dimanche 12 octobre 2025

Il y a ici bien plus que Salomon / (541,140)

 Bonjour!

Lundi 13 octobre 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



Luc 11, 29-32

En ce temps-là, comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. »                                             
En ce temps-là, comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. »                                             
En ce temps-là, comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. »                                             

En ce temps-là, comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. 

Méditation

Frère Patrick-Dominique Linck

Frère Patrick-Dominique Linck

Couvent Saint-Pierre Martyr à Strasbourg

Quelle galère !


Mais que diable allait-il faire dans cette galère ? Ce pauvre Jonas est connu pour avoir séjourné trois jours dans une baleine ; mais pourquoi ne voulait-il pas obéir à Dieu ? Dieu l’envoie prêcher la conversion au peuple de Ninive, les ennemis d’Israël, et Jonas s’enfuit en bateau dans la direction opposée. Finalement, la baleine le rejette non loin de Ninive, Jonas comprend alors qu’il n’a pas d’autre choix que d’obéir à Dieu. Certains commentateurs juifs disent que Jonas, comme prophète, savait que les Ninivites allaient se convertir à sa proclamation et il ne voulait pas faire honte à Israël qui, lui, avait reçu de nombreux prophètes sans se convertir. Jonas ne voulait pas que des païens ouvrent leurs cœurs à la Parole de Dieu alors qu’Israël avait le cœur endurci. 

Lorsque Jésus dit : « Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération », il remue le couteau dans la plaie d’Israël : une fois encore, le peuple d’Israël ne veut pas se convertir à la parole de Jésus, qui n’est pas un prophète comme Jonas, mais le Verbe fait chair ; et ce sont les païens qui entendront le message de conversion et entreront dans la promesse faite à Israël.

Nous autres païens, nous sommes entrés par grâce dans le Peuple de Dieu, mais il nous faut toujours être vigilants, entendre le message de conversion proclamé par Jonas. Si nos frères aînés lisent le livre de Jonas le jour de Kippour, du Grand Pardon, il nous faut aussi demander pardon et pardonner pour entrer dans ce mouvement de conversion que le Seigneur attend de nous. 




Bonne journée!
Jean-Yves

samedi 11 octobre 2025

: « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. » (540,787)

 Bonjour!

Dimanche 12 octobre 2025  

28e dimanche du temps ordinaire - Année C

Voici l'Évangile (Parole de Dieu) de ce dimanche.



Saint Luc 17, 11-19

    En ce temps-là, Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » À cette vue, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés. L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain.
Alors Jésus prit la parole en disant : « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ? Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »

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« Jésus, maître, prends pitié de nous »

Abbé Antoni CAROL i Hostench(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

    Aujourd'hui, nous pouvons constater, une fois de plus comment notre attitude peut remuer le cœur de Jésus.       Le fait c'est que quelques lépreux, en vainquant la réprobation sociale que souffraient ceux qui avaient la lèpre, et avec une bonne dose d'audace, s'approchent de Jésus et —nous pourrions dire entre guillemets— l'obligent avec leur supplique si rassurée : « Jésus, maître, prends pitié de nous » (Lc 17,13).

La réponse est immédiate et foudroyante : « Allez-vous montrer aux prêtres » (Lc 17,14). Lui, qui est le Seigneur, montre son pouvoir car, « en cours de route, ils furent purifiés » (Lc 17,14).

    Ceci nous montre déjà que la mesure des miracles du Christ est, justement, la mesure de nôtre foi et notre confiance en Dieu. Or, que devons-nous faire devant Dieu, outre nous confier pleinement à Lui ? Mais avec une foi opérative qui nous encourage à bien obéir les indications de Dieu. Il suffit d'avoir un minimum de sens commun pour comprendre que « rien n'est trop difficile à croire quand il s'agit de Celui pour qui rien n'est trop difficile à faire » (Saint J. H. Newman). Si nous ne voyons plus des miracles c'est parce que nous “obligeons” le Seigneur trop peu avec notre manque de confiance et d'obéissance à sa volonté. Comme saint Jean Chrysostome a dit, « un peu de foi peut beaucoup ».

Et, comme consécration de la confiance en Dieu, il nous arrive le débordement de la joie et de la gratitude : en effet, « L'un d'eux, voyant qu'il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce » (Lc 17,15-16).

Mais..., quel dommage ! Des dix bénéficiaires de ce miracle, seulement un est revenu. Que nous sommes ingrats tout en oubliant si facilement que tout ce que nous avons nous vient de Dieu, à qui nous devons tout ! Faisons-nous le propos de l'obliger en nous montrant confiés en Dieu et remerciés à Lui.



Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Suivons le Christ et avec lui supplions le Père. N’imitons pas la conduite de Judas, qui abandonne le Christ après avoir profité de ses faveurs et diné splendidement avec lui » (Saint Thomas More)

  • « Notre Dieu est un Dieu qui se fait proche. Un Dieu qui a commencé à cheminer avec son peuple et ensuite s’est fait l’un de son peuple, en Jésus Christ. Avec cette proximité qui donna le courage à ces dix lépreux de lui demander de les purifier… Personne ne voulait perdre cette proximité » (François)

  • « Toute joie et toute peine, tout événement et tout besoin peuvent être la matière de l’action de grâce qui, participant à celle du Christ, doit emplir toute la vie : " En toute condition, soyez dans l’action de grâce " (1 Th 5, 18) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 2.648)

Bon dimanche!

Jean-Yves

vendredi 10 octobre 2025

« Heureux plutôt celui qui écoute la parole de Dieu, et qui la garde ! » / (540,614)

Bonjour!

Samedi 11 octobre 2025



Fête liturgique de saint Jean XX 111

Voici la Parole de Dieu de ce jour.

Évangile du jour

Luc 11, 27-28



En ce temps-là, comme Jésus était en train de parler, une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire : « Heureuse la mère qui t’a porté en elle, et dont les seins t’ont nourri ! » Alors Jésus lui déclara : « Heureux plutôt celui qui écoute la parole de Dieu, et qui la garde ! »

Méditation

Frère Yves Habert

Frère Yves Habert

Couvent du Saint-Nom-de-Jésus à Lyon

Bien reçu


L’important n’est pas d’être à l’origine de ces paroles, mais de les recevoir. Dire cela n’enlève rien à l’importance de Marie, au contraire. C’est parce que Marie a reçu et gardé la Parole dans son cœur qu’elle est bienheureuse. Dieu a parlé à Marie, Marie a écouté cette Parole, l’a reçue en elle, et en elle la Parole, le Verbe, s’est fait chair. C’est la prière traditionnelle de l’Angélus que nous disons trois fois par jour.

Nous devons, nous aussi, écouter, recevoir la Parole pour qu’elle naisse en nous. Nous ne porterons pas en nous le Verbe de Dieu comme Marie l’a porté. Pourtant, il s’agit bien d’une véritable naissance en nous de cette Parole. Si le Christ ne prend pas chair dans notre chair, il peut cependant venir en nous pour nous remplir de sa vie et pour que sa Parole s’enracine, fructifie et se multiplie en nous. Alors, nous garderons cette Parole comme Marie a su la garder. Et nous porterons nous aussi du fruit en nous et autour de nous.


Bonne journée!
Jean-Yves

 




jeudi 9 octobre 2025

Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. / (540,544)

Bonjour!

Vendredi 10 octobre 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour. 



Évangile selon saint Luc 11, 15-26

En ce temps-là, comme Jésus avait expulsé un démon, certains dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. » D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons. Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges. En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous.
Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement auquel il se fiait, et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé. Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. Quand l’esprit impur est sorti de l’homme, il parcourt des lieux arides en cherchant où se reposer. Et il ne trouve pas. Alors il se dit : “Je vais retourner dans ma maison, d’où je suis sorti.” En arrivant, il la trouve balayée et bien rangée. Alors il s’en va, et il prend d’autres esprits encore plus mauvais que lui, au nombre de sept ; ils entrent et s’y installent. Ainsi, l’état de cet homme-là est pire à la fin qu’au début. »


Méditation – Le Christ libère du mal

L’Évangile d’aujourd’hui nous parle du fait que le Christ a expulsé un démon et de la résonance que cela a provoquée chez ceux qui en ont été témoins. Mon attention attire l’action du Christ qui libère la personne de la possession de l’esprit mauvais. Cette action confirme : le démon existe. C’est une réalité, pas une fable ni une invention de l’Église visant à effrayer les fidèles avec l’enfer pour les inciter à vivre correctement. Puisque nous sommes en même temps des êtres corporels et psycho-spirituels, nous vivons dans ce monde matériel et visible, mais nous sommes aussi influencés par ce monde spirituel, invisible.

Dans sa première lettre, saint Jean nous avertit : « Ne vous fiez pas à n’importe quelle inspiration, mais examinez les esprits pour voir s’ils sont de Dieu » (1 J 4, 1). C’est pour cette raison que la tradition de la spiritualité chrétienne accorde une attention considérable au discernement des esprits : est-ce que c’est l’Esprit de Dieu ou est-ce que c’est l’esprit de l’adversaire qui est en action[1]. Prendre conscience de la réalité de l’influence du Malin sur nous sert pour être vigilant afin de ne pas ouvrir sa maison intérieure à lui et de ne pas tomber dans ses pièges.

Le monde évolue, cependant les stratégies de séduction de cet adversaire paraissent toujours identiques à celles que le livre de la Genèse nous présente (cf. Gn 3). Il attire par l’apparence du bien[2] et promet de donner ce qui manque à l’homme[3]. L’homme, souvent n’étant pas conscient d’où il vient et à quoi il est appelé par Dieu, se laisse facilement égarer par le séducteur. Et ce n’est qu’en tombant dans le piège du mal qu’il découvre que tout cela n’était qu’une illusion, un mensonge. Le mal ne peut pas donner le bonheur qu’il promet. Il n’a pas la capacité de créer et de donner la vie. Il vit aux dépens du bien. C’est-à-dire qu’il se nourrit de la bonté, de la vérité et de la vie qui proviennent de Dieu, mais pour exister, le mal distorsionne le bien, déforme la vérité et détruit la vie.

Et bien qu’au début le mal ait crié à sa toute-puissance, finissant par tomber dans son piège, une personne se sent impuissante, inerte et figée. Enveloppée du mal comme d’un cocon, elle reçoit de moins en moins de lumière de l’extérieur. Le mal « fait obstacle », « sépare », coupe des relations avec Dieu, avec les autres, avec le monde et entraine de se concentrer uniquement sur lui-même. Comme l’avait remarqué Paul Evdokimov, (Un théologien russe) « l’égocentrisme est l’expression pure du mal, par lui le monde devient extérieur à Dieu ; Dieu devient transcendant. Ce n’est plus l’être de Dieu et la vie en lui qui sont accessibles à l’homme, mais ses lois, qui révèlent d’un seul coup toute l’impuissance de l’homme abandonné à son propre sort »[4]. Se trouver là-dedans, c’est un vrai enfer ! Cet enfer, l’homme le porte souvent au-dedans de lui, et cela se manifeste dans ses actes de destructions semés dans le monde visible : divisions, malentendus, guerres… Il trouve des milliers de façons de déformer le bien et la vérité et va jusqu’à l’accusation de Dieu pour tous les maux existants dans le monde.

Il est impossible de sortir soi-même de ce tourbillon de mal. La main divine seule peut sortir l’homme de cet enfer. C’est le Christ qui sauve par son Incarnation et par la Rédemption. Pour terminer, je reprends la pensée de Paul Evdokimov : « La Croix brise l’égocentrisme mondial. Dieu souffre de la révolte de la liberté créée ; il plonge dans le monde du mal, partage le destin humain, relève l’homme, montre l’amour comme essence divine de l’homme. Dieu devient immanent, c’est le sens mystique de l’Incarnation, mais cette immanence est tragique pour Dieu et pour l’homme, car elle les amène au mystère du Golgotha»[5] .

Faut-il encore plus de preuves de l’amour de Dieu qui nous cherche même à l’intérieur de nos tombes, créées par le mal, pour nous libérer et nous donner une vraie vie dans son Royaume?

Halyna Kryshtal – hkryshtal@lepelerin.org



[1] Le Satan en hébreu signifie « adversaire » ou « accusateur ». En grec, le terme Satan est remplacé par diabolos, qui signifie « celui qui s’oppose, qui sépare » ou « celui qui est jeté à travers, qui fait obstacle ».

[2] « …le fruit de l’arbre devait être savoureux, qu’il était agréable à regarder » (Gn 3,6).

[3] « ..et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal » (Gn 3,5).

[4] Paul Evdokimov, Dostoïevski et le problème du mal. Préface d’Olivier Clément. Desclée de Brouwer 1978, p. 133.

[5] Idem, p. 133-134.

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Bonne journée!

Jean-Yves

mercredi 8 octobre 2025

Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira (540,504)

 Bonjour!

Jeudi 9 octobre 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour.




Luc 11, 5-13


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Imaginez que l’un de vous ait un ami et aille le trouver au milieu de la nuit pour lui demander : “Mon ami, prête-moi trois pains, car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir.” Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond : “Ne viens pas m’importuner ! La porte est déjà fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner quelque chose.” Eh bien ! je vous le dis : même s’il ne se lève pas pour donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu’il lui faut. Moi, je vous dis : Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira. Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu du poisson ? ou lui donnera un scorpion quand il demande un œuf ? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »

Méditation

Frère Thomas Zimmermann

Frère Thomas Zimmermann

Couvent de l'Angelicum à Rome (Italie)



Mendiant de demande


Mon ami, tu ne peux pas ou tu ne veux pas te lever ? Quand on reçoit une demande ou une invitation, il n’est pas rare que nous déclinions en disant qu’on ne peut pas, par délicatesse. Mais la réalité, souvent, c’est qu’on ne veut pas, comme un enfant à qui on présente des épinards… ou parfois même du poisson ! Lorsque Jésus nous présente cette parabole en revanche, il nous parle du Père qui semble vouloir donner, de tout son cœur, à des enfants qui malheureusement ne demandent pas. Des enfants qui ne sont pas assez importuns. Comme s’il voulait, mais ne pouvait pas : il est mendiant de ta demande. « Dieu qui t’a créé sans toi ne te sauvera pas sans toi », dit saint Augustin.

Tu es libre, mon ami, tu peux demander dans ta prière, chercher à la bibliothèque, frapper aux portes de ta paroisse. Dieu est bon et il ne demande que ça. Garderas-tu ta porte fermée, comme la pierre du tombeau ? Ou voudras-tu bien te lever, au dernier jour, pour le festin des noces ? 


Bonne journée!
Prions les uns pour les autres.
Jean-Yves

mardi 7 octobre 2025

« Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. » (540,454)

 Bonjour!

Mercredi 8 octobre 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



Luc 11, 1-4

Écouter l'évangile

Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. » Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : “Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes, nous pardonnons aussi à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous laisse pas entrer en tentation.” »

Méditation

Frère Antoine de la Fayolle

Frère Antoine de la Fayolle

Couvent Saint-Anne à Rennes

Du moulin à la fleur de farine

Écouter la méditation
Cette prière du Notre Père souvent récitée en mode pilote automatique, comme des moulins de prière, est celle que le Fils disait à son Père. Le souffle du Verbe fait chair a prononcé ces mots, les a façonnés, les a polis à force de les dire avec intensité. Il ne dépend que de moi - avec l’Esprit Saint - de travailler à lester ces mots du poids d’amour et de confiance qui unissait le Fils au Père. Par ces mots, je peux participer au désir du Fils d’entrer dans le vouloir du Père. Je peux prêter ma bouche et mon cœur pour dire ces mots pour tous ceux qui ne les connaissent pas, pour tous ceux qui ne peuvent pas les dire. Ceux dont l’expérience paternelle rend insupportable toute adresse au père ; ceux qui ont faim du pain de l’âme, du cœur ou de la présence. Ceux qui sont incapables de pardonner sans l’Esprit qui unit le Fils au Père. Ceux qui ne savent pas ce qu’est aimer.

Dans le mystère de la communion des saints, unissons-les à saint Ignace d’Antioche qui voulait devenir ‘le froment de Dieu broyé par la dent des bêtes pour devenir le pain de Jésus-Christ’.

En entrant dans la prière de Jésus comme en un temple, portons avec nous tous ceux qui n’en trouvent pas l’entrée.  

 

                                              Bonne journée!

Jean-Yves