mardi 10 août 2021

« S’il t’écoute, tu as gagné ton frère » / (363,374)

 Bonjour!

Mercredi 11 août 2021


Bancs disposés le long de la roue verte
 longeant le fleuve, à La Pocatière.
 Ces bancs ont été donnés par le Club Lions de La Pocatière.
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« S’il t’écoute, tu as gagné ton frère » (Mt 18, 15-20)

Alléluia. Alléluia.
Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui :
il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation.
Alléluia. (cf. 2 Co 5, 19)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Si ton frère a commis un péché contre toi,
va lui faire des reproches seul à seul.
S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.
    S’il ne t’écoute pas,
prends en plus avec toi une ou deux personnes
afin que toute l’affaire soit réglée
sur la parole de deux ou trois témoins.
    S’il refuse de les écouter,
dis-le à l’assemblée de l’Église ;
s’il refuse encore d’écouter l’Église,
considère-le comme un païen et un publicain.
    Amen, je vous le dis :
tout ce que vous aurez lié sur la terre
sera lié dans le ciel,
et tout ce que vous aurez délié sur la terre
sera délié dans le ciel.

    Et pareillement, amen, je vous le dis,
si deux d’entre vous sur la terre
se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit,
ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux.
    En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom,
je suis là, au milieu d’eux. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« Votre Père veut qu’aucun de ces petits ne se perde » (Mt 18, 14) : ce verset est celui qui précède immédiatement la péricope que nous méditons. Il nous livre la motivation des démarches que nous sommes invités à entreprendre en vue de la réintégration de l’égaré. Tout comme le Bon Berger se réjouit davantage pour la brebis égarée qu’il a retrouvée, que « pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées » (Mt 18, 13), le disciple doit porter le souci de tous ses frères, et en priorité de ceux que le péché a rendus particulièrement vulnérables. L’opération « sauvetage » présente trois étapes, que Jésus prend soin de décrire en détail, ce qui souligne bien l’importance qu’elle revêt à ses yeux.

« Si ton frère a commis un péché » : le Seigneur commence par nous rappeler que le pécheur demeure notre frère, car il reste l’enfant de Dieu son Père, malgré qu’il lui ait tourné le dos. Nous sommes invités à lui parler d’abord seul à seul pour ne pas l’humilier en ébruitant l’affaire, et lui montrer sa faute avec délicatesse. « S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère » : le gain sera pour lui d’abord, et pour la famille de Dieu ton Père, qui te le revaudra.

Ensuite, s’il ne t’écoute pas, tu prendras avec toi – conformément au droit juif mentionné au livre du Deutéronome – une ou deux personnes pour éviter l’arbitraire : tout membre de la communauté peut faire appel afin de vérifier le bien-fondé de l’interpellation qui lui est adressée. De son côté le Père s’engage à accorder le discernement à « deux d’entre vous qui se mettent d’accord » pour le demander. Son Fils ne se tient-il pas au milieu de ceux qui se réunissent en son nom ? Voilà pourquoi « tout ce que nous aurons délié sur la terre sera délié dans le ciel » : non parce que le ciel se plierait à nos décisions, mais parce que le Père veille personnellement à la rectitude de nos jugements lorsqu’ils s’exercent sous son regard.

Enfin, si ce frère refuse encore d’écouter ceux qui sont venus jusqu’à lui avec bienveillance, la communauté sera mise au courant, et à son tour elle essayera de lui faire entendre raison. Et si là encore il résiste, elle devra signifier à ce frère que par son obstination, il s’est mis lui-même en dehors de la communion ecclésiale. Ce qui ne signifie pas pour autant qu’il soit rejeté, bien au contraire : il fera l’objet d’une attention et d’un amour de prédilection, comme les païens et les publicains envers qui le Seigneur a toujours témoigné une sollicitude particulière.

Devant une telle exigence, nous murmurons peut-être comme Caïn : « Suis-je le gardien de mon frère ? » (Gn 4, 9) Sachons aussi discerner la voix du Seigneur qui nous répond : « Ne te l’ai-je confié ? Comment pourrais-tu prétendre m’aimer, sans porter le souci de ceux que j’aime ? Ne vois-tu pas que je fais lever le soleil sur les méchants comme sur les bons, et tomber la pluie sur les injustes comme sur les justes ? » (cf. Mt 5,45).

Envoie sur nous ton Esprit, Seigneur, que nous puissions nous acquitter de la dette de la charité fraternelle avec douceur et compassion, afin que nos paroles n’humilient pas nos frères, mais les édifient ; qu’elles contribuent à construire ton Corps et non à le diviser davantage.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Statue de la Vierge Marie, 
sur les terrains de l'évêché à La Pocatière. 
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Nous sommes durant la neuvaine de l'Assomption.

-Je vous salue Marie...
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«Quand je disais; "Je vais tomber!",
 ta fidélité, Seigneur, me soutenait. 
Quand mille soucis m'envahissaient,
 je savourais ton réconfort.»
(Psaume 93, 18-19)
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«Celui qui désire voir l'arc-en-ciel
 doit apprendre à aimer la pluie.»
(Paolo Coelho)
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«C'est dans tout ce qui nous tient entre nous 
et fait de ce monde un monde habitable
 que se déploie le ciel.»
(Anne Lécu)
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Bonne journée!

Jean-Yves 

lundi 9 août 2021

« Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera » / (363,315)

Bonjour!

Mardi 10 août 2021

Voici la Parole de Dieu de ce jour... 

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Aujourd'hui c'est la fête de saint Laurent,

diacre et martyr.

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ÉVANGILE

« Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera » (Jn 12, 24-26)

Alléluia. Alléluia.
Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres,
dit le Seigneur,
il aura la lumière de la vie.
Alléluia. (cf. Jn 8, 12bc)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Amen, amen, je vous le dis :
si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas,


il reste seul ;
mais s’il meurt,
il porte beaucoup de fruit.
    Qui aime sa vie
la perd ;
qui s’en détache en ce monde
la gardera pour la vie éternelle.
    Si quelqu’un veut me servir,
qu’il me suive ;
et là où moi je suis,
là aussi sera mon serviteur.
Si quelqu’un me sert,
mon Père l’honorera. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...


Une hymne Ambrosienne du Vème siècle célèbre ainsi la mémoire de saint Laurent : « La Foi des chrétiens de Rome a mis l’archidiacre Laurent au même rang de sainteté que les Apôtres pour une même couronne de martyr ».

Il est vrai que dans les premiers siècles de l’Église, saint Laurent était en grand honneur. En témoigne à Rome le fait que plus de trente églises portent son nom. La basilique construite par l’empereur Constantin à l’emplacement de sa sépulture a toujours été l’une des plus visitées par les pèlerins après les tombeaux de saint Pierre et de saint Paul.

Saint Laurent est mort martyr au temps de la persécution de Dèce en 258. Les textes de sa fête nous ramènent aux vertus qui le caractérisaient d’une façon toute particulière.

La première lecture nous dit : « L’homme qui donne aux pauvres à pleines mains demeure juste pour toujours. » Nul doute que saint Paul se réfère ici au verset suivant du psaume que la liturgie a retenu pour ce jour : « A pleines mains, il donne au pauvre ; à jamais se maintiendra sa justice, sa puissance grandira, et sa gloire ! » Saint Laurent avait, en effet, en tant que diacre la charge d’administrer les biens de l’Église et particulièrement celle de veiller aux plus nécessiteux de la communauté. Il l’assuma avec sainteté gardant toujours au cœur le souci des plus pauvres et des plus démunis. Sa passion s’en fait l’écho lorsqu’elle rapporte qu’il subit son martyre après avoir distribué aux pauvres les biens de la communauté chrétienne de Rome.

Saint Laurent vivait ainsi dans la dynamique du don qu’il allait manifester de la façon la plus haute. Il n’est pas fortuit que les textes de la liturgie de ce jour insistent sur le don. C’est là le secret de la sainteté, le témoignage de la vie divine accueillie en plénitude dans une existence. Car c’est bien la vie divine que vise à partager le chrétien. Et pour atteindre cet objectif, il n’y a qu’un chemin : celui que Jésus a ouvert devant nous en donnant sa vie par amour des pécheurs : « Celui qui aime sa vie la perd ; celui qui s’en détache en ce monde la garde pour la vie éternelle. Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. » (Cf. Évangile)

Il s’agit de mourir à soi pour porter un fruit de vie et un jour avoir part soi-même en plénitude à la vie même de Dieu. Jésus nous le rappelle : « Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit. » (Cf. Évangile)

Saint Laurent a compris cela et il en a témoigné jusque dans sa mort. Diacre, ministre du sang du Christ, il le fut en répandant son propre sang pour le nom du Christ.

Seigneur, à ta suite et à l’image de saint Laurent ton martyr, donne-nous la grâce d’entrer dans la même dynamique de don de nous-mêmes. Donner par Amour est la seule chose qui puisse donner sens à toute une vie dans un monde où il ne semble y avoir d’autres valeurs que la logique du profit et de l’intérêt personnel ou de groupe. Seigneur, que ton Esprit d’Amour vienne dilater nos cœurs et ouvrir nos mains !


Abbé Philippe Link / Merci!

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«Le salut relève de la gratuité. (...)

 Le salut est en voie de réalisation 

jusqu'à la fin du monde 

et il rejoindra tous les humains.»

(Roger Poudrier)


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«Dieu parle dans le réel. 

C'est là que nous devons l'écouter.»

(Carlo Carretto)


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«Marie, mère de l'espérance, marche avec nous, 

apprends-nous à proclamer le Dieu vivant!»

(Saint Jean-Paul II)

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Nous sommes durant la neuvaine de l'Assomption...

- Je vous salue Marie...

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Les diacres d'aujourd'hui
sont au cœur de notre monde
et au seuil de l'Église.
Ils proclament la Parole,
ils sont en service dans les communautés,
ils témoignent de leur foi;
utilisons-les.
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Bonne journée!

Jean-Yves

+ 

dimanche 8 août 2021

« Ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. Les fils sont libres de l’impôt » / (363,264)

 Bonjour!

Lundi 9 août 2021


Rocher Percé / Photo: Louise Cardin / Magnifique! Merci!

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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. Les fils sont libres de l’impôt » (Mt 17, 22-27)

Alléluia. Alléluia.
Par l’annonce de l’Évangile,
Dieu vous appelle à partager
la gloire de notre Seigneur Jésus Christ.
Alléluia. (cf. 2 Th 2, 14)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    comme Jésus et les disciples étaient réunis en Galilée,
il leur dit :
« Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes ;
    ils le tueront
et, le troisième jour, il ressuscitera. »
Et ils furent profondément attristés.
    Comme ils arrivaient à Capharnaüm,
ceux qui perçoivent la redevance des deux drachmes pour le Temple
vinrent trouver Pierre et lui dirent :
« Votre maître paye bien les deux drachmes, n’est-ce pas ? »
    Il répondit :
« Oui. »
Quand Pierre entra dans la maison,
Jésus prit la parole le premier :
« Simon, quel est ton avis ?
Les rois de la terre,
de qui perçoivent-ils les taxes ou l’impôt ?
De leurs fils, ou des autres personnes ? »
    Pierre lui répondit :
« Des autres. »
Et Jésus reprit :
« Donc, les fils sont libres.
    Mais, pour ne pas scandaliser les gens,
va donc jusqu’à la mer,
jette l’hameçon,
et saisis le premier poisson qui mordra ;
ouvre-lui la bouche,
et tu y trouveras une pièce de quatre drachmes.
Prends-la, tu la donneras pour moi et pour toi. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Tout juif de sexe masculin payait au Temple de Jérusalem la somme annuelle de deux drachmes. Même celui vivant en diaspora se faisait un honneur de s’en acquitter, en signe de son appartenance au peuple élu. Le Temple disposait de sa propre monnaie, ce qui explique la présence de changeur en son sein comme cela est mentionné en Mt 21, 12. Ajoutons qu’après la destruction du Temple, les romains maintiendront l’obligation de payer cette taxe mais de façon cynique, ils en affecteront le produit au Temple de Jupiter à Rome.

La question soulevée dans l’évangile est celle de savoir si Jésus payait cet impôt. A ceux qui l’interrogent à ce sujet, spontanément, sans trop réfléchir, Pierre répond affirmativement. Le maître ne peut qu’être en règle. Mais Jésus a entendu et il va en profiter pour conduire Pierre un peu plus loin dans la découverte du mystère de sa personne : « Simon, quel est ton avis ? Les rois de la terre, sur qui perçoivent-ils les taxes ou l’impôt ? Sur leurs fils, ou sur les autres personnes ? »

Les souverains ne réclament de taxes que de leurs esclaves et non de leurs fils. « Donc, les fils sont libres », libres parce qu’ils ne sont soumis à rien en échange de quoi leur père les considérerait comme ses fils. En effet, la relation paternelle est pure gratuité en dehors de toute dialectique maître/esclave.

Si cela est vrai pour les rois de ce monde, a fortiori cela est-il vrai pour Dieu, le Roi des rois, le Souverain maître du ciel et de la terre. Le Temple désignait pour les juifs la réalité de la présence de Dieu au milieu de son peuple. On comprend dès lors que celui qui est le Fils n’ait rien à payer à son Père.

Toutefois, étant donné que Pierre l’a engagé, Jésus va consentir à payer l’impôt et ce, bien qu’il soit le Fils de Celui qui est adoré dans le Temple. Il va même aller plus loin en se faisant solidaire de ce que Pierre devait lui-même payer. Non seulement il va satisfaire à la redevance dont il est exonéré en tant que Fils, mais il va également payer celle de son disciple. En un seul don, représenté par l’unique « statère » (qui vaut quatre drachmes), il s’acquitte de cette double dette.

Le fait que cette pièce se trouve dans un poisson n’est pas fortuit. Nous pouvons très bien lire dans ce poisson péché dans la mer le Christ victorieux des eaux de la mort, qui s’est uni à notre humanité pour nous acquitter de la dette de notre péché et nous redonner accès à notre dignité de fils de Dieu.

Nous comprenons dès lors mieux pourquoi ce passage succède à l’annonce par Jésus de sa passion et de sa résurrection : « Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera ». Face à ces disciples attristés, Jésus donne à travers cet épisode le sens et la finalité de ces paroles.

 Merci Père pour la gratuité de ton Amour manifesté en ton Fils qui s’est rendu solidaire de nous jusque dans notre mort pour nous arracher à notre péché et nous permettre de nous tenir à nouveau debout devant toi, comme des fils devant leur Père, un Père qui ne saurait monnayer son amour et sa fidélité envers eux.


Abbé Philippe Link / Merci!


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Grotte de la Vierge / Cimetière de Saint-Jean-Port-Joli

Nous sommes au temps 
de la neuvaine à l'Assomption... 

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«Dieu est Miséricorde 

parce que nous avons en nous plein de misères.»


(Mgr Philippe Marsset, évêque auxiliaire de Paris)

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   Chant: Dieu de miséricorde...


Dieu de miséricorde, tu nous aimes pour la vie.
Dieu de miséricorde, par Jésus tu nous guéris.
Avec lui, nous rendons grâce, alléluia, alléluia!

Gloire à toi, le Dieu de Pâques, alléluia, alléluia!

1-Par ton Fils ressuscité, tu réveilles notre foi.
Le Sauveur aux mains percées 
                             / nous libère par sa croix.

Il se montre à ses amis, et la peur s’évanouit.

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Bonne journée!

Jean-Yves


samedi 7 août 2021

« Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel » / 363,173)

 Bonjour!

Dimanche 8 août 2021

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

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Rocher Percé / Merci Louise Cardin / Magnifique!
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ÉVANGILE

« Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel » (Jn 6, 41-51)

Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel,
dit le Seigneur ;
si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.
Alléluia. (Jn 6, 51)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
    les Juifs récriminaient contre Jésus 
parce qu’il avait déclaré : 
« Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel. » 
    Ils disaient : 
« Celui-là n’est-il pas Jésus, fils de Joseph ? 
Nous connaissons bien son père et sa mère. 
Alors comment peut-il dire maintenant : 
‘Je suis descendu du ciel’ ? » 
    Jésus reprit la parole : 
« Ne récriminez pas entre vous. 
    Personne ne peut venir à moi, 
si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, 
et moi, je le ressusciterai au dernier jour. 
    Il est écrit dans les prophètes : 
Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. 
Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement 
vient à moi. 
    Certes, personne n’a jamais vu le Père, 
sinon celui qui vient de Dieu : 
celui-là seul a vu le Père. 
    Amen, amen, je vous le dis : 
il a la vie éternelle, celui qui croit. 
    Moi, je suis le pain de la vie. 
    Au désert, vos pères ont mangé la manne, 
et ils sont morts ; 
    mais le pain qui descend du ciel est tel 
que celui qui en mange ne mourra pas.
    Moi, je suis le pain vivant, 
qui est descendu du ciel : 
si quelqu’un mange de ce pain, 
il vivra éternellement. 
Le pain que je donnerai, c’est ma chair, 
donnée pour la vie du monde. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Dieu veut nous donner bien plus qu’une nourriture terrestre. Jésus ne vient pas d’abord pour améliorer notre vie terrestre. Il y a vraiment la perspective de la Résurrection, de la vie éternelle. L’homme a une faim plus grande, il a besoin de plus qu’une simple nourriture matérielle. Par la Torah, l’homme peut, d’une façon ou d’une autre, faire en sorte que la volonté de Dieu devienne sa nourriture (Jn 4, 34).

Jésus donne plus que la Torah. La Torah est du « pain » venu de Dieu, mais elle nous montre, pour ainsi dire, seulement le dos de Dieu, elle est « ombre ». C’est parce qu’il a parlé avec Dieu lui-même que Moïse a pu apporter aux hommes la parole de Dieu. Cependant, lorsque Moïse demande à Dieu : « laisse-moi contempler ta gloire », il reçoit immédiatement la réponse suivante : « Quand passera ma gloire, je te mettrai dans le creux du rocher et je t’abriterai de ma main jusqu’à ce que j’aie passé. Puis je retirerai ma main, et tu me verras de dos, mais mon visage, personne ne peut le voir » (Ex 33, 18-23).

Même Moïse n’aperçoit que le dos de Dieu, car son visage, « personne ne peut le voir ». Les choses sont bien différentes pour Jésus. Comme le dit saint Jean dans le Prologue : « Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, c’est lui qui a conduit à le connaître » (Jn 1, 18)

Seul celui qui est Dieu voit Dieu – donc Jésus. Il parle véritablement à partir de la vision du Père. Jésus est la Parole qui vient de Dieu, à partir de la contemplation vivante et de l’union avec lui. « Le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde » (Jn 6, 33)

Lorsque les auditeurs ne comprennent toujours pas, Jésus répète, encore plus clairement : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura plus jamais soif » Jn (6, 35)

Une parole, on la lit, on essaie de la comprendre, voire d’y conformer sa vie. Mais Jésus va plus loin : il parle de chair à manger, de nourriture, c’est-à-dire d’assimilation profonde : « Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. » Il évoque ici, très certainement, la Passion et la Croix.

Dans la rencontre avec Jésus, nous nous nourrissons pour ainsi dire du Dieu vivant lui-même, nous mangeons vraiment le « pain venu du ciel ». Dieu devient du « pain » pour nous, tout d’abord dans l’Incarnation du Logos. Le Verbe se fait chair. Le Logos devient l’un de nous ; Il se met ainsi à notre niveau, dans ce qui nous est accessible.

Mais un autre pas est nécessaire au-delà de l’Incarnation du Verbe et Jésus l’exprime ainsi à la fin de son discours : « Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie » (Jn 6, 51). Au-delà de l’acte de l’Incarnation, Jésus se donne jusque dans la mort et dans le mystère de la Croix. Le discours sur le Pain de vie oriente le grand élan de l’Incarnation et du chemin pascal vers le Sacrement dans lequel coexistent à la fois l’Incarnation et la Pâque.

Nous sommes donc invités à accueillir le corps de Jésus non seulement comme le lieu de la présence de Jésus, mais comme le signe de son offrande totale à son Père sur la Croix. « C’est l’esprit qui fait vivre, la chair n’est capable de rien » (Jn 6, 63)

Ici, on ne revient nullement sur le réalisme de l’Incarnation. Mais la perspective pascale du sacrement est soulignée. C’est seulement par la Croix et par la transformation opérée par Elle que cette chair devient accessible pour nous et qu’elle nous entraîne nous-mêmes dans le processus de transformation.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Prions...

Pour ces deux enfants que je baptiserai aujourd'hui:

-Victor Henri à Saint-Louis de Kamouraska (10 h 30);
et
- Gabrielle à la Cathédrale de La Pocatière (14 h 30).

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Bonne journée!

Jean-Yves 

vendredi 6 août 2021

« Si vous avez la foi, rien ne vous sera impossible » / Hommage à Jean-Philippe Tirman... /(363,073)

 Bonjour!

Samedi 7 août 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Si vous avez la foi, rien ne vous sera impossible » (Mt 17, 14-20)

Alléluia. Alléluia.
Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort ;
il a fait resplendir la vie par l’Évangile.
Alléluia. (2 Tm 1, 10)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
un homme s’approcha de Jésus, et tombant à ses genoux,
    il dit :
« Seigneur, prends pitié de mon fils.
Il est épileptique
et il souffre beaucoup.
Souvent il tombe dans le feu
et, souvent aussi, dans l’eau.
    Je l’ai amené à tes disciples,
mais ils n’ont pas pu le guérir. »
    Prenant la parole, Jésus dit :
« Génération incroyante et dévoyée,
combien de temps devrai-je rester avec vous ?
Combien de temps devrai-je vous supporter ?
Amenez-le-moi. »
    Jésus menaça le démon,
et il sortit de lui.
À l’heure même, l’enfant fut guéri.
    Alors les disciples s’approchèrent de Jésus
et lui dirent en particulier :
« Pour quelle raison est-ce que nous,
nous n’avons pas réussi à l’expulser ? »
    Jésus leur répond :
« En raison de votre peu de foi.
Amen, je vous le dis :
si vous avez de la foi
gros comme une graine de moutarde,
vous direz à cette montagne :
“Transporte-toi d’ici jusque là-bas”,
et elle se transportera ;
rien ne vous sera impossible. »


            – Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...

Le passage d’évangile de ce jour s’articule autour de l’impuissance des disciples à guérir l’enfant atteint d’épilepsie à cause de leur peu de foi, immergés qu’ils sont au cœur d’une génération sans foi, et se conclut par l’exaltation par Jésus de la puissance de la vraie foi : « Si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne : ‘Transporte-toi d’ici jusque là-bas’, et elle se transportera ; rien ne vous sera impossible’ ».

Les disciples ne peuvent chasser le démon avec leurs seules forces. Seul Dieu peut le faire à travers eux mais cela réclame de leur part qu’ils demeurent unis à lui par la foi qui du coup se révèle comme essentielle.

Matthieu reprend la parabole de la graine de moutarde (13, 31-32) dont la croissance va bien au-delà de ce que l’on aurait pu attendre au départ. N’y aurait-il pas une contradiction ? Jésus reproche à ses disciples leur peu de foi et ensuite il dit qu’un petit grain de foi suffirait à déplacer des montagnes.

En fait, quand Jésus parle du « peu de foi » de ses disciples, il vise plus la qualité de celle-ci que sa quantité. Par cette expression, il désigne une foi hésitante, qui doute encore, comptant encore trop sur les ressources humaines et pas assez tournée vers Dieu.

On ne peut reprocher aux apôtres d’avoir tenté de délivrer cet enfant épileptique. Qui plus est, ils l’ont sans aucun doute fait en invoquant le nom de Jésus. Cependant une question demeure… Quelle était leur attitude de cœur à cet instant ? Ont-ils usé du nom de Jésus comme on le ferait d’une formule magique que l’on utilise pour exercer un pouvoir ? Fusse cela au nom du Seigneur, il n’en reste pas moins que dans une telle perspective, centrés sur eux-mêmes, ils n’ont pu que s’interposer entre cet enfant et le Seigneur rendant impossible tout intervention de celui-ci. La vraie foi, celle qui sauve, est tout au contraire total abandon à Dieu et entière disponibilité au prochain, que le Seigneur peut dès lors rejoindre à travers nous.

Les disciples étaient-ils plus préoccupés du succès de leur tentative de guérison que de l’enfant lui-même ? Matthieu fait bien ressortir que lorsque Jésus intervient, il s’adresse à l’enfant et non pas au démon. Comme pour nous montrer que le souci premier de Jésus est l’enfant. La libération du démon n’est que la conséquence de l’Amour et de la compassion de Jésus pour cet enfant : « Jésus l’interpella vivement, le démon sortit de lui et à l’heure même l’enfant fut guéri ».

La foi ne va pas sans la charité. Une foi efficace ne peut être qu’une foi vivante de la charité. Une foi qui ne serait pas animée de charité serait encore trop humaine, trop proche de l’exercice d’un pouvoir sur les hommes mais aussi sur Dieu dont on instrumentaliserait la puissance. Une telle foi serait en fait bel et bien morte, inopérante (Cf. Jc 2, 17).

C’est pour libérer en nos vies une telle charité, que nous avons, avec les disciples, à descendre du Thabor, éprouver la nécessité d’une telle libération dans la plaine du combat spirituel et passer par le Golgotha, afin d’y crucifier le vieil homme, qui fait encore obstacle en nous à l’action de notre Seigneur.

Quel contraste Seigneur entre notre peu de foi et ton abandon amoureux et confiant durant ta Passion. Fais-nous la grâce de te suivre sur ce chemin de l’abaissement pour être dépouiller de toutes nos prétentions à sauver le monde par nos propres forces. N’as-tu pas choisi les pauvres comme riche dans la foi (Cf. Jc 2, 5) ? Libère-nous de tous nos repliements et donne-nous d’entrer dans une authentique disponibilité envers nos frères en humanité pour te laisser agir en eux à travers nous !


Abbé Philippe Link / Merci!

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«Le Dieu de Jésus est uniquement bon, jamais méchant.

Amical envers l'homme, jamais indifférent, 

c'est le Dieu bon, le Bon Dieu, 

le Père des "pauvres pécheurs" que nous sommes. 

Les mots bonté, compassion, grâce,

 pitié, miséricorde signifient tous une attitude favorable 

envers celui qui est dans la misère.»

(Roger Poudrier /Le Miséricordieux à l'infini)

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          Hommage à Jean-Philippe Tirman...          



Cet après-midi, auront lieu les funérailles de Jean-Philippe Tirman
à la Cathédrale de Sainte-Anne à 15 h 00.

Jean-Philippe fut professeur au CEGEP de La Pocatière.
Mais ce n'est pas là que je l'ai connu...

Je l'ai découvert auprès des jeunes louveteaux
de la Meute Waigunga du Groupe scout de La Pocatière
alors qu'il était le chef de la Meute: Akéla.

Moi, j'incarnais alors le rôle de Baloo
et Luc Gagnon jouait le personnage de Baguerra...
Son épouse Louise, représentait Kaa.

Nous avons eu de beaux partages ensemble
et de belles activités avec les louveteaux
lors des "Grandes chasses" et des "Fleurs rouges", le soir....
Nous chantions ensemble...

Une partie de la journée d'hier et d'aujourd'hui,
j'ai chanté: «S'en allaient trois garçons...»

"S'en allaient trois garçons...
S'en allaient trois garçons...
Leurs chants, leurs chants remplit ma maison...
Leurs chants, leurs chants remplit ma maison...
Ils étaient si joyeux...
Ils étaient si joyeux...
Que je sortis aussitôt vers eux...
Etc... Etc... Etc...
Ils étaient venus trois...
Ils étaient venus trois...
Quatre s'en furent tout remplis de joie...
Quatre s'en furent tout remplis de joie!»

C'était un hommage à Jean-Philippe.
Merci d'avoir passé dans notre vie.

Loups: De notre mieux!
Oui, de notre Mieux! Mieux! Mieux!
Scout un jour: Scout toujours!

Au Revoir, Jean-Philippe.

Condoléances à Louise et à la famille.

(Cet hommage a été déposé sur Facebook.)



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Bonne journée!

Jean-Yves