lundi 11 mars 2024

« Aussitôt l’homme fut guéri » / Acte de contrition (2 prières)... / (457,047)

 Bonjour!

Mard 12 mars 2024

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE



« Aussitôt l’homme fut guéri » (Jn 5, 1-16)

Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !
Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu ;
rends- moi la joie d’être sauvé.
Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! (Ps 50, 12a.14a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

À l’occasion d’une fête juive,
Jésus monta à Jérusalem.
Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis,
il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha.
Elle a cinq colonnades,
sous lesquelles étaient couchés une foule de malades,
aveugles, boiteux et impotents.
Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans.
Jésus, le voyant couché là,
et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps,
lui dit :
« Veux-tu être guéri ? »
Le malade lui répondit :
« Seigneur, je n’ai personne
pour me plonger dans la piscine
au moment où l’eau bouillonne ;
et pendant que j’y vais,
un autre descend avant moi. »
Jésus lui dit :
« Lève-toi, prends ton brancard, et marche. »
Et aussitôt l’homme fut guéri.
Il prit son brancard : il marchait !
Or, ce jour-là était un jour de sabbat.
Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pied :
« C’est le sabbat !
Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. »
Il leur répliqua :
« Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit :
“Prends ton brancard, et marche !” »
Ils l’interrogèrent :
« Quel est l’homme qui t’a dit :
“Prends ton brancard, et marche” ? »
Mais celui qui avait été rétabli
ne savait pas qui c’était ;
en effet, Jésus s’était éloigné,
car il y avait foule à cet endroit.

Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit :
« Te voilà guéri.
Ne pèche plus,
il pourrait t’arriver quelque chose de pire. »
L’homme partit annoncer aux Juifs
que c’était Jésus qui l’avait guéri.
Et ceux-ci persécutaient Jésus
parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Nous sommes aujourd’hui interrogés sur l’orientation de notre volonté, sur nos choix de vie. Quelle vie vivons-nous ? Quelle vie espérons-nous ? Quelles sont notre recherche et notre persévérance à trouver la vraie vie ? Le témoignage de ce paralytique nous rappelle combien le choix de la vie demande du courage et de la confiance en Dieu. L’homme était assis près de la piscine depuis trente-huit ans. Pour lui, choisir la vie, vouloir guérir, impliquait d’entrer dans un monde difficile et inconnu : apprendre à marcher, apprendre un métier, trouver un foyer, se réinsérer dans la vie sociale. Après tant d’années de mendicité et d’inactivité, il s’agit d’un véritable défi. Il semble donc que la première guérison que Jésus ait opérée en lui soit celle de la peur qu’une telle perspective engendre.

« Lève-toi, prends ton brancard, et marche ». Jésus guérit en donnant un ordre, l’ordre de reprendre la route vers la maison du Père, l’ordre de se remettre au travail. C’est la dimension qu’occultent les scribes qui font à Jésus son procès. Ils discutent sur le fait de porter son grabat un jour de sabbat, c’est-à-dire sur le fait de travailler un jour de sabbat, et oublient que ce travail réalise une guérison. Or Jésus accomplit le sabbat en guérissant cet homme car il porte à son accomplissement l’œuvre de son Père.

« Te voilà en bonne santé. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver pire encore ». Par cette recommandation, Jésus ne profère pas une menace, il rappelle fermement l’exigence de conversion liée à toute guérison. Dans notre marche vers Pâques, obtenir la guérison de notre péché exige que nous nous détournions résolument de tous les chemins de traverse et que nous nous mettions au travail.

Seigneur Jésus, nous attendons de toi la guérison car Toi seul est notre salut. Or voici que tu viens à nous et que tu nous donnes l’ordre de commencer une nouvelle vie. Nous nous appuyons sur ta Parole : elle a la puissance de vaincre nos peurs de vivre, nos peurs de nous mettre au travail, nos peurs d’affronter un monde inconnu. Nous choisissons de marcher à ta suite, libres et confiants, portant nos grabats. Conduis-nous, vers la maison du Père, fais-nous entrer dans ta joie.

Abbé Philippe Link - Merci!

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Ressentons du dégoût de nous-mêmes quand nous péchons, puisque le péché dégoûte Dieu. Et, puisque nous ne sommes pas libres du péché, ressemblons au moins à Dieu avec notre dégoût de ce qui le dégoûte » (Saint Augustin)

  • « L’Eglise a toujours les portes ouvertes. C’est la maison de Jésus et Jésus accueille. Si les gens sont blessés, que fait Jésus ? Il les gronde parce qu’ils sont blessés ? Non, Il les charge sur ses épaules. Et c’est ce qu’on appelle la miséricorde » (François)

  • « Jésus a posé des actes, tel le pardon des péchés, qui L’ont manifesté comme étant le Dieu Sauveur Lui-même. Certains Juifs, qui, ne reconnaissant pas le Dieu fait homme, voyaient en Lui un homme qui se fait Dieu, L’ont jugé comme un blasphémateur » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 594)

 Quelqu'un me demandait récemment de mettre sur ce blogue l'acte de contrition. Je me souviens l'avoir déjà écrit; je l'ai cherché et je l'ai trouvé facilement (En allant à gauche en haut sur mon blogue et en écrivant la demande dans l'espace ( ______ Q). Alors voici:

   Acte de contrition:    
Mon Dieu, j'ai un extrême regret de vous avoir offensé,
parce que vous êtes infiniment bon,
infiniment aimable, et que le péché vous déplaît;
pardonnez-moi par les mérites de Jésus Christ mon Sauveur;
je me propose, moyennant votre sainte grâce,
de ne plus vous offenser et de faire pénitence.

Amen.

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Et voici une autre prière que j'ai trouvée dans un livre pour les enfants qui se préparent au sacrement du pardon (Le sacrement de la paix).

   PRIÈRE DE CONTRITION:   

Dieu notre Père, pardonne-moi car j'ai péché. Donne-moi ton Esprit pour aimer davantage.

Seigneur Jésus, ami des pécheurs, prends pitié de moi, rends-moi fidèle à ton Esprit.

Esprit de Jésus, purifie-moi de mes péchés. Apprends-moi à vivre en enfant de lumière. 

Ô Dieu très bon, je regrette de t'avoir offensé. Ouvre mon cœur à ta Parole et fais-moi vivre en ton amour.

Amen.  

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Bonne journée!

Jean-Yves 

dimanche 10 mars 2024

« Va, ton fils est vivant » / (457,005)

 Bonjour!

Lundi 11 mars 2024

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Va, ton fils est vivant » (Jn 4, 43-54)

 Ta parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance.
Cherchez le bien, non le mal, afin de vivre.
Ainsi le Seigneur sera avec vous.
Ta parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance. (cf. Am 5, 14)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
après avoir passé deux jours chez les Samaritains,
Jésus partit de là pour la Galilée.
– Lui-même avait témoigné
qu’un prophète n’est pas considéré dans son propre pays.
Il arriva donc en Galilée ;
les Galiléens lui firent bon accueil,
car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait
à Jérusalem pendant la fête de la Pâque,
puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête.
Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée,
où il avait changé l’eau en vin.
Or, il y avait un fonctionnaire royal,
dont le fils était malade à Capharnaüm.
Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée,
il alla le trouver ;
il lui demandait de descendre à Capharnaüm
pour guérir son fils qui était mourant.
Jésus lui dit :
« Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges,
vous ne croirez donc pas ! »
Le fonctionnaire royal lui dit :
« Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! »
Jésus lui répond :
« Va, ton fils est vivant. »
L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite
et il partit.
Pendant qu’il descendait,
ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre
et lui dirent que son enfant était vivant.
Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux.
Ils lui dirent :
« C’est hier, à la septième heure (au début de l’après- midi),
que la fièvre l’a quitté. »
Le père se rendit compte que c’était justement
l’heure où Jésus lui avait dit :
« Ton fils est vivant. »
Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison.

Tel fut le second signe que Jésus accomplit
lorsqu’il revint de Judée en Galilée.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

«Jésus, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, partit pour la Galilée»

Abbé Ramon Octavi SÁNCHEZ i Valero(Viladecans, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui nous rencontrons de nouveau Jésus à Cana de Galilée, où il avait réalisé le fameux miracle de la conversion de l'eau en vin. Et voici qu'il fait un nouveau miracle: la guérison du fils d'un fonctionnaire royal. Le premier avait été spectaculaire, mais celui-ci a sans doute plus de valeur: il ne résout pas un embarras matériel, il s'agit d'une vie humaine.

Ce qui attire l'attention ici, c'est que Jésus agit à distance. Il ne se rend pas à Capharnaüm pour guérir directement le malade; il lui redonne la santé sans bouger de Cana: «Le fonctionnaire royal lui dit: ‘Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure!’. Jésus lui répond: ‘Va, ton fils est vivant’» (Jn 4,49.50).

Cela nous rappelle que, tous, nous pouvons faire beaucoup de bien à distance, sans devoir être présents à l'endroit où l'on sollicite notre générosité. Nous aidons, par exemple, le Tiers Monde en collaborant économiquement avec nos missionnaires ou avec des entités catholiques qui y travaillent. Nous aidons les pauvres des quartiers marginaux des grandes villes par nos apports à des institutions comme Caritas, sans que nous devions y mettre les pieds. Nous pouvons même donner une grande joie à beaucoup de gens qui sont loin de nous, par un appel téléphonique, une lettre ou un message électronique.

Bien souvent, nous trouvons une excuse dans l'impossibilité d'être physiquement présents dans les lieux où il y a des nécessités urgentes. Jésus, n'a pas cherché d'excuse; il a fait le miracle.

La distance n'est pas un problème à l'heure d'être généreux, car la générosité sort du cœur et dépasse les frontières. Comme le disait saint Augustin: «Qui possède la charité dans son cœur, trouve toujours une chose à donner».

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Dans le cas du centurion romain, sa foi était déjà parfaite, c’est pour cela que Jésus offrit d’aller chez lui, afin de nous faire connaître la vertu de cet homme ; ici par contre le fonctionnaire royal n’avait qu’une foi imparfaite, et il ne savait point encore que Jésus pouvait guérir son fils, tout en étant éloigné : et c’est ainsi que le Seigneur, en refusant de descendre, voulut nous montrer qu’il faut croire en lui » (Saint Jean Chrysostome)

  • « Croyez-vous que Dieu puisse nous ignorer si l’on prie avec insistance ? Il nous écoute en toutes circonstances et n’ignore rien de nous, avec amour. Il se tient près de nous dans toutes nos luttes, et notre arme est justement la prière, qui nous fait ressentir sa présence à nos côtés » (François)

  • « Les Évangiles sont écrits par des hommes qui ont été parmi les premiers à avoir la foi et qui veulent la faire partager à d’autres. Ayant connu dans la foi qui est Jésus, ils ont pu voir et faire voir les traces de son mystère dans toute sa vie terrestre (…). A travers ses gestes, ses miracles, ses paroles, il a été révélé qu’"en Lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité" (Col 2, 9) (…). Ce qu’il y avait de visible dans sa vie terrestre conduisit au mystère invisible de sa filiation divine et de sa mission rédemptrice » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 515)



Bonne journée!

Jean-Yves 

samedi 9 mars 2024

« Dieu a envoyé son Fils pour que, par lui, le monde soit sauvé » / (456,956)

 Bonjour!

Dimanche 10 mars 2024

Voici la Parole de Dieu de ce 4e dimanche du Carême...


ÉVANGILE

« Dieu a envoyé son Fils pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 14-21)

Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !  
Dieu a tellement aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique,
afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle.
Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! (Jn 3, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème :
« De même que le serpent de bronze
fut élevé par Moïse dans le désert,
ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,
afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.
Car Dieu a tellement aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique,
afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,
mais obtienne la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,
non pas pour juger le monde,
mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
Celui qui croit en lui échappe au Jugement,
celui qui ne croit pas est déjà jugé,
du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Et le Jugement, le voici :
la lumière est venue dans le monde,
et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière,
parce que leurs œuvres étaient mauvaises.
Celui qui fait le mal déteste la lumière :
il ne vient pas à la lumière,
de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ;
mais celui qui fait la vérité vient à la lumière,
pour qu’il soit manifeste
que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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   Commentaire...

«Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique»

Abbé Joan Ant. MATEO i García (Tremp, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui la liturgie nous offre à l'avance un parfum de la joie pascale. Les vêtements liturgiques sont roses. C'est le dimanche de "lætare" qui nous invite à une joie paisible. «Réjouis-toi, Jérusalem, et rassemblez-vous, vous tous qui l’aimez...», crie le chant d'ouverture.

Dieu veut que nous soyons heureux. La psychologie la plus basique nous dit qu'une personne qui n'est pas heureuse finit par être un malade du corps et de l'esprit. Cela dit, notre joie doit être une joie qui a des bonnes bases, elle doit être l'expression de la paix d'une vie qui a un sens. Sinon, la joie dégénèrerait et deviendrait superficielle et stupide. Sainte Thérèse les distinguait avec justesse entre "sainte joie" et "folle joie". La dernière étant une joie extérieure qui ne dure que très peu et qui nous laisse un goût amer.

Ce sont des jours difficiles pour la vie de la foi. Mais ce sont des temps passionnants également. Nous expérimentons, d'une certaine manière, l'exil de Babylone, celui que chante le psaume. Nous pouvons nous aussi vivre une expérience d'exil «nous pleurions, en nous souvenant de Sion» (Ps 136,1). Les difficultés extérieures, et surtout, le péché, peuvent nous amener sur les rivages de Babylone. Mais malgré tout, il y a des raisons pour garder l'espérance, et Dieu continue à nous dire: «Que ma langue s'attache à mon palais, si je cesse de penser à toi» (Ps 136,6).

Nous pouvons vivre toujours heureux car Dieu nous aime à la folie, tellement «qu'il a donné son Fils unique» (Jn 3,16). Bientôt, nous accompagnerons ce Fils unique dans son chemin de mort et résurrection. Nous contemplerons l'amour de Celui qui nous aime jusqu'au point de se donner pour nous tous, pour toi et pour moi. Et nous serons remplis d'amour en voyant «Celui qu'ils ont transpercé» (Jn 19,37) et grandira en nous une joie que personne ne pourra nous enlever.

La vraie joie qui remplit notre vie n'est pas le résultat de nos efforts personnels. Saint Paul nous le rappelle: elle ne vient pas de nous, c'est un don de Dieu, nous sommes son œuvre (Col 1,11). Laissons Dieu nous aimer et aimons-le en retour, et notre joie sera grande tant dans notre vie que lors de la prochaine Pâque. N'oublions pas de nous laisser caresser et transformer par Dieu en faisant une bonne confession avant Pâques.

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Selon les paroles adressées à Nicodème, Dieu donne son Fils au "monde" pour délivrer l’homme du mal, qui porte en lui la perspective définitive et absolue de la souffrance. Cette libération doit être réalisée par le Fils unique avec sa propre souffrance. Et en elle se manifeste l’amour infini, l’amour qui sauve » (Saint Jean Paul II)

  • « Ressentons au fond de nous que Dieu nous aime vraiment. Voilà la plus simple expression qui résume tout l’Evangile : Dieu nous aime d’un amour gratuit et sans mesure » (François)

  • « L’amour de Dieu pour Israël est comparé à l’amour d’un père pour son fils. Cet amour est plus fort que l’amour d’une mère pour ses enfants. Dieu aime son Peuple plus qu’un époux sa bien-aimée ; cet amour sera vainqueur » (Catéchisme de l’Eglise Ca

Méditation

Prédicateur

Frère Mathieu-Marie Trommer

Couvent Sainte-Marie-du-Chêne à Nancy


Des symboles ambivalents

Chaque année, lorsque la liturgie nous propose de méditer sur ce fichu serpent d’airain, je suis embêté : Comment un serpent, symbole de ruse, de danger et de mort peut-il guérir ? Comment Jésus peut-il se comparer à une vulgaire sculpture de métal montée sur un poteau de bois ?

C’est que, dans le contexte du Proche-Orient ancien, la signification symbolique et religieuse du serpent est polysémique : 

- D’abord, le serpent est symbole de mort mais son venin sert aussi de remède ;
- Sa mue et son cycle saisonnier symbolisent aussi la fertilité et la renaissance ;
- Son caractère dangereux lui confère une aura de gardien et de défenseur ;
- Et enfin, sa vivacité et sa ruse représentent aussi la vengeance...

De la même manière, la croix de notre Seigneur est ambivalente : malédiction, folie, faiblesse et mort de prime abord, elle est gage de salut et de vie pour ceux qui croient en lui.

Car, de même que les Hébreux ont été guéris des conséquences de leur rébellion en regardant le serpent qui causa la mort, de même, tout homme peut voir sur la croix la conséquence de ses péchés, mais aussi l’amour fou de Dieu qui procure la guérison, le pardon et la réconciliation sur la croix. Je vous le dis, ce mystère est grand... 



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Bon dimanche!

Jean-Yves 

Note: Il y a 4,084 messages différents sur ce blogue...


vendredi 8 mars 2024

« Le publicain était devenu un homme juste, plutôt que l’autre » / Sur le baptême... / (456,925)

 Bonjour!

Samedi le 8 mars 2024

Voici la parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Le publicain était devenu un homme juste, plutôt que l’autre » (Lc 18, 9-14)

Tes paroles, Seigneur, sont esprit
et elles sont vie.
Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,
mais écoutez la voix du Seigneur.
Tes paroles, Seigneur, sont esprit
et elles sont vie. (cf. Ps 94, 8a.7d)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes
et qui méprisaient les autres,
Jésus dit la parabole que voici :
« Deux hommes montèrent au Temple pour prier.
L’un était pharisien,
et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).
Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même :
“Mon Dieu, je te rends grâce
parce que je ne suis pas comme les autres hommes
– ils sont voleurs, injustes, adultères –,
ou encore comme ce publicain.
Je jeûne deux fois par semaine
et je verse le dixième de tout ce que je gagne.”
Le publicain, lui, se tenait à distance
et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ;
mais il se frappait la poitrine, en disant :
“Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !”
Je vous le déclare :
quand ce dernier redescendit dans sa maison,
c’est lui qui était devenu un homme juste,
plutôt que l’autre.
Qui s’élève sera abaissé ;
qui s’abaisse sera élevé. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

La parabole du pharisien et du publicain que la liturgie nous invite à méditer aujourd’hui nous est sans doute bien connue. Mais pour bien en comprendre le sens, il nous faut bien entendre les raisons qui ont poussé Jésus à raconter cette histoire : « Jésus dit une parabole pour certains hommes qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient tous les autres. » Autrement dit, Jésus veut adresser un message à ceux qui se drapent dans une justice qu’ils s’accordent à eux-mêmes et qui estiment que celle-ci les place au-dessus des autres, de « tous les autres » précise bien l’évangile.

Si Jésus reprochait cette attitude aux pharisiens, il nous faut pourtant remarquer que saint Luc ne précise pas ici que Jésus s’adresse à eux. Serait-ce pour nous indiquer que c’est là une attitude qui risque de tous nous guetter, y compris les plus « religieux » parmi nous ?

Regardons d’un peu plus près cette parabole. Jésus nous présente deux hommes : un pharisien et un publicain. L’exposé de l’attitude et de la prière de chacun est contrasté à souhait.

Ce qui est frappant chez le pharisien est qu’il ne se tient pas devant Dieu mais devant lui-même. Certes, il s’adresse à Dieu mais lui parle-t-il vraiment ? Ne serait-il pas plutôt en train de parler avec lui-même. En réalité, sa prière n’a que l’apparence du dialogue. Elle est un monologue. Son action de grâce au lieu de le tourner vers Dieu semble plutôt le tourner vers lui-même dans une sorte d’autosatisfaction.

En soi, rendre grâce à Dieu pour les dons qu’il nous a fait n’a rien de mauvais. Ce qui est plus problématique c’est de s’approprier ces dons pour se louer soi-même au lieu de Dieu et surtout pour déprécier ses frères au lieu de les aimer. L’aversion de ce pharisien vis-à-vis des pécheurs est aux antipodes de l’attitude de Dieu à leur égard.

Le publicain, quant à lui, ne regarde pas ce qui ne va pas chez les autres pour mettre en valeur ce qui va chez lui. Bien plus, la seule chose qu’il voit chez lui, c’est son péché : « Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis ! » L’humilité est bien la caractéristique principale de la prière de cet homme. Il reconnaît qu’il a besoin de Dieu et particulièrement de son salut, au contraire du pharisien qui n’exprime aucune demande au Seigneur, se satisfaisant pleinement de son « ego ».

Ce publicain reconnaît la miséricorde de Dieu et l’appelle dans sa vie parce qu’il se sait pécheur. Il a reconnu Dieu pour ce qu’il est.

Nous voyons ici qu’avant d’inviter ses auditeurs à imiter le publicain, saint Luc veut d’abord leur faire comprendre l’attitude de Dieu envers les hommes. Le fait que le publicain soit pardonné avant même d’avoir réparé ses torts, comme le fera un Zachée par exemple, manifeste avec clarté cette intention de l’évangéliste. Oui, telle est la miséricorde de Dieu envers le pécheur.

Seigneur, donne-nous la grâce de te reconnaître comme ce Dieu qui pardonne et prends pitié, ce Père plein de tendresse et de miséricorde. Eclaire-nous sur notre péché et fais-nous éprouver le besoin de ton salut. Que nous nous tournions vers toi pour accueillir dans la joie le pardon que tu nous donnes.

Abbé Philippe Link - Merci!

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                    Sur le baptême...                    



"Notre capacité à rendre témoignage nous vient du Christ lui-même. Par le baptême, il nous donne de participer à sa mission de prophète. Un prophète c'est quelqu'un qui perçoit ce que Dieu est en train de réaliser ou qui nous aide à le percevoir par ses paroles et ses actions. Nous ayant annoncé la venue du Règne de Dieu, il n'y a pas eu meilleur que Jésus pour être prophète. S'il nous associe à sa mission prophétique,  par le baptême, les meilleurs conditions sont réunies pour arriver à témoigner de l'Évangile." (Rémi Lepage, o.m.i. / Revue N.-D. du Cap).

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Bonne journée!

Jean-Yves 

jeudi 7 mars 2024

« Le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur : tu l’aimeras » / Sur le baptême... / (456,878)

Bonjour!

Vendredi 8 mars 2024

Voici la Parole de Dieu de ce jour... 

ÉVANGILE

« Le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur : tu l’aimeras » (Mc 12, 28b- 34)

Ta parole, Seigneur, est vérité
et ta loi, délivrance.
Convertissez-vous, dit le Seigneur,
car le royaume des Cieux est tout proche.
Ta parole, Seigneur, est vérité
et ta loi, délivrance. (Mt 4, 17)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander :
« Quel est le premier de tous les commandements ? »
Jésus lui fit cette réponse :
« Voici le premier :
Écoute, Israël :
le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu
de tout ton cœur, de toute ton âme,
de tout ton esprit et de toute ta force.
Et voici le second :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »
Le scribe reprit :
« Fort bien, Maître, tu as dit vrai :
Dieu est l’Unique
et il n’y en a pas d’autre que lui.
L’aimer de tout son cœur,
de toute son intelligence, de toute sa force,
et aimer son prochain comme soi-même,
vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »
Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit :
« Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. »
Et personne n’osait plus l’interroger.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Le premier des commandements que le Seigneur nous donne, c’est de l’écouter, c’est-à-dire : de tendre l’oreille de notre cœur et de nous faire tout enseignable, de recevoir avec bienveillance sa Parole. Et que nous dit-elle cette Parole ? « Le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur ». Il n’en est pas d’autre : tous ceux qui prétendent à ce titre « sont des voleurs et des brigands, mais les brebis ne les ont pas écoutés » (Jn 10, 8). Unique est le Bon Berger, et nous le reconnaissons au fait qu’il « se dessaisit de sa vie pour ses brebis ».

Mais nous sommes sourds, ou plutôt nous refusons d’entendre ; car ce message nous dérange : nous pressentons toute l’exigence qui en découle logiquement : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force ». Aussi sommes-nous tentés de dire comme le démon : « Ne me tourmente pas, Jésus », ne vois-tu pas que « je me suis effondré par suite de mes fautes » ? (1ère lect.). N’exige pas de moi des choses impossibles. Toi tu es d’en-haut, mais tu vois bien que je suis d’en-bas, de la terre. Passe ton chemin ; je ferai de mon mieux pour éviter l’enfer, ne m’en demande pas plus…

Comme le jeune homme riche, nous nous éloignons tout tristes, le cœur blessé, car dans cette rencontre, s’est réveillée en nous une nostalgie profonde ; nous avons pressenti quelque chose d’indéfinissable : l’espoir d’une vie en vérité, d’un monde meilleur, d’une fraternité entre les hommes plus puissante que toutes les guerres qui nous déchirent.

Ce désir, qui brûle en nos cœurs mais dont la flamme vacille sous la force des vents contraires, est déjà l’œuvre de la grâce nous invitant à la conversion. Il est important de ne pas le laisser s’éteindre, mais de l’entretenir en revenant à l’essentiel comme la Parole nous y invite aujourd’hui : « Ephraïm, peux-tu me confondre avec les idoles ? » Elles sont nombreuses en effet les voix qui nous sollicitent en tout sens. A chacun l’Ennemi distille son discours empoisonné qui n’a d’autre but que de nous éloigner du Christ, c’est-à-dire de « l’unique Seigneur ». Aux uns il argumente à partir de la pluralité des religions pour suggérer que le christianisme ne saurait prétendre être l’unique voie du salut pour tous les hommes ; aux autres il fait miroiter le rêve prométhéen d’un homme divin par nature, qui n’a pas besoin d’un « Sauveur » ; d’autres enfin se laissent séduire par la perspective de posséder toutes sortes de pouvoirs préternaturels qui leur permettraient de dominer sur leurs semblables et d’être eux-mêmes le « Seigneur ».

 Mais derrière toutes ces stratégies, la seule ambition du « Père du mensonge » est de nous détourner de la rencontre qui mettrait fin à sa domination : celle que nous pourrions faire avec le Christ Jésus à travers sa Parole de vérité, accueillie dans la foi. Voilà pourquoi il nous faut sans cesse revenir en ce lieu pour y écouter le Très-Haut nous déclarer son amour ; nous laisser séduire par ses promesses, et « revenir nous assoir à son ombre », car il l’a promis : « Je les guérirai de leur infidélité, je leur prodiguerai mon amour, je suis revenu de ma colère. Je serai pour Israël comme la rosée, comme le cyprès toujours vert, et c’est moi qui te donne ton fruit » (1ère lect.).

Certes, ce n’est pas du jour au lendemain que nous pourrons l’aimer « de tout notre cœur, de toute notre âme, de tout notre esprit et de toute notre force ». Il faut laisser à Dieu le temps de nous « guérir de nos infidélités », de nous apprivoiser, de nous combler, pour que triomphant de toutes nos résistances et de toutes nos peurs, nous osions répondre à son amour par le don de tout notre être, dans la force de l’Esprit qu’il nous donne. C’est en vue de cette transformation intérieure que le Seigneur nous « nourrit jour après jour de la fleur du froment » (Ps 80), c’est-à-dire de son Eucharistie, qu’il « nous rassasie avec le miel du Rocher », c’est-à-dire de sa Parole sur laquelle nous sommes invités à bâtir la demeure de notre vie.

Avec tout cela, nous n’en sommes toujours qu’à mi-chemin du précepte ; mais si nous parvenons à accueillir la grâce d’obéir au premier commandement, le second suivra spontanément. Car si « Dieu est l’Unique » objet de notre amour, alors nous aimerons spontanément notre prochain et nous-mêmes en lui, de l’amour dont lui-même nous comblera.

Père Saint, sois béni d’avoir ouvert devant nous le passage qui nous donne accès à la vraie vie, celle que tu nous offres en abondance en ton Fils et dans l’Esprit. Ne permets pas que trompés par le Menteur, nous édulcorions ta Parole et sombrions dans la présomption et l’idolâtrie. “Reviens de ta juste colère, guéris-nous de nos infidélités et prodigue-nous ton amour” (cf. 1ère lect.). Nous ne voulons pas d’autre Dieu que toi car il n’en est pas d’autre. Toi et toi seul nous a arrachés à la mort de notre péché et “nous as fait monter de nos terres d’Egypte” (Ps 80). Nous voulons nous rassasier du miel de ta Parole et nous nourrir du froment de ton Eucharistie (Ibid.) afin de faire de toute notre vie une action de grâce pour tant de bonté. Alors, dans la force de ton Esprit, nous pourrons t’aimer “de tout notre cœur, de toute notre âme, de tout notre esprit et de toute notre force ; et aimer notre prochain comme nous-mêmes” dans l’amour qui vient de toi.

Abbé Philippe Link - Merci!

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Ces jours-ci [de Carême] sont spécialement indiqués pour s’exercer à la charité. Ceux qui désirent célébrer la Pâque du Seigneur avec le corps et l’âme sanctifiés doivent s’efforcer pour obtenir, surtout, cette charité » (Saint Léon le Grand)

  • « La foi c’est laisser de l’espace à cet amour de Dieu ; c’est laisser de l’espace au pouvoir, au pouvoir de Dieu, au pouvoir de celui qui m’aime, qui est amoureux de moi et désire se réjouir avec moi. C’est cela la foi. C’est cela croire : laisser de l’espace au Seigneur pour qu’Il vienne et me transforme » (François)

  • « (…) L’apôtre S. Paul le rappelle : Celui qui aime autrui a de ce fait accompli la loi. En effet, le précepte : tu ne commettras pas d’adultère ; tu ne tueras pas ; tu ne voleras pas ; tu ne convoiteras pas, et tous les autres se résument en ces mots : tu aimeras ton prochain comme toi-même. La charité ne fait point de tort au prochain. La charité est donc la loi dans sa plénitude » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 2.196)

Sur le baptême...

"Notre capacité à rendre témoignage nous vient du Christ lui-même. Par le baptême, il nous donne de participer à sa mission de prophète. Un prophète c'est quelqu'un qui perçoit ce que Dieu est en train de réaliser ou qui nous aide à le percevoir par ses paroles et ses actions. Nous ayant annoncé la venue du Règne de Dieu, il n'y a pas eu meilleur que Jésus pour être prophète. S'il nous associe à sa mission prophétique,  par le baptême, les meilleurs conditions sont réunies pour arriver à témoigner de l'Évangile." (Rémi Lepage, o.m.i. / Revue N.-D. du Cap).

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Bonne journée!

Jean-Yves