dimanche 26 avril 2020

« Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » / (317,215)

Bonjour!
Lundi 27 avril 2020


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle » (Jn 6, 22-29)
Alléluia. Alléluia.

L’homme ne vit pas seulement de pain,

mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.
Alléluia. (Mt 4, 4b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
Jésus avait rassasié cinq mille hommes,

et ses disciples l’avaient vu marcher sur la mer.

Le lendemain, la foule restée sur l’autre rive
se rendit compte qu’il n’y avait eu là qu’une seule barque,
et que Jésus n’y était pas monté avec ses disciples,
qui étaient partis sans lui.
Cependant, d’autres barques, venant de Tibériade,
étaient arrivées près de l’endroit où l’on avait mangé le pain
après que le Seigneur eut rendu grâce.
Quand la foule vit que Jésus n’était pas là,
ni ses disciples,
les gens montèrent dans les barques
et se dirigèrent vers Capharnaüm
à la recherche de Jésus.
L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent :
« Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? »
Jésus leur répondit :
« Amen, amen, je vous le dis :
vous me cherchez,
non parce que vous avez vu des signes,
mais parce que vous avez mangé de ces pains
et que vous avez été rassasiés.
Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd,
mais pour la nourriture qui demeure
jusque dans la vie éternelle,
celle que vous donnera le Fils de l’homme,
lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. »
Ils lui dirent alors :
« Que devons-nous faire
pour travailler aux œuvres de Dieu ? »
Jésus leur répondit :
« L’œuvre de Dieu,
c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »

– Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...
Nous sommes invités à méditer ce passage de l’Evangile à la lumière de Pâques.
Jésus ressuscité a « traversé le lac en marchant sur les eaux », c’est-à-dire en foulant aux pieds la mort vaincue.
La foule, restée sur le rivage de la mort, se rend compte de la disparition du Maître.
Observant ses disciples, elle remarque qu’ils poursuivent calmement leur route dans la barque de l’Eglise, se dirigeant vers l’autre rive où le Seigneur les précède et les attend. Intriguée, la foule se mit « à la recherche de Jésus ».
Ces quelques versets introductifs nous enseignent que la première mission de l’Eglise – c’est-à-dire de chacun de nous – consiste à mettre toute notre ardeur à suivre Jésus, en observant sa Parole et en la mettant en pratique, dans l’obéissance de la foi.
Car ceux qui nous observent le savent bien : nul ne peut demeurer fidèle à une doctrine qui détone à ce point avec l’esprit du monde, s’il n’entretient avec celui qui la lui a confiée une relation profonde et durable.
C’est avant tout en nous comportant comme ses disciples, que nous témoignons que Jésus est vivant au milieu de nous.
La première conversion est souvent suscitée précisément par la découverte de cette présence du Christ parmi ceux qui lui ont accordé leur foi.
Puis vient l’expérience de la rencontre personnelle avec le Seigneur, qui nous conduit à confesser que Jésus est vivant au milieu de nous, en nous.
Il est vraiment celui qui accomplit les Ecritures ; le Roi de gloire qui a inauguré son Royaume ; l’Epoux de la noce à laquelle le Père convie tous ses enfants.
Mais ce premier mouvement de conversion – qui est déjà l’œuvre de l’Esprit – doit encore être purifié.
« Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez parce que vous avez été rassasiés. Ne travaillez pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle ».
L’élan de notre amour est encore centré sur nous-mêmes : « amare amari » et « amare amare » (Saint Augustin) : nous aimons être aimés et nous aimons aimer.
L’autre demeure un moyen qui nous permet de découvrir le bonheur d’aimer.
Il nous faut encore accepter de grandir jusqu’au simple verbe amare, sans retour sur nous-mêmes, dans le pur don désintéressé.
Seul un tel amour subsiste à jamais, car il est l’œuvre en nous de l’Esprit Saint.
Notre foi est ainsi appelée à mûrir, à se fortifier, jusqu’à ce qu’elle s’exprime dans une authentique charité, indépendamment de l’expérience subjective que nous pouvons en avoir.
Mais pour nous permettre d’atteindre cette foi accomplie, le Seigneur est obligé de nous faire passer par ce qu’on appelle les différentes « nuits », afin d’éprouver notre vertu, de la purifier de toute convoitise, de l’affermir dans le don.
Il est clair que sur ce chemin, nous risquerions de défaillir, si Dieu ne pourvoyait pas à une nourriture adaptée.
L’Eucharistie est le « viatique », le pain pour la route, dont nous avons vitalement besoin pour atteindre la montagne de Dieu : « L’Ange du Seigneur toucha Elie et lui dit : “Lève-toi, et mange ! Autrement le chemin serait trop long pour toi”.
Elie se leva, mangea et but. Puis, fortifié par cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu’à l’Horeb, la montagne de Dieu » (1 R 19, 7-8).
« La nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle, celle que nous donnera le Fils de l’homme », c’est la Parole de Jésus, qui n’est autre que la Parole du Père.
Mais pour pouvoir accomplir comme il convient la volonté de Dieu qu’elle exprime, nous avons besoin de communier au Corps et au Sang de celui « que Dieu, le Père, a marqué de son empreinte », afin de pouvoir penser et agir dans l’Esprit qu’il nous donne en partage.
« L’œuvre de Dieu », c’est notre salut, qui s’accomplit dans la foi « en celui qu’il a envoyé ».
Une foi vivante qui nous unit à lui dans une communion intégrale, que seule l’Eucharistie peur réaliser en nous : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi je demeure en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi » (Jn 6, 57).
Seigneur, Dieu trois fois Saint, donne-moi de pouvoir me livrer totalement à toi, afin que tu puisses enfin accomplir ton œuvre et déverser sur moi un Esprit de foi qui me fasse vraiment croire en toi, Père ; croire en toi, Jésus, mon Seigneur et mon Sauveur ; croire en toi, Esprit Saint consolateur.
Je veux arrêter de chercher le bonheur là où il ne se trouve pas, de me disperser dans des œuvres qui ne me rassasient pas. Vierge Marie, aide-moi à tourner mon désir vers le Pain “qui se garde jusque dans la vie éternelle”, ce “Pain quotidien” que le Père donne en surabondance à ses enfants qui le lui demandent avec confiance, en lui ouvrant leurs mains et leur cœur.

Abbé Philippe Link - Merci!

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DIACONAT

Le symbole des trois champs d'activités du diacre:
- La Croix: pour le service et la charité
-Le Livre: pour la Parole
-La Flamme: pour la liturgie.
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Saint Étienne, patron des diacres, 
priez pour nous!
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Bonne journée!
Jean-Yves 


« Reste avec nous... » / (317,178)

Bonjour!

Dimanche 26 avril 2020
Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Il se fit reconnaître par eux à la fraction du pain » (Lc 24, 13-35)
Alléluia. Alléluia.

Seigneur Jésus, ouvre-nous les Écritures !
Que notre cœur devienne brûlant
tandis que tu nous parles.
Alléluia. (cf. Lc 24, 32)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
    Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine),

deux disciples faisaient route
vers un village appelé Emmaüs,
à deux heures de marche de Jérusalem,
    et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.

    Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient,

Jésus lui-même s’approcha,
et il marchait avec eux.
    Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
    Jésus leur dit :
« De quoi discutez-vous en marchant ? »
Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.
    L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit :
« Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem
qui ignore les événements de ces jours-ci. »
    Il leur dit :
« Quels événements ? »
Ils lui répondirent :
« Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth,
cet homme qui était un prophète
puissant par ses actes et ses paroles
devant Dieu et devant tout le peuple :
    comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré,
ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.
    Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël.
Mais avec tout cela,
voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.
    À vrai dire, des femmes de notre groupe
nous ont remplis de stupeur.
Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau,
    elles n’ont pas trouvé son corps ;
elles sont venues nous dire
qu’elles avaient même eu une vision :
des anges, qui disaient qu’il est vivant.
    Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau,
et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ;
mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
    Il leur dit alors :
« Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire
tout ce que les prophètes ont dit !
    Ne fallait-il pas que le Christ
souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »
    Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes,
il leur interpréta, dans toute l’Écriture,
ce qui le concernait.

    Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient,

Jésus fit semblant d’aller plus loin.
    Mais ils s’efforcèrent de le retenir :
« Reste avec nous,
car le soir approche et déjà le jour baisse. »
Il entra donc pour rester avec eux.

    Quand il fut à table avec eux,

ayant pris le pain,
il prononça la bénédiction
et, l’ayant rompu,
il le leur donna.
    Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent,
mais il disparut à leurs regards.
    Ils se dirent l’un à l’autre :
« Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous,
tandis qu’il nous parlait sur la route
et nous ouvrait les Écritures ? »
    À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem.
Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons,
qui leur dirent :
    « Le Seigneur est réellement ressuscité :
il est apparu à Simon-Pierre. »
    À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route,
et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux
à la fraction du pain.

    – Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire 
Homélie de l'abbé Michel Talbot, 
Curé de l'Unité missionnaire de l'Ouest- Région de Montmagny - Merci!
« Reste avec nous... » (Luc 24, 29)
Aujourd’hui, considérant ce que nous vivons dans le contexte de la pandémie, ne pouvons-nous pas nous reconnaître dans les disciples d’Emmaüs? Notre parcours de vie est lui aussi jalonné par des peurs, des déceptions, des inquiétudes, des révoltes, des angoisses, des deuils qui nous désorientent et nous confinent dans la noirceur. Et, pas plus qu'eux, nous ne reconnaissons notre compagnon de route.
Mais ils ont marché avec lui, ils se sont vidé le cœur, ils lui ont fait part de leur incompréhension, de leur déception et de leur détresse. Ils se sont confiés à lui et, chemin faisant, il a éclairé leur vécu, sa parole a réchauffé leur cœur.

Aujourd'hui, le Ressuscité ne nous rejoint-il pas aussi sur le chemin de notre vie bouleversée, sinon ravagée? Même si nous avons de la difficulté à le reconnaître à nos côtés, ne vaudrait-il pas la peine de lui parler de nos difficultés, lui dire jusqu'à quel point tout ce qu'on vit nous fragilise et mine notre espoir?

De son côté, par sa parole, il nous donnera de réinterpréter notre expérience de vie et de lui donner sens. Réchauffés et éclairés par sa parole, nous aurons peut-être le goût de lui dire : « Reste avec nous... »!
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Les Disciples d'Emmaüs » par Laurent De La Hyre | Elisabeth Lamour

Bon dimanche!
Jean-Yves

vendredi 24 avril 2020

Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné.(317,086)

Bonjour!
Samedi 25 avril 2020



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

PSAUME

(Ps 88, 2-3, 6-7, 16-17)
R/ Ton amour, Seigneur,

sans fin je le chante !
ou : Alléluia. (Ps 88, 2a)

L’amour du Seigneur, sans fin je le chante ;
ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge.
Je le dis : C’est un amour bâti pour toujours ;
ta fidélité est plus stable que les cieux.

Que les cieux rendent grâce pour ta merveille, Seigneur,
et l’assemblée des saints, pour ta fidélité.
Qui donc, là-haut, est comparable au Seigneur ?
Qui d’entre les dieux est semblable au Seigneur ?

Heureux le peuple qui connaît l’ovation !
Seigneur, il marche à la lumière de ta face ;
tout le jour, à ton nom il danse de joie,
fier de ton juste pouvoir.
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ÉVANGILE

« Proclamez l’Évangile à toute la création » (Mc 16, 15-20)
Alléluia. Alléluia.
Nous proclamons un Messie crucifié,
il est puissance de Dieu et sagesse de Dieu.

Alléluia. (cf. 1 Co 1, 23a-24b)
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
En ce temps-là,
Jésus ressuscité se manifesta aux onze Apôtres et leur dit :
    « Allez dans le monde entier.
Proclamez l’Évangile à toute la création.
    Celui qui croira et sera baptisé
sera sauvé ;
celui qui refusera de croire
sera condamné.
    Voici les signes qui accompagneront
ceux qui deviendront croyants :
en mon nom, ils expulseront les démons ;
ils parleront en langues nouvelles ;
    ils prendront des serpents dans leurs mains
et, s’ils boivent un poison mortel,
il ne leur fera pas de mal ;
ils imposeront les mains aux malades,
et les malades s’en trouveront bien. »

    Le Seigneur Jésus,
après leur avoir parlé,
fut enlevé au ciel
et s’assit à la droite de Dieu.
    Quant à eux,
ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile.
Le Seigneur travaillait avec eux
et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient.

     – Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...
  • La fête de Saint Marc vient interrompre la lecture continue de l’Evangile de Jean qui nous est proposée durant le temps pascal.
    Nous savons que la finale du second Evangile – reconnue cependant comme inspirée – n’est pas de la plume de saint Marc : elle est l’œuvre d’un transcripteur tardif, soucieux de ne pas clore l’Evangile sur la mention de la « peur » des femmes venues au tombeau au matin de Pâques.
    « Bouleversées » par l’annonce que vient de leur faire un « jeune homme vêtu d’une robe blanche, assis à droite » (16, 5), elles « s’enfuirent loin du tombeau ».
    La description de la rencontre suggère pourtant une apparition du Ressuscité, que les femmes n’ont pas reconnu, mais dont le message a néanmoins été transmis « Ne vous effrayez pas. Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié : il est ressuscité. Il vous précède en Galilée ; c’est là que vous le verrez, comme il vous l’a dit » (16, 6-7).
    L’ajout postérieur appelé « finale canonique » et que nous lisons aujourd’hui, vient préciser, à partir des autres récits d’apparitions du Ressuscité, le contenu de la mission confiée par Jésus à ses apôtres, mission qu’ils devront exercer au cœur de la vie des hommes, dans leur « Galilée » quotidienne où le Seigneur les précède.
    « Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient ».
    Ce verset est parmi ceux qui explicitent le mieux la mystérieuse synergie entre l’envoyé et son Maître, tout à l’image de celle qui unit le Père et le Fils pour une même action salvifique.
    Le Seigneur « travaille » par ses disciples, avec eux et en eux afin de continuer à rassembler les enfants dispersés de Dieu son Père autour de l’étendard de sa Croix glorieuse, d’où il continue à appeler tous les hommes au salut.
    Le « travail » dont il est question est en effet le travail d’enfantement du monde nouveau, commencé par la Passion-Résurrection du Seigneur, continué tout au long de l’histoire par l’Eglise, en union étroite avec le Christ vivant en elle.
    Aujourd’hui comme hier, il est urgent de proclamer la « Bonne Nouvelle » de la Croix glorieuse de Jésus, l’Arbre de Vie qui nous délivre de la peur de la mort.
    Mais pour pouvoir annoncer de façon convaincante ce mystère, il est indispensable que nous osions d’abord nous y exposer nous-mêmes, et que nous nous laissions guérir de nos résistances à cette épiphanie déconcertante de l’amour.
    Car nous aussi nous sommes encore dans les douleurs de l’enfantement à la réalité nouvelle inaugurée par la Pâque de Notre-Seigneur.
    Chaque jour nous avons à rechoisir sa seigneurie, c’est-à-dire à lui faire acte d’allégeance dans la foi. Ce qui implique que nous renoncions à notre autonomie orgueilleuse pour nous « tenir humblement sous la main puissante de Dieu » (1ère lect.).
    Or « nous revêtir d’humilité » est un « travail » ardu que nous ne saurions ni sous-estimer – ni encore moins éluder, car nous régresserions vers une religiosité hypocrite, le disciple n’étant plus à l’image de son Maître.
    Ce combat de l’humilité est d’ailleurs étroitement lié à celui de la foi, comme le confirme Saint Pierre : « le démon comme un lion qui rugit, va et vient, à la recherche de sa proie.
    Résistez-lui avec la force de la foi » (1ère lect.). Le démon ne cherche rien d’autre qu’à nous détourner du salut gratuitement offert en Jésus-Christ, en nous faisant miroiter une illusoire prétention à l’auto-suffisance, qui nous permettrait de nous passer de la foi.
    Hélas, « celui qui refusera de croire sera condamné », car « Dieu s’oppose aux orgueilleux, aux humbles il accorde sa grâce ».
    Tout missionnaire de l’Evangile devrait demander quotidiennement d’avoir « le cœur bouleversé d’entendre » (Ac 2, 3) cette Parole qui nous crie l’amour de Dieu et nous le rend visible sur le visage de son Christ : « Il m’a aimé et c’est livré pour moi » (Ga 2,20).
    Notre foi pourra alors devenir communion d’amour et de vie, permettant au Seigneur de « travailler avec nous » et par nous, « confirmant la Parole par les signes qui l’accompagnent ».
    Vierge Marie, tu exhortais Sainte Faustine à développer trois vertus : “l’humilité, l’humilité et l’humilité” ; c’est elle en effet qui fait la vérité dans nos vies, nous purifie de l’orgueil, et nous dispose à l’accueil de la grâce.
    Apprends-nous à aimer l’humilité, à la rechercher, à la cultiver en ne refusant pas les petites humiliations de la vie quotidienne.
    Ta fille de prédilection, Saint Bernadette, ne disait-elle pas : “Il faut beaucoup d’humiliations pour faire un peu d’humilité !”.
    Aide-nous, Marie, malgré notre répulsion spontanée, à accepter avec joie le travail d’“humblification” entrepris par l’Esprit Saint, car il n’est pas d’autre chemin pour purifier notre foi, et devenir un disciple du Christ qui lui ressemble.

    Abbé Philippe Link - Merci!

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La Prière...

Voici la fin du texte de Sébastien Doane, 
paru dans Prions en Église de mars 2020... 
Ce texte était intitulé: "Jésus, contre la prière en public?"

"Il y a plusieurs façons de prier: prière spontanée, méditation, louange, chants, etc. Comment priez-vous? Qu'est ce que la prière pour vous? Personnellement, la mienne se nourrit des chants de Taizé qui prédisposent à la méditation par la répétition de courtes mélodies. J'explore aussi d'autres façons de prier, pour approfondir ma vie spirituelle. Par exemple, puisque je cours des centaines de kilomètres par année, je profite de ce temps pour enter en contact avec la nature qui m'entoure. J'aime aussi m'arrêter, faire silence et me concentrer sur ma respiration.. Dans le récit de la Genèse, c'est Dieu qui donne la vie à l'humain, par son souffle (cf. 2, 7). Chaque respiration est l'occasion de reprendre conscience de ce souffle, don de Dieu. Voilà donc ma façon personnelle de prier. Quelle est la vôtre?"                                Sébastien Doane. Merci. 
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(Merci André Lavoie pour cette photo.)
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Bonne journée!
Jean-Yves

jeudi 23 avril 2020

« Il en distribua aux convives, autant qu’ils en voulaient » / (317,042)

Bonjour!
Vendredi 24 avril 2020
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«Ne cherchons pas hors de nos vies
À retrouver le passage du Christ Seigneur :
Il nous rejoint au delà de notre mort
C'est lui encore
Qui nous attend sur le rivage.»

(D'une hymne au temps pascal)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Il en distribua aux convives, autant qu’ils en voulaient » (Jn 6, 1-15)
Alléluia. Alléluia.

L’homme ne vit pas seulement de pain,

mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.

Alléluia. (Mt 4, 4b)
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là,

Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée,

le lac de Tibériade.

Une grande foule le suivait,
parce qu’elle avait vu les signes
qu’il accomplissait sur les malades.
Jésus gravit la montagne,
et là, il était assis avec ses disciples.
Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche.
Jésus leva les yeux
et vit qu’une foule nombreuse venait à lui.
Il dit à Philippe :
« Où pourrions- nous acheter du pain
pour qu’ils aient à manger ? »
Il disait cela pour le mettre à l’épreuve,
car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire.
Philippe lui répondit :
« Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas
pour que chacun reçoive un peu de pain. »
Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit :
« Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge
et deux poissons,
mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! »
Jésus dit :
« Faites asseoir les gens. »
Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit.
Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes.
Alors Jésus prit les pains
et, après avoir rendu grâce,
il les distribua aux convives ;
il leur donna aussi du poisson,
autant qu’ils en voulaient.
Quand ils eurent mangé à leur faim,
il dit à ses disciples :
« Rassemblez les morceaux en surplus,
pour que rien ne se perde. »
Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers
avec les morceaux des cinq pains d’orge,
restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture.

À la vue du signe que Jésus avait accompli,

les gens disaient :

« C’est vraiment lui le Prophète annoncé,

celui qui vient dans le monde. »
Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever
pour faire de lui leur roi ;
alors de nouveau il se retira dans la montagne,
lui seul.

– Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...

Jésus est « passé de l’autre côté » de la mer : il a accompli sa Pâque ; il a accosté sur l’autre rivage, le rivage de la vie définitive.
C’est de là qu’il nous fait signe, qu’il nous appelle, comme il appelait ses apôtres quelques jours après sa résurrection : « Les enfants, auriez-vous un peu de poisson ? » (Jn 21, 5).
Notre-Seigneur ressuscité est comme le phare dans la nuit, qui nous conduit au bon port ; à condition bien sûr que nous fixions nos regards sur lui, que nous nous laissions attirer par lui, que sa Parole soit « la lumière de nos pas, la lampe de notre route » (Ps 118, 105).
L’Église est le peuple rassemblé par la Parole de Dieu, qui chemine, sous la conduite de cette Parole, jusqu’aux demeures éternelles où son Seigneur l’a précédé afin de lui préparer une place (cf. Jn 14, 2).
Pourtant, alors qu’elle est encore en chemin, elle peut quotidiennement anticiper le terme du voyage : dans chaque Eucharistie, son Époux vient au-devant d’elle et anticipe la rencontre eschatologique.
Le temps de la célébration, nous participons déjà aux noces éternelles sur l’autre rivage, où nous accosterons bientôt.
Comme la foule de l’Évangile de ce jour, nous gagnons la montagne – lieu de la révélation divine – et nous écoutons le Maître qui nous enseigne – la position assise est celle de l’enseignant – au cours de la liturgie de la Parole.
« Jésus leva le regard et vit qu’une foule nombreuse venait à lui » : du haut de la Croix, Jésus a vu venir à lui les générations de croyants, venant de tous les horizons pour s’abreuver aux sources vives du salut.
C’est pour que cette foule innombrable « ne défaille pas en route » (Mc 8, 3) et puisse bénéficier de la grâce de la Rédemption en consommant le véritable Agneau pascal, que Notre-Seigneur a institué l’Eucharistie.
Cette manne céleste qui nourrit pour la vie éternelle (cf. Jn 6, 51) n’est pas un pain terrestre que nous pourrions acheter avec le salaire de notre travail : ici bas, nous travaillons « pour la nourriture qui se perd », alors que « le Fils de l’Homme nous donne la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle » (Jn 6, 27).
Hélas, nous ne ressentons pas vraiment la faim d’un tel aliment ; aussi nous contentons-nous de nous rassasier de nos « cinq pains d’orge et de nos deux poissons », en oubliant que nous avons à sustenter une vie bien plus importante, qui a défaut de nourriture adéquate, risque fort de s’étioler et de mourir.
Lorsque Jésus exhorte les Juifs – et nous à travers eux – à « travailler pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle », ceux-ci lui demandent : « “Que faut-il faire pour travailler aux œuvres de Dieu ?”
Jésus leur répondit : “L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé” » (Jn 6, 27-29).
C’est-à-dire que nous nous unissions à la personne du Christ par un amour sincère ; que nous adhérions à lui dans une confiance sans borne.
Concrètement, que nous mettions en pratique le précepte de l’Apôtre : « Tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit au nom du Seigneur Jésus-Christ, offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père » (Col 3, 17).
Tel est le sens des offrandes que nous présentons à Dieu au cours de la célébration eucharistique : avec ce pauvre pain que nous lui offrons, c’est toute notre vie que nous élevons vers le Père, pour qu’elle soit purifiée, transformée, sanctifiée par l’action de l’Esprit et qu’elle devienne, par le Christ, avec le Christ, et en lui, un « sacrifice saint, capable de plaire à Dieu : c’est là pour nous l’adoration véritable » (Rm 12, 1).
A ce propos, le pape émérite Benoît XVI soulignait dans sa son Exhortation apostolique post-synodale sur l’Eucharistie que : « L’offrande de notre vie, la communion avec toute la communauté des croyants et la solidarité avec tout homme sont des aspects inséparables de la “logiké latreía”, du culte spirituel, saint et agréable à Dieu (cf. Rm 12, 1), dans lequel toute notre réalité humaine concrète est transformée pour la gloire de Dieu » (Sacramentum caritatis, 94).
Puissions entendre cet appel et « montrer par notre vie eucharistique la splendeur et la beauté de notre appartenance totale au Seigneur » (Ibid.).
Marie très sainte, Vierge immaculée, arche de l’alliance nouvelle et éternelle, accompagne-nous sur ce chemin de la rencontre avec le Seigneur qui vient.
Tu es la “Tota pulchra”, la Toute-belle, puisqu’en toi resplendit la splendeur de la gloire de Dieu. En toi l’Église contemple la “Femme eucharistique”, son icône la mieux réussie ; et elle te contemple comme modèle irremplaçable de vie eucharistique.
Apprends-nous à devenir nous-mêmes des personnes eucharistiques et ecclésiales, pour pouvoir nous aussi, selon la parole de saint Paul, nous présenter “sans tache” devant le Seigneur, selon son éternel dessein d’amour sur nous (cf. Col 1, 21; Ep 1, 4)  (d’après Sacramentum caritatis, 96).

Abbé Philippe Link - Merci!

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"La joie de l’Évangile remplit le cœur 
et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. 
Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, 
de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. 
Avec Jésus-Christ la joie naît et renaît toujours."
(Pape François - La Joie de l'Évangile)
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 INVITATION

À la suit de cette citation du pape François,
 je vous invite à un petit exercice, 
dans le but de mieux saisir, préparer et intégrer l'Évangile du dimanche... 
Comment?
Le lire d'avance... lentement...
1 fois, 2 fois, 3 fois!
Comme ceci par exemple:
Première fois: Dans quel décors on se trouve?
Deuxième fois: quels sont les personnages en présence?
Troisième fois: Quels sont les messages pour moi?
Ainsi, ce texte sera déjà bien campé en moi 
lorsque je l'entendrai et il fera son effet dans ma vie de chrétien.
Lorsque le célébrant l'interprétera
je saurai approfondir les nuances, 
compléter ma formation et mon intériorité 
devant ce message de la Bonne Nouvelle.
Il me concernera et m'apportera de la joie...  

Ça vaut la peine d'essayer...
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«Celui qui ignore les Écritures ignore le Christ».
(saint Jérôme)
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Bonne journée!
Jean-Yves