mardi 23 février 2021

« À cette génération il ne sera donné que le signe de Jonas le prophète » / (346,028)

 Bonjour!

Mercredi 24 février 2021


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« À cette génération il ne sera donné que le signe de Jonas le prophète » (Lc 11, 29-32)


Gloire à toi, Seigneur,
honneur, puissance et majesté !
Maintenant, dit le Seigneur,
revenez à moi de tout votre cœur,
car je suis tendre et miséricordieux.
Gloire à toi, Seigneur,
honneur, puissance et majesté ! (cf. Jl 2, 12b.13c)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
comme les foules s’amassaient,
Jésus se mit à dire :
« Cette génération est une génération mauvaise :
elle cherche un signe,
mais en fait de signe
il ne lui sera donné que le signe de Jonas.
Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ;
il en sera de même avec le Fils de l’homme
pour cette génération.
Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera
en même temps que les hommes de cette génération,
et elle les condamnera.
En effet, elle est venue des extrémités de la terre
pour écouter la sagesse de Salomon,
et il y a ici bien plus que Salomon.
Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront
en même temps que cette génération,
et ils la condamneront ;
en effet, ils se sont convertis
en réponse à la proclamation faite par Jonas,
et il y a ici bien plus que Jonas. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Tout au long de cette première semaine du carême, l’Eglise nous aide à mieux découvrir qui Dieu veut être pour nous. Hier nous méditions sur le mystère de sa paternité bienveillante : nous ne suivons pas un tyran cruel et vindicatif qui nous entraîne au désert pour nous y supplicier ; mais un Père qui veut nous donner part à sa sainteté. La liturgie d’aujourd’hui prolonge ce thème en précisant l’extension universelle de cet amour et en suggérant les conséquences qu’une telle disposition entraîne pour nous.

L’histoire de Jonas est une des mieux connues de la Bible. Ce prophète atypique nous est somme toute bien sympathique ; peut-être en raison de son franc parler. Loin de s’offusquer de l’audace irrévérencieuse de son serviteur, le Seigneur tente patiemment de le ramener à de meilleurs sentiments. Mais pourquoi Jonas est-il rebelle au point de refuser le ministère que Dieu lui confie auprès des Ninivites ? Paradoxalement, ce n’est pas par manque de foi, mais tout au contraire parce qu’il a deviné que dans un excès de compassion, le Seigneur s’apprête à faire grâce à ces païens, qui ignorent pourtant tout du vrai Dieu. Voilà ce qui pour Jonas fait scandale : le Dieu d’Israël n’a-t-il rien de mieux à faire que de s’intéresser à ces étrangers ? N’a-t-il pas suffisamment de souci avec son peuple ? Qu’a-t-il à envoyer ses prophètes en mission en terre païenne ? Au fil de la lecture, nous découvrons ainsi que le péché de Jonas, le motif de sa désobéissance, est de ne pas vouloir reconnaître à tous le droit de jouir de la bienveillance divine, dont il est le premier bénéficiaire. Mais en refusant que la paternité de Dieu s’étende à tous les hommes, il instaure une ségrégation au sein de l’humanité, et par le fait même il rejette la fraternité universelle voulue par le Créateur dès les origines.

Le rapprochement entre le passage de l’Evangile de ce jour et le récit de Jonas nous éclaire sur les raisons pour lesquelles les pharisiens demandent à Jésus « un signe ». Eux non plus n’acceptent pas que Dieu s’ouvre au monde païen, et ils récusent ce Rabbi qui joue au missionnaire. Depuis quand un prophète annonce-t-il un message de salut à des non-juifs et accomplit-il en leur faveur des miracles ? La dimension universelle de la compassion de Notre-Seigneur les scandalise : ils n’ont pas compris que Jésus est venu « pour rassembler dans l’unité tous les enfants de Dieu dispersés » (Jn 11, 52).

Hélas, ce refus d’ouvrir leurs cœurs au-delà des frontières religieuses d’Israël, va se retourner contre eux, car en refusant de partager le pain de la réconciliation, ils s’excluent eux-mêmes du banquet de la miséricorde auquel le Père convie ses enfants.

Les habitants de Ninive étaient de grands pécheurs ; mais après avoir humblement fait pénitence, ils se réjouissent de participer à la vie même de leur Sauveur, et siègent avec lui « lors du jugement ». La reine de Saba était bel et bien une païenne, mais en accueillant humblement la Sagesse de Salomon – préfiguration du Christ – elle se trouve associée à la grande famille de Dieu, dont les fils aînés s’excluent par leur intransigeance.

La leçon est claire : celui qui refuse de partager la grâce du salut avec tous, sans exception, s’exclut lui-même de ce dont il voulait priver les autres. Plutôt que de ressasser ce qui nous sépare de nos « frères ennemis », levons plutôt les yeux vers celui qui nous rassemble : Jésus Christ, et vers celui qui nous appelle : Dieu son Père et notre Père. Ce n’est pas parce que nous sommes mauvais, qu’il nous faut reprocher à Dieu d’être bon ! Essayons plutôt de l’imiter afin d’« être saints comme lui-même est saint » (Lv 19, 2) : ouvrons tout grand les bras du pardon à tous nos frères, sans exception, « car si nous ne pardonnons pas aux hommes, à nous non plus notre Père ne pardonnera pas nos fautes » (Mt 6, 15).

Seigneur tu n’as que faire de mes holocaustes : « le sacrifice qui te plaît, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé » (Ps 50) de repentir. Donne-moi la grâce d’une authentique contrition, que je puisse goûter, dans le pardon que tu m’accordes, la puissance régénératrice de ton amour de Père. Accorde-moi aussi de pouvoir me réjouir d’accueillir au sein de cette humanité nouvelle, reconstituée dans ta miséricorde, tous mes frères, sans exception – à commencer par mes ennemis.


Abbé Philippe Link / Merci!


Trouvailles qui nourrissent:


«Je ne pense jamais au lendemain. 

Hier est parti, demain n'est pas encore arrivé. 

Je prends seulement un jour à la fois, 

je suis trop petite pour penser au lendemain.»

(Mère Teresa)

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«La vie de tous les jours 

quand elle est goûtée dans le banal et l'ordinaire, 

quand elle s'offre en mille riens, 

devient un lieu où Dieu peut nous rejoindre.»

(Jean Claude Lavigne)

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«Toute la nature humaine résiste à la grâce 

parce que la grâce nous change 

et que tout changement est douloureux.»

(Mary Flannery O'Connor)

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La vie nous apprend tous les jours à grandir.

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Bonne journée!

Jean-Yves 


lundi 22 février 2021

Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens .... / (345,974)

 Bonjour!

Mardi 23 février 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Vous donc, priez ainsi » (Mt 6, 7-15)

Ta Parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance.
L’homme ne vit pas seulement de pain,
mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.
Ta Parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance. (Mt 4, 4b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Lorsque vous priez,
ne rabâchez pas comme les païens :
ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés.
Ne les imitez donc pas,
car votre Père sait de quoi vous avez besoin,
avant même que vous l’ayez demandé.
Vous donc, priez ainsi :
Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite
sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Remets-nous nos dettes,
comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes
à nos débiteurs.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation,
mais délivre-nous du Mal.
Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes,
votre Père céleste vous pardonnera aussi.
Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes,
votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

L’Evangile de ce jour est vraiment révolutionnaire : jamais aucun Maître n’avait osé inviter à une telle intimité avec Dieu. Et comment aurait-il pu le faire : « Nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils (Mt 11, 27) ». Seul Jésus, l’Envoyé du Père sur qui repose la plénitude de l’Esprit, est habilité à nous parler de Celui qui l’a désigné comme « son Fils bien-aimé » et nous a intimé l’ordre : « écoutez-le (Mt 17, 6) ». Nous sommes donc au cœur de la Révélation divine ; et que nous apprend-elle ?

Que Dieu n’est pas un lointain monarque devant lequel l’homme devrait se répandre en interminables prières pour être exaucé. Il est tout au contraire un Père de famille, présent et agissant au milieu de ses enfants, s’intéressant à tout ce qu’ils font et connaissant leurs moindres besoins.

Inutile de chercher à l’amadouer ou à gagner sa bienveillance : elle nous est depuis toujours et définitivement acquise. Aussi notre prière ne consiste-t-elle pas à tenter subtilement de faire entrer Dieu dans nos vues, mais bien plutôt à nous ouvrir à lui afin d’entrer dans les siennes, car il sait mieux que nous ce qui nous convient.

C’est pourquoi la prière que Jésus enseigne à ses disciples commence par ces simples paroles « Notre Père », qui résument notre besoin le plus urgent. Nous avons en effet vitalement besoin de la paternité divine, et toute l’oraison se déploie comme l’explicitation d’une seule requête : que Dieu soit notre Père, qu’il nous aide à accueillir sa paternité ; c’est-à-dire : que « la Parole qui sort de sa bouche accomplisse sa mission » et fasse de nous des fils dans son Fils premier-né.

D’où la demande : « Que ton nom soit sanctifié » c’est-à-dire respecté comme unique, incomparable, car il n’y a qu’un seul Dieu et Père à qui reviennent tout honneur et toute gloire.

« Que ton Règne vienne » : règne de justice et de paix, dans un univers réconcilié où tous les hommes sont frères.

« Que ta volonté soit faite » : qu’elle réalise ton dessein d’amour malgré nos aveuglements, nos résistances, nos refus.

Que nourris de cette Parole comme d’un pain quotidien, nous puissions accueillir toujours plus profondément ta miséricorde et la partager avec la même surabondante générosité, car il n’aura pas de part avec Jésus dans le Royaume à celui qui aura refusé de partager ici-bas le pain du pardon.

« Mais délivre-nous du Malin », qui aujourd’hui comme hier tente de défigurer en nous ta paternité afin de nous enfermer dans la peur et de nous faire fuir loin de ta face.

Sois plus fort que notre malice et « ne nous laisse pas entrer en tentation », celle de l’apostasie. Ne permets pas que nous nous détournions de toi en abandonnant Jésus, que tu as envoyé pour nous révéler ton visage, et ouvrir devant nous le chemin de la vie filiale.

Oui, répands sur nous ton Esprit, que nous criions « Abba, Père ! » (Ga 4,6), et que « nous exaltions tous ensemble ton Nom », toi qui en Jésus te fais « proche du cœur brisé et sauve l’esprit abattu » (Ps 33[32]).


Abbé Philippe Link / Merci!

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«La solitude n'est pas l'absence de compagnie, 

mais le moment où notre âme est libre de converser avec nous 

et de nous aider à décider de nos vies.»

(Paolo Coelho)

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«La solitude, un temps pour grandir, 

pour construire, pour vivre.»

(Madeleine Bélanger)

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Bonne journée!

Jean-Yves 

dimanche 21 février 2021

«Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église» / (345,922)

 Bonjour!

Lundi 22 février 2021

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

 (Mt 16,13-19): Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples: «Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l'homme?». Ils répondirent: «Les uns disent que tu es Jean Baptiste; les autres, Élie; les autres, Jérémie, ou l'un des prophètes». «Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis?». Simon Pierre répondit: «Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant».

Jésus, reprenant la parole, lui dit: «Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais c'est mon Père qui est dans les cieux. Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux: ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux».

Commentaire: Abbé Antoni CAROL i Hostench (Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

«Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église»

Aujourd'hui nous célébrons la chaire de saint Pierre. Depuis le siècle IV, par cette célébration l'Église veut nous démontrer le fait que, comme un don de la part de Jésus à nous tous, l'édifice de son Eglise s'appuie sur le Prince de ses apôtres, et qu'il jouit d'une aide divine particulière pour mener à bout cette mission. Ainsi l'a manifesté le Seigneur en Césarée de Philippe: «Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église» (Mt 16,18). En effet, «Pierre seul est choisi pour être mis au devant des vocations de toutes les nations, au devant de tous les apôtres et au devant de tous les pères de l'Eglise» (Saint Léon le Grand).

Depuis le début, l'Eglise a bénéficié du ministère de Pierre de telle manière que Saint Pierre et ses successeurs ont présidé la charité, ont été source d'unité et plus spécialement, ils ont eu la mission de confirmer leurs frères dans la vérité.

Une fois ressuscité, Jésus a confirmé cette mission à Pierre. Lui qui repenti au plus profond de lui d'avoir renié Jésus à trois reprises, avait pleuré devant Jésus, fait ici une triple déclaration d'amour: «Seigneur, vous connaissez toutes choses, vous savez bien que je vous aime» (Jn 21,17). Et alors, Pierre voit avec soulagement que Jésus ne le considérait point indigne mais que par trois fois Il le confirme dans le ministère qu'Il lui avait confié auparavant: «Pais mes brebis» (Jn 21,16.17).

Cette puissance n'est pas du propre mérite de Pierre, comme ne l'était pas non plus sa déclaration de foi à Césarée de Philippe: «Ce ne sont pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais c'est mon Père qui est dans les cieux» (Mt 16,17). Il s'agit, effectivement, d'une autorité investie par une puissance suprême donnée pour servir. C'est pour cela que le Saint Père quand il signe ses écrits, le fait avec le titre honoraire de Servus Servorum Dei.

Pourtant, il s'agit d'une puissance pour servir la cause de l'unité basée sur la vérité. Nous devons beaucoup prier pour le successeur de Pierre, être attentifs à ses paroles et remercier Dieu de ce grand cadeau qu'il nous a fait.

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 « Pour vous, qui suis-je ? »

Si nous disons à Jésus qui il est pour nous, 

il nous dira qui nous sommes pour lui. "

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Cette photo a été prise à la Basilique Notre-Dame-du-Cap
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«Il est impossible de concevoir une religion vivante 
si Dieu ne nous est pas neuf chaque matin.»
(Maurice Zundel)
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«La tendresse, c'est l'écoute de la différence.»
(Jacques Salomé)
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«Si vous êtes capable d'être heureux 
quand vous êtes seul, 
vous avez appris le secret du bonheur!»
(Osho)

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Bonne journée!

Jean-Yves 

samedi 20 février 2021

« Jésus fut tenté par Satan, et les anges le servaient » + Homélie de l'abbé Michel Talbot / / (345,852)

 Bonjour!

Dimanche 21 février 2021

Thème du carême 2021:

Discerner sa présence et oser la confiance!

1er dimanche du Carême...

Voici la Parole de Dieu...


ÉVANGILE

« Jésus fut tenté par Satan, et les anges le servaient » (Mc 1, 12-15)

Ta Parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance.
L’homme ne vit pas seulement de pain,
mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.
Ta Parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance. (Mt 4, 4b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Jésus venait d’être baptisé.
Aussitôt l’Esprit le pousse au désert
et, dans le désert,
il resta quarante jours,
tenté par Satan.
Il vivait parmi les bêtes sauvages,
et les anges le servaient.

Après l’arrestation de Jean,
Jésus partit pour la Galilée
proclamer l’Évangile de Dieu ;
il disait :
« Les temps sont accomplis :
le règne de Dieu est tout proche.
Convertissez-vous
et croyez à l’Évangile. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Puiser dans la Parole la vérité de l’Homme et de Dieu, voilà ce que le Seigneur nous invite à faire pour ce temps de Carême, nous offrant par là un don merveilleux pour le combat spirituel. Nous sommes invités à contempler dans l’Écriture le regard que Jésus posa et pose sur les foules. Comment Jésus regarde-t-il ? Comment Jésus nous regarde-t-il aujourd’hui ? Aujourd’hui encore le « regard » de compassion du Christ ne cesse de se poser sur les hommes. Il les regarde sachant que le « projet » divin prévoit l’appel au salut. Jésus connaît les embûches qui s’opposent à ce projet et il est pris de compassion pour les foules. Par ce regard, Jésus embrasse les personnes et les multitudes, et il les remet toutes au Père. Voilà le regard que Jésus pose sur chacun de nous. Nous regardant, Jésus nous aime d’une compassion infinie et choisit de se livrer pour nous.

Quand nous sommes éprouvés ou tentés, il nous faut nous souvenir de ce regard de Jésus, il nous faut re-puiser dans l’Écriture la Vérité qui est cette compassion infinie de Dieu manifestée en Jésus. Nous ne sommes pas seuls dans nos déserts. Nous ne sommes pas abandonnés. Nous sommes sans cesse dans un regard d’amour.

Le mensonge du démon est de nous faire imaginer que Dieu pose sur nous un regard jaloux, un regard accusateur, un regard qui épie nos moindres penchants mauvais. C’est un mensonge terrible qui détruit la vie et la joie en nous !

En nous tournant vers le divin Maître, en nous convertissant à Lui, en faisant l’expérience de sa miséricorde grâce au sacrement de la Réconciliation, nous découvrirons un « regard » qui nous scrute dans les profondeurs et qui peut animer de nouveau les foules et chacun d’entre nous. Ce « regard » redonne confiance à ceux qui ne se renferment pas dans le scepticisme, en leur ouvrant la perspective de l’éternité bienheureuse.

Nous pouvons alors entendre l’appel de l’Évangile de ce jour, « Convertissez-vous », comme un appel à nous convertir au regard de Jésus. Un appel à croire à ce regard d’amour. Oui, Seigneur, en cet instant où nous sommes devant toi avec toutes nos fragilités et nos compromis, ton regard sur nous est un regard d’amour !

Convertissez-vous, c’est-à-dire croyez à la Bonne Nouvelle : celle de Jésus, qui, nous voyant dans l’épreuve, est venu nous rejoindre dans nos déserts. Oui, nous croyons qu’il est « mort pour les péchés, Juste pour les injustes, afin de nous mener à Dieu » (1 P 3, 18). Nous croyons qu’il est descendu jusqu’au plus profond des enfers « prêcher aux esprits en prison » comme dit l’Apôtre Pierre (3, 19) et qu’il « s’est soumis les Anges, les Dominations et les Puissances » (3,22). Nous convertir c’est croire avec l’Église, en la victoire de Jésus sur toutes les puissances du mal. C’est proclamer que celui qui nous tente, le démon, a perdu sa domination sur notre humanité. Faisant mémoire de notre baptême, nous proclamons que Jésus « nous a fait revivre avec lui, qu’il nous a pardonné toutes nos fautes, qu’il a dépouillé les Principautés et les Puissances et les a données en spectacle à la face du monde en les traînant dans son cortège triomphal » (Cf. 2, 13-15).

Le Christ, Bon Samaritain du Père, nous voyant dans notre blessure mortelle n’est pas passé outre. Il nous a rendu à la vie pour que nous puissions reprendre la route et aller jusqu’au bout de la voie de l’Amour.

Nous passons par le désert, oui, mais pas pour y rester !

Réanimés par le regard de Jésus, délivrés par sa croix, fortifiés par sa résurrection, nous pouvons aller comme lui au-delà du désert pour proclamer au monde la joie du Salut !

Seigneur Jésus, toi qui nous connais et nous regarde dans l’amour, tu vois ce qui en nous fait obstacle à l’amour. Tu vois les liens qui empêchent au trésor d’amour et de joie déposé en nous de se déployer. Par ta présence Eucharistique, par la puissance de ton Esprit Saint, viens nous délier, viens nous libérer, pour que nous puissions regarder avec ton regard et aimer avec ton amour.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Homélie de l'abbé Michel Talbot, 

curé de l'Unité missionnaire de l'Ouest, région de Montmagny.



1er DIMANCHE DU CARÊME « B » 2021
(Parole de Dieu: Genèse 9, 8-15; 1 Pierre 3, 18-22; Marc 1, 12-15)
DE L'ARC-EN-CIEL À LA CROIX
On peut dire que le Carême débute sur une belle note, aux couleurs de l'arc-en-ciel! Il y a un an, au tout début de la pandémie, un slogan est devenu viral : « Ça va bien aller! » Celui-ci était accompagné d'un arc-en-ciel. Un peu partout, dans de nombreuses fenêtres, on voyait des dessins illustrant un arc-en-ciel et accompagnés du fameux slogan. Le signe de l’arc-en-ciel est loin d'être nouveau, car on en parlait déjà au livre de la Genèse de façon positive. Il s’agit d’un phénomène optique qui est beau et impressionnant en soi. La science moderne nous l'explique : l’arc-en-ciel est le résultat de la dispersion de la lumière du soleil dans les gouttes d’eau en suspension dans l’air. En traversant les gouttelettes d’eau, la lumière se disperse suffisamment pour se décomposer en un spectre de couleurs. L’arc coloré ainsi produit laisse entrevoir une palette de sept couleurs qui vont du rouge au violet. Les écrivains de la Bible ne connaissaient évidemment pas l’explication scientifique. Cependant, ce beau phénomène naturel leur a fait penser à Dieu. Ils y ont vu un signe destiné à rappeler son alliance avec sa création. L’arc-en-ciel est ainsi devenu le signe de l’amour de Dieu pour l’humanité qu’il veut vivante.

Cette première alliance, expression de sa volonté de salut pour toute la création, Dieu l'a renouvelée par son Fils. Le signe de la nouvelle alliance n’est plus l’arc-en-ciel mais la croix. Plus que l’arc-en-ciel, la croix nous fait penser à Dieu, à son amour et à sa volonté de salut. Or, la période du Carême veut précisément attirer notre regard sur la croix et nous faire approfondir ce mystère. La croix doit nous faire penser à celui qui l'a portée et qui y a été suspendu, résultat d'une vie entièrement consacrée à la proclamation de l'Évangile de Dieu, un message qui en a dérangé plus d'un! Faisons l'effort de regarder Jésus en croix et de « discerner sa présence » vivifiante dans notre vie.

Merci Michel!
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Une perruche à collier

 Photo prise en banlieue de Paris:
Photo de Bernard Lecomte - France - Merci!

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«L'art, la science, la nature, 

tout est chemin possible vers Dieu 

pour qui sait s'émerveiller.»

(François Darbois)

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«Soyez heureux dans le moment présent. 

Chaque moment est tout ce dont nous avons besoin.»

(Mère Teresa)

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Bon dimanche!

Jean-Yves

vendredi 19 février 2021

« Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs... » (345,783)

 Bonjour!

Samedi  20 février 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu’ils se convertissent » (Lc 5, 27-32)

Tes paroles, Seigneur, sont esprit
et elles sont vie.
Je ne prends pas plaisir à la mort du méchant,      
dit le Seigneur.
Qu’il se détourne de sa conduite, et qu’il vive !
Tes paroles, Seigneur, sont esprit
et elles sont vie. (cf. Ez 33, 11)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc


En ce temps-là,
Jésus sortit et remarqua un publicain
(c’est-à-dire un collecteur d’impôts)
du nom de Lévi
assis au bureau des impôts.
Il lui dit :
« Suis-moi. »
Abandonnant tout,
l’homme se leva ; et il le suivait.
Lévi donna pour Jésus une grande réception dans sa maison ;
il y avait là une foule nombreuse de publicains et d’autres gens
attablés avec eux.
Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient
en disant à ses disciples :
« Pourquoi mangez-vous et buvez-vous
avec les publicains et les pécheurs ? »
Jésus leur répondit :
« Ce ne sont pas les gens en bonne santé
qui ont besoin du médecin,
mais les malades.
Je ne suis pas venu appeler des justes
mais des pécheurs,
pour qu’ils se convertissent. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Lévi est « assis à son bureau du publicain ». Bien campé derrière sa table, il jouit de la stabilité qu’il s’est enfin acquis. Certes ce fut à force d’intrigues, de pots-de-vin et autres concessions, mais la fin ne justifie-t-elle pas les moyens ? Il faut avoir la politique de ses ambitions. Cela n’a pas arrangé ses relations avec ses coreligionnaires, qui le considèrent comme un « collabo » ; mais lui au moins ne craint pas l’avenir : son compte en banque lui permettra de faire face à d’éventuels revers de fortune, voire de changements politiques. 

La position relative des acteurs de la scène en dit long : notre collecteur est assis ; il n’a pas besoin de se fatiguer en allant vers les autres : ce sont eux qui viennent à lui ; ils font même la queue pour poser leur argent sur la table derrière laquelle il préside. Il est craint de tous, car l’occupant romain laisse aux préleveurs des taxes la liberté de majorer les redevances et de s’approprier au passage les excédents, pourvu que le montant prévu tombe dans les caisses de l’empire. Lévi ne se prive pas de cette « tolérance », ce qui lui permet de mener un train de vie de grand Seigneur. Bref : tout va bien pour lui.

Mais alors, quelle mouche l’a piqué pour qu’il réponde tout de go à l’appel de ce Rabbi venu de Nazareth ? Il a suffit qu’il lui dise « Suis-moi », pour qu’il « abandonne tout » ce qui lui avait coûté tant de patience, d’efforts et d’humiliations. Lui qui avait enfin acquis la sécurité dont il rêvait, le voilà qui « se lève et se met à suivre Jésus », ce Rabbi itinérant ! On ne sait d’ailleurs pas d’où il vient ce Jésus, lorsqu’il surgit sur l’avant-scène de la vie de Lévi, et notre collecteur sait encore moins où il va, et pour cause : « le vent souffle où il veut : tu entends le bruit qu’il fait, mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né du souffle de l’Esprit » (Jn 3, 8). 

Que s’est-il donc passé dans cet instant où les regards de ces deux hommes se sont croisés ? Nul ne le sait sinon Jésus et Lévi : le secret de cette rencontre fondatrice demeure scellé dans leur cœur à tous deux, tout comme le secret de la rencontre, de l’échange de regard, de l’appel qui a mis chacun de nous en route à la suite du Seigneur.

Si le temps de carême nous est donné en vue d’un nouveau départ à la suite de Jésus, alors il est important de faire mémoire de ces moments fondateurs dans lesquels nous avons rencontré le Seigneur, où il a posé sur nous son regard, où nous avons compris qu’il nous aimait, où il nous a appelés, et où enfin nous lui avons répondu, nous mettant à sa suite. 

Le parcours n’est bien sûr pas balisé : il est personnel pour chacun et nous ne sommes pas forcément passés par chacune de ces étapes de manière précise. La plupart d’entre nous ont reçu la foi dans le contexte familial ; mais nous avons tous vécu des moments d’appropriation personnelle de ce qui nous avait été transmis. C’est de cela qu’il est bon de se remémorer, afin de pouvoir refaire, plus consciemment et plus pleinement, le choix de devenir disciple de Jésus.

Il est de bon ton aujourd’hui d’avoir son « gourou », son « Maître spirituel » ; chrétien souviens-toi que tu n’es pas en manque ! Ton Maître c’est le Christ, le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs, le Fils de Dieu venu dans la chair pour nous entraîner à sa suite jusqu’en la maison du Père !

Lorsque nous aurons ainsi ravivé la flamme de notre désir, que nous nous serons nous aussi arrachés à nos fausses sécurités pour nous mettre en route avec un élan renouvelé sur le chemin de la vie, il sera bon d’ « offrir un grand festin dans notre maison » intérieure en prenant encore et toujours modèle sur Lévi. Il savait bien que ce n’était pas du « beau monde » qu’il avait invité, mais si le Maître ne l’avait pas repoussé, lui – bien plus : s’il était venu le chercher pour l’appeler à sa suite – il n’y avait aucune raison qu’il agisse autrement envers ses amis. 

Ce n’est pas une humanité idéale, mais notre humanité bien concrète que Jésus est venu réconcilier avec lui. Sachons donc l’accueillir dans tout ce que nous sommes : y a-t-il quelque chose en nous qui ne soit souillé par le péché ? Mais y a-t-il quelque chose en nous qui ne soit assumé dans l’humanité très sainte de notre Sauveur ? Lavé par son précieux Sang ? Sanctifié par son Esprit ? Oui : osons l’accueillir et lui faire la fête avec tout notre être, y compris ce qui en nous, nous fait honte : « Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs, pour qu’ils se convertissent ».

Loué sois-tu, Seigneur Jésus, d’être venu marcher sur mes routes d’égarement et d’avoir croisé mon regard. Béni sois-tu pour ton appel qui se renouvelle chaque jour, alors même que je cherche obstinément à « faire mon trou » sur cette terre, au prix de compromissions inavouables. Viens encore me surprendre comme au premier jour de notre rencontre, prends autorité sur toutes mes résistances, et donne-moi la force dans l’Esprit de “tout abandonner, de me lever et de me mettre à ta suite”. Je pourrai alors te rendre grâce de tout mon cœur et m’offrir à toi dans la joie et la fraîcheur d’un nouveau départ pour la grande aventure de la vraie vie.


Abbé Philippe Link / Merci!

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 «Dieu t'a crée faible 

pour pouvoir te donner son propre pouvoir.» 

(Saint Augustin)


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La Maison Desrochers
(En rappel du nom de notre premier évêque: Mgr Bruno Desrochers) 
Elle est située sur les terrains de l'évêché.
C'est une magnifique maison ancestrale
 qui a été rénovée par Pierre Michaud,
l'homme de maintenance de l'évêché.
 C'est un homme très talentueux et habile.
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Bonne journée!

Jean-Yves 

jeudi 18 février 2021

« Des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront » / (345,708)

 Bonjour!

Vendredi 19 février 2021

Intérieur de l'église de Saint-Jean-Port-Joli

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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront » (Mt 9, 14-15)

Gloire au Christ,
Sagesse éternelle du Dieu vivant.
     Gloire à toi, Seigneur.
Cherchez le bien, non le mal, afin de vivre.    
Ainsi le Seigneur sera avec vous.
Gloire au Christ,
Sagesse éternelle du Dieu vivant.
     Gloire à toi, Seigneur. (cf. Am 5, 14)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
les disciples de Jean le Baptiste s’approchèrent de Jésus
en disant :
« Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons,
tes disciples ne jeûnent-ils pas ? »
Jésus leur répondit :
« Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil
pendant le temps où l’Époux est avec eux ?
Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ;
alors ils jeûneront. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

La question du jeûne pour un juif pieux est de la première importance. La liturgie juive connaissait du temps de Jésus un « grand jeûne » au jour de l’Expiation et sa pratique était une condition d’appartenance au peuple de Dieu : « Quiconque ne jeûnera pas ce jour-là, nous dit le Lévitique, sera retranché des siens » (Lv 23, 29). Mais, il était aussi courant que les juifs pieux, tels les disciples de Jean-Baptiste ou les Pharisiens, jeûnent par dévotion personnelle. C’était là une manière de manifester une attitude de confiance dans la Providence divine et d’abandon total entre les mains de Dieu.

On peut comprendre que les Pharisiens interrogent Jésus sur la non pratique du jeûne de la part de ses disciples. En fait, derrière leur question, il y a surtout celle de savoir, non pas la raison de l’absence de jeûne de ses disciples mais plutôt pourquoi, lui, ne leur prescrit pas de jeûner.

Autrement dit, c’est Jésus que les Pharisiens veulent remettre en question. Jésus l’a d’ailleurs bien perçu et c’est pourquoi il base sa réponse sur son identité d’Epoux : « Les invités de la noce pourraient-ils donc jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? Tant qu’ils ont l’Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. » En effet, comment l’épouse pourrait-elle jeûner lorsque l’Epoux est là près d’elle, elle qu’il est venu sauver et sanctifier malgré son infidélité.

En ce qui nous concerne, celui qui est venu épouser notre humanité pour nous sauver nous a été enlevé après son ascension. Et, pourtant, il nous a promis d’être avec nous pour toujours jusqu’à la fin du monde (cf. Mt 28, 20). Notre condition est celle de la tension entre le déjà là du Royaume et le pas encore de sa pleine manifestation. Dès lors, jeûner signifie pour nous entrer dans l’attitude de celui qui veille avec le désir ardent de la venue glorieuse du Seigneur qu’il sera capable de reconnaître dans la mesure de la grandeur de son désir.


Abbé Philippe Link / Merci!

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«Revenez à moi de tout votre cœur.» 

(Joël, 2-12)

Mais comment revenir au Seigneur?

Par le jeûne, la prière et l'aumône.


Le jeûne: c'est faire de la place, de l'espace 

pour m'aider à renouveler ma foi, ma confiance...

La prière: entrer en prière c'est entrer en relation, 

entrer en rencontre avec Dieu...

L'aumône: L'aumône m'invite 

à laisser, à donner de l'espace à l'autre...

(D'après l'homélie de Mgr Martin Laliberté).


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VOICI QUELQUES SUGGESTIONS DU PAPE FRANÇOIS
POUR VIVRE LE CARÊME 2021:
« -Jeûnez des mots offensants et transmettez des mots doux et tendres
-jeûnez d'insatisfaction; d'ingratitude et remplissez-vous de gratitude.
-jeûnez de colère et remplissez-vous de douceur et de patience.
-jeûnez des soucis et ayez confiance en Dieu.
-jeûnez des lamentations et prenez plaisir aux choses simples de la vie.
-jeûnez de stress et remplissez-vous de prière
-jeûnez de tristesse et d'amertume, et remplissez votre cœur de joie .
-jeûnez d'égoïsme et équipez-vous de compassion pour les autres.
-jeûnez d'impiété et de vengeance, et soyez rempli d'actes de réconciliation et de pardon.
-jeûnez des mots et équipez-vous de silence et de la disponibilité pour écouter les autres. »

Bon Carême! Pape François
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«Dieu se découvre dans le sentiment de gratitude.»

(Martin Steffens)

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«Le chemin se fait en cheminant.»

(Antonio Madrado)

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«Le désir est l'essence de l'homme.»

(Spinoza)

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Orgue de la cathédrale - La Pocatière

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Méditation...

La pénitence qui plaît le plus au Seigneur: se dépenser pour mieux aimer son prochain, soulager les personnes marginalisées et persécutées; bref, supprimer la misère humaine sous toutes ses formes... Tout cela est mieux que de multiplier les jeûnes et les mortifications, surtout si ça donne mauvais caractère!

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«Dans ce que tu dis, mets un peu de sucre... 

Dans ce que tu entends, mets un peu de sel...

(Gérard St-Denis)

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Bonne journée!

Jean-Yves