dimanche 12 décembre 2021

« Le baptême de Jean, d’où venait-il ? » / (373,514)

 Bonjour!


Abbaye Val-Notre-Dame

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Lundi 13 décembre 2021

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Le baptême de Jean, d’où venait-il ? » (Mt 21, 23-27)

Alléluia, Alléluia. Fais-nous voir, Seigneur, ton amour, et donne-nous ton salut. Alléluia. (Ps 84, 8)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus était entré dans le Temple,
et, pendant qu’il enseignait,
les grands prêtres et les anciens du peuple
s’approchèrent de lui et demandèrent :
« Par quelle autorité fais-tu cela,
et qui t’a donné cette autorité ? »
Jésus leur répliqua :
« À mon tour, je vais vous poser une question, une seule ;
et si vous me répondez,
je vous dirai, moi aussi, par quelle autorité je fais cela :
Le baptême de Jean, d’où venait-il ?
du ciel ou des hommes ? »
Ils faisaient en eux-mêmes ce raisonnement :
« Si nous disons : “Du ciel”,
il va nous dire :
“Pourquoi donc n’avez-vous pas cru à sa parole ?”
Si nous disons : “Des hommes”,
nous devons redouter la foule,
car tous tiennent Jean pour un prophète. »
Ils répondirent donc à Jésus :
« Nous ne savons pas ! »
Il leur dit à son tour :
« Moi, je ne vous dis pas non plus
par quelle autorité je fais cela.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« Libérez la parole ! » Cette revendication est légitime, et souvent justifiée. Pourtant, dans cet évangile où on demande à Jésus de quelle autorité il parle, autrement dit à quelle parole il se réfère pour donner son enseignement, il s’agit plutôt de « libérer notre écoute ».

La question qui est posée à Jésus vient du contexte pharisien qui est le sien. La tradition juive veut que l’on ne dise rien de soi avant de s’être référé à ses maîtres. La nouveauté ne peut jaillir que dans la tradition reçue et transmise. Or Jésus est le seul rabbi qui ne commence pas ses enseignements par les références habituelles aux maîtres, lesquelles assurent que l’autorité de l’enseignement prononcé vient de Moïse lui-même, premier maillon de la chaîne. Jésus semble ainsi parler de lui-même, de sa propre autorité. Cela ne manque pas de choquer.

La réponse que leur fait Jésus n’est cependant ni une échappatoire ni un chantage. En se référant à la personne de Jean, qui lui aussi enseignait, il pose la question de l’origine commune de tous les enseignements. Si toute autorité vient de Moïse par les maîtres, il ne faut pas oublier que c’est de Dieu que viennent les Dix Paroles qui ont été remises à Moïse. La véritable autorité vient de ces Paroles Divines.

En outre, la référence aux maîtres n’est pas seulement un gage de vérité, elle est de l’ordre du témoignage : c’est sur la simple parole d’un rabbi qu’on a accès à celle de ses maîtres. C’est pourquoi Jésus évoque le baptême de Jean : le Baptiste a eu un rôle déterminant dans la reconnaissance de celui qui devait venir en acceptant d’être son témoin. Jean est un témoin plus qu’un porte-parole.

Mais pour reconnaître que la parole d’un prophète est inspirée, il faut l’être soi-même. La foule l’a compris et reconnu. Les grands prêtres et les anciens, eux, tiennent la vérité captive, ils ne témoignent pas, bien qu’ils se réfèrent à leurs maîtres. Ce qu’ils cherchent, ce n’est pas l’avènement de la vérité, mais la préservation de leur pouvoir. Pour cela ils se montrent prêts à taire la vérité, à ensevelir la parole dans le mutisme.

Ainsi cet Évangile nous rejoint-il dans notre marche vers Noël. Pour faire advenir la Parole, le Verbe éternel, dans nos vies, il nous faut en premier lieu renoncer à tenir captive toute vérité qui ne sert pas nos projets. Inutile de se revendiquer de Jésus si nous ne nous disposons pas à l’accueillir tel qu’il se donne, sans rien ajouter, sans rien retrancher.

En cela, suivre l’exemple du Baptiste est un repère fiable. Il a choisi la voie de l’écoute qui permet l’accueil de l’Esprit, il a choisi la voie de l’humilité qui est oubli de soi, il a accepté de reconnaître le Messie tel qu’il s’est présenté et non tel qu’il l’a rêvé. C’est ainsi qu’il a acquis l’autorité des témoins de l’évangile, c’est ainsi que sa voix a rompu le silence du désert et a proclamé le salut du monde.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Je crois que le Dieu Très Haut

 s'est fait le Dieu Très Bas 

pour rejoindre les humains que nous sommes 

et leur dire qu'II les aime

 et les appelle à Lui pour la vie 

et l'éternité dans la gloire.

(Inspiration e Henri Boulad et de La victoire de l'Amour.)

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Bonne journée!

Jean-Yves


samedi 11 décembre 2021

L’Esprit du Seigneur est sur moi : il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres. / Des anges pour Noël... / (373,442)

 Bonjour!

Dimanche 12 décembre 2021



Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...

ÉVANGILE

« Que devons-nous faire ? » (Lc 3, 10-18)

Alléluia. Alléluia.
L’Esprit du Seigneur est sur moi :
il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.
Alléluia. (cf. Is 61, 1)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    En ce temps-là,
    les foules qui venaient se faire baptiser par Jean
lui demandaient :
« Que devons-nous faire ? »
    Jean leur répondait :
« Celui qui a deux vêtements,
qu’il partage avec celui qui n’en a pas ;
et celui qui a de quoi manger,
qu’il fasse de même ! »
    Des publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts)  
vinrent aussi pour être baptisés ;
ils lui dirent :
« Maître, que devons-nous faire ? »
    Il leur répondit :
« N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. »
    Des soldats lui demandèrent à leur tour :
« Et nous, que devons-nous faire ? »
Il leur répondit :
« Ne faites violence à personne,
n’accusez personne à tort ;
et contentez-vous de votre solde. »
    Or le peuple était en attente,
et tous se demandaient en eux-mêmes  
si Jean n’était pas le Christ.
    Jean s’adressa alors à tous :
« Moi, je vous baptise avec de l’eau ;
mais il vient, celui qui est plus fort que moi.
Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales.
Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu.
    Il tient à la main la pelle à vanner
pour nettoyer son aire à battre le blé,
et il amassera le grain dans son grenier ;
quant à la paille,
il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »
    Par beaucoup d’autres exhortations encore,
il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Jean ne nous laisse pas seuls face à des impératifs moraux admirables, mais si difficiles : il nous conduit jusqu’à Jésus, « l’Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde » (Jn 1, 29), qui les enlève en nous donnant sa propre sainteté, qui les enlève en Se donnant Lui-même, Lui le Saint ! Et la grandeur de Jean, c’est de s’éclipser, de se taire, de disparaître pour que nous nous laissions rencontrer et sauver par l’Agneau, par Jésus.

Si Jean-Baptiste n’avait fait que nous exhorter à une conversion morale, ce serait du moralisme, et son baptême serait un engagement moral finalement irréaliste et stérile. Non ! Jean est allé plus loin : son exhortation et son baptême ne sont qu’une préparation au Baptême dans l’Esprit, au Baptême de Feu qui consume le péché en nous, au Baptême de Jésus. La grandeur de Jean est aussi là : en ceci qu’il proclame la sainteté à laquelle nous sommes appelés mais ne sépare pas cette sainteté de Celui-là seul qui peut nous y conduire.

Jean proclame les « valeurs » comme nous disons aujourd’hui, mais il ne les proclame jamais sans nous montrer Jésus. Jean est grand, très grand parce qu’il dit : « Je ne suis pas le Messie » (Jn 1, 20), c’est-à-dire : ce n’est pas mon enseignement moral ni mon baptême d’eau qui sauve le monde : ils vous conduisent seulement au Sauveur qui est Jésus, l’Époux aimant de notre humanité pécheresse.

Oui, ce ne sont pas les valeurs qui sauvent le monde, c’est le Christ Jésus Lui-même et Lui seul qui nous sauve en venant vers nous, en venant en nous, en nous faisant vivre en Lui.

Les valeurs sont bonnes, très bonnes, et il nous faut chercher à les vivre au mieux, mais elles n’ont pas la force de nous sauver. Elles peuvent même nous écraser si nous voulons les vivre sans Dieu.

C’est la grande tentation du moralisme qui veut vivre selon Dieu en vivant sans Dieu. Aujourd’hui, Jean nous en libère : non pas en nous libérant des exigences morales, mais en nous conduisant à Jésus qui nous rend capables de vivre dans la sainteté.

Jésus, pour reprendre l’image employée pas Jean, sépare en nous le bon grain plein de promesse et de fécondité de la paille qui n’est bonne que pour le feu (cf Lc 3, 17). Il nous libère de la paille stérile et fait fructifier tout ce qu’il y a de si beau en nous car nous sommes tous porteurs d’une vocation extraordinaire non seulement à la droiture, à la non-violence et au partage, mais à l’Amour de charité.

Jésus vient libérer les ressources infinies que nous portons nous qui avons été façonnés à l’image de l’Amour. Oui, nous portons en nous une promesse d’Amour infinie et ce que le péché a défiguré, Jésus vient non seulement le restaurer, mais tout porter en nous à un amour bien au-delà de toutes les « valeurs ».

Car, dans le fond, l’unique moyen de vivre pleinement les valeurs morales que l’on prêche partout, c’est de les dépasser à travers la charité, ce qui est don de soi, qui est amour des ennemis, qui est l’amour des autres choisi et vécu à cause du Seigneur, et par sa grâce. La valeur suprême, c’est la grâce de Dieu ! C’est l’Esprit Saint vivant en nous !

Seigneur Jésus, nous te bénissons toi qui viens. Tu es déjà là au profond de notre cœur et de l’intérieur, tu frappes à notre porte pour que nous laissions Marie Te déposer en nous, Te déposer en notre milieu, en notre monde. Aujourd’hui, séduits par ta joie, séduits par ta danse, séduits par ta liberté nous t’ouvrons déjà la porte. Viens ! Entre ! Maintenant, à Noël, en chaque maintenant, et à l’heure de notre mort. Amen.


Abbé Philippe Link / Merci!

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(Ce billet a été puisé au feuillet paroissial de ce dimanche à la paroisse de Sainte-Anne.)

Des anges pour Noël...

Mais oui, nous sommes entourés d'anges pour Noël; je vous invite à les découvrir avec moi :

Il y a l'ange Gabriel qui rend visite à Marie pour lui annoncer la venue de Jésus, le Fils de Dieu.  Voici ses paroles : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » et  « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »  « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. » (Luc 1, 26-38)

Puis il y a celui qui visite Joseph pour lui révéler que l'enfant que Marie porte en son corps est le Fils de Dieu. Dans cette annonce à Joseph, l'ange lui dit : «Tu lui donneras le nom de Jésus : car c'est Lui qui sauvera son peuple de ses péchés». (Mt 1, 21).

Il y a encore celui qui visite les bergers dans la nuit pour leur annoncer la naissance de Jésus, le Sauveur. L’Ange du Seigneur s’approcha et leur dit : « Aujourd’hui vous est né un Sauveur dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire ».

Il y a ceux qui chantent en chœur la gloire de Dieu et sa paix offerte à tous les hommes de bonne volonté.

À vrai dire, ce sont les anges qui nous mènent de l'Annonciation (cette visite surprise de l'ange Gabriel à Marie) à celui qui guide et conduit les bergers de Bethléem lors de la naissance du Sauveur, dans une humble étable entre le bœuf et l'âne.

Et il y a encore l'ange qui apparaît en songe à Joseph pour lui dire de fuir en Égypte afin d'éviter le massacre du roi Hérode. Il lui dit de rester là-bas jusqu'à ce il l'avertisse de la fin du danger. « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. »

Laissons-nous impressionner par toutes ces visites des anges – ces messagers de Dieu - entourant la naissance du Sauveur à la période de Noël... Demandons-nous aussi si cette présence des anges nous accompagne encore... Un ange est présent à nos côtés et veille continuellement sur nous : on l'appelle notre ange gardien. Nous pouvons le prier ainsi : «Ange de Dieu qui êtes mon gardien, puisque le ciel m'a confié à vous dans sa bonté, éclairez-moi, dirigez-moi, protégez-moi, enseignez-moi...etc...»

Oui des anges sont présents pour Noël et tout au long de la vie de Jésus et de notre vie; ils font partie de la création de Dieu pour l'adorer, être ses messagers et nous accompagner. Rendons grâce à Dieu pour les anges, nos amis et protecteurs.

Jean-Yves Fortin, diacre.

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Bon dimanche!

Jean-Yves

vendredi 10 décembre 2021

« Élie est déjà venu et ils ne l’ont pas reconnu »/Vitrail... / (373,359)

 Bonjour!

Samedi 11 décembre 2021


Basilique Notre-Dame de Québec

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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Élie est déjà venu et ils ne l’ont pas reconnu » (Mt 17, 10-13)

Alléluia. Alléluia. Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers : tout être vivant verra le salut de Dieu. Alléluia. (cf. Lc 3, 4.6)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Descendant de la montagne,
les disciples interrogèrent Jésus :
« Pourquoi donc les scribes disent-ils
que le prophète Élie doit venir d’abord ? »
Jésus leur répondit :
« Élie va venir
pour remettre toute chose à sa place.
Mais, je vous le déclare :
Élie est déjà venu ;
au lieu de le reconnaître,
ils lui ont fait tout ce qu’ils ont voulu.
Et de même, le Fils de l’homme va souffrir par eux. »
Alors les disciples comprirent
qu’il leur parlait de Jean le Baptiste.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Mystérieux personnage que ce prophète Elie ! Dans la première partie de la lecture prise dans le livre du Siracide, il n’est question que de feu : « il surgit comme un feu, sa parole brûlait comme une torche… Par trois fois il fait descendre le feu du ciel », avant d’être finalement « emporté dans un tourbillon de feu, par un char aux coursiers de feu ». Redoutable par ses prodiges, cet homme qui disposait de la Parole de Dieu pour fermer le ciel, n’eût point son égal. Sa motivation et la radicalité de son engagement apparaissent clairement dans les propos qu’il tient par deux fois à Dieu sur l’Horeb : « Je suis passionné pour le Seigneur, le Dieu des puissances : les fils d’Israël ont abandonné ton alliance, ils ont démoli tes autels et tué tes prophètes par l’épée ; je suis resté moi seul, et l’on cherche à m’enlever la vie » (1 R 19, 14).

Poussés par la curiosité, nous avons feuilleté le second livre des Rois pour en savoir plus sur le sort final de cet homme hors du commun. Nous lisons que « Elie monta au ciel dans la tempête » (2 R 2, 11), sous le regard de son disciple et successeur Elisée, emporté sur un « char de feu » tiré par des « chevaux de feu ». Nous aimerions probablement savoir si le prophète a survécu à ce traitement de choc, mais la question est hors sujet : les hagiographes n’étaient pas encore atteints par le virus de l’individualisme. Pour eux ce n’est pas la personne d’Elie qui importe, mais l’Esprit de prophétie qui repose sur lui. L’ascension d’Elie signifie que Dieu se réserve de susciter un prophète qui poursuivra son ministère et le mènera à son terme.

Or l’Evangile de ce jour nous révèle que ce prophète n’est autre que Jean le Baptiste. Pourtant, ce n’est pas lui qui accomplit ce qu’annonçait Ben Sirac pour le retour d’Elie. Jean lui-même désigne « celui qui vient après lui et est plus fort que lui : “ lui il vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Il a sa pelle à vanner à la main, il va nettoyer son aire et recueillir son blé dans le grenier ; mais la bale, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas ” » (Mt 3, 11-12). C’est Jésus qui accomplit le ministère commencé par Elie, dans le feu de l’Esprit. Celui « qui fut préparé pour la fin des temps, ainsi qu’il est écrit, afin d’apaiser la colère avant qu’elle n’éclate », c’est le Fils Bien-Aimé que le Père nous envoie afin de nous réconcilier avec lui et entre nous.

« Heureux ceux qui te verront », prophétise Ben Sirac ; « Heureux vos yeux parce qu’ils voient et vos oreilles parce qu’elles entendent ! » répond Jésus ; « Amen je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l’ont pas entendu » (Mt 13, 16-17).

Hélas, parmi ceux qui ont vu, tous n’ont pas cru ; aussi « le Fils de l’homme lui aussi », comme Jean-Baptiste et tous les prophètes, « va souffrir par eux ». Mais Dieu ne se laisse pas vaincre par la malice des hommes ; il va au contraire s’en servir pour faire aboutir son dessein d’amour. C’est parce que le Christ a accepté de s’endormir dans la mort sur la Croix, que le prophète peut annoncer en toute vérité : « Heureux ceux qui se sont endormis dans l’amour du Seigneur, car ils posséderont la vraie vie ».

Dans cette perspective, le bourreau, sans être innocenté pour autant, trouve lui aussi une raison d’espérer : Dieu ne s’est-il pas servi de son ignorance, de son aveuglement, voire de sa haine meurtrière pour faire triompher sa miséricorde ? Et celle-ci n’est-elle pas destinée avant tout aux pécheurs comme lui ? C’est bien ce que Saint Pierre confirmera peu après la Pentecôte : « Vous avez fait mourir le Prince de la vie, mais c’est dans l’ignorance que vous avez agi. Dieu lui avait d’avance annoncé par la bouche de tous les prophètes que son Messie souffrirait et c’est ce qui s’est accompli. Convertissez-vous donc et revenez à Dieu, afin que vos péchés soient effacés » (Ac 3, 15-19).

Seigneur, plonge-nous dans l’Esprit de feu qui embrasait Elie et le Baptiste, pour que, renouvelés dans notre ardeur, “notre parole brûle comme une torche” lorsque nous proclamons le message de grâce. Car voici venu le temps béni de la patience et de la miséricorde, où “le cœur du Père se penche vers ses fils pour rétablir les tribus de Jacob”. Bientôt, oui très bientôt, la splendeur de la gloire du Dieu tout-puissant se lèvera en nos cœurs, et l’avènement de son Fils unique, dissipant les dernières ombres de la nuit, fera voir au grand jour que nous sommes fils de la lumière.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Le quai, à Kamouraska

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VITRAIL


Dans le livre d'Yvon Poitras, "Un temps pour espérer",

 il y a un chapitre intitulé: «Vitrail». 


IL y a d'abord une citation de Tagore:

«Dieu est là où le laboureur laboure le sol dur;

 et au bord du sentier où peine le casseur de pierres.»


Et je note quelques phrases des deux premiers paragraphes:

«J'ai parfois vécu des enchantements de l'âme 

en regardant la lumière couler joyeusement 

à travers des vitraux d'église. (...)

J'avais alors le sentiment d'être enveloppé 

par une lumière sacrée venue d'un au-delà mystérieux. 

Par une lumière venue de plus loin que le temps, 

de plus loin que la terre des hommes. 

Par une lumière messagère discrète de Dieu.


Quand je regarde avec attention du cœur 

certains hommes et certaines femmes 

qui croisent mes routes, j'ai de nouveau l'impression

 de me retrouver devant un vitrail

 traversé par une lumière divine.» 


Peut-être vous ai-je donné le goût 

de lire le reste du chapitre...

Ou encore d'identifier de ces personnes 

qui ont croisé ou croient encore votre route...


VITRAIL...

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Bonne journée!

Jean-Yves 


jeudi 9 décembre 2021

Ils n’écoutent ni Jean ni le Fils de l’homme. / (373,307)

 Bonjour!

Vendredi 10 décembre 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

Ils n’écoutent ni Jean ni le Fils de l’homme. (Mt 11, 16-19)

Alléluia, Alléluia. Le Seigneur vient : allez à sa rencontre ! C’est lui le Prince de la paix. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus déclarait aux foules :
« À qui vais-je comparer cette génération ?
Elle ressemble à des gamins assis sur les places,
qui en interpellent d’autres en disant :
“Nous vous avons joué de la flûte,
et vous n’avez pas dansé.
Nous avons chanté des lamentations,
et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine.”
Jean est venu, en effet ; il ne mange pas, il ne boit pas,
et l’on dit : “C’est un possédé !”
Le Fils de l’homme est venu ; il mange et il boit,
et l’on dit : “Voilà un glouton et un ivrogne,
un ami des publicains et des pécheurs.”
Mais la sagesse de Dieu a été reconnue juste
à travers ce qu’elle fait. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

La première lecture de ce jour n’est-elle pas bouleversante ? Quelle souffrance dans cette interpellation de notre Dieu : il aurait tant voulu nous combler de sa paix, nous rassasier de ses biens, nous donner la joie d’une fécondité abondante, et surtout nous faire entrer dans son amitié, nous donner part à son propre nom, c’est-à-dire faire de nous ses fils.

Mais nous n’avons pas compris sa voix, nous avons refusé d’entendre ses appels. Nous avons fait la sourde oreille à son « enseignement salutaire » et lui avons préféré « le conseil des méchants » (Ps 1). Au lieu de nous laisser « guider sur le chemin » qu’il ouvre devant nous en son Fils Jésus-Christ, nous nous sommes rebellés et nous nous sommes égarés sur « le chemin des pécheurs ». Plutôt que de « murmurer sa loi jour et nuit », nous en avons contesté le bien-fondé, protesté contre cette ingérence ; revendiqué notre autonomie. 

Comme des enfants contestataires – ou comme le fils cadet de la parabole – nous avons rejeté l’autorité divine du « Dieu saint notre Rédempteur ». Rien d’étonnant que nous soyons « balayés comme la paille par le vent », que nos « chemins se perdent » dans la nuit. Comment des aveugles pourraient-ils se guider entre eux : ne tomberont-ils pas tous ensemble dans un trou faute de se laisser « guider sur le chemin où ils marchent » ?

L’homme contemporain rétorque : « Mais où donc est-il ce Dieu pour que nous puissions “être attentifs à ses commandements” ? Où se manifeste-t-il que nous puissions contempler ses prodiges ? Nous lui demandons des signes et il nous ignore ; des visions et il ne réagit pas, des révélations et il demeure muet ! » Avec une infinie patience, le Seigneur répond : « Je vous ai dit tout ce que j’avais à dire par la Parole qui est mon Fils. Fixez les yeux sur lui seul, car en lui j’ai tout établi, en lui j’ai tout dit, tout révélé, et vous trouverez là bien plus que tout ce que vous désirez et demandez. Non, il ne faut plus vous adresser à moi par désir de visions et de révélations : retenez-le bien, tout se trouve déjà réalisé en Jésus-Christ, et infiniment plus ! » (S. Jean de la Croix, Montée du Carmel).

Hélas la discrétion même du don de Dieu nous le fait mépriser : sa Parole nous apparaît insipide, son pain eucharistique dérisoire. Pauvres gamins que nous sommes : assis sur les places de nos cités terrestres déchirées par nos guerres fratricides, nous interpellons Dieu et lui reprochons de ne pas entrer dans nos vues et ne pas satisfaire nos demandes – voire nos caprices – alors que le Seigneur nous a envoyé son Fils pour nous relever et nous introduire dans la Jérusalem céleste où règne la « justice » et la « paix ». 

Certes les mœurs de Dieu tranchent sur les nôtres : il verse des larmes sur ce qui nous fait danser, et il semble se réjouir de ce qui nous attriste. Pourtant, « la sagesse de Dieu se révèle juste à travers ce qu’elle fait » ; mais seul celui qui lui fait confiance, qui accepte de le suivre sur les chemins déconcertants de l'Évangile, peut faire l’expérience de la fécondité de l’obéissance de la foi.

“Heureux est l’homme qui se plaît dans la loi du Seigneur : il est comme un arbre planté près d’un ruisseau qui donne du fruit en son temps, et jamais son feuillage ne meurt ” (Ps 1). Fais descendre sur nous, Seigneur, la paix tranquille qui émane de ce Psaume. Donne-nous de ne rien chercher d’autre que le bonheur que tu promets à ceux qui plongent en toi leurs racines pour vivre de ton Esprit en “murmurant ta loi jour et nuit”. Apprends-nous, dans l’écoute de ta Parole et la communion au mystère eucharistique, le vrais sens des choses de ce monde et l’amour des biens éternels.


Abbé Philippe Link / Merci!

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«La beauté qui sauvera le monde, 

c'est la générosité, le partage, la compassion,

 toutes ces valeurs

 qui amènent à une énergie fabuleuse

 qui est celle de l'amour.»

(Pierre Rabhi)

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Bonne journée!

Jean-Yves 

mercredi 8 décembre 2021

« Personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste » / (373,239)

 Bonjour!

Jeudi 9 décembre 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste » (Mt 11, 11-15)

Alléluia, Alléluia. Ciel, répands ta rosée ! Nuées, faites pleuvoir le juste ! Terre, ouvre-toi, que germe le Sauveur ! Alléluia. (cf. Is 45, 8)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus déclarait aux foules :
« Amen, je vous le dis :
Parmi ceux qui sont nés d’une femme,
personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ;
et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux
est plus grand que lui.

Depuis les jours de Jean le Baptiste jusqu’à présent,
le royaume des Cieux subit la violence,
et des violents cherchent à s’en emparer.
Tous les Prophètes, ainsi que la Loi,
ont prophétisé jusqu’à Jean.
Et, si vous voulez bien comprendre,
c’est lui, le prophète Élie qui doit venir.
Celui qui a des oreilles,
qu’il entende ! »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

En une seule parole, Jésus nous a en quelque sorte tout exprimé en déclarant : En vérité, je vous le dis : parmi les enfants des femmes, il n’en a pas surgi de plus grand que Jean-Baptiste. On peut retrouver en lui, en effet, toutes les facettes de la sainteté : Il est vierge et ascète, ermite dans les solitudes, et cénobite au milieu de ses disciples ; (Jn 3, 25-26) confesseur de la foi au Christ, l’Élu de Dieu (Jn 1, 34) et docteur de la Révélation faite à la Terre des Hommes ; déjà évangélisateur par la prédication de ce qu’il appelle lui-même la Bonne Nouvelle (Lc 3, 18) et témoin jusqu’au martyre. Comment ne pas aimer et admirer celui qui est le seul à porter en outre le titre de Précurseur ?

Et cependant, le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui ! Cette fois, la parole de Jésus nous ferait presque sursauter, tant elle paraît soudainement comme en contradiction avec l’affirmation qui précède. Et pourtant, comme cela est vrai ! Le plus petit dans le Royaume des cieux, ce Royaume d’Au-delà qui nous attend, est encore plus grand que le grand Saint Jean. Pour la bonne raison qu’il est sauvé, « introduit en Paradis », par la Rédemption du Christ qui nous ouvre à la Vie éternelle. Quelle espérance pour nos vies, si nous sommes fidèles à sa parole de lumière et de vérité !

Mais nous savons qu’il nous faut aller plus loin ou plutôt, plus profond encore. Car le Royaume de Dieu est déjà là au milieu de nous. Et le plus grand dans ce Royaume déjà en marche et en continuation c’est celui qui s’est fait, justement, – et nous allons bientôt fêter sa Nativité – le plus petit. Et le plus petit, c’est donc Lui, Jésus-Christ !

Il est né dans la nudité de la crèche, comme un petit enfant nouveau-né et il est mort dans la nudité de la croix, comme un Fils unique abandonné de tous. C’est pourquoi il est le plus grand, lui que le Père a exalté en lui donnant le nom qui est au-dessus de tout nom.

Tous les prophètes, ainsi que la loi ont mené leurs prophéties jusqu’à Jean nous dit Jésus. Pour annoncer la venue du Messie, le peuple juif attendait le retour d’Élie. En vérité, Jésus le dit, Élie est déjà venu. Le Sauveur annoncé nous a été donné. Nous pouvons nous tourner vers la joie de sa Nativité. Bénis soit Jean de nous affermir, par son exemple, dans la foi en sa Parole !


Abbé Philippe Link / Merci!

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À Sainte-Luce-sur-Mer, sur le bord de la plage.

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«Les chemins sont nombreux

 qui peuvent nous conduire à l'union avec Dieu. 

Tout chemin qui nous rapproche 

de la communion avec Dieu 

nous rapproche de la paix.» 

(Anselm Grün)

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«Être attentif signifie 

que nous sommes présents à chaque instant.

 Nous percevons alors le secret de l'instant, 

du temps, de la vie.»

(Anselm Grün)

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«Quand bien même notre vie reste imparfaite,

nous savons que Dieu seul peut nous combler.»

(Anselm Grün)

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«Celui qui ressent la présence de Dieu

 dans la prière et la médiation

 trouvera la paix en lui et autour de lui.»

(Anselm Grûn /Invitation à la sérénité du cœur)

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Ces phrases me nourrissent et font ma journée!

Bye!

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Bonne journée!

Jean-Yves 


mardi 7 décembre 2021

« Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi » / (373,155)

 Bonjour!

Mercredi 8 décembre 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi » (Lc 1, 26-38)

Alléluia. Alléluia.
Je te salue, Marie, Comblée-de-grâce :
le Seigneur est avec toi,
tu es bénie entre les femmes.
Alléluia. (cf. Lc 1, 28.42)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu
dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
    à une jeune fille vierge,
accordée en mariage à un homme de la maison de David,
appelé Joseph ;
et le nom de la jeune fille était Marie.
    L’ange entra chez elle et dit :
« Je te salue, Comblée-de-grâce,
le Seigneur est avec toi. »
    À cette parole, elle fut toute bouleversée,
et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
    L’ange lui dit alors :
« Sois sans crainte, Marie,
car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
    Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ;
tu lui donneras le nom de Jésus.
    Il sera grand,
il sera appelé Fils du Très-Haut ;
le Seigneur Dieu
lui donnera le trône de David son père ;
    il régnera pour toujours sur la maison de Jacob,
et son règne n’aura pas de fin. »
    Marie dit à l’ange :
« Comment cela va-t-il se faire,
puisque je ne connais pas d’homme ? »
    L’ange lui répondit :
« L’Esprit Saint viendra sur toi,
et la puissance du Très-Haut
te prendra sous son ombre ;
c’est pourquoi celui qui va naître sera saint,
il sera appelé Fils de Dieu.
    Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente,
a conçu, elle aussi, un fils
et en est à son sixième mois,
alors qu’on l’appelait la femme stérile.
    Car rien n’est impossible à Dieu. »
    Marie dit alors :
« Voici la servante du Seigneur ;
que tout m’advienne selon ta parole. »

Alors l’ange la quitta.

     – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

En regardant Marie, nous avons le désir de faire grandir en nous l’unité intérieure, l’appel à être saint, en laissant former en nous le Christ. Parce que dans le Christ, tout appartient au Père, tout ne tend que vers le Père. Dans le Christ, il n’y a aucune limite à la rectitude, aucune limite à l’amour de Dieu : « le Père et moi, nous sommes un ». Ainsi est-il possible de vivre comme Jésus qui est le Chemin, la Vérité et la Vie.

Mais, nous le savons trop, cette croissance dans le Christ, elle s’opère dans un être marqué par le péché, contrairement à Marie qui est sans péché. Sa conception immaculée préside à sa croissance dans la grâce, elle est le commencement de tous ses dons et particulièrement dans son rôle de mère de Dieu. C’est le point de départ, c’est l’étoile qui brille au matin. Dès les premières lueurs de conscience, Marie accepte d’ouvrir son cœur aux initiatives de Dieu, elle grandit dans son amour, elle devient son épouse, pour devenir le réceptacle tout prêt à accueillir en elle l’Enfant divin engendré par l’Esprit. C’est le trésor de sa vie, mais aussi, le trésor qu’elle partage avec nous.

C’est pour nous, en effet, que Marie reçoit tous ces dons divins, c’est pour devenir la Mère de Dieu qu’elle est pure et toute belle, pleine de grâce, pour accueillir son fils mais aussi pour être notre mère. Dès le premier instant de sa vie, elle est comblée de la plénitude de Dieu, Elle s’initie à son rôle de Mère. Tout ce qui la concerne, concerne Jésus et ses frères et sœurs engendrés à la vie de Dieu et appelés à devenir des saints et des saintes.

Notre-Dame de la transparence, en toi et à travers toi Dieu nous parle : donne-nous un cœur simple, remplis-nous d’allégresse. Ô Vierge du Fiat et du Magnificat, rends nos cœurs transparents comme le tien.

 Notre-Dame de l’humilité, cachée dans la foule, enveloppée dans le mystère, aide-nous à porter la Bonne Nouvelle au monde et à nous immerger dans le mystère du Christ pour en communiquer quelque chose à nos frères.

 Notre-Dame de la fidélité, Toi qui sans cesse « recherchais le visage du Seigneur », Toi qui as accepté le mystère et qui l’as médité dans ton cœur, Toi qui as vécu en accord avec ce que tu croyais, Toi qui fus l’exemple même de la constance dans l’épreuve comme dans l’exaltation, aide-nous à tenir nos engagements, en bons et fidèles serviteurs, jusqu’au dernier jour de notre vie sur la terre.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

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Photo de la Vierge

Elle vient d'Alsace, ce matin...


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Bonne journée!

Jean-Yves