mercredi 5 février 2025

« Il commença à les envoyer en mission »( / 491,307)

 Bonjour!

Jeudi 6 février 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour

ÉVANGILE

« Il commença à les envoyer en mission » (Mc 6, 7-13)

Alléluia. Alléluia.
Le règne de Dieu est tout proche.
Convertissez- vous et croyez à l’Évangile.
Alléluia. (Mc 1, 15)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
Jésus appela les Douze ;
alors il commença à les envoyer en mission deux par deux.
Il leur donnait autorité sur les esprits impurs,
et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route,
mais seulement un bâton ;
pas de pain, pas de sac,
pas de pièces de monnaie dans leur ceinture.
« Mettez des sandales,
ne prenez pas de tunique de rechange. »
Il leur disait encore :
« Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison,
restez- y jusqu’à votre départ.
Si, dans une localité,
on refuse de vous accueillir et de vous écouter,
partez et secouez la poussière de vos pieds :
ce sera pour eux un témoignage. »
Ils partirent,
et proclamèrent qu’il fallait se convertir.
Ils expulsaient beaucoup de démons,
faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades,
et les guérissaient.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...


Frère Pascal Marin

Frère Pascal Marin

Couvent de la Tourette à Éveux

Jésus et les douze, une histoire de confiance


Jésus, nous dit saint Marc, en appelle douze et les envoie en mission. Ils seront désormais ses envoyés. C'est-à-dire, dans le grec des Évangiles, ses apostoloï, ses apôtres. Jésus va les préparer à cette mission en leur donnant des consignes détaillées et des bons conseils. Mais les apôtres auront surtout besoin d'un état d'esprit, la confiance. Car ici la prévoyance, qui prétend assurer le succès de l'entreprise avec de l'argent, des vêtements en réserve et autres moyens, ne peut rien. Témoins du Dieu qui veille sur ses envoyés, les apôtres auront à se fier à lui. Mais si Jésus peut parier sur la confiance de ses apôtres, c’est que lui-même leur accorde une confiance sans réserve. En effet, pour cette mission, Jésus leur confie son propre pouvoir de prédication et de guérison. Cette délégation montre à quel point Jésus les considère comme des frères, des amis. Ce renoncement à la position supérieure du maître a pour symbole avec Jésus le nombre douze de ses apôtres. Ce chiffre n'est pas choisi au hasard. Car douze fait écho aux douze tribus et à leur idéal égalitaire de la nation d’Israël.

Alors, puisque nous voilà à présent à notre tour les mains du Seigneur en ce monde, osons avec lui la confiance.



Bonne journée!
Jean-Yves 

mardi 4 février 2025

« Un prophète n’est méprisé que dans son pays » / (491,276)

 Bonjour!

Mercredi 5 février 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE




« Un prophète n’est méprisé que dans son pays » (Mc 6, 1-6)

Alléluia. Alléluia. Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ; moi, je les connais, et elles me suivent. Alléluia. (Jn 10, 27)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,

Jésus se rendit dans son lieu d’origine,
et ses disciples le suivirent.
Le jour du sabbat,
il se mit à enseigner dans la synagogue.
De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient :
« D’où cela lui vient-il ?
Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée,
et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ?
N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie,
et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ?
Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? »
Et ils étaient profondément choqués à son sujet.
Jésus leur disait :
« Un prophète n’est méprisé que dans son pays,
sa parenté et sa maison. »
Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ;
il guérit seulement quelques malades
en leur imposant les mains.
Et il s’étonna de leur manque de foi.
Alors Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Abbé Miquel MASATS i Roca (Girona, Espagne)

«D'où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains»


Aujourd'hui, l'Evangile nous montre de quelle façon Jésus arriva à la synagogue de Nazareth, l'endroit où il avait grandi. Le samedi est le jour du Seigneur et les juifs se rassemblent pour entendre la Parole de Dieu. Jésus se rend à la synagogue tous les samedis et là il enseigne, non comme le font les scribes ou les pharisiens mais comme quelqu'un qui a l'autorité de le faire (cf Mc 1,22).

De nos jours, Dieu nous parle également à travers l'écriture. A la Synagogue on lit les écritures, et ensuite l'un de ceux qui peuvent le faire, les commente en démontrant le sens et le message que Dieu veut transmettre à travers elles. On dit que Saint Augustin disait: «Par la prière nous parlons à Dieu; par la lecture, c'est Dieu qui nous parle».

Le fait que Jésus soit connu de ses concitoyens par son travail nous offre une perspective tout à fait insoupçonnée pour notre vie ordinaire. Le travail professionnel de chacun d'entre nous est un moyen de retrouver Dieu, et est donc une réalité sanctifiante et qui nous sanctifie. Par les paroles de Saint Josepmaría Escriva: «Votre vocation humaine est une partie, et une partie importante, de votre vocation divine. C'est pourquoi vous devez vous sanctifier, en aidant en même temps à la sanctification des autres, vos égaux, en sanctifiant précisément votre travail et votre milieu: cette profession ou ce métier qui occupe vos journées, qui donne à votre personnalité humaine sa physionomie particulière, qui est votre manière d'être dans le monde, ce foyer, cette famille qui est la vôtre, ce pays où vous êtes nés et que vous aimez».

Le passage de l'évangile prend fin en disant que Jésus «ne pouvait accomplir aucun miracle (…) Il s'étonna de leur manque de foi». (Mc 6,5-6). Aujourd'hui aussi le Seigneur nous demande d'avoir plus de foi en Lui afin qu'il puisse réaliser des choses qui surpassent nos capacités humaines. Les miracles manifestent le pouvoir de Dieu ainsi que le besoin que nous avons de Lui dans nos vies au quotidien.




Frère Philippe Verdin

Frère Philippe Verdin

Couvent Saint-Thomas-d'Aquin à Lille

On ne nous la fait pas


Les voisins de Jésus n’écoutent pas ce qu’il dit, parce qu’ils savent. Ils savent qui il est. On ne la leur fait pas. On ne leur en conte pas. Au lieu d’accueillir l’incroyable nouveauté, la venue d’un Dieu qui sauve, ils se rabattent sur leurs certitudes rabâchées. Or le début de la sagesse, c’est de savoir que nous ne savons pas. Nous ne connaissons pas Dieu. Tout nous dépasse. Nos pauvres mots, nos piètres définitions ne peuvent le résumer, le circonscrire. L’un des plus grands théologiens, l’un des grands mystiques dans la ronde des saints, Thomas d’Aquin écrit : « Nous ne pouvons saisir de Dieu ce qu’il est ; mais seulement ce qu’il n’est pas. »

Certes, la foi et la raison, bonnes compagnes, peuvent nous faire avancer dans la connaissance émerveillée de Dieu. Jésus est venu pour nous dire et nous montrer un peu de son mystère d’amour irradiant. La prière, la vie de la grâce alimentée par les sacrements nous aident à connaitre Dieu. Parfois même, il se révèle à nous… et c’est la communion.

Qui est Jésus pour moi ? Comment puis-je expliquer mon amitié avec lui à des amis qui aimeraient le connaitre ?                                     

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Pour Dieu, le pouvoir, la volonté et l’intelligence, la sagesse et la justice sont une seule chose, du coup il n’y a rien qui soit dans le pouvoir divin qui ne puisse être dû à la juste volonté de Dieu ou à sa sage intelligence » (Saint Thomas d’Aquin)

  • « Jésus de Nazareth, le charpentier, illumine avec sa vie de travail votre vie de travailleurs chrétiens. Vous illuminez vous aussi votre environnement de travail avec la lumière du Christ » (Saint Jean Paul II)

  • « La valeur primordiale du travail tient à l’homme même, qui en est l’auteur et le destinataire. Moyennant son travail, l’homme participe à l’oeuvre de la création. Uni au Christ le travail peut être rédempteur » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 2.460)


Bonne journée!
Jean-Yves 

lundi 3 février 2025

« Ne crains pas, crois seulement. » / (491,224)


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Bonjour!

Mardi 4 février 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » (Mc 5, 21-43)

Alléluia. Alléluia. Le Christ a pris nos souffrances, il a porté nos maladies. Alléluia. (Mt 8, 17)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
Jésus regagna en barque l’autre rive,
et une grande foule s’assembla autour de lui.
Il était au bord de la mer.
Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre.
Voyant Jésus, il tombe à ses pieds
et le supplie instamment :
« Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité.
Viens lui imposer les mains
pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »
Jésus partit avec lui,
et la foule qui le suivait
était si nombreuse qu’elle l’écrasait.

Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans…
– elle avait beaucoup souffert
du traitement de nombreux médecins,
et elle avait dépensé tous ses biens
sans avoir la moindre amélioration ;
au contraire, son état avait plutôt empiré –
… cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus,
vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement.
Elle se disait en effet :
« Si je parviens à toucher seulement son vêtement,
je serai sauvée. »
À l’instant, l’hémorragie s’arrêta,
et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.
Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui.
Il se retourna dans la foule, et il demandait :
« Qui a touché mes vêtements ? »
Ses disciples lui répondirent :
« Tu vois bien la foule qui t’écrase,
et tu demandes : “Qui m’a touché ?” »
Mais lui regardait tout autour
pour voir celle qui avait fait cela.
Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante,
sachant ce qui lui était arrivé,
vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
Jésus lui dit alors :
« Ma fille, ta foi t’a sauvée.
Va en paix et sois guérie de ton mal. »

Comme il parlait encore,
des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue,
pour dire à celui- ci :
« Ta fille vient de mourir.
À quoi bon déranger encore le Maître ? »
Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue :
« Ne crains pas, crois seulement. »
Il ne laissa personne l’accompagner,
sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques.
Ils arrivent à la maison du chef de synagogue.
Jésus voit l’agitation,
et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.
Il entre et leur dit :
« Pourquoi cette agitation et ces pleurs ?
L’enfant n’est pas morte : elle dort. »
Mais on se moquait de lui.
Alors il met tout le monde dehors,
prend avec lui le père et la mère de l’enfant,
et ceux qui étaient avec lui ;
puis il pénètre là où reposait l’enfant.
Il saisit la main de l’enfant, et lui dit :
« Talitha koum »,
ce qui signifie :
« Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! »
Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher
– elle avait en effet douze ans.
Ils furent frappés d’une grande stupeur.
Et Jésus leur ordonna fermement
de ne le faire savoir à personne ;
puis il leur dit de la faire manger.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...


Frère Bruno Cadoré

Frère Bruno Cadoré

Couvent Saint-Jacques à Paris

Soyez vivants !


Une petite fille sur le point de mourir. Une femme anonyme dans la foule qui cherche à guérir d’une maladie qui, peut-être, l’empêche d’enfanter. Confession de foi ? Confiance en la puissance magique d’un guérisseur ? Quoiqu’il en soit, la demande est pressante : sauve cette vie ! Dans les deux cas, l’entourage n’est pas très encourageant : à quoi bon chercher l’origine de ce toucher anonyme ? Ne dérange pas le maître, la mort a déjà fait son œuvre !

Et pourtant Jésus persiste. De celle qui voulait passer inaperçue, il reconnaît la foi, publiquement. Contre ceux qui se moquent de lui parce qu’il semble nier la mort, il sollicite la foi du chef de la synagogue. Dans les deux cas, Jésus se tient auprès de ceux qui désespèrent ; il s’adresse directement à qui il veut guérir, qui il veut relever. Dans les deux cas aussi, il implique l’entourage : dites-moi qui m’a touché, faites manger cette enfant. Au fond, il ne veut pas se contenter de relever de la maladie ou de la mort. Il veut aussi que ceux qui marchent avec lui prennent part à ce relèvement.

Tout se passe « sur l’autre rive », comme pour nous inviter à découvrir, avec la femme malade et le père dévasté, que la foi nous fait entrer dans un rapport nouveau à la vie. La femme est libérée de ces longues années de souffrance où elle se croyait impure et inutile. Peut-être en gardera-t-elle la mémoire, parfois douloureuse ; mais sa foi en un Dieu qui compatit et qui relève sera son soutien pour oser vivre. Le chef de synagogue était écrasé à l’idée de perdre sa fille, et peut-être se croyait-il puni pour on ne sait quelle raison. Le voilà, maintenant, debout et, dans la foi, il est un père qui se réjouit de voir sa fille inventer sa propre vie, découvrir le bonheur de servir le Dieu de la vie.



Bonne journée!
Jean-Yves 

dimanche 2 février 2025

« Esprit impur, sors de cet homme ! » / (491,058)

 Bonjour!

Lundi 3 février 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Esprit impur, sors de cet homme ! » (Mc 5, 1-20)

Alléluia. Alléluia.
Un grand prophète s’est levé parmi nous,
et Dieu a visité son peuple.
Alléluia. (Lc 7, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
Jésus et ses disciples
    arrivèrent sur l’autre rive,
de l’autre côté de la mer de Galilée,
dans le pays des Géraséniens.
    Comme Jésus sortait de la barque,
aussitôt un homme possédé d’un esprit impur
s’avança depuis les tombes à sa rencontre ;
    il habitait dans les tombeaux
et personne ne pouvait plus l’attacher,
même avec une chaîne ;
    en effet on l’avait souvent attaché
avec des fers aux pieds et des chaînes,
mais il avait rompu les chaînes, brisé les fers,
et personne ne pouvait le maîtriser.
    Sans arrêt, nuit et jour,
il était parmi les tombeaux et sur les collines,
à crier, et à se blesser avec des pierres.
    Voyant Jésus de loin,
il accourut, se prosterna devant lui
            et cria d’une voix forte :
« Que me veux-tu, Jésus, Fils du Dieu Très-Haut ?
Je t’adjure par Dieu,
ne me tourmente pas ! »
    Jésus lui disait en effet :
« Esprit impur, sors de cet homme ! »
    Et il lui demandait :
« Quel est ton nom ? »
L’homme lui dit :
« Mon nom est Légion,
car nous sommes beaucoup. »
    Et ils suppliaient Jésus avec insistance
de ne pas les chasser en dehors du pays.
    Or, il y avait là, du côté de la colline, un grand troupeau de porcs
qui cherchait sa nourriture.
    Alors, les esprits impurs supplièrent Jésus :
« Envoie-nous vers ces porcs,
et nous entrerons en eux. »
    Il le leur permit.
Ils sortirent alors de l’homme et entrèrent dans les porcs.
Du haut de la falaise, le troupeau se précipita dans la mer :
il y avait environ deux mille porcs,
et ils se noyaient dans la mer.
    Ceux qui les gardaient prirent la fuite,
ils annoncèrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne,
et les gens vinrent voir ce qui s’était passé.
    Ils arrivent auprès de Jésus, ils voient le possédé
assis, habillé, et revenu à la raison,
lui qui avait eu la légion de démons,
et ils furent saisis de crainte.
    Ceux qui avaient vu tout cela leur racontèrent l’histoire du possédé
et ce qui était arrivé aux porcs.
    Alors ils se mirent à supplier Jésus
de quitter leur territoire.
    Comme Jésus remontait dans la barque,
le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui.
    Il n’y consentit pas,
mais il lui dit :
« Rentre à la maison, auprès des tiens,
annonce-leur tout ce que le Seigneur
a fait pour toi dans sa miséricorde. »
    Alors l’homme s’en alla,
il se mit à proclamer dans la région de la Décapole
ce que Jésus avait fait pour lui,
et tout le monde était dans l’admiration.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Abbé Ramon Octavi SÁNCHEZ i Valero (Viladecans, Barcelona, Espagne)

«Esprit mauvais, sors de cet homme!»


Aujourd'hui, nous découvrons un passage de l'Évangile qui en fera sourire plus d'un. S'imaginer environ deux mille porcs se précipitant au bas de la montagne a quelque chose de comique. Mais les porchers, eux, ne goûtèrent pas l'humour de la situation, ils se fâchèrent beaucoup et demandèrent à Jésus de quitter leur territoire.

Même si, humainement parlant, elle peut paraître logique, cette attitude n'en demeure pas moins franchement condamnable: ils préféraient conserver leurs cochons plutôt que de voir le possédé guéri. Plutôt les biens matériels, qui nous apportent argent et bien-être, que la vie digne d'un homme qui n'est pas "des nôtres". Car celui qui était possédé par un esprit mauvais «sans arrêt, nuit et jour, était parmi les tombeaux et sur les collines, à crier, et à se blesser avec des pierres» (Mc 5,5).

Nous courrons aussi bien souvent le danger de nous attacher à ce qui est à nous, et de désespérer quand nous le perdons. Par exemple, le paysan se désespère quand il perd sa récolte, même si elle est assurée, et le spéculateur en bourse quand ses actions perdent une partie de leur valeur. Très peu, en revanche, perdent l'espérance lorsqu'ils voient la faim et la situation précaire de tant d'êtres humains, dont certains vivent à deux pas de chez eux.

Jésus accorda toujours la première place aux personnes, même avant les lois et les puissants de son temps. Mais nous, trop souvent, ne pensons qu'à nous et à ce qui, croyons-nous, nous rend heureux, alors même que l'égoïsme n'apporte jamais le bonheur. Comme disait l'évêque brésilien Helder Camara, «l'égoïsme est la source infaillible du malheur pour soi-même et pour ceux qui nous entourent».

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « C’est comme si Jésus disait: Sors de ma maison, que fais-tu dans ma demeure? Je veux entrer: Sors de cet homme, de cette demeure préparée pour moi » (Saint Clément de Rome)

  • « Le chrétien est quelqu’un qui porte en lui un désir profond: celui de la rencontre avec son Seigneur aux côtés des frères… C’est ce qui nous rend heureux! » (Pape François)

  • « Le péché mortel, attaquant en nous le principe vital de la charité, nécessite une nouvelle initiative de la miséricorde de Dieu et une conversion du cœur qui se réalise normalement dans le cadre du sacrement de la Réconciliation » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 1.856

Autre commentaire...

Frère Jean-Laurent Valois

Frère Jean-Laurent Valois

Couvent Saint-Thomas-d'Aquin à Lille - Maison du 60

Un homme vaut plus que tout l'or du monde


L'enjeu en valait-il la chandelle ? Perdre un précieux troupeau de 2000 porcs pour rendre la raison à un homme qui a perdu la tête, ça se discute, non ? En tous cas, j'imagine que pour le propriétaire du troupeau, c'était tout vu. Le cardinal Cardijn disait : « Un jeune travailleur vaut plus que tout l'or du monde car il est fils de Dieu ». C'est devenu le mot d'ordre de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne. Cette affirmation rejoint celle de saint Irénée : « La gloire de Dieu, c'est l'homme vivant ».

Ce que raconte notre évangile et ces deux affirmations nous permettent de comprendre la mission de Jésus, hier et aujourd'hui. Il est venu sauver le monde, pas seulement en général. C'est chaque femme, chaque homme qui compte infiniment pour lui. Au début de cet évangile, un homme est sens dessus dessous. A la fin, il est revenu dans son bon sens. Aujourd'hui encore, nous sommes témoins de la façon dont Jésus libère et nous relève. Comme l'homme de l'évangile, il y a de quoi être éperdus de gratitude et emplis du désir de le suivre !


Bonne journée!
Jean-Yves 

samedi 1 février 2025

« Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. / (491,022)

 Bonjour!

Dimanche 2 février 2025



Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...

ÉVANGILE

(Lc 2, 22-32)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse
pour la purification,
les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem
pour le présenter au Seigneur,
selon ce qui est écrit dans la Loi :
Tout premier-né de sexe masculin
sera consacré au Seigneur.
Ils venaient aussi offrir
le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur :
un couple de tourterelles
ou deux petites colombes.

Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon.
C’était un homme juste et religieux,
qui attendait la Consolation d’Israël,
et l’Esprit Saint était sur lui.
Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce
qu’il ne verrait pas la mort
avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.
Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple.
Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus
pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,
Syméon reçut l’enfant dans ses bras,
et il bénit Dieu en disant :
« Maintenant, ô Maître souverain,
tu peux laisser ton serviteur s’en aller
en paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le salut
que tu préparais à la face des peuples :
lumière qui se révèle aux nations
et donne gloire à ton peuple Israël. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire.

Abbé Lluís RAVENTÓS i Artés (Tarragona, Espagne)

«Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut»


Aujourd'hui, en endurant le froid de l'hiver, Siméon attend l'arrivée du Messie. Il y a cinq cents ans déjà, quand a débuté la construction du Temple, il y a eu une grande pénurie, tellement grande que les constructeurs étaient totalement découragés. C'est alors, qu'Aggée a prophetisé: «La splendeur future de ce Temple surpassera la première, et dans ce lieu, je vous ferai don de la paix. Parole du Seigneur de l'univers» (Ag 2,9) et il ajouta «Je vais mettre en branle toutes les nations païennes, leurs trésors afflueront ici» (Ag 2,7). Phrase qui peut s'interpréter de plusieurs manières «le plus précieux» dirons les uns, «le plus prisé» dira saint Jérémie.

A Siméon «l'Esprit lui avait révélé qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Messie du Seigneur» (Lc 2,26), et aujourd'hui «poussé par l'Esprit», il est monté au Temple. Il n'était pas Lévite, ni Scribe, ni Docteur de la loi, mais il était simplement «un homme juste qui attendait la Consolation d'Israël» (Lc 2,25). Mais l'Esprit souffle là où il veut (cf. Jn 3,8).

Maintenant il constate avec un certain étonnement qu'il n'y a pas eu de grands préparatifs d'accueil, pas de drapeaux, pas de guirlandes, ni d'écussons de quelque sorte nulle part. Joseph et Marie traversent l'esplanade en portant l'Enfant dans leurs bras. «Portes, élevez vos linteaux; élevez-vous, portes antiques: que le Roi de gloire fasse son entrée» (Ps 24,7) chante le Psaume.

Siméon s'avance les bras ouverts pour saluer la Mère, il reçoit l'Enfant et bénit Dieu en disant: «Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples: lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple» (Lc 2,29-32).



Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Elle est déjà parmi nous cette lumière véritable qui illumine tout homme venant en ce monde. Tous donc, mes frères, laissons cette lumière nous traverser et nous transformer. Que nul d'entre nous ne demeure à l'écart de cette clarté. Tous comme Siméon, l'âme exultant de joie, chantons dans l'action de grâces une hymne à Dieu » (Saint Sophrone de Jérusalem)

  • « Ce que dit Siméon apparaît comme une seconde annonce faite à Marie, car il lui montre la dimension historique concrète dans laquelle son Fils accomplira sa mission : dans l'incompréhension et dans la souffrance » (Saint Jean-Paul II)

  • « Avec Siméon et Anne c’est toute l’attente d’Israël qui vient à la rencontre de son Sauveur (la tradition byzantine appelle ainsi cet événement). Jésus est reconnu comme le Messie tant attendu, ‘lumière des nations’ et ‘gloire d’Israël’, mais aussi ‘signe de contradiction’. Le glaive de douleur prédit à Marie annonce cette autre oblation, parfaite et unique, de la Croix qui donnera le salut que Dieu a ‘préparé à la face de tous les peuples’ » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 529)

  • Bon dimanche!

  • Jean-Yves