vendredi 27 août 2021

« Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre » / ( 364,244)

Bonjour!

vendredi 27 août 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre » (Mt 25, 1-13)

Alléluia. Alléluia.
Restez éveillés et priez en tout temps :
ainsi vous pourrez vous tenir debout devant le Fils de l’homme.
Alléluia. (cf. Lc 21, 36)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples cette parabole :
    « Le royaume des Cieux sera comparable
à dix jeunes filles invitées à des noces,
qui prirent leur lampe
pour sortir à la rencontre de l’époux.
    Cinq d’entre elles étaient insouciantes,
et cinq étaient prévoyantes :
    les insouciantes avaient pris leur lampe
sans emporter d’huile,
    tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes,
des flacons d’huile.
    Comme l’époux tardait,
elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.
    Au milieu de la nuit, il y eut un cri :
“Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.”
    Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent
et se mirent à préparer leur lampe.
    Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes :
“Donnez-nous de votre huile,
car nos lampes s’éteignent.”
    Les prévoyantes leur répondirent :
“Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous,
allez plutôt chez les marchands vous en acheter.”
    Pendant qu’elles allaient en acheter,
l’époux arriva.
Celles qui étaient prêtes
entrèrent avec lui dans la salle des noces,
et la porte fut fermée.
    Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour
et dirent :
“Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !” 
     Il leur répondit :
“Amen, je vous le dis :
je ne vous connais pas.”

    Veillez donc,
car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Au départ : dix vierges, qui constituent un groupe soudé ; toutes sont invitées par l’Epoux et font donc partie du cercle de ses amis, de ses intimes. Elles prennent l’initiative de sortir à la rencontre de l’Epoux, mais celui-ci « tarde » sans que nous connaissions le motif de son retard. Toutes s’endorment pareillement : les prévoyantes aussi bien que les insensées.

La nuit et le groupe sont divisés en deux parties par le cri : « Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre. » C’est à cette étape du récit que s’opère la séparation irréversible entre les vierges sages et folles, alors que jusque-là leur cohabitation ne posait aucun problème. L’Epoux ne reproche rien aux vierges étourdies ; il constate simplement qu’elles ne sont pas à l’intérieur, et qu’il ne les connaît pas.

Pour aller plus loin dans l’interprétation, il faut se risquer à décrypter le langage symbolique de l’huile. Nous constatons d’abord qu’il y a deux sortes d’huiles ; il y a l’huile d’origine, et celle qui est acquise en cours de route, pour suppléer au manque. Seule la possession de l’huile originelle en quantité suffisante donne accès à la salle des noces ; elle conditionne même la reconnaissance par l’Epoux.

Selon Saint Grégoire le Grand, l’huile représente le « langage de l’âme », c’est-à-dire le désir, qui entretient la flamme de l’amour. L’huile originelle représente le désir éveillé par le Christ lui-même au jour de notre première rencontre avec lui et ranimé à chaque moment de conversion intense. Ce désir « d’en haut » manifeste la présence de l’Esprit en nos cœurs, et fait de nous des amis de l’Epoux, invités aux noces. Les vierges qui se sont munies au départ d’une réserve d’huile, sont celles qui sont demeurées fidèles à la grâce des origines, qui ont gardé le souvenir de la rencontre et ont entretenu le désir du retour de l’Epoux. Son retard ne les distraie pas du souvenir de sa présence, et l’assoupissement durant l’attente n’éteint pas la flamme, toujours prête à ressurgir et à brûler avec une nouvelle vigueur.

Toute autre est la situation des vierges folles : sollicitées par d’autres désirs, elles ont oublié le temps de la rencontre, et se sont dispersées dans les multiples convoitises. Le renvoi vers les marchands symbolise cette perversion du désir qui se recourbe vers la terre et devient concupiscence du monde.

Ce qui différencie les deux groupes, c’est finalement la qualité de leur désir ; c’est à cela que l’Epoux les reconnaît : « J’ai contre toi que tu as perdu ton amour d’antan (Ap 2, 4)». On n’entre pas dans la salle de noce avec un cœur saturé de désirs terrestres.

Prise sous cet angle, cette parabole concerne probablement plus d’un parmi nous : ne faisons-nous pas quotidiennement l’expérience de la duplicité de notre cœur, qui tend certes vers Dieu, mais est aussi séduit par les sollicitations du monde ?

Demandons au Seigneur d’unifier notre cœur ; de nous arracher à la dispersion dans les convoitises décevantes, et de faire converger en lui tous nos désirs légitimes, afin que nos vies soient intégrées dans la sienne. Le détachement évangélique n’est pas indifférence aux choses de la vie ; il est concentration de l’attention sur la présence de Celui qui donne à chaque événement son poids d’éternité.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Photo de Bernard Lecomte - France - Merci.
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Bonne journée!

Jean-Yves  

mardi 24 août 2021

« Vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes » / (364,137)

 Bonjour!

Mercredi 25 août 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

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ÉVANGILE

« Vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes » (Mt 23, 27-32)

Alléluia. Alléluia.
En celui qui garde la parole du Christ
l’amour de Dieu atteint vraiment sa perfection.
Alléluia. (1 Jn 2, 5)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait :
    « Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites,
parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis à la chaux :
à l’extérieur ils ont une belle apparence,
mais l’intérieur est rempli d’ossements
et de toutes sortes de choses impures.
    C’est ainsi que vous, à l’extérieur,
pour les gens, vous avez l’apparence d’hommes justes,
mais à l’intérieur vous êtes pleins d’hypocrisie et de mal.

    Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites,
parce que vous bâtissez les sépulcres des prophètes,
vous décorez les tombeaux des justes,
    et vous dites :
“Si nous avions vécu à l’époque de nos pères,
nous n’aurions pas été leurs complices
pour verser le sang des prophètes.”
    Ainsi, vous témoignez contre vous-mêmes :
vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes.
    Vous donc, mettez le comble à la mesure de vos pères ! »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Les interpellations de Jésus sont toujours aussi virulentes. Il dénonce aujourd’hui nos comportements ambigus et mortifères, qui nous donnent les apparences de la justice et du bien, quand à l’intérieur la mort est tapie et fait son œuvre.

Mais Jésus fait plus que souligner un manque de cohérence ; nous sommes tous d’accord sur le fait qu’il faut accorder nos actes et nos pensées, nos choix de vie et notre foi. Ce n’est pas une question de logique qu’aborde Jésus, mais celle de notre unification intérieure.

Pour les questions de logique en effet, nul besoin de nous enseigner. Mais dans le cas présent, si Jésus prend soin de nous avertir, c’est que nous ne sommes pas conscients de notre condition. Pire, nous nous comportons ouvertement de manière scandaleuse sans nous en rendre compte.

Il est vrai que notre société est la proie de dichotomies les plus grotesques. Il y a l’homme et le non homme. L’enfant et l’embryon. Celui qui peut vivre et celui qui n’en a pas le droit. La tolérance et l’exclusion. La vie privée et la vie publique. La vie professionnelle et la vie religieuse. Le risque est grand de nous identifier peu à peu à ces hypocrisies iniques, et peut être même de contribuer à les répandre. Une façon de penser plus qu’une adhésion à des idées. Et peu à peu la mort fait son domaine en nous, avec notre complicité.

« Malheur » s’exclame Jésus, dévoilant aux pharisiens une décision qui est la leur et dont ils ne semblent pas encore conscients. Ils ont choisi de donner la mort. Et d’une façon particulièrement tragique.

Il y a en effet un contraste saisissant entre leur protestation d’innocence et le culte rendu aux prophètes assassinés. En leur bâtissant des tombeaux, ils montrent en effet la justice de ces hommes. Mais cet acte ne s’adresse pas aux prophètes ni à leur mémoire. Ils détournent la justice des prophètes à leur profit et pour condamner leurs pères.

Le mécanisme du péché est clairement dévoilé par Jésus : ce n’est pas une question d’hérédité (ce que la Bible a toujours dénoncé), mais de choix. S’ils sont meurtriers, ce n’est pas parce qu’ils sont les fils de leurs pères, mais parce qu’ils ont fait le même choix de mort que leurs pères. Et même pire. Car quiconque ne veut pas se reconnaître pécheur se place dans la nécessité de faire reposer la responsabilité de son péché sur un autre. L’accusation des hypocrites que dénonce Jésus se double donc d’un mensonge, qui dissimule la volonté de meurtre. Le péché des fils redouble donc celui des pères.

Si Jésus dénonce les crimes qui n’ont pas encore été commis, c’est pour que nous soyons saisis par cette vérité et que nous revenions à la lumière, car nous sommes des fils de la lumière. Notre comportement doit manifester la justice que le Seigneur veut faire régner en nos âmes, et être un témoignage sûr pour les générations à venir comme pour le monde où nous vivons. Qui d’autre que les chrétiens pourra en effet manifester la grandeur de l’homme rétabli dans sa dignité par le salut qui lui est offert ?


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 


lundi 23 août 2021

«Viens, et tu verras» / (364,076)

Bonjour!

Merci 24 août 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour... 

 (Jn 1,45-51): Philippe rencontre Nathanaël et lui dit: «Celui dont parlent la loi de Moïse et les Prophètes, nous l'avons trouvé: c'est Jésus fils de Joseph, de Nazareth». Nathanaël répliqua: «De Nazareth! Peut-il sortir de là quelque chose de bon?». Philippe répond: «Viens, et tu verras». Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare: «Voici un véritable fils d'Israël, un homme qui ne sait pas mentir». Nathanaël lui demande: «Comment me connais-tu?». Jésus lui répond: «Avant que Philippe te parle, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu». Nathanaël lui dit: «Rabbi, c'est toi le Fils de Dieu! C'est toi le roi d'Israël!». Jésus reprend: «Je te dis que je t'ai vu sous le figuier, et c'est pour cela que tu crois! Tu verras des choses plus grandes encore». Et il ajoute: «Amen, amen, je vous le dis: vous verrez les cieux ouverts, avec les anges de Dieu qui montent et descendent au-dessus du Fils de l'homme».

Commentaire: Mgr. Christoph BOCKAMP Vicaire Régional de l'Opus Dei en Alemagne (Bonn, Allemagne)

«Viens, et tu verras»

Aujourd'hui, nous célébrons la fète de Saint-Barthélemy. Saint Jean, l'évangéliste, nous raconte la première rencontre avec Jésus avec une telle intensité que nous sommes transportés sur la scène. C'est sont des dialogues des cœurs jeunes, honnêtes, sincères et c'est sublime!

Jésus rencontre Philippe par hasard et lui dit «suis-moi» (Jn 1,43). Peu de temps après, Philippe, heureux de cette rencontre avec Jésus, cherche son ami Nathanaël pour lui raconter que “enfin” il a trouvé celui dont parlent les prophètes: «C'est Jésus fils de Joseph, de Nazareth» (Jn 1,45). La réponse qu'il reçoit de la part de Nathanaël n'est pas très enthousiaste, elle est plutôt sceptique: «De Nazareth! Peut-il sortir de là quelque chose de bon?» (Jn 1,46). Partout dans le monde, c'est pareil. Chaque ville ou village pense que rien de bon ne peut sortir de leur ville ou village voisine… et vice-versa.

Mais Philippe ne se décourage pas. Etant de bons amis, il ne s'explique plus et il l'invite à l'accompagner: «Viens, et tu verras» (Jn 1,46). Alors, il y va, et cette première rencontre avec Jésus détermine sa vocation. Ce qui semblait le hasard était, déjà bien préparé à l'avance, dans le plan de Dieu. Pour Jésus, Nathanaël, n'est pas un inconnu: «Avant que Philippe te parle, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu» (Jn 1,48). De quel figuier parle-t-Il? Peut-être c'était l'endroit préféré de Nathanaël où il allait pour se reposer, penser, s'isoler, …toujours sous le regard de Dieu. Comme nous tous. Mais pour bien se rendre compte de l'amour infini de Dieu pour chacun d'entre nous, afin d'être conscient que Dieu frappe à la porte et qu'Il m'appelle, nous avons besoin de quelqu'un qui comme Philippe nous dira «Viens, tu verras». Quelqu'un qui nous amène sur la route que Saint Josémaria appelle: «Chercher le Christ, trouver le Christ, aimer le Christ».

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Bonne journée!

Jean-Yves 

dimanche 22 août 2021

« Malheureux êtes-vous, guides aveugles » / (364,030)

Bonne journée!

Lundi 23 août 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Malheureux êtes-vous, guides aveugles » (Mt 23, 13-22)

Alléluia. Alléluia. 
Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ;
moi, je les connais, et elles me suivent.
Alléluia. (Jn 10, 27)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait :
    « Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites,
parce que vous fermez à clé le royaume des Cieux
devant les hommes ;
vous-mêmes, en effet, n’y entrez pas,
et vous ne laissez pas entrer
ceux qui veulent entrer !
    Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites,
parce que vous parcourez la mer et la terre
pour faire un seul converti,
et quand c’est arrivé,
vous faites de lui un homme voué à la géhenne,
deux fois pire que vous !

    Malheureux êtes-vous, guides aveugles,
vous qui dites :
“Si l’on fait un serment par le Sanctuaire,
il est nul ;
mais si l’on fait un serment par l’or du Sanctuaire,
on doit s’en acquitter.”
    Insensés et aveugles !
Qu’est-ce qui est le plus important : l’or ?
ou bien le Sanctuaire qui consacre cet or ?
    Vous dites encore :
“Si l’on fait un serment par l’autel,
il est nul ;
mais si l’on fait un serment par l’offrande posée sur l’autel,
on doit s’en acquitter.”
    Aveugles ! Qu’est-ce qui est le plus important :
l’offrande ?
ou bien l’autel qui consacre cette offrande ?
    Celui donc qui fait un serment par l’autel
fait un serment par l’autel
et par tout ce qui est posé dessus ;
    celui qui fait un serment par le Sanctuaire
fait un serment par le Sanctuaire
et par Celui qui l’habite ;
    et celui qui fait un serment par le ciel
fait un serment par le trône de Dieu
et par Celui qui siège sur ce trône. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Qu’est-ce que je suis prêt à faire pour obtenir une conversion ? Suis-je prêt à franchir terre et eau ? Ou, humblement, inviter quelqu’un à revenir à l’Eglise ? Ou utiliser ces 5 Euros que je dépense chaque jour en cafés pour m’acheter quelques livres de formation spirituelle ? Ou, par une confession sincère, déblayer le chemin qui conduirait mon âme au Saint-Esprit ? Ou de prendre un contact plus amical avec des gens que je croise souvent sans me soucier de les connaître ? Ou d’aller me réconcilier avec une personne qui est irritée contre moi sans raison ?

Il n’y a que le choix, les possibilités sont infinies. Même les Pharisiens faisaient de sérieux efforts pour s’attirer des convertis. Le Christ peut-il en dire autant de moi ? Est-ce que je Lui donne raison quand Il se lamente du fait que « les enfants des ténèbres » sont plus astucieux que « les enfants de lumière » ?

Le Christ dit : « pour faire un seul converti ». Nous ne pouvons pas « faire » un converti. Lui seul le peut. Chaque fois que nous essayons de le faire, c’est que nous travaillons pour nous, et non pas pour cette personne ou pour le Christ et cela tourne habituellement à la catastrophe. Nous pouvons faire appel à une personne par la crainte, l’égoïsme, la vanité ou l’intérêt personnel mais la convaincre d’agir en croyant, Dieu seul peut l’aider à une conversion authentique de son cœur. Dieu appelle à la liberté et à l’amour. La seule façon de répondre à Dieu dans l’amour et la liberté, c’est de vivre notre propre vocation dans l’amour et la liberté.

Dieu nous donne du zèle pour les âmes afin de l’aider à sauver autant d’âmes que possible. Etre appelé à l’apostolat est un appel à servir et à sauver des âmes. L’efficacité de notre apostolat dépend du degré d’amour et de sacrifice qu’on y met. Quand notre apostolat devient un moyen de reconnaissance et d’avancements personnels, c’est alors que notre mission s’affadit, perd de sa valeur. Au lieu d’aider des âmes à atteindre le ciel, on ne fait que les en éloigner. On devient alors que des « guides aveugles ».

Seigneur, tu m’as donné la joie d’aider les autres à se rapprocher de toi. Je n’ai jamais connu de joie plus profonde. Comme Jean le Baptiste, fais que je diminue et que tu croisses afin qu’on puisse te reconnaître par moi.


Abbé Philippe Link / Merci!




Bonne journée!

Jean-Yves

samedi 21 août 2021

« Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » / (363,992)

 Bonjour!

Dimanche 22 août 2021

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...



ÉVANGILE

« Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » (Jn 6, 60-69)

Alléluia. Alléluia.
Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie ;
tu as les paroles de la vie éternelle.
Alléluia. (cf. Jn 6, 63c.68c)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus avait donné un enseignement 
dans la synagogue de Capharnaüm.
    Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent : 
« Cette parole est rude ! 
Qui peut l’entendre ? » 
    Jésus savait en lui-même 
que ses disciples récriminaient à son sujet. 
Il leur dit : 
« Cela vous scandalise ? 
    Et quand vous verrez le Fils de l’homme 
monter là où il était auparavant !... 
    C’est l’esprit qui fait vivre, 
la chair n’est capable de rien. 
Les paroles que je vous ai dites sont esprit 
et elles sont vie. 
    Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » 
Jésus savait en effet depuis le commencement 
quels étaient ceux qui ne croyaient pas, 
et qui était celui qui le livrerait. 
    Il ajouta : 
« Voilà pourquoi je vous ai dit 
que personne ne peut venir à moi 
si cela ne lui est pas donné par le Père. » 

    À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent 
et cessèrent de l’accompagner. 
    Alors Jésus dit aux Douze : 
« Voulez-vous partir, vous aussi ? » 
    Simon-Pierre lui répondit : 
« Seigneur, à qui irions-nous ? 
Tu as les paroles de la vie éternelle. 
    Quant à nous, nous croyons, 
et nous savons que tu es le Saint de Dieu. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« Mes paroles sont vie ». Les paroles de Jésus sont Vie. Non seulement la Parole de Jésus nous saisit, mais elle dépose en nous une vie nouvelle ; chaque mot est une étincelle de vie éternelle. Plus nous nous nourrissons de la Parole, plus le Feu prend dans notre cœur.

C’est pour cela que beaucoup de disciples s’en vont. Ils sentent bien que s’ils consentent à la Parole, ils vont être envahis par une vie qui les débordera. Ils ont peur d’être aimés et donc de devoir se jeter dans l’Amour. Ils ont peur de vivre vraiment, de vivre pleinement. Alors, beaucoup de ces disciples s’en vont en arrière (Jn 6,66), c’est-à-dire font marche arrière.

Prenons le temps pour regarder dans notre vie s’il n’y a pas de ces moments où nous avons ainsi fait marche arrière. Avec nombre de prétextes. Mais la vraie raison n’était-elle pas que nous avions peur d’accepter l’Amour gratuit de Dieu ?

Et Pierre ? Comment Pierre, au nom des Douze, peut-il dire : « Seigneur, à qui irions-nous, tu as les paroles de vie éternelle ? » (6,68). Comment Pierre, à ce moment-là, ne fait-il pas marche arrière, mais dit-il OUI à la Parole qui est esprit et vie ? L’Évangile ne nous dit pas que Pierre ait tout compris, mais il fait confiance, il fait confiance à la Parole de Jésus. D’où cela lui vient-il ? Jésus nous le fait comprendre très clairement : « Nul ne peut venir à moi si cela ne lui est donné par le Père » (Jn 6,65).

Auparavant, dans le même échange, Jésus avait même expliqué comment s’y prend le Père pour nous mener à Jésus : «Nul ne peut venir à moi si le Père qui m’a envoyé ne le tire» (6,44). Le Père nous tire vers Jésus. Un geste d’amour merveilleux ! Le Père, insensiblement le plus souvent, se fait proche de nous et Il nous tire de nos tristesses, de nos petitesses pour nous faire découvrir le cœur immense de son Fils !

En ce dimanche, re-choisissons d’aimer, de prendre le risque de l’Amour. Comme jadis au temps de Josué, le Seigneur nous a convoqués et Josué nous dit : « S’il ne vous plaît pas de choisir le Seigneur, – s’il ne vous plaît pas de vous laisser aimer par Dieu –, choisissez aujourd’hui » (cf. Jos 24,15) quelle autre divinité vous voulez servir. Et comme le peuple de Sichem, nous répondons : « Plutôt mourir que d’abandonner le Seigneur pour servir d’autre dieux » (24,16).

Oui, Seigneur, nous ne voulons pas devenir esclaves de toutes sortes de divinités qui ne nous aiment pas. Et même : nous ne voulons pas devenir esclaves de nous-mêmes quand nous ne nous aimons pas ; nous voulons ensemble plonger dans ton Amour. Nous voulons nous immerger dans le mystère de ton Eucharistie.

 


Abbé Philippe Link / Merci!

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Baptême...


Ce dimanche

à 11 h 30 sera baptisé à la cathédrale:

Léo

fils de David Pelletier et Caroline Blanchet.

Portons dans notre prière le petit Léo.

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Bon dimanche!

Jean-Yves 

vendredi 20 août 2021

« Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. » / 363,932)

 Bonjour!

Samedi 21 août 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Ils disent et ne font pas » (Mt 23, 1-12)

Alléluia. Alléluia.
Vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux ;
vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.
Alléluia. (cf. Mt 23, 9b.10b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,
    Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples,
    et il déclara :
« Les scribes et les pharisiens enseignent
dans la chaire de Moïse.
    Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire,
faites-le et observez-le.
Mais n’agissez pas d’après leurs actes,
car ils disent et ne font pas.
    Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter,
et ils en chargent les épaules des gens ;
mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
    Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens :
ils élargissent leurs phylactères
et rallongent leurs franges ;
    ils aiment les places d’honneur dans les dîners,
les sièges d’honneur dans les synagogues
    et les salutations sur les places publiques ;
ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
    Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi,
car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner,
et vous êtes tous frères.
    Ne donnez à personne sur terre le nom de père,
car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux.
    Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres,
car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.
    Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.

    Qui s’élèvera sera abaissé,
qui s’abaissera sera élevé. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Jésus oppose dans cette péricope le comportement des scribes et pharisiens à celui des disciples. Mais d’une façon plus large, il nous révèle notre propre division intérieure ; car le premier groupe ressemble étrangement au vieil homme qui sévit encore en nous.

Après une introduction qui souligne la distance entre la parole et l’action des scribes, Jésus précise en quoi consiste leur hypocrisie : ils chargent de lourds fardeaux les épaules des gens, tandis qu’eux-mêmes ne portent que des vêtements d’honneur ; c’est-à-dire : ils imposent aux croyants une observance scrupuleuse de toutes les prescriptions des Écritures – augmentées de celles de leurs propres Traditions – mais eux-mêmes sont trop préoccupés de leur gloire, pour mettre en pratique ce qu’ils exigent des autres.

Qui ne reconnaît dans cette description le comportement de l’homme psychique et charnel, prompt à appliquer la Loi à son prochain, à juger les transgresseurs, à reprocher à son frère la paille qui encombre son œil ; prompt à tirer vanité de son discernement et de sa justice, mais inconscient de la poutre qui l’aveugle et de l’orgueil qui l’étouffe ?

A cette attitude Jésus oppose le comportement que devrait adopter le disciple, comportement qui caractérise l’homme nouveau, « né d’eau et d’Esprit ».

Cette deuxième partie de la péricope, introduite par l’incise « pour vous », présente une structure en forme de chiasme : il est question d’un Rabbi, puis du Père, puis à nouveau d’un Maître. De cette façon, le verset central, qui traite de la paternité divine, est mis en évidence entre deux versets abordant le thème du rôle de l’enseignant.

Commençons donc par le « cœur » de notre passage : « Vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux ». Dès lors : ne vous laissez pas aliéner de votre liberté filiale en écoutant d’autres paroles que celles de Celui qui vous engendre à la vraie vie.

Ces discours frelatés viennent précisément de ces soi-disant « rabbi » dont il a été question dans la première partie et que nous pourrions être tentés d’imiter en réclamant comme eux le titre de « Maître ». Le seul autorisé à enseigner est le Christ ; lui qui est à la fois la Parole du Père et son exégète. Or celui qui est incontestablement « le plus grand parmi nous », s’est fait « notre serviteur », nous enseignant par là la logique du Royaume : « Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé ».

Ce verset conclusif apparaît comme la clé qui nous permet de discerner ce qui en nous appartient encore au monde ancien et ce qui relève déjà du Royaume. Tout ce qui tend à s’élever dans un mouvement de superbe, trahit l’homme ancien ; tandis que l’abaissement humble et sincère dans la conscience que tout nous est donné par pure grâce, révèle l’action de l’Esprit dans nos vies.

Que la Vierge Marie, nous aide dans le dur labeur de la conversion, afin que nous puissions avec elle « exulter de joie en Dieu notre Sauveur, car il s’est penché sur la bassesse de son humble servante »


Abbé Philippe Link / Merci!

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Le jardin floral de La Pocatière

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«Papa (Dieu) est Amour et il nous aime

 d'un amour absolu et indéfectible. 

Ce n'est pas un amour relatif ou conditionnel. 

Il n'y a aucune condition à son amour.

 Nous existons, parce qu'il nous a toujours aimés,

 qu'il nous aime maintenant encore 

et qu'il nous aimera pour l'éternité.»


(Roger Poudrier)


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Invitation

Lancement d'un livre...


«Trois siècles en soixante-dix-ans»


Auteur: Simon-Pierre Pelletier


Vicaire général du diocèse de Sainte-Anne


Dimanche 22 août 2021 à 14 h 00

À la cathédrale de Sainte-Anne

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Bonne journée!

Jean-Yves 

jeudi 19 août 2021

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et ton prochain comme toi-même » / (363,873)

 Bonjour!

 Vendredi 20 août 2021


Vieille grange près de la Seigneurie Des Aulnaies.

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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et ton prochain comme toi-même » (Mt 22, 34-40)

Alléluia. Alléluia.
Fais-moi connaître ta route, mon Dieu ;
dirige-moi par ta vérité.
Alléluia. (Ps 24, 4b.5a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    Les pharisiens,
apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens,
se réunirent,
    et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus
pour le mettre à l’épreuve :
    « Maître, dans la Loi,
quel est le grand commandement ? »
    Jésus lui répondit :
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu
de tout ton cœur,
de toute ton âme et de tout ton esprit.
    Voilà le grand, le premier commandement.
    Et le second lui est semblable :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
    De ces deux commandements dépend toute la Loi,
ainsi que les Prophètes. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

L’évangéliste ne laisse planer aucun doute : les interlocuteurs de Jésus ne cherchent pas à s’instruire, mais veulent « le mettre à l’épreuve ». Or l’examinateur est plus grand que l’examiné, le professeur plus savant que l’étudiant. L’apostrophe « Maître » cache mal le refus de l’autorité du Seigneur, qu’ils prétendent éprouver afin de pouvoir contester sa prétention à enseigner.

Jésus a bien sûr flairé le piège ; pourtant il répond très simplement à la question qui lui est posée, car elle est l’occasion de ramener ses interlocuteurs à l’essentiel. L’interrogation porte non pas sur le plus grand des commandements, mais sur « le grand commandement », c’est-à-dire celui qui s’impose de manière absolue. Jésus rassemble Dt 6, 5 et Lv 19, 18 en un seul précepte qui s’impose inconditionnellement. Le second qui a trait à l’amour du prochain n’est pas secondaire : il est « semblable » au premier en dignité et en importance ; il en est inséparable et est tout aussi absolu que lui.

« Tu aimeras » : le futur vaut bien sûr pour un impératif ; mais en même temps, il ouvre sur un avenir. Aimer s’inscrit pour nous dans la durée ; c’est un chemin sur lequel nous pourrons toujours progresser. L’important est de ne pas nous arrêter. L’amour est vie, croissance, sans quoi il s’étiole et meurt. C’est pourquoi l’amour vrai est éternellement jeune, de la jeunesse de l’Esprit Saint.

Cet amour vivant, cet amour qui constitue l’essence même de la vie authentique, est appelé à prendre pour objet à la fois et inséparablement Dieu et le prochain. Il s’agit d’un seul et même amour, mais selon deux modalités distinctes.

Le paradoxe réside dans le fait que la première modalité – à savoir l’amour de Dieu – mobilise toute la personne, dans toutes ses dimensions, et de manière absolue : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit ». Jésus bat le rappel de toutes nos facultés pour les recentrer sur l’unique nécessaire ; et par le fait même, il nous unifie, nous intègre, nous sauve de l’éparpillement dans la multiplicité des affections et des désirs. Seul l’Unique peut nous unifier ; seul l’Unique peut exiger de nous cette priorité absolue et ce don sans partage. Mais précisément, que nous reste-t-il alors à offrir au prochain qui sollicite également notre amour, s’il ne nous reste plus rien ?

La réponse paradoxale à laquelle Jésus veut nous conduire ne serait-elle pas que la charité consiste précisément à offrir ce « rien » ? Non pas « à ne rien offrir », mais « à offrir ce rien » qui nous reste lorsque nous avons tout donné à Dieu.

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même » : il ne s’agit surtout pas d’insister sur le « même », ce qui reviendrait à s’aimer dans l’autre réduit à l’identique de soi ; la charité n’a rien à voir avec une telle caricature de l’amour. Jésus ne nous dit pas non plus d’aimer notre prochain dans la mesure où nous nous aimons nous-mêmes ; ce qui entraînerait comme conséquence immédiate le devoir de développer l’amour de soi, puisqu’il serait la mesure de l’amour du prochain. Cette interprétation, souvent répétée, ne correspond probablement pas à l’intention du Seigneur.

L’expression : « aimer son prochain comme soi-même » ne signifierait-elle pas plutôt l’aimer dans cette pauvreté radicale de celui qui n’a rien à offrir, sinon ce « rien », dans lequel il est néanmoins disposés à accueillir l’autre.

N’est-ce d’ailleurs pas l’unique manière d’aimer, qui respecte vraiment le prochain ? C’est-à-dire qui ne lui impose rien, ne le manipule pas, mais lui laisse la libre initiative de disposer de l’espace que je lui offre dans mon cœur pour qu’il puisse y faire sa demeure.

Bien sûr cette demeure serait bien pauvre si elle était simplement inoccupée. Vidée de soi, elle a cependant été investie par Celui que nous avons aimé en premier, c’est-à-dire à qui nous nous sommes offerts en premier : l’Unique, l’Epoux de nos âmes, le Seigneur lui-même. Aussi est-ce lui que notre prochain y trouvera, dans la mesure même de l’exclusivité de notre amour de Dieu.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves