mardi 9 septembre 2025

« Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous.. "/ .(638,586)

 Bonjour!

Mercredi 10 septembre 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



Évangile du jour

Luc 6, 20-26


En ce temps-là, Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous. Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez. Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes.
Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation ! Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez ! Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »

Méditation

Frère Thomas Zimmermann

Frère Thomas Zimmermann

Couvent de l'Angelicum à Rome (Italie)

Où est l’arnaque ?


Quand on lève les yeux, on voit un peu plus loin que le bout de son nez. Il flairera l’arnaque en effet, le lecteur de Jean de La Fontaine : « Un tien vaut, se dit-on, mieux que deux tu l’auras, L’un est sûr, l’autre ne l’est pas. » (Le Petit Poisson et le Pêcheur). Les béatitudes ne tiennent pas de la sagesse populaire, encore moins de l’esprit des Lumières. Le bonheur n’est pas dans le pré ! Il est dans le ciel, dit Jésus, levant les yeux sur ses disciples. Mais comme ça nous paraît lointain ! Comme c’est dur à croire ! Une grande récompense pour après…

Ces consolations aux allures mystérieuses et chimériques ne valent pas un bon repas et quelques blagues en bonne compagnie. Et puis au fond, ne serait-ce pas cela le Royaume de Dieu : une vie paisible et pieuse nourrie de bonheurs terrestres ? Ils s’égarent ceux qui cherchent le bonheur dans le ciel ! Sans mentir, si ce langage satisfait votre esprit volage, vous êtes le corbeau malheureux qui perdra son fromage. 



Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Ne craignez pas si l’on dit du mal de vous, mais que vous vous trouviez enveloppés dans l’hypocrisie commune : alors oui, vous seriez devenus insipides et vous seriez écrasés par les gens » (saint Jean Chrysostome)

  • « Les béatitudes sont des promesses dans lesquelles resplendit la nouvelle image du monde et de l’homme que Jésus inaugure, et dans lesquelles "les valeurs s’inversent". Lorsque l’homme chemine avec Jésus, il vit alors avec de nouveaux critères » (Benoît XVI)

  • « Les béatitudes sont au cœur de la prédication de Jésus. Leur annonce reprend les promesses faites au peuple élu depuis Abraham. Elle les accomplit en les ordonnant non plus à la seule jouissance d’une terre, mais au Royaume des Cieux » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 1.716)


Bonne journée!
Jean-Yves


dimanche 7 septembre 2025

Quand Dieu nous parle en songe... /Pier Giorgio Frassati et Carlo Acutis (Extrait de l'homélie du pape lors de leur canonisation, ce 7 sept..) / 538,439)

 Bonjour!

Dimanche 7 septembre 2035

Voici la Parole de Dieu de ce jour.

Évangile du jour

Matthieu 1, 18-23



Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».

Méditation

Frère Jean-Dominique Bruneel

Frère Jean-Dominique Bruneel

Couvent de l'Annonciation à Paris

Quand Dieu nous parle en songe, lorsqu’il envoie ses anges


Il peut arriver que Dieu souhaite nous indiquer une voie à suivre à travers des visions en songe (Dn 2-4-7-10-11-12). Parfois, il nous guide aussi sur le chemin par l’envoi d’un « messager » (c’est le sens premier du mot « ange » !) (Ex 23, 20-23 ; Jg 6). C’est ce qui est arrivé au fiancé de la Vierge Marie, Joseph, comme jadis pour les patriarches du peuple d’Israël : ainsi Jacob fut conduit et réconforté par des songes nocturnes (Gn 28, 12-15 ; Gn 31, 10-13 ; Gn 32, 2.25-31) ; l’un de ses fils, également nommé Joseph, deviendra célèbre en Égypte pour sa sagesse et son interprétation des rêves de Pharaon (Gn 37, 40.41). Mais nous, nous sommes rarement gratifiés d’une révélation claire des desseins de Dieu pour nous !

Toutefois, le Seigneur a accordé à chacun de ses enfants les moyens de discerner ses projets, puisque par sa Parole et par son Esprit, il parle à chacun et n’abandonne personne. Ainsi, en inspirant les sages et les prophètes de la première Alliance, Dieu a voulu que ses promesses et ses ordres soient répandus progressivement dans le monde entier. Cette Parole a été transmise fidèlement au peuple de Dieu, où chacun reçoit l’habileté d’écouter, de méditer et même de partager et d’enseigner, suivant la sagesse prophétique reçue et l’autorité reconnue. Que Dieu nous accorde d’être les uns pour les autres des anges, des envoyés de paix, de charité et de vie !  

Bonne journée
Jean-Yves   
                                            (SUPPLÉMENT)
  

Extrait de l'homélie du pape Léon XIV 
prononcée  lors de la canonisation 
de Carlo Acutis et Pier Giorgio Frassati, 
le dimanche 7 septembre dernier:

Ayez la joie de l'espérance !


JEUNES ET SAINTS

"Pier Giorgio et Carlo ont tous deux cultivé l’amour pour Dieu et pour leurs frères à travers de simples moyens, à la portée de tous : la messe quotidienne, la prière, en particulier l’adoration eucharistique. Carlo disait : « Devant le soleil, on se bronze. Devant l’Eucharistie, on devient saint ! », et encore : « La tristesse, c’est le regard tourné vers soi-même, le bonheur, c’est le regard tourné vers Dieu. La conversion n’est rien d’autre que le déplacement du regard du bas vers le haut, un simple mouvement des yeux suffit ». Une autre chose essentielle pour eux était la confession fréquente. Carlo a écrit : « La seule chose que nous devons vraiment craindre, c’est le péché » ; et il s’étonnait parce que – ce sont toujours ses propos – « les hommes se soucient tant de la beauté de leur corps et ne se soucient pas de la beauté de leur âme ». Enfin, tous deux avaient une grande dévotion pour les saints et pour la Vierge Marie, et pratiquaient généreusement la charité. Pier Giorgio disait : « Autour des pauvres et des malades, moi je vois une lumière que nous n’avons pas ». Il appelait la charité « le fondement de notre religion » et, comme Carlo, il l’exerçait surtout à travers de petits gestes concrets, souvent cachés, vivant ce que le pape François a appelé « la sainteté ‘‘de la porte d’à côté’’ » (Exhort. ap. Gaudete et exsultate, n. 7).
Même lorsque la maladie les a frappés et a fauché leurs jeunes vies, cela ne les a pas arrêtés et ne les a pas empêchés d’aimer, de s’offrir à Dieu, de le bénir et de le prier pour eux-mêmes et pour tous. (...)
Très chers amis, les saints Pier Giorgio Frassati et Carlo Acutis sont une invitation adressée à nous tous, surtout aux jeunes, à ne pas gâcher la vie, mais à l’orienter vers le haut et à en faire un chef-d’œuvre. Ils nous encouragent par leurs paroles : « Non pas moi, mais Dieu », disait Carlo. Et Pier Giorgio : « Si tu places Dieu au centre de chacune de tes actions, alors tu iras jusqu’au bout ». Telle est la formule simple, mais gagnante, de leur sainteté. C’est aussi le témoignage que nous sommes appelés à suivre, pour goûter pleinement la vie et aller à la rencontre du Seigneur dans la fête du Ciel.

Pape Léon XIV

Extraits de l'homélie de la messe de canonisation de saint Carlo Acutis et saint Pier Giorgio Frassati, 7 septembre 2025



Carlo
                                   

samedi 6 septembre 2025

«Celui d'entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple» (538,347)

 Bonjour!

Dimanche le 7 septembre 2025

Voici la Parole de Dieu de ce 23e dimanche.



Texte de l'Évangile (Lc 14,25-33): De grandes foules faisaient route avec Jésus; il se retourna et leur dit: «Si quelqu'un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et soeurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi ne peut pas être mon disciple.

»Quel est celui d'entre vous qui veut bâtir une tour, et qui ne commence pas par s'asseoir pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi aller jusqu'au bout? Car, s'il pose les fondations et ne peut pas achever, tous ceux qui le verront se moqueront de lui: ‘Voilà un homme qui commence à bâtir et qui ne peut pas achever!’. Et quel est le roi qui part en guerre contre un autre roi, et qui ne commence pas par s'asseoir pour voir s'il peut, avec dix mille hommes, affronter l'autre qui vient l'attaquer avec vingt mille? S'il ne le peut pas, il envoie, pendant que l'autre est encore loin, une délégation pour demander la paix.

»De même, celui d'entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple».



«Celui d'entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple»

Abbé Joaquim MESEGUER García(Rubí, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus nous montre la place que notre prochain doit occuper dans notre hiérarchie d'amour et nous signale la voie à suivre qui caractérise une vie chrétienne, cet itinéraire parcourant divers étapes lorsque nous accompagnons Jésus-Christ avec notre croix: «Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi ne peut pas être mon disciple» (Lc 14,27).

Serait-ce, par hasard, que, lorsqu' Il dit: «Si quelqu'un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple» (Lc 14,26), Jésus objecte la Loi de Dieu, qui nous demande d'honorer nos parents et aimer son prochain? Certainement pas. Jésus-Christ nous dit qu'Il n'est pas venu abolir la Loi mais la porter à sa plénitude; c'est pour cela qu'Il en donne la juste interprétation. En demandant un amour inconditionnel, propre de Dieu, il proclame aussi qu'Il est Dieu, que nous devons l'aimer par-dessus toutes choses et que nous devons tout arranger dans son amour. Avec l'amour voué à Dieu, qui nous mène à nous livrer en toute confiance à Jésus-Christ, nous aimerons donc notre prochain avec un amour sincère et juste. Saint Augustin dit: «Voici que l'ardeur pour la vérité de Dieu et pour percevoir sa volonté dans les Écritures vous traînent de force».

La vie chrétienne est un voyage continu avec Jésus. Aujourd'hui, certains prétendent, en théorie, être de bons chrétiens, mais en fait ils ne marchent pas avec Jésus: ils restent sur le point de départ et ne commencent même pas le chemin, ou s'en lassent bientôt ou entament un autre voyage avec d'autres compagnons. Le bagage pour marcher dans cette vie avec Jésus c'est la croix, chacun avec la sienne; mais, avec le quota de douleur auquel nous avons droit en tant que serviteurs du Christ, il nous faut aussi inclure la consolation avec laquelle Dieu soulage ses témoins dans n'importe quelle épreuve. Dieu est notre espérance et en Lui il y a la source de vie.



Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Profitez des petites souffrances encore davantage que des grandes. Dieu ne regarde pas tellement ce que l’on souffre mais la façon de souffrir. Quand on souffre un peu ou beaucoup, quand on souffre pour Dieu, alors c’est souffrir tel qu’un saint » (Saint Louis Marie Grignion de Montfort)

  • « Il y a toujours ce chemin qu’Il a parcouru avant : le chemin de l’humilité, le chemin de l’humiliation aussi, de se renier soi-même et de naître ensuite de nouveau. Voici le chemin ! » (François)

  • « Dès le commencement, les premiers disciples ont brûlé du désir d’annoncer le Christ : "Nous ne pouvons pas, quant à nous, ne pas publier ce que nous avons vu et entendu" (Ac 4, 20). Et ils invitent les hommes de tous les temps à entrer dans la joie de leur communion avec le Christ » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 425)

Bon dimanche!
Jean-Yves

vendredi 5 septembre 2025

: « Le Fils de l’homme est maître du sabbat. » / (538,158)

 B O N J O U R ! 

Samedi 6 septembre 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour.




Luc 6, 1-5


Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs ; ses disciples arrachaient des épis et les mangeaient, après les avoir froissés dans leurs mains. Quelques pharisiens dirent alors : « Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ? » Jésus leur répondit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David un jour qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ? Il entra dans la maison de Dieu, prit les pains de l’offrande, en mangea et en donna à ceux qui l’accompagnaient, alors que les prêtres seulement ont le droit d’en manger. » Il leur disait encore : « Le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

Méditation

Frère Thomas Zimmermann

Frère Thomas Zimmermann

Couvent Saint-Thomas-d'Aquin à Lille

Autour du maître



Franchement, pourquoi tant d’histoires pour quelques épis de blé ? Pour le comprendre, je vous invite à prendre conscience de vos priorités religieuses. Certains d’entre nous sont très sensibles au respect des normes liturgiques. D’autres estiment que l’essentiel de la religion c’est de porter secours aux pauvres en leur apportant de quoi se vêtir et se nourrir. D’autres encore pensent que la priorité c’est le respect des valeurs structurant la famille, etc... Plus un de ces aspects revêt d’importance à nos yeux, plus nous estimons que Dieu est offensé lorsque sa loi n’est pas respectée en ce domaine. Ainsi le souci des pharisiens pour l’observance stricte du sabbat dans cet épisode. Alors qui a raison ? Quel est le plus important ?

Cette question a déjà dû vous emmener dans des débats interminables avec d’autres croyants qui n’ont pas les mêmes convictions que vous sur ce point.

 Prenons garde que ces différences ne nous empêchent pas d’être réunis autour du seul maître : Jésus.




Bonne journée!
Jean-Yves

mercredi 3 septembre 2025

Avance au large. / (537,891)

Bonjour!

Jeudi 4 septembre 2025

Voici La Parole de Dieu de ce jour.



 (Lc 5,1-11): Un jour, Jésus se trouvait sur le bord du lac de Génésareth; la foule se pressait autour de lui pour écouter la parole de Dieu. Il vit deux barques amarrées au bord du lac; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques, qui appartenait à Simon, et lui demanda de s'éloigner un peu du rivage. Puis il s'assit et, de la barque, il enseignait la foule.

Quand il eut fini de parler, il dit à Simon: «Avance au large, et jetez les filets pour prendre du poisson». Simon lui répondit: «Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre; mais, sur ton ordre, je vais jeter les filets». Ils le firent, et ils prirent une telle quantité de poissons que leurs filets se déchiraient. Ils firent signe à leurs compagnons de l'autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu'elles enfonçaient. A cette vue, Simon-Pierre tomba aux pieds de Jésus, en disant: «Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur». L'effroi, en effet, l'avait saisi, lui et ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu'ils avaient prise; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, ses compagnons. Jésus dit à Simon: «Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras». Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.

Commentaire: Abbé Pedro IGLESIAS Martínez (Ripollet, Barcelona, Espagne)

«Avance au large»


Aujourd'hui, encore, nous sommes surpris de constater que ces pécheurs furent capables de quitter leur travail, leur famille et de suivre Jésus («laissant tout, ils le suivirent»: Lc 5,11) précisément au moment où Celui-ci se présente à leurs yeux comme un collaborateur d'exception dans le négoce qui assure leur subsistance. Si Jésus de Nazareth nous faisait la même proposition, en notre XXIe siècle…, aurions-nous le courage de ces hommes? Serions-nous capables de saisir où est le véritable gain?

Nous, chrétiens, nous croyons que le Christ est éternel présent; par conséquent, ce Christ qui est ressuscité demande, non plus à Pierre, à Jean ou à Jacques, mais à Georges, à Emmanuel ou à Paula, à chacun de ceux qui le confessent comme leur Seigneur, Il demande, je le répète, sur la base du texte de Luc, de le prendre dans la barque de notre vie, car Il veut se reposer à nos côtés; Il nous demande de le laisser se servir de nous, de lui permettre de nous montrer vers où orienter notre existence pour être féconds au milieu d'une société nécessiteuse de la Bonne Nouvelle, dont elle s'éloigne pourtant chaque fois davantage. La proposition est attirante, il ne nous manque qu'à savoir et à vouloir nous défaire de nos craintes, de nos préjugés et de mettre le cap vers des eaux plus profondes ou, ce qui revient au même, vers des horizons plus lointains que ceux qui limitent notre médiocre quotidien fait d'angoisses et de découragements. «Celui qui peine sur la route, pour peu qu'il avance, se rapproche du but; celui qui court hors du chemin, plus il court, plus il s’éloigne du but» (saint Thomas d'Aquin).

«Duc in altum», «Avance au large» (Lc 5,4): Ne restons pas sur les bords d'un monde qui vit en se regardant le nombril! Notre navigation sur les mers de la vie doit nous emmener à jeter l'ancre dans la terre promise, fin de notre traversée vers ce Ciel espéré, cadeau du Père mais aussi —indivisiblement— travail de l'homme —le tien, le mien— au service des autres dans la barque de l'Église. Le Christ connaît bien les fonds, tout dépend de nous: ou bien le port de notre égoïsme, ou bien ses horizons à Lui.


Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Mais la meilleure pêche est sans doute celle dont le Seigneur a gratifié son disciple, en lui apprenant à pêcher les hommes sur la terre comme les poissons dans l'eau » (Clément d’Alexandrie)

  • « Celui qui confesse Jésus sait qu’il ne peut pas se limiter à croire tièdement et qu’il doit au contraire se risquer à prendre le large en renouvelant chaque jour le don de soi » (François)

  • « (…) Toute l’Église est apostolique en tant qu’elle est "envoyée" dans le monde entier ; tous les membres de l’Église, toutefois de diverses manières, ont part à cet envoi. "La vocation chrétienne est aussi par nature vocation à l’apostolat". (Concile Vatican II) (…) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 863)

  • Bonne journée!

  • Jean-Yves

 

mardi 2 septembre 2025

«Jésus, imposant les mains à chacun d'eux, les guérissait. Des esprits mauvais sortaient de beaucoup d'entre eux» / (537,851)

 Bonjour!

Mercredi 3 septembre 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



 (Lc 4,38-44): En quittant la synagogue, Jésus entra chez Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on implora Jésus en sa faveur. Il se pencha sur elle, interpella vivement la fièvre, et celle-ci quitta la malade. A l'instant même, elle se leva, et elle les servait. Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des infirmes atteints de diverses maladies les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d'eux, les guérissait. Des esprits mauvais sortaient de beaucoup d'entre eux en criant: «Tu es le Fils de Dieu!». Mais Jésus les interpellait vivement et leur interdisait de parler parce qu'ils savaient, eux, qu'il était le Messie.

Quand il fit jour, il sortit et se retira dans un endroit désert. Les foules le cherchaient; elles arrivèrent jusqu'à lui, et elles le retenaient pour l'empêcher de les quitter. Mais il leur dit: «Il faut que j'aille aussi dans les autres villes pour leur annoncer la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c'est pour cela que j'ai été envoyé». Et il se rendait dans les synagogues de Judée pour y proclamer la Bonne Nouvelle.

Commentaire: Abbé Antoni CAROL i Hostench (Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)




Aujourd'hui, nous regardons un contraste: ceux qui cherchent Jésus et Jésus, Lui qui guéri toute “infirmité” (à commencer par la belle-mère de Simon Pierre) en même temps: «Des esprits mauvais sortaient de beaucoup d'entre eux en criant» (Lc 4,41). C'est-à-dire: le bien et la paix, d'un côté; et le mal et le désespoir de l'autre.

Ce n'est pas la première fois que le diable est présenté en “sortant”, c'est à dire, en fuyant la présence de Dieu parmi les cris et les hurlements. Rappelons nous également le possédé du pays des Géraséniens (cf. Lc 8,26-39). Il est surprenante que le diable lui-même reconnaisse Jésus et que comme dans le cas de celui du possédé du pays des Géraséniens, ce soit lui qui vienne à sa rencontre (en colère et furieux, bien entendu, parce que la présence de Dieu dérange sa méprisable tranquillité).

Combien de fois avons-nous pensé que notre rencontre avec Jésus était une gêne! Cela nous gêne d'aller à la messe le dimanche, nous nous inquiétons du fait que nous n'avons pas prié depuis longtemps, nous sommes honteux de nos erreurs, au lieu d'aller chez le Médecin de notre âme et simplement lui demander pardon… Réfléchissons si n'est pas le Seigneur qui doit toujours venir à notre rencontre, car nous nous faisons prier pour laisser notre petit “trou” et aller à la rencontre de Celui qui est le Pasteur de nos vies! Cela s'appelle tout simplement: tiédeur.

Il y a un diagnostic pour ça: atonie; aucune pulsation dans l'âme, angoisse, curiosité désordonnée, hyperactivité, paresse spirituelle à l'égard des questions de la foi, pusillanimité; envie d'être seul… mais, il y a aussi un antidote: arrêter de se regarder soi-même et se retrousser les manches. S'engager à consacrer un moment chaque jour à Jésus (c'est ce qu'on entend par oraison), Jésus le faisait, puisque «quand il fit jour, il sortit et se retira dans un endroit désert» (Lc 4,42). S'engager à vaincre notre égoïsme sur une petite chose chaque jour pour le bien des autres (c'est ce qu'on appelle aimer). Faire le “petit-grand” engagement de vivre chaque jour en cohérence avec notre vie chrétienne.

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Celle qui fut guérie a montré beaucoup de vertu et l’avantage qu’elle avait tiré de sa maladie : dès qu’elle fut guérie elle ne voulut utiliser sa santé que pour se mettre au service du Seigneur » (Saint François de Sales)

  • « Nous avons tous besoin d’avoir de la chaleur humaine dans la maladie : pour consoler une personne malade, plutôt que des mots, ce qui compte c’est la proximité sereine et sincère » (Benoît XVI)

  • « La maladie peut conduire à l’angoisse, au repliement sur soi, parfois même au désespoir et à la révolte contre Dieu. Elle peut aussi rendre la personne plus mûre, l’aider à discerner dans sa vie ce qui n’est pas essentiel pour se tourner vers ce qui l’est. Très souvent, la maladie provoque une recherche de Dieu, un retour à Lui » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 1501)

  • Bonne journée!

  • Jean-Yves

lundi 1 septembre 2025

«On était frappé par son enseignement parce que sa parole était pleine d'autorité» (537,797)

 Bonjour!

Mardi 2 septembre 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour.


 (Lc 4,31-37): Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat. On était frappé par son enseignement parce que sa parole était pleine d'autorité. Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par un esprit démoniaque, qui se mit à crier d'une voix forte: «Ah! que nous veux-tu, Jésus de Nazareth? Es-tu venu pour nous perdre? Je sais fort bien qui tu es: le Saint, le Saint de Dieu!». Jésus l'interpella vivement: «Silence! Sors de cet homme!». Alors le démon le jeta par terre devant tout le monde et sortit de lui sans lui faire aucun mal. Tous furent effrayés, et ils se disaient entre eux: «Quelle est cette parole? Car il commande avec autorité et puissance aux esprits mauvais, et ils sortent!». Et la réputation de Jésus se propagea dans toute la région.



Commentaire: Abbé Joan BLADÉ i Piñol (Barcelona, Espagne)

«On était frappé par son enseignement parce que sa parole était pleine d'autorité»

Aujourd'hui, nous voyons comment l'enseignement fut le centre de la mission de Jésus dans sa vie publique. Mais la prédication de Jésus était très différente de celle des autres maîtres de la loi et cela faisait que les gens étaient dans la confusion et dans l'admiration. C'est clair que bien que Jésus n'avait jamais fait des études Il déconcertait par son enseignement car Il «parlait avec autorité». Sa façon de parler avait l'autorité de celui qui sait qu'Il est “le Saint de Dieu”.

Précisément, cette autorité dans sa façon de parler était ce qui donnait de la force à son langage. Il utilisait des images vives et concrètes, sans syllogismes ni définitions; paroles et images qu'Il tirait de la nature ou des Saintes Ecritures. Il n'y a pas de doute que Jésus était un bon observateur, et très proche des situations humaines en tous genres: en même temps que nous le voyons en train d'enseigner, nous le voyons en train de faire le bien autour de Lui (guérison des malades, expulsion des démons, etc.). Il lisait dans le livre de la vie de tous les jours, des expériences de tous les jours qu'il utilisait pour enseigner. Même si ce matériel était basique et rudimentaire, la parole du Seigneur était toujours d'une grande profondeur, inquiétante, tout à fait nouvelle, définitive.

La chose la plus grande dans la manière de parler de Jésus était qu'Il conciliait l'autorité divine avec la plus incroyable simplicité humaine. Autorité et simplicité étaient possibles pour Jésus grâce à sa connaissance du Père et à la relation d'obéissance amoureuse qu'Il entretenait avec Lui (cf. Mt 11,25-27). C'est précisément cette relation avec le Père qui explique l'harmonie unique entre la grandeur et l'humilité. L'autorité de son langage ne s'ajustait pas du tout aux paramètres humains, Il n'y avait aucune concurrence, aucun intérêt personnel ou empressement de se montrer. C'était une autorité qui se manifestait tant par le sublime de ses paroles ou ses actions que par son humilité et sa simplicité. De sa bouche ne sortaient pas des éloges personnels, ni de l'arrogance, ni des cris… Mansuétude, douceur, compréhension, paix, sérénité, miséricorde, vérité, lumière, justice… voici les parfums qu'exhalait l'autorité de son enseignement.


Pensées pour l'Évangile d'aujourd'hui

  • « Tout vient de l’amour, tout est ordonné pour le salut de l’homme, Dieu ne fait rien qui ne soit pas à cet effet » (Sainte Catherine de Sienne)

  • « L’Evangile est parole de vie : il n’opprime pas les gens, tout au contraire, il libère tous ceux qui sont esclaves de tant de mauvais esprits de ce monde : aussi bien l’esprit de la vanité, l’attachement à l’argent, l’orgueil, la sensualité » (François)

  • « La permission divine du mal physique et du mal moral est un mystère que Dieu éclaire par son Fils, Jésus-Christ, mort et ressuscité pour vaincre le mal. La foi nous donne la certitude que Dieu ne permettrait pas le mal s’il ne faisait pas sortir le bien du mal même, par des voies que nous ne connaîtrons pleinement que dans la vie éternelle » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 324)

  • Bonne journée!

  • Jean-Yves