lundi 20 octobre 2014

(183,500) Le chrétien n'est pas un naufragé sans boussole... Il sait d'où il vient et où il va...

Bonjour!
Mardi 21 octobre 2014
Photo:
De Bernard Desmeules - Merci!
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
(Luc 12,35-38): «Restez en tenue de service, et gardez vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte. Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis: il prendra la tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun à son tour. S'il revient vers minuit ou plus tard encore et qu'il les trouve ainsi, heureux sont-ils!».
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Commentaire: Abbé Miquel VENQUE i To (Barcelona, Espagne)
Gardez vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces

Aujourd'hui, il faut prêter attention aux paroles de Jésus: «Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte» (Lc 12,36). Quelle joie de découvrir que même si je suis pécheur et insignifiant, j'ouvrirai moi-même la porte au Seigneur quand il frappera à ma porte! Et oui, au moment de la mort, c'est moi-même qui ouvrirai ou fermerai la porte au Seigneur, personne ne peut le faire pour moi. «Il faut se persuader que Dieu nous demandera des comptes non seulement de nos actes et paroles mais aussi de la façon dont nous avons utilisé notre temps» (Saint Grégoire de Naziance).

Être devant la porte et ouvrir les yeux est un exposé clé et qui est à ma portée. Je ne peux pas me distraire. Se distraire c'est d'oublier notre objectif, vouloir aller au ciel, mais sans un engagement opérationnel, c'est comme faire des bulles de savon, sans une volonté engagée et qu'on peut évaluer. Se mettre un tablier veut dire être dans la cuisine en train de préparer jusqu'au dernier détail. Mon père qui était agriculteur, disait qu'on ne peut pas semer la terre qui n'est pas prête; pour faire une bonne semence il faut parcourir le champ et semer avec attention.


Le chrétien n'est pas un naufragé sans boussole, il sait d'où il vient, où il va et il sait comment y arriver; il connaît l'objectif, il connaît les moyens pour s'y rendre ainsi que les difficultés pour y arriver. Ne pas perdre cela de vue nous aidera à être vigilants et à ouvrir la porte au Seigneur le moment venu. L'appel à la vigilance et à la responsabilité se répète souvent dans la prédication de Jésus pour deux raisons évidentes: l'une est que Jésus nous aime et "veille" sur nous et l'autre est que celui qui aime ne s'endort pas. Et parce que le diable nous tente continuellement. La pensée du ciel ou de l'enfer ne doit pas nous distraire de nos obligations de tous les jours, mais c'est une pensée salutaire et incarnée qui mérite notre louange au Seigneur: «S'il revient vers minuit ou plus tard encore et qu'il les trouve ainsi, heureux sont-ils!» (Lc 12,38). Jésus aide-moi à vivre dans l'attente et à être vigilant chaque jour en t'aimant toujours.
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La tenue de service: être attentif aux autres?...
Être attentif au monde qui m'entoure...
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«On confond souvent travail et vocation.
Le travail, ce n'est pas la vocation.
La vocation, c'est appartenir à Jésus.«
(Mère Teresa)
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Bonne journée!
Jean-Yves


dimanche 19 octobre 2014

(183,351)Dimanche mondial des missions... / Homélie de Jean-Yves...

Bonjour!
Dimanche 19 octobre 2014
Dimanche mondial des missions

Photo:
Une pêche à anguilles sur le fleuve (Jean-Yves)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Marc 4,1-20): + Jésus s'est mis une fois de plus à enseigner au bord du lac, et une foule très nombreuse se rassemble auprès de lui, si bien qu'il monte dans une barque où il s'assoit. Il était sur le lac et toute la foule était au bord du lac, sur le rivage. Il leur enseignait beaucoup de choses en paraboles, et il leur disait, dans son enseignement: «Écoutez! Voici que le semeur est sorti pour semer. Comme il semait, il est arrivé que du grain est tombé au bord du chemin, et les oiseaux sont venus et ils ont tout mangé. Du grain est tombé aussi sur du sol pierreux, où il n'avait pas beaucoup de terre; il a levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde; et lorsque le soleil s'est levé, ce grain a brûlé et, faute de racines, il a séché. Du grain est tombé aussi dans les ronces, les ronces ont poussé, l'ont étouffé, et il n'a pas donné de fruit. Mais d'autres grains sont tombés sur la bonne terre; ils ont donné du fruit en poussant et en se développant, et ils ont produit trente, soixante, cent pour un». Et Jésus disait: «Celui qui a des oreilles pour entendre, qu'il entende!». 
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Dimanche missionnaire mondial - 19 octobre 2014
Homélie

Chers amis,

Durant tout le mois d’octobre, l’Église nous propose des occasions pour nous sensibiliser et rafraîchir notre mémoire sur nos engagements missionnaires en faveur de l’annonce 
de l’Évangile: la Bonne Nouvelle de l‘amour de Dieu pour le monde. 

C’est dans cette ligne, qu’aujourd’hui nous soulignons, 
dans toute l’Église universelle, le Dimanche missionnaire mondial. 
Et nous terminerons dimanche prochain le mois d’octobre 
par le Dimanche de la Paix et la campagne de conscientisation que propose l’organisme Développement et Paix. 

Pour revenir à ce dimanche-ci, l’Oeuvre pontificale 
de la propagation de la foi nous suggérait d’utiliser 
comme Parole de Dieu le récit du semeur que je viens de lire. 

Cette Bonne Nouvelle se présente à nous dans le cadre 
d’une parabole pour capter notre attention et nous mettre 
en situation. Jésus n’interprète pas souvent ses paraboles 
et dit même parfois, heureux ceux qui comprennent... 

Nous sommes chanceux aujourd’hui, car ici c’est Jésus lui-même qui fait l’homélie en quelque sorte en nous expliquant le récit... 
Il faut bien dire que, en plus, nous avons plus de 2000 ans d’histoire de l’Église derrière nous. Cet éclairage nous aide 
à comprendre ce mystère du Royaume de Dieu qui nous est toujours présenté comme la nouvelle qui nous attire, 
et qu’ensuite nous avons à faire connaître et partager... 

Nous le savons bien, quand nous entrons un peu en nous-même: nous sommes tour à tour le sol rocailleux, l’endroit pierreux, l’amas de ronces ou la bonne terre.  Il nous faut sans cesse entretenir le sol de nos coeurs, pour le rendre plus perméable 
à la Parole de Dieu et pour ensuite lui faire porter du fruit... 

Une témoin contemporaine de la foi, Madeleine Delbrêl, 
- qui est décédée en 1964 - écrivait ces quelques lignes: 

«La Parole de Dieu, on ne l’emporte pas au bout du monde dans une mallette: on la porte en soi, on l’emporte en soi (...) 
Une fois que nous avons connu la Parole de Dieu, nous n’avons pas le droit de ne pas la recevoir; une fois que nous l’avons reçue, nous n’avons pas le droit de ne pas la laisser s’incarner en nous, une fois qu’elle s’est incarnée en nous, nous n’avons pas le droit de la garder pour nous:  nous appartenons dès lors à ceux 
qui l’attendent.»   C’est très fort ce message-là!

Nous pouvons encore aller chercher une autre leçon 
dans cet extrait de l’évangile... Si je demandais par exemple: 
Qui est ce semeur? On identifie immédiatement le Christ!
Mais ça peut aussi être chacun et chacune de nous 
qui sommes invités à sa suite et conviés à semer comme lui. 

Tous dans le monde doivent recevoir la semence: la Bonne Nouvelle de l’Évangile. Quelle est cette semence qu’il faut semer partout? Ne serait ce pas l’amour en fin de compte? 
L’amour de Dieu et du prochain... Le thème du Dimanche missionnaire de cette année est: S’aimer pour semer.
Ce qui veut dire s’aimer en paroles et en actes. 
L’amour n’est pas seulement un gentil poème à l’eau de rose, c’est aussi un acte de dévouement, d’oubli de soi et d’attention 
aux autres.

Aujourd’hui, en ce dimanche consacré aux missions, 
nous sommes donc appelés à être généreux en nous intéressant 
à nos frères et soeurs de ces pays lointains que l’on appelle encore pays de mission. 

La prière est le don que tous peuvent faire, c’est une semence gratuite qui produit d’excellents fruits lorsqu’on a la foi. 
Notre générosité peut aussi se traduire par un don en argent.
Des enveloppes ont été placées dans les bancs pour recueillir 
vos aumônes. 

Jean-Yves Fortin, d.p.
19 octobre 2014

Sources diverses
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Bon dimanche!
Jean-Yves





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vendredi 17 octobre 2014

(183,285) La moisson est abondante... Allez dire aux gens que le règne de Dieu est tout proche... / Diacre au cœur de la vie...

B o n j o u r !
Samedi 18 octobre 2014

Photo:
Coucher de soleil au cœur des montagnes Laurentides 
du côté nord du fleuve Saint-Laurent (Photo prise à La Pocatière) - Jean-Yves
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
(Luc 10,1-9): Après cela, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller. Il leur dit: «La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route.

»Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord: ‘Paix à cette maison’. S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l'on vous servira; car le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu'on vous offrira. Là, guérissez les malades, et dites aux habitants: ‘Le règne de Dieu est tout proche de vous’».
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Commentaire: Abbé Lluc TORCAL Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet (Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)
Le règne de Dieu est tout proche de vous

Aujourd'hui, jour de la Saint Luc —l'Évangéliste de la douceur du Christ—, l'Église proclame cet Évangile dans lequel se présentent les caractéristiques centrales de l'apôtre du Christ.

L'apôtre est, en premier lieu, celui qui a été appelé par le Seigneur, désigné par Lui-même, en vue d'être envoyé en son nom: c'est Jésus qui appelle qui Il veut pour lui confier une mission concrète!: «Le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller» (Lc 10, 1).

L’apôtre, ayant été appelé par Dieu, est aussi celui qui dépend totalement de Lui. «N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route» (Lc 10,4). Cette interdiction de Jésus à ses disciples indique, surtout, qu'ils doivent laisser entre ses mains ce qui est essentiel pour vivre: le Seigneur, qui habille l'iris des champs et nourrit les oiseaux, veut que ses disciples cherchent, d'abord le Règne des cieux plutôt que: «(…) ne vous mettez pas en quête de ce que vous mangerez ou ce que vous boirez, et ne soyez pas anxieux. C'est de tout cela, en effet, que les païens du monde sont en quête; mais votre Père sait que vous avez besoin de cela» (Lc 12,29-30).

L'apôtre est également celui qui prépare le chemin du Seigneur, annonçant sa paix, guérissant les malades et manifestant ainsi la venue du Règne. Le devoir de l'apôtre est donc central tant dans la vie de l'Église que pour elle, car de cela dépend le futur accueil du Maître parmi les hommes.

Le meilleur témoignage que peut nous offrir la fête d'un Évangéliste, de celui qui a raconté l'annonce de la Bonne Nouvelle, est celui de nous faire devenir plus conscients de la dimension apostolique-évangélisatrice de notre vie chrétienne.
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«Le Dieu auquel nous croyons 
n'est pas un Dieu qui nous effraie, 
mais un Dieu qui nous émerveille. 
Celui qui a ressuscité Jésus 
et qui veut nous donner la vie en abondance.»
(Denis Paquin)
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Photo:
Une ferme sur l'Île-aux-Grues, en face de Montmagny (Jean-Yves)
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Diacre
au cœur de la vie
 dans ce monde en évolution.
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Bonne journée!
Jean-Yves

jeudi 16 octobre 2014

(183,078) Y a-t-il encore des prophètes de nos jours?... Encore faut-il savoir les entendre...

Bonjour!
Jeudi 16 octobre 2014


Photo:
Le fleuve n'est pas toujours beau... 
Les marées brassent les eaux et les nuages sont parfois bas...
(Jean-Yves)
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Voici la Parole de ce jour...
(Lc 11,47-54): «Malheureux êtes-vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués. Ainsi vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères, puisque eux, ils ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux. C'est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit: Je leur enverrai des prophètes et des apôtres, ils tueront les uns et en persécuteront d'autres. Ainsi cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes qui a été versé depuis la création du monde, depuis le sang d'Abel jusqu'au sang de Zacharie, qui a péri entre l'autel et le sanctuaire. Oui, je vous le déclare: cette génération devra en rendre compte. Malheureux êtes-vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance; vous-mêmes n'êtes pas entrés, et ceux qui essayaient d'entrer, vous les en avez empêchés».

Après que Jésus fut parti de là, les scribes et les pharisiens se mirent à lui en vouloir terriblement, et ils le harcelaient de questions; ils étaient à l'affût pour s'emparer d'une de ses paroles.
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Commentaire: Abbé Pedro-José YNARAJA i Díaz (El Montanyà, Barcelona, Espagne)
Malheureux êtes-vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués

Aujourd'hui, on nous présente le sens, l'acceptation et le comportement envers les prophètes: «Je leur enverrai des prophètes et des apôtres, ils tueront les uns et en persécuteront d'autres» (Luc 11,49). Les prophètes sont des personnes de n'importe quelle condition sociale ou religieuse, qui ont reçu un message céleste et qui se sont imprégnés de ce message et impulsés par l'Esprit ils l'expriment par des signes ou des paroles adaptées à leur époque. C'est un message transmis par des discours, jamais très flatteurs, ou des actions qui sont presque toujours très difficiles à accepter. L'une des caractéristiques de la prophétie est qu'elle met mal à l'aise. Le don est une incommodité pour celui qui le reçoit, car cela brûle intérieurement et met ses proches mal à l'aise, malaise qui, de nos jours grâce à internet, s'étend à une population beaucoup plus étendue.

Les contemporains du prophète ont tendance à le condamner au silence, le calomnier et le discréditer jusqu'à ce qu'il meure. Une fois mort, lorsqu'il ne dérange plus, c'est alors le moment de lui édifier un grand monument pour sa tombe et d'organiser des cérémonies en son honneur. Nous ne manquons pas de prophètes de nos jours. Mère Térésa, Jean XXIII, Monseigneur Romero… nous rappelons-nous de ce pourquoi ils se battaient et ce qu'ils demandaient? Est-ce que nous mettons en pratique ce qu'ils nous ont enseigné? Notre génération devra rendre des comptes sur le trou dans la couche d'ozone, sur le gaspillage d'eau et la sécheresse causée, mais aussi sur l'exclusion à laquelle nous avons réduit nos prophètes.

Il y a encore des personnes qui se réservent le "droit de savoir tout en exclusivité", qui partagent —dans le meilleur des cas— avec les leurs, uniquement avec ceux qui leur permettent de continuer à croire à leurs succès et célébrité. Des personnes qui ferment la porte à tous ceux qui tentent de rentrer dans leur milieu, au cas où leurs connaissances seraient égales ou supérieures à la leur et qu'ils les devancent: «Malheureux êtes-vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance; vous-mêmes n'êtes pas entrés, et ceux qui essayaient d'entrer, vous les en avez empêchés» (Luc 11,52).

De nos jours, comme à l'époque de Jésus, certains analysent les phrases et textes de ceux qui par leurs paroles dérangent dans le seul but de les discréditer: est-ce que nous agissons de la sorte? «Il n'y a rien de plus dangereux que de juger les choses de Dieu avec des discours humains» (Saint Jean Chrysostome).
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Prions...

- Pour que la paix reviennent dans certains coins du monde...
- Pour que les scientifiques trouvent des remèdes 
contre ce virus de l’éboula... 
- Pour l'avancement des travaux de ce synode sur la famille...

Notre Père...
Je vous salue Marie...
Gloire au Père...
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«Connaître les autres, c'est sagesse. 
Se connaître soi-même, c'est sagesse supérieure.»
(Lao-tseu)
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«Me connaître, 
c'est non seulement savoir ce qui se passe en moi, 
mais aussi 
me permettre de ressentir mes émotions profondes; 
c'est aussi prendre contact avec mon intention intime 
parfois cachée aux yeux des autres.»
(Denis Paquin - J'ai besoin de toi)
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Diacre
au cœur de notre monde
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Bonne journée!
Jean-Yves

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mercredi 15 octobre 2014

(183,014) Nos principales préoccupations doivent être la justice, la charité, la miséricorde et la fidélité...

Bonjour!
Mercredi 15 octobre 2014

Aujourd'hui c'est la fête de sainte Thérèse d'Avila
Elle naquit en 1515 à Avila, en Espagne. À dix-huit ans elle entra au carmel de sa ville. Avec Jean de la Croix (saint) elle a travaillé à la réforme du carmel et elle fonda de nombreux monastères. Elle mourut le 4 octobre 1582. Elle a été déclarée docteure de l'Église par le pape Paul VI le 27 septembre 1970.
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Voici la parole de Dieu de ce jour...
(Luc 11,42-46): «Malheureux êtes-vous, pharisiens, parce que vous payez la dîme sur toutes les plantes du jardin, comme la menthe et la rue, et vous laissez de côté la justice et l'amour de Dieu. Voilà ce qu'il fallait pratiquer, sans abandonner le reste. Malheureux êtes-vous, pharisiens, parce que vous aimez les premiers rangs dans les synagogues, et les salutations sur les places publiques. Malheureux êtes-vous, parce que vous êtes comme ces tombeaux qu'on ne voit pas et sur lesquels on marche sans le savoir». Alors un docteur de la Loi prit la parole: «Maître, en parlant ainsi, c'est nous aussi que tu insultes». Jésus reprit: «Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux d'un seul doigt».
Commentaire: Abbé Joaquim FONT i Gassol (Igualada, Barcelona, Espagne)
Voilà ce qu'il fallait pratiquer, sans abandonner le reste

Aujourd'hui, nous voyons comment Jésus nous donne quelques leçons: entre autres, il nous parle de la dîme ainsi que de la cohérence que doivent avoir tous les éducateurs (parents, enseignants et tout apôtre chrétien). Dans l'Évangile de ce jour, l'enseignement est transmis de manière plus "synthétique", mais dans les passages parallèles de Matthieu il est beaucoup plus vaste et concret. Toute la pensée du Seigneur conclut que nos principales préoccupations doivent être la justice, la charité, la miséricorde et la fidélité (cf. Lc 11,42).

La dîme de l'Ancien testament ainsi que notre actuelle contribution à l'Église, selon les lois et coutumes, vont dans la même direction. Mais donner une valeur de loi obligatoire à des petites choses –comme le faisaient les maîtres de la loi – est exagéré et fatigant: «malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux d'un seul doigt» (Lc 11,46). (...) 


Le Bon Pasteur marche devant son troupeau. Les bons parents sont des modèles: ils donnent le bon exemple à suivre par les autres. Les bons éducateurs s'efforcent de vivre en vertu des principes qu'ils enseignent. (...) 
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«Le diacre a la mission d'être un témoin de l'Évangile
au milieu du monde.»
(Cardinal André Vingt-Trois)
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Bonne journée!
Jean-Yves


lundi 13 octobre 2014

(182,901) L'extérieur doit refléter l'intérieur...

Bonjour!
Mardi 14 octobre 2014

Voici la Parole de Dieu de ce jour...
(Luc 11,37-41): Comme Jésus parlait, un pharisien l'invita pour le repas de midi. Jésus entra chez lui et se mit à table. Le pharisien fut étonné en voyant qu'il n'avait pas d'abord fait son ablution avant le repas. Le Seigneur lui dit: «Bien sûr, vous les pharisiens, vous purifiez l'extérieur de la coupe et du plat, mais à l'intérieur vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté. Insensés! Celui qui a fait l'extérieur n'a-t-il pas fait aussi l'intérieur? Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous».
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Commentaire: Abbé Pedro IGLESIAS Martínez (Rubí, Barcelona, Espagne)
Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous
Aujourd'hui, l'évangéliste situe Jésus dans un banquet: «un pharisien l'invita pour le repas de midi» (Lc 11,37). Quelle bonne idée! Quelle tête dû faire l'amphitryon quand son invité négligea la norme rituelle de l'ablution (qui n'était pas un précepte légal, mais provenait de la tradition des anciens rabbins) et, par-dessus le marché, les censura fermement, lui et son groupe social. Le pharisien ne fut pas inspiré ce jour-là, et le comportement de Jésus ne fut pas, comme on dit aujourd'hui, “politiquement correct”.

Les évangiles nous montrent quel peu de cas le Seigneur fait du “qu'en dira-t-on?” et du “politiquement correct”; que cela nous plaise ou non, il doit en aller de même pour qui s'estime chrétien. Jésus condamne clairement le comportement typique de la double morale, l'hypocrisie qui cherche la conciliation ou la tromperie: «Vous les pharisiens, vous purifiez l'extérieur de la coupe et du plat, mais à l'intérieur vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté» (Lc 11,39). Comme toujours, la Parole de Dieu questionne les us et coutumes de notre vie quotidienne, par lesquels nous finissons par convertir en “valeurs” des chimères qui dissimulent les péchés d'orgueil et d'égoïsme, afin de “globaliser” la morale dans le politiquement correct pour ne pas détoner, ne pas rester en marge, sans qu'importe le prix à payer, ni la noirceur de notre âme, puisque, au bout du compte, tout le monde le fait.

Saint Basile disait que «l'homme prudent ne doit rien fuir davantage que de vivre selon l'opinion des autres». Si nous sommes des témoins du Christ, nous devons savoir que la vérité est et sera toujours la vérité, même s'il pleut des salades. C'est là notre mission parmi les hommes dont nous partageons l'existence, tout en nous efforçant de nous maintenir purs selon le modèle d'humanité que Dieu nous a révélé dans le Christ. La pureté d'esprit passe par-dessus les formes sociales et, si nous en doutons parfois, rappelons-nous que ceux qui ont le cœur pur verront Dieu. À chacun de choisir ce qu'il doit voir pour toute l'éternité.
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Bonne journée!
Jean-Yves 

(182,860) Il faut te servir de ta foi... Difficile de croire sans voir, mais... Quand on voit on n'a pas besoin de la foi...Où est-elle ta foi?...

Bonjour!
Lundi 13 octobre 2014
Jour de l'Action de Grâce
(Au Québec et au Canada)
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Photo:
les fleurs de l'automne...(Jean-Yves)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
Texte de l'Évangile (Lc 11,29-32): Comme la foule s'amassait, Jésus se mit à dire: «Cette génération est une génération mauvaise: elle demande un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que celui de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive; il en sera de même avec le Fils de l'homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue de l'extrémité du monde pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas».
Commentaire: Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP (San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie)
Cette génération est une génération mauvaise: elle demande un signe

Aujourd'hui, la voix douce –mais sévère– du Christ met en garde ceux qui sont convaincus d'avoir déjà leur “ticket” pour le Paradis, parce qu'ils disent: «Jésus, comme tu es beau!». Le Christ a payé le prix de notre salut sans exclure qui que ce soit, mais il faut remplir certaines conditions élémentaires. Entre autres, celle de ne pas prétendre que le Christ fasse tout, nous rien. Ce serait non seulement une sottise, mais un mauvais orgueil. C'est pourquoi le Seigneur emploie aujourd'hui le mot “mauvais”: «Cette génération est une génération mauvaise: elle demande un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que celui de Jonas» (Lc 11,29). Il l'appelle “mauvaise” parce qu'elle subordonne son éventuelle et condescendante adhésion à la condition de voir des miracles spectaculaires.

Jésus n'accepta jamais d'agir ainsi, même devant ses compatriotes de Nazareth, qui exigeaient qu'Il garantisse sa mission de prophète et de Messie par de prodigieux miracles, à savourer assis dans un fauteuil de cinéma. Mais c'est impossible: le Seigneur offre son salut à ceux-là seuls qui se soumettent à Lui par une obéissance qui naît de la foi, qui espère et se tait. Dieu requiert cette foi antécédente (qu'Il a mise en nous comme semence de grâce).

Contre cette caricature de foi, la reine de Saba se lèvera, elle qui vint des confins de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, alors que «il y a ici bien plus que Salomon» (Lc 11,31). Un proverbe dit: «Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre». Le Christ, condamné à mort, ressuscitera trois jours plus tard: à qui Le reconnaît, Il propose le salut; aux autres –quand Il reviendra comme Juge– il ne restera plus qu'à entendre la condamnation pour leur incrédulité obstinée. Prenons les devants: acceptons-Le avec foi et amour. Nous Le reconnaîtrons et Il nous reconnaîtra comme siens. Le serviteur de Dieu Don Albérione disait: «Dieu ne gaspille pas l'électricité: il éclaire les lampes nécessaires, toujours au bon moment».
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Photo:
Fleurs d'automne... (Jean-Yves)
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«Je suis chanceuse, moi, parce que je crois.»
(Clairette)
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«Comme Simon de Syrène a pris sur lui la croix de Jésus,
Moi je veux prendre te peine,
Que tu ne souffres jamais plus.«
(Chant de Robert LeBel)
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Bonne journée!
Jean-Yves

samedi 11 octobre 2014

(182,689) Quel est donc ce vêtement de noce qu'il est important d'endosser?...

Bonjour!
Dimanche 12 octobre 2014



Photo:
À Sorbiers - France - François Boute - Merci!
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Évangile de ce jour...
 (Mt 22,1-14): Jésus disait en paraboles: «Le Royaume des cieux est comparable 
à un roi qui célébrait les noces de son fils. Il envoya ses serviteurs pour appeler 
à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. Il envoya encore d'autres serviteurs dire aux invités: ‘Voilà: mon repas est prêt, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés; tout est prêt: venez au repas de noce’.

»Mais ils n'en tinrent aucun compte et s'en allèrent, l'un à son champ, l'autre 

à son commerce; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent 
et les tuèrent. Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers 
et brûla leur ville. 

»Alors il dit à ses serviteurs: ‘Le repas de noce est prêt, mais les invités n'en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous rencontrerez, invitez-les au repas de noce’. Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu'ils rencontrèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives.

»Le roi entra pour voir les convives. Il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce, et lui dit: ‘Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce?’. L'autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs: ‘Jetez-le, pieds et poings liés, dehors dans les ténèbres; là il y aura des pleurs et des grincements de dents’. Certes, la multitude des hommes est appelée, mais les élus sont peu nombreux».
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28ème dimanche temps ordinaire A

Homélie de Patrick Dubois, diacre
Questembert - Bretagne - France
Merci! 

Vous l’aurez certainement remarqué, cette parabole fait suite à celles que nous avons entendues les 2 dimanches précédents.
A chaque fois Jésus fait de violents reproches aux grands prêtres et aux pharisiens 
Il y a quinze jours, il leur reprochait de ne pas faire la volonté de Dieu (c’était l’histoire du Père et des deux fils, celui qui dit « oui » et ne fait pas, et celui qui dit « non » et finit par faire),
Dimanche dernier il leur reprochait aussi de se considérer comme propriétaires 
de la vigne (c’est l’histoire des vignerons homicides) ;
enfin, et c’est le sens de la parabole d’aujourd’hui, il leur reproche de refuser l’invitation qui leur a été maintes fois renouvelée d’entrer dans le « Royaume ».

Jésus leur dit en substance :
« Le Royaume des cieux, c’est comme un festin de noces et vous avez été les premiers invités.
Mais, qu’est-ce que vous avez fait ?
Vous avez trouvé toutes sortes de bons et de mauvais prétextes pour ne pas y entrer.
Par le passé, les prophètes sont venus vous rappeler l’invitation et vous l’avez refusée. Et voici que, maintenant, moi aussi, je viens vous rappeler une dernière fois l’invitation pressante, et vous allez me mettre à mort.
Alors ! Que va-t-il se passer ?
Vous allez disparaître et l’invitation va s’adresser, non plus à quelques-uns, non plus au peuple élu, à la race choisie, à une religion, elle va s’adresser vraiment à tous
 les hommes. »

Et cette parabole s’adresse encore à nous aujourd’hui.
Elle veut nous dire des choses importantes sur Dieu, sur ce que Jésus appelle 
« le Royaume » et enfin sur nous aujourd’hui, nous qui nous disons ses disciples.

Dire des choses sur Dieu d’abord.
Que nous dit Jésus ? … que Dieu, qui est son Père et notre Père, veut notre bonheur. Et ce bonheur est comparé à un repas de noces, un festin.
C’est d’ailleurs, vous l’aurez remarqué, le message que nous livre aussi aujourd’hui

le prophète Isaïe : « Ce jour-là, le Seigneur, Dieu de l’Univers, préparera pour tous 
les peuples, sur sa montagne, une fête de viandes grasses et de vins capiteux, … » 
un vrai festin !!!
Le message est clair : Dieu nous invite à la fête, nous invite à partager son bonheur.
Non seulement il nous invite, nous, mais il invite également tous les hommes.
Il nous faut donc rejeter les fausses idées que l’on se fait encore sur Dieu. Beaucoup trop de personnes pensent encore que Dieu est à l’origine de tout ce qui leur arrive 

de mal. Cela se perçoit, par exemple,  dans ces réflexions populaires comme : 
« Mais qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu pour que ça m’arrive ? » ou encore, 
quand on dit aux enfants : « Le Bon Dieu t’a puni ! »
Non, non, Dieu ne veut pas notre malheur, il veut notre bonheur.

Dire des choses sur le « Royaume ».
 Et que nous dit Jésus sur le Royaume ? 
«  le Royaume des cieux est comparable à un roi qui célébrait les noces de son fils ».
Nous avons tous participé un jour ou l’autre à des noces.
Nous le savons bien, ce qui compte, à un repas de noces, plus que la qualité et l’abondance des plats servis- (même si cela n’est pas négligeable) - 
c’est l’ambiance, c’est le climat de fête, de joie, de convivialité qui règne entre les invités, c’est l’amitié, l’affection qui rassemble les participants autour des jeunes époux.

Dans le quotidien, nous aspirons volontiers  à plus de qualité dans notre relation 
aux autres. Nous aimerions tous entrer dans le domaine du partage, de la joie, 
de la paix.
Eh bien, c’est cela le Royaume, nous dit Jésus.
Tout le monde est invité à y entrer.

Mais nous sommes tous à même de constater  que le Royaume n’est pas encore réalisé sur notre terre !!!
Et peut-être que nous nous disons que si nous savions mieux nous aimer,
mieux nous comprendre en famille, dans notre quartier, au travail, dans notre pays, dans le monde, mais alors, ce serait merveilleux :
il n’y aurait plus de guerre, nous n’aurions plus peur les uns des autres. Le partage des ressources naturelles serait spontané, il n’y aurait plus de gens qui meurent de faim et de solitude. Ce serait le règne de l’amour, du bonheur.
C’est à cela que Dieu nous invite, à une fête de joie sans fin.
Et cela, dès ici-bas, sans attendre de nous retrouver en paradis !!!
Mais attention ! ce n’est pas Dieu qui va changer les choses pour nous ! 
c’est à chacun de nous de le faire à son niveau !

Du coup cette parabole nous dit aussi quelque chose sur nous-mêmes
Elle nous invite à nous interroger et à nous demander qui nous sommes.
Si certains jours nous répondons avec enthousiasme à l’invitation qui nous est faite, d’autres jours, nous sommes peut-être de ceux qui refusent l’invitation au Royaume.

Nous n’osons pas croire que Dieu propose vraiment la joie et la liberté.
Nous sommes méfiants.
Nous avons souvent, nous aussi,  de bons mauvais prétextes : « Je voudrais bien, mais il y a ma situation, mes responsabilités, mon foyer ; je n’ai pas le temps. »
On s’accroche facilement à ce que l’on possède !
Dieu nous invite à changer de regard, à changer de manières de faire..
Notre vie peut devenir fête lorsqu’elle est vécue autrement.

À d’autres moments, nous sommes peut-être aussi de ceux qui n’ont pas 

« le vêtement de noce ».
C’est la fin de l’évangile que je vous ai lu qui nous montre le rassemblement dans la salle des noces.
Nous assistons à l’entrée du Roi. Et là, il y a un problème.
L’un des convives n’a pas son vêtement de noces.
C’est vrai que l’on peut  légitimement se poser la question : Comment reprocher 
à un homme que l’on a ramassé sur la route de ne pas avoir son vêtement nuptial ?
Si Jésus a ajouté cette exagération, c’est qu’il a un message important à nous transmettre.
Oui, tous les hommes sont invités gratuitement et sans mérite de leur part. Mais pour entrer, il faut porter ce vêtement de fête.
Nous comprenons bien qu'il ne s'agit pas simplement d'une manière de s'habiller;
Jésus veut  nous rappeler que nous devons nous habiller de justice, porter des fruits de droiture. Porter le vêtement de noces, c'est être converti, c'est se changer le cœur comme on change de vêtement. Il s'agit d'accueillir l'appel du Seigneur dans la foi.
Dans sa lettre aux Galates, saint Paul nous invite tous à « revêtir le Christ ».
Posons-nous ce matin la question : « Est-ce que je porte ce vêtement de noce ? »
Si, en vérité, nous nous disons que ce n’est peut-être pas le cas, tournons-nous vers Dieu pour lui dire : "C'est vrai Seigneur, je n'ai pas ce vêtement, mais je compte sur toi pour me le remettre."

Patrick Dubois, d.p. - Bretagne - France 

(De diverses sources)
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Bon dimanche!
Jean-Yves


Photo:
Un coucher de soleil à La Pocatière (Jean-Yves)
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