueilli dans son pays » : Jésus a perçu les pensées de ses concitoyens. Mais, il ne s’arrête pas à ce constat. Il va mettre en évidence la racine de leur refus de reconnaître en lui le prophète ultime annoncé en Isaïe 61. Pour ce faire, il va répondre à leur revendication d’un signe attestant sa messianité en reprenant deux épisodes de l’Ancien Testament : celui d’Elie et de la veuve de Sarepta et celui d’Elysée et de Naaman le Syrien (cf. Première lecture de ce jour).

Ces récits présentent deux grands prophètes d’Israël, Elie et Elysée, à un moment où ils sont envoyés par le Seigneur porter soulagement et guérison à des païens. En fait, ces deux passages de l’Ecriture révèlent à Israël sa véritable mission : rappeler aux nations l’amour gratuit de Dieu pour tous. Israël doit être signe pour tous les peuples « étrangers » de la générosité et de la grandeur du Seigneur, signe qui les amènera à s’attacher, comme Naaman, à l’unique vrai Dieu. En Jésus, cette vocation universelle de l’élection d’Israël est portée à son accomplissement. En lui, Dieu se révèle à tout homme comme son Seigneur et son Sauveur.

Mais lorsque Jésus évoque ces épisodes relatifs à Elie et Elysée, saint Luc nous dit que « dans la synagogue, tous devinrent furieux. » Les juifs de Nazareth n’ont donc pas compris que le fait d’avoir été choisis par Dieu ne devait en rien les couper des autres nations, bien au contraire… En fait, ils se sont refermés sur leur élection c’est-à-dire sur eux-mêmes : Dieu nous a choisis, nous et personne d’autre. Ce Dieu est le nôtre, nous le connaissons bien, tellement bien que nous l’avons réduit à ce que nous avons pu saisir un tant soit peu de lui. Ce qui peut-être nous dépasse – sa révélation aux païens par exemple – nous l’avons exclu. 

En fait, nous nous sommes fait notre Dieu. Et c’est vrai que cela est tellement facile lorsque l’on croit avoir mérité peut-être son élection. On s’approprie tellement cette élection qu’à travers elle on s’approprie celui qui en est à l’origine. Mais au fond, n’est-ce pas là aussi parfois notre attitude vis à vis du Seigneur Jésus ? Cela vaut sans doute la peine de nous interroger.

En ce temps de carême, le Seigneur veut faire de nous les porteurs de la Bonne Nouvelle de son Amour et de sa Réconciliation auprès de ceux qui sont le plus éloignés de lui. Il veut ouvrir nos cœurs aux dimensions du sien.

Cette « opération », à cause de notre péché qui nous replie sur nous-mêmes, provoquera en nous sûrement des combats, des luttes violentes où Dieu pourra peut-être se trouver pris à partie.

Mais dans l’évangile, Jésus nous laisse déjà entrevoir sa victoire. Ils passent sans crainte au milieu de nos égoïsmes. Il trace un sillon au milieu de nos cœurs. Il ouvre une brèche au cœur de tous nos repliements narcissiques. A travers cette ouverture nous percevons au loin une colline : le Golgotha. En son sommet, la Croix : l’ultime déchirure qui ouvre les portes du ciel et donne accès à la vie éternelle. Il nous faudra mourir à nous-mêmes pour renaître à la vie. Alors nos cœurs pourront rayonner de l’Amour que Dieu porte à tout homme.

Que le Seigneur nous conduise durant ce carême sur ce chemin de conversion pour que chaque matin de notre vie puisse devenir une aube pascale qui célèbre et annonce le salut de Dieu apporté à tout homme. Comment pourrions-nous retenir pour nous-mêmes le don que le Père nous a fait en son Fils bien-aimé ?


Abbé Philippe Link / Merci!

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La mission...


«La mission ne peut se concevoir 

que si la nécessaire élaboration doctrinale 

n'occulte pas la source évangélique, 

et si nous n'enfermons pas 

la source jaillissante de l'Esprit 

dans des systèmes parfaitement cohérents 

mais rigides et froids, 

voire incompatibles aux non-initiés. 

L'initiation, dans le Christianisme, 

est avant tout l'accès, rendu possible 

pour tous, au véritable commencement de toutes choses, 

c'est-à-dire au Christ.»

(André Dupleix)

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Je trouve cette citation très importante... et demande considération 

dans toutes nos préparations de rencontres pour les jeunes... 

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Bonne journée!

Jean-Yves

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Ce 8 mars: 

c'est la Journée internationale des droits des femmes.



Monument dédié aux femmes en politique.

 Près de l'Assemblée Nationale à Québec.

❤


Et voir: "Colette, un siècle de piano".


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