mardi 14 mars 2023

« Celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand » / (401,337)

 Bonjour!

Mercredi 15 mars 2023

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand » (Mt 5, 17-19)

Gloire à toi, Seigneur,
Fils du Dieu vivant !
Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie ;
tu as les paroles de la vie éternelle.
Gloire à toi, Seigneur,
Fils du Dieu vivant ! (cf. Jn 6, 63c.68c)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes :
je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.
Amen, je vous le dis :
Avant que le ciel et la terre disparaissent,
pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi
jusqu’à ce que tout se réalise.
Donc, celui qui rejettera
un seul de ces plus petits commandements,
et qui enseignera aux hommes à faire ainsi,
sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux.
Mais celui qui les observera et les enseignera,
celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Tout « pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi » : cette insistance de Jésus est une réponse claire aux scribes et pharisiens qui l’accusent d’en prendre et d’en laisser dans les prescriptions de la Loi. Mais Notre-Seigneur ne cautionne pas pour autant l’attitude de ses interlocuteurs : il condamne tout aussi clairement la religiosité formelle et sans âme qu’il leur voit pratiquer, que le relativisme de ceux « qui rejettent un seul de ces plus petits commandements ».

En fait c’est le statut de la Loi que Jésus vient réformer : Notre-Seigneur récuse fermement qu’elle ne soit qu’une compilation de préceptes qu’il suffirait d’observer scrupuleusement pour trouver grâce aux yeux de Dieu. 

La Torah nous éclaire sur ce qu’il convient de faire et ce qu’il convient d’éviter pour mener une vie droite, conforme au dessein de Dieu sur nous ; bref : une vie pleinement humaine. L’étude attentive des préceptes a pour but de réveiller notre humanité véritable, de nous faire découvrir les exigences de notre cœur profond. Car la Loi n’est pas hétéronome – une Loi (nomos) imposée par un Autre (heteros) : elle ne fait qu’expliciter la loi naturelle inscrite par Dieu lui-même au plus profond de notre être. Mais comme la voix de notre conscience s’est peu à peu enfouie sous les strates épaisses de nos péchés, nous avons du mal à l’entendre et nous avons besoin que Dieu l’explicite pour nous dans la Torah.

Il ne saurait donc être question d’abolir la Loi : ce serait porter atteinte à l’humanité de l’homme. Tout au contraire, Jésus vient « accomplir » la Parole de Dieu consignée dans la Loi et proclamée par les Prophètes, en triomphant de tout ce qui nous empêche de l’entendre et de la mettre en pratique. La Passion de Notre-Seigneur est le combat victorieux qu’il mène en notre nom à tous contre le Prince de ce monde qui nous tient prisonniers de nos égoïsmes et nous empêche de nous ouvrir à une vie authentique, dans la lumière de la charité. Aussi, sentant que son Règne touche à sa fin, le Démon fait-il tout ce qu’il peut pour nous détourner du chemin de l’Évangile. A l’humanité de ce troisième millénaire, il suggère qu’elle se serait enfin libérée des vieux tabous religieux, et pourrait avancer, confiante en ses seules possibilités immanentes, sur le chemin de l’autonomie absolue : « Vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal » (Gn 3, 6).

Hélas, nous avons tous pu constater que lorsque nous nous livrons aux dynamismes spontanés de notre nature, le poids de la chair nous entraîne inexorablement vers le bas – il suffit pour s’en convaincre, de constater l’évolution des mœurs dans notre société. La négation de la triste réalité du péché est un double mensonge : un refus de voir la destruction objective à laquelle il conduit ; et le refus d’entendre la voix de notre conscience, qui nous reproche notre obstination dans le mensonge. Celui qui prétend pouvoir se passer de la loi divine en matière morale (et religieuse) parle sous l’emprise de l’orgueil ; il a rompu le lien de filiation et erre dans les ténèbres d’une vie-sans-Dieu.

A l’inverse, l’attitude pharisaïque – qui prétend mériter le salut au prix d’une observance formelle du moindre précepte – n’est guère plus édifiante, car elle trahit la logique de l’amour en remplaçant la réciprocité du don et de l’accueil, par un marchandage débouchant sur l’exigence d’un dû. Nous pourrions dire que cette pseudo-filiation constitue le péché du fils aîné de la parabole du Père prodigue (Lc 15), alors que la prétention à disposer à son gré de la Loi illustre la transgression du fils cadet.

L’attitude juste que suggère Jésus tout au long de l’Évangile consiste à recevoir « la Loi et les Prophètes » comme la Parole d’un Père qui nous appelle à lui en ayant soin d’éclairer le chemin sur lequel nous pouvons avancer en toute sécurité. Vu sous cet angle, la Thora est un don précieux, « une lampe sur nos pas, une lumière sur notre route », que nous sommes invités à recevoir avec gratitude. C’est en l’accueillant comme la Parole de notre Père, et en nous penchant sur elle avec amour pour l’observer et la garder, que nous lui signifions notre volonté d’être ses fils.

Seigneur, ne permet pas que nous nous laissions séduire par l’amoralisme ambiant ; mais enseigne-nous à “garder et à mettre en pratique fidèlement les commandements et les décrets que tu nous as donnés. Qu’ils soient notre sagesse et notre intelligence” (1ère lect.) aux yeux des hommes de notre temps, afin qu’en voyant les fruits de sainteté qu’ils produisent en nous, eux aussi puissent “glorifier le Seigneur” (Ps 147) en devenant ses fils bien-aimés.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 

lundi 13 mars 2023

« C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère » / (401,271)

 Bonjour!

Mardi 14 mars 2023

Voici la parole de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE

« C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère » (Mt 18, 21-35)

Gloire à toi, Seigneur,
honneur, puissance et majesté !
Maintenant, dit le Seigneur,
revenez à moi de tout votre cœur,
car je suis tendre et miséricordieux.
Gloire à toi, Seigneur,
honneur, puissance et majesté ! (cf. Jl 2, 12b-13c)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander :
« Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi,
combien de fois dois-je lui pardonner ?
Jusqu’à sept fois ? »
Jésus lui répondit :
« Je ne te dis pas jusqu’à sept fois,
mais jusqu’à 70 fois sept fois.
Ainsi, le royaume des Cieux est comparable
à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Il commençait,
quand on lui amena quelqu’un
qui lui devait dix mille talents
(c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).
Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser,
le maître ordonna de le vendre,
avec sa femme, ses enfants et tous ses biens,
en remboursement de sa dette.
Alors, tombant à ses pieds,
le serviteur demeurait prosterné et disait :
“Prends patience envers moi,
et je te rembourserai tout.”
Saisi de compassion, le maître de ce serviteur
le laissa partir et lui remit sa dette.

Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons
qui lui devait cent pièces d’argent.
Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant :
“Rembourse ta dette !”
Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait :
“Prends patience envers moi,
et je te rembourserai.”
Mais l’autre refusa
et le fit jeter en prison
jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.
Ses compagnons, voyant cela,
furent profondément attristés
et allèrent raconter à leur maître
tout ce qui s’était passé.
Alors celui-ci le fit appeler et lui dit :
“Serviteur mauvais !
je t’avais remis toute cette dette
parce que tu m’avais supplié.
Ne devais-tu pas, à ton tour,
avoir pitié de ton compagnon,
comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?”
Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux
jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.

C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera,
si chacun de vous ne pardonne pas à son frère
du fond du cœur. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« ‘Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ?’ Jésus lui répondit : ‘Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois’. » La symbolique des chiffres utilisés ici nous renvoie à un passage du livre de la Genèse où nous entendons Lamek qui s’exprime ainsi devant ses femmes Ada et Cilla : « J’ai tué un homme pour une blessure, un enfant pour une meurtrissure. C’est que Caïn est vengé sept fois, mais Lamek, soixante-dix sept fois » (Gn 4, 23-24). Avec Lamek, nous sommes confrontés à la réaction première de tout homme face au mal qui lui est infligé : la vengeance, qui ne peut prendre que des proportions démesurées.

Un peu plus loin, dans le livre de l’Exode, la loi du talion voudra limiter le déchaînement de la passion vengeresse de l’homme et mesurer la juste compensation d’une offense : « Vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, brûlure pour brûlure, meurtrissure pour meurtrissure, plaie pour plaie. » (Ex 21, 24-25). Un œil (et non pas deux !) pour un œil ; une dent (et non pas la mâchoire !) pour une dent abîmée…

Notre Seigneur Jésus Christ va aller bien au-delà de l’imposition d’un châtiment égal au dommage causé. En réponse à l’offense, il va appeler à pardonner et ce indéfiniment. Pour expliciter son commandement, il donne une parabole dont la mise en scène a pour but de mettre en pleine lumière la démesure de la miséricorde dont fait preuve le roi, qui accorde bien plus que ce que lui demandait son débiteur. En effet, « ému jusqu’aux entrailles », nous dit l’évangéliste, le roi devenu le « maître », non seulement « laisse partir » son serviteur, c’est-à-dire renonce à le vendre, mais il lui remet sa dette infinie (Dix mille talents, soit soixante millions de deniers qui auraient correspondu, à l’époque de Jésus, à soixante millions de journées de travail).

Quel contraste entre l’attitude du maître vis-à-vis de ce serviteur et celle de ce dernier envers son compagnon endetté, d’autant plus que celui-ci ne lui doit qu’une somme insignifiante (six cent mille fois moins) en comparaison de celle dont il vient lui-même d’être acquitté ! Le serviteur semble avoir complètement oublié la gratuité du don de la miséricorde dont il a bénéficié. Qu’il n’ait même pas songé à remercier son maître après la remise de sa dette en témoigne. Nous touchons ici la fine pointe de l’enseignement de notre Seigneur.

Au contraire de ce serviteur, garder présent à notre conscience la gratuité du don du salut dont le Père nous a fait bénéficier en son Fils Jésus-Christ devrait nous conduire à une attitude de miséricorde inconditionnelle envers nos frères humains, qu’elle que soit leur dette envers nous. Comme le disait Saint Jean-Paul II : « Le pardon est avant tout un choix personnel, une option du cœur qui va contre l’instinct spontané de rendre le mal pour le mal. Cette option trouve son élément de comparaison dans l’amour de Dieu, qui nous accueille malgré nos péchés, et son modèle suprême est le pardon du Christ qui a prié ainsi sur la Croix : ‘Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font’ (Lc 23, 34) » (Message pour la Journée mondiale de la paix, 1er janvier 2002).

Seigneur, aide-nous à nous engager sur ce chemin de la miséricorde. Puissions-nous recevoir chacune des offenses qui nous sont faites comme autant d’occasions de témoigner par notre pardon de quel amour tu nous as aimé, de quelle dette tu nous as acquittés et de quelle liberté nous jouissons désormais.


Abbé Philippe Link / 

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Celui qui pardonne et celui qui est pardonné se rencontrent en un point essentiel, qui est la dignité» (Saint Jean-Paul II)

  • « Le pardon est l’instrument placé entre nos mains fragiles pour atteindre la sérénité du cœur » (François)

  • « Il n’y a aucune faute aussi grave soit-elle, que la Sainte Eglise ne puisse remettre. Il n’est personne, si méchant et si coupable qu’il soit, qui ne doive espérer avec assurance son pardon, pourvu que son repentir soit sincère. Le Christ, qui est mort pour tous les hommes, veut que, dans son Eglise, les portes du pardon soient toujours ouvertes à quiconque revient du péché (cf. Mt 18,21-22) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 982)

Bonne journée!

Jean-Yves 

dimanche 12 mars 2023

Jésus, comme Élie et Élisée, n’est pas envoyé qu’aux seuls Juifs(... / Neuvaine à Saint Joseph... / 401,146)

Bonjour!

Lundi 13 mars 2023

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

Jésus, comme Élie et Élisée, n’est pas envoyé qu’aux seuls Juifs (Lc 4, 24-30)

Gloire au Christ,
Sagesse éternelle du Dieu vivant.
    Gloire à toi, Seigneur.
J’espère le Seigneur, et j’attends sa parole
près du Seigneur est l’amour, l’abondance du rachat.
Gloire au Christ,
Sagesse éternelle du Dieu vivant.
     Gloire à toi, Seigneur. (Ps 129, 5.7)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Dans la synagogue de Nazareth,
Jésus déclara :
« Amen, je vous le dis :
aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays.
En vérité, je vous le dis :
Au temps du prophète Élie,
lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie,
et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre,
il y avait beaucoup de veuves en Israël ;
pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles,
mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon,
chez une veuve étrangère.
Au temps du prophète Élisée,
il y avait beaucoup de lépreux en Israël ;
et aucun d’eux n’a été purifié,
mais bien Naaman le Syrien. »

À ces mots, dans la synagogue,
tous devinrent furieux.
Ils se levèrent,
poussèrent Jésus hors de la ville,
et le menèrent jusqu’à un escarpement
de la colline où leur ville est construite,
pour le précipiter en bas.
Mais lui, passant au milieu d’eux,
allait son chemin.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« Aucun prophète n’est bien accueilli dans son pays » : Jésus a perçu les pensées de ses concitoyens. Mais, il ne s’arrête pas à ce constat. Il va mettre en évidence la racine de leur refus de reconnaître en lui le prophète ultime annoncé en Isaïe 61. Pour ce faire, il va répondre à leur revendication d’un signe attestant sa messianité en reprenant deux épisodes de l’Ancien Testament : celui d’Elie et de la veuve de Sarepta et celui d’Elysée et de Naaman le Syrien (cf. Première lecture de ce jour).

Ces récits présentent deux grands prophètes d’Israël, Elie et Elysée, à un moment où ils sont envoyés par le Seigneur porter soulagement et guérison à des païens. En fait, ces deux passages de l’Écriture révèlent à Israël sa véritable mission : rappeler aux nations l’amour gratuit de Dieu pour tous. Israël doit être signe pour tous les peuples « étrangers » de la générosité et de la grandeur du Seigneur, signe qui les amènera à s’attacher, comme Naaman, à l’unique vrai Dieu. En Jésus, cette vocation universelle de l’élection d’Israël est portée à son accomplissement. En lui, Dieu se révèle à tout homme comme son Seigneur et son Sauveur.

Mais lorsque Jésus évoque ces épisodes relatifs à Elie et Elysée, saint Luc nous dit que « dans la synagogue, tous devinrent furieux. » Les juifs de Nazareth n’ont donc pas compris que le fait d’avoir été choisis par Dieu ne devait en rien les couper des autres nations, bien au contraire… En fait, ils se sont refermés sur leur élection c’est-à-dire sur eux-mêmes : Dieu nous a choisis, nous et personne d’autre. Ce Dieu est le nôtre, nous le connaissons bien, tellement bien que nous l’avons réduit à ce que nous avons pu saisir un tant soit peu de lui. Ce qui peut-être nous dépasse – sa révélation aux païens par exemple – nous l’avons exclu. En fait, nous nous sommes fait notre Dieu. Et c’est vrai que cela est tellement facile lorsque l’on croit avoir mérité peut-être son élection. On s’approprie tellement cette élection qu’à travers elle on s’approprie celui qui en est à l’origine. Mais au fond, n’est-ce pas là aussi parfois notre attitude vis à vis du Seigneur Jésus ? Cela vaut sans doute la peine de nous interroger.

En ce temps de carême, le Seigneur veut faire de nous les porteurs de la Bonne Nouvelle de son Amour et de sa Réconciliation auprès de ceux qui sont le plus éloignés de lui. Il veut ouvrir nos cœurs aux dimensions du sien.

Cette « opération », à cause de notre péché qui nous replie sur nous-mêmes, provoquera en nous sûrement des combats, des luttes violentes où Dieu pourra peut-être se trouver pris à partie.

Mais dans l’évangile, Jésus nous laisse déjà entrevoir sa victoire. Ils passent sans crainte au milieu de nos égoïsmes. Il trace un sillon au milieu de nos cœurs. Il ouvre une brèche au cœur de tous nos repliements narcissiques. A travers cette ouverture nous percevons au loin une colline : le Golgotha. En son sommet, la Croix : l’ultime déchirure qui ouvre les portes du ciel et donne accès à la vie éternelle. Il nous faudra mourir à nous-mêmes pour renaître à la vie. Alors nos cœurs pourront rayonner de l’Amour que Dieu porte à tout homme.

Que le Seigneur nous conduise durant ce carême sur ce chemin de conversion pour que chaque matin de notre vie puisse devenir une aube pascale qui célèbre et annonce le salut de Dieu apporté à tout homme. Comment pourrions-nous retenir pour nous-mêmes le don que le Père nous a fait en son Fils bien-aimé ?


Abbé Philippe Link / Merci!

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Puisque le Seigneur est bon, et encore davantage bon pour ceux qui lui sont fidèles, embrassons-le, soyons à ses côtés de toute notre âme, de tout notre cœur » (Saint Ambroise)

  • « Un enfant ! Une étable ! Donc, les choses simples, l’humilité de Dieu : c’est le style divin, jamais le spectacle. Cela nous fera du bien lors de ce Carême de penser à la façon dont Dieu nous a aidés dans notre vie, comme le Seigneur nous a soutenus, et nous constaterons qu’il l’a toujours fait avec des choses simples » (François)

  • « Jésus-Christ est celui que le Père a oint de l’Esprit Saint et qu’il a constitué “Prêtre”, Prophète et Roi”. Le peuple de Dieu tout entier participe à ces trois fonctions du Christ » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 783)




Bonne journée!

Jean-Yves 

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Neuvaine à Saint Joseph...



Joseph! 

Fais de moi ton ami.e 


Joseph ! 

Toi l’homme au cœur ouvert 

à la dimension du cœur de Dieu, 

Toi sur qui Marie sait s’appuyer 

comme sur un rocher inébranlable,

 Toi de qui Jésus a appris 

comment faire de ses disciples des amis, 

Toi le protecteur, 

le modèle, et le confident de frère André, 

Fais de moi ton ami.e. 


Joseph ! 

Sois pour moi l’ami 

qui initie à la reconnaissance 

de la voix de Dieu dans le tumulte de ce monde, 

Sois pour moi l’ami qui m’apprend 

à discerner la lumière de Dieu 

dans les ombres de la vie, 

Sois pour moi l’ami en compagnie de qui

les épreuves de la vie se transforment 

en chemin de croissance et de vie.  


Joseph ! 

Je veux être ton ami.e, 

à l’instar de frère André. 

Je sais que je peux compter sur toi, 

comme tes milliers d’ami.e.s 

de toutes langues, origines, cultures et religions 

à travers tous les siècles. 

Avec toi, 

mon écoute, ma compassion 

et ma sollicitude 

à l’égard de mes frères et sœurs en humanité 

s’enracineront davantage 

dans l’Esprit du Père de toute miséricorde.


 Joseph ! 

Fais de moi ton ami.e

 

Amen.

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Photo que m'a fait parvenir mon ami Bernard Lecomte

 et prise hier sur le bord de la Seine...

Comme ça sent le printemps!

Merci!



(on peut "cliquer" sur la photo pour l'agrandir... )

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samedi 11 mars 2023

« Une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle » / (401,050)

 Bonjour!

Dimanche 12 mars 2023 / 3e dimanche de Carême...

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...


ÉVANGILE

« Une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle » (Jn 4, 5-15.19b-26.39a.40-42)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
    Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar,
près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph.
    Là se trouvait le puits de Jacob.
Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source.
C’était la sixième heure, environ midi.
    Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau.
Jésus lui dit :
« Donne-moi à boire. »
    – En effet, ses disciples étaient partis à la ville
pour acheter des provisions.
    La Samaritaine lui dit :
« Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire,
à moi, une Samaritaine ? »
– En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.
    Jésus lui répondit :
« Si tu savais le don de Dieu
et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’,
c’est toi qui lui aurais demandé,
et il t’aurait donné de l’eau vive. »
    Elle lui dit :
« Seigneur, tu n’as rien pour puiser,
et le puits est profond.
D’où as-tu donc cette eau vive ?  
    Serais-tu plus grand que notre père Jacob
qui nous a donné ce puits,
et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »
    Jésus lui répondit :
« Quiconque boit de cette eau
aura de nouveau soif ;
    mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai
n’aura plus jamais soif ;
et l’eau que je lui donnerai
deviendra en lui une source d’eau
jaillissant pour la vie éternelle. »
    La femme lui dit :
« Seigneur, donne-moi de cette eau,
que je n’aie plus soif,
et que je n’aie plus à venir ici pour puiser.
    Je vois que tu es un prophète !...
    Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là,
et vous, les Juifs, vous dites
que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. »
    Jésus lui dit :
« Femme, crois-moi :
l’heure vient
où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem
pour adorer le Père.
    Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ;
nous, nous adorons ce que nous connaissons,
car le salut vient des Juifs.
    Mais l’heure vient – et c’est maintenant –
où les vrais adorateurs
adoreront le Père en esprit et vérité :
tels sont les adorateurs que recherche le Père.
    Dieu est esprit,
et ceux qui l’adorent,
c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »
    La femme lui dit :
« Je sais qu’il vient, le Messie,
celui qu’on appelle Christ.
Quand il viendra,
c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. »
    Jésus lui dit :
« Je le suis,
moi qui te parle. »

    Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus.
    Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui,
ils l’invitèrent à demeurer chez eux.
Il y demeura deux jours.
    Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire
à cause de sa parole à lui,
    et ils disaient à la femme :
« Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit
que nous croyons :
nous-mêmes, nous l’avons entendu,
et nous savons que c’est vraiment lui
le Sauveur du monde. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Le puits très profond où coule l’eau vive, ce n’est pas le puits de Samarie que Jacob a donné à son clan. Le puits très profond, c’est Jésus. Lui dont l’humanité est d’une profondeur divine, parce qu’Il est Dieu. Jésus, qui, aujourd’hui te dit : « Donne-moi à boire ! » car il a soif de toi, soif de ta foi. Jésus qui nous demande notre nature humaine pour pouvoir nous partager sa nature divine.

Mais ce puits aux eaux très profondes, c’est aussi toi, c’est aussi moi. Nous portons en nous un désir d’une profondeur infinie mais nous l’avons rempli avec toutes sortes de consommations parce que nous avions peur d’avoir soif. Et, plus handicapant encore, nous nous sommes habitués à cet exil loin de notre vrai désir.

Mais aujourd’hui, Jésus vient nous révéler la vérité de notre être, ce qu’aucun psychologue ne pourra jamais faire. Et que se passe-t-il si nous laissons le Seigneur déblayer notre puits de toutes nos passions ? Regardons la femme de Samarie.

Que fait-elle ? Maintenant qu’elle a rencontré Jésus elle quitte ses stratégies de solitude et de honte, elle laisse sa cruche et elle court à la ville. En un mot : elle sort d’elle-même. Elle sort de son enfermement, de ses blessures et ses passions, et elle partage avec tous l’eau de la source divine.

Et que dit-elle ? « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait » (Jn 4,29) et qui ne m’a pas jugée, qui ne m’a pas condamnée, qui ne m’a pas rejetée et qui m’a même demandé à boire.

Regardez bien : est-ce que l’Évangile nous dit qu’elle est devenue une femme extrêmement vertueuse ? Non ! La vraie conversion, ce n’est pas d’abord cela. La vraie conversion, c’est de sortir de soi.

Si aujourd’hui nous sommes incapables d’annoncer l’Évangile et que nous restons figés dans notre religion narcissique, c’est que notre puits intérieur est bouché, rempli de ce qui est de la terre. Tu as comblé ton désir par ce qui ne peut pas te combler. Et c’est pourquoi Jésus est là aujourd’hui qui t’attend près de ton puits pour te libérer de la honte.

Laisse-toi aimer. Entend cette parole de l’apôtre Paul : « La preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs » (Rm 5,8). Laisse-toi aimer et laisse jaillir en toi la source de l’Eau vive : l’Amour de Dieu aujourd’hui vient « se répandre en toi par l’Esprit Saint qui t’est donné » (cf. Rm 5,5).

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Philippe Link, ptre


Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Il y a une raison à la fatigue de Jésus ; La force du Christ t’a créé, la faiblesse du Christ t‘a régénéré. Il nous a créés avec la force, avec la faiblesse il est venu nous chercher » (saint Augustin)

  • « Dans la rencontre avec la Samaritaine, au puits, surgit la question de la "soif" du Christ qui conclut par le cri sur la croix ‘j’ai soif’ (Jn19,28). Assurément cette soif, comme la fatigue, a une base physique. Mais Jésus avait soif de notre foi à tous » (Benoit XVI)

  • « "Si tu savais le don de Dieu !" (Jn 4, 10). La merveille de la prière se révèle justement là, au bord des puits où nous venons chercher notre eau : là, le Christ vient à la rencontre de tout être humain, il est le premier à nous chercher et c’est lui qui demande à boire. Jésus a soif, sa demande vient des profondeurs de Dieu qui nous désire. La prière, que nous le sachions ou non, est la rencontre de la soif de Dieu et de la nôtre. Dieu a soif que nous ayons soif de Lui (Catéchisme de l’Eglise catholique, n° 2560)

Neuvaine à Saint Joseph...



Joseph! 

Fais de moi ton ami.e 


Joseph ! 

Toi l’homme au cœur ouvert 

à la dimension du cœur de Dieu, 

Toi sur qui Marie sait s’appuyer 

comme sur un rocher inébranlable,

 Toi de qui Jésus a appris 

comment faire de ses disciples des amis, 

Toi le protecteur, 

le modèle, et le confident de frère André, 

Fais de moi ton ami.e. 


Joseph ! 

Sois pour moi l’ami 

qui initie à la reconnaissance 

de la voix de Dieu dans le tumulte de ce monde, 

Sois pour moi l’ami qui m’apprend 

à discerner la lumière de Dieu 

dans les ombres de la vie, 

Sois pour moi l’ami en compagnie de qui

les épreuves de la vie se transforment 

en chemin de croissance et de vie.  


Joseph ! 

Je veux être ton ami.e, 

à l’instar de frère André. 

Je sais que je peux compter sur toi, 

comme tes milliers d’ami.e.s 

de toutes langues, origines, cultures et religions 

à travers tous les siècles. 

Avec toi, 

mon écoute, ma compassion 

et ma sollicitude 

à l’égard de mes frères et sœurs en humanité 

s’enracineront davantage 

dans l’Esprit du Père de toute miséricorde.


 Joseph ! 

Fais de moi ton ami.e

 

Amen.

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Bon dimanche!

Jean-Yves