samedi 17 juillet 2021

« Ils étaient comme des brebis sans berger » / (361,886)

 Bonjour!

Dimanche 18 juillet 2021



Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...

ÉVANGILE

« Ils étaient comme des brebis sans berger » (Mc 6, 30-34)

Alléluia. Alléluia.
Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ;
moi, je les connais, et elles me suivent.
Alléluia. (Jn 10, 27)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
après leur première mission,
    les Apôtres se réunirent auprès de Jésus, 
et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné. 
Il leur dit : 
« Venez à l’écart dans un endroit désert, 
et reposez-vous un peu. » 
De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux, 
et l’on n’avait même pas le temps de manger. 
    Alors, ils partirent en barque 
pour un endroit désert, à l’écart. 
    Les gens les virent s’éloigner, 
et beaucoup comprirent leur intention. 
Alors, à pied, de toutes les villes, 
ils coururent là-bas 
et arrivèrent avant eux. 
    En débarquant, Jésus vit une grande foule. 
Il fut saisi de compassion envers eux, 
parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. 
Alors, il se mit à les enseigner longuement. 

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« Les apôtres se réunirent auprès de Jésus et ils Lui rapportèrent tout ce qu’ils avaient fait et tout ce qu’ils avaient enseigné » (Mc 6, 30). Voilà ce que l’Évangile nous invite à vivre en ce dimanche : nous rassembler auprès de Jésus, revenir vers Lui et Lui raconter tout ce que nous avons fait ces derniers jours en réponse à son appel, en réponse à son Amour.

Jésus, Tu m’as envoyé comme témoin : voilà comment j’ai pu dire ton amour, voilà comment j’ai parlé de Toi cette semaine…

Tu as déposé en moi la puissance de ton Esprit, voilà les merveilles que ton Esprit a accomplies pour ceux et celles que Tu as mis sur mon chemin…

Alors, puisse Jésus nous dire : « Maintenant “ venez à l’écart, dans un lieu désert et reposez-vous un peu ! ” » (v. 31).

Il ne dit pas : « Retournez chacun dans votre maison pour vous y reposer ! » Le vrai repos ce sera d’être avec Lui et d’être dans la solitude, dans le silence.

Voilà ce dont nous avons besoin : notre repos, c’est Jésus. Notre repos, c’est de prendre la barque de la prière, de quitter la rive des œuvres, du faire, pour rejoindre notre solitude intérieure, notre cœur. Et c’est Jésus qui nous y conduit. C’est Jésus qui Lui seul peut nous faire entrer dans notre « désert », notre solitude intérieure. Une solitude qui est communion : nous ne partons pas seuls sur la barque. Nous y allons en communion avec les autres apôtres, avec notre communauté, avec l’Église.

Jésus qui connaît nos cœurs, qui connaît notre humanité, nous appelle aujourd’hui à nous reposer, à nous détacher de nos projets, de nos entreprises, de notre agitation : « venez à l’écart, dans un lieu désert et reposez-vous un peu ! » (v. 31). Ce repos est un bien, une nécessité. Mais la suite de l’Évangile nous fait comprendre que pour Jésus – et donc pour nous – ce n’est pas le bien ultime : en arrivant au lieu de la solitude, nous y découvrons une foule, nous rencontrons ces visages innombrables qui sont perdus comme des brebis qui n’ont pas de bergers.

Que fait Jésus ? Quelle est pour Lui la priorité ? Est-ce le projet qu’Il avait ? ou bien est-ce la foule qui est là ? Où est la volonté du Père ? Est-elle dans l’amour que j’ai pensé ou bien dans l’amour que la vie me présente ? La priorité, la volonté du Père elle est dans ces visages qui sont là, devant toi. « Laisse tes projets et aime ceux que j’ai envoyé à toi ».

Jésus est « saisi de pitié ». Il est touché dans son cœur et il va offrir sa miséricorde, sa compassion. Alors, Jésus « se mit à les enseigner longuement » (v. 34). À les enseigner et même à les nourrir. Voilà qu’il nous révèle notre bien ultime. Nous ne sommes pas faits pour le repos : nous sommes faits pour l’amour. Notre bien ultime, celui vers lequel il nous faut tendre sans cesse, ce n’est pas le repos : c’est l’amour.

Recevons l’Amour de Jésus dans la solitude de notre cœur pour donner ce même Amour à toutes les brebis sans pasteur qui attendent l’Amour.


Abbé Philippe Link - Merci!

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«Nous sommes invités à la confiance.»

(Éloi Giard)

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«Même un voyage de dix mille lieux 

commence par un premier pas.»

(Proverbe chinois)

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«Quand le bonheur frappe à la porte

 il faut lui offrir un siège tout de suite.»

(Auteur inconnu)

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«La liberté c'est la possibilité

 d'orienter toute notre vie

 vers le bonheur et sa réalisation.»

(Francesco Châtel)

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(Photo prise par Frédérike Fortin)

Bon dimanche!

Jean-Yves 


vendredi 16 juillet 2021

« Il leur défendit vivement de parler de lui. Ainsi devait s’accomplir la parole d’Isaïe » / (361,827)

 Bonjour!

Samedi 17 juillet 2021


 Deux braves pèlerins français 

devant les portes de la basilique 

de Sainte-Anne-de-Beaupré

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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Il leur défendit vivement de parler de lui. Ainsi devait s’accomplir la parole d’Isaïe » (Mt 12, 14-21)

Alléluia. Alléluia. 
Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui :     
il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation.
Alléluia.     (cf. 2 Co 5, 19)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    une fois sortis de la synagogue,
les pharisiens se réunirent en conseil contre Jésus
pour voir comment le faire périr.
    Jésus, l’ayant appris, se retira de là ;
beaucoup de gens le suivirent, et il les guérit tous.
    Mais il leur défendit vivement    
de parler de lui.
    Ainsi devait s’accomplir
la parole prononcée par le prophète Isaïe :
    Voici mon serviteur que j’ai choisi,
mon bien-aimé en qui je trouve mon bonheur.
Je ferai reposer sur lui mon Esprit,
aux nations il fera connaître le jugement.
    Il ne cherchera pas querelle, il ne criera pas,
on n’entendra pas sa voix sur les places publiques.
    Il n’écrasera pas le roseau froissé,
il n’éteindra pas la mèche qui faiblit,
jusqu’à ce qu’il ait fait triompher le jugement.
    Les nations mettront en son nom leur espérance.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Jésus, une fois encore, est attaqué. Par les siens. Mais il ne discute pas. Il n’agit pas en cachette et il a toujours enseigné ouvertement dans les synagogues : que ceux qui ont des oreilles entendent et reconnaissent le Messie de Dieu. Mais lui ne rentre pas dans des discussions sans fin avec ses détracteurs ; il ne se fait pas non de propagande personnelle. Jésus est doux et humble de cœur. Il guérit les malades, mais il leur demande de ne pas le faire connaître. Il est venu inaugurer le Royaume, révéler le visage du Père, pas se faire connaître pour ses propres œuvres. D’ailleurs, la très longue citation d’Isaïe le montre, il ne fait rien d’autre qu’accomplir l’Écriture.

Le voici donc qui part ; il quitte l’intimité de la synagogue pour l’étendue du monde, les disputes avec les pharisiens pour la multitude qui l’attend. « Beaucoup le suivirent et il les guérit tous ». Son cœur est large ouvert pour accueillir toute détresse et pour soigner toute maladie. Jésus guérit tous ceux qui le suivent. Voilà une allusion claire au fait que nous avons tous besoin de la guérison du Seigneur. Parce que nous sommes tous malades, du péché et de ses conséquences. Mais voici le temps de l’accomplissement de la prophétie, voici le temps du jugement, voici le temps du salut.

Car le « jugement » que le « serviteur » que Dieu s’est choisi est celui qui apporte le salut aux nations. Son jugement ne condamne personne. Le portrait qui est fait de lui dans Isaïe, uniquement par des propositions négatives, le montre : « il ne protestera pas, il ne criera pas, on n’entendra pas sa voix sur les places publiques. Il n’écrasera pas le roseau froissé, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit ». Le jugement de Dieu triomphe, mais ce jugement n’est pas une accusation. Ultimement, quelque soit notre péché, c’est Dieu lui-même qui a été blessé, humilié, trahit. Mais il ne dit rien. 

Pas une protestation, pas une plainte, pas un commérage pour expliquer que, dans le fond, c’est lui qui était innocent et l’homme qui est mauvais. Non, le Seigneur n’agit pas comme nous le ferions. Au contraire. Ne se préoccupant pas de sa propre souffrance, il n’a d’attention que pour notre maladie. Car sa souffrance est de nous voir choisir de mourir. Alors, médecin délicat, il prend patience. Il relève le roseau qui s’est couché (il sait combien nous sommes faibles !), il protège la flamme qui vacille (il sait qu’elle peut briller à nouveau !). Ainsi, de la même manière que la guérison est pour tous, le salut est pour tous également. La façon dont Jésus nous juge est de prendre sur lui notre jugement et de nous donner sa vie, en plénitude.

La peur du jugement doit donc être dépassée par l’espoir que l’on met « en son nom ».

Mais les proportions de cet évangile appellent une autre remarque : des foules suivent Jésus et le Seigneur guérit tout le monde en un demi-verset. Puis vient une citation d’Isaïe (pourtant un peu condensée) en quatre versets ! La plus longue de tout l’évangile. Saint Matthieu affirme ainsi avec force que ceux qui sont guéris, tous ceux qui suivent Jésus et sont rendu à la vie et à la pleine possession de leurs facultés, doivent ouvrir bien grand leurs oreilles. Jésus nous recrée comme un sujet qui écoute. 

Il faut donc accueillir la Parole pour découvrir et connaître le Messie. Et pour que la guérison qu’il nous offre porte tout son fruit, il nous faut mettre nos pas dans les siens. Taire notre innocence quand ce silence peut protéger un frère qui ploie. Protéger la flamme que les épreuves font vaciller, pour donner raison au Seigneur qui espère qu’elle va se redresser. Taire toute forme de commérage où nous faisons le procès des autres comme si le jugement nous appartenait, comme si Dieu n’était pas le seul qui justifie. Taire ces paroles de mort et ouvrir nos oreilles aux paroles de la vie éternelle.

Ouvre nos cœurs Seigneur, aux merveilles de ton amour. Nous sommes aveugles, donne-nous de voir le Royaume que tu fais advenir ; nous sommes paralysés, mets-nous en marche sur les chemins de l’évangile ; nous sommes sourds, ouvre nos cœurs à ta Parole, fais-en nous ce que tu dis et nous vivrons.


Abbé Philippe Link / Merci!

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«Le Seigneur passe...

Ouvriras-tu

Quand frappe l'inconnu?

Peux-tu laisser mourir la voix

Qui réclame ta foi?»

(Hymne / Liturgie des heures / Ce matin)

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Aujourd'hui c'est le premier jour 

de la neuvaine à sainte Anne.


Prédicateur de la neuvaine:

 Mgr Martin Laliberté p.m.é.,

évêque auxiliaire au diocèse de Québec.




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«Un bon livre est un jardin que l'on transporte avec soi.»

(Proverbe arabe)

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«Je dormais et je rêvais que la vie n'était que joie. 

Je m'éveillai et vis que la vie n'était que service.

 Je servis et compris que le service était joie.»

(Tagore)

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«Le Seigneur passe...

Attendras-tu

Un autre rendez-vous?

Pourquoi tarder?

Prends avec lui

Le chemin de la vie.


Le Seigneur passe...»

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Prions:

- Pour le pape François...

 - pour tous les sinistrés du Canada, d'Allemagne et de Belgique.

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Bonne journée!

Jean-Yves 


jeudi 15 juillet 2021

« Le Fils de l’homme est maître du sabbat » / (361,768)

 Bonjour!

Vendredi 16 juillet 2021



Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Le Fils de l’homme est maître du sabbat » (Mt 12, 1-8)

Alléluia. Alléluia. 
Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ;     
moi, je les connais, et elles me suivent.
Alléluia.       (Jn 10, 27)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, un jour de sabbat,
Jésus vint à passer à travers les champs de blé ;
ses disciples eurent faim
et ils se mirent à arracher des épis et à les manger.
    Voyant cela, les pharisiens lui dirent :
« Voilà que tes disciples
font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! »
    Mais il leur dit :
« N’avez-vous pas lu ce que fit David,
quand il eut faim, lui et ceux qui l’accompagnaient ?
    Il entra dans la maison de Dieu,
et ils mangèrent les pains de l’offrande ;
or, ni lui ni les autres n’avaient le droit d’en manger,
mais seulement les prêtres.
    Ou bien encore, n’avez-vous pas lu dans la Loi
que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple,
manquent au repos du sabbat sans commettre de faute ?
    Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple.
    Si vous aviez compris ce que signifie :
Je veux la miséricorde, non le sacrifice,
    vous n’auriez pas condamné
ceux qui n’ont pas commis de faute.
En effet, le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« En ce temps-là » : le caractère très vague de cette référence temporelle veut signifier que la leçon à tirer de cette péricope est « de tous les temps ». L’événement a probablement été rapporté par les apôtres dans le contexte de leur catéchèse pour illustrer la liberté nouvelle à laquelle nous introduit Jésus, en particulier en matière de prescriptions religieuses.

Les pharisiens accusent les disciples de moissonner un jour de sabbat. Pour quelques épis arrachés, l’interprétation est pour le moins excessive ; elle trahit soit de la malveillance, soit une conception légaliste de la Torah.

Par deux exemples, Jésus tente de faire comprendre à ses interlocuteurs, que toute transgression de la lettre ne conduit pas automatiquement au péché. Si David a pu manger les pains de l’offrande réservés aux prêtres sans commettre de faute, c’est donc que la sauvegarde de la vie est une valeur supérieure à la stricte observance formelle des prescriptions légales. Peut-être même dans ce cas précis, David a-t-il été plus fidèle à la Loi en la transgressant qu’il ne l’eût été en l’observant scrupuleusement ? Les préceptes du Seigneur de la vie ne sauraient aller à l’encontre du maintien, de la promotion, de l’épanouissement de ce don primordial.

Profitant de la perplexité de ses interlocuteurs qui ne peuvent contredire le bien-fondé de son argumentation, Jésus leur montre comment leur lecture fondamentaliste les met également en opposition avec une pratique courante dans le temple de Jérusalem. Si personne ne s’offusque de voir les prêtres transgresser le repos du sabbat, n’est-ce pas parce que leur activité ce jour-là rejoint davantage la finalité du sabbat que le repos prescrit ? Dans les deux cas cités, la charité – envers le prochain comme envers Dieu – prime sur l’observance. Il y a donc des situations où une interprétation trop littérale des préceptes trahirait l’intention de Dieu formulée dans sa Parole ; auquel cas, l’obéissance à l’esprit de la Loi exige de transgresser la lettre.

Notre-Seigneur conclut par un argument « a fortiori ». Les deux exemples cités se déroulent l’un dans « la maison de Dieu », l’autre dans « le Temple », c’est-à-dire en présence du Très-Haut, dans sa proximité immédiate, sous son regard. En précisant « il y a ici plus grand que le Temple », Jésus fait allusion au mystère de l’incarnation : sa très sainte humanité est désormais le véritable Temple, le sanctuaire non fait de mains d’hommes qui abrite le Verbe de Dieu. Citant l’auteur juif Jacob Neusner (A Rabbi talks with Jesus), Benoît XVI écrit dans son ouvrage Jésus de Nazareth : « Jésus et ses disciples peuvent faire ce qu’ils font le jour du sabbat parce qu’ils ont pris la place des prêtres dans le Temple : le sanctuaire est déplacé. Il est désormais constitué par le cercle du Maître et de ses disciples » (p. 130).

« Si vous aviez compris ce que veut dire cette parole : “c’est la miséricorde que je désire et non les sacrifices”, vous n’auriez pas condamné ceux qui n’ont commis aucune faute ». Qui est le Juste condamné sans avoir commis la moindre faute sinon Jésus lui-même ? S’il a été offert en sacrifice, c’est parce que la connaissance du vrai Dieu, ami de la Vie, « tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de fidélité » (Ex 34, 6), s’était perdue suite au péché. Coupés de la source divine de la charité, les hommes se sont servis des préceptes de la Loi pour condamner le Juste. Ils ont oublié que dans les Ecritures, l’« Accusateur » est toujours et exclusivement le démon. Hélas, combien de fois ne faisons-nous pas de même, invoquant les prescriptions divines pour accuser, voire condamner notre prochain, alors que Jésus lui-même déclarait : « Je ne suis pas venu pour juger le monde mais pour le sauver » (Jn 12, 47) ?

Viens Esprit Saint, ouvre les yeux de notre cœur, purifie-nous du levain de l’hypocrisie religieuse ; ne permets pas que nous soyons les ennemis de Jésus-Christ en accusant ses frères au nom de sa Parole ; mais que celle-ci soit pour eux comme pour nous « une lampe sur nos pas, une lumière sur notre route ».


Abbé Philippe Link / Merci!

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Église de Saint-Roch-des-Aulnaies

Photo: Jacques Létourneau

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Bonne journée!

Jean-Yves 

mercredi 14 juillet 2021

« Je suis doux et humble de cœur » / Quelques pensées.../ (361,699)

Bonjour!

Jeudi 15 juillet 2021

Voici la Parole de Dieu de ce jour... 



ÉVANGILE

« Je suis doux et humble de cœur » (Mt 11, 28-30)

Alléluia. Alléluia.
Venez à moi, vous tous qui peinez                                                          
sous le poids du fardeau, dit le Seigneur,
et moi, je vous procurerai le repos.
Alléluia. (Mt 11, 28)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit :
    « Venez à moi,
vous tous qui peinez sous le poids du fardeau,
et moi, je vous procurerai le repos.
    Prenez sur vous mon joug,
devenez mes disciples,
car je suis doux et humble de cœur,
et vous trouverez le repos pour votre âme.
    Oui, mon joug est facile à porter,
et mon fardeau, léger. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Spontanément, lorsque nous entendons parler de prendre sur ses épaules un joug nous comprenons cela en termes de poids et de charge qui nous aurions à porter.

« Venez à moi vous tous qui peinez sous le poids du fardeau ». Jésus ne nous propose pas de venir à lui pour nous charger d’un fardeau supplémentaire. Bien contraire. Il ajoute « et vous trouverez le repos ». Il veut nous soulager du fardeau que nous portons déjà en nous permettant de venir nous reposer auprès de lui.

Pourtant Jésus continue par ces paroles : « Prenez sur vous mon joug… » Il faudrait savoir… Nous inviter à prendre un joug sur nos épaules n’est-il pas en contradiction avec le fait de nous appeler à venir nous reposer près de lui. Apparemment non, puisque Jésus ajoute lui-même : « car je suis doux et humble de cœur et vous trouverez le repos ».

Que signifie alors prendre le joug de Jésus ? Si l’on y regarde de plus près, même si cela est pesant, il est clair qu’un joug n’est pas un fardeau à proprement parler. En effet, le joug permet de tirer plus facilement un fardeau. Le joug aide en effet les bêtes attelées pour tirer leur charge. C’est bien là son but. Autrement dit, en nous proposant son joug, Jésus ne fait rien d’autre que de nous offrir de l’aide pour porter notre fardeau. A cela, il faut rajouter que cet aide ne consiste pas seulement dans le joug mais dans le fait qu’un joug est toujours prévu pour deux. Et Jésus dit : « mon joug ». Il est donc celui qui y est attelé en premier et qui nous propose la place à son côté pour nous aider à tirer notre fardeau. Car lorsque deux bêtes reliées par un joug tirent une charge, il y en a toujours une qui marche légèrement en avant de l’autre. C’est précisément ce que fait Jésus avec chacun d’entre nous.

Jésus s’est lié à nous sous le joug de son humilité qui l’a conduit à prendre chair de notre chair, à se faire homme, pour nous sauver. Tirer seul le fardeau de notre péché est plus difficile que de le tirer avec Jésus.

En échange du fardeau de la justification par les œuvres pour tenter de nous sauver par nous-mêmes, Jésus nous propose de prendre sur nous le joug de la foi, de la confiance en sa miséricorde, de l’abandon de tout notre être entre ses mains. C’est bien en accueillant au cœur de nos vies sa présence que nous trouverons le repos qu’il promet ; et la charge qui jusque là nous écrasait, nous paraîtra légère, car c’est lui qui la portera pour nous.

Un dernier point. Le joug de Jésus est celui de l’humilité, nous le disions. Il s’agit pour nous de le partager en reconnaissant que nous ne pourrons nous sauver par nous-mêmes.

Mais on pourrait objecter : Pourquoi alors le Seigneur ne tire-t-il pas lui-même la charge, à notre place, nous libérant une bonne fois pour toutes du fardeau que nous tirons. Parce que Jésus ne veut pas nous sauver sans nous. Son amour et son respect pour nous va jusqu’à ce point.

Seigneur fais-nous la grâce d’oser nous présenter devant toi pauvres, misérables, nus, mais riches de notre seule foi et couverts de ta justice, toi en qui nous aurons mis toute notre espérance.


Abbé Philippe Link / Merci!

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«En toute vie le silence dit Dieu,

Tout ce qui est tressaille d'être à lui!

Soyez la voix du silence en travail,

Couvez la vie, c'est elle qui loue Dieu!»

(Hymne / Liturgie des heures - Ce matin)

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«Tu es venu, Seigneur,

Dans notre nuit,

Tourner vers l'aube nos chemins;

Le tien pourtant reste caché,

L'Esprit seul nous découvre

Ton passage.

(Hymne / Liturgie des heures - Ce matin)

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Aimons Dieu 
de même que nos frères et sœurs
 à travers des actes simples
 accomplis dans la vie de tous les jours.
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   Les diacres...  

La présence des diacres
 auprès des hommes et des femmes
 qu’ils côtoient tous les jours,
 veut rendre concrète une Église proche d’eux, 
attentive à leurs joies et à leurs peines.
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J'aimerai la terre;
J'aimerai mes frères;
J'aimerai la vie
Et j'dirai merci!
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«Ton espérance ne porte plus sur l'avenir: 
elle fait déborder le présent!»
(Yves Girard)
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«As-tu foi en ton aptitude au bonheur?»
(Yves Girard)
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«Le bien, ce n'est pas quelque chose à faire,
 mais quelqu'un à aimer.»
(Maurice Zundel)
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«Avant de porter un jugement sur ton voisin, 
enfile donc ses chaussures.«
(Proverbe chinois)
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Bonne journée!

Jean-Yves


 

mardi 13 juillet 2021

« Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits » /(361,631)

 Bonjour!

Mercredi 14 juillet 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits » (Mt 11, 25-27)

Alléluia. Alléluia.
Tu es béni, Père,
Seigneur du ciel et de la terre,
tu as révélé aux tout-petits
les mystères du Royaume !
Alléluia.   (cf. Mt 11, 25)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus prit la parole et dit :
« Père, Seigneur du ciel et de la terre,
je proclame ta louange :
ce que tu as caché aux sages et aux savants,
tu l’as révélé aux tout-petits.
    Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
    Tout m’a été remis par mon Père ;
personne ne connaît le Fils, sinon le Père,
et personne ne connaît le Père, sinon le Fils,
et celui à qui le Fils veut le révéler. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Jésus vient d’exprimer sa souffrance devant l’obstination des villes de Corazine et Bethsaïde. Loin de susciter un mouvement de conversion salutaire, les miracles qu’il y a accomplis comme signes de l’avènement du Royaume, font l’objet de discussions stériles : les chefs religieux accusent Notre-Seigneur de complicité avec le Prince des démons. Ils tentent de jeter ainsi le trouble dans le cœur de ceux qui se sont laissés toucher par la compassion de ce Rabbi qui guérit les malades, ressuscite les morts, chasse les démons et redonne espérance et courage à ceux qui « peinent sous le poids du fardeau » (Mt 11, 28).

Devant cet endurcissement, Jésus va-t-il se décourager et renoncer à une mission dont l’issue apparaît sérieusement compromise ? Va-t-il au contraire laisser éclater une juste colère et faire tomber « le feu du ciel » sur ces villes rebelles ? L’attitude du Seigneur est tout autre : Dieu va réaliser son projet d’amour non pas en renversant les obstacles, mais en se servant d’eux pour en tirer un plus grand bien. Émerveillé devant ce dessein inouï de la miséricorde du Père – auquel il consent pleinement et librement – Jésus exulte intérieurement, et partage sa jubilation dans une prière spontanée de louange : « “Ce que personne n’avait vu de ses yeux ni entendu de ses oreilles, ce que le cœur de l’homme – même le plus sage et le plus savant – n’avait pas imaginé, ce qui avait été préparé pour ceux qui aiment Dieu” (1 Co 2, 9), le temps est venu où tu vas le révéler aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bonté ».

Tel est le miracle de l’amour, qui transfigure tout ce qu’il touche : la Sagesse de Dieu se servira de la haine meurtrière de ses ennemis pour réaliser son plan rédempteur. Telle est la folie de Dieu, qui est « plus sage que l’homme, et la faiblesse de Dieu est plus forte que l’homme » (1 Co 1, 25). Aussi Jésus loue-t-il par avance son Père pour cette sagesse qui demeure « cachée aux savants » de ce monde, mais que « dans sa bonté » il va bientôt « révéler aux tout-petits ».

Quelques années plus tard, en faisant le bilan de la communauté de Corinthe, Saint Paul constatera : « Ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion les sages ; ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion ce qui est fort » (1 Co 1, 27).

Les miracles qui fleurissent sur le passage de Jésus ne visent pas à exalter sa personne ; mais ils sont la révélation de la paternité bienveillante du « Seigneur du ciel et de la terre », agissant à travers son Fils afin d’attirer à lui tous les hommes. Les signes qu’il accomplit ont pour but de manifester la relation unique qui l’unit à son Père céleste, et dont il peut accomplir les œuvres car il partage sa toute-puissance : « Tout m’a été confié par mon Père ». C’est dans le Christ et en lui seul que le Dieu trois fois saint, le Créateur Transcendant, se manifeste au cœur de ce monde, pour révéler aux hommes son visage de tendresse et son œuvre de miséricorde : « Personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler ».

C’est parce qu’il « connait » le Fils – lui qu’il engendre éternellement dans une éternelle kénose d’amour – que le Père peut lui confier la mission de lui ramener ses enfants égarés ; et c’est parce qu’il « connait » le Père vers qui il reflue éternellement dans un élan d’amour réciproque, que le Fils ira jusqu’au bout de son ministère rédempteur au prix de sa propre vie.

Mais l’holocauste d’amour de l’Agneau ne révélera le vrai visage du Père qu’« aux tout-petits », c’est-à-dire à ceux dont le cœur est assez désencombré, pour reconnaitre le don de Dieu là où le monde ne verra que scandale et folie (cf. 1 Co 1, 23).

Une adhésion superficielle et sociologique au christianisme ne résistera pas au défi de la Croix ; seul le regard émerveillé de l’enfant peut décrypter le livre de l’amour, et y lire la Révélation du Père qui nous fait don de ce qu’il a de plus précieux, pour nous sauver de la mort et nous rendre participants de sa propre vie.

Vierge Marie, aide-nous à nous désencombrer de nous-mêmes, afin d’accueillir le don de Dieu comme des « tout-petits ». Nous pourrons alors entrer dans ton Magnificat et nous joindre à la louange de Jésus, rendant grâce au Père pour tant de bonté, de patience et de fidélité envers les pécheurs que nous sommes.


Abbé Philippe Link / Merci!

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«L'amour de Dieu est sans mesure.

Nous n'avons rien à prouver à Dieu.

Nous avons tout à recevoir de lui.»

(Père Édouard Shatov)

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     Pour faire plaisir à mes amis français!     


Bonne journée!

Jean-Yves


lundi 12 juillet 2021

« Au jour du Jugement, Tyr et Sidon et le pays de Sodome seront traités moins sévèrement que vous » / (361,580)

 Bonjour!

Mardi 13 juillet 2021

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«Un chant rassemble dans la nuit
les voix dispersées;
L'Église a devancé l'aurore
Et fait monter vers le Seigneur
L'espoir du monde.»
(Hymne - Liturgie des heurs / ce matin)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Au jour du Jugement, Tyr et Sidon et le pays de Sodome seront traités moins sévèrement que vous » (Mt 11, 20-24)

Alléluia. Alléluia. 
Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,     
mais écoutez la voix du Seigneur.
Alléluia.   (cf. Ps 94, 8a.7c)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    Jésus se mit à faire des reproches
aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses miracles,
parce qu’elles ne s’étaient pas converties :
    « Malheureuse es-tu, Corazine !
Malheureuse es-tu, Bethsaïde !
Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous
avaient eu lieu à Tyr et à Sidon,
ces villes, autrefois, se seraient converties,
sous le sac et la cendre.
    Aussi, je vous le déclare :
au jour du Jugement,
Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous.
    Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu’au ciel ?
Non, tu descendras jusqu’au séjour des morts !
Car, si les miracles qui ont eu lieu chez toi
avaient eu lieu à Sodome,
cette ville serait encore là aujourd’hui.
    Aussi, je vous le déclare :
au jour du Jugement,
le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Les villes juives auxquelles s’adresse Jésus dans l’évangile de ce jour sont celles où il a opéré de « nombreux miracles ». Effectivement, Corazine, Bethsaïde, Capharnaüm ont vu s’accomplir la plus grande partie des miracles de Jésus… Mais leurs habitants ne se sont pas convertis et sont passés à côté de la béatitude évangélique.

Le reproche de Jésus est d’autant plus fort qu’il affirme que Tyr et Sidon, villes païennes par excellence à son époque, se seraient converties et auraient fait pénitence si elles avaient été témoins des mêmes œuvres de puissance : « Si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil et la cendre en signe de pénitence. »

Jésus en arrive même à comparer Capharnaüm, sa propre ville, à Sodome, ville païenne maudite entre toutes dans l’Ancien Testament pour sa perversité. Pourquoi un tel jugement sur Capharnaüm ? Jésus semble donner lui-même la réponse dans la question qu’il lui adresse : « Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu’au ciel ? » Ne peut-on pas lire ici une prétention de Capharnaüm à s’élever par ses propres forces jusqu’au ciel c’est-à-dire à se faire l’égale de Dieu, à se sauver par elle-même sans Dieu ?

De son côté, Sodome, même si elle fut le théâtre de tous les vices, ne prétendait à rien et si les miracles de Jésus s’étaient opérés chez elle, elle se serait convertie. Jésus ne semble avoir aucun doute à ce sujet.

Face à ce constat qui bien qu’hypothétique n’en demeure pas moins certain, le jugement de Jésus tombe : « Le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi, au jour du Jugement. » Les villes qui n’ont pas été témoins des miracles de Jésus auront un sort moins dur que celles qui en auront bénéficié.

L’essentiel étant d’éviter le courroux de Dieu, la condition de Sodome n’en deviendrait-elle pas préférable ? Mais le fait est que nous sommes dans la situation de Capharnaüm. Nous sommes de ceux qui ont eu la grâce de voir Jésus passer dans leur vie. Nous avons été témoins de miracles de sa part, à commencer peut-être par celui de notre conversion. Mais nous sommes-nous tournés davantage vers lui ? Avons-nous grandi dans l’humilité d’avoir tout reçu de lui, ou bien, sommes-nous restés indifférents, ingrats à ses dons ?

Jésus n’est pas en train de nous dire que la voie choisie par Sodome est meilleure que celle adoptée par Capharnaüm. Il n’est pas non plus en train de dire qu’il vaudrait mieux ne pas l’avoir rencontré. Non ! Jésus nous dit aujourd’hui encore que c’est vraiment une grâce de l’avoir vu venir chez nous. Mais comment y avons-nous répondu ?

A travers un style prophétique dans ce qu’il a de plus percutant, Jésus veut en fait nous exhorter à entrer dans un regard de foi sur notre vie pour y reconnaître son action et proclamer sa Seigneurie. Car nous nous sommes peut-être tellement bien habitués à sa présence que nous ne le reconnaissons même plus à l’œuvre chez nous, que nous n’en faisons même plus cas. Et ne plus faire attention à notre Sauveur ne conduit-il pas peu à peu à une attitude d’autosuffisance similaire à celle de Capharnaüm qui prétendait s’élever jusqu’au ciel ?

Seigneur, renouvelle en ce jour notre regard de foi sur ta présence agissante au cœur de nos existences. Que nous puissions proclamer que tu es notre Seigneur et notre Sauveur et nous approprier ainsi le salut que tu es venu nous apporter.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Aimons Dieu 
de même que nos frères et sœurs
 à travers des actes simples
 accomplis dans la vie de tous les jours.
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   Les diacres...  

La présence des diacres
 auprès des hommes et des femmes
 qu’ils côtoient tous les jours,
 veut rendre concrète une Église proche d’eux, 
attentive à leurs joies et à leurs peines.
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Bonne journée!

Jean-Yves