dimanche 12 juin 2022

« Moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant » / Fête de saint Antoine de Padoue (sa biographie)... / (386,675)

Bonjour!

Lundi 13 juin 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour... 


ÉVANGILE

« Moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant » (Mt 5, 38-42)

Alléluia. Alléluia.
Ta parole est la lumière de mes pas,
la lampe de ma route.
Alléluia. (Ps 118, 105)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Vous avez appris qu’il a été dit :
Œil pour œil, et dent pour dent.
    Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ;
mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite,
tends-lui encore l’autre.
    Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice
et prendre ta tunique,
laisse-lui encore ton manteau.
    Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas,
fais-en deux mille avec lui.
    À qui te demande, donne ;
à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos ! »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Reconnaissons que les antithèses du Sermon sur la Montagne nous confrontent cruellement à nos limites. La barre est haute, très haute ; sans doute trop haute pour nous. Les argumentations rationnelles que nous pourrions tenter d’invoquer pour justifier les propos de Jésus, ne suffiront probablement pas à vaincre nos résistances. Aussi n’avons-nous pas d’autre recours que de nous exposer patiemment à cette Parole, jusqu’à ce qu’elle ait suscité en nous les dispositions nécessaires pour que nous puissions lui obéir.

Certes nous percevons tous les limites de la loi du Talion : « œil pour œil, dent pour dent » (Ex 21, 24). L’apparente justice qui consiste à exiger une peine identique à celle qu’on a subie, débouche inévitablement sur des débordements incontrôlables. Lorsque la roue de la violence est mise en branle, qui l’arrêtera ? Il suffit de relire la genèse et le développement des grands conflits internationaux du siècle précédent pour se rendre compte qu’on n’établit pas la paix en exigeant que l’autre souffre tout autant que ce qu’il a fait subir : du bourreau à la victime et retour, le mal est doublé ; et il en est de même pour la haine, le ressentiment, le désir de vengeance, et tous les autres sentiments morbides. Mais pourquoi chercher des exemples sur la scène internationale : n’est-ce pas ce que nous vérifions au quotidien dans nos relations professionnelles ou familiales ? Si nous revendiquons que l’autre ait payé « jusqu’au dernier centime » avant d’enterrer la hache de guerre, la paix demeurera fragile, et à la moindre étincelle, la violence souterraine fera irruption au grand jour.

Mais alors comment faire si la justice ne suffit pas ? « Et bien moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant » – nous répond Jésus. Voilà la première étape : refuser de s’engager dans la spirale de la violence en ripostant à l’offense qui nous est faite. Mais comment justifier un tel renoncement ? D’autant plus que le risque encouru est évident : rien ne prouve que l’adversaire ne va pas profiter de ce qu’il interprètera comme de la faiblesse, pour récidiver !

Dans leur sagesse, les maîtres spirituels nous invitent à envisager une justice à plus long terme. Sans doute ai-je été victime d’actions malveillantes qui crient vengeance ; mais n’ai-je pas, en d’autres circonstances, échappé à des sanctions méritées ? « Supporte avec patience les souffrances injustement infligées aujourd’hui, en réparation pour toutes les rétributions méritées auxquelles tu as échappé par le passé ».

Le premier mobile du renoncement que Jésus nous ordonne est cependant d’un autre ordre. Il réside dans le changement de regard que nous sommes invités à poser sur notre prochain – fût-il « méchant ». A la lumière de l’Évangile nous découvrons que tout homme est un frère, car tous nous sommes enfants d’un même Père, qui « fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes » (Mt 5, 45). Pour entrer dans la logique du « davantage » du discours sur la Montagne, il nous faut passer d’une évaluation réductrice de notre prochain – fondée exclusivement sur son comportement passé et présent – à une évaluation « intégrale », qui se laisse éclairer par l’avenir de tout homme dans le dessein d’amour de Dieu. En d’autres termes, il nous faut apprendre, avec l’aide de la grâce, à entrer dans le regard d’espérance que Dieu porte sur chacun de nous : « Dans les cieux, il nous a comblés de sa bénédiction spirituelle en Jésus-Christ. En lui, il nous a choisis avant la création du monde, pour que nous soyons, dans l’amour, saints et irréprochables sous son regard. Il nous a d’avance destinés à devenir pour lui des fils par Jésus-Christ » (Ep 1, 4-5). Ce n’est que dans la mesure où nous nous laissons pénétrer par cette parole au point d’entrer dans la perspective du Royaume qu’elle ouvre devant nous, que nous serons capables de vivre les exigences des antithèses du Sermon sur la Montagne. Leur forme négative ne doit pas nous tromper : elles ne nous incitent pas à la passivité, voire à la démission. Notre-Seigneur nous invite tout au contraire à des actes positifs : « Donne à qui te demande », comme il convient au sein de la famille des enfants de Dieu ; si quelqu’un cherche à s’approprier ta tunique, « laisse-lui encore ton manteau » en signe de partage fraternel ; n’hésite pas à « faire deux mille pas avec celui qui te réquisitionne pour mille », car la mesure du don est de donner sans mesure ; ne te détourne pas de celui qui « te gifle sur la joue droite », mais signifie-lui par ton attitude bienveillante, que tu lui as pardonné et qu’il jouit à nouveau de ta confiance.

Seigneur nous voulons croire que ta Parole donne ce qu’elle ordonne, qu’elle nous transforme de manière à ce que nous puissions lui obéir. Aussi nous ne voulons pas laisser sans effet la grâce reçue de toi. Nous croyons que c’est maintenant le moment favorable, que c’est maintenant le jour du salut. Nous voulons nous présenter à nos frères comme de vrais ministres de Dieu par notre vie entière, triomphant de la haine par le pardon, de la violence par la douceur ; afin d’être au cœur de ce monde, des témoins de la justice et de la paix véritables, celles qui viennent de toi et nous ramènent à toi, Père, par le chemin que nous ouvre ton Fils, Jésus-Christ notre Seigneur.

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Fête de saint Antoine de Padoue...

Sa biographie



Fernando Martins de Bulhoes naît en 1195 à Lisbonne au Portugal. Fils d’un chevalier au service du roi, sa famille est très croyante. Il reçoit son éducation sous la direction des chanoines de la cathédrale de Lisbonne.

A quinze ans, Fernando entre au monastère des chanoines réguliers de saint Augustin de Saint-Vincent. Deux ans plus tard, il part pour le monastère de Sainte Croix de Coimbra, qui est la maison-mère de l’Ordre. Durant huit ans il est formé en théologie et étude biblique par les chanoines réguliers de l’ordre de saint Augustin puis est ordonné prêtre à 25 ans.

En 1220, le jeune prêtre est profondément touché par l’accueil triomphal qui est fait à cinq frères franciscains morts martyrs au Maroc. Il rencontre les frères franciscains de l’ermitage dos Olivais et demande à les rejoindre et être envoyé lui aussi au Maroc pour y recevoir la couronne du martyr. Sa demande de quitter les chanoines réguliers fut acceptée, Fernando devint franciscain et choisit le nom d’Antoine en souvenir de saint Antoine ermite et père du désert. Aussitôt il partit pour Marrakech.

A peine arrivé au Maroc le jeune prêtre tomba malade et fut incapable d’exercer son ministère sacerdotal, ne retrouvant pas la santé il fut contraint de rentrer au Portugal. Sur le voyage du retour, des vents violents poussèrent le navire qui accosta en Sicile ou des frères de Messine recueillirent Antoine. Après deux mois de convalescence, le jeune prêtre partit pour Assise en Italie où saint François réunissait tous les frères franciscains pour le grand chapitre de la Pentecôte. Antoine eut ainsi une occasion inespérée d’entendre saint François parler de son idéal évangélique ce qui le confirma dans son choix franciscain. Il fut ensuite envoyé à l’ermitage de Montepaolo pour y célébrer la messe aux frères, là il se consacra à la prière et aux travaux de la communauté.

Un jour Antoine fut invité à prêcher. L’on constata ainsi qu’il avait un grand don pour la prédication grâce à ses connaissances approfondies et à son expression claire et droite. On lui demanda d’exercer un ministère de prédication, notamment pour combattre l’hérésie cathare, répandue dans la région. Frère Antoine se mit à parcourir les routes d’Italie et du sud de la France pour réaffirmer la morale de l’Évangile et rectifier la doctrine. En 1223, saint François demanda à Antoine d’enseigner la théologie aux frères franciscains. Les premières écoles de théologie franciscaine furent fondées en France et en Italie. Après la mort de saint François, Antoine retourne en Italie où il devient supérieur provincial du nord de l’Italie. Il  s’attache à la communauté de Padoue où il s’installe définitivement à partir de 1230. Il y exerce un ministère de confession et s’efforce de défendre les droits des pauvres. Épuisé, il doit se retirer à Camposampiero dans la prière et la méditation. C’est là qu’il reçoit la visite de l’Enfant Jésus. Antoine meurt le 13 juin 1231 aux abords de Padoue à l’âge de 36 ans en murmurant ces paroles : « Je vois mon Seigneur ».

Dès sa mort, la dévotion des habitants des environs de Padoue à saint Antoine est très grande et une multitude de guérisons et miracles ont lieu auprès de son tombeau. Cela va décider le pape Grégoire IX à ouvrir un procès de canonisation. Celle-ci a lieu le 30 mai 1232, 11 mois seulement après sa mort, ce qui est unique dans l’histoire de la sainteté. Saint Antoine de Padoue est proclamé docteur de l’Eglise par Pie XII en 1946. Il est fêté le 13 juin.

Saint Antoine, priez pour nous.

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Bonne journée!

Jean-Yves 

samedi 11 juin 2022

« Tout ce que possède le Père est à moi ; l’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître » / À la gloire de notre Dieu... / (386,611)

Bonjour!

Dimanche 12 juin 2022

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...


ÉVANGILE

« Tout ce que possède le Père est à moi ; l’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître » (Jn 16, 12-15)

Alléluia. Alléluia.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit :
au Dieu qui est, qui était et qui vient !
Alléluia. (Ap 1, 8)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire,
mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter.
    Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité,
il vous conduira dans la vérité tout entière.
En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même :
mais ce qu’il aura entendu, il le dira ;
et ce qui va venir, il vous le fera connaître.
    Lui me glorifiera,
car il recevra ce qui vient de moi
pour vous le faire connaître.
    Tout ce que possède le Père est à moi ;
voilà pourquoi je vous ai dit :
L’Esprit reçoit ce qui vient de moi
pour vous le faire connaître. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Cette fête de la Sainte Trinité, Dieu un en trois personnes, pourrait nous paraître bien éloignée de la réalité de nos existences. Or le mystère de la vie trinitaire rejoint notre propre vie. En effet, Dieu rejoint l’homme pour le conduire à son accomplissement. La fête de ce jour veut nous enseigner que c’est dans la contemplation de la vie trinitaire que l’homme apprend à être homme. Oui, la Trinité nous humanise. Comment ? En nous libérant.

La Sainte Trinité nous apprend en effet à libérer notre cœur. Il faut le reconnaître, nous ne savons pas aimer. Notre amour est tout petit par rapport à cette capacité d’amour que l’Esprit-Saint a déposé en nous (cf. Rm 5,5). De plus, il est souvent déformé par la jalousie, la peur, l’orgueil…

La Trinité, elle, nous propose une école de l’amour et du don de soi. Le Père, le Fils et l’Esprit sont un dans l’amour. Cela signifie que le Fils est totalement tourné vers son Père (cf. Jn 1,1 ; Lc 2,49) et le Père vers son Fils. Leur amour est simple, c’est-à-dire sans duplicité. Chacun appartient à l’autre totalement. Il n’y a pas de distorsion entre le cœur, le regard, la parole. Chacun est libre d’être tout à l’autre.

Ce n’est pas sans conséquence pour nous qui avons tant de mal à aimer, à susciter la communion autour de nous. Or l’amour qui se vit au sein de la Trinité a pris un visage humain en Jésus. Jésus aime de cet amour qui lie les trois personnes divines. Son amour n’a pas de limite (cf. Jn 13,1). Tout homme, toute femme, est rejoint par l’amour de Jésus. Son cœur est libre pour être disponible à chacun. Combien d’hommes et de femmes dans l’Évangile peuvent en témoigner ?

En même temps, Jésus n’impose pas son amour. Il ne cherche pas à posséder l’autre. Au sein de la Trinité, chaque personne reçoit l’autre comme un don. L’essence de l’amour est un échange de dons.

Aimer, ce n’est pas prendre, c’est recevoir. La Trinité nous apprend à libérer notre cœur de tout désir de capter l’amour des autres. Nous devons aimer les personnes de façon qu’elles soient libres d’aimer les autres plus que nous. « Allez-vous partir vous aussi ? » dira Jésus à ses disciples
 avec une liberté déconcertante (Jn 6,67). Celui qui aime doit accepter d’être moins l’aimé que l’amant. Dieu n’est-il pas toujours celui qui aime davantage qu’il n’est aimé ? La liberté du cœur pour aimer, voilà ce que nous enseigne la Trinité.

Dieu nous a créés pour aimer. Il nous a « appelés à la liberté » (Ga 5,13), à la liberté de notre cœur.
Nous ne savons pas où est le terme de notre humanisation. Car nous n’aurons jamais fini d’aimer, de pardonner, de servir…
Mais nous savons désormais que nous serons pleinement hommes quand nous serons pleinement en Dieu, vivant au cœur même de la Très Sainte Trinité.

Dieu notre Père, tu as envoyé dans le monde ta Parole de vérité et ton Esprit de sainteté pour révéler aux hommes ton admirable mystère ; donne-nous de professer la vraie foi en reconnaissant la gloire de l’éternelle Trinité, en adorant son Unité toute-puissante.

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L'Église  a besoin de s'ouvrir davantage sur le monde...

La Sainte Trinité, ce n'est pas pour se refermer sur soi

 mais pour s'ouvrir sur le monde...

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 “À LA GLOIRE DE NOTRE DIEU”

Nous te louons, Dieu notre Père,

pour la manifestation de ta gloire

dans ta création et dans notre vie.

Nous nous réjouissons, Jésus Christ, Fils du Père,

pour l’œuvre de salut et de guérison

que tu ne cesses d’accomplir en nous à chaque jour.

Nous reconnaissons, Esprit-Saint, ta puissance infinie d’amour et de consolation,

Toi qui agis en nous et nous dynamise.


Puisse notre langage humain te plaire toujours, Dieu trois fois Saint,

autant dans nos moments de recherche et de silence

que dans nos manifestations de grande communion.


Qu’il nous soit donné de te louer et de célébrer ta gloire

chaque jour en étant accueillants et disponibles.

Que l’expression de ton amour infini et déjà partagé

grandisse en nous jusque dans la plénitude éternelle,

là où tout se dépasse et s’accomplit.


Que ce même amour se reflète dans notre vie

avec une intensité qui dérange,

et secoue la foi endormie de ceux et celles qui nous entourent.

Que notre foi s’incarne toujours plus dans notre vie

à travers les événements qui nous arrivent.


Que notre espérance qui nous fait tendre

vers un bonheur infini et indescriptible, se développe.

Que notre amour, qui anticipe la communion parfaite,

éclaire la nuit de ceux et celles qui n’ont plus le goût de vivre.

Et que, par notre témoignage,

d’autres hommes et d’autres femmes se lèvent

pour travailler à la construction de ton Royaume

avec Marie, notre mère et en communion avec l’Église.

Alléluia! Amen.

Jean-Yves Fortin, diacre

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Bon dimanche!

Jean-Yves 

 

vendredi 10 juin 2022

« Moi, je vous dis de ne pas jurer du tout »( / 386,575)

 Bonjour!

Samedi 11 juin 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour....


     ÉVANGILE     

« Moi, je vous dis de ne pas jurer du tout » (Mt 5, 33-37)

Alléluia. Alléluia.
Incline mon cœur vers tes exigences ;
fais-moi la grâce de ta loi, Seigneur.
Alléluia. (Ps 118, 36a.29b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens :
Tu ne manqueras pas à tes serments,
mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur.
    Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout,
ni par le ciel, car c’est le trône de Dieu,
    ni par la terre, car elle est son marchepied,
ni par Jérusalem, car elle est la Ville du grand Roi.
    Et ne jure pas non plus sur ta tête,
parce que tu ne peux pas
rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir.
    Que votre parole soit “oui”, si c’est “oui”,
“non”, si c’est “non”.
Ce qui est en plus vient du Mauvais. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Comment faire pour donner de la crédibilité à notre parole, pour l’accréditer auprès de ceux envers qui nous nous engageons ? Jésus nous invite à demeurer simplement dans la vérité de ce que nous sommes : à savoir des êtres imparfaits, fragiles, sujets à l’échec et à l’erreur, mais aimés du Père, qui ne demande qu’à nous aider afin que nous soyons capables de porter la responsabilité de nos engagements. Notre « oui » n’a besoin d’aucune autre garantie extérieure, car Dieu s’engage avec nous – si du moins nous avons discerné notre décision avec lui. « Tout ce qui est en plus » procède d’une défiance implicite envers la bienveillance divine, ou de la prétention de gérer notre vie sans lui ; les deux attitudes procèdent du père du mensonge, que Jésus désigne comme le « Mauvais ».

L’enseignement de Notre-Seigneur nous ramène encore et toujours à la paternité divine. Non, nous ne sommes pas seuls à gérer tant bien que mal notre vie, en composant avec les aléas de nos impuissances. Dieu lui-même s’engage à nos côtés dans toutes les actions que nous entreprenons avec lui en bonne conscience : « Il est fidèle, le Dieu qui vous appelle : tout cela, il l’accomplira » (1 Th 5, 24).

 

Seigneur Jésus, “tu n’as pas été à la fois ‘oui’ et ‘non’ : tu n’as jamais été que ‘oui’. Et toutes les promesses de Dieu ont trouvé leur ‘oui’ en ta personne” (2 Co 1, 19-20). Envoie sur nous ton Esprit de vérité : que notre parole s’enracine toujours dans la tienne, afin que tu accomplisses toi-même en nous tes propres œuvres. C’est “par toi, Jésus, que nous disons ‘amen’, notre ‘oui’ pour la gloire de Dieu” (Ibid.) ; c’est sur ta fidélité que nous comptons pour nous aider à tenir nos engagements devant les hommes nos frères, afin qu’en toutes choses, le Père soit glorifié en esprit et vérité (cf. Jn 4, 23).


Abbé Philippe Link / Merci!

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«Pour bien écouter l'autre

 il faut faire silence à l'intérieur de soi.»


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Bonne journée!

Jean-Yves

 


Photo:
De La Pocatière, un beau soir d'été...
(Jean-Yves)

jeudi 9 juin 2022

« Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère » / (386,525)

 Bonjour!

Vendredi 10 juin 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère » (Mt 5, 27-32)

Alléluia. Alléluia.
Vous brillez comme des astres dans l’univers
en tenant ferme la parole de vie.
Alléluia. (Ph 2, 15d.16a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Vous avez appris qu’il a été dit :
Tu ne commettras pas d’adultère.
    Eh bien ! moi, je vous dis :
Tout homme qui regarde une femme avec convoitise
a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur.
    Si ton œil droit entraîne ta chute,
arrache-le et jette-le loin de toi,
car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres
que d’avoir ton corps tout entier jeté dans la géhenne.
    Et si ta main droite entraîne ta chute,
coupe-la et jette-la loin de toi,
car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres
que d’avoir ton corps tout entier qui s’en aille dans la géhenne.

    Il a été dit également :
Si quelqu’un renvoie sa femme,
qu’il lui donne un acte de répudiation.
    Eh bien ! moi, je vous dis :
Tout homme qui renvoie sa femme,
sauf en cas d’union illégitime,
la pousse à l’adultère ;
et si quelqu’un épouse une femme renvoyée,
il est adultère. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Nous pourrions intituler cet extrait : « de la concupiscence à l’amour ». La Loi n’est pas simplement un interdit régulateur de la vie sociale ; bien comprise, elle est un pédagogue sur le chemin de l’amour. Mais pour cela il faut pénétrer au-delà de la lettre jusqu’à l’intention du Législateur : c’est l’exercice que Jésus entreprend avec nous dans ces quelques versets.

L’adultère commence dans le regard qui ne voit plus dans la femme qu’un objet de plaisir ou de consommation. L’union charnelle de convoitise ne respecte pas l’autre dans sa différence : ce n’est pas la communion dans l’amour qui est recherchée, mais la fusion dans une jouissance narcissique qui n’honore pas l’altérité. Voilà pourquoi le précepte de la Loi ne se présente pas sous une forme anonyme – du genre : « Il est défendu de commettre l’adultère » – mais sous la forme dialoguale de l’interpellation personnelle : « Tu ne commettras pas d’adultère ». La Parole fait surgir la Personne divine, qui nous invite à demeurer dans la vérité des relations interpersonnelles. Elle agit comme un « glaive à deux tranchants, elle pénètre jusqu’au point de division de l’âme et de l’esprit, des articulations et des moelles, elle peut juger les sentiments et les pensées du cœur (Hb 4,12) ».

C’est précisément cette action « tranchante » que Jésus illustre de façon très imagée lorsqu’il dit : « Si ton œil droit est pour toi une occasion de péché, arrache-le et jette-le loin de toi. Et si ta main droite est pour toi une occasion de péché, coupe-la et jette-la loin de toi ». Il s’agit de jeter au loin ce qui nous rapproche de l’autre de manière captative, fusionnelle et inauthentique. Cette « mutilation » de notre concupiscence est une condition de l’amour et donc de l’accès au Royaume.

Le refus de la part du Seigneur de la répudiation s’inscrit dans la même logique. Il s’agissait d’une concession accordée par Moïse en raison de la dureté de cœur des fils d’Israël, c’est-à-dire de leur incapacité d’aimer de manière vraie et durable. Emportés par leur convoitise, ils répudiaient leur femme pour s’approprier un autre objet de désir. Pour échapper à la solitude et trouver la protection d’un foyer, la femme répudiée était amenée à consentir aux avances d’un autre homme et à s’engager avec lui dans une union illégitime.

Spontanément nous vient en mémoire la première conséquence du péché des origines : « alors leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils connurent qu’ils étaient nus » (Gn 3, 7). Le regard de concupiscence pervertit désormais nos relations humaines ; l’opacité de la chair fait obstacle à la découverte de la dimension spirituelle de l’autre ; la hiérarchie des facultés se trouvant bouleversée, les passions de l’âme aveuglent l’intelligence et paralysent la volonté. La seule manière de sortir de ces rapports inhumains, est de renoncer à l’hégémonie du vieil homme avec ses convoitises totalitaires, pour retrouver la simplicité des relations fraternelles sous le regard du Père.

Mais ne rêvons pas : l’homme ancien en nous – « l’homme psychique et charnel » selon la terminologie de Saint Paul – ne désarme pas sur base d’une simple décision. Il ne se soumettra qu’au prix d’un long et douloureux combat de chaque instant. Le renoncement à la vie ancienne et l’ascèse qu’implique un tel choix, ne sont pas un but en soi, mais constituent les conditions de l’accueil de la vie nouvelle dans l’Esprit, dont un des fruits est la maîtrise de soi (Ga 5, 23).

Seigneur donne-nous assez de foi pour nous engager résolument dans le combat contre la convoitise sous toutes ses formes, dans la certitude que tu combles en surabondance ceux qui acceptent de mourir à eux-mêmes pour que la vraie vie puisse reprendre ses droits, et que tu puisses régner en eux par ton Esprit.


Abbé Philippe Link / Merci!

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«Je t'aime d'un amour d'éternité.»

(Jr 31, 3)


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Bonne journée!

Jean-Yves 

mercredi 8 juin 2022

« Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement » / (386,494)

 Bonjour!

Jeudi 9 juin 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement » (Mt 5, 20-26)

Alléluia. Alléluia.
Je vous donne un commandement nouveau,
dit le Seigneur :
« Aimez-vous les uns les autres,
comme je vous ai aimés. »
Alléluia. (cf. Jn 13, 34)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Je vous le dis :
Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens,
vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.

    Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens :
Tu ne commettras pas de meurtre,
et si quelqu’un commet un meurtre,
il devra passer en jugement.
    Eh bien ! moi, je vous dis :
Tout homme qui se met en colère contre son frère
devra passer en jugement.
Si quelqu’un insulte son frère,
il devra passer devant le tribunal.
Si quelqu’un le traite de fou,
il sera passible de la géhenne de feu.
    Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel,
si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,
    laisse ton offrande, là, devant l’autel,
va d’abord te réconcilier avec ton frère,
et ensuite viens présenter ton offrande.
    Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire
pendant que tu es en chemin avec lui,
pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge,
le juge au garde,
et qu’on ne te jette en prison.
    Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas
avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Nous sommes au cœur du discours sur la montagne où Jésus nous invite à ajuster, à disposer nos cœurs pour entrer dans le Royaume. L’exemple des scribes et des pharisiens est donné par Jésus pour nous faire réagir. Leur justice est insuffisante parce qu’elle n’exprime pas un véritable ajustement de leur part aux mœurs du Royaume. Pour y parvenir Jésus propose une autre voie que celle de la stricte conformité aux prescriptions légales. En réalité, il n’ajoute rien à la Loi. Ce qu’il apporte réside dans l’interprétation nouvelle qu’il donne à ses préceptes. Cela apparaît clairement dans la manière dont il formule son enseignement : « Vous avez appris que… Eh bien moi, je vous dis… ».

La Loi condamne le meurtre. Eh bien, Jésus va étendre l’acte d’homicide au-delà de la stricte élimination physique de son prochain. Il va en dénoncer les racines cachées : la colère, l’insulte, la malédiction qui procèdent de la même logique intentionnelle d’éliminer celui qui me fait obstacle : « Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il en répondra au tribunal. Eh bien moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère en répondra au tribunal. Si quelqu’un insulte son frère, il en répondra au grand conseil. Si quelqu’un maudit son frère, il sera passible de la géhenne de feu ».

Aucune de ces menaces n’est pourtant irréversible. Leur sévérité n’est qu’un appel à nous convertir, de la part d’un Dieu qui nous aime et ne veut pas que nous sombrions dans la mort à laquelle nous conduisent la colère, les paroles qui la manifestent et l’outrage qu’elles vont parfois jusqu’à exprimer.

Mais la conversion à Dieu passe toujours par la personne de l’autre, de ce frère en humanité qui est à mes côtés. Voilà pourquoi Jésus ajoute : « Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande sur l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. » A noter qu’il ne dit pas : « Si tu as quelque chose contre ton frère », mais « si ton frère a quelque chose contre toi », car avouons-le bien humblement, il nous est plus spontané de voir l’offense qui nous a été faite que celle que nous avons commise. Combien est donc pressante la nécessité de la réconciliation !

Notre offrande à l’autel ne prendra son sens et n’aura de valeur qu’en fonction de cette réconciliation préalable. Car nous ne sommes pas seuls devant l’autel. La dimension communautaire de notre foi et du culte que nous rendons à Dieu n’est pas accidentelle ou facultative mais essentielle et indispensable. En effet, notre Dieu est Père de tous les hommes. Toute offrande véritable et donc digne d’être agréée, ne peut jaillir qu’en action de grâce du don de la paternité divine et de la fraternité universelle qu’elle révèle et à laquelle elle conduit. Voilà pourquoi Dieu ne peut recevoir le sacrifice des chrétiens divisés entre eux.

Jésus nous appelle donc à dépasser le cadre du légalisme judiciaire en nous ouvrant aux exigences de l’amour et de la miséricorde. C’est le seul lieu où nous pourrons rencontrer en vérité notre Dieu puisque c’est le chemin qu’Il a emprunté lui-même pour nous rejoindre.

Seigneur, donne-nous de pouvoir t’adorer sans partage en ayant pour tout homme une vraie charité. Apprends-nous à vivre de ta miséricorde pour que ton règne vienne et que ta volonté de salut s’accomplisse sur la terre comme au ciel.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 


mardi 7 juin 2022

« Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir » / «L'Esprits Saint: moteur de notre vie spirituelle...» /(386,459)

 Bonjour!

Mercredi 8 juin 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir » (Mt 5, 17-19)

Alléluia. Alléluia.
Fais-moi connaître ta route, mon Dieu ;
dirige-moi par ta vérité.
Alléluia. (cf. Ps 24, 4b.5a)


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes :
je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.
    Amen, je vous le dis :
Avant que le ciel et la terre disparaissent,
pas un seul iota, pas un seul trait
ne disparaîtra de la Loi
jusqu’à ce que tout se réalise.
    Donc, celui qui rejettera
un seul de ces plus petits commandements,
et qui enseignera aux hommes à faire ainsi,
sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux.
Mais celui qui les observera et les enseignera,
celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Étonnante parole de Jésus : « Pas une lettre, pas un seul petit trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise ». Ce formalisme borné, pointilleux, scrupuleux même, n’est-ce pas précisément l’attitude qu’il reproche aux pharisiens ? Comment un homme pourrait-il accomplir parfaitement la Loi jusque dans ses moindres détails ? Si telle est la condition pour avoir accès au Royaume, nous ne sommes pas prêts d’y entrer !

Mais tel n’est pas le sens de cette Parole qu’il faut resituer dans son contexte. Notre-Seigneur se défend de l’accusation des scribes et des pharisiens qui lui reprochent tout au contraire d’en prendre et d’en laisser dans les prescriptions de la Loi. Quand on sait l’importance que revêt pour un fils d’Israël l’obéissance à la Torah, on comprend que les disciples aient été troublés par ces invectives contre leur Maître. Aussi Jésus les rassure-t-il par la Parole très claire que nous venons d’entendre : non il n’est pas venu abolir la Loi, et il condamne explicitement « celui qui rejetterait ne fût-ce qu’un seul de ces plus petits commandements ou qui enseignerait aux homme à faire ainsi ».

L’homme n’a pas à faire un tri parmi les prescriptions que lui impose son Seigneur, car en agissant ainsi, il se « ferait juge de la Loi. Or si tu juges la Loi, tu n’es plus l’observateur de la Loi, mais son juge. Il n’y a qu’un seul Législateur et Juge, celui qui peut sauver et perdre » (Jc 4, 11-12). Faire un tri dans les préceptes, c’est se mettre au-dessus de Dieu, corrigeant la Loi qu’il a confiée à Moïse et aux Prophètes. Bref, en prendre et en laisser dans les commandements, c’est prétendre implicitement avoir acquis « la connaissance du bien et du mal ».

Voilà l’attitude que Jésus dénonce : l’homme qui pense pouvoir se passer de la loi divine en matière morale (et religieuse) trahit que l’orgueil s’est emparé de son âme. Il a rompu le lien de filiation et prétend être « comme Dieu » (Gn 3, 6), dirigeant sa vie « sans Dieu, malgré Dieu, voire contre Dieu » (St Maxime le Confesseur).

Mais Jésus condamne tout aussi sévèrement l’attitude pharisaïque qui prétend mériter le salut au prix d’une observance scrupuleuse mais sans âme, du moindre précepte. Une telle attitude n’est guère plus filiale, car elle ne se situe pas dans l’ordre du don et de l’accueil, mais du marchandage et du dû exigé. Nous pourrions dire que cette pseudo-filiation constitue le péché du fils aîné de la parabole du Père prodigue (Lc 15), alors que la prétention à disposer à son gré de la Loi illustre la transgression du fils cadet.

L’attitude juste que suggère Jésus tout au long de l’Evangile consiste à recevoir « la Loi et les Prophètes » comme la Parole d’un Père qui nous appelle à lui en ayant soin d’éclairer le chemin sur lequel nous pouvons avancer en toute sécurité. Vu sous cet angle, la Thora est un don précieux, « une lampe sur nos pas, une lumière sur notre route », que nous sommes invités à recevoir avec gratitude. C’est en l’accueillant comme la Parole de notre Père, en nous penchant sur elle avec amour, pour l’observer et la garder, que nous manifestons notre volonté d’être des fils.

Ce ne sont pas nos œuvres qui nous sauvent, mais une foi vivante par la charité concrète. Le fils sait que tout est grâce, y compris la transformation que la Parole opère en nous afin de nous rendre progressivement capables de la mettre intégralement en pratique. Il n’y a donc pas à tirer orgueil de notre obéissance, car Dieu seul, par son Esprit, peut accomplir ses œuvres en nous. Et nous n’avons pas à nous décourager de trébucher parfois, car « il est fidèle le Dieu qui nous appelle : c’est encore lui qui accomplira tout cela » (1 Th 5, 24).

Tout est possible à celui qui croit, c’est-à-dire à celui qui remet sa vie entre les mains de Dieu son Père, dans la docilité à l’Esprit de son Fils Jésus Christ. Mais le Seigneur ne peut rien pour l’homme qui prétend se justifier par ses propres forces, ou ériger une loi morale à sa mesure.

Seigneur, au milieu du relativisme moral contemporain, ne permet pas que nous nous laissions séduire par l’illusion de l’autonomie absolue. Nous ne sommes pas les esclaves d’une “lettre qui tue”, mais dans l’Esprit, nous sommes les fils du Dieu vivant “qui donne la vie”. Aussi est-ce notre joie et notre fierté d’obéir à ta Parole qui nous filialise et nous introduit dans la vraie liberté, celle qui consiste à pouvoir discerner et accomplir le bien auquel tu nous appelles.


Abbé Philippe Link / Merci!

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«L'Esprit Saint est le moteur 

de notre vie spirituelle.»

(Pape François)


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Bonne journée!

Jean-Yves