samedi 19 octobre 2024

« Le Fils de l’homme est venu donner sa vie en rançon pour la multitude » / Journée mondiale des missions...(483,440)

 Bonjour!

29e dimanche du temps ordinaire...

Dimanche 20 octobre 2024


Voici l'Évangile...

ÉVANGILE

« Le Fils de l’homme est venu donner sa vie en rançon pour la multitude » (Mc 10, 35-45)

Alléluia. Alléluia.
Le Fils de l’homme est venu pour servir,
et donner sa vie en rançon pour la multitude.
Alléluia. (cf. Mc 10, 45)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    Jacques et Jean, les fils de Zébédée,
s’approchent de Jésus et lui disent :
« Maître, ce que nous allons te demander,
nous voudrions que tu le fasses pour nous. »
    Il leur dit :
« Que voulez-vous que je fasse pour vous ? »
    Ils lui répondirent :
« Donne-nous de siéger,
l’un à ta droite et l’autre à ta gauche,
dans ta gloire. »
    Jésus leur dit :
« Vous ne savez pas ce que vous demandez.
Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire,
être baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé ? »
    Ils lui dirent :
« Nous le pouvons. »
Jésus leur dit :
« La coupe que je vais boire, vous la boirez ;
et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé.
    Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche,
ce n’est pas à moi de l’accorder ;
il y a ceux pour qui cela est préparé. »

    Les dix autres, qui avaient entendu,
se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean.
    Jésus les appela et leur dit :
 « Vous le savez :
ceux que l’on regarde comme chefs des nations
les commandent en maîtres ;
les grands leur font sentir leur pouvoir.
    Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi.
Celui qui veut devenir grand parmi vous
sera votre serviteur.
    Celui qui veut être parmi vous le premier
sera l’esclave de tous :
    car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi,
mais pour servir,
et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Dans le monde, les hommes cherchent un statut.
Il y a les grands et les petits, ceux qui ont un pouvoir et ceux qui n’en ont pas.
Jésus dit « ceux que l’on regarde comme chefs », soulignant l’importance du regard.
Car c’est lui qui, bien souvent, juge sur l’apparence et classe les hommes selon des critères de grands ou de petits, de forts ou de faibles.

Notre regard doit se convertir et cesser de donner un statut aux uns et aux autres. Les grands ne cessent de « faire sentir leur pouvoir », mais ils ne sont pas plus forts que les autres.
Jésus ne veut donc pas que ses Apôtres s’enferment dans cet esprit du monde.

Après la deuxième annonce de la Passion, Jésus les avait surpris à chercher à savoir qui était le plus grand (Mc 9,33-37).
Cette fois-ci, deux d’entre eux veulent s’assurer de leur statut privilégié dans la gloire.
Or dans l’Évangile, les grands, ce sont ceux qui prennent humblement le tablier du service.
Les premiers doivent être esclaves de tous.
Les premières places, elles sont pour ceux qui sont les derniers, les rejetés, les exclus.

Marc écrira quelques chapitres plus loin : « Avec lui, ils crucifient deux brigands, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche » (Mc 15,27).
Voilà à qui sont réservées les places auprès du Seigneur.
À ceux qui ont besoin de sa miséricorde.

Jacques et Jean exigeaient, au nom de leur fidélité, une place auprès de Jésus alors qu’avec une grande humilité, l’un des larrons s’indigne que Jésus ait pris place auprès de lui : « Lui, il n’a rien fait de mal » (Lc 23,41).
Comment se fait-il que celui qui est sans péché vienne prendre place au plus près de moi dans ma misère ? Comment se fait-il qu’il vienne souffrir avec moi en se laissant crucifier pour moi ? Le larron ne demande pas à Jésus une place dans la gloire.
Il s’en reconnaît tellement indigne. Il lui demande simplement : « Souviens-toi de moi quand tu entreras dans ton Royaume » (Lc 23,42).
Souviens-toi de moi…
 « Ce soir même, tu seras avec moi en paradis », répond Jésus (Lc 23,43).
Son humilité, son repentir, sa foi, malgré le poids de ses fautes, lui permettent d’avoir une place inespérée dans le ciel avec Jésus.
Il n’y a pas de première place dans le Royaume.
Il n’y en a qu’une : celle qui est auprès de Jésus.

Que nous laissions Jésus nous rejoindre ici-bas dans nos faiblesses, et nous serons pour toujours avec lui dans le ciel.
Que nous vivions dans l’amour de nos frères par le partage fraternel et nous serons pour toujours avec Jésus.
Que nous ne cherchions pas les honneurs et les premières places, et nous serons pour toujours avec Jésus.

Notre place dans le ciel se prépare ici-bas en laissant Jésus prendre place à nos côtés, en lui donnant les rênes de notre vie.
Notre place dans le ciel se prépare ici-bas en se faisant serviteur de nos frères, en se sachant indignes de demeurer pour toujours auprès du Christ. Il n’y a que l’amour du Seigneur pour nous qui nous élève dans sa gloire.

Abbé Philippe Link - Merci!

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  Journée mondiale des missions...

Aujourd'hui, dans toute l'Église , on souligne la Journée mondiale des missions. C'est une journée très importante et qui interroge toute l'Église et chaque chrétien en particulier. Le pape François, dans son message pour cette journée dit ceci: "N'oublions pas que chaque chrétien est appelé à prendre part à cette mission (de l'Église) par son propre témoignage évangélique dans tous les milieux, afin que l'Église tout entière ne cesse de sortir avec son Seigneur et Maître vers les "carrefours des routes" du monde d'aujourd'hui. Oui, "aujourd'hui , le drame de l'Église est que Jésus continue à frapper à la porte, mais de l'intérieur, pour que nous le laissions sortir! Très souvent, on finit par être une Église qui ne laisse pas le Seigneur sortir, qui le tient comme sa "chose propre" alors qu'il est venu pour la mission et nous veut missionnaire".

Et terminons cette méditation en récitant cette prière qui ouvre notre cœur à Dieu et aux autres; ce sera notre prière de disciple-missionnaire en ce temps qui nous invite à marcher ensemble dans la synodalité:

“À LA GLOIRE DE NOTRE DIEU"

Nous te louons, Dieu notre Père, 

pour la manifestation de ta gloire

dans ta création et dans notre vie.

Nous nous réjouissons, Jésus Christ, Fils du Père,

pour l’œuvre de salut et de guérison

que tu ne cesses d’accomplir en nous à chaque jour.

Nous reconnaissons, Esprit-Saint, ta puissance infinie d’amour et de consolation,

Toi qui agis en nous et nous dynamise.

Puisse notre langage humain te plaire toujours, Dieu trois fois Saint,

autant dans nos moments de recherche et de silence

que dans nos manifestations de grande communion.

Qu’il nous soit donné de te louer et de célébrer ta gloire

chaque jour en étant accueillants et disponibles.

Que l’expression de ton amour infini et déjà partagé

grandisse en nous jusque dans la plénitude éternelle,

là où tout se dépasse et s’accomplit.

Que ce même amour se reflète dans notre vie

avec une intensité qui dérange,

et secoue la foi endormie de ceux et celles qui nous entourent.

Que notre foi s’incarne toujours plus dans notre vie

à travers les événements qui nous arrivent

Que notre espérance qui nous fait tendre

vers un bonheur infini et indescriptible, se développe.

Que notre amour, qui anticipe la communion parfaite,

éclaire la nuit de ceux et celles qui n’ont plus le goût de vivre.

Et que, par notre témoignage,

d’autres hommes et d’autres femmes se lèvent

pour travailler à la construction de ton Royaume

avec Marie, notre mère et en communion avec l'Église.

Amen

Jean-Yves Fortin, diacre

Bon dimanche!

Jean-Yves 


 

vendredi 18 octobre 2024

« L’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là ce qu’il faudra dire » / (483,387)

 Bonjour!

Samedi 19 octobre 2024

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« L’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là ce qu’il faudra dire » (Lc 12, 8-12)

Alléluia. Alléluia.
L’Esprit de vérité rendra témoignage en ma faveur, dit le Seigneur.
Et vous aussi, vous allez rendre témoignage.
Alléluia. (cf. Jn 15, 26b.27a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Je vous le dis :
Quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes,
le Fils de l’homme aussi se déclarera pour lui
devant les anges de Dieu.
    Mais celui qui m’aura renié en face des hommes
sera renié à son tour en face des anges de Dieu.
    Quiconque dira une parole contre le Fils de l’homme,
cela lui sera pardonné ;
mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint,
cela ne lui sera pas pardonné.
    Quand on vous traduira devant les gens des synagogues,
les magistrats et les autorités,
ne vous inquiétez pas
de la façon dont vous vous défendrez ni de ce que vous direz.
    Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là
ce qu’il faudra dire. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Jésus s’adresse à ceux qu’il vient d’appeler « ses amis » et dont « les cheveux sont tous comptés ». C’est dans cet amour de prédilection qu’ils devront puiser la force de soutenir les assauts de leurs détracteurs, car le disciple n’est pas au-dessus de son maître, et doit se préparer à subir comme lui la persécution (cf. Jn 15, 20).

« Celui qui se sera prononcé pour moi – c’est-à-dire pour Jésus, le Verbe fait chair – le Fils de l’homme – c’est-à-dire le Christ exalté à la droite du Père – se prononcera aussi pour lui devant les anges de Dieu – qui représentent le tribunal divin ». Le témoignage que le disciple doit rendre devant les hommes concerne donc la divinité de son maître, en qui s’accomplit la prophétie de Daniel : « Je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d’homme ; il parvint jusqu’au Vieillard, et on le fit avancer devant lui. Il lui fut donné domination, gloire et royauté ; tous les peuples, toutes les nations et toutes les langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite » (Dn 7, 13-14).

Seul l’Esprit Saint peut attester que « Jésus-Christ est le Seigneur pour la gloire de Dieu le Père » (Ph 2, 11) ; et c’est précisément parce que le Christ glorifié va envoyer d’auprès du Père (Jn 15, 26) l’Esprit de vérité (Jn 14, 17) que ses disciples pourront témoigner de lui devant les hommes (Ac 1, 8), comme lui-même, Jésus, a témoigné en faveur du Père (Jn 17, 4). Le disciple qui « se prononce pour son maître devant les hommes », manifeste donc qu’il a accueilli l’Esprit, en qui il n’est plus qu’un avec Jésus, comme celui-ci ne fait qu’un avec son Père (Jn 17, 21). C’est pourquoi « le Fils de l’homme se prononcera pour lui devant les anges de Dieu ».

Certes tous n’ont pas reçu l’Esprit Saint ; tous ne sont pas introduits « dans la vérité tout entière » (cf. Jn 16, 13) concernant le Fils de l’homme. Aussi n’est-il pas étonnant que ceux qui n’ont pas (encore) accueilli « l’Esprit de vérité » qui procède du Père et qui rend témoignage en faveur de Jésus (Jn 15, 26), disent « une parole contre le Fils de l’homme ». Cela leur sera pardonné en raison de leur ignorance – comme Saul obtiendra le pardon pour sa participation au meurtre d’Etienne (Ac 7, 58). Bien plus : c’est Jésus lui-même qui intercède pour eux auprès de son Père : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23, 34). Mais malheureux celui qui ayant reçu le témoignage de l’Esprit attestant la seigneurie de Jésus, vient à le renier devant les hommes. S’étant coupé délibérément de son Sauveur, il se retrouve seul, sans personne pour « se prononcer pour lui devant les anges de Dieu », personne pour lui pardonner ses péchés.

En entendant ces paroles de Notre-Seigneur, on comprend que les premières générations chrétiennes redoutaient avant tout le péché d’apostasie, qui rompt la communion au Christ et coupe de la communauté du salut.

Par contre, comment ne pas être interloqué par la légèreté avec laquelle nos contemporains traitent leur baptême, ne considérant le don gratuit de la filiation divine dans l’Esprit ni comme un privilège, ni comme une responsabilité. Renier devant les hommes la foi au Christ Jésus, Seigneur et Sauveur, telle qu’ils l’ont reçue de l’Eglise ne leur pose aucun problème : chacun n’est-il pas libre de se construire son propre corps de croyance en fonction de ses attraits ou de ses besoins du moment, et en s’inspirant des autres traditions religieuses ? Le subjectivisme et le relativisme ont hélas étouffé la flamme de l’Esprit dans le cœur de bien des baptisés, au point que certains d’entre eux ont honte du si beau nom de « chrétien ».

Dans le contexte culturel particulièrement difficile que nous traversons en ce début de millénaire, redisons avec ferveur la prière que Jésus a enseignée à ses disciples. L’invocation finale : « Ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du mal » doit être entendue sur l’horizon de ce qui est évoqué dans l’évangile de ce jour : « Ne nous laisse pas succomber à la tentation de l’apostasie, mais délivre-nous du Malin » qui cherche à nous faire blasphémer contre l’Esprit en reniant le Christ en face des hommes.

Et si nous avons peur de manquer de courage pour témoigner face au mépris, à l’ironie, au sarcasme, voire aux persécutions que notre monde réserve à ceux qui osent annoncer ouvertement leur appartenance au Christ, souvenons-nous de cette parole de consolation et de réconfort de Notre-Seigneur : « Ne vous tourmentez pas pour savoir comment vous défendre ou comment parler. Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure même ce qu’il faudra dire ».

Abbé Philippe Link - Merci1

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Bonne journée!

Jean-Yves 

jeudi 17 octobre 2024

« La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux » / (483,283)

 Bonjour!

Vendredi 18 octobre 2024

Voici la parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux » (Lc 10, 1-9)

Alléluia. Alléluia.
C’est moi qui vous ai choisis du milieu du monde,
afin que vous alliez, que vous portiez du fruit,
et que votre fruit demeure, dit le Seigneur.
Alléluia. (cf. Jn 15, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    En ce temps-là,
parmi les disciples,
    le Seigneur en désigna encore 72,
et il les envoya deux par deux, en avant de lui,
en toute ville et localité
où lui-même allait se rendre.
    Il leur dit :
« La moisson est abondante,
mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson
d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.
    Allez ! Voici que je vous envoie
comme des agneaux au milieu des loups.
    Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales,
et ne saluez personne en chemin.
    Mais dans toute maison où vous entrerez,
dites d’abord :
‘Paix à cette maison.’
    S’il y a là un ami de la paix,
votre paix ira reposer sur lui ;
sinon, elle reviendra sur vous.
    Restez dans cette maison,
mangeant et buvant ce que l’on vous sert ;
car l’ouvrier mérite son salaire.
Ne passez pas de maison en maison.
    Dans toute ville où vous entrerez
et où vous serez accueillis,
mangez ce qui vous est présenté.
    Guérissez les malades qui s’y trouvent
et dites-leur :
‘Le règne de Dieu s’est approché de vous.’ »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Notre-Seigneur appelle soixante-douze disciples supplémentaires ; avec les Douze, ils constitueront une équipe de quatre-vingt quatre apôtres, soit sept (chiffre de la perfection) fois douze (nombre des tribus d’Israël). La raison de ce nouvel envoi est claire : « la moisson est abondante » ; les hommes sont mûrs pour accueillir la Bonne Nouvelle. Encore faut-il que quelqu’un la leur porte. Quatre-vingt apôtres d’un seul coup, ce n’est pas si mal : bon nombre d’évêques seraient heureux d’avoir ordonné autant de prêtres durant tout leur ministère ! Pourtant Jésus se plaint : « les ouvriers sont peu nombreux ». Sans doute Notre-Seigneur ne portait-il pas seulement son regard sur les besoins de son temps, mais aussi sur ceux de l’Église à venir.

Jésus souffrait déjà en Palestine de la pénurie de prêtres qui affecte nos communautés en ce début de troisième millénaire. Et que nous propose-t-il comme « stratégie vocationnelle » ? Uniquement et exclusivement la prière insistante adressée à Dieu son Père : « Priez donc le Maître de la moisson, d’envoyer des ouvriers pour sa moisson ».

La mission des apôtres de l’Évangile, telle que la présente Jésus, n’est cependant guère enviable : que peuvent faire des agneaux face aux loups ? Rien d’autre que consentir, comme leur Berger, à se laisser « manger » ; c’est-à-dire à triompher de la haine par l’amour, de l’offense par le pardon.

Loin d’être des obstacles à la diffusion de leur message, les difficultés rencontrées par les envoyés leur rappelleront la nécessité d’éviter toute dispersion, et de se concentrer sur l’essentiel : « N’emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route ».

Quant à leur message, il se résume en quelques mots, ceux-là même que Jésus Ressuscité adresse aux siens lors de sa première apparition « ecclésiale » : « La paix soit avec vous ! » (Jn 20, 19.21).

Dans le troisième comme dans le quatrième Évangile, cette « paix » désigne l’Esprit Saint, qui en est à la fois la Source et celui qui la fait régner dans nos cœurs.

Comme les langues de feu de la Pentecôte, la paix ira reposer sur les amis de Dieu qui la désirent ardemment.

Seigneur, tu veux avoir besoin de nous pour communiquer ta paix ; mais comment pourrions-nous la transmettre si nous n’en sommes pas remplis, débordants ? Envoie ton Esprit sur ton Église, pour que se lèvent “les apôtres des derniers temps” (Saint Louis Marie Grignon de Montfort), ces âmes embrasées qui communiquent le Feu de l’Esprit partout où elles passent, “annonçant aux hommes tes exploits, la gloire et l’éclat de ton Règne éternel” (Ps 144). »

Abbé Philippe Link - Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 

mercredi 16 octobre 2024

« Cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie » / (483,127)

Bonjour!

Jeudi 17 octobre 2024

Voici la Parole de Dieu de ce jour... 



ÉVANGILE

« Cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie » (Lc 11, 47-54)

Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, dit le Seigneur.
Personne ne va vers le Père sans passer par moi.
Alléluia. (Jn 14, 6)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait :
    « Quel malheur pour vous,
parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes,
alors que vos pères les ont tués.
    Ainsi vous témoignez
que vous approuvez les actes de vos pères,
puisque eux-mêmes ont tué les prophètes,
et vous, vous bâtissez leurs tombeaux.
    C’est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit :
Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ;
parmi eux, ils en tueront et en persécuteront.
    Ainsi cette génération devra rendre compte
du sang de tous les prophètes
qui a été versé depuis la fondation du monde,
    depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie,
qui a péri entre l’autel et le sanctuaire.
Oui, je vous le déclare :
on en demandera compte à cette génération.
    Quel malheur pour vous, docteurs de la Loi,
parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance ;
vous-mêmes n’êtes pas entrés,
et ceux qui voulaient entrer,
vous les en avez empêchés. »
    Quand Jésus fut sorti de la maison,
les scribes et les pharisiens
commencèrent à s’acharner contre lui
et à le harceler de questions ;
    ils lui tendaient des pièges pour traquer
la moindre de ses paroles.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Les prophètes sont persécutés. Et tués. Par Israël. Ainsi en a-t-il toujours été, d’Abel à Zacharie, en passant par Isaïe, Jérémie ou Amos. Jésus s’en prend à ceux qui bâtissent des grands monuments commémoratifs pour faire reposer les dépouilles de ceux que leurs ancêtres ont martyrisés.

Non pas qu’il ne faille pas respecter et honorer la mémoire des prophètes envoyés par le Seigneur. Mais, de la même manière que nous l’avons médité ces jours derniers, Jésus dénonce ceux qui privilégient les apparences plutôt que l’essentiel, ceux qui préfèrent élever des monuments qui ne les engagent pas personnellement plutôt que d’accueillir la parole des prophètes qu’ils prétendent honorer et de se convertir. Pire, en rendant ainsi hommage aux prophètes disparus, ils montrent que pour eux seuls des morts peuvent être porte-parole de Dieu. Et que les seuls reproches qui soient vrais, sont ceux qui visent les ancêtres.

Il ne s’agit pas pour Jésus de montrer à ses interlocuteurs qu’ils percent les secrets de leurs cœurs, mais de leur révéler à eux-mêmes la décision qu’ils ont déjà prise. Dans un tel état d’esprit, un prophète surviendrait, il serait mis à mort. Il n’est pas question pour ces gens d’entendre les reproches que le Seigneur pourrait avoir à leur faire par la bouche de ses envoyés. C’est pourquoi Jésus leur oppose vivement le projet de la Sagesse. Les prophètes auront beau être tués, ce sont eux qui auront le dernier mot. La Sagesse elle aussi a déjà pris sa décision : la Bonne Nouvelle sera proclamée et entendue de tous. Et de surcroît, justice sera faite, il faudra répondre du sang innocent versé.

Cette fermeté et cette radicalité vient de l’urgence de la situation : Dieu a laissé aux hommes les moyens de le connaître afin qu’ils puissent le chercher et le trouver. Or ceux qui devaient introduire leurs frères ont refusé d’entreprendre ce chemin pour eux-mêmes et ont décidé de le cacher aux autres.

Ce jour-là, s’endurcissant dans leurs projets, confirmant la parole de Jésus et sa mission de prophète, ils n’acceptèrent pas ses reproches.

Que l’Esprit de sagesse et de sainteté ouvre nos cœurs à la Parole du Seigneur. Quand vient pour nous l’heure d’être corrigés ou mis en défaut par la Parole, que nous restions toujours humblement convaincus que notre Dieu est un père qui éduque ses enfants à la liberté et non un puissant qui châtie pour prouver son pouvoir. Quand vient pour nous l’heure de porter la Bonne Nouvelle à nos frères, par nos choix, par notre témoignage de vie ou par notre parole, que nous ne craignions pas pour le sort réservé aux prophètes mais que nous suivions Jésus qui choisit de parler en vérité pour jusqu’au bout tendre la main et inviter à la conversion. Montrant ainsi aux hommes que nous sommes tous frères nous dirons au monde que notre Dieu est Père.

Abbé Philippe Link - Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 


mardi 15 octobre 2024

« Quel malheur pour vous, pharisiens ! Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous ! » / (483,026)

 Bonjour!

Mercredi 16 octobre 2024 

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Quel malheur pour vous, pharisiens ! Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous ! » (Lc 11, 42-46)

Alléluia. Alléluia.
Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ;
moi, je les connais, et elles me suivent.
Alléluia. (Jn 10, 27)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait :
    « Quel malheur pour vous, pharisiens,
parce que vous payez la dîme
sur toutes les plantes du jardin,
comme la menthe et la rue
et vous passez à côté du jugement et de l’amour de Dieu.
Ceci, il fallait l’observer,
sans abandonner cela.
    Quel malheur pour vous, pharisiens,
parce que vous aimez le premier siège dans les synagogues,
et les salutations sur les places publiques.
    Quel malheur pour vous,
parce que vous êtes comme ces tombeaux qu’on ne voit pas
et sur lesquels on marche sans le savoir. »

    Alors un docteur de la Loi prit la parole et lui dit :
« Maître, en parlant ainsi,
c’est nous aussi que tu insultes. »
    Jésus reprit :
« Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous,
parce que vous chargez les gens
de fardeaux impossibles à porter,
et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux
d’un seul doigt. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Les invectives que nous venons d’entendre contre les pharisiens se situent dans le prolongement de l’accusation d’hypocrisie que Jésus leur avait adressée à l’occasion des ablutions rituelles. L’obligation de la dîme est scripturaire (Gn 28, 22 ; Am 4, 4) : le fidèle participe ainsi à l’entretien du Temple et pourvoit aux besoins des prêtres qui y officient. Tout comme les autres peuples, Israël offre à Dieu les prémices de sa récolte, c’est-à-dire le meilleur grain (Lv 23,17) ou la meilleure huile (Lv 23, 10ss). Plus tard s’est ajoutée la dîme sur les plantes potagères et même sur le salaire.

Mais la valeur de ces présents est à la mesure de l’intention qui sous-tend la démarche. Qu’ils sont loin d’être heureux ceux qui portent le souci d’une apparence irréprochable, mais « oublient » que l’offrande signifie le don (du meilleur) de soi : ils croient être justes en s’acquittant scrupuleusement de la dîme de minuscules plantes potagères, et négligent d’offrir à Dieu et à leur prochain l’amour qui leur est dû en stricte justice ! Aveuglés par la vaine gloire, ces malheureux s’exhibent aux premiers rangs et prétendent conduire les autres, sans se rendre compte qu’ils sont spirituellement morts.

On pressent le réalisme de la mise en garde que Jésus adresse à ses disciples : « Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d’agir devant les hommes pour vous faire remarquer. Autrement il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux » (Mt 6, 1). Car ceux qui « reçoivent leur gloire les uns des autres, ne cherchent pas la gloire qui vient du Dieu unique » (Jn 5, 44). Prisonniers du tombeau scellé de leur suffisance, ils ont réduit le culte du Très Haut, à un moyen au service de l’idolâtrie de soi.

Les pharisiens sont formés à l’école des docteurs de la Loi ; on comprend dès lors que ceux-ci prennent ombrage des invectives prononcées par Jésus. Leur mission consistait à interpréter les Ecritures afin qu’elles soient lumière sur le chemin vers Dieu. Mais eux aussi se sont égarés loin du bonheur ! Car loin d’aider les croyants à progresser, ces pseudo guides les chargent de « fardeaux impossible à porter », qu’ils « ne touchent même pas d’un seul doigt ». C’est pourquoi le Seigneur les rejette et vient lui-même paître son troupeau.

C’est à leurs victimes que Jésus adresse cette invitation : « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai. Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes (Mt 11, 28-29) ».

Nous ne sommes pas des Docteurs de la Loi, mais cela ne nous empêche pas pour autant de nous comporter comme eux ! N’avons-nous pas nous aussi pour notre entourage, des exigences qui ne procèdent pas de la charité mais plutôt de notre cœur endurci, qui ne veut pas se convertir ?

Ne méprisons pas les trésors de patience et de générosité du Seigneur envers nous, en refusant de reconnaître que cette bonté de Dieu nous pousse à la conversion. Demandons au Seigneur de nous ouvrir les yeux sur notre hypocrisie, et de nous donner la force de nous détourner de nous-mêmes pour ne chercher qu’en lui seul notre salut et notre gloire.

Seigneur ne permet pas que la vaine gloire m’aveugle au point de prendre ta place dans ma vie comme dans celle des autres ; ne permet pas que la dureté de mon cœur ou la peur de l’engagement m’empêchent d’accéder à l’intelligence spirituelle de ta Parole. Garde-moi de me refuser à ta vérité pour me donner à l’injustice, et conduis-moi sur le chemin des Béatitudes.

Abbé Philippe Link - Merci!

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Bonne journée!

Aujourd'hui c'est la fête de Sainte Marguerite D'Youville



Jean-Yves 

lundi 14 octobre 2024

« Donnez plutôt en aumône ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous.» / ((482,955)

Bonjour!

 Mardi 15 octobre 2024

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Donnez plutôt en aumône ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous.» (Lc 11, 37-41)

Alléluia. Alléluia.
Elle est vivante, énergique, la parole de Dieu ;
elle juge des intentions et des pensées du cœur.
Alléluia. (cf. He 4, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    pendant que Jésus parlait,
un pharisien l’invita pour le repas de midi.
Jésus entra chez lui et prit place.
    Le pharisien fut étonné
en voyant qu’il n’avait pas fait d’abord les ablutions
précédant le repas.
    Le Seigneur lui dit :
« Bien sûr, vous les pharisiens,
vous purifiez l’extérieur de la coupe et du plat,
mais à l’intérieur de vous-mêmes vous êtes remplis
de cupidité et de méchanceté.
    Insensés ! Celui qui a fait l’extérieur
n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ?
    Donnez plutôt en aumône ce que vous avez,
et alors tout sera pur pour vous. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire..

« Pendant que Jésus parlait » : c’est au cœur de son ministère que le Seigneur est interrompu abruptement par « un pharisien qui l’invite pour le repas de midi ». Signe de bienveillance, ou façon détournée de faire taire le Maître ? Difficile à dire, mais le caractère inopiné de la proposition du pharisien, fait plutôt pencher pour la seconde solution ; l’atmosphère de la suite de l’entrevue confirmera cette interprétation. Si Jésus qui connaît le fond des cœurs, utilise des mots aussi durs que « cupidité » et « méchanceté » pour décrire l’attitude de son interlocuteur, c’est bien qu’il a perçu l’ambiguïté de l’invitation. Cette commensalité improvisée ne vise pas à instaurer une communion, mais à rompre celle que Notre-Seigneur avait établi avec la foule. En fait il y a deux repas dans ce passage : celui que Jésus partage avec les petits qui se nourrissent du Pain de sa Parole, et celui que le pharisien offre au Seigneur pour le mettre à l’épreuve.

« Le pharisien fut étonné en voyant que Notre-Seigneur n’avait pas fait son ablution avant le repas ». A vrai dire, il serait surprenant que cet homme ait été « étonné » ; la réputation de Jésus le précède : tout pharisien sait que ce Rabbi ne se soucie pas de rituels de purification, puisqu’il ne se gêne pas de manger avec les publicains et les pécheurs. L’entrevue se présente plutôt comme une application directe de la parole que Notre-Seigneur vient de prononcer : « La lampe du corps, c’est ton œil. Lorsque ton œil est sain, ton corps tout entier aussi est lumineux ; mais dès qu’il est malade, ton corps aussi est ténébreux » (Lc 11, 34). L’attitude ambiguë de son hôte jaillit d’un regard obscurci par la « méchanceté » et la « cupidité », que Jésus dénonce dans l’espoir de susciter une prise de conscience salutaire. Il ne suffit pas de « purifier l’extérieur », c’est-à-dire d’accomplir les rites prescrits ; s’ils ne sont pas vécus intérieurement comme des mouvements de conversion, ils sont vains. Le cœur du pharisien n’est pas dans la lumière : il n’accueille pas Jésus pour recevoir de lui une Parole qui lui permette de se rapprocher de Dieu ; il ne cherche pas à mieux comprendre le mystère de sa Personne, mais il lui tend un piège pour surprendre dans son comportement ce qui permettrait de l’accuser comme transgresseur de la Loi et de la tradition des Pères.

Jésus n’est pas un provocateur ; il ne prend pas de haut la Loi, puisqu’il prétend être venu non pour l’abolir, mais pour l’accomplir (cf. Mt 5, 17). La seule interprétation cohérente de son comportement est de le recevoir comme un geste prophétique : s’il ne « fait pas son ablution avant le repas », c’est parce qu’il n’a pas besoin de se purifier. Il est le saint, venu pour mener à leur accomplissement tous les rites préfiguratifs de purification. Si son hôte l’avait accueilli d’un cœur ouvert et disponible, il aurait pu lui-même faire ce raisonnement, au moins à titre d’hypothèse, et en demander la confirmation au Seigneur. Mais notre pharisien est trop avide du pouvoir spirituel qu’il exerce au sein de la communauté (cupidité) pour chercher à discerner le sens profond des attitudes de Jésus, qu’il interprète comme des transgressions (méchanceté, malveillance) au lieu d’y reconnaître les signes de la venue de l’Envoyé de Dieu. D’où l’interpellation très vigoureuse de Notre-Seigneur : « Insensé ! » : ce chef religieux a effectivement perdu le sens de son ministère, lui qui est supposé guider les croyants vers le Messie, qu’il s’avère incapable de reconnaître en raison de ses a priori.

« Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous » : Jésus conclut par la dénonciation de ce qui nous rend « impurs », c’est-à-dire incapables de reconnaître le Saint, et indigne de nous tenir en sa présence. Il s’agit précisément de la « cupidité », qui fausse notre regard et nous fait voir en tout homme un ennemi potentiel que nous traitons dès lors avec « méchanceté ». Tout ce que nous gardons égoïstement, frileusement, peureusement, pour nous-mêmes ; tout ce que nous soustrayons à la loi du don et du partage, c’est-à-dire à la logique de l’amour : voilà ce qui nous rend impur en nous séparant de nos frères et par là de Dieu lui-même. Cela concerne bien sûr les biens matériels, mais aussi les dons naturels et les grâces spirituelles : tout ce que nous gardons pour nous, nous accuse devant Dieu. Y compris les ministères que le Seigneur nous confie : si nous nous en servons comme ce pharisien pour exercer un pouvoir sur ceux que nous sommes appelés à servir, nous sommes des « insensés », nous avons perdu le sens du don de Dieu et nous serons incapables de reconnaître le temps de sa visite.

Vérifions bien la manière dont nous recevons à notre table les frères en qui le Seigneur se fait notre hôte : avec un regard bienveillant et un cœur ouvert ? Ou avec un esprit de défiance et de critique, préparant par avance les arguments qui justifieront notre refus d’obtempérer à leurs demandes ?

« Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ? » : si nous avons à cœur d’amender notre vie de manière à ce qu’elle reflète extérieurement notre appartenance au Christ, il nous faut travailler avec d’autant plus d’acharnement et de persévérance à convertir notre cœur, car « l’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais » (Lc 6, 45)

Abbé Philippe Link - Merci!"

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Bonne journée!

Jean-Yves  

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