vendredi 7 juin 2024

« Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements » / (465,574)

 Bonjour!

Samedi le 8 juin 2024

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements » (Lc 2, 41-51)

Alléluia. Alléluia.
Heureuse Vierge Marie !
Attentive à garder la parole de Dieu,
elle la méditait dans son cœur !
Alléluia. (cf. Lc 2, 19)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

          Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem
pour la fête de la Pâque.
  Quand il eut douze ans,
ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume.
  À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient,
le jeune Jésus resta à Jérusalem
à l’insu de ses parents.
  Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins,
ils firent une journée de chemin
avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.
  Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem,
en continuant à le chercher.

          C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple,
assis au milieu des docteurs de la Loi :
il les écoutait et leur posait des questions,
  et tous ceux qui l’entendaient
s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.
  En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement,
et sa mère lui dit :
« Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ?
Vois comme ton père et moi,
nous avons souffert en te cherchant ! »
  Il leur dit :
« Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ?
Ne saviez-vous pas
qu’il me faut être chez mon Père ? »
  Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.

          Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth,
et il leur était soumis.
Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.

          – Acclamons la Parole de Dieu.

-----

Commentaire...

« Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements ». Étonnant verset qui fait suite à l’épisode du recouvrement de Jésus au Temple au sujet duquel Luc prend soin de nous préciser que Marie et Joseph n’en comprirent pas le sens : « Ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait ». Serait-ce que l’on peut garder un événement de la vie de notre Seigneur Jésus-Christ dans son cœur sans forcément le comprendre ? Oui, car garder dans son cœur signifie ici avant tout conserver au plus profond de soi la présence de celui dont toute la vie est événement de salut. Même si nous n’avons pas la clef d’interprétation de ce que Jésus a fait ou dit, cela ne nous empêche en rien de le garder, Lui, présent dans notre cœur. Il saura lui-même nous faire entrer au moment opportun dans la compréhension de ses paroles et de ses actes.

Le plus important est de rester comme Marie dans une attitude humble qui accueille le Christ avec une foi et une confiance inconditionnelle. Comme Marie, il s’agit de repasser sans cesse dans notre cœur et notre mémoire les événements de la vie de notre Seigneur, ses mystères et chaque aspect de son enseignement jusqu’au jour où nous en découvrirons la véritable signification. C’est ainsi que par l’appropriation progressive de la plénitude du mystère du salut qui est en Christ, notre foi grandit de même que notre désir de lui être uni. Et par ce patient et persévérant labeur de l’écoute accueillante et de la rumination croyante, nous préparons notre capacité future à saisir un jour dans la pleine vision le Mystère de Dieu.

Marie, en ce jour où nous fêtons ton cœur immaculé, enseigne-nous cette disponibilité et cette ouverture à Celui qui est plus grand que notre cœur afin que Lui-même nous fasse peu à peu entrer dans le mystère de sa personne pour que celle-ci puisse se révéler événement de salut dans notre propre vie.

Abbé Philippe Link - Merci!

-----


Bonne journée!

Jean-Yves 

jeudi 6 juin 2024

« Un des soldats lui perça le côté, et il en sortit du sang et de l’eau »( / 465.494)

 Bonjour!

Vendredi 7 juin 2024 

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Un des soldats lui perça le côté, et il en sortit du sang et de l’eau » (Jn 19, 31-37)

Alléluia. Alléluia.
Prenez sur vous mon joug,
devenez mes disciples,
car je suis doux et humble de cœur.
Alléluia. (Mt 11, 29ab)

ou : Alléluia. Alléluia.
Dieu nous a aimés,
il a envoyé son Fils
pour le pardon de nos péchés.
Alléluia. (1 Jn 4, 10b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Jésus venait de mourir.
Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi),
il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat,
d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque.
Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps
après leur avoir brisé les jambes.
Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier,
puis de l’autre homme crucifié avec Jésus.
Quand ils arrivèrent à Jésus,
voyant qu’il était déjà mort,
ils ne lui brisèrent pas les jambes,
mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ;
et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.

Celui qui a vu rend témoignage,
et son témoignage est véridique ;
et celui-là sait qu’il dit vrai
afin que vous aussi, vous croyiez.
Cela, en effet, arriva
pour que s’accomplisse l’Écriture :
Aucun de ses os ne sera brisé.
Un autre passage de l’Écriture dit encore :
Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé.

– Acclamons la Parole de Dieu.

-----



Commentaire...

Aujourd’hui nous célébrons avec toute l’Église la fête du Sacré Cœur. La liturgie du jour rapporte comment un homme transperce le cœur de Jésus avec sa lance. Encore aujourd’hui, ce cœur est transpercé quotidiennement par les péchés de tant d’hommes, ignorant son amour et le méprisant par une vie de péché. Mais Dieu, riche en miséricorde, veut le salut de tout homme. Il nous manifeste cet Amour infini par le Cœur de son Fils Unique. Parler du cœur d’une personne, c’est parler de ce qu’elle est intérieurement, au plus profond de son être. Le cœur de Jésus est un cœur aimant, compatissant et miséricordieux. Un cœur qui révèle le cœur de Dieu. Du haut du ciel, il regarde les hommes avec compassion et, comme le dit saint Augustin, « Dieu nous appelle pour que nous revenions à son cœur ».

Saint Paul nous aide à prendre conscience de l’étendu de l’amour de Dieu. « Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous » (Rm 5,8). Telle est la preuve irréfutable que Dieu nous aime : le Christ est mort pour nous sur la Croix, afin de nous réconcilier avec son Père et faire de nous des fils adoptifs. Le pape Benoît XVI soulignait que « Ce mystère de l’amour de Dieu pour nous ne constitue pas seulement le contenu du culte et de la dévotion au Cœur de Jésus : il est, de la même manière, le contenu de toute vraie spiritualité et dévotion chrétiennes. Il est donc important de souligner que le fondement de cette dévotion est aussi ancien que le christianisme lui-même. En effet, être chrétien n’est possible qu’avec le regard tourné vers la Croix de notre Rédempteur, “vers celui qu’ils ont transpercé”. Le regard fixé sur “le côté transpercé par la lance”, dans lequel resplendit la volonté de salut sans limites de la part de Dieu, ne peut donc être considéré comme une forme passagère de culte et de dévotion : l’adoration de l’amour de Dieu, qui a trouvé dans le symbole du “cœur transpercé” son expression historique et dévotionnelle, demeure essentielle pour un rapport vivant avec Dieu » (Message au préposé général de la Compagnie de Jésus, le15 mai 2006).

Aujourd’hui aussi Jésus murmure dans le cœur de chaque chrétien : « et toi, m’aimes-tu ? ». Comment montrer notre amour pour Jésus en ce jour où nous fêtons son amour infini pour nous ? A chacun de trouver sa manière : une attention, un geste, un moment dédié spécialement à Jésus-Christ. Jésus se satisfait du peu que nous lui donnons : un instant de compagnie lui suffit, un petit acte de charité, une visite à un malade ou à un prisonnier, une attention envers notre conjoint, nos enfants ou nos parents, faire la paix avec telle personne à qui nous n’avons pas adressé la parole depuis des mois…Le Cœur du Christ est si bon que nos petites actions suffisent pour que Jésus soit aimé et que son cœur batte pour nous avec une prédilection toute spéciale.

Quand je trouve la vie difficile, quand je ne suis pas à la hauteur, j’ai tendance à baisser les bras et à essayer de résoudre mes problèmes seul. Dans ces moments, aide-moi, Seigneur, à me rapprocher de toi. Je sais qu’en toi je retrouverai le désir et la force de continuer à tendre vers la perfection de l’amour.

-----

Abbé Philippe Link - Merci!

Prions...

Pour ceux et celles qui ont mal..

Bonne journée!

Jean-Yves 

mercredi 5 juin 2024

On se souvient... / « Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là »( / 465,431)

 1944 "Les colis sont arrivés"

80e anniversaire du débarquement en Normandie: 6 juin 1944

C'était le début de la fin pour la guerre...

Merci à ces millions de soldats qui ont combattu dans cette terrible guerre...

----------

Bonjour!

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là » (Mc 12, 28b-34)

Alléluia. Alléluia.
Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort ;
il a fait resplendir la vie par l’Évangile.
Alléluia. (2 Tm 1, 10)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    un scribe s’avança pour demander à Jésus :
« Quel est le premier de tous les commandements ? »
    Jésus lui fit cette réponse :
« Voici le premier :
Écoute, Israël :
le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.
    Tu aimeras le Seigneur ton Dieu
de tout ton cœur, de toute ton âme,
de tout ton esprit et de toute ta force.
    Et voici le second :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »
    Le scribe reprit :
« Fort bien, Maître,
tu as dit vrai :
Dieu est l’Unique
et il n’y en a pas d’autre que lui.
    L’aimer de tout son cœur,
de toute son intelligence, de toute sa force,
et aimer son prochain comme soi-même,
vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »
    Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit :
« Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. »
Et personne n’osait plus l’interroger.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

-----

Commentaire...

« Un scribe s’avança vers Jésus et lui demanda : ‘Quel est le premier de tous les commandements ?’ Jésus lui fit cette réponse : ‘Voici le premier : Écoute, Israël…’ » Le premier des commandements que le Seigneur nous donne c’est de l’écouter, c’est d’accepter d’être accueillant à sa Parole de vie. Et que commence par nous dire cette Parole ? « Le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur ». Unicité, radicalité. Il n’en est pas d’autres vers qui notre cœur puisse tendre l’oreille car personne en dehors de lui ne peut légitiment prétendre à ce titre.

La conséquence pour nous d’une telle affirmation ? « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force ». Quelle exigence ! Avec le cœur partagé qui est le nôtre, comment prétendre y être arrivé, ne serait-ce qu’une fois dans notre vie. Certes, nous en avons le désir, mais ce précepte nous bouscule parce qu’il nous renvoie à notre incapacité à l’accomplir. N’aurions-nous pas envie de répondre à Jésus : ‘Écoute Seigneur, laisse-moi tranquille, j’essaye de faire ce que je peux, mais ne me demande pas l’impossible’ ?

Et pourtant le Seigneur nous demande bien de l’aimer et non pas de faire seulement notre possible pour l’aimer. Ne passons pas trop facilement à côté de l’exigence de ces paroles, même si nous ne devons pas nous laisser enfermer par celle-ci.

Pour ce faire, il est essentiel de nous souvenir qu’il s’agit en premier lieu d’écouter. Écouter la beauté d’une telle parole : « Le Seigneur notre Dieu est l’unique, tu aimeras… » ; écouter l’amour du Seigneur qui résonne en elle et ce jusque dans la première épître de saint Jean où il nous est dit : « Dieu le premier nous a aimés ». Dieu ne peut nous demander de l’aimer de tout notre cœur, de toute notre âme, de tout notre esprit et de toute notre force que parce que lui-même nous a aimés le premier. Dieu ne peut nous demander de rester fidèle à ce précepte que parce que lui-même, le premier, demeure fidèle.

La première exigence n’est donc pas d’aimer le Seigneur mais de l’écouter et en l’écoutant de se laisser ajuster à lui. Écouter pour se laisser ajuster, pour se laisser transformer et pour pouvoir aimer du même amour dont nous sommes aimés. Somme toute, n’est-ce pas cela être juste ?

Mais Dieu ne nous imposera jamais l’écoute de sa voix. La Parole de Dieu ne vient pas comme une voix qui se surajouterait à tous nos bruits, à tous nos propos vains et futiles, quitte même à les dominer de sa force.

Parce qu’elle est plénitude, la Parole de Dieu ne peut pas ne pas tout emplir. Elle ne peut donc que jaillir du silence le plus profond. Lui seul veut dire quelque chose. Oui, derrière les bruits, derrière les cris, il y a en moi ce silence qui existe plus que moi, il y a ce silence de quelqu’un qui est sur le point de parler et qui commence ainsi : « Écoute,… ». Ouvrons l’oreille de notre cœur et écoutons. Ce qui suit sera unique pour chacun d’entre nous.

Abbé Philippe Link - Merci!

-----


Bonne journée!

Jean-Yves 

mardi 4 juin 2024

« Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants » / (465,368)

1944: Les colis sont bien arrivés!

Débarquement des soldats en Normandie: 80 ans de souvenirs...

 Bonjour!

Mercredi 5 juin 2024

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE

« Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants » (Mc 12, 18-27)

Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis la résurrection et la vie, dit le Seigneur.
Celui qui croit en moi ne mourra jamais.
Alléluia. (cf. Jn 11, 25a-26)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    des sadducéens
– ceux qui affirment qu’il n’y a pas de résurrection –
vinrent trouver Jésus.
Ils l’interrogeaient :
    « Maître, Moïse nous a prescrit :
Si un homme a un frère qui meurt
en laissant une femme, mais aucun enfant,
il doit épouser la veuve
pour susciter une descendance à son frère.

    Il y avait sept frères ;
le premier se maria,
et mourut sans laisser de descendance.
    Le deuxième épousa la veuve,
et mourut sans laisser de descendance.
Le troisième pareillement.
    Et aucun des sept ne laissa de descendance.
Et en dernier, après eux tous, la femme mourut aussi.
    À la résurrection, quand ils ressusciteront,
duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse,
puisque les sept l’ont eue pour épouse ? »
    Jésus leur dit :
« N’êtes-vous pas en train de vous égarer,
en méconnaissant les Écritures et la puissance de Dieu ?
    Lorsqu’on ressuscite d’entre les morts,
on ne prend ni femme ni mari,
mais on est comme les anges dans les cieux.
    Et sur le fait que les morts ressuscitent,
n’avez-vous pas lu dans le livre de Moïse,
au récit du buisson ardent,
comment Dieu lui a dit :
Moi, je suis le Dieu d’Abraham,
le Dieu d’Isaac,
le Dieu de Jacob ?

    Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.
Vous vous égarez complètement. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

-----

Commentaire...

Les discussions à propos de la résurrection allaient bon train. Il n’y a rien de surprenant à cela : comme tous les aspects de la foi, la résurrection est en effet apparue lentement et a nécessité une longue maturation.

Pour les saducéens, qui ne prennent comme référence que la Torah écrite, les démonstrations des pharisiens ne sont pas recevables ; soutenir la foi en la résurrection ne peut être pris au sérieux. Ils entreprennent ainsi de montrer à Jésus que la vision matérialiste d’une vie après la vie est absurde. L’histoire de la veuve qu’ils inventent à dessein le montre. Pour faire leur réfutation, il aurait cependant suffi à cette femme d’avoir deux maris, qu’elle en ait eu sept n’ajoute rien au raisonnement. Mais cela montre toute l’ironie avec laquelle ils considèrent cette proposition, cela montre qu’ils veulent tourner en dérision la position des pharisiens.

Mais Jésus ne soutient pas cette conception matérialiste. Il le leur concède sans détour : il est impossible de réduire la vie après la mort à une continuation de la vie terrestre. Dans l’au-delà, on ne se marie pas, on n’est pas mariés comme on l’est sur la terre, on est alors comme des anges dans les cieux. La comparaison avec les anges ne veut pas être une description du même ordre que celle des sept maris, elle n’est pas un excès inverse qui voudrait nier complètement le mariage ; elle montre simplement le passage à une dimension qui concerne Dieu lui-même.

Finalement, la concession que fait Jésus est à double tranchant car elle montre aux saducéens qu’ils ont commis la même erreur que les pharisiens qu’ils dénoncent, en se servant eux aussi d’anthropomorphisme et de rationalisme.

Or, lorsque les morts ressusciteront, la réalité sera tout autre que celle que nous connaissons. Il faut donc chercher à la comprendre tout autrement. Pour les y aider, Jésus fait lui aussi référence à Moïse, non pas selon ce qu’il dit, mais selon ce que Dieu lui dit. Dieu se présente à Moïse comme le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. C’est-à-dire que le Dieu vivant est le Dieu des vivants, il est le Dieu de ceux qui sont déjà vivants auprès de lui.

Ainsi Jésus s’éloigne-t-il d’un code de Loi détaché de la vie, répondant à tout de façon intemporelle et presque inhumaine. Jésus nous invite au contraire à entendre un Dieu qui invite à la rencontre, un Dieu qui parle aux hommes dans leur histoire personnelle et particulière. Le Seigneur s’adresse à chaque homme et le nomme. Il est le Dieu de la vie, le Dieu des vivants, le Dieu qui fait vivre.

Voilà où se joue la différence de point de vue où nous entraine Jésus. Notre Dieu est le Dieu qui fait vivre de sa vie, en lui et par lui. Le rencontrer authentiquement est entrer dans sa vie. Il n’est plus possible de considérer la résurrection comme un concept, une idée qui décrit et explique l’au-delà, mais comme un don fait à tous ceux qui veulent vivre de la vie de Dieu. Maintenant. Car la vie ou la mort se joue dans la rencontre avec le Dieu de la vie, maintenant. Nous sommes invités à faire l’expérience inouïe qu’au cœur de toutes les morts où nous nous sommes laissés enfermer, l’appel à la vie de Dieu nous rejoint et nous sauve.

Seigneur Jésus, déploie la puissance de ta résurrection dans nos vies, viens à notre rencontre et transforme-nous par ton Esprit de vie. Mets en nous un cœur nouveau, qui batte au rythme de ton amour. Mets en nous un esprit nouveau qui s’ouvre aux réalités spirituelles et nous donne d’en vivre dès à présent.

Abbé Philippe Link - Merci!

-----


Bonne journée!

Jean-Yves 

lundi 3 juin 2024

« Ce qui est à César, rendez-le à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » / (465,307)

Bonjour!

Mardi le 4 juin 2024

Voici la Parole de Dieu de ce jour... 


ÉVANGILE

« Ce qui est à César, rendez-le à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » (Mc 12, 13-17)

Alléluia. Alléluia.
Que le Père de notre Seigneur Jésus Christ
ouvre à sa lumière les yeux de notre cœur,
pour que nous percevions l’espérance que donne son appel.
Alléluia. (cf. Ep 1, 17-18)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    on envoya à Jésus des pharisiens et des partisans d’Hérode
pour lui tendre un piège en le faisant parler,
    et ceux-ci vinrent lui dire :
« Maître, nous le savons : tu es toujours vrai ;
tu ne te laisses influencer par personne,
car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens,
mais tu enseignes le chemin de Dieu selon la vérité.
Est-il permis, oui ou non,
de payer l’impôt à César, l’empereur ?
Devons-nous payer, oui ou non ? »
    Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit :
« Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ?
Faites-moi voir une pièce d’argent. »
    Ils en apportèrent une,
et Jésus leur dit :
« Cette effigie et cette inscription,
de qui sont-elles ?
– De César », répondent-ils.
    Jésus leur dit :
« Ce qui est à César, rendez-le à César,
et à Dieu ce qui est à Dieu. »
Et ils étaient remplis d’étonnement à son sujet.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

-----

Commentaire...

Pharisiens et Hérodiens font alliance pour tendre un piège au Seigneur « en le faisant parler ». Ironie de l’évangéliste qui souligne comment les frères ennemis se coalisent pour faire chuter leur adversaire commun ?

Nous assistons sous nos yeux à la réalisation de la conspiration prophétisée au livre de la sagesse : « Traquons le juste : il nous gêne, s’oppose à nos actions, nous reproche nos manquements à la Loi et nous accuse d’être infidèles à notre éducation. Il déclare posséder la connaissance de Dieu et il se nomme enfant du Seigneur, il se vante d’avoir Dieu pour père. Voyons si ses paroles sont vraies et vérifions comment il finira » (Sg 2, 12-17).

Le discours faux de ces renards commence paradoxalement par annoncer la vérité : « Tu es toujours vrai ; tu ne te laisses influencer par personne, car tu ne fais pas de différence entre les gens, mais tu enseignes le vrai chemin de Dieu » ; la flatterie du menteur a pour but de faire glisser jusqu’au piège le malheureux qui se laisse séduire par ses propos mal intentionnés.

La question sur laquelle débouche cette entrée en matière est particulièrement perverse : si Jésus répond positivement, il va dans le sens des Hérodiens, collaborateurs de l’occupant, et sera dès lors accusé de traître par les Pharisiens ; s’il invite à refuser de payer l’impôt, il abonde dans le sens des Pharisiens, mais se met les Hérodiens à dos, qui auront beau jeu de le dénoncer aux Romains.

Connaissant l’intention de ses interlocuteurs, Notre-Seigneur dévoile d’amblée leur hypocrisie. Coupant court aux flatteries mensongères, il prend ses opposants en flagrant délit de duplicité puisqu’ils portent sur eux la monnaie de l’impôt, portant l’effigie de l’Empereur et une légende qui s’adresse à lui comme à une divinité. On comprend qu’un juif pieux n’était pas supposé la posséder ; c’est d’ailleurs la raison pour laquelle des changeurs se tenaient dans la cour du Temple, car l’argent romain était considéré comme idolâtrique et ne pouvait entrer dans le Temple. La preuve est ainsi faite que les interlocuteurs de Jésus ne se posaient guère de problèmes moraux et n’attendaient rien de cet interrogatoire, si ce n’est un motif d’accusation.

Notre-Seigneur aurait pu les laisser là, tenant entre leurs mains la pièce à conviction de leur hypocrisie. Mais il va profiter de cette opportunité pour préciser le véritable lieu de discernement des problèmes, y compris politiques. Prenant l’initiative du dialogue, il oblige ses détracteurs à répondre eux-mêmes à leur propre question, en les renvoyant à l’effigie et la légende qui sont frappées sur la monnaie : « Rendez donc à César » ce qui est marqué de son sceau et qui par le fait même lui revient selon les conventions sociales.

A en rester là, on pourrait croire que Jésus est tombé dans le piège et s’est prononcé en faveur d’un soutien financier à l’occupant. Mais cette injonction ne fait qu’introduire un second précepte, vers lequel tout converge. Resituant le débat sur son horizon véritable, le Seigneur ajoute en effet : « Rendez à Dieu ce qui est à Dieu ». De même qu’il faut rendre à César ce qui est marqué de son effigie, nous sommes invités à rendre à Dieu ce qui est marqué de son sceau, c’est-à-dire nous-mêmes, car l’être humain est la seule réalité qui soit à son image (Gn 1, 27).

Le message est clair : le discernement de la question initiale concernant l’impôt dû à César – et tous les discernements analogues – ne peuvent se faire qu’à la lumière de l’orientation nouvelle que le Verbe, par son incarnation, est venu donner à toute vie humaine : « Tout est à vous, mais vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu » (1 Co 3, 21-23).

Que l’Esprit Saint nous donne la force de nous dégager des fausses séductions et de choisir résolument d’appartenir à Dieu seul en lui remettant tout ce que nous avons et tout ce que nous sommes : « Prenez Seigneur et recevez toute ma liberté, ma mémoire, mon intelligence, et toute ma volonté, tout ce que j’ai et possède. Vous me l’avez donné : à vous Seigneur je le rends. Tout est vôtre, disposez-en selon votre entière volonté. Donnez-moi votre amour et votre grâce : c’est assez pour moi » (Prière d’offrande de Saint Ignace de Loyola).

Abbé Philippe Link - Merci!

-----


Bonne journée!

Jean-Yves Fortin, diacre


dimanche 2 juin 2024

« Ils se saisirent du fils bien-aimé, le tuèrent, et le jetèrent hors de la vigne » / (465,216)

Bonjour!

Lundi 3 juin 2024


Voici la Parole de Dieu de ce jour... 

ÉVANGILE

« Ils se saisirent du fils bien-aimé, le tuèrent, et le jetèrent hors de la vigne » (Mc 12, 1-12)

Alléluia. Alléluia.
Jésus Christ, témoin fidèle,
premier-né d’entre les morts,
tu nous aimes, et par ton sang
tu nous délivres du péché.
Alléluia. (cf. Ap 1, 5ab)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    Jésus se mit à parler en paraboles
aux chefs des prêtres, aux scribes et aux anciens :
« Un homme planta une vigne,
il l’entoura d’une clôture,
y creusa un pressoir
et y bâtit une tour de garde.
Puis il loua cette vigne à des vignerons,
et partit en voyage.
        Le moment venu, il envoya un serviteur auprès des vignerons
pour se faire remettre par eux
ce qui lui revenait des fruits de la vigne.
        Mais les vignerons se saisirent du serviteur,
le frappèrent, et le renvoyèrent les mains vides.
        De nouveau, il leur envoya un autre serviteur ;
et celui-là, ils l’assommèrent et l’humilièrent.
        Il en envoya encore un autre,
et celui-là, ils le tuèrent ;
puis beaucoup d’autres serviteurs :
ils frappèrent les uns et tuèrent les autres.
        Il lui restait encore quelqu’un : son fils bien-aimé.
Il l’envoya vers eux en dernier, en se disant :
“Ils respecteront mon fils.”
        Mais ces vignerons-là se dirent entre eux :
“Voici l’héritier :
allons-y ! tuons-le,
et l’héritage va être à nous !”
         Ils se saisirent de lui, le tuèrent,
et le jetèrent hors de la vigne.
        Que fera le maître de la vigne ?
Il viendra,
fera périr les vignerons,
et donnera la vigne à d’autres.
        N’avez-vous pas lu ce passage de l’Écriture ?
La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d’angle :
        c’est là l’œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux !
 »
    Les chefs du peuple cherchaient à arrêter Jésus,
mais ils eurent peur de la foule.
– Ils avaient bien compris en effet
qu’il avait dit la parabole à leur intention.
Ils le laissèrent donc et s’en allèrent.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

-----

Commentaire...

Rappelons le contexte dans lequel Jésus propose la parabole que nous venons d’entendre.

Le voyant enseigner dans le Temple, « les prêtres, les scribes et les anciens » lui demandent : « Par quelle autorité fais-tu cela ? Ou bien qui t’a donné autorité pour le faire ? » (11, 28). Dans un premier temps, Jésus élude la question en en posant une autre, qui porte sur l’origine du baptême proposé par Jean – « venait-il du ciel ou des hommes ? » (11, 30). Devant le silence hypocrite de ses interlocuteurs, Notre-Seigneur refuse à son tour de répondre, considérant qu’il n’a pas de compte à rendre à des hommes qui prétendent diriger le peuple alors qu’ils sont incapables de discerner l’origine céleste du ministère du Baptiste. Jésus n’en reste cependant pas à cette fin de non-recevoir. A travers la parabole qu’il leur propose, il va non seulement répondre indirectement à la question qui lui est posée, mais il va également prophétiser le chemin paradoxal par lequel s’accomplira sa mission divine.

Le scénario imaginé par Notre-Seigneur présente une série de contrastes saisissants. Ainsi pour commencer, on s’étonne du soin méticuleux que le propriétaire porte à une vigne, qu’il quitte brutalement après l’avoir « donnée en fermage à des vignerons ». Cette volte-face inattendue semble trahir une étonnante légèreté ; à moins d’interpréter le « voyage » comme un retrait volontaire, visant à laisser toute la place aux vignerons. Auquel cas, le départ inopiné ferait partie des conditions d’une mise à l’épreuve : ces ouvriers sont-ils dignes de la confiance que leur fait le maître en leur laissant disposer de son bien ? La réponse donnée par la parabole est franchement négative : en frappant le premier serviteur et en assommant le second, ils signifient leur mépris pour le propriétaire. Rompant le contrat de fermage, ils affirment leur autonomie et s’érigent en maîtres du domaine, refusant de rendre compte de leur gestion. Entraînés dans la spirale de la violence, ces vignerons ingrats vont même jusqu’au meurtre du serviteur, en oubliant apparemment qu’ils partagent le même statut que lui. 

Ce refus de leur condition est pleinement confirmé par la suite du récit : en tuant « le fils bien-aimé », c’est la position d’héritier qu’ils tentent d’usurper, comme le confirme leur conciliabule : « Tuons-le et l’héritage va être à nous ! » Étonnant raisonnement : depuis quand les meurtriers bénéficient-ils de la part d’héritage de leur victime ? Seul le fils est héritier ; en tuant celui-ci, c’est le Père qu’ils visent ; c’est de lui qu’ils veulent se débarrasser pour s’approprier son bien.

S’ils ne « respectent » pas le fils, c’est parce qu’ils ignorent le caractère sacré de la relation filiale. Ils refusent de voir le propriétaire comme un père, l’ayant enfermé dans le personnage du rival dont il faut à tout prix se défaire pour jouir de son bien de manière autonome.

Cette fois cependant la mesure est pleine. N’ayant plus personne à envoyer, le maître de la vigne vient lui-même exécuter la juste sentence et « fait périr les vignerons homicides ». Il ne récupère cependant pas son bien, mais « donne la vigne à d’autres ». On peut supposer qu’il la « donne en fermage » comme aux premiers vignerons, mais le récit ne le précise pas. Peut-être faut-il entendre que ces nouveaux vignerons s’étant montrés dignes de confiance, sont passés du statut de serviteurs à la condition filiale, qu’ils partagent désormais avec le fils unique et bien-aimé ? N’est-ce pas ce que suggèrent les versets 22-23 du Psaume 118 cité par Jésus : « La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs – à savoir le Fils unique du Père – est devenue la pierre angulaire » de la maison de Dieu dont les croyants constituent les « pierres vivantes » (1 P 2, 5), participant dans la foi à la filiation divine du Seigneur Jésus-Christ.

Saint Marc précise que « les chefs des Juifs avaient bien compris que c’était pour eux que Jésus avait dit cette parabole » ; ils se sont donc reconnus dans les personnages des vignerons homicides. Mais ils ne révisent pas pour autant leurs projets meurtriers, sans se rendre compte que par leur endurcissement, ils confirment précisément l’issue du récit.

Seigneur, ouvre nos yeux sur nos complicités avec l’esprit du mal, qui nous pousse à nous défier de toi comme d’un rival jaloux. Au cœur de ce monde qui se vante et se réjouit de t’avoir “ tué”, nous voulons tout au contraire proclamer que tu es le Dieu vivant et le Dieu de la vie ; le Père plein de tendresse et de miséricorde, qui a triomphé de la mort en ressuscitant Jésus, et qui nous offre de participer à sa filiation divine dans l’Esprit. Aussi, nous voulons nous “approcher de toi Seigneur, pierre vivante, rejetée des hommes, choisie par Dieu” pour nous attacher à toi par une foi vivante et une ardente charité.

Abbé Philippe Link - Merci!

-----


B0nne journée!

Jean-Yves 

samedi 1 juin 2024

« Ceci est mon corps, ceci est mon sang » / (465,165)

 Bonjour!

Dimanche 2 juin 2024

Voici la Parole de u de ce dimanche...



ÉVANGILE

« Ceci est mon corps, ceci est mon sang » (Mc 14, 12-16.22-26)

Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel,
dit le Seigneur ;
si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.
Alléluia. (Jn 6, 51)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Le premier jour de la fête des pains sans levain,
où l’on immolait l’agneau pascal,
les disciples de Jésus lui disent :
« Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs
pour que tu manges la Pâque ? »
Il envoie deux de ses disciples en leur disant :
« Allez à la ville ;
un homme portant une cruche d’eau
viendra à votre rencontre.
Suivez-le,
et là où il entrera, dites au propriétaire :
“Le Maître te fait dire :
Où est la salle
où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?”
Il vous indiquera, à l’étage,
une grande pièce aménagée et prête pour un repas.
Faites-y pour nous les préparatifs. »
Les disciples partirent, allèrent à la ville ;
ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit,
et ils préparèrent la Pâque.

Pendant le repas,
Jésus, ayant pris du pain
et prononcé la bénédiction,
le rompit, le leur donna,
et dit :
« Prenez, ceci est mon corps. »
Puis, ayant pris une coupe
et ayant rendu grâce,
il la leur donna,
et ils en burent tous.
Et il leur dit :
« Ceci est mon sang,
le sang de l’Alliance,
versé pour la multitude.
Amen, je vous le dis :
je ne boirai plus du fruit de la vigne,
jusqu’au jour où je le boirai, nouveau,
dans le royaume de Dieu. »

Après avoir chanté les psaumes,
ils partirent pour le mont des Oliviers.

– Acclamons la Parole de Dieu.

-----

Commentaire...

A chaque Eucharistie, nous faisons mémoire non seulement de ce qui s’est passé il y a deux mille ans en notre faveur sur le Golgotha, mais notre mémoire se rassasie de la contemplation de ce que le Seigneur continue à réaliser sans cesse pour nous. Car en vertu de la divinité de Celui qui s’offre sur la Croix, l’acte rédempteur transcende le temps et l’espace, et remplit tout l’univers et chaque instant de l’histoire de sa présence salvifique. Le Saint Sacrifice de la Messe rend ainsi visible à nos yeux le Sacrifice perpétuel par lequel Dieu nous révèle l’infini de son amour.

La Messe est mémorial de la Pâque au sens où elle est l’actualisation de l’unique Sacrifice, la présence bien réelle de l’unique offrande qui nous sauve. Dans l’Eucharistie, rappelle le Concile Vatican II, « est renfermé tout le bien spirituel de l’Église, c’est-à-dire le Christ lui-même ; notre Pâque et Pain vivant qui, par sa chair vivifiée par l’Esprit-Saint et vivifiante, donne la vie aux hommes qui sont invités et conduits à offrir eux-mêmes avec lui, leurs propres fatigues, et toutes les choses créées » (Presbyterorum Ordinis, 5).

L’Eucharistie est ainsi sacrement de guérison de notre cœur, qui au contact de cette braise divine, s’enflamme d’amour dans l’Esprit Saint ; elle est sacrement de guérison de notre intelligence, qu’elle illumine de la connaissance intime de notre Sauveur ; l’Eucharistie est guérison de notre mémoire, qu’elle emplit de la présence de Celui qui vient à nous lorsque nous accueillons son Fils bien-aimé.

Au cœur d’un monde caractérisé par un profond brassage des cultures et des religions, notre participation à l’Eucharistie dominicale nous permet de témoigner d’un des aspects les plus spécifiques de notre foi. Mais pour que ce témoignage soit crédible, c’est en quelque sorte notre vie – personnelle et communautaire – qui doit devenir eucharistique. Lorsque saint Paul nous exhorte, « à offrir à Dieu notre personne et notre vie en sacrifice saint, capable de lui plaire » (Rm 12, 1), ce ne peut être qu’une invitation à imiter le Christ dans son offrande eucharistique. Nourris du Pain du ciel, nous sommes appelés à devenir à notre tour pain livré pour la vie du monde en nous dépensant sans compter au service de nos frères. Bref : nous ne sommes dignes de porter le beau nom de chrétiens que dans la mesure où notre vie procède du Christ présent au milieu de nous dans son Eucharistie, et converge en Lui vers le Père.

Nous t’adorons, notre Rédempteur, qui t’es incarné dans le sein très pur de la Vierge Marie. Nous te rendons grâce, Seigneur, pour ta présence eucharistique dans le monde. Pour nous, tu as accepté de souffrir et sur la croix tu as manifesté jusqu’au bout ton amour pour l’humanité entière. Nous t’adorons, Viatique quotidien de nous tous, pèlerins sur la terre. Donne-nous de toujours nous approcher de toi et de te recevoir avec respect, adoration et reconnaissance.

Abbé Philippe Link  -  Merci!

-----


Bon dimanche!

Jean-Yves