vendredi 6 janvier 2023

« Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. » / (396,832)

Bonjour!

Samedi le 7 janvier 2023

Voici la Parole de Dieu de ce jour... 


ÉVANGILE

« Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. » (Jn 2, 1-11)

Alléluia, Alléluia.
Un grand prophète s’est levé parmi nous,
et Dieu a visité son peuple.
Alléluia. (Lc 7, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
    il y eut un mariage à Cana de Galilée.
La mère de Jésus était là.
    Jésus aussi avait été invité au mariage
avec ses disciples.
    Or, on manqua de vin ;
la mère de Jésus lui dit :
« Ils n’ont pas de vin. »
    Jésus lui répond :
« Femme, que me veux-tu ?
Mon heure n’est pas encore venue. »
    Sa mère dit à ceux qui servaient :
« Tout ce qu’il vous dira, faites-le. »
    Or, il y avait là six jarres de pierre
pour les purifications rituelles des Juifs ;
chacune contenait deux à trois mesures,
(c’est-à-dire environ cent litres).
    Jésus dit à ceux qui servaient :
« Remplissez d’eau les jarres. »
Et ils les remplirent jusqu’au bord.
    Il leur dit :
« Maintenant, puisez,
et portez-en au maître du repas. »
Ils lui en portèrent.
            Et celui-ci goûta l’eau changée en vin.
Il ne savait pas d’où venait ce vin,
mais ceux qui servaient le savaient bien,
eux qui avaient puisé l’eau.
Alors le maître du repas appelle le marié
    et lui dit :
« Tout le monde sert le bon vin en premier
et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon.
Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. »

    Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit.
C’était à Cana de Galilée.
Il manifesta sa gloire,
et ses disciples crurent en lui.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

L’amour humain est une participation à l’amour divin. Le mariage par excellence, c’est l’amour trinitaire. Et dans le Verbe de Dieu, le Christ, en lequel nous devenons Fils de Dieu, nous entrons dans ce « mariage divin », nous devenons, avec toute l’Église, l’épouse du Christ.

« Remplissez d’eau les jarres ». Les jarres servaient à la purification. Le Christ nous fait remplir d’eau les jarres vides de notre purification. Cette eau, c’est l’eau du Christ, l’eau du baptême qui nous lave du péché. Les jarres pourraient être notre cœur. Le Christ nous invite à vider notre cœur des faux amours pour le remplir de son eau à lui. Quels sont les désirs de notre cœur ? Quels sont les désirs qui valent vraiment la peine ? Nous sommes capables de purifier nos désirs, de les diriger vers l’objet que nous choisissons. Nous pouvons désirer de désirer Dieu ! Et c’est alors que le Christ fait grandir notre désir de lui et nous rencontrons son propre désir qui nous précédait. 

Aujourd’hui l’amour est souvent caricaturé et parfois l’on nomme « amour » le summum de l’égoïsme. Mais l’amour humain n’est pas appelé à être une sous-catégorie de l’amour divin ; quand il est authentique l’amour est toujours l’amour : dans l’amour du prochain nous rencontrons l’amour de Dieu.

Et Jésus change l’eau en vin ! Le vin est le signe de la fête, de la joie, de enivrement de l’amour. Merci, Seigneur, pour tous ces moments où tu nous fais goûter la grandeur de l’amour. C’est alors que nous avons un aperçu du ciel. Le vin est aussi le signe du sang et le sang symbolise la vie. Ce sang, c’est la vie que le Christ donne pour chacun de nous. Aimer Dieu, aimer son prochain, cela s’accomplit quand on donne sa vie pour la personne aimée et que l’on reçoit d’elle notre propre vie. 

Il y a des moments difficiles dans l’amour car nous sommes tous attachés à notre vie, et la donner pour la recevoir nous semble assez risqué. Parfois le vin ne nous semble pas si bon. Mais le Christ nous guide et nous éduque sur ce chemin avec patience et amour. Il a « gardé le bon vin jusqu’à maintenant », ce « maintenant » de la vie éternelle dont nous avons déjà un avant-goût et vers laquelle nous nous dirigeons.

Dialogue avec le Christ

 « Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui ». Seigneur, ta gloire est que la vie que tu m’as donnée soit belle et féconde, vécue dans l’amour. C’est ainsi qu’elle sera un témoignage pour que tes disciples croient en toi. Viens dans ma vie, Seigneur, apprends-moi à aimer, purifie mon cœur de ton eau et change cette eau en vin !


Abbé Philippe Link / Merci!

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Le cœur de Marie, qui ne peut qu’avoir pitié des malheureux (...), la poussa à se charger elle-même du travail d’intercession et de demander au Fils le miracle. Si cette bonne Dame agit de cette façon sans que personne ne le lui demanda que ce serait-il passé si on le lui avait supplié ? » (Alphonse Mª de Ligorio)

  • « Marie, en fait, ne demande rien à Jésus ; elle lui dit simplement : `Ils n’ont pas de vin´. Elle ne lui demande rien de particulier, et encore moins, que Jésus utilise son pouvoir, qu’Il fasse un miracle en produisant du vin. Tout simplememt, elle renseigne Jésus et elle le laisse décider ce qu’il convient faire » (Benoît XVI)

  • « Le Seigneur Jésus-Christ, médecin de nos âmes et de nos corps, Lui qui a remis les péchés au paralytique et lui a rendu la santé du corps, a voulu que son Église continue, dans la force de l’Esprit Saint, son œuvre de guérison et de salut, même auprès de ses propres membres. C’est le but des deux sacrements de guérison : du sacrement de Pénitence et de l’Onction des malades » (Catéchisme de l’Eglise Catholique nº 1613)



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   Diacre   

   au cœur de notre monde   


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Bonne journée!

Jean-Yves 


jeudi 5 janvier 2023

Généalogie de Jésus Christ, fils d’Adam, fils de Dieu... / Anciennement, le 6 janvier, on disait que c'était la Fête des Rois... Prière... / (396,790)

Bonjour!

Vendredi 6 janvier 2023

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

Généalogie de Jésus Christ, fils d’Adam, fils de Dieu (Lc 3, 23-38)

Alléluia, Alléluia.
Ô Christ, né de la race des hommes,
tu es au-dessus de tout,
Dieu béni pour les siècles !
Alléluia. (cf. Rm 9, 5)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

   Quand il commença, Jésus avait environ trente ans ;
il était, à ce que l’on pensait, fils de Joseph, fils d’Éli,
    fils de Matthate, fils de Lévi,
fils de Melki, fils de Jannaï, fils de Joseph,
    fils de Mattathias, fils d’Amos,
fils de Nahoum, fils de Hesli, fils de Naggaï,
    fils de Maath, fils de Mattathias,
fils de Séméine, fils de Josek, fils de Joda,
    fils de Joanane, fils de Résa,
fils de Zorobabel, fils de Salathiel, fils de Néri,
    fils de Melki, fils d’Addi,
fils de Kosam, fils d’Elmadam, fils d’Er,
    fils de Jésus, fils d’Éliézer,
fils de Jorim, fils de Matthate, fils de Lévi,
    fils de Syméon, fils de Juda,
fils de Joseph, fils de Jonam, fils d’Éliakim,
    fils de Méléa, fils de Menna,
fils de Mattatha, fils de Natham,
fils de David,
    fils de Jessé, fils de Jobed, fils de Booz,
fils de Sala, fils de Naassone,
    fils d’Aminadab, fils d’Admine, fils d’Arni,
fils d’Esrom, fils de Pharès, fils de Juda,
    fils de Jacob, fils d’Isaac,
fils d’Abraham, fils de Thara, fils de Nakor,
    fils de Sérouk, fils de Ragaou,
fils de Phalek, fils d’Éber, fils de Sala,
    fils de Kaïnam, fils d’Arphaxad,
fils de Sem, fils de Noé, fils de Lamek,
    fils de Mathusalem, fils de Hénok,
fils de Jareth, fils de Maléléel, fils de Kaïnam,
    fils d’Énos, fils de Seth,
fils d’Adam,
fils de Dieu.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Cette généalogie de Jésus que saint Luc retrace ici, à partir de Joseph et jusqu’à Adam, le premier homme, est une occasion pour revoir toute l’histoire de l’alliance de Dieu avec les hommes. Contempler l’histoire de Noé, de Moïse, de David c’est revoir cette histoire d’amour de Dieu pour les hommes. Amour auquel les hommes n’ont pas toujours répondu. C’est une histoire d’alliance, de trahison, de pardon. Au fond c’est un peu notre histoire à chacun de nous. Dieu nous a créés, il nous a aimés, il a voulu faire une alliance avec nous. Et parfois nous l’oublions, ou même nous le trahissons, et lui revient patiemment, pour nous relever de nos péchés.

Au temps de Jésus, il y avait une grande attente de la venue du Messie, et principalement pour deux raisons. En effet, une prophétie du livre de Daniel laissait penser que c’était bien à l’époque où Jésus est né que le Messie attendu par Israël devait venir. Et, de plus, avant que ne se manifeste Jean-Baptiste, il n’y avait plus eu de grands prophètes depuis environ deux siècles. Quand le Baptiste est arrivé, certains ont pensé que quelque chose de grand allait se passer. Certains ont même cru que c’était lui le Messie.

Et pourtant, comme la suite des Évangiles nous le montre, Jésus n’a pas été accueilli comme le Messie par tout le monde. Ceux qui connaissaient le mieux les Écritures, les pharisiens et les prêtres, sont précisément ceux qui ont refusé le plus violemment Jésus. Il était annoncé par les prophètes, et il a réalisé de nombreux signes, jusqu’à ressusciter des morts, mais ils n’ont pas cru en lui. Pour croire en Jésus il faut avoir le cœur ouvert, il faut rechercher avec sincérité la vérité. Et il faut être prêt à ce qu’il vienne changer notre vie, à laisser brûler en nous le feu qu’il est venu apporter sur la terre. Sans ces dispositions, nous ferons tout pour ne pas croire en lui, malgré toutes les prophéties que nous pourrons écouter et tous les miracles que nous pourrons voir. Pour croire en Jésus il faut apprendre à devenir humble et pauvre de cœur.

Seigneur, viens ouvrir mon cœur à ta présence, donne-moi la foi pour que je puisse te reconnaître comme le Messie. Et pas seulement comme un Messie qui est venu il y a deux mille ans, mais un Messie qui vient aussi dans notre monde, qui vient aussi pour sauver les hommes d’aujourd’hui.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Anciennement, le 6 janvier, 

on disait que c'était la Fête des Rois...


   Prions... 


«Le Fils de Dieu, le Roi de gloire

A voulu naître parmi nous...

Dès aujourd'hui, ton Royaume est proche,

Viens parmi nous, Seigneur Jésus!»

(Dans une hymne au Livre des heures...)


Oui, la Fête des Rois, plutôt des Mages...

Venus d'Orient adorer Jésus 

et lui apporter des présents royaux:

de l'or, de l'encens et de la myre.


«Dieu m'aime inconditionnellement,

il a mis tout son amour en moi».

(Dans le Prions en Église de ce jour.)


Il n'a pas dit qu'il m'aimait

 juste si j'étais "fin" et parfaitement en règle...

Il a dit inconditionnellement... sans condition.


Moi aussi, en retour, je dois l'aimer sans condition, 

et ce n'est pas si facile que ça...

Et je dois l'aimer ici et maintenant...


«Dans notre nuit surgit l'aurore

De sa justice et de sa paix:

Dieu nous envoie sa délivrance.

Il ne nous quittera jamais.»

(Hymne)


Voilà qui est rassurant!

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Au cœur du sanctuaire,

Chapelle d l'Abbaye Val-Notre-Dame

Monastère où réside Mgr Yvon Joseph Moreau

(Photo: Mgr Pierre Goudreault : Merci!)

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Adieu, Pape Benoît XVI

Pasteur éclairé de l'Église.

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Bonne journée!

Jean-Yves 

mercredi 4 janvier 2023

C’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! / (396,744)

 Bonjour!

Jeudi 5 janvier 2023


Jour des funérailles de Benoît XVI

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

C’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! (Jn 1, 43-51)


Alléluia, Alléluia.
Aujourd’hui la lumière a brillé sur la terre.
Peuples de l’univers, entrez dans la clarté de Dieu.
Venez tous adorer le Seigneur !
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus décida de partir pour la Galilée.
Il trouve Philippe,
et lui dit :
« Suis-moi. »
Philippe était de Bethsaïde,
le village d’André et de Pierre.
Philippe trouve Nathanaël et lui dit :
« Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes,
nous l’avons trouvé :
c’est Jésus fils de Joseph,
de Nazareth. »
Nathanaël répliqua :
« De Nazareth
peut-il sortir quelque chose de bon ? »
Philippe répond :
« Viens, et vois. »
Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui,
il déclare à son sujet :
« Voici vraiment un Israélite :
il n’y a pas de ruse en lui. »
Nathanaël lui demande :
« D’où me connais-tu ? »
Jésus lui répond :
« Avant que Philippe t’appelle,
quand tu étais sous le figuier,
je t’ai vu. »
Nathanaël lui dit :
« Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu !
C’est toi le roi d’Israël ! »
Jésus reprend :
« Je te dis que je t’ai vu sous le figuier,
et c’est pour cela que tu crois !
Tu verras des choses plus grandes encore. »
Et il ajoute :
« Amen, amen, je vous le dis :
vous verrez le ciel ouvert,
et les anges de Dieu monter et descendre
au-dessus du Fils de l’homme. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Philippe n’était pas parmi les deux premiers disciples qui s’étaient mis à la suite de Jésus sur l’indication de Jean-Baptiste. Ce n’est que le lendemain, alors qu’il avait décidé de partir pour la Galilée, que Jésus rencontre Philippe et lui dit : « Suis-moi ». Pour Philippe comme pour André, cette première entrevue et les quelques heures passées avec le Maître furent déterminantes. Tous deux sont convaincus : celui que Jean-Baptiste avait désigné comme « l’Agneau de Dieu » (Jn 1, 36) est bien le Messie. Aussi ne peuvent-ils se taire : André court chercher son frère Simon, tandis que Philippe partage sa découverte avec Nathanaël.

 La présentation que donne Philippe laisse pressentir que l’enseignement proposé par Jésus à ses premiers disciples, portait déjà sur l’accomplissement des Écritures en sa personne : « Celui dont parlent la loi de Moïse et les Prophètes, nous l’avons trouvé ». Suit une désignation tout à fait classique par le nom, la famille et l’origine géographique : « Jésus, fils de Joseph, de Nazareth ».

La remarque quelque peu désabusée de Nathanaël, est tout à fait pertinente : les Écritures ne parlent pas de Nazareth, mais désignent Bethléem comme lieu d’origine du Messie (Mi 5, 1). De fait, Jésus n’est pas « sorti de » Nazareth, mais du sein du Père, comme tout le 4ème évangile va tenter de nous le faire découvrir. Il est bien sûr « sorti » également du sein de la Vierge Marie, et précisément à Bethléem, conformément aux prophéties. Mais son origine n’est pas d’ici-bas : il n’est pas « fils de Joseph », mais « Fils de Dieu », comme Nathanaël le reconnaîtra un peu plus tard, au cours de son entrevue avec le Seigneur.

Décontenancé par la réaction sceptique de son ami, Philippe ne peut que se faire l’écho des paroles de Jésus lui-même : « Viens et tu verras ». Ce n’est pas au terme d’un raisonnement en bonne et due forme que nous pouvons arriver à la conclusion : « Jésus est le Messie ». Il s’agit d’une certitude de foi, qui ne peut être acquise que par la fréquentation assidue du Christ dont nous sommes devenus les compagnons. Ce n’est que dans un second temps, à la lumière de l’Esprit, que nous pouvons ensuite constater l’annonce prophétique de sa venue dans les Écritures, et déployer la cohérence rationnelle du projet de Dieu, que Jésus vient accomplir pour nous et parmi nous.

Aussi l’invitation « Viens et tu verras » devrait-elle être aujourd’hui comme hier, au cœur de la première annonce de la Bonne Nouvelle (kérygme), car seules la présence de Jésus, sa Parole vivante, et le rayonnement de son Esprit d’amour, peuvent triompher de nos résistances et entraîner notre adhésion.

Le mérite de Nathanaël est de ne pas s’obstiner dans son scepticisme, mais de demeurer ouvert à l’imprévu de Dieu, dont l’action au cœur de l’histoire est toujours déconcertante. Il consent à suivre Philippe, qui s’empresse de le conduire à Jésus. Il est remarquable que ce n’est pas Nathanaël qui le premier « voit » Jésus – alors que pourtant il doit le chercher avec curiosité – mais c’est Jésus qui « voit Nathanaël venir à lui » ; ce qui suppose – comme l’échange le confirme – que Notre-Seigneur avait posé son regard sur lui depuis bien longtemps : « Avant que Philippe te parle, quand tu étais sous le figuier » – c’est-à-dire alors que tu scrutais assidûment les Écritures pour y discerner le temps et le lieu de ma venue – je t’ai vu » – « j’ai vu ton effort, j’ai entendu ta prière, je connais ton désir. 

Tu es un véritable fils d’Israël, un homme qui ne sait pas mentir et refuse les compromissions avec le monde, sous prétexte que le Messie tarde à venir. Sache que je suis descendu pour accomplir les Écritures, donner à mon peuple la pleine délivrance, et l’introduire dans son repos » (cf. Ex 3, 7-8). Percevant la portée messianique des propos de Jésus, Nathanaël reconnaît et confesse qu’il est l’Envoyé de Dieu – « le Fils de Dieu » – et le prophète de la fin des temps annoncé par Moïse (Dt 18, 15), qui devait introduire Israël dans sa patrie définitive et régner sur lui pour toujours – « le Roi d’Israël ».

La disponibilité spirituelle de son interlocuteur permet à Jésus de révéler solennellement – à Nathanaël et à tous les cœurs droits qui tout au long de l’histoire lui prêteront l’oreille de leur cœur : « Lorsque j’aurai été élevé de terre pour vous purifier du péché qui a fermé pour vous les portes du Paradis, “vous verrez les cieux à nouveau ouverts, avec les anges de Dieu qui montent et descendent au-dessus du Fils de l’Homme intronisé sur le trône de sa Croix glorieuse. C’est à l’Heure où le Père me glorifiera, que vous saurez que JE SUIS” ».

Seigneur, donne-nous d’avoir faim et soif de toi ; ne permets pas que notre désir se disperse, mais unifie-nous dans la quête de l’unique nécessaire, sous la conduite de ton Esprit. Nous pourrons alors proclamer ta gloire et l’éclat de ton Règne, et confesser ta seigneurie et ta royauté universelles, toi le Fils de Dieu, le Vivant à jamais.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Les funérailles:

Dès 5 h demain matin (5 janvier)

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Bonne journée!

Jean-Yves 

mardi 3 janvier 2023

« Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » / «Que cherchez-vous?»/ «Venez et voyez...» / (396,707)

 Bonjour!

Mercredi 3 janvier 2023

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE

« Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » (Jn 1, 29-34)

Alléluia, Alléluia.
Le Verbe s’est fait chair,
il a établi parmi nous sa demeure.
À tous ceux qui l’ont reçu,
il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu.
Alléluia. (cf. Jn 1, 14a.12a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Le lendemain, voyant Jésus venir vers lui,
Jean le Baptiste déclara :
« Voici l’Agneau de Dieu,
qui enlève le péché du monde ;
c’est de lui que j’ai dit :
L’homme qui vient derrière moi
est passé devant moi,
car avant moi il était.
Et moi, je ne le connaissais pas ;
mais, si je suis venu baptiser dans l’eau,
c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. »
Alors Jean rendit ce témoignage :
« J’ai vu l’Esprit
descendre du ciel comme une colombe
et il demeura sur lui.
Et moi, je ne le connaissais pas,
mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit :
“Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer,
celui-là baptise dans l’Esprit Saint.”
Moi, j’ai vu, et je rends témoignage :
c’est lui le Fils de Dieu. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Regardons André et son compagnon. L’un et l’autre sont disciples du Baptiste. Ils ont entendu parler du messie dont la venue est imminente. Ils ont entendu Jean quand il désigna Jésus, un jeune galiléen comme eux, disant de lui qu’il est l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde en nous baptisant dans l’Esprit. Ils ont entendu parler de Jésus et ils ont commencé à le suivre, sans avoir pourtant jamais dialogué avec lui. Ils le suivent sans le connaître personnellement.

Or voici que Jésus s’arrête, se retourne, leur parle. Ils entrent aujourd’hui dans un dialogue, dans une relation personnelle et profonde avec lui.

Jésus se retourne aujourd’hui, nous regarde et nous demande avec une grande douceur : « Que cherchez-vous ? » (Jn 1,38)

Aujourd’hui nous pouvons simplement dire oui à cette relation, à ce dialogue ; alors notre vie sera ponctuée, sera portée par un dialogue ininterrompu avec Jésus. Un dialogue souvent au-delà des mots. Un dialogue en profondeur, qui nous conduira, comme André et son compagnon, à « demeurer avec Jésus » (Jn 1, 39), à demeurer dans son amour (Jn 15, 9), à demeurer en Lui et Lui en nous (Jn 15, 4).

C’est une étape fondamentale de notre vie quand nous entrons dans une relation personnelle avec Jésus. On peut être très religieux, très pieux, et ne pas avoir encore rencontré Jésus. On peut être très érudit en théologie, et ne pas avoir encore rencontré Jésus.

Le jour de la première rencontre est inoubliable, comme pour André et son compagnon qui se souvinrent parfaitement que cette rencontre eut lieu à quatre heures de l’après-midi ! Comme pour Augustin qui se rappelait du jardin de Milan, ou Paul Claudel qui se souvenait près de quel pilier de la Cathédrale Notre Dame il se laissa rencontrer par le Seigneur le soir du 25 décembre 1886 !

Car cette rencontre est une rencontre qui nous transforme. Nous restons nous-mêmes, mais nous sommes transformés. Simon aujourd’hui reste Simon, mais il devient Pierre, Simon-Pierre (Jn 1, 42). Simon c’est celui qui a seulement entendu parler de Jésus. Pierre c’est Simon quand il se laisse rencontrer par Jésus, qu’il vit de lui, qu’il croit en lui, et reçoit de lui une vocation qui transfigure son existence.

En posant son regard sur nous, sur notre « destin humain », Jésus nous attire dans notre « destin divin ». C’est le ressuscité qui nous regarde, c’est le ressuscité qui s’unit à nous et demeure en nous.

Oui, Jésus pose son regard sur nous et vient s’unir à nous.

Venez et voyez, nous dit Jésus aujourd’hui, venez et voyez où je demeure. Je demeure en chacun de vous et par l’Eucharistie je renouvelle en vous ma présence et mon amour.


Abbé Philippe Link / Merci! 


Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Quelle belle journée ils ont passée ! Quelle belle nuit ! Construisons nous aussi dans nos cœurs, et préparons une maison digne, où le Seigneur viendra et nous instruira » (Saint Augustin)

  • « Trois vocations chez un homme : préparer, discerner, laisser croitre le Seigneur et diminuer soi-même. Un chrétien ne s’annonce pas lui-même, il en annonce un autre : le Seigneur. Et un chrétien doit être un homme qui sait s’humilier lui-même pour que le Seigneur grandisse dans l’âme des autres » (Pape François)

  • « Le thème du Christ Epoux de l’Eglise a été préparé par les prophètes et annoncé par Jean-Baptiste. Le Seigneur s’est lui-même désigné comme ‘l’Epoux’ (Mc 2,19). L’apôtre présente l’Eglise et chaque fidèle, membre de son Corps, comme une Epouse “fiancée” au Christ Seigneur pour ‘n’être avec Lui qu’un seul Esprit’ (…) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 796)

Bonne journée!

Jean-Yves 


lundi 2 janvier 2023

« Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » / (396,675)

 Bonjour!

Mardi 3 janvier 2023

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » (Jn 1, 29-34)

Alléluia, Alléluia.
Le Verbe s’est fait chair,
il a établi parmi nous sa demeure.
À tous ceux qui l’ont reçu,
il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu.
Alléluia. (cf. Jn 1, 14a.12a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Le lendemain, voyant Jésus venir vers lui,
Jean le Baptiste déclara :
« Voici l’Agneau de Dieu,
qui enlève le péché du monde ;
c’est de lui que j’ai dit :
L’homme qui vient derrière moi
est passé devant moi,
car avant moi il était.
Et moi, je ne le connaissais pas ;
mais, si je suis venu baptiser dans l’eau,
c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. »
Alors Jean rendit ce témoignage :
« J’ai vu l’Esprit
descendre du ciel comme une colombe
et il demeura sur lui.
Et moi, je ne le connaissais pas,
mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit :
“Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer,
celui-là baptise dans l’Esprit Saint.”
Moi, j’ai vu, et je rends témoignage :
c’est lui le Fils de Dieu. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Le prophète n’est pas d’abord chargé d’annoncer des événements à venir ; mais de dévoiler l’action de Dieu au cœur des situations contemporaines. Son charisme propre lui permet de « voir » à la lumière de l’Esprit, ce qui n’est pas sensible et demeure dès lors invisible aux yeux de chair.

Jean « voit Jésus venir vers lui ». Selon les apparences sensibles, il reconnaît son cousin ; mais l’illumination spirituelle dont il jouit intérieurement, lui révèle la véritable identité de celui qui s’approche. Par deux fois, le Précurseur insiste : « Je ne le connaissais pas » ; sous-entendu : « Je croyais le connaître, mais j’ignorais sa véritable identité. Je le prenais pour le fils de la cousine de ma mère, et je découvre en cet instant, à la lumière de l’Esprit, qu’il est en réalité le Christ, le Messie. Aussi je le déclare : “Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde” ».

La formulation demeure énigmatique : que veut dire l’expression « Agneau de Dieu » ? L’agneau désigne sans aucun doute l’animal offert en sacrifice au jour de Pâque. Mais l’agneau pascal dont le sang devait éloigner l’Ange exterminateur (Ex 12, 23) était offert à Dieu. Or Jean désigne Jésus comme l’« Agneau de Dieu », c’est-à-dire offert par Dieu lui-même. De plus, l’agneau pascal n’enlevait pas le péché : il s’agissait d’un sacrifice de substitution par lequel Dieu acceptait de ne pas imputer à son peuple les péchés dont il s’était rendu coupable. Alors que Jésus est désigné comme celui « qui enlève le péché du monde » : non seulement la faute est effacée, mais la réconciliation offerte est universelle. « Jésus est apparu pour enlever les péchés – confirme Saint Jean dans la première lecture : tout homme – sans restriction ni exception – qui fonde sur lui une telle espérance, se rend pur comme lui-même est pur » (1ère lect.). Pour pouvoir intercéder en faveur des pécheurs, il faut en effet que notre « défenseur devant le Père soit Juste » (1 Jn 2, 1).

C’est donc au cœur du mystère de la Rédemption, que le Précurseur nous conduit en quelques mots. Le Père lui-même nous donne le véritable Agneau pascal, le seul qui puisse enlever le péché du monde : son propre Fils, « Jésus-Christ le Juste. Il est la victime offerte pour nos péchés ; et non seulement pour les nôtres, mais encore pour ceux du monde entier » (1 Jn 2, 1-2).

Père, “comme il est grand l’amour dont tu nous as comblés : tu as voulu que par le sacrifice de ton Fils unique, nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes” (1ère lect.). Ne permet pas que nous “luttions contre toi” en commettant à nouveau le péché dont Jésus nous a purifiés à si haut prix ; mais garde nous dans ta grâce, afin que “lorsque ton Fils paraîtra, nous soyons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu’il est” (Ibid.). Telle est l’espérance que nous fondons en lui, Père, afin d’être rendus saints comme lui-même est saint dans l’unique Esprit.


Abbé Philippe Link / Merci!

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«Seigneur, entends ma prière,
que mon cri parvienne jusqu'à toi!»
(Du psaume 101)
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Bonne journée!

Jean-Yves 


dimanche 1 janvier 2023

« C’est lui qui vient derrière moi » (396,646)

 Bonjour.

Lundi 2 janvier 2023

Voici la parole de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE

« C’est lui qui vient derrière moi » (Jn 1, 19-28)

Alléluia, Alléluia.
À bien des reprises, Dieu, dans le passé,
a parlé à nos pères par les prophètes ;
à la fin, en ces jours où nous sommes,
il nous a parlé par son Fils.



Alléluia. (cf. He 1, 1-2)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Voici le témoignage de Jean le Baptiste,
quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem
des prêtres et des lévites
pour lui demander :
« Qui es-tu ? »
Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement :
« Je ne suis pas le Christ. »
Ils lui demandèrent :
« Alors qu’en est-il ?
Es-tu le prophète Élie ? »
Il répondit :
« Je ne le suis pas.
– Es-tu le Prophète annoncé ? »
Il répondit :
« Non. »
Alors ils lui dirent :
« Qui es-tu ?
Il faut que nous donnions une réponse
à ceux qui nous ont envoyés.
Que dis-tu sur toi-même ? »
Il répondit :
« Je suis la voix de celui qui crie dans le désert :
Redressez le chemin du Seigneur,
comme a dit le prophète Isaïe. »
Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens.
Ils lui posèrent encore cette question :
« Pourquoi donc baptises-tu,
si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? »
Jean leur répondit :
« Moi, je baptise dans l’eau.
Mais au milieu de vous
se tient celui que vous ne connaissez pas ;
c’est lui qui vient derrière moi,
et je ne suis pas digne
de délier la courroie de sa sandale. »

Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain,
à l’endroit où Jean baptisait.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

La situation de l’homme après le péché est à proprement parler dramatique. Nous sommes aveugles spirituellement, incapables de voir Dieu, ni même de discerner sensiblement sa présence dans ses Envoyés. Comment faire alors pour nous prononcer sur l’identité profonde de Jésus de Nazareth ou de Jean le Baptiste ?

La question « Qui es-tu ? » revient avec une insistance angoissante dans l’Évangile de ce jour. Le Précurseur est assailli par les représentants des chefs religieux qui le somment de décliner son identité. Bien sûr, ils savent bien que ce Jean est le fils d’un de leurs collègues, le prêtre Zacharie ; cette généalogie-là est de l’ordre de l’évidence sensible. La question des émissaires venus de Jérusalem porte sur une autre identité, qui relève d’un engendrement invisible ; d’une naissance dans l’ordre spirituel, étroitement liée à une mission spécifique. La dernière formulation interrogative est significative : « Que dis-tu sur toi-même ? » Nul ne peut prendre se prononcer sur le mystère personnel d’un autre. Nous sommes nécessairement renvoyés à l’ordre du témoignage.

Ce qui est vrai pour le Précurseur l’est aussi pour le Messie qu’il annonce. En refusant de prendre en compte ce que Jésus disait de lui-même ; en récusant a priori son témoignage, les Juifs – et tant d’autres après eux – se sont eux-mêmes privés de l’accès au mystère de sa Personne. Bien sûr, il ne s’agit pas de donner sa foi au premier illuminé qui se déclare envoyé de Dieu ; il faut vérifier la crédibilité des témoins. Mais ce qui frappe dans le cas de Jésus et du Précurseur, c’est qu’ils se définissent par rapport à un autre : le Baptiste par rapport à « celui qui vient derrière lui et dont il n’est pas digne de défaire la courroie de sa sandale », et le Christ par rapport au « Père qui l’a envoyé et dont il accomplit les œuvres ». 

Cette humilité profonde avec laquelle tous deux expriment le mystère de leur intériorité en termes de relation à un « plus grand », est tout à l’opposé de l’auto-exaltation des faux prophètes. De plus, cette relation privilégiée n’est pas vécue dans un repli intimiste et exclusif, mais ils invitent au contraire leurs interlocuteurs à partager leur expérience. Le Baptiste est venu pour désigner le Messie ; Jésus est venu pour révéler le Père. Leur mission respective découle du consentement à un mouvement qui jaillit du plus profond de leur personne et auquel ils ont consenti, ouvrant ainsi un chemin sur lequel ils nous invitent à les suivre : la « voix qui crie à travers le désert » nous conduit jusqu’à la Parole ; et la Parole nous conduit jusqu’au Locuteur primordial : « le Père ».

Ce n’est qu’en acceptant d’entrer à notre tour dans ce mouvement, que nous pouvons en vérifier l’authenticité : « “ Venez et vous verrez ”. Ils l’accompagnèrent, ils virent où il demeurait et ils restèrent auprès de lui ce jour-là » (Jn 1, 39). C’est le Baptiste lui-même qui oriente ses propres disciples vers celui qu’il désigne comme « l’Agneau de Dieu » (Jn 1, 36). Ceux-ci reçoivent le témoignage de leur Maître et le quittent, pour poursuivre leur quête auprès de Jésus. Ils l’ont écouté, ils ont reçu son témoignage, ils ont cru, et à leur tour ils témoignent : « Nous avons trouvé le Messie » (Jn 1, 41). Nathanaël tentera bien d’argumenter : « De Nazareth ! Peut-il sortir de là quelque chose de bon ? » (Jn 1, 46), mais la rencontre personnelle avec Jésus le conduira lui aussi, non pas à « l’évidence » – car la découverte n’est pas sensible – mais à la certitude que ce Rabbi est « le Fils de Dieu, le Roi d’Israël » (Jn 1, 49).

La foi naît de cette rencontre avec le Christ vivant, éclairée par un double témoignage : celui de Jésus lui-même – pour nous à travers les Écritures lues en Église – et celui de l’Esprit Saint en nos cœurs. Tout homme qui s’ouvre à ce double témoignage « vient à la lumière » (Jn 3, 21) et confesse la Seigneurie du Christ. Celui qui refuse d’admettre que Jésus est le Christ fait de celui-ci un menteur, ainsi que l’Esprit qui le désigne et le Père qui témoigne en sa faveur. En « refusant ainsi à la fois le Père et le Fils », il atteste qu’il a refusé de s’ouvrir à l’Esprit Saint. Mais « ceux en qui demeure l’onction, qui est vérité et non pas mensonge, sont instruits de tout : ils n’ont pas besoin qu’on les instruise », car c’est lui, « l’Esprit de vérité, qui nous conduit dans la vérité tout entière » (Jn 16, 13).

« Toute notre perfection dépend de la fidélité qu’on a eue à coopérer aux mouvements du Saint Esprit et à suivre sa conduite ; et l’on peut dire que l’abrégé de la vie spirituelle consiste à remarquer les voies et les mouvements de l’Esprit de Dieu en notre âme, et à fortifier notre volonté dans la résolution de le suivre » (Louis Lallemand, 1587-1636).


Abbé Philippe Link Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves