lundi 18 octobre 2021

« Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller » / (368,456)

Bonjour!

Mardi 19 octobre 2021 

Voici la Parole de Dieu de ce jour...




ÉVANGILE

« Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller » (Lc 12, 35-38)

Alléluia. Alléluia.
Restez éveillés et priez en tout temps :
ainsi vous pourrez vous tenir debout devant le Fils de l’homme.
Alléluia. (cf. Lc 21, 36)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Restez en tenue de service,
votre ceinture autour des reins,
et vos lampes allumées.
    Soyez comme des gens qui attendent leur maître
à son retour des noces,
pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.
    Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée,
trouvera en train de veiller.
Amen, je vous le dis :
c’est lui qui, la ceinture autour des reins,
les fera prendre place à table
et passera pour les servir.
    S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin
et qu’il les trouve ainsi,
heureux sont-ils ! »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Le Seigneur nous rappelle l’exigence de la vigilance de chaque instant. Cette vigilance devrait constituer une disposition habituelle du croyant. La « lampe allumée » représente la lumière et la vie de l’Esprit, c’est-à-dire la grâce sanctifiante, qui nous permet de traverser les ombres de ce monde – et surtout la mort elle-même – sans qu’elles n’aient de prise sur nous.

Comment garder cette lampe allumée ? En restant vigilants dans la foi, mais aussi dans le service, car seule la charité concrète témoigne de manière convaincante en faveur de l’action efficace de la grâce sanctifiante en nous. « La foi sans les œuvres est morte » nous avertit saint Jacques, qui ajoute : « Je tirerai de mes œuvres la preuve de ma foi, car de même que sans souffle, le corps est mort, de même aussi, sans œuvres, la foi est morte » (Jc 2, 17-18.26).

Les œuvres que la grâce veut accomplir en nous ne sont pas forcément extraordinaires ; il s’agit de toute action qui révèle son origine par le dynamisme intérieur qui l’habite : la charité confère en effet aux gestes les plus simples un parfum caractéristique : celui de la gratuité. Toutes les œuvres du vieil homme, même celles qui témoignent de notre affection envers nos proches, sont plus ou moins intéressées : soit nous attendons en retour la réciprocité ou la reconnaissance ; soit, plus subtilement, nous nous recherchons dans la joie du don. Seule la charité surnaturelle est totalement gratuite parce que parfaitement désintéressée. C’est aussi pourquoi elle libère celui qui l’exerce, comme ceux qui en sont bénéficiaires.

Au moment du grand passage, alors que nous ne pourrons plus rien selon la nature, nous découvrirons, émerveillés, Celui qui nous conduisait sur ce chemin de sainteté. Et comme nous n’opposerons plus de résistance à son action, nous en serons alors pleinement bénéficiaires : Dieu lui-même nous « servira chacun à notre tour ». Notre béatitude sera précisément la jouissance éternelle de cette charité divine qui comblera notre désir au-delà de toute attente.

Mettons-nous donc en marche au-devant de Celui qui vient : la charité est certes une grâce infuse, mais elle ne se déverse que dans l’âme de ceux qui s’engagent, pauvrement mais résolument, dans la voie de l’amour. C’est au cœur de nos efforts encore entachés de bien d’ambiguïtés, que l’Esprit vient à notre secours pour purifier progressivement nos intentions. C’est pourquoi Jésus peut déclarer « heureux », ceux qui, par leur vigilance et leur disponibilité à la grâce, s’ouvrent dès à présent à son action en se mettant généreusement au service de leurs frères.


Abbé Philippe Link / Meerci!

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Bonne journée!

Jean-Yves

dimanche 17 octobre 2021

« La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux » / (368,389)

 Bonjour!

Lundi 18 octobre 2021



Voici la Parole e Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux » (Lc 10, 1-9)

Alléluia. Alléluia.
C’est moi qui vous ai choisis du milieu du monde,
afin que vous alliez, que vous portiez du fruit,
et que votre fruit demeure, dit le Seigneur.
Alléluia. (cf. Jn 15, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    En ce temps-là,
parmi les disciples,
    le Seigneur en désigna encore 72,
et il les envoya deux par deux, en avant de lui,
en toute ville et localité
où lui-même allait se rendre.
    Il leur dit :
« La moisson est abondante,
mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson
d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.
    Allez ! Voici que je vous envoie
comme des agneaux au milieu des loups.
    Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales,
et ne saluez personne en chemin.
    Mais dans toute maison où vous entrerez,
dites d’abord :
‘Paix à cette maison.’
    S’il y a là un ami de la paix,
votre paix ira reposer sur lui ;
sinon, elle reviendra sur vous.
    Restez dans cette maison,
mangeant et buvant ce que l’on vous sert ;
car l’ouvrier mérite son salaire.
Ne passez pas de maison en maison.
    Dans toute ville où vous entrerez
et où vous serez accueillis,
mangez ce qui vous est présenté.
    Guérissez les malades qui s’y trouvent
et dites-leur :
‘Le règne de Dieu s’est approché de vous.’ »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Notre-Seigneur appelle soixante-douze disciples supplémentaires ; avec les Douze, ils constitueront une équipe de quatre-vingt-quatre apôtres, soit sept (chiffre de la perfection) fois douze (nombre des tribus d’Israël). La raison de ce nouvel envoi est claire : « la moisson est abondante » ; les hommes sont mûrs pour accueillir la Bonne Nouvelle. Encore faut-il que quelqu’un la leur porte. Quatre-vingt apôtres d’un seul coup, ce n’est pas si mal : bon nombre d’évêques seraient heureux d’avoir ordonné autant de prêtres durant tout leur ministère ! Pourtant Jésus se plaint : « les ouvriers sont peu nombreux ». Sans doute Notre-Seigneur ne portait-il pas seulement son regard sur les besoins de son temps, mais aussi sur ceux de l’Eglise à venir.

Jésus souffrait déjà en Palestine de la pénurie de prêtres qui affecte nos communautés en ce début de troisième millénaire. Et que nous propose-t-il comme « stratégie vocationnelle » ? Uniquement et exclusivement la prière insistante adressée à Dieu son Père : « Priez donc le Maître de la moisson, d’envoyer des ouvriers pour sa moisson ».

La mission des apôtres de l’Evangile, telle que la présente Jésus, n’est cependant guère enviable : que peuvent faire des agneaux face aux loups ? Rien d’autre que consentir, comme leur Berger, à se laisser « manger » ; c’est-à-dire à triompher de la haine par l’amour, de l’offense par le pardon.

Loin d’être des obstacles à la diffusion de leur message, les difficultés rencontrées par les envoyés leur rappelleront la nécessité d’éviter toute dispersion, et de se concentrer sur l’essentiel : « N’emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route ».

Quant à leur message, il se résume en quelques mots, ceux-là même que Jésus Ressuscité adresse aux siens lors de sa première apparition « ecclésiale » : « La paix soit avec vous ! » (Jn 20, 19.21).

Dans le troisième comme dans le quatrième Evangile, cette « paix » désigne l’Esprit Saint, qui en est à la fois la Source et celui qui la fait régner dans nos cœurs.

Comme les langues de feu de la Pentecôte, la paix ira reposer sur les amis de Dieu qui la désirent ardemment.

Seigneur, arrache-nous à notre sommeil, et donne-nous de prendre conscience de l’urgence des temps où nous sommes. « Rempli-nous de ta force, pour que nous puissions jusqu’au bout annoncer l’Evangile et le faire entendre à toutes les nations » (1ère lect.). Tu veux avoir besoin de nous pour communiquer ta paix ; mais comment pourrions-nous la transmettre si nous n’en sommes pas remplis, débordants ? Envoie ton Esprit sur ton Eglise, pour que se lèvent “les apôtres des derniers temps” (Saint Louis Marie Grignon de Montfort), ces âmes embrasées qui communiquent le Feu de l’Esprit partout où elles passent, « annonçant aux hommes tes exploits, la gloire et l’éclat de ton Règne éternel » (Ps 144).


Abbé Philippe Link / Merci!


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Bonne journée!

Jean-Yves

samedi 16 octobre 2021

« Le Fils de l’homme est venu donner sa vie en rançon pour la multitude » / (368,319)

 Bonjour!

Dimanche le 17 octobre 2021

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE

« Le Fils de l’homme est venu donner sa vie en rançon pour la multitude » (Mc 10, 35-45)

Alléluia. Alléluia.
Le Fils de l’homme est venu pour servir,
et donner sa vie en rançon pour la multitude.
Alléluia. (cf. Mc 10, 45)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    Jacques et Jean, les fils de Zébédée,
s’approchent de Jésus et lui disent :
« Maître, ce que nous allons te demander,
nous voudrions que tu le fasses pour nous. »
    Il leur dit :
« Que voulez-vous que je fasse pour vous ? »
    Ils lui répondirent :
« Donne-nous de siéger,
l’un à ta droite et l’autre à ta gauche,
dans ta gloire. »
    Jésus leur dit :
« Vous ne savez pas ce que vous demandez.
Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire,
être baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé ? »
    Ils lui dirent :
« Nous le pouvons. »
Jésus leur dit :
« La coupe que je vais boire, vous la boirez ;
et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé.
    Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche,
ce n’est pas à moi de l’accorder ;
il y a ceux pour qui cela est préparé. »

    Les dix autres, qui avaient entendu,
se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean.
    Jésus les appela et leur dit :
 « Vous le savez :
ceux que l’on regarde comme chefs des nations
les commandent en maîtres ;
les grands leur font sentir leur pouvoir.
    Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi.
Celui qui veut devenir grand parmi vous
sera votre serviteur.
    Celui qui veut être parmi vous le premier
sera l’esclave de tous :
    car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi,
mais pour servir,
et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Dans le monde, les hommes cherchent un statut.
Il y a les grands et les petits, ceux qui ont un pouvoir et ceux qui n’en ont pas.
Jésus dit « ceux que l’on regarde comme chefs », soulignant l’importance du regard.
 Car c’est lui qui, bien souvent, juge sur l’apparence et classe les hommes selon des critères de grands ou de petits, de forts ou de faibles.

Notre regard doit se convertir et cesser de donner un statut aux uns et aux autres. Les grands ne cessent de « faire sentir leur pouvoir », mais ils ne sont pas plus forts que les autres.
Jésus ne veut donc pas que ses Apôtres s’enferment dans cet esprit du monde.

Après la deuxième annonce de la Passion, Jésus les avait surpris à chercher à savoir qui était le plus grand (Mc 9,33-37).
Cette fois-ci, deux d’entre eux veulent s’assurer de leur statut privilégié dans la gloire.
Or dans l’Évangile, les grands, ce sont ceux qui prennent humblement le tablier du service.
Les premiers doivent être esclaves de tous.
Les premières places, elles sont pour ceux qui sont les derniers, les rejetés, les exclus.

Marc écrira quelques chapitres plus loin : « Avec lui, ils crucifient deux brigands, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche » (Mc 15,27).
Voilà à qui sont réservées les places auprès du Seigneur.
À ceux qui ont besoin de sa miséricorde.

Jacques et Jean exigeaient, au nom de leur fidélité, une place auprès de Jésus alors qu’avec une grande humilité, l’un des larrons s’indigne que Jésus ait pris place auprès de lui : « Lui, il n’a rien fait de mal » (Lc 23,41).
Comment se fait-il que celui qui est sans péché vienne prendre place au plus près de moi dans ma misère ? Comment se fait-il qu’il vienne souffrir avec moi en se laissant crucifier pour moi ? Le larron ne demande pas à Jésus une place dans la gloire.
Il s’en reconnaît tellement indigne. Il lui demande simplement : « Souviens-toi de moi quand tu entreras dans ton Royaume » (Lc 23,42).
Souviens-toi de moi…
 « Ce soir même, tu seras avec moi en paradis », répond Jésus (Lc 23,43).
Son humilité, son repentir, sa foi, malgré le poids de ses fautes, lui permettent d’avoir une place inespérée dans le ciel avec Jésus.
Il n’y a pas de première place dans le Royaume.
Il n’y en a qu’une : celle qui est auprès de Jésus.

Que nous laissions Jésus nous rejoindre ici-bas dans nos faiblesses, et nous serons pour toujours avec lui dans le ciel.
Que nous vivions dans l’amour de nos frères par le partage fraternel et nous serons pour toujours avec Jésus.
Que nous ne cherchions pas les honneurs et les premières places, et nous serons pour toujours avec Jésus.

Notre place dans le ciel se prépare ici-bas en laissant Jésus prendre place à nos côtés, en lui donnant les rênes de notre vie.
Notre place dans le ciel se prépare ici-bas en se faisant serviteur de nos frères, en se sachant indignes de demeurer pour toujours auprès du Christ. Il n’y a que l’amour du Seigneur pour nous qui nous élève dans sa gloire.


Abbé Philippe Link - Merci!

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Bon dimanche!


«Il viendra,
Un soir
Où nul ne l'attend plus,
Peut-être.
Appelé par ton nom,
Quelqu'un tressaillira.
Au cœur sans mémoire,
Qu'un temps soit accordé
Pour qu'il se souvienne!»
(Liturgie des heures - Samedi soir)
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Ce matin: 
messe de l'ouverture du synode diocésain à 10 h 30.
 Bienvenue!
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Jean-Yves 

vendredi 15 octobre 2021

« L’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là ce qu’il faudra dire » / Un synode? ... Lancement. / Les blessures de la vie... / Rencontrer le Christ... / (368,234)

Note: 135 visites hier! Continuons de faire connaître la Parole de Dieu.

Bonjour!


C'était au chalet chez Pierrette et Léopold à Ville Dégelis.
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Samedi 16 octobre 2021

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« L’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là ce qu’il faudra dire » (Lc 12, 8-12)

Alléluia. Alléluia.
L’Esprit de vérité rendra témoignage en ma faveur, dit le Seigneur.
Et vous aussi, vous allez rendre témoignage.
Alléluia. (cf. Jn 15, 26b.27a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Je vous le dis :
Quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes,
le Fils de l’homme aussi se déclarera pour lui
devant les anges de Dieu.
    Mais celui qui m’aura renié en face des hommes
sera renié à son tour en face des anges de Dieu.
    Quiconque dira une parole contre le Fils de l’homme,
cela lui sera pardonné ;
mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint,
cela ne lui sera pas pardonné.
    Quand on vous traduira devant les gens des synagogues,
les magistrats et les autorités,
ne vous inquiétez pas
de la façon dont vous vous défendrez ni de ce que vous direz.
    Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là
ce qu’il faudra dire. »

            – Acclamons la Parole de Dieu

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Commentaire...

Jésus s’adresse à ceux qu’il vient d’appeler « ses amis » et dont « les cheveux sont tous comptés ». C’est dans cet amour de prédilection qu’ils devront puiser la force de soutenir les assauts de leurs détracteurs, car le disciple n’est pas au-dessus de son maître, et doit se préparer à subir comme lui la persécution (cf. Jn 15, 20).

« Celui qui se sera prononcé pour moi – c’est-à-dire pour Jésus, le Verbe fait chair – le Fils de l’homme – c’est-à-dire le Christ exalté à la droite du Père – se prononcera aussi pour lui devant les anges de Dieu – qui représentent le tribunal divin ». Le témoignage que le disciple doit rendre devant les hommes concerne donc la divinité de son maître, en qui s’accomplit la prophétie de Daniel : « Je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d’homme ; il parvint jusqu’au Vieillard, et on le fit avancer devant lui. Il lui fut donné domination, gloire et royauté ; tous les peuples, toutes les nations et toutes les langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite » (Dn 7, 13-14).

Seul l’Esprit Saint peut attester que « Jésus-Christ est le Seigneur pour la gloire de Dieu le Père » (Ph 2, 11) ; et c’est précisément parce que le Christ glorifié va envoyer d’auprès du Père (Jn 15, 26) l’Esprit de vérité (Jn 14, 17) que ses disciples pourront témoigner de lui devant les hommes (Ac 1, 8), comme lui-même, Jésus, a témoigné en faveur du Père (Jn 17, 4). Le disciple qui « se prononce pour son maître devant les hommes », manifeste donc qu’il a accueilli l’Esprit, en qui il n’est plus qu’un avec Jésus, comme celui-ci ne fait qu’un avec son Père (Jn 17, 21). C’est pourquoi « le Fils de l’homme se prononcera pour lui devant les anges de Dieu ».

Certes tous n’ont pas reçu l’Esprit Saint ; tous ne sont pas introduits « dans la vérité tout entière » (cf. Jn 16, 13) concernant le Fils de l’homme. Aussi n’est-il pas étonnant que ceux qui n’ont pas (encore) accueilli « l’Esprit de vérité » qui procède du Père et qui rend témoignage en faveur de Jésus (Jn 15, 26), disent « une parole contre le Fils de l’homme ». Cela leur sera pardonné en raison de leur ignorance – comme Saul obtiendra le pardon pour sa participation au meurtre d’Etienne (Ac 7, 58). Bien plus : c’est Jésus lui-même qui intercède pour eux auprès de son Père : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23, 34). Mais malheureux celui qui ayant reçu le témoignage de l’Esprit attestant la seigneurie de Jésus, vient à le renier devant les hommes. S’étant coupé délibérément de son Sauveur, il se retrouve seul, sans personne pour « se prononcer pour lui devant les anges de Dieu », personne pour lui pardonner ses péchés.

En entendant ces paroles de Notre-Seigneur, on comprend que les premières générations chrétiennes redoutaient avant tout le péché d’apostasie, qui rompt la communion au Christ et coupe de la communauté du salut.

Par contre, comment ne pas être interloqué par la légèreté avec laquelle nos contemporains traitent leur baptême, ne considérant le don gratuit de la filiation divine dans l’Esprit ni comme un privilège, ni comme une responsabilité. Renier devant les hommes la foi au Christ Jésus, Seigneur et Sauveur, telle qu’ils l’ont reçue de l’Eglise ne leur pose aucun problème : chacun n’est-il pas libre de se construire son propre corps de croyance en fonction de ses attraits ou de ses besoins du moment, et en s’inspirant des autres traditions religieuses ? Le subjectivisme et le relativisme ont hélas étouffé la flamme de l’Esprit dans le cœur de bien des baptisés, au point que certains d’entre eux ont honte du si beau nom de « chrétien ».

Dans le contexte culturel particulièrement difficile que nous traversons en ce début de millénaire, redisons avec ferveur la prière que Jésus a enseignée à ses disciples. L’invocation finale : « Ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du mal » doit être entendue sur l’horizon de ce qui est évoqué dans l’évangile de ce jour : « Ne nous laisse pas succomber à la tentation de l’apostasie, mais délivre-nous du Malin » qui cherche à nous faire blasphémer contre l’Esprit en reniant le Christ en face des hommes.

Et si nous avons peur de manquer de courage pour témoigner face au mépris, à l’ironie, au sarcasme, voire aux persécutions que notre monde réserve à ceux qui osent annoncer ouvertement leur appartenance au Christ, souvenons-nous de cette parole de consolation et de réconfort de Notre-Seigneur : « Ne vous tourmentez pas pour savoir comment vous défendre ou comment parler. Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure même ce qu’il faudra dire ».


Abbé Philippe Link / Merci!

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          Ouverture du synode...       


Un synode? Qu'est-ce que c'est?

«Le mot "synode" exprime l'idée de "marcher ensemble" afin de discerner les chemins d'annonce de l'Évangile à prendre pour témoigner du Christ vivant dans le monde d’aujourd’hui."

Le Pape dit: "Le chemin de la synodalité est précisément celui que Dieu attend de l'Église du troisième millénaire.»


Dans toute l'Église universelle, il y aura, demain, 17 novembre l'ouverture de ce synode (donc) très important pour l'Église de demain...Vous pouvez avoir votre mot à dire car il y aura une démarche d'écoute, de prise de parole et d'action sous la mouvance de l'Esprit Saint...


Ce synode commence localement, donc dans les paroisses... Ensuite ce sera un retour au niveau diocésain puis une continuité à Rome...



Dimanche - demain le 17 octobre - notre évêque Mgr Pierre Goudreault procédera au lancement de cette vaste opération à la cathédrale de Sainte-Anne à 10 h 30. Tous, vous êtes invités à y participer lors de la messe dominicale.

Bienvenue!

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Au Jardin floral de La Pocatière.
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«Les blessures de la vie peuvent nous écraser et nous verrouiller. Elles peuvent aussi nous rendre plus forts et plus ouverts aux autres. Nous n’avons pas choisi de les subir, mais nous sommes libres d’en faire des enclumes qui nous enfoncent ou des points d’appui qui nous élèvent. C’est l’un des grands mystères de l’âme humaine.»

(Frédéric Lenoir)
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Aujourd'hui c'est la fête de sainte Marguerite d'Youville

«Marguerite Dufrost de Lajemmerais, veuve d'Youville, née à Varennes, Québec, en 1701, a fondé en 1737 l'Institut des Sœurs de la Charité de Montréal, couramment appelées "Sœurs Grises". Aujourd'hui, avec cinq autres congrégations autonomes ayant les mêmes racines, les sœurs perpétues son charisme à travers le monde en manifestant la tendresse de Dieu Père aux plus pauvres, par le moyen d'œuvres caritatives.»

(Dans Prions en Église)
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«Rencontrer le Christ...»

(Titre du livre produit par NOVALIS où treize "témoins de la foi" nous disent comment ils ont rencontré, le Christ, comment ils ont pris contact avec Dieu...).

«On ne peut certes pas prétendre rencontrer Dieu comme on rencontre des gens dans la rue. Qu'entend-on, alors, par "rencontrer"?»

«Lorsqu'il s'agit de Dieu, il est rare que la première rencontre ne débouche pas sur une relation...»
(De l'introduction par Jonathan Guilbault)

C'est ce qu'on découvre en lisant ce petit volume (100 pages)... Il y a dans ce livre des témoignages forts qui nous aident à aller à notre propre rencontre de Dieu, du Christ, dans notre vie... Treize témoins ont livré cette rencontre qu'ils ont faite du Christ qui est présent dans leur vie. On y retrouve trois évêques rattachés à notre diocèse. J'y reviendrai...
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«Comment es-tu foyer de feu
et fraîcheur de la fontaine,
une brûlure, une douceur
qui rend saines nos souillures?»

(Hymne - Liturge des heures - ce matin.)

N'est-ce pas aussi ça rencontrer Dieu?
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Bonne journée!

Jean-Yves  

jeudi 14 octobre 2021

« Les cheveux de votre tête sont tous comptés » / (368,079)

 Bonjour!

Vendredi 15 octobre 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Les cheveux de votre tête sont tous comptés » (Lc 12, 1-7)

Alléluia. Alléluia.
Que ton amour, Seigneur, soit sur nous,
comme notre espoir est en toi !
Alléluia. (Ps 32, 22)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    comme la foule s’était rassemblée par milliers
au point qu’on s’écrasait,
Jésus, s’adressant d’abord à ses disciples, se mit à dire :
« Méfiez-vous du levain des pharisiens,
c’est-à-dire de leur hypocrisie.
    Tout ce qui est couvert d’un voile sera dévoilé,
tout ce qui est caché sera connu.
    Aussi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres
sera entendu en pleine lumière,
ce que vous aurez dit à l’oreille dans le fond de la maison
sera proclamé sur les toits.
    Je vous le dis, à vous mes amis :
Ne craignez pas ceux qui tuent le corps,
et après cela ne peuvent rien faire de plus.
    Je vais vous montrer qui vous devez craindre :
craignez celui qui, après avoir tué,
a le pouvoir d’envoyer dans la géhenne.
Oui, je vous le dis : c’est celui-là que vous devez craindre.
    Est-ce que l’on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous.
Or pas un seul n’est oublié au regard de Dieu.
    À plus forte raison les cheveux de votre tête sont tous comptés.
Soyez sans crainte :
vous valez plus qu’une multitude de moineaux. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Notre-Seigneur s’en prend vigoureusement à l’hypocrisie des pharisiens. L’hypocrite est toujours culpabilisant pour son entourage qu’il cherche à manipuler ; d’où le sentiment d’étouffement. Il n’y a rien à opposer à ses raisonnements qui disent vrai ; et cependant ils sonnent faux en raison de leur inadéquation avec l’agir de celui qui les propose. D’où le malaise dont l’hypocrite profite pour assurer son pouvoir. Jésus vient déchirer ce voile de mensonge, autant pour libérer la victime que le coupable – chacun d’entre nous étant tout à tour l’un et l’autre. L’hypocrisie est toujours l’œuvre du dia-bolos, celui qui nous divise intérieurement et pervertit nos relations, car il sait que là où il y a duplicité et mensonge, l’amour ne peut plus fleurir et la vie s’éteint.

Le poison est aussi spirituel, car celui qui est hypocrite avec son prochain l’est aussi avec son Dieu. Hélas en croyant pouvoir tromper le Seigneur en cachant son péché sous des allures de sainteté, l’hypocrite se prive de la miséricorde dont il s’exclut lui-même. A cette suffisance mensongère du pharisien hypocrite, Jésus oppose l’humilité vraie du publicain repentant (Lc 18).

Le Père ne refuse sa grâce à aucun de ses enfants : son Fils les a tous purifiés dans le Feu de son sacrifice d’amour. Mais le salut ne nous sera pas imposé : la miséricorde divine se répand en nos cœurs dans la mesure du besoin que nous en éprouvons. L’hypocrite, qui est « convaincu d’être juste » (Lc 18, 9) et médit de son frère « dans l’ombre » de son cœur perverti, se prive lui-même de la grâce ; tandis que celui qui reconnaît ouvertement sa misère et confesse son péché, entendra Jésus lui dire « mon ami » et se verra offrir, dans l’Esprit, une première avance sur l’héritage dont nous prendrons possession au jour de la délivrance finale.

Déclarons donc une guerre sans merci à toute forme d’hypocrisie : en pensée, en parole ou en action. Que la parole de vérité fasse en nous son œuvre de salut en nous purifiant de toute duplicité et de tout mensonge ; qu’elle bannisse toute peur de nos cœurs, et nous établisse fermement dans la confiance, car nous valons plus, aux yeux de notre Père, que tous les univers qu’il a créé pour nous.

Seigneur, “du haut des cieux tu regardes : tu vois la race des hommes” (Ps 32) ; tout est à nu devant tes yeux. Inutile d’essayer de biaiser : tu connais le fond de nos cœurs mieux que nous-mêmes. Donne-nous assez d’humilité pour reconnaître notre misère, et assez d’espérance pour nous jeter dans tes bras, sûrs que “tu nous as d’avance destinés à devenir ton peuple”. Libérés du souci de paraître saint, nous pourrons nous livrer à l’Esprit de sainteté, qui saura nous purifier du levain de l’hypocrisie, et nous conduire sur le chemin de la charité.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Le mot synode exprime l'idée de marcher ensemble pour discerner les chemins d'évangile à prendre...

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Photo:

Robert Latendresse et Julie Dubé. Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 


mercredi 13 octobre 2021

« Cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie » / (368,001)

 Bonjour!

Jeudi 14 octobre 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie » (Lc 11, 47-54)

Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, dit le Seigneur.
Personne ne va vers le Père sans passer par moi.
Alléluia. (Jn 14, 6)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait :
    « Quel malheur pour vous,
parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes,
alors que vos pères les ont tués.
    Ainsi vous témoignez
que vous approuvez les actes de vos pères,
puisque eux-mêmes ont tué les prophètes,
et vous, vous bâtissez leurs tombeaux.
    C’est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit :
Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ;
parmi eux, ils en tueront et en persécuteront.
    Ainsi cette génération devra rendre compte
du sang de tous les prophètes
qui a été versé depuis la fondation du monde,
    depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie,
qui a péri entre l’autel et le sanctuaire.
Oui, je vous le déclare :
on en demandera compte à cette génération.
    Quel malheur pour vous, docteurs de la Loi,
parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance ;
vous-mêmes n’êtes pas entrés,
et ceux qui voulaient entrer,
vous les en avez empêchés. »
    Quand Jésus fut sorti de la maison,
les scribes et les pharisiens
commencèrent à s’acharner contre lui
et à le harceler de questions ;
    ils lui tendaient des pièges pour traquer
la moindre de ses paroles.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Les prophètes sont persécutés. Et tués. Par Israël. Ainsi en a-t-il toujours été, d’Abel à Zacharie, en passant par Isaïe, Jérémie ou Amos. Jésus s’en prend à ceux qui bâtissent des grands monuments commémoratifs pour faire reposer les dépouilles de ceux que leurs ancêtres ont martyrisés.

Non pas qu’il ne faille pas respecter et honorer la mémoire des prophètes envoyés par le Seigneur. Mais, de la même manière que nous l’avons médité ces jours derniers, Jésus dénonce ceux qui privilégient les apparences plutôt que l’essentiel, ceux qui préfèrent élever des monuments qui ne les engagent pas personnellement plutôt que d’accueillir la parole des prophètes qu’ils prétendent honorer et de se convertir. Pire, en rendant ainsi hommage aux prophètes disparus, ils montrent que pour eux seuls des morts peuvent être porte-parole de Dieu. Et que les seuls reproches qui soient vrais, sont ceux qui visent les ancêtres.

Il ne s’agit pas pour Jésus de montrer à ses interlocuteurs qu’ils percent les secrets de leurs cœurs, mais de leur révéler à eux-mêmes la décision qu’ils ont déjà prise. Dans un tel état d’esprit, un prophète surviendrait, il serait mis à mort. Il n’est pas question pour ces gens d’entendre les reproches que le Seigneur pourrait avoir à leur faire par la bouche de ses envoyés. C’est pourquoi Jésus leur oppose vivement le projet de la Sagesse. Les prophètes auront beau être tués, ce sont eux qui auront le dernier mot. La Sagesse elle aussi a déjà pris sa décision : la Bonne Nouvelle sera proclamée et entendue de tous. Et de surcroît, justice sera faite, il faudra répondre du sang innocent versé.

Cette fermeté et cette radicalité vient de l’urgence de la situation : Dieu a laissé aux hommes les moyens de le connaître afin qu’ils puissent le chercher et le trouver. Or ceux qui devaient introduire leurs frères ont refusé d’entreprendre ce chemin pour eux-mêmes et ont décidé de le cacher aux autres.

Ce jour-là, s’endurcissant dans leurs projets, confirmant la parole de Jésus et sa mission de prophète, ils n’acceptèrent pas ses reproches.

Que l’Esprit de sagesse et de sainteté ouvre nos cœurs à la Parole du Seigneur. Quand vient pour nous l’heure d’être corrigés ou mis en défaut par la Parole, que nous restions toujours humblement convaincus que notre Dieu est un père qui éduque ses enfants à la liberté et non un puissant qui châtie pour prouver son pouvoir. Quand vient pour nous l’heure de porter la Bonne Nouvelle à nos frères, par nos choix, par notre témoignage de vie ou par notre parole, que nous ne craignions pas pour le sort réservé aux prophètes mais que nous suivions Jésus qui choisit de parler en vérité pour jusqu’au bout tendre la main et inviter à la conversion. Montrant ainsi aux hommes que nous sommes tous frères nous dirons au monde que notre Dieu est Père.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Merci à Louise Cardin pour cette magnifique photo.
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Bonne journée!

Jean-Yves