dimanche 11 juillet 2021

« Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive » / (361,514)

 Bonjour!

Lundi 12 juillet 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive » (Mt 10, 34 – 11, 1)

Alléluia. Alléluia.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice,    
car le royaume des Cieux est à eux !
Alléluia.
  (Mt 5, 10)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses Apôtres :
    « Ne pensez pas que je sois venu
apporter la paix sur la terre :
je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive.
    Oui, je suis venu séparer
l’homme de son père,
la fille de sa mère,
la belle-fille de sa belle-mère :
    on aura pour ennemis les gens de sa propre maison.
    Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi
n’est pas digne de moi ;
celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi
n’est pas digne de moi ;
    celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas
n’est pas digne de moi.
    Qui a trouvé sa vie
la perdra ;
qui a perdu sa vie à cause de moi
la trouvera.
    Qui vous accueille
m’accueille ;
et qui m’accueille
accueille Celui qui m’a envoyé.
    Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète
recevra une récompense de prophète ;
qui accueille un homme juste en sa qualité de juste
recevra une récompense de juste.
    Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche,
à l’un de ces petits en sa qualité de disciple,
amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »

    Lorsque Jésus eut terminé les instructions
qu’il donnait à ses douze disciples,
il partit de là pour enseigner et proclamer la Parole
dans les villes du pays.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive ». L’évangile contient des versets qui dérangent et qui choquent. Nous en rencontrons aujourd’hui. Ne faisons-nous pas mémoire à chaque eucharistie de Jésus disant « je vous donne la paix, je vous laisse ma paix » ? En quoi nous tromperions-nous en croyant qu’il est venu apporter la paix ?

Pour mieux le comprendre, rapprochons ce verset d’un autre, très similaire, qui se trouve au début de l’évangile de Matthieu : « Ne croyez pas que je sois venu abolir la Loi ou les prophètes », disait Jésus. Il insistait alors pour dire qu’il n’était pas un révolutionnaire, mais qu’il accomplirait la Loi à l’iota près. Cette affirmation nous est spontanément plus accessible, car la révolution est toujours pénible à gérer. Pourtant, l’évangile va bien engendrer une vraie révolution, qui va changer le monde à jamais ! Une telle tournure est donc le signe d’un verset paradoxal.

Ainsi, quand Jésus dit qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre, c’est avant tout pour affirmer que sa venue va changer beaucoup de choses, qu’elle aura des conséquences visibles et engendrera de profonds changements. Lui est effectivement venu pour apporter la paix, il est réellement l’Agneau de Dieu, le roi d’humilité qui se présente à nous vulnérable. Mais cette paix remet tellement en cause l’ordre du monde que l’homme a établi (nous devrions d’ailleurs l’appeler désordre du monde…), que cette paix suscite une très vive opposition. De cette opposition naissent les divisions que Jésus désigne comme « le glaive » qu’il est venu apporter.

 Le Messie n’est donc pas venu amener la division, mais comme le don qu’il nous fait oblige à prendre position par rapport à lui, de profondes divisions se créent, des camps se distinguent, dont l’un lui est hostile et complote sa mort.

Si nous étions tentés de limiter ces divisions au domaine social ou religieux, les versets qui suivent nous ramèneraient brutalement à la réalité : « on aura pour ennemis les gens de sa propre maison ». Mais cela paraît à présent plus clair : puisqu’accueillir le don du Messie est entrer dans une vie filiale renouvelée, être fils dans le Fils unique, tous les aspects de notre vie, y compris la façon de vivre les relations familiales, sont soumis à une transformation radicale. Il y a un dépassement des liens familiaux dans l’amour pour le Messie. 

Dès lors, tout ce qui est égoïste dans nos relations familiales résiste et crée des divisions. Cela vaut autant pour le père envers le fils que pour le fils envers le père. Tout lien d’amour qui n’est pas purement vécu dans le désintérêt et le don total de soi, est mis à rude épreuve. Mais traverser cette épreuve de purification, accueillir la grâce du Christ jusque dans nos relations les plus fondamentales, transforme nos vies et donne de goûter à une paix d’une qualité insoupçonnée.

Ainsi le Christ est-il venu apporter la paix qui est le fruit de la réconciliation. Cette réconciliation est offerte à ceux qui sont divisés comme à ceux qui croient être unis alors qu’ils sont, à un certain degré, enchaînés : tel aime pour le plaisir égoïste d’être nécessaire à l’autre, tel pour l’orgueil de prouver que l’autre ne peut grandir et progresser sans lui, tel aime « par correspondance », je veux dire dans une communion d’idéal romantique qui ne s’engage jamais et ne se confronte pas aux exigences du réel. Plus généralement, tel voyant l’homme nouveau grandir dans l’âme d’un proche tentera de le ramener à soi pour ne pas le perdre, voyant Jésus, souvent dans le savoir, comme un concurrent. Aucune de ces formes d’amour ne procèdent de la vie éternelle. L’amour qui est vie est l’amour qui naît de la rencontre avec Dieu et qui s’épanouit dans la paix que Jésus donne.

Seigneur, vient accomplir en nous ce que tu dis, que nous soyons en toutes circonstances des aides dévoués et efficaces de la sanctification de nos proches et que jamais nous ne laissions perdre le don de la paix que tu nous donnes.


Abbé Philippe Link / Merci!

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   Les diacres...  

La présence des diacres
 auprès des hommes et des femmes
 qu’ils côtoient tous les jours,
 veut rendre concrète une Église proche d’eux, 
attentive à leurs joies et à leurs peines.

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«Le bonheur est l'art de faire un bouquet 
avec les fleurs qui sont à notre portée.»
(Auteur inconnu)
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Bonne journée!

Jean-Yves



samedi 10 juillet 2021

Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir. / (361,454)

Bonjour!

Dimanche 11 juillet 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour... 

ÉVANGILE

« Il commença à les envoyer » (Mc 6,7-13)

Alléluia. Alléluia. 
Que le Père de notre Seigneur Jésus Christ      
ouvre à sa lumière les yeux de notre cœur,
pour que nous percevions l’espérance que donne son appel.
Alléluia.   (cf. Ep 1, 17-18)

Evangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    Jésus appela les Douze ; 
alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. 
Il leur donnait autorité sur les esprits impurs, 
    et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, 
mais seulement un bâton ; 
pas de pain, pas de sac, 
pas de pièces de monnaie dans leur ceinture. 
    « Mettez des sandales, 
ne prenez pas de tunique de rechange. » 
    Il leur disait encore : 
« Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, 
restez-y jusqu’à votre départ. 
    Si, dans une localité, 
on refuse de vous accueillir et de vous écouter, 
partez et secouez la poussière de vos pieds : 
ce sera pour eux un témoignage. » 
    Ils partirent, 
et proclamèrent qu’il fallait se convertir. 
    Ils expulsaient beaucoup de démons, 
faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, 
et les guérissaient.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Ce n’est pas une mission de tout repos qui attend les Apôtres. C’est une mission pascale qui trouve sa source dans le passage de la mort à la vie de Jésus-Christ.

Comme les Juifs qui célèbrent la Pâque en souvenir de la sortie d’Égypte, les reins ceints, les sandales aux pieds, le bâton à la main (Ex 12,11), les Apôtres, revêtus comme leurs pères, vivent la Pâque du Christ en faisant jaillir des ténèbres la lumière. Les envoyés de Jésus vont vers leurs frères pour les aider à se libérer de ce qui les enchaîne Ils doivent instaurer un monde plus juste et plus fraternel.

Convertir, chasser le mal, guérir, tels sont les signes du Royaume de Dieu. Celui-ci advient quand l’homme devient un être libre. Les Apôtres partent en mission pour rendre à l’homme sa dignité et sa liberté. C’est l’expansion du Règne de Dieu qui est en jeu.

Dans ce combat que les Apôtres ont à mener, Jésus n’est pas pour autant absent. Son absence physique devient présence spirituelle en chacun des Apôtres. C’est lui qui agit en eux car tout pouvoir et toute autorité viennent de lui. « Il n’y a que par le nom de Jésus que nous puissions être sauvés » (Ac 4,12).

Cette présence et cette action de Jésus se manifestent concrètement par le don des charismes. Un charisme est un don de Dieu qui s’exerce pour le bien d’autrui. C’est un don surnaturel qui vient se rajouter aux dons naturels de l’homme. « Je voudrais que tous les hommes fussent comme moi, dit saint Paul, mais chacun reçoit de Dieu son charisme particulier, celui-ci d’une manière, celui-là de l’autre » (1 Co, 7,7).

C’est la diversité des charismes qui fait que le Corps du Christ, c’est-à-dire l’Église, est vivant.
Mais il ne suffit pas de recevoir un charisme pour porter du fruit par lui. Là encore, le disciple est confronté à un combat, mais cette fois-ci contre lui-même.
Il doit se désarmer pour vivre la mission. « N’emportez rien pour la route, ni pain, ni sac, ni pièces de monnaie, ni tunique de rechange ».

Il faut se défaire de toutes les armures inutiles.
Partir chargé de réserves, c’est partir déjà vaincu, c’est se mettre en attitude défensive.
Alors que celui qui part les mains vides n’a rien à perdre, à sauvegarder mais il a tout à gagner.
Il vit l’offensive de l’amour.
Le missionnaire doit faire du vide en lui pour être réceptif à la voix de l’Esprit.

Prêcher l’Évangile, c’est se donner soi-même.
C’est notre vie qui est engagée. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jn 15,13).
Finalement, le missionnaire est appelé à être configuré au Christ.
Jésus a mené le combat de la croix dépouillé de tout.
Et non seulement il est ressuscité, mais toute l’humanité avec lui.
De même, notre combat de sainteté ne peut que sanctifier ceux qui nous entourent.
En Dieu, la victoire est toujours partagée.

Nous sommes les apôtres pour notre temps.
N’ayons pas peur de vivre le bon combat de la foi . Laissons-nous no
Lus dépouiller pour ne garder que l’essentiel.
Apportons la Bonne Nouvelle à nos frères.
C’est dans la mesure que nous serons capables de sacrifier pour nos frères des biens en eux-mêmes désirables que nous serons pour eux de vrais témoins.
Un jour, au dernier jour, tout nous sera enlevé, mais l’amour seul demeura à jamais.


Abbé Philippe Link / Merci!

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«C'est en cherchant, par excès de prudence,
 à éviter tout faux pas qu'on finit par en faire un.»
(Gertrude Stein)
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«Un chrétien, c'est celui qui ne regarde personne 
comme un étranger.»
(Pie XII)
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«Il existe un pont entre ceux qui sont disparus
 et ceux qui restent: c'est la prière.»
(Saint Jean-Marie Vianney)
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Bonne journée!

Jean-Yves 

vendredi 9 juillet 2021

« Ne craignez pas ceux qui tuent le corps » / Quelques pensées.../ (361,378)

 Bonjour!

Samedi 10 juillet 2021


Église de Saint-Roch-des-Aulnaies

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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Ne craignez pas ceux qui tuent le corps » (Mt 10, 24-33)

Alléluia. Alléluia. 
Si l’on vous insulte pour le nom du Christ,    
heureux êtes-vous :
l’Esprit de Dieu repose sur vous.
Alléluia. (1 P 4, 14)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses Apôtres :
    « Le disciple n’est pas au-dessus de son maître,
ni le serviteur au-dessus de son seigneur.
    Il suffit que le disciple soit comme son maître,
et le serviteur, comme son seigneur.
Si les gens ont traité de Béelzéboul le maître de maison,
ce sera bien pire pour ceux de sa maison.
    Ne craignez donc pas ces gens-là ;        
rien n’est voilé qui ne sera dévoilé,
rien n’est caché qui ne sera connu.
    Ce que je vous dis dans les ténèbres,
dites-le en pleine lumière ;
ce que vous entendez au creux de l’oreille,
proclamez-le sur les toits.
    Ne craignez pas ceux qui tuent le corps
sans pouvoir tuer l’âme ;
craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne
l’âme aussi bien que le corps.
    Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ?
Or, pas un seul ne tombe à terre
sans que votre Père le veuille.
    Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés.
    Soyez donc sans crainte :
vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux.
    Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes,
moi aussi je me déclarerai pour lui
devant mon Père qui est aux cieux.
    Mais celui qui me reniera devant les hommes,
moi aussi je le renierai
devant mon Père qui est aux cieux. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

En première lecture, ce passage d’évangile présente l’état et la mission du disciple sous un angle qui n’est pas particulièrement paisible ! Les contrepoints crépitent comme un feu d’artifice : « le monde voile ? Eh bien dévoilez. Il murmure dans l’ombre ? Proclamez sur les toits. Ce qu’il garde secret : faites-le connaître ». On comprend qu’à force de nous mettre ainsi en porte à faux par rapport à la mentalité ambiante, nous finirons par nous faire traiter de Démons !

Jésus nous répond : « Qu’à cela ne tienne : le monde et ceux qui lui appartiennent ne peuvent rien contre vous. Non seulement ils n’ont aucun pouvoir sur votre âme, mais ils n’en ont sur votre corps que dans la mesure où votre Père le permet. “Sois sans crainte petit troupeau” (Lc 12, 32) : de même que le Père m’a arraché à la mort pour me glorifier auprès de lui, ainsi vous sauvera-t-il vous aussi, et il vous donnera part à sa propre vie dans l’Esprit ».

A force de ruminer et de se laisser pénétrer par ces versets, la première impression un peu oppressante cède progressivement le pas à un sentiment de liberté et de joie : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Il n’a pas refusé son propre Fils, il l’a livré pour nous tous : comment pourrait-il avec lui ne pas nous donner tout ? » (Rm 8, 31-32). Le monde entier pourrait bien se déchaîner contre nous : ne sommes-nous pas dans la main de Dieu ? Or « nul ne peut rien arracher de la main du Père » (Jn 10, 29). Oui, « j’en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les esprits ni les puissances, ni le présent ni l’avenir, ni les astres, ni les cieux, ni les abîmes, ni aucune créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est en Jésus Christ notre Seigneur » (Rm 8, 38-39).

À condition bien sûr de ne pas le « renier devant les hommes » ; car Notre- Seigneur ne s’impose pas à nous : il s’offre à notre liberté, pour que nous puissions retrouver notre orientation originelle vers Dieu, Source et Fin de notre vie. En le choisissant, Jésus s’engage même solennellement à intercéder auprès de son Père en faveur de ceux qui ne craignent pas de se compromettre, en prenant position pour lui devant les hommes. « Je me prononcerai pour eux devant mon Père » signifie que Notre-Seigneur se fait notre avocat, bien plus : notre « goël » (Lv 25, 48), le frère aîné qui rachète, fût-ce au prix de sa propre liberté, le petit cadet devenu insolvable.

Nous touchons à nouveau le paradoxe de l'Évangile. Nous rêvions d’un Dieu manifestant sa toute-puissance en nous préservant de la souffrance, qu’il n’aurait aucune peine à maîtriser du haut de sa grandeur. Or lorsque Dieu se révèle, il n’apparaît pas « au-dessus » de nous, mais au-dessous, et même au plus bas, lui qui s’est « s’abaissé jusqu’à mourir et à mourir sur une croix », afin qu’aucun des enfants du Père tombés dans le péché n’échappe à sa miséricorde.

Ne cherchons pas à être « au-dessus de notre Maître » : c’est sous les ailes de la poule que les poussins sont à l’abri ! Ne désirons pas une autre condition que celle qui nous échoit, puisque le Verbe, en l’assumant, lui a donné un poids de gloire éternelle. « Contentons-nous d’être comme notre Maître », recevant tout de la main du Père et lui rendant grâce en toutes circonstances : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger » (Mt 11, 28-30).

Dieu qui as envoyé ton Fils pour nous sauver et pour faire de nous tes enfants d’adoption, regarde avec bonté ceux que tu aimes comme un père ; puisque nous croyons au Christ, accorde-nous la vraie liberté et la vie éternelle, par ce même Jésus, le Christ, notre Seigneur.


Abbé Philippe Link / Merci!

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«La peur c'est le premier obstacle 

à l'évangélisation.»

(Simon Lessard)

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«L'amour chasse la crainte.»

(saint Paul)

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«Sur ton chemin, il y aura des jours 

où tu seras heureux et d'autres 

où tu te sentiras triste. 

Tu ne t'es pas trompé de route, 

c'est la vie!»

(Suggestion Facebook / Louisette Ruest)

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La Mission de l'Église 

c'est de nous enfanter dans la foi.

Il nous faut passer

 de l'admiration à l'adoration.

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J'aimerai la terre,

J'aimerai mes frères,

J'aimerai la vie,

Et j'dirai Merci!

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S'ÉMERVEILLER...
" Sur terre, ce ne sont pas les occasions
de s'émerveiller qui manquent
mais les émerveillés."

(La nuit de feu - Eric-Emmanuel Schmit /
Suggestion Facebook: Roger Fortin)
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«La vie est précieuse,

 parce qu'elle est la monnaie de l'éternité.»

(Gaston Dutil)

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«C'est la joie de croire 

qui apporte la joie de vivre.»

(François Varillon)

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Important:

Savourer le moment présent.

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Photo:

La route verte près du fleuve / La Pocatière

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Bonne nuit!

Bonne journée pour demain!

Et savourez le moment présent.

Jean-Yves Fortin, diacre

À dimanche!

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 + 


jeudi 8 juillet 2021

« Ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père » / Quelques pensées... /Les diacres... / Croire... / (361,286)

 Bonjour!

Vendredi 9 juillet 2021


Photo prise à Val Notre-Dame
Monastère
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père » (Mt 10, 16-23)

Alléluia. Alléluia. 
Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité,     
il vous conduira dans la vérité tout entière 
et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.
Alléluia.   (Jn 16, 13a ; 14, 26d)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses Apôtres :
    « Voici que moi, je vous envoie
comme des brebis au milieu des loups.
Soyez donc prudents comme les serpents,
et candides comme les colombes.
    Méfiez-vous des hommes :
ils vous livreront aux tribunaux
et vous flagelleront dans leurs synagogues.
    Vous serez conduits devant des gouverneurs et des rois
à cause de moi :
il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens.
    Quand on vous livrera,
ne vous inquiétez pas de savoir
ce que vous direz ni comment vous le direz :
ce que vous aurez à dire
vous sera donné à cette heure-là.
    Car ce n’est pas vous qui parlerez,
c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.
    Le frère livrera son frère à la mort,
et le père, son enfant ;
les enfants se dresseront contre leurs parents
et les feront mettre à mort.
    Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ;
mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin,
celui-là sera sauvé.
    Quand on vous persécutera dans une ville,
fuyez dans une autre.
Amen, je vous le dis :
vous n’aurez pas fini de passer dans toutes les villes d’Israël
quand le Fils de l’homme viendra. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Rendre témoignage à Jésus, nous y sommes tous prêts. Même au seuil de l’été. Par reconnaissance d’abord : comment lui rendre tout le bien qu’il nous a fait ? Par conviction, sans aucun doute : quand on a découvert le bonheur, le vrai, le seul qui peut combler, comment ne pas le dire, comment ne pas inciter nos frères à y accéder eux aussi ?

Cette motivation positive et altruiste semble devoir être souvent contrariée par l’incompréhension et par le décalage culturel. De nos jours, témoigner du Christ est être exposé, pour le moins, à la moquerie.

Cette expérience immédiate, nous le savons, n’est pas celle qui dit la profondeur de la réalité vécue. Quand Jésus nous envoie en témoins de son amour, il prévoit les persécutions comme contexte de ce témoignage. Elles ne sont pas un accident. Il n’existe pas de témoignage en dehors de cette adversité, quelle que soit sa forme. La raison élémentaire en est que le vieil homme ne veut pas mourir et est prêt à tout, même à détruire l’homme nouveau, pour tenter de survivre. Le témoignage de l’évangile éveillant l’homme nouveau en nous, il suscite toujours l’adversité de l’homme ancien, à quelque degré que ce soit.

Ce contexte peut même aller jusqu’à l’expression de la cruauté. Mais puisque le Christ envoie, son soutien ne fait jamais défaut. Cette certitude est un don et une force pour ses disciples, mais également une ascèse et une responsabilité. Jésus leur recommande de s’armer de l’adresse des serpents et de la candeur des colombes, c’est-à-dire qu’il leur faut se garder de toute confiance irréfléchie dans l’appui du Seigneur et qu’il leur faut se garder de toute compromission avec l’esprit du monde.

Là est la difficulté, l’équilibre délicat et vrai à trouver et à sauvegarder. Tous les risques peuvent être pris, puisque le Seigneur est fidèle. Mais il convient de ne pas être téméraire et de ne pas s’engager inutilement. En effet, s’il n’y a aucun souci à se faire dans les réponses à donner aux tribunaux, ni dans la forme ni dans le fond, c’est parce que l’Esprit vient à notre aide. Le tout est de se laisser guider par lui et de ne pas reprendre les rênes.

L’Esprit est en effet le principal acteur du témoignage. Il ne faut donc pas s’engager sur des chemins où il n’est pas. Il faut garder son âme et son cœur dans un état de pureté et de réception constante de son action. Là est la véritable force du témoin. Car le témoignage de l’apôtre n’a rien à voir avec la transmission d’une information : il s’agit d’une transformation de la création tout entière, à commencer par le cœur des hommes. Cette profonde mutation liée à la réconciliation avec le Père céleste remodèle tout, y compris les liens familiaux qui sont fortement mis à l’épreuve et peuvent également devenir le lieu de l’adversité faite aux témoins de l’évangile. L’Esprit en effet fait de nous des fils. Devenus fils de Dieu, cette filiation érige et maintient l’homme nouveau.

C’est en cela que nous n’avons aucun souci à nous faire : « le Seigneur aime le bon droit, il n’abandonne pas ses amis » disait le psaume. Nous sommes dans la main de Dieu. On peut tout nous enlever, on ne nous enlève rien car cela seul nous suffit.


Abbé Philippe Link / Meerci!

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«Aime et tu connaîtra le paradis. 

Car le paradis, c'et l'amour.»

(Carlo Carretto)

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«C'est la joie seule qui aura le dernier mot.»

(Stan Rougier)

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«Dieu est l'ami du silence. 

Le silence nous donne une vision nouvelle 

de chaque chose.»

(Mère Teresa)

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«Le chemin de toute vie est bordé par des personnes. 

Ce n'est pas un chemin dans le désert.»

(Abbé Pierre)

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«Gardez la lumière du Christ 

toujours allumée dans votre cœur. 

Car lui seul est la Voie à parcourir,

 la Vérité à dire, l'Amour à aimer.»

(Mère Teresa)

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«Dieu est source de vie 

et nous veut pleinement vivants. 

Dieu aime l'homme debout.»

(Shanti Das)

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«Celui qui a mérité de boire à l'océan de la vie 

mérite de remplir sa coupe à votre ruisselet.»

(Khalil Gibran)

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Quel temps fait-il dehors? 
Il pleut...
Ce sera bon pour la végétation.
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   Les diacres...

La présence des diacres
 auprès des hommes et des femmes qu’ils côtoient tous les jours,
 veut rendre concrète une Église proche d’eux, 
attentive à leurs joies et à leurs peines.

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     Diacre     
au cœur du monde d'aujourd'hui...
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CROIRE
«Croire ne revient pas à savoir.
Croire consiste plutôt à habiter l’ignorance
avec confiance.»
(Journal d'un amour perdu - Eric-Emmanuel Schmitt )
Merci Roger Fortin.
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Bonne journée!

Jean-Yves

mercredi 7 juillet 2021

« Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement » / (361,217)

 Bonjour!

Jeudi 8 juillet 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement » (Mt 10, 7-15)

Alléluia. Alléluia.
Le règne de Dieu est tout proche.
Convertissez-vous et croyez à l’Évangile.
Alléluia. (Mc 1, 15)

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses Apôtres :
    « Sur votre route, proclamez
que le royaume des Cieux est tout proche.
    Guérissez les malades, ressuscitez les morts,
purifiez les lépreux, expulsez les démons.
Vous avez reçu gratuitement :    
donnez gratuitement.
    Ne vous procurez ni or ni argent, ni monnaie de cuivre
à mettre dans vos ceintures,
    ni sac pour la route,
ni tunique de rechange,
ni sandales, ni bâton.
L’ouvrier, en effet, mérite sa nourriture.
    Dans chaque ville ou village où vous entrerez,
informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir,
et restez là jusqu’à votre départ.
    En entrant dans la maison,
saluez ceux qui l’habitent.
    Si cette maison en est digne,
que votre paix vienne sur elle.
Si elle n’en est pas digne,
que votre paix retourne vers vous.
    Si l’on ne vous accueille pas
et si l’on n’écoute pas vos paroles,
sortez de cette maison ou de cette ville,
et secouez la poussière de vos pieds.
    Amen, je vous le dis :
au jour du Jugement,
le pays de Sodome et de Gomorrhe
sera traité moins sévèrement que cette ville. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Au seuil de l’été, l’évangile nous rappelle qu’un chrétien est avant tout un envoyé, un témoin de la Bonne-Nouvelle. Jésus le demande : « sur votre route », la nôtre, c’est-à-dire celle des vacances ou celle de nos quotidiens, « proclamez que le Royaume des cieux est tout proche ».

Comme les premiers disciples avant nous, nous sommes envoyés par Jésus. Mais cela ne va pas sans peine. Il y a beaucoup à dire et beaucoup à faire. D’abord, il y a une annonce. Sur ce point, Jésus est sans doute trop flou. « Proclamez que le Royaume des cieux est tout proche ». Le Royaume est parmi nous, il est déjà là. Nous n’annonçons pas un événement à venir mais un fait accompli. Mais la question est comment l’annoncer ? Quels mots employer, quels moyens trouver pour rejoindre les hommes de notre temps ? Même sans tomber dans une telle généralisation, la question demeure difficile : quels mots employer, quels moyens trouver pour toucher le cœur de mon voisin de pallier ou de mon collègue de travail ? Tout le monde n’a pas les prédispositions ou le talent nécessaire à exhorter les foules. Comment s’y prendre ? Nous le savons, il y a bien des manières, qui ne sont pas toutes de l’ordre du discours. Mais Jésus n’en dit pas plus, ce qui n’est guère confortable.

Il continue : « guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons ». Voici que Jésus devient plus explicite… sans doute un peu trop. S’il est permis de se dire que les lépreux ne sont sans doute plus très nombreux chez nous, ressusciter les morts ou chasser les démons ne paraît pas à portée immédiate ! Est-ce vraiment là le programme des actes que Jésus attend de nous ? Certainement. Mais il ne convient pas de se laisser impressionner ; cette liste ne doit certes pas être édulcorée, mais elle doit assurément être prise comme elle est donnée : après le commandement d’annoncer la présence du Royaume. Commençons par annoncer le Royaume, alors nos yeux s’ouvriront sur la présence des malades, des morts et des lépreux dont le Seigneur attend que nous nous occupions. Ils sont dits malades ou morts en rapport au Royaume que nous annonçons et ces guérisons sont possibles parce que le Royaume s’est fait proche. Quelles soient physiques ou non, les morts que nous avons à vaincre sont liées à notre annonce de l’évangile.

La synthèse de l’annonce et des guérisons que les disciples ont à accomplir tient en une maxime : « vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement ». Là est l’essentiel. Les apôtres vont de ville en ville, Jésus demande qu’ils soient pris en charge : « car le travailleur mérite sa nourriture ». Il est clair qu’on n’achète pas la prédication par l’hébergement et que les apôtres n’exigent pas leur nourriture comme un ouvrier réclamerait un salaire. Il s’agit d’un échange mutuellement gratuit. Là est une belle manifestation du Royaume, car il est question de la dignité des hommes. Il y a une dignité de la maison qui s’ouvre à l’évangile, une dignité à être ami de la paix, à recevoir la Bonne Nouvelle et à héberger les disciples de Jésus-Christ. Il y a aussi une dignité à transmettre l’évangile et la paix qui vient de Dieu. Ainsi cet échange est-il vraiment gratuit, parce qu’on n’envisage pas l’égalité des dons échangés, ce n’est ni une rémunération ni un troc, pas même un échange de bons procédés. Il s’agit d’un style de vie : chacun manifeste sa dignité d’enfant de Dieu en donnant sans rien attendre en retour, en donnant gratuitement comme on a soi-même reçu gratuitement, en manifestant par un échange fraternel la gratuité qui fait vivre.

Seigneur Jésus, nous nous sentons pauvres devant notre mission d’annonce de l’évangile. Montre-nous combien cette pauvreté est notre richesse car on transmet l’évangile en se donnant soi-même, dans la paix et la force de ton Esprit. Donne-nous à profusion l’Esprit qui fait annoncer que le Royaume est parmi nous, donne-nous de reconnaître les amis de la paix qui attendent notre témoignage en parole et en actes, donne-nous par-dessus tout de savoir leur donner gratuitement ce que nous avons reçu gratuitement. Ainsi se dévoile le visage de notre Dieu.


Abbé Philippe Link / merci!

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«Avec Dieu, on peut dire 
que les seuls condamnés sont ceux 
qui se condamnent eux-mêmes.
 Le jugement de Dieu
est toujours une bonne nouvelle.»
(Simon Lessard)
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«Grâce à la prière,
 Dieu peut nous devenir pleinement présent, 
comme un véritable interlocuteur.»
(Henri Nouwen)
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Le mois de juillet est consacré à sainte Anne.
Un ami, Patrick, m'a trouvé un nouveau vocable
 pour désigner sainte Anne:
Sainte Anne de Faras

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Bonne journée!

Jean-Yves