samedi 12 février 2022

« Heureux les pauvres ! Quel malheur pour vous les riches ! » / + Homélie de l'abbé Michel Talbot... / (378,500)

 Bonjour!

Dimanche 13 février 2022

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...



ÉVANGILE

« Heureux les pauvres ! Quel malheur pour vous les riches ! » (Lc 6, 17.20-26)

Alléluia. Alléluia.
Réjouissez-vous, tressaillez de joie,
dit le Seigneur,
car votre récompense est grande dans le ciel.
Alléluia. (Lc 6, 23)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    Jésus descendit de la montagne avec les Douze
et s’arrêta sur un terrain plat.
Il y avait là un grand nombre de ses disciples,
et une grande multitude de gens
venus de toute la Judée, de Jérusalem,
et du littoral de Tyr et de Sidon.

Et Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara :
« Heureux, vous les pauvres,
car le royaume de Dieu est à vous.
    Heureux, vous qui avez faim maintenant,
car vous serez rassasiés.
Heureux, vous qui pleurez maintenant,
car vous rirez.
    Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent
et vous excluent,
quand ils insultent
et rejettent votre nom comme méprisable,
à cause du Fils de l’homme.
        Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie,
car alors votre récompense est grande dans le ciel ;
c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes.

    Mais quel malheur pour vous, les riches,
car vous avez votre consolation !
    Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant,
car vous aurez faim !
Quel malheur pour vous qui riez maintenant,
car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !
    Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous !
C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Seul un Dieu qui vient du ciel (Jn 3,11) et qui a les paroles de la vie éternelle (6,68) peut nous dire ce que nous venons d’entendre dans l’Évangile.

Une des plus grandes questions qui intéresse nos cœurs est de savoir comment nous pouvons atteindre ce bonheur auquel nous aspirons de tout notre être. Où peut-il se trouver ? comment le conquérir? le garder ?

Le bonheur… 
Comment se fait-il que l’homme, quoi qu’il fasse, ne puisse, par lui-même, parvenir à le créer, le préserver, le partager à tous les hommes ? Ou, plus dramatiquement encore, que l’apparent bonheur des uns se fasse au détriment des autres ? Par rapport à tout ce monde de quêtes et de questionnements,
l’Écriture sainte ne nous laisse pas sans lumière.

Elle nous éclaire, tout d’abord, sur la nature même de ce bonheur si ardemment désiré. Qu’est-ce qu’être heureux en effet, comme la Loi, les prophètes et les psaumes le disent et comme Jésus Christ lui-même le promet (Lc 6,20-21) ?

Être heureux, dans la perspective biblique, ce n’est pas aller son chemin tranquille et dans la bonne humeur. Nous avons soif de bien davantage ! Ce n’est pas non plus profiter au maximum de cette existence
en y goûtant le plus possible
de considération, de réjouissances, de rassasiements. Nous voyons vite combien
cela reste toujours insatisfaisant et si passager. Être heureux c’est posséder en soi une réalité solide, durable, vivante, capable de nous épanouir toujours, partout et tout entier. Sans que personne alentour n’en soit frustré. Une réalité, en somme, plénière, universelle, éternelle.
En un mot : une réalité divine, c’est-à-dire sans limite et sans fin. Le bonheur, nous enseigne alors la révélation biblique, c’est goûter quelque chose qui appartient à Dieu, et qui donc ne peut que venir de lui et nous conduire à lui. Mais alors, comment l’accueillir et l’atteindre ?

La réponse de l’Écriture est aussi simple que catégorique : par le choix de notre liberté, où tout se passe en termes d’alternative. Car il n’y a pas de neutralité possible ! Ou l’on monte vers le Tout ; ou l’on s’enfonce vers le rien (Ga 6,8).
Ou c’est la Vie qui nous appelle ; ou c’est la mort qui nous attend (Si 15,17). Ou c’est Dieu que nous aimons ; ou c’est le mal que nous servons (Mt 6,24). Dans la perspective d’un choix aussi tranché, bien sûr, nous nous insurgeons, nous tergiversons !
On voudrait que les choses soient un peu plus partagées, plus relatives, plus nuancées. Et nous nous y employons volontiers ! Mais, quand il s’agit d’absolu, d’éternité, de Vie, en un mot de bonheur, la réponse ne peut surgir que de cette alternative : ou il existe ou il n’existe pas. Ou il demeure une vraie promesse ; ou il n’est qu’une vaine illusion. Vois, je te propose aujourd’hui vie et bonheur ou mort et malheur, dit le Seigneur. Choisis donc la vie ! (Dt 30,15s).


Heureux serez-vous, si vous faites et êtes ceci. Malheureux êtes-vous, si vous faites et êtes cela (Lc 6,20-23). Ainsi tous les textes de la célébration de ce jour
réclament-ils de nous une décision libre et dernière : nous suffisons-nous à nous-mêmes ou devons-nous nous appuyer sur Dieu ? Sommes-nous notre propre origine et notre propre salut ou les tenons-nous de notre Créateur et Rédempteur ? Le théologien Urs von Balthasar n’hésite pas à écrire : « Une troisième voie intermédiaire n’existe pas ! » Mais là n’est-elle pas, finalement, la belle grandeur de notre liberté ?

 Dieu qui veux habiter les cœurs droits et sincères, donne-nous de vivre selon ta grâce ; alors tu pourras venir en nous pour y faire ta demeure.


Abbé Philippe Link / Merci!

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J'ajoute le texte de l'homélie de  l'abbé Michel Talbot, curé dans l'Unité Ouest (région de Montmgny):


IL EST OÙ LE BONHEUR?
Parole de Dieu : Jérémie 17, 5-8; 1 Corinthiens 15, 12.16-20; Luc 6, 17.20-26.
Comme le dit la chanson : « Il est où le bonheur, il est où? » À l'instar des disciples de Jésus, beaucoup de gens aujourd'hui ont toutes les raisons du monde d’être malheureux. Dans bien des cas, les circonstances font que leur expérience de vie les écarte du bonheur. Quelque soit le contexte social propre à chaque pays, la pauvreté, la faim, la peine, la haine et le rejet sont présents sous des formes plurielles et pour des raisons très variées. À tous, Jésus déclare : « Heureux, vous les pauvres… Heureux, vous qui avez faim maintenant… Heureux, vous qui pleurez maintenant... heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent... » Une telle proclamation de bonheur faite à des gens qui sont visiblement malheureux est pour le moins étonnante, sinon provocante, et il n’est pas facile d'en saisir le sens.
Pour bien comprendre la portée des béatitudes, il importe de les lire au complet. Quand Jésus déclare : « Heureux vous les pauvres », il dit pourquoi : « car le Royaume de Dieu est à vous ». Si les pauvres sont heureux, c’est parce que cette pauvreté les met en possession du Royaume de Dieu, même s'ils n'en ont pas encore la pleine jouissance. Ils en prendront pleinement possession lorsqu’il viendra, comme on le demande dans la prière : « Que ton Règne vienne. » En attendant, les pauvres anticipent ce bonheur, car ils sont les premiers destinataires du salut de Dieu. Tout en n’excluant personne du bonheur, Dieu accorde aux défavorisés un amour de prédilection qui ne peut que les rendre heureux maintenant.
Il faut lire les autres béatitudes dans la même perspective. Jésus affirme donc qu'il est possible d'être heureux même au cœur d’expériences humaines qui semblent contredire le bonheur, mais il faut porter le regard vers l'avenir dont Dieu occupe tout l’horizon. Mais tout n’est pas reporté dans l’avenir. Le bonheur est anticipé dans le présent : « Heureux, vous les pauvres, car le Royaume de Dieu est à vous ».
En d’autres mots, vous êtes pauvres, vous avez faim, vous pleurez, vous souffrez de quelque manière à cause de votre foi, eh bien, dites-vous que Dieu offre un bonheur qui, parvenu à son achèvement, ne laissera plus rien à attendre. Le bonheur est lié aux dispositions du cœur de Dieu auxquelles on a à s'ajuster dans la confiance et l'espérance. Malgré la pauvreté, la faim, la peine, la haine et le rejet, est béni, heureux, celui qui, comme le dit le prophète Jérémie, sait mettre « sa foi dans le Seigneur, dont le Seigneur est la confiance. Il sera comme un arbre » bien enraciné qui saura porter de nombreux fruits. Il est où, le bonheur? Il est là!

L'abbé Michel Talbot
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Merle d'Amérique

Photo: André Lavoie - Clairmont - Merci!

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Note: Actuellement, il y a 3,334 messages de disponibles sur ce blogue.

Vous pouvez trouver tous les textes de la Parole de Dieu qui sont utilisés dans toutes les eucharisties des trois années liturgiques. Il s'agit d'aller en haut à gauche et de demander dans l'espace réservé (   Q). La plupart des textes sont commentés par l'abbé Philippe Link du diocèse de Strasbourg, en France et que je remercie grandement. - Vous pouvez agrandir les photos ou les images en cliquant dessus. Je remercie aussi tous les ami(e)s qui me fournissent des photos: c'est très précieux pour illustrer les pages. Merci à vous de venir nous visiter régulièrement. Bon dimanche! Jean-Yves 

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Bon dimanche!

Jean-Yves 


vendredi 11 février 2022

« Les gens mangèrent et furent rassasiés » / (378,418)

 Bonjour!

Samedi 12 février 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE

« Les gens mangèrent et furent rassasiés » (Mc 8, 1-10)

Alléluia. Alléluia.
L’homme ne vit pas seulement de pain,
mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.
Alléluia. (Mt 4, 4b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ces jours-là,
comme il y avait de nouveau une grande foule,
et que les gens n’avaient rien à manger,
Jésus appelle à lui ses disciples et leur dit :
    « J’ai de la compassion pour cette foule,
car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi,
et n’ont rien à manger.
    Si je les renvoie chez eux à jeun,
ils vont défaillir en chemin,
et certains d’entre eux sont venus de loin. »
    Ses disciples lui répondirent :
« Où donc pourra-t-on trouver du pain
pour les rassasier ici, dans le désert ? »
    Il leur demanda :
« Combien de pains avez-vous ? »
Ils lui dirent :
« Sept. »
    Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre.
Puis, prenant les sept pains
et rendant grâce,
il les rompit,
et il les donnait à ses disciples
pour que ceux-ci les distribuent ;
et ils les distribuèrent à la foule.
    Ils avaient aussi quelques petits poissons,
que Jésus bénit et fit aussi distribuer.
    Les gens mangèrent et furent rassasiés.
On ramassa les morceaux qui restaient :
cela faisait sept corbeilles.
    Or, ils étaient environ quatre mille.
Puis Jésus les renvoya.
    Aussitôt, montant dans la barque avec ses disciples,
il alla dans la région de Dalmanoutha.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

On reconnaît bien dans notre récit les gestes du rite eucharistique que Jésus fera à la Cène (Cf. Mc 14, 22-24). En multipliant pour cette foule les quelques pains de ses disciples, Jésus préfigure le don de son corps et de son sang dans l’Eucharistie pour le salut du monde et annonce le banquet céleste où tous les hommes réconciliés avec le Père par l’offrande de sa vie pourront siéger à la fin des temps.

Il est à noter ici que Jésus ne donne pas directement le pain qu’il vient de multiplier, il le fait distribuer par les disciples. Autrement dit, Jésus veut avoir besoin de nous pour être les canaux de sa miséricorde, pour être ses mains et son cœur auprès de ceux qui sont perdus loin de lui, dans la détresse et la souffrance.

Remarquons encore que le Seigneur part du peu que nous possédons : sept pains et quelques poissons. Et bien, même de ce pas grand-chose, le Seigneur veut en avoir besoin. Jésus veut avoir besoin de l’offrande de nos vies unie à sa propre offrande pour sauver le monde. Il veut nous associer d’une façon toute particulière au mystère de la rédemption.

Ce salut auquel il désire que nous collaborions, notre Seigneur veut le proposer à tout homme. La seconde multiplication des pains le rappelle avec force. De même que dans la première multiplication, les douze corbeilles renvoyaient aux douze tribus d’Israël, ici le chiffre « sept », qui est traditionnellement celui des païens (les cités grecques étaient gouvernées par sept sages), signifie que les païens comme les juifs sont conviés au banquet messianique. Autrement dit, le nouveau peuple de Dieu, auquel nous appartenons, doit demeurer accueillant à tous ceux qui se mettent à suivre le Christ.

Seigneur Jésus, fais-nous la grâce à chaque Eucharistie, de consentir toujours davantage à la réconciliation avec notre Père que tu nous as acquise par ta mort et ta résurrection. Donne-nous aussi de savoir unir à ton offrande celle de nos pauvres vies. Tu nous les rendras transfigurées et, à travers elles, rayonnera ta miséricorde auprès de ceux vers qui tu nous envoies.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « “Rompre le pain” pour le Seigneur, signifie la manifestation du mystère de l’Eucharistie. Son action de grâce signifie la joie que lui apporte le salut du genre humain. Le partage du pain à ses disciples pour qu’ils se le répartissent signifie qu’il a transmis aux Apôtres la tâche de distribuer la nourriture de la vie à son Eglise » (Saint Bede le Vénérable)

  • « Ce miracle n’est pas destiné seulement à satisfaire la faim d’un jour, mais c’est le signe de ce que le Christ est prêt à faire pour le salut de toute l’humanité en offrant sa chair et son sang » (Pape François)

  • « Fraction du pain parce que ce rite, propre au repas juif, a été utilisé par Jésus quand il bénissait et distribuait le pain en maître de table (…). C’est à ce geste que les disciples le reconnaîtront à la résurrection, et c’est de cette expression que les premiers chrétiens désigneront leurs assemblées eucharistiques (...) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 1.329)

«Le Seigneur passe...

Ouvriras-tu

Quant frappe l'inconnu?

Peux-tu laisser mourir la voix

Qui réclame ta foi?»

(Hymne - Liturgie des heures - Ce matin)


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«Qui donc est Dieu que nul ne peut aimer

s'il n'aime l'homme?

Qui donc est Dieu qu'on peut si fort blesser

en blessant l'homme?»

(Hymne - Liturgie des heures - Ce matin)


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Bonne journée!

Jean-Yves 

jeudi 10 février 2022

« Il fait entendre les sourds et parler les muets » /Journée mondiale des malades... / Notre Dame du Synode... / (378,361)

 Bonjour!

Vendredi 11 février 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE

« Il fait entendre les sourds et parler les muets » (Mc 7, 31-37)

Alléluia. Alléluia.
Seigneur, ouvre notre cœur
pour nous rendre attentifs aux paroles de ton Fils.
Alléluia. (cf. Ac 16, 14b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    Jésus quitta le territoire de Tyr ;
passant par Sidon, il prit la direction de la mer de Galilée
et alla en plein territoire de la Décapole.
    Des gens lui amènent un sourd
qui avait aussi de la difficulté à parler,
et supplient Jésus de poser la main sur lui.
    Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule,
lui mit les doigts dans les oreilles,
et, avec sa salive, lui toucha la langue.
    Puis, les yeux levés au ciel,
il soupira et lui dit :
« Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! »
    Ses oreilles s’ouvrirent ;
sa langue se délia,
et il parlait correctement.
    Alors Jésus leur ordonna
de n’en rien dire à personne ;
mais plus il leur donnait cet ordre,
plus ceux-ci le proclamaient.
    Extrêmement frappés, ils disaient :
« Il a bien fait toutes choses :
il fait entendre les sourds et parler les muets. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Alors qu’on demande à Jésus uniquement de « poser la main sur le malade », Notre-Seigneur va faire bien davantage. Mais auparavant, il « l’emmène à l’écart, loin de la foule » ; non seulement il l’éloigne des curieux avides de merveilleux, mais aussi de son entourage immédiat ; comme si pour le sortir de son isolement, il fallait d’abord que cet homme sorte du cercle de ses proches. Jésus met ses doigts dans les oreilles du malheureux, et touche sa langue d’un peu de sa salive, exprimant ainsi concrètement sa solidarité profonde avec sa condition misérable. Ne faisant plus qu’un avec ce frère en humanité blessé dans sa chair et dans son âme, Jésus lève les yeux vers Dieu son Père, signifiant ainsi clairement l’origine de la puissance qu’il met en œuvre : le soupir qui prolonge son regard suggère l’action du souffle du Très-Haut qui restaure notre pauvre humanité dans sa capacité relationnelle. 

Ces gestes trouvent tout leur sens dans la parole qui les accompagne : « Effata », c’est-à-dire « Ouvre-toi ! ». On comprend que l’Eglise ait toujours été très sensible à cet épisode qui exprime si bien la compassion active de Notre-Seigneur à notre égard ; c’est sans doute pourquoi elle a introduit le rite de l’« Ephata » dans la liturgie du baptême : dans l’ancien rite, le prêtre prononçait cette parole tout en introduisant ses doigts dans les oreilles de l’enfant, avant de toucher sa langue d’un peu de salive.

Remarquons que Jésus ne dit pas « Que s’ouvre tes oreilles », mais « Sois ouvert, tout entier » : car c’est l’homme dans son intégralité qui est malade du péché et que Jésus vient guérir. L’effet est instantané : « ses oreilles s’ouvrirent ; aussitôt sa langue se délia et il parlait correctement ». L’homme est rétabli dans sa beauté originelle ; la remarque émerveillée de l’entourage – « Tout ce qu’il fait est admirable : il fait entendre les sourds et parler les muets » – fait écho au livre de la Genèse : « Dieu vit tout ce qu’il avait fait : c’était très bon » (Gen 1, 31). Jésus est venu pour une nouvelle création, qui accomplit ce qui s’annonçait dans la première, et que la péché a mis en échec, à savoir une humanité réconciliée, vivant de la vie même de son Créateur, reconnu comme Dieu et Père.

Aujourd’hui encore, Seigneur, tu veux accomplir en nous le miracle que nous venons d’entendre. Pour cela, il nous faut consentir à te suivre à l’écart, loin de la foule, loin des bruits de ce monde, pour te rencontrer dans l’intimité de la prière, nous laisser toucher par toi, et te laisser souffler sur nous ton Souffle divin. Nul ne peut être disciple sans accueillir auparavant cette transformation intérieure radicale : donne-nous d’y consentir sans plus attendre.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Journée mondiale des malades...


"Effata" : Ouvre-toi.


Seigneur , ouvre mon cœur;

ouvre nos cœurs à ta présence en nous.

Seigneur, guéris-nous dans nos fragilités...

Seigneur, fais-nous ressentir ton amour...

Seigneur, aide-nous à aller vers les autres 

et en particulier vers les personnes dans le besoin...


"Effata"

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Notre Dame du Synode


 Notre Dame du Synode, 

Toi qui n'as pas hésité à parcourir

 les chemins du Haut pays de Judée,

 pour aider ta cousine Elisabeth, 

Apprends-nous à faire route ensemble,

 avec charité et diligence.


 Notre Dame du Synode,

 Toi qui as accompagné, en esprit, 

Jésus et ses disciples, partis pour annoncer

 la venue du Royaume des cieux, 

apprends-nous à faire route ensemble

 avec foi et persévérance

 

Notre Dame du Synode,

 Toi qui as suivi le Christ jusqu'au Golgotha,

 Pour enfanter l'Eglise au pied de la Croix,

 Apprends-nous à faire route ensemble, 

Avec espérance, par-delà les souffrances.


 Notre Dame du Synode, 

Toi qui te trouvais au milieu des Apôtres, 

au jour de la glorieuse Pentecôte,

 Apprends-nous à faire route ensemble,

 en Eglise et sous la mouvance de l'Esprit. 


Amen.


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Photo:

De André Lavoie - Clairmont - Merci!


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Bonne journée!

Jean-Yves 


« Les petits chiens, sous la table, mangent bien les miettes des petits enfants ! » (378,217)

 Bonjour!

Jeudi 10 février 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE

« Les petits chiens, sous la table, mangent bien les miettes des petits enfants ! » (Mc 7, 24-30)

Alléluia. Alléluia.
Accueillez dans la douceur
la Parole semée en nous :
c’est elle qui peut vous sauver.
Alléluia. (cf. Jc 1, 21bc)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

    En ce temps-là,
    Jésus partit et se rendit dans le territoire de Tyr.
Il était entré dans une maison,
et il ne voulait pas qu’on le sache,
mais il ne put rester inaperçu :
    une femme entendit aussitôt parler de lui ;
elle avait une petite fille possédée par un esprit impur ;
elle vint se jeter à ses pieds.
    Cette femme était païenne, syro-phénicienne de naissance,
et elle lui demandait d’expulser le démon hors de sa fille.
    Il lui disait :
« Laisse d’abord les enfants se rassasier,
car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants
et de le jeter aux petits chiens. »
    Mais elle lui répliqua :
« Seigneur, les petits chiens, sous la table,
mangent bien les miettes des petits enfants ! »
Alors il lui dit :
    « À cause de cette parole, va :
le démon est sorti de ta fille. »
    Elle rentra à la maison,
et elle trouva l’enfant étendue sur le lit :
le démon était sorti d’elle.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

On comprend l’admiration de Jésus devant cette confession de foi ! Certes cette femme aurait sans aucun doute eu du mal à expliciter qui était Jésus pour elle, ou à le situer sur l’horizon des Écritures – qu’elle ignorait. Mais sa connivence avec Notre-Seigneur et l’audace de sa charité ne sont-elles pas la preuve que sa foi venait « d’en haut », autrement dit que cette païenne avait accueilli la grâce dans son cœur ?

La leçon est claire : ce n’est pas l’appartenance à Israël – l’ancien ou le nouveau – qui sauve ; mais la foi vivante par la charité, qui se « prouve dans ses œuvres » (Jn 2, 18). « Quand j’aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et de toute la connaissance, quand j’aurais la foi la plus totale, celle qui transporte les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien » (1 Co 13, 2).

On comprend que cet épisode ait été important pour la jeune communauté de Rome à laquelle s’adresse saint Marc, constituée essentiellement des païens convertis. Une lecture attentive découvre en outre que la guérison (ou la délivrance) est obtenue non par une parole d’autorité prononcée par Jésus, mais par la parole de foi de la femme, comme le Seigneur l’atteste lui-même : « A cause de cette parole (que tu viens de prononcer), va : le démon est sorti de ta fille ».

Ce détail correspond également à la situation de l’Église post-pascale : Jésus ressuscité manifeste sa présence par les signes accomplis en son nom par ses disciples, lorsqu’ils distribuent « aux petits enfants » le pain de la Parole et le pain de la charité fraternelle. Hier comme aujourd’hui, ces deux pains qui n’en font qu’un, rassemblent dans une même commensalité tous ceux qui, juifs ou païens, se reconnaissent en Jésus enfants d’un même Père ; car « Dieu ne fait pas acception des personnes, mais en toute nation, celui qui le craint et pratique la justice trouve accueil auprès de lui » (Ac 10, 34-35).

Tel le pain qui a toute autorité sur le démon ; puissions-nous nous en nourrir chaque jour, pour être des témoins crédibles de la Bonne Nouvelle de l’Évangile de la Paix.


Abbé Philippe Link

/ Merci!

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Photo:

De André Lavoie - Clairmont - Merci!


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De Simon Lessard de La Victoire de l'Amour:

Faire la volonté de Dieu:

Faire quelque chose avec la saveur de l'amour.


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«La vraie joie est dans le partage.»


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Bonne journée!

Jean-Yves 

mardi 8 février 2022

« Vous êtes la lumière du monde » / (378,130)

Bonjour!

Mercredi 9 février 2022



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Vous êtes la lumière du monde » (Mt 5, 13-16)

Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur.
Celui qui me suit aura la lumière de la vie.
Alléluia. (cf. Jn 8, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Vous êtes le sel de la terre.
Mais si le sel devient fade,
comment lui rendre de la saveur ?
Il ne vaut plus rien :
on le jette dehors et il est piétiné par les gens.

    Vous êtes la lumière du monde.
Une ville située sur une montagne
ne peut être cachée.
    Et l’on n’allume pas une lampe
pour la mettre sous le boisseau ;
on la met sur le lampadaire,
et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.
    De même, que votre lumière brille devant les hommes :
alors, voyant ce que vous faites de bien,
ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Le Seigneur demande à ses auditeurs d’ouvrir leur intelligence et leur cœur : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur ».

En conséquence, la priorité n’est pas aux gestes et aux rites qui sacralisent notre quotidien mais à la lutte contre les souillures intérieures. Le chrétien ne cherche pas à être reconnu comme tel par ses pratiques, mais il doit se révéler en étant le sel de la terre. Il est le grain de sel intimement uni aux aliments pour en relever la saveur. Consentant aux mouvements de la grâce en lui, il enseigne à vivre en enfant de Dieu en vivant pleinement de l’Esprit filial.

Ce qu’il nous faut craindre est le mouvement intérieur qui nous rend complice du Tentateur et nous conduit à la séparation d’avec Dieu, au péché. « Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses (…). Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. »

Seigneur, montre-nous l’importance de la prière : elle nous rend docile aux sollicitations de ton Esprit ; apprends-nous la vigilance du cœur : nous serons des témoins de ta lumière.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 

lundi 7 février 2022

« Vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes » / (378,075)

 Bonjour!

Mardi 8 février 2022



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes » (Mc 7, 1-13)

Alléluia. Alléluia.
Incline mon cœur vers tes exigences ;
fais-moi la grâce de ta loi, Seigneur.
Alléluia. (Ps 118, 36a.29b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem,
se réunissent auprès de Jésus,
    et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas
avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées.
    – Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs,
se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger,
par attachement à la tradition des anciens ;
    et au retour du marché,
ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau,
et ils sont attachés encore par tradition
à beaucoup d’autres pratiques :
lavage de coupes, de carafes et de plats.
    Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus :
« Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ?
Ils prennent leurs repas avec des mains impures. »
    Jésus leur répondit :
« Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites,
ainsi qu’il est écrit :
Ce peuple m’honore des lèvres,
mais son cœur est loin de moi.
    C’est en vain qu’ils me rendent un culte ;
les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains.
    Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu,
pour vous attacher à la tradition des hommes. »
    Il leur disait encore :
« Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu
pour établir votre tradition.
    En effet, Moïse a dit :
Honore ton père et ta mère.
Et encore :
Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort.
    Mais vous, vous dites :
Supposons qu’un homme déclare
à son père ou à sa mère :
“Les ressources qui m’auraient permis de t’aider
sont korbane, c’est-à-dire don réservé à Dieu”,
    alors vous ne l’autorisez plus à faire quoi que ce soit
pour son père ou sa mère ;
    vous annulez ainsi la parole de Dieu
par la tradition que vous transmettez.
Et vous faites beaucoup de choses du même genre. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Le contraste avec le passage que nous avons contemplé hier est frappant. A la scène paisible et silencieuse de la piété populaire qui touche Notre-Seigneur par la foi et obtient le salut, s’oppose aujourd’hui l’attitude critique des pharisiens, qui argumentent de mille pseudo-raisons pour ne pas s’engager à la suite du Christ. Elles sont loin les foules accourant vers le Seigneur comme des brebis se rassemblant autour de leur berger ! Jésus consent néanmoins à descendre dans l’arène pour y subir l’interrogation des pharisiens, car eux aussi sont des enfants du Père, qu’il a mission de sauver. Notre péricope ne nous donne que quelques brefs échos des controverses que Notre-Seigneur a dû endurer, des flots de paroles bruyantes et agressives qu’il a dû supporter de la part de ces fils d’Israël, jaloux de son ascendant sur le peuple ; de la haine aussi à laquelle il a consenti à s’exposer.

Contrairement aux foules qui humblement « suppliaient Jésus de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau » (Mc 6, 56), les pharisiens et autres scribes « venus de Jérusalem, se réunissent autour de Jésus » ; ils l’encerclent comme des juges se tenant autour d’un accusé. L’interpellation est déjà une accusation implicite : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? » Nous imaginons spontanément que les disciples se sont rendus coupable d’un écart doctrinal ou moral significatif ; or il n’en est rien : l’objet de la controverse se résume à une règle d’hygiène élémentaire : se laver les mains avant de prendre son repas. En quoi cela concerne-t-il la « tradition des anciens », c’est-à-dire la religion des Pères ?

Posée ainsi, la question peut en effet sembler oiseuse, voire mesquine, pour nous qui avons à ce point séparé la foi de la vie que les signes d’appartenance à la Tradition chrétienne se limitent bien souvent à la participation à la liturgie dominicale. Pour Israël, toute activité possède une dimension religieuse essentielle ; aussi la tradition des anciens avait-elle établi un certain nombre de prescriptions – prières, bénédictions et autres rites – qui devaient aider le croyant à garder sans cesse en mémoire l’orientation surnaturelle de sa vie quotidienne.

Ce n’est certes pas cela que Jésus conteste ; loin de lui de se présenter comme un défenseur d’un laïcisme qui prétendrait renvoyer à la sphère privée l’expression de la foi et de l’appartenance à la communauté croyante. Mais Notre-Seigneur réagit contre une pratique religieuse vidée de son âme, de son intériorité, de son intentionnalité spirituelle. Un tel ritualisme n’accomplit plus ce à quoi il était destiné : « S’il me manque l’amour je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante » (1 Co 13, 1). Sans la charité, la « tradition des anciens » est stérile ; elle n’est plus l’expression d’une attitude intérieure de foi, c’est-à-dire de vie en communion avec le Père et le Fils dans l’Esprit. C’est ce clivage entre le paraître extérieur et l’être intérieur que Jésus dénonce comme hypocrisie : « Ce peuple m’honore des lèvres mais son cœur est loin de moi. Il est inutile le culte qu’ils me rendent ».

L’exemple que donne Notre-Seigneur pour illustrer son propos est particulièrement significatif de la perversité de cette dérive. Le commandement de Dieu explicitement mentionné dans les Ecritures : « Honore ton père et ta mère », est annulé par un décret d’une tradition toute humaine, dont les motivations sont loin d’être spirituelles, puisqu’elles visent au profit du temple et surtout de ceux qui le desservent. Sous couvert de religiosité, la fameuse « tradition des anciens » fait passer l’intérêt de la caste sacerdotale avant la charité la plus élémentaire, et ceci malgré le précepte divin.

« Vous annulez la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez » : tel est le douloureux constat auquel aboutit Notre-Seigneur en observant le comportement des pharisiens de son époque et de tous les temps, y compris le nôtre. D’où l’importance de consentir à un sincère examen de conscience, non pas pour supprimer les expressions de notre foi que nous avons vidées de leur contenu ou que nous avons détournées à notre profit, mais pour les réorienter vers leur finalité surnaturelle.

Que Marie et Joseph nous aident à vivre à chaque instant en présence du Verbe incarné, et que l’Esprit Saint repose sur nous, afin que « tout ce que nous dirons et tout ce que nous ferons, soit toujours accompli au nom du Seigneur Jésus Christ, en offrant par lui notre action de grâce à Dieu le Père » (Col 3, 17).


Abbé Philippe Link / merci!

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Souvenirs de Bretagne...

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«Le péché nous fait prendre conscience 

de l'amour de Dieu pour nous.»


(Mgr Georges Pontier, administrateur diocésain, 

Diocèse de Paris)


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«Aimer la vie 

c'est se mettre au service des personnes.»


(Diocèse de Paris)


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Bonne journée!

Jean-Yves