vendredi 12 novembre 2021

« Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? » / Quelques pensées... / (371,127)

 Bonjour!

Samedi 13 novembre 2021


(Qui m'a fourni cette photo?)

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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? » (Lc 18, 1-8)

Alléluia. Alléluia.
Par l’annonce de l’Évangile,
Dieu vous appelle à partager
la gloire de notre Seigneur Jésus Christ.
Alléluia. (cf. 2 Th 2, 14)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    Jésus disait à ses disciples une parabole
sur la nécessité pour eux
de toujours prier sans se décourager :
    « Il y avait dans une ville
un juge qui ne craignait pas Dieu
et ne respectait pas les hommes.
    Dans cette même ville,
il y avait une veuve qui venait lui demander :
“Rends-moi justice contre mon adversaire.”
    Longtemps il refusa ;
puis il se dit :
“Même si je ne crains pas Dieu
et ne respecte personne,
    comme cette veuve commence à m’ennuyer,
je vais lui rendre justice
pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.” »

    Le Seigneur ajouta :
« Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice !
    Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus,
qui crient vers lui jour et nuit ?
Les fait-il attendre ?
    Je vous le déclare :
bien vite, il leur fera justice.
Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra,
trouvera-t-il la foi sur la terre ? »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Voilà sans doute une des paraboles les plus controversées de l’Évangile ! Qui d’entre nous ne s’est pas plaint un jour ou l’autre de ne pas avoir été exaucé, malgré une supplication insistante et persévérante ? Mais avant d’accuser le Seigneur de ne pas agir selon sa promesse, relisons d’abord à quoi il s’est engagé.

Dans le verset introductif, l’évangéliste nous donne la clé de lecture de la parabole : Jésus veut « montrer à ses disciples qu’il faut toujours prier sans se décourager ». Et la question du Seigneur qui clôture ce passage, nous montre la condition de l’exaucement de notre prière instante : « Le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? ». Il s’agit donc de faire monter vers Dieu une prière de foi persévérante. Reste à préciser l’objet de cette prière ; or c’est probablement sur ce point que notre lecture est habituellement un peu trop rapide. Le Seigneur ne s’engage pas à exaucer toutes nos prières, mais seulement celle dont le contenu est précisé dans la promesse qui conclut la parabole : « Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus qui crient vers lui jour et nuit ? Je vous le déclare : sans tarder, il leur fera justice ». 

Dieu ne nous promet donc pas de répondre sans délai aux requêtes concernant nos intérêts personnels – même les plus légitimes – mais à la demande qui porte sur notre justification, car lui seul peut « nous faire justice », étant le seul à pouvoir pardonner nos fautes. Tel est en effet le sens biblique de l’expression utilisée par Jésus : « faire justice ».

Pour nous inciter à « crier vers Dieu jour et nuit » en le suppliant de nous réconcilier avec lui, Jésus met en scène deux personnages, qui dans les Ecritures représentent le type même de l’oppresseur et de l’opprimé, à savoir le juge inique, et la veuve sans défense ni recours. Le juge d’une bourgade quelque peu retirée était un notable tout-puissant qui n’avait pratiquement de compte à rendre à personne ; le nôtre n’en rend même pas à Dieu. Face à cet homme, une veuve : lorsqu’on sait le peu de poids de la parole d’une femme dans la société juive de l’époque, on devine que le juge ne s’inquiète guère de ses lamentations. Pourtant, dans le bras de fer qui s’engage, c’est cette dernière qui l’emporte : elle parvient à « user » l’arrogance du juge, qui cède pour échapper aux insistances de la plaignante.

Rebondissant sur l’effet provoqué par la parabole sur son auditoire, Jésus s’élève au niveau spirituel, par une argumentation a fortiori qu’il affectionne particulièrement : si cet homme mauvais finit par exaucer le vœu de cette pauvre femme qui lui « casse la tête », d’autant plus Dieu qui est bon, « fera-t-il justice à ses élus, et sans tarder ».

Mais alors, pourquoi faut-il «prier sans se décourager», si l’exaucement est immédiat ? Pourquoi faut-il frapper avec insistance à la porte de la miséricorde, si le Seigneur répond positivement sans nous faire attendre?

Si la nécessité d’une prière ininterrompue – « il faut prier toujours » – n’est pas due au manque de disponibilité de notre interlocuteur divin, il reste qu’elle s’impose en raison de la rapidité avec laquelle nous retombons dans le péché ! Autrement dit : Notre-Seigneur nous exhorte à ne pas nous décourager, non pas devant la lenteur du pardon de Dieu, mais devant la promptitude avec laquelle, à peine relevés, nous trébuchons à nouveau…

« Le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? » Trouvera-t-il un homme assez humble pour persévérer, sans se décourager, dans l’aveu de sa faute et la confession de la miséricorde de son Sauveur ? « Jésus, Fils de Dieu, Sauveur, aie pitié de moi, pécheur » : la prière dite « de Jésus », résume bien cette attitude de componction qui attire sur nous la miséricorde divine. Si les moines du désert – ces géants dans la foi – ne se lassaient pas d’implorer le Seigneur au moyen de cette oraison jaculatoire qui exprime l’attitude intérieure de l’homme devant son Dieu, peut-être aurions-nous intérêt à en approfondir le sens et en pratiquer la méditation ?

Entre la voie de l’oubli de Dieu, sur laquelle se sont engagées nos cultures sécularisées qui exaltent l’autosuffisance de l’homme, et la voie de l’humble reconnaissance de notre besoin impérieux et constant de salut, le choix s’impose. Jésus nous adresse cette invitation à prier avec persévérance au moment où lui-même s’avance courageusement vers Jérusalem pour y offrir en notre nom le sacrifice rédempteur – cette suprême prière d’intercession au cours de laquelle il va remettre notre vie à tous entre les mains de son Père dans un irrésistible élan d’amour. La Croix où le Christ s’est fait péché pour nous, est la Parole de vérité qui nous révèle dans un même regard, le poids de notre faute, et la toute-puissance de la miséricorde divine. Mais « le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? »


Abbé Philippe Link / Merci!

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(Qui m'a fourni cette photo?)

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«Il faut à l'amitié la simplicité des gestes

 autant que la spontanéité des confidences.»

(Adrienne Coquet)

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«Le bonheur est un art à pratiquer, 

comme le violon.»

(Sir John Lubback)

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«L'unité est la forme de toute beauté.»

(Saint Augustin)

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«Lorsque tu ne sais pas où tu vas, 

regarde d'où tu viens.»

(Proverbe africain)

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«Comment es-tu foyer de feu

et fraîcheur de la fontaine,

une brûlure, une douceur

qui rend saines nos souillures?»

(Hymne - Liturgie des heures - Ce matin)

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«De ton amour, Seigneur , la terre est pleine,

 apprends-moi tes volontés.»

(Liturgie des heures - Ce matin)

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Bonne journée!

Jean-Yves 

jeudi 11 novembre 2021

« Le jour où le Fils de l’homme se révélera » / Lancement du livre de Mgr Pierre Goudreault... / (371,049)

 Bonjour!

Vendredi 12 novembre 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Le jour où le Fils de l’homme se révélera » (Lc 17, 26-37)

Alléluia. Alléluia.
Redressez-vous et relevez la tête,
car votre rédemption approche.
Alléluia. (Lc 21, 28)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Comme cela s’est passé dans les jours de Noé,
ainsi en sera-t-il dans les jours du Fils de l’homme.
    On mangeait, on buvait, on prenait femme, on prenait mari,
jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche
et où survint le déluge qui les fit tous périr.
    Il en était de même dans les jours de Loth :
on mangeait, on buvait,
on achetait, on vendait,
on plantait, on bâtissait ;
    mais le jour où Loth sortit de Sodome,
du ciel tomba une pluie de feu et de soufre
qui les fit tous périr ;
    cela se passera de la même manière
le jour où le Fils de l’homme se révélera.
    En ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse,
et aura ses affaires dans sa maison,
qu’il ne descende pas pour les emporter ;
et de même celui qui sera dans son champ,
qu’il ne retourne pas en arrière.
    Rappelez-vous la femme de Loth.
    Qui cherchera à conserver sa vie la perdra.
Et qui la perdra la sauvegardera.
    Je vous le dis :
Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit :
l’une sera prise, l’autre laissée.
    Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain :
l’une sera prise, l’autre laissée. »
    Prenant alors la parole, les disciples lui demandèrent :
« Où donc, Seigneur ? »
Il leur répondit :
« Là où sera le corps,
là aussi se rassembleront les vautours. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

L’eau (Noé) et le feu (Loth) sont traditionnellement les éléments purificateurs, qui détruisent les scories pour que resplendisse de tout son éclat la substance précieuse. A condition bien sûr que la rouille n’ait pas tout rongé, auquel cas il ne restera plus grand-chose après la purification. 

Toutes nos activités d’ici-bas, même les meilleures, si elles ne sont pas finalisées sur le Royaume, appartiennent à cette terre et passeront avec elle. Malheureux celui qui n’a pas d’autre préoccupation, dont l’horizon se limite à ce monde : ses œuvres disparaîtront avec lui dans l’oubli. Il sera inutile en ces jours-là de rassembler les biens que nous aurons accumulés : ils ne nous serviront à rien dans le monde nouveau. 

Si nous restons les yeux rivés sur ce qui est derrière nous sur cette terre, faute d’avoir appris à scruter l’invisible pour y discerner les signes du Royaume, nous subirons comme la femme de Loth le sort réservé à la création ancienne.

La question des disciples – « Où donc Seigneur ? » est pour le moins surprenante. Jésus invite à la vigilance par rapport à un événement qui affectera la création tout entière au « jour » de Dieu ; or la demande de précision porte sur le lieu particulier où ces événements se dérouleront. La réponse de Jésus donne à penser : les charognes ne font pas long feu en Palestine ; immédiatement les vautours les ont repérées et viennent nettoyer leur carcasse. Ainsi en sera-t-il au Jour du Fils de l’homme : seuls ceux qui seront reconnus vivants, parce qu’ils auront accueilli la Parole de vérité et de vie, passeront dans le monde nouveau. 

Quant à ceux qui n’auront eu d’autre souci que de « chercher à conserver leur vie » en ce monde, dans l’oubli de la vie éternelle que le Christ est venu leur offrir, le feu purificateur tombera inexorablement sur eux comme sur les autres, mais il les consumera car la flamme ne trouvera rien qui lui résiste.

L’avertissement est un appel vigoureux à la prise de conscience de notre responsabilité. Le Seigneur nous rappelle jour après jour la précarité de nos existences et le caractère éphémère de ce monde : que faisons-nous de ses mises en garde ? Ciel et terre passeront, la Parole de Dieu ne passera pas. Or que nous demande-t-elle sinon de vivre dans la charité ? Celui qui aime connaît Dieu ; il demeure en Dieu et Dieu demeure en lui. Il échappe dès lors au jugement puisqu’il est déjà né à la vie éternelle.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Invitation


Lancement du livre 

de Mgr Pierre Goudreault


"Quand Jésus pose son regard sur moi"


à la Cathédrale de la Pocatière


Dimanche 14 novembre à 15 h.

Tous sont invités.


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Bonne journée!

Jean-Yves 

mercredi 10 novembre 2021

« Le règne de Dieu est au milieu de vous » / Jour du SOUVENIR.../ Rencontrer le Christ.. / . (370,982)

 Bonjour!

Jeudi 11 novembre 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

Rencontrer le Christ...

ÉVANGILE

« Le règne de Dieu est au milieu de vous » (Lc 17, 20-25)

Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis la vigne, et vous les sarments, dit le Seigneur.
Celui qui demeure en moi et en qui je demeure,
celui-là porte beaucoup de fruit.
Alléluia. (Jn 15, 5)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    comme les pharisiens demandaient à Jésus
quand viendrait le règne de Dieu,
il prit la parole et dit :
« La venue du règne de Dieu n’est pas observable.
    On ne dira pas : “Voilà, il est ici !” ou bien : “Il est là !”
En effet, voici que le règne de Dieu est au milieu de vous. »
Puis il dit aux disciples :
« Des jours viendront
où vous désirerez voir un seul des jours du Fils de l’homme,
et vous ne le verrez pas.
    On vous dira : “Voilà, il est là-bas !” ou bien : “Voici, il est ici !”
N’y allez pas, n’y courez pas.
    En effet, comme l’éclair qui jaillit
illumine l’horizon d’un bout à l’autre,
ainsi le Fils de l’homme,
quand son jour sera là.
    Mais auparavant, il faut qu’il souffre beaucoup
et qu’il soit rejeté par cette génération. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

À travers sa réponse aux pharisiens, Jésus nous montre que nous ferions mieux de nous interroger sur la qualité et la manifestation active de notre foi en la venue du Royaume plutôt que de savoir quand et où il adviendra. Seule cette foi nous permettra de discerner dans la personne de Jésus, dans ses paroles et ses gestes, le Père qui est lui-même à l’œuvre. Faire l’expérience du Règne de Dieu n’est peut-être rien de plus mais, en tout cas, rien de moins que faire cette expérience de foi.

Si avec les pharisiens, Jésus insistait sur le déjà-là du Règne, avec ses disciples il met l’accent sur le encore-à-venir de sa pleine réalisation. En fait, Jésus porte l’attention de chacun sur le danger qui le guette dans sa façon de concevoir la venue du Règne de Dieu. Sur ce point, les disciples ne sont finalement pas plus à l’abri que les pharisiens. Contrairement à ces derniers, les disciples, voient bien en Jésus le Messie. Mais peut-être se trompent-ils en ne voyant en lui qu’un messie temporel. Et Jésus, dans une patiente pédagogie, leur révèle qu’ils ne doivent pas perdre de vue qu’avant d’être exalté à la droite du Père et de revenir dans la gloire, il faut que le Fils « souffre beaucoup et qu’il soit rejeté par cette génération » (v. 25).

C’est sûrement une façon pour Jésus de ramener ceux qui le suivent, et nous avec, à la seule chose qui importe : se comporter chaque jour en disciple, habité du désir ardent du retour du Seigneur, travaillant sans relâche à cet avènement, prêts à remettre dans la lumière de sa vérité et de sa miséricorde l’humble collaboration de ses mains.

 Seigneur, fais-nous la grâce de la foi en ta présence déjà efficace à nos côtés et donne-nous de nous engager sans retour dans le quotidien de nos vies pour qu’un jour elle puisse pleinement être manifestée aux yeux de tous.


Abbé Philippe Link/ Merci!

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   JOUR DU SOUVENIR...



Prière universelle pour le 11 novembre: 

Jour du Souvenir.

(Cette prière est empruntée au "Diocèse aux Armées françaises.")

Introduction : En ce jour de commémoration et de recueillement, prions et supplions pour que la paix règne dans le monde et habite en nos cœurs.

Seigneur, nous te confions  tous les hommes et les femmes qui ont perdu la vie durant la Grande Guerre. Que nous sachions honorer leur mémoire, garder le souvenir de leur sacrifice, et être des instruments de paix. Nous t’en prions, écoute nos prières.

R/ Notre Père, Notre Père, nous te supplions humblement.

Seigneur, nous te confions tous ceux et celles qui, aujourd’hui encore, donnent leur vie au service de nos pays, dans les opérations extérieures ou pour la sécurité intérieure. Console les familles endeuillées, aide-nous à trouver les mots du réconfort et les gestes de compassion. Nous t’en prions, écoute nos prières.

R/ Notre Père, Notre Père, nous te supplions humblement.

Seigneur, nous te confions tous les membres du Service de Santé des Armées et tous les aumôniers militaires qui, hier comme aujourd’hui, se dévouent pour le soin des corps et des âmes. Nous te confions tous les blessés et les malades atteints dans leur chair ou leur esprit. Nous t’en prions, écoute nos prières.

R: Notre Père, Notre Père, nous te supplions humblement.

Seigneur, nous te prions pour les dirigeants politiques, économiques, militaires et religieux, afin qu’ils accomplissent leurs responsabilités avec clairvoyance, dans un esprit de service et pour le bien de tous. Nous t’en prions, écoute nos prières.

R/ Notre Père, Notre Père, nous te supplions humblement.

Prière de conclusion : Aux appels de ton peuple en prière, réponds, Seigneur, en ta bonté : donne à chacun la claire vision de ce qu’il doit faire et la force de l’accomplir. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

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Rencontrer le Christ...

«À quel moment ai-je rencontré le Christ?
 Je ne saurais le dire. J'ai l'impression qu'il s'est glissé
 dans ma vie tout doucement, dès le début, 
et s'est révélé à moi lentement,
 m'entraînant toujours un peu plus loin 
dans cette histoire d'amitié.»

(Mgr Paul-André Durocher - Rencontrer le Christ - Novalis)

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Bonne journée!

Jean-Yves 


mardi 9 novembre 2021

« Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » / (370. 910)

Bonjour!

Mercredi 10 novembre 2021

Voici la Parole de Dieu de ce jour... 

ÉVANGILE



« Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » (Lc 17, 11-19)

Alléluia. Alléluia.
Rendez grâce en toute circonstance :
c’est la volonté de Dieu à votre égard dans le Christ Jésus.
Alléluia. (1 Th 5, 18)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    Jésus, marchant vers Jérusalem,
traversait la région située entre la Samarie et la Galilée.
    Comme il entrait dans un village,
dix lépreux vinrent à sa rencontre.
Ils s’arrêtèrent à distance
    et lui crièrent :
« Jésus, maître,
prends pitié de nous. »
    À cette vue, Jésus leur dit :
« Allez vous montrer aux prêtres. »

En cours de route, ils furent purifiés.
    L’un d’eux, voyant qu’il était guéri,
revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix.
    Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus
en lui rendant grâce.
Or, c’était un Samaritain.
    Alors Jésus prit la parole en disant :
« Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ?
Les neuf autres, où sont-ils ?
    Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger
pour revenir sur ses pas
et rendre gloire à Dieu ! »
    Jésus lui dit :
« Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Parmi les dix lépreux que Jésus vient de guérir, seul le Samaritain a reconnu la gratuité du don de la grâce divine qui lui a été accordée. Il est le seul à revenir rendre grâce au Seigneur. La gratuité est la caractéristique première de la grâce de Dieu, que celle-ci se manifeste ou non à travers une guérison. Le salut que le Christ nous a obtenu par sa mort et sa résurrection en est l’illustration plénière et parfaite. Saint Paul nous le rappelle : « Mais lorsque Dieu, notre Sauveur, a manifesté sa bonté et sa tendresse pour les hommes, il nous a sauvés. Il l’a fait dans sa miséricorde, et non pas à cause d’actes méritoires que nous aurions accomplis par nous-mêmes. » (Tt 3, 4-5). Celui qui nous a guéri de la lèpre du péché, l’a fait gratuitement.

Si la grâce de Dieu est gratuite, elle est aussi pour tous. Parmi les dix lépreux qui sont guéris se trouve un Samaritain, autrement dit un « étranger » pour les juifs. Mais ce Samaritain, méprisé et rejeté sans doute par beaucoup, est sauvé comme les neufs autres.

En outre, le fait qu’il soit le seul à revenir pour rendre grâce et se prosterner devant le Seigneur relie de façon admirable l’universalité et la gratuité du don de la grâce. En effet, ce qui est donné universellement ne peut être que gratuit, et ce qui est gratuit ne peut être que destiné à tous. Celui qui ne destinerait pas ses dons à tous, comment pourrait-il prétendre faire cela gratuitement !

Que l’Esprit Saint que Dieu a répandu sur nous avec abondance par Jésus-Christ notre Sauveur le jour de notre baptême ravive en nous la conscience de la gratuité et de l’universalité d’un tel Amour. Si Lui n’a rien retenu envers nous, comment pourrions-nous penser pouvoir retenir ou devoir retenir quelque chose vis-à-vis de nos frères ! « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Mt 10, 8).


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 


lundi 8 novembre 2021

« Il parlait du sanctuaire de son corps » / (370,851)

 Bonjour!

Mardi 9 novembre 2021

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE

« Il parlait du sanctuaire de son corps » (Jn 2, 13-22)

Alléluia. Alléluia.
J’ai choisi et consacré cette Maison, dit le Seigneur,
afin que mon Nom y soit à jamais.
Alléluia. (2 Ch 7, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Comme la Pâque juive était proche,
Jésus monta à Jérusalem.
    Dans le Temple, il trouva installés
les marchands de bœufs, de brebis et de colombes,
et les changeurs.
    Il fit un fouet avec des cordes,
et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ;
il jeta par terre la monnaie des changeurs,
renversa leurs comptoirs,
    et dit aux marchands de colombes :
« Enlevez cela d’ici.
Cessez de faire de la maison de mon Père
une maison de commerce. »
    Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit :
L’amour de ta maison fera mon tourment.
    Des Juifs l’interpellèrent :
« Quel signe peux-tu nous donner
pour agir ainsi ? »
    Jésus leur répondit :
« Détruisez ce sanctuaire,
et en trois jours je le relèverai. »
    Les Juifs lui répliquèrent :
« Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire,
et toi, en trois jours tu le relèverais ! »
    Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.

    Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts,
ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ;
ils crurent à l’Écriture
et à la parole que Jésus avait dite.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Si nous lisons un évangile qui nous parle du temple de Jérusalem, c’est donc qu’il y a un rapport avec la fête de ce jour. Pour l’expliciter il faut revenir à ce que représente le temple de Jérusalem. Il est le lieu sur lequel repose la gloire et dans lequel habite la présence de Dieu. Pour nous chrétiens, dans la ligne de cette signification, il est l’image de l’Église du Christ animée par l’Esprit de Dieu. Fêter la dédicace d’une église c’est faire mémoire de cela et encore plus profondément nous rappeler que nous sommes chacun temple de l’Esprit Saint, pierre vivante de cette Église.

Saint Paul nous dit : « N’oubliez pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira car le temple de Dieu est sacré, et ce temple, c’est vous » (1 Co 3, 16-17). La célébration solennelle de la fête de la dédicace de la Basilique Saint-Jean-de-Latran est pour nous l’occasion d’écouter de façon nouvelle ces paroles de l’Apôtre Paul et de les laisser descendre profondément en nous pour que nous puissions en goûter toute la saveur et nous laisser renouveler dans notre être de chrétiens.

Chaque lieu réservé au culte divin est le signe de ce temple spirituel qu’est l’Église, composé de pierres vivantes, c’est-à-dire des fidèles, unis dans l’unique foi, par la participation aux sacrements et le lien de la charité. Et les saints sont de manière particulière les pierres précieuses de ce temple spirituel. Autrement dit, la fête d’aujourd’hui doit réveiller en nous le désir d’être des saints c’est-à-dire d’être ces hommes et ces femmes dévorés par le zèle de la maison de Dieu (Cf. Ps 68, 10), totalement consumés pour la gloire de Dieu et le règne qu’il veut instaurer à tout prix dans les cœurs, dans les maisons, dans les communautés, dans les pays, et par toute la terre.

Écoutons ce que nous dit notre Seigneur : « Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic ». Nous sommes responsables du temple de l’Esprit que nous sommes. En nous, combien d’idoles de notre moi, de fausses images de Dieu devant lesquelles nous nous prosternons, avec lesquelles nous marchandons telle ou telle grâce et qui nous lient bien plus qu’elles nous libèrent !

Aujourd’hui, notre Dieu veut nous libérer pour venir régner en maître et Seigneur en chacun de nous et pour que nous puissions nous rendre présents à sa présence vivante et sanctifiante. Nous sommes « temple » de Dieu. Nous sommes toutes et tous des êtres sacrés. Tant dans notre corps que dans notre âme. En tant que temple de Dieu, c’est notre être tout entier qui est sacré. Puissions-nous ne pas trahir cette réalité qui nous a été donnée et permettre ainsi à Dieu de continuer de nous façonner chaque jour un peu plus dans la vérité de nos relations afin de devenir sacrement de Dieu sur terre, c’est-à-dire signe visible de sa présence. Ainsi, être « temple » de Dieu ne sera pas seulement un titre pour nous mais un état de vie, un état de foi.

« Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant, que ta grâce toujours offerte fasse de nous un temple de l’Esprit resplendissant de ta sainteté. De jour en jour, sanctifie l’Épouse du Christ, l’Église, dont nous sommes les pierres vivantes et dont nos églises ici-bas sont l’image, jusqu’au jour où elle entrera dans la gloire du ciel, heureuse de t’avoir donné tant de fils. » (Cf. 2ème préface de la Dédicace)


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 

dimanche 7 novembre 2021

« Si sept fois par jour ton frère revient à toi en disant : “Je me repens”, tu lui pardonneras » / (370,572)

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Bonjour!



Lundi 8 novembre 2021

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Si sept fois par jour ton frère revient à toi en disant : “Je me repens”, tu lui pardonneras » (Lc 17, 1-6)

Alléluia. Alléluia.
Vous brillez comme des astres dans l’univers
en tenant ferme la parole de vie.
Alléluia. (Ph 2, 15d.16a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    Jésus disait à ses disciples :
« Il est inévitable que surviennent des scandales,
des occasions de chute ;
mais malheureux celui par qui cela arrive !
    Il vaut mieux qu’on lui attache au cou une meule en pierre
et qu’on le précipite à la mer,
plutôt qu’il ne soit une occasion de chute
pour un seul des petits que voilà.

    Prenez garde à vous-mêmes !
Si ton frère a commis un péché,
fais-lui de vifs reproches,
et, s’il se repent, pardonne-lui.
    Même si sept fois par jour il commet un péché contre toi,
et que sept fois de suite il revienne à toi
en disant : “Je me repens”,
tu lui pardonneras. »

    Les Apôtres dirent au Seigneur :
« Augmente en nous la foi ! »
    Le Seigneur répondit :
« Si vous aviez de la foi,
gros comme une graine de moutarde,
vous auriez dit à l’arbre que voici :
    “Déracine-toi et va te planter dans la mer”,
et il vous aurait obéi. »

             – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Jésus s’adresse aux disciples et s’attache ici à leur donner quelques recommandations au sujet des relations fraternelles. Jésus demande de se préserver du « scandale ». En grec, ce mot désigne la pierre qui fait achopper quelqu’un. Un croyant, « petit » et encore fragile dans sa foi, en voyant le comportement d’un de ses frères peut être amené à être infidèle au Christ et à abandonner sa foi. Voilà ce sur quoi porte la mise en garde de Jésus. La sanction opposée par Jésus peut paraître rude. Cependant, nous ne devons pas sous-estimer la portée d’un comportement perverti qui amènerait quelqu’un à s’éloigner du Christ. Celui par qui cela arriverait, Jésus n’hésite pas à déclarer à son sujet : « Malheureux ». 

Cette apostrophe nous rappelle de façon antithétique la béatitude promis à ceux qui entrerons dans la salle du festin des Noces éternelles. Autrement dit, il vaudrait mieux périr de suite plutôt que d’entraîner au péché un de ses frères et se voir refuser l’entrée dans le Royaume des cieux.

Jésus continue ses mises en garde au sujet des relations fraternelles dans la communauté. Il se place maintenant dans le cas où l’un viendrait à être offensé par un autre. La première recommandation est celle de la transparence. Dans le cas où une offense nous est faite, il ne s’agit pas de la sous-estimer, ni de trop vite l’excuser. Jésus connaît bien le cœur de l’homme. Il sait bien qu’il vaut mieux dire à l’autre le mal qu’il nous a fait plutôt que de le ruminer et de laisser couver en nous un désir de vengeance qui nous conduirait au péché. Il faut donner au frère qui nous a offensé l’occasion de se repentir et donc de se convertir. 

Pour cela, il faut lui dire ce qui dans son attitude ou ses propos nous a blessé. S’il se repent, alors Jésus est clair : nous devons pardonner. Et ce autant de fois que ce frère se repentira de sa faute vis à vis de nous : « Même si sept fois par jour il commet une faute contre toi, et que sept fois de suite il revienne à toi en disant : ‘Je me repens’, tu lui pardonneras. »

Derrière cette consigne, il y a la pratique même du Seigneur (cf. Lc 23, 34) et la deuxième requête de la prière qu’il nous a enseignée : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. » (Lc 11, 4) Jésus nous invite à nous recevoir comme des pécheurs à qui le pardon de Dieu est offert. Mais si nous refusons de pardonner à nos frères, nous risquons fort de nous fermer à la miséricorde de Dieu qui, si elle nous est donnée, demande à être reçue, accueillie. 

Refuser de pardonner nous enferme, en effet, dans une attitude de juge impartial qui, pour sauvegarder et justifier un tel comportement, ne doit être en aucun cas pris en situation de faute ; ce qui serait le cas, si nous reconnaissions avoir besoin du pardon de Dieu. Voilà comment le refus de pardonner nous empêche d’accueillir le pardon du Père. Voilà pourquoi, Jésus nous invite à ne pas nous lasser de pardonner.

Mais peut-on pardonner sans cesse ? Cette exigence n’est-elle pas hors de notre portée ? Les Apôtres ont bien compris qu’humainement cela est impossible. C’est pourquoi, ils demandent à Jésus d’augmenter leur foi. Et Jésus renchérit dans sa réponse en leur déclarant : « La foi, si vous en aviez gros comme une graine de moutarde, vous diriez au grand arbre que voici : ‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’, et il vous obéirait. » Autrement dit, la foi, aussi petite soit-elle, peut obtenir ce qui à vue humaine paraît proprement irréalisable. En nous mettant en relation avec Dieu, elle lui ouvre les portes de notre cœur pour que lui-même puisse agir en nous et nous aide à donner les pardons qui nous sont les plus difficiles.


Abbé Philippe Link / Merci!

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«L'homme n'est pas fait pour la défaite 
mais pour vaincre!»
(Hemingway)
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Bonne journée!

Jean-Yves