samedi 23 juillet 2022

« Demandez, on vous donnera » / Prière à sainte Anne de Mgr Dorylas Moreau... / (388,548)

Bonjour!

Dimanche 24 juillet 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour... 


ÉVANGILE

« Demandez, on vous donnera » (Lc 11, 1-13)

Alléluia. Alléluia.
Vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ;
c’est en lui que nous crions « Abba », Père.
Alléluia. (Rm 8, 15bc)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière.
Quand il eut terminé,
un de ses disciples lui demanda :
« Seigneur, apprends-nous à prier,
comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. »
    Il leur répondit :
« Quand vous priez, dites :
‘Père,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne.
    Donne-nous le pain
dont nous avons besoin pour chaque jour
    Pardonne-nous nos péchés,
car nous-mêmes, nous pardonnons aussi
à tous ceux qui ont des torts envers nous.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation. »
    Jésus leur dit encore :
« Imaginez que l’un de vous ait un ami
et aille le trouver au milieu de la nuit pour lui demander :
‘Mon ami, prête-moi trois pains,
    car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi,
et je n’ai rien à lui offrir.’
    Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond :
‘Ne viens pas m’importuner !
La porte est déjà fermée ;
mes enfants et moi, nous sommes couchés.
Je ne puis pas me lever pour te donner quelque chose’.
    Eh bien ! je vous le dis :
même s’il ne se lève pas pour donner par amitié,
il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami,
et il lui donnera tout ce qu’il lui faut.
    Moi, je vous dis :
Demandez, on vous donnera ;
cherchez, vous trouverez ;
frappez, on vous ouvrira.
    En effet, quiconque demande reçoit ;
qui cherche trouve ;
à qui frappe, on ouvrira.
    Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson,
lui donnera un serpent au lieu du poisson ?
    ou lui donnera un scorpion
quand il demande un œuf ?
    Si donc vous, qui êtes mauvais,
vous savez donner de bonnes choses à vos enfants,
combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint
à ceux qui le lui demandent ! »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

L’évangile de ce jour est un appel pressant à entrer dans une grande confiance vis-à-vis de Dieu. Certains craignent de déranger le Bon Dieu. Jésus leur dit : Demandez, vous obtiendrez (Lc 11,9). D’autres hésitent à importuner leur Seigneur. Jésus leur enseigne : Cherchez, vous trouverez, frappez, la porte vous sera ouverte (id.).

N’hésitons jamais, oui, jamais, à frapper à la porte du cœur de Dieu. Ce n’est pas à un Dieu lointain, hautain et occupé que nous nous adressons, mais à un Père qui est infiniment proche de nous puisque c’est en lui que nous avons la vie, le mouvement et l’être (Ac 17,28).

Il y a un ritualisme, un légalisme qui finalement finissent par mettre Dieu à distance, et cela par ignorance, par peur sinon par calcul. Non, Dieu se réjouit de nos demandes, il se plaît à accueillir notre simplicité à son égard. C’est « la voie de la confiance pure et amoureuse » que la petite Thérèse nous enseigne si bien. Dans une de ses dernières lettres écrite (à l’abbé Bellière) elle a ces mots : « Je voudrais que vous soyez simples avec le Bon Dieu » (LT 261). Elle explique cela à Céline, sa sœur : « Notre Bien-aimé n’a pas besoin de nos belles pensées, de nos œuvres éclatantes. S’il veut des pensées sublimes, n’a-t-il pas ses anges, ses légions d’esprits célestes dont la science surpasse infiniment celle des plus grands génies de notre triste terre. Ce ne sont pas l’esprit et les talents que Jésus est venu chercher ici-bas. Il ne s’est fait la fleur des champs qu’afin de nous montrer combien il chérit la simplicité » (LT 141).

Jésus chérit notre simplicité. De fait, a-t-il rejeté l’audace de l’hémorroïsse venu le toucher au milieu de la foule ? Non, il l’a guérie. A-t-il rejeté l’impudicité de la pécheresse venue étreindre ses pieds, les ondoyer et les essuyer avec ses cheveux ? Non, il l’a pardonnée ! A-t-il rejeté le disciple bien-aimé qui s’est penché sur sa poitrine ? Non, il l’a aimé et il l’a choisi. Jésus chérit la simplicité, et il veut nous faire entrer dans une vraie simplicité ; une familiarité – au sens propre du terme – avec le Père.

Aussi nous donne-t-il aujourd’hui cette petite parabole de l’homme qui ouvre en pleine nuit à celui qui le réveille parce qu’il a été touché par l’impudicité, le sans-gêne, la simplicité, de son visiteur nocturne. Jésus nous invite à avoir le même « sans-gêne » vis-à-vis du Père. Le terme grec est parfois traduit par insistance. Mais ce n’est pas tant d’insistance qu’il s’agit, mais littéralement d’absence de pudeur. Oui, notre simplicité touche le Cœur de Dieu elle réjouit notre Père du Ciel. « Le Bon Dieu ne se fatigue pas de m’entendre », confie la petite Thérèse, « lorsque je lui dis tout simplement mes peines et mes joies comme s’il ne les connaissait pas » (Ms C, 32v°).

Le Seigneur, en ce jour, nous invite à nous débarrasser de toutes nos complications, nos belles manières, nos calculs dans notre relation avec lui. De toutes nos complications, de tous les échafaudages dont nous avons hérité où que nous avons bâtis pour nous protéger. Il n’y a pas besoin de nous protéger contre Dieu, de garder une distance craintive. Respecter et honorer Dieu, c’est respecter et honorer sa proximité, sa tendresse, sa miséricorde. C’est s’offrir à son amour, c’est se laisser aimer.

Entrons comme Marie dans cette amitié avec Dieu, dans cette confiance filiale, et nous exulterons de joie, en découvrant une liberté dont nous n’aurons pas idée.


Abbé Philippe Link / Merci!

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«Aimer c'est tout donner
te se donner soi-même.»
(Sainte Thérèse-de-l'Enfant-Jésus)

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Prière à sainte Anne

(Mgr Dorylas Moreau)


Cette prière à sainte Anne a été composée en 2003 dans le cadre de la neuvaine à Sainte-Anne de Beaupré qu'il prêchait cette année-là. Elle est toujours vraie et traduit bien nos inspirations, nos sentiments et nos aspirations...


J'introduis cette prière en inscrivant les mots qu'il avait choisis pour le faire :

«Mes ami(e)s, vénérer la « Bonne Sainte Anne » comme on aime l'appeler, c'est accepter de mieux percevoir qui nous sommes vraiment, au fond de nous-mêmes : des êtres marqués de traces de sainteté, mais encore en pèlerinage parce qu'il y a des zones de misère et de péché qui perdurent en nous.»


Voici la prière à Sainte Anne qu'il avait composée :


Sainte Anne,

c'est pour venir te rencontrer et nous laisser inspirer

que nous nous sommes mis en marche.

Avec ce que nous sommes,

au milieu de nos fatigues et de nos peines,

épris de rêves et d'attentes,

nous voulons reprendre souffle.

Inspire-nous, Sainte Anne,

la recherche de la volonté de Dieu,

la joie de vivre et d'espérer

et par-dessus tout,

conduis-nous à Jésus, par Marie, ta fille et notre mère.

Tiens-nous la main dans les passages difficiles de la vie.

Et murmure à notre cœur l'assurance paisible

du Seigneur Dieu, éternellement présent à nos vies.

Amen.

    + Dorylas Moreau

    (Il était alors évêque de Rouyn-Noranda.)

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Prions...


Pour le pape François 

qui commence sa visite au Canada aujourd'hui.

Confions à sainte Anne cette démarche de paix... 


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Bon dimanche!

Jean-Yves 

vendredi 22 juillet 2022

« Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson » / (388,512)

 Bonjour!

Samedi 23 juillet 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson » (Mt 13, 24-30)

Alléluia. Alléluia.
Accueillez dans la douceur
la Parole semée en nous :
c’est elle qui peut vous sauver.
Alléluia. (cf. Jc 1, 21bc)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    Jésus proposa aux foules une autre parabole :
« Le royaume des Cieux est comparable
à un homme qui a semé du bon grain dans son champ.
    Or, pendant que les gens dormaient,
son ennemi survint ;
il sema de l’ivraie au milieu du blé
et s’en alla.
    Quand la tige poussa et produisit l’épi,
alors l’ivraie apparut aussi.
    Les serviteurs du maître vinrent lui dire :
“Seigneur, n’est-ce pas du bon grain
que tu as semé dans ton champ ?
D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?”
     Il leur dit :
“C’est un ennemi qui a fait cela.”
Les serviteurs lui disent :
“Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?”
     Il répond :
“Non, en enlevant l’ivraie,
vous risquez d’arracher le blé en même temps.
    Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ;
et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs :
Enlevez d’abord l’ivraie,
liez-la en bottes pour la brûler ;
quant au blé, ramassez-le
pour le rentrer dans mon grenier.” »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

L’ivraie qui a été semée pousse comme le blé. Au départ presque indiscernable des jeunes pousses de blé, elle grandit à la même hauteur et ressemble fortement au vrai blé. La seule différence est que ses grains sont noirs, comme s’il s’agissait de blé dégénéré. Dès qu’il la repère, les serviteurs se déclarent prêts à intervenir : « veux-tu que nous allions l’enlever ? ».

Mais le maître s’y oppose : il ne faut pas l’arracher, de peur d’arracher en même temps le blé. « Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ». Il enseigne ainsi la patience et la miséricorde. Notre Dieu donne le soleil et la pluie à toutes les plantes. C’est une manière qu’il a de dire à chacune qu’il espère d’elle un bon fruit. Qui sait, les mauvaises graines que nous portons pourraient nous inviter à redoubler d’efforts pour plaire à notre Dieu ?

Outre la patience qui invite au changement, le temps de maturation que permet le Seigneur est une leçon de réalité. Entreprendre de séparer le blé et l’ivraie serait anticiper le temps du jugement. Il serait présomptueux de la part des serviteurs de s’attribuer un rôle qui n’est pas le leur. D’ailleurs, ils adopteraient une attitude dangereuse : en ramassant l’ivraie, on risque de déraciner le bon grain. À vouloir faire justice à la place de Dieu, on peut tuer la plante qu’il a lui-même semée et dont il a permis la croissance.

Dieu est seul juge, mais il nous revient d’entretenir le champ ! Certaines terres portent du blé à raison de trente pour un, mais d’autres en portent à raison de soixante ou même de cent pour un. Quelle récolte porterons-nous ?


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 


jeudi 21 juillet 2022

« Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » / (388,474)

 BONJOUR! 

Vendredi 22 juillet 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

Fête de sainte Marie-Madeleine


ÉVANGILE

« Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » (Jn 20, 1.11-18)

Alléluia. Alléluia.
« Dis-nous, Marie Madeleine,
qu'as-tu vu en chemin ?
— J'ai vu le tombeau du Christ vivant,
j'ai vu la gloire du Ressuscité. »
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Le premier jour de la semaine,
Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ;
c’était encore les ténèbres.
Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.
Elle se tenait près du tombeau,
au-dehors, tout en pleurs.
Et en pleurant,
elle se pencha vers le tombeau.
Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc,
assis l’un à la tête et l’autre aux pieds,
à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus.
Ils lui demandent :
« Femme, pourquoi pleures-tu ? »
Elle leur répond :
« On a enlevé mon Seigneur,
et je ne sais pas où on l’a déposé. »
Ayant dit cela, elle se retourna ;
elle aperçoit Jésus qui se tenait là,
mais elle ne savait pas que c’était Jésus.
Jésus lui dit :
« Femme, pourquoi pleures-tu ?
Qui cherches-tu ? »
Le prenant pour le jardinier, elle lui répond :
« Si c’est toi qui l’as emporté,
dis-moi où tu l’as déposé,
et moi, j’irai le prendre. »
Jésus lui dit alors :
« Marie ! »
S’étant retournée, elle lui dit en hébreu :
« Rabbouni ! »,
c’est-à-dire : Maître.
Jésus reprend :
« Ne me retiens pas,
car je ne suis pas encore monté vers le Père.
Va trouver mes frères pour leur dire
que je monte vers mon Père et votre Père,
vers mon Dieu et votre Dieu. »
Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples :
« J’ai vu le Seigneur ! »,
et elle raconta ce qu’il lui avait dit.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Sainte Marie-Madeleine a toujours eu une place particulière dans la Tradition chrétienne. Sans doute parce que dans son cheminement personnel, elle récapitule l’itinéraire spirituel de tout disciple.

A chacun de nous le Seigneur demande. « Qui cherches-tu ? »

Au-delà de la dispersion, de nos multiples désirs, Jésus tente par cette question, de nous ramener à l’unique nécessaire, à notre quête profonde, la seule qui puisse donner sens à nos vies.

Mais comme Marie, il nous faut d’abord purifier notre désir, le laver des larmes de notre repentir, prendre douloureusement conscience de la vanité des désirs qui ne procèdent pas de Dieu et ne nous orientent pas vers lui, avant d’entendre sa voix compatissante : « Pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? »

C’est ainsi que le Seigneur nous conduit par une patiente pédagogie, jusqu’à la pleine reconnaissance, dans un face à face intime : « Marie ! » – « Rabbouni ». Comme l’Epouse du Cantique – qu’incarne parfaitement Marie-Madeleine – nous aimerions dire « J’ai trouvé celui que mon cœur aime. Je l’ai saisi, je ne le lâcherai pas » (1ère lecture : Ct 3, 1-4a).

Cependant Jésus nous répond à nous aussi : « Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père ». Les noces ne se célèbrent pas ici-bas : il nous faut continuer notre route à la suite du Christ, si nous voulons demeurer un jour avec lui dans le sein du Père, où il nous précède pour nous y préparer une place.

Que l’Esprit Saint vienne purifier et vivifier notre désir, afin que nous puissions accélérer le pas sur le chemin de la vie, en quête de celui qui a brûlé nos cœurs au feu de son amour.

« Dieu tu es mon Dieu, je te cherche dès l’aube : mon âme a soif de toi ; après toi languit ma chair, terre aride, altérée, sans eau » (Ps 62 [63]).


Abbé Philippe Link / Merci!

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Basilique Sainte-Marie-Madeleine à Vézeley / France

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Bonne journée!

Jean-Yves 


mercredi 20 juillet 2022

Mais vous, heureux vos yeux parce qu'ils voient, et vos oreilles parce qu'elles entendent! / (388,437)

 Bonjour!

Jeudi 21 juillet 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


 (Mt 13,10-17): Les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent: «Pourquoi leur parles-tu en paraboles?». Il leur répondit: «A vous il est donné de connaître les mystères du Royaume des cieux, mais à eux ce n'est pas donné. Celui qui a recevra encore, et il sera dans l'abondance; mais celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a. Si je leur parle en paraboles, c'est parce qu'ils regardent sans regarder, qu'ils écoutent sans écouter et sans comprendre. Ainsi s'accomplit pour eux la prophétie d'Isaïe: ‘Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas’. Le coeur de ce peuple s'est alourdi: ils sont devenus durs d'oreille, ils se sont bouché les yeux, pour que leurs yeux ne voient pas, que leurs oreilles n'entendent pas, que leur coeur ne comprenne pas, et qu'ils ne se convertissent pas. Sinon, je les aurais guéris!

Mais vous, heureux vos yeux parce qu'ils voient, et vos oreilles parce qu'elles entendent! Amen, je vous le dis: beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu.

Commentaire: Abbé Manel MALLOL Pratginestós (Terrassa, Barcelona, Espagne)

«Heureux vos yeux parce qu'ils voient, et vos oreilles parce qu'elles entendent!»


Aujourd'hui, nous nous souvenons de l'éloge faite par Jésus à ceux qui se rassemblaient près de lui: «Heureux vos yeux parce qu'ils voient, et vos oreilles parce qu'elles entendent!» (Mt 10,16). Et nous nous demandons: Ces paroles de Jésus se dirigent-elles aussi à nous, ou sont-elles uniquement dirigées à ceux qui le virent et l'écoutèrent directement? Il semble que les bienheureux sont ceux-là, puisqu'ils ont eu la chance de vivre avec Jésus, de se trouver physiquement et sensiblement à ses côtés. Alors que nous nous trouverions davantage parmi les justes et les prophètes -sans être juste ni prophètes!- qui auraient aimé voir et écouter.

Mais n'oublions pas, que le Seigneur se réfère aux justes et aux prophètes antérieurs à sa venu, à sa révélation: «Amen, je vous le dis: beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu» (Mt 10,17). Avec Lui arrive la plénitude des temps, et nous nous trouvons dans cette plénitude, nous nous trouvons dans le temps du Christ, dans le temps de la Rédemption. 

Il est vrai que nous n'avons pas vu Jésus avec nos yeux, mais par contre nous l'avons connu et nous le connaîtrons. Et nous n'avons pas écouté sa voix de nos oreilles, par contre nous avons écouté et écouterons sa parole. La connaissance que la foi nous donne, bien qu'elle ne soit pas sensible, est une connaissance authentique, nous met en contact avec la vérité et donc nous rempli de bonheur et de joie.

Rendons grâce pour notre foi chrétienne, soyons-en heureux. Faisons en sorte que notre relation avec Jésus soit intime et non lointaine, de la façon dont il traitait ces disciples qui étaient près de Lui, qui l'écoutèrent et le virent. Ne regardons pas Jésus en passant du présent au passé, sinon du présent au présent, soyons réellement dans son temps, un temps qui ne finit pas. 

La prière -parler avec Dieu- et l'Eucharistie -le recevoir- nous assure cette proximité avec Lui et nous fait réellement bienheureux car nous le regardons alors avec les yeux et l'écoutons avec les oreilles de la foi. «Reçois alors l'image de Dieu que tu as perdu à cause de tes mauvaises actions» (Saint Augustin).


Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « "Parce qu’à celui qui a on donnera davantage". Comme si on disait : à celui qui en a le désir et le zèle, on donnera tout ce qui vient de Dieu ; au contraire, à celui qui n’en a pas le désir et ne met pas tout de son côté pour l’obtenir, celui-ci ne recevra pas les dons de Dieu » (Saint Jean Chrysostome)

  • « "Pourquoi leur parles-tu en paraboles ?". Précisément pour stimuler la décision, la conversion du cœur. Les paraboles, de par leur nature, requièrent un effort d’interprétation, interpellent l’intelligence mais aussi la liberté » (François)

  • « Le Royaume des cieux a été inauguré sur la terre par le Christ. "Il brille aux yeux des hommes dans la parole, les œuvres et la présence du Christ " (Concile Vatican II). L’Église est le germe et le commencement de ce Royaume (…) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 567)

mardi 19 juillet 2022

« Ils ont donné du fruit à raison de cent pour un » / (388,405)

 Bonjour!

Mercredi 20 juillet 2022

Évangile de ce jour...


ÉVANGILE

« Ils ont donné du fruit à raison de cent pour un » (Mt 13, 1-9)

Alléluia. Alléluia.
La semence est la parole de Dieu,
le semeur est le Christ ;
celui qui le trouve demeure pour toujours.
Alléluia. (cf. Mt 13, 4.23)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison,
et il était assis au bord de la mer.
    Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes
qu’il monta dans une barque où il s’assit ;
toute la foule se tenait sur le rivage.
    Il leur dit beaucoup de choses en paraboles :
« Voici que le semeur sortit pour semer.
    Comme il semait,
des grains sont tombés au bord du chemin,
et les oiseaux sont venus tout manger.
    D’autres sont tombés sur le sol pierreux,
où ils n’avaient pas beaucoup de terre ;
ils ont levé aussitôt,
parce que la terre était peu profonde.
    Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé
et, faute de racines, ils ont séché.
    D’autres sont tombés dans les ronces ;
les ronces ont poussé et les ont étouffés.
    D’autres sont tombés dans la bonne terre,
et ils ont donné du fruit
à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un.
    Celui qui a des oreilles,
qu’il entende ! »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Nous savons quelle joie est la nôtre devant le plus beau mystère qui soit : le Verbe s’est fait chair, il se fait proche pour nous sauver. L’introduction de l’évangile nous montre pourtant qu’il faut aussi accepter que le Seigneur mette de la distance entre lui et nous. Alors que la foule le presse, Jésus monte dans une barque et s’éloigne. Il ne part pourtant pas, car il est venu pour nous. Mais il crée ainsi la possibilité de la Parole. Il faut une certaine distance pour l’instaurer.

Puis Jésus enseigne. La parabole du semeur est vraiment facile à comprendre. Deux choses surprennent cependant : l’extraordinaire rendement des terrains fertiles et l’absence de contexte religieux. Le Seigneur promet une récolte très abondante, mais il ne dit rien du Royaume ou de son Père. S’agit-il vraiment d’une parabole ? Ne serait-ce pas une simple fable agricole ?

En fait, ce silence met davantage en valeur la morale de l’histoire : « Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! ». Voilà ce qu’il faut retenir. Jésus dévoile la condition exigée des disciples pour qu’ils portent du fruit en surabondance. Le terrain fertile dont parle la parabole est l’oreille du disciple. La Parole ensemence les cœurs de ceux qui l’écoutent.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 


lundi 18 juillet 2022

« étendant la main vers ses disciples, il dit : “Voici ma mère et mes frères” »( / 388,366)

 Bonjour!

Mardi 19 juillet 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE

« étendant la main vers ses disciples, il dit : “Voici ma mère et mes frères” » (Mt 12, 46-50)

Alléluia. Alléluia.
Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ;
mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.
Alléluia. (Jn 14, 23)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,
    comme Jésus parlait encore aux foules,
voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors,
cherchant à lui parler.
    Quelqu’un lui dit :
« Ta mère et tes frères sont là, dehors,
qui cherchent à te parler. »
    Jésus lui répondit :
« Qui est ma mère,
et qui sont mes frères ? »
    Puis, étendant la main vers ses disciples, il dit :
« Voici ma mère et mes frères.
    Car celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux,
celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Jésus « parle » à la foule, lorsqu’on lui annonce que sa parenté cherche à lui « parler ». La triple répétition du verbe « parler » souligne que là réside l’enjeu de la péricope. Dans la tradition juive, il était légitime que les proches revendiquent ce droit à la parole en vertu du lien de parenté. Jésus ne repousse pas la demande, mais annonce une autre logique : dans la nouvelle famille qu’il définit, les frères et sœurs ne sont pas ceux qui ont droit à la parole, mais ceux qui écoutent sa parole et la mettent en pratique. Plus exactement : « ceux qui font la volonté de mon Père qui est aux cieux » ; mais comment connaîtrions-nous cette volonté si ce n’est en écoutant la parole de celui qui nous la révèle : son Fils bien-aimé ?

Cette écoute n’est d’ailleurs pas purement passive, puisqu’elle est conjointement et inséparablement action : « faire la volonté de mon Père ».

Ce n’est donc plus un lien de sang qui unit les membres de cette nouvelle famille, mais une démarche volontaire, libre, qui consiste à accueillir et accomplir la parole venant de Celui que Jésus appelle « son Père » et que nous ne connaissons que par son témoignage.

La foi apparaît ici à la fois comme une attitude de confiance dans la véracité du Témoin unique : Jésus-Christ, et une attitude d’obéissance à la parole qu’il nous transmet et dans laquelle se révèle la volonté de son Père.

Toujours selon Jésus, cette docilité fait de nous ses « frères et sœurs » ; ce qui signifie que Celui qu’il nomme « son Père » est aussi devenu le nôtre ; et c’est bien au nom de cette commune référence que nous formons une seule famille, la famille de Dieu que Celui-ci rassemble autour de sa Parole vivante.

Plus étonnement, par notre écoute nous sommes aussi pour Jésus « une mère » ; sans doute parce qu’en nous laissant engendrer par la Parole à la vie nouvelle, c’est à la formation de son Corps total que nous contribuons. Cette fonction maternelle est avant tout attribuée à l’Église bien sûr, mais nous y participons chacun pour notre part.

Le pape Grégoire le Grand propose une autre interprétation : « Celui qui est frère ou sœur du Christ par la foi, devient sa mère par la prédication. Car il fait pour ainsi dire naître le Seigneur lorsqu’il l’introduit dans le cœur de celui qui l’écoute ; et il devient sa mère, si sa voix engendre l’amour du Seigneur dans le cœur du prochain ».

Seigneur, combien de fois ne t’ai-je pas coupé la parole et n’ai-je pas tenté de te faire sortir vers moi en t’imposant mon verbiage, au lieu de venir à toi, à l’intérieur de l’Église, ta maison pour y écouter ta Parole et prier l’Esprit de me donner la force de l’accomplir.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 


dimanche 17 juillet 2022

« Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération » / (388,336)

 Bonjour!

Lundi 18 juillet 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération » (Mt 12, 38-42)

Alléluia. Alléluia.
Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,
mais écoutez la voix du Seigneur.
Alléluia. (cf. Ps 94, 8a.7c)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    quelques-uns des scribes et des pharisiens
adressèrent la parole à Jésus :
« Maître, nous voulons voir un signe venant de toi. »
    Il leur répondit :
« Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe,
mais, en fait de signe,
il ne lui sera donné que le signe du prophète Jonas.
    En effet, comme Jonas est resté dans le ventre du monstre marin
trois jours et trois nuits,
le Fils de l’homme restera de même au cœur de la terre
trois jours et trois nuits.
    Lors du Jugement, les habitants de Ninive
se lèveront en même temps que cette génération,
et ils la condamneront ;
en effet, ils se sont convertis
en réponse à la proclamation faite par Jonas,
et il y a ici bien plus que Jonas.
    Lors du Jugement, la reine de Saba
se dressera en même temps que cette génération,
et elle la condamnera ;
en effet, elle est venue des extrémités de la terre
pour écouter la sagesse de Salomon,
et il y a ici bien plus que Salomon. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Jonas. Voilà un personnage biblique bien connu. Mais en quoi pouvons-nous le comparer à Jésus ?

Jonas commence par refuser d’obéir à Dieu lorsque celui-ci l’envoie en mission à Ninive : « Depuis quand le Dieu d’Israël se soucie-t-il des païens ? – objecte-t-il implicitement – N’a-t-il pas assez à faire avec le peuple élu ? Et pour peu qu’ils se convertissent, le Seigneur est même capable de différer le châtiment dont il les menace ! » Aussi Jonas estime-t-il qu’il vaut mieux se soustraire à une telle mission. Jusque-là : peu de rapport avec Jésus, qui tout au contraire parcourt infatigablement les routes de Galilée à la recherche des brebis perdues de Dieu son Père.

On se souvient comment Jonas après avoir cherché à échapper à l’appel de Dieu, va y être ramené par les bons services d’une baleine, qui le recrache sur le rivage de Ninive, après l’avoir abrité trois jours dans son ventre. Se résignant à l’obéissance, le ministère du prophète récalcitrant s’avère particulièrement efficace et conduit à la conversion massive de la grande ville païenne. C’est bien sûr à cet épisode particulier que se réfère explicitement Notre-Seigneur. Certes, Jésus a prêché durant sa vie publique, mais la réponse est mitigée : les foules versatiles se détourneront bientôt de lui, entraînées par la jalousie des chefs religieux ; ses propres disciples seront dispersés, il sera jeté hors de la ville comme Jonas le fut par-dessus bord, et il sera englouti par la mort comme ce dernier par la baleine. Apparemment l’échec est complet : la pierre s’est refermée sur le tombeau du Rabbi de Nazareth comme la gueule du monstre marin sur Jonas. On n’en parle plus.

Or paradoxalement, c’est à ce moment précis que Dieu reprend les choses en main, en ordonnant au monstre marin et à la mort de restituer leur proie respective. Le succès du ministère de Jonas annonce la fécondité de la prédication apostolique au matin de Pentecôte : rendus participants de la vie de leur Maître ressuscité, les disciples inviteront avec assurance à la conversion et au salut par la foi. Ainsi le « signe » que demandent les scribes et pharisiens leur sera donné au matin de Pâque dans la personne de Jésus ressuscité. Plus exactement : le Christ ressuscité et son Eglise constituent ensemble, et jusqu’à la fin des temps, l’unique signe de l’inauguration et de la présence du Royaume de Dieu au cœur du monde.

Seigneur Jésus, nos yeux sont aveuglés comme ceux des scribes et pharisiens. Nous aussi nous réclamons des “signes” ; nous sommes en quête de “merveilleux” qui nous permettrait de faire l’économie de la foi. Or ce n’est pas en raison des prodiges éclatants qu’aurait accompli Jonas que les Ninivites se sont convertis, mais en réponse “à la proclamation” de la Parole de Dieu qu’il leur a faite. Donne-nous d’entrer dans l’obéissance de la foi et de nous convertir à ta Parole de vie, afin que nous puissions accéder pleinement au salut que tu nous offres. Unis à toi dans un même Esprit, nous pourrons alors accomplir “ce qui est bien, ce que tu réclames de nous : rien d’autre que pratiquer la justice, aimer la miséricorde, et marcher humblement avec notre Dieu” (1ère lect.).


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 


samedi 16 juillet 2022

« Marthe le reçut. Marie a choisi la meilleure part » / (388,284)

Bonjour!

Dimanche 17 juillet 2022

Voici la Parole de ce 16e dimanche... 



ÉVANgILE

« Marthe le reçut. Marie a choisi la meilleure part » (Lc 10, 38-42)

Alléluia. Alléluia.
Heureux ceux qui ont entendu la Parole
dans un cœur bon et généreux,
qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance.
Alléluia. (cf. Lc 8, 15)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    En ce temps-là,
    Jésus entra dans un village.
Une femme nommée Marthe le reçut.
    Elle avait une sœur appelée Marie
qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.
    Quant à Marthe, elle était accaparée
par les multiples occupations du service.
Elle intervint et dit :
« Seigneur, cela ne te fait rien
que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ?
Dis-lui donc de m’aider. »
    Le Seigneur lui répondit :
« Marthe, Marthe, tu te donnes du souci
et tu t’agites pour bien des choses.
    Une seule est nécessaire.
Marie a choisi la meilleure part,
elle ne lui sera pas enlevée. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Jésus vient à Béthanie pour donner. Sa visite annonce le don de toute sa vie, dans quelques jours, sur le Golgotha. Marthe donne toute son énergie pour accueillir Jésus, mais elle n’a pas compris qu’il faut inverser les rôles. C’est Jésus le Donateur de Vie ! C’est lui qui donne et elle, elle a à recevoir. Marie qui reste là aux pieds de Jésus, a compris que celui à qui on veut tout donner est celui qui se donne totalement à nous. Celui qu’on voudrait bien accueillir chez soi est celui qui nous ouvre les portes de sa Demeure du Ciel.

La « meilleure part » que choisit Marie, c’est de laisser Jésus être le Maître de sa vie. Parce que Marie s’ouvre à cette présence dans sa vie, elle saura à son tour agir quand il faudra. En effet, plus tard, c’est elle qui accueillera Jésus à Béthanie avec un geste que Jésus qualifiera de « bonne action » (Mt 26,10).
Son onction de parfum sera le geste juste, une œuvre proclamée à sa mémoire, dans le monde entier, au titre même de la « Bonne nouvelle », dira Jésus (Mt 26,13).

Là encore, nous comprenons que Jésus n’oppose pas l’action et la contemplation. Il ne dit pas à Marthe qu’elle a choisi une mauvaise part. Mais plutôt qu’il y en a une qui est « meilleure » et qui est de recevoir avant de donner, de laisser la place à celui qu’on accueille plutôt que de l’étouffer dans nos plans d’action, aussi généreux soient-ils.

Au lieu d’agir tête baissée, ouvrons nos yeux sur le réel, écoutons l’Esprit qui parle dans notre cœur. Notre agir sera alors une véritable onction comme celle de Marie, une onction de paix, une onction qui se répand en une agréable odeur pour la joie de tous.

Le Seigneur est notre « part d’héritage », dit le psalmiste. À nous d’en faire la « meilleure part », la pierre de fondation de notre vie. Elle ne nous sera jamais enlevée car elle est notre part d’éternité.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bon dimanche!

Jean-Yves 



La cathédrale de Strasbourg

diocèse d'où provient celui qui me fournit les homélies 

qui apparaissent habituellement sur mon blogue, 

l'abbé Philippe Link... 

que je remercie grandement.

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