dimanche 22 septembre 2024

« On met la lampe sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière » / (481,384)

 Bonjour!

Lundi 23 septembre 2024

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE

« On met la lampe sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière » (Lc 8, 16-18)

Alléluia. Alléluia.
Que votre lumière brille devant les hommes :
alors, voyant ce que vous faites de bien,
ils rendront gloire à votre Père.
Alléluia. (Mt 5, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus disait aux foules :
    « Personne, après avoir allumé une lampe,
ne la couvre d’un vase
ou ne la met sous le lit ;
on la met sur le lampadaire
pour que ceux qui entrent voient la lumière.
    Car rien n’est caché
qui ne doive paraître au grand jour ;
rien n’est secret
qui ne doive être connu
et venir au grand jour.

    Faites attention à la manière dont vous écoutez.
Car à celui qui a,
on donnera ;
et à celui qui n’a pas,
même ce qu’il croit avoir sera enlevé. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

La parole de ce jour fait suite à la parabole du Semeur, et plus particulièrement à l’explication que le Seigneur en a donnée. Cette interprétation est une lumière capable d’illuminer l’auditeur attentif, et de lui faire prendre conscience de sa responsabilité face à la Parole. La fécondité de nos vies dépend en effet de la qualité de l’accueil que nous réservons à l’Évangile : voilà un avertissement qui mérite bien qu’on le diffuse, qu’on le crie sur les toits comme le firent les prophètes. Une telle « lumière » ne saurait restée cachée : elle est tout au contraire destinée à être placée « sur le lampadaire pour que ceux qui entrent – entendons : ceux qui cherchent à se rapprocher de Dieu, qui désirent entrer en relation avec lui – voient la lumière », c’est-à-dire qu’ils discernent la place essentielle de la Parole dans leur vie et l’urgence de son accueil, qu’en le comprenant ils se convertissent, et qu’en se convertissant ils aient la vie.

« Rien n’est caché qui ne doive paraître au grand jour ; rien n’est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour. » Cette affirmation de Jésus devrait conclure définitivement le débat sur le caractère secret des enseignements qu’il aurait prodigués à ses proches. Les paroles du Seigneur ne demeurent cachées ou obscures que pour ceux qui refusent de les écouter – ou de les entendre au niveau où Jésus les prononce. Mais la Bonne Nouvelle frappe à la porte de tous les cœurs disponibles afin d’y révéler le vrai visage de Dieu. Notre Seigneur ne donne pas un enseignement énigmatique qui ne serait accessible qu’à un petit nombre d’initiés. Certes il parle en paraboles, mais c’est afin que chacun puisse comprendre au niveau d’intelligence spirituelle auquel il est parvenu, et continuer à s’en nourrir en approfondissant toujours davantage son interprétation. Jésus n’impose pas une idéologie ; il ne se substitue pas à la liberté de ses interlocuteurs : il les met en route, il propose un chemin de conversion concret, à mettre en œuvre, « à force de persévérance », au jour le jour. Celui qui s’y engage, découvre qu’il ne marche pas seul, mais que Notre-Seigneur l’accompagne et pourvoit au nécessaire à chaque étape ; car « les hommes droits sont ses intimes » (Proverbes 3, 32).

C’est ainsi que celui qui accueille la Parole telle qu’elle se donne « dans un cœur bon et loyal », « recevra encore » ; alors que « celui qui n’a rien » – précisément parce qu’il n’écoute pas avec bienveillance – « se fera enlever même ce qu’il paraît avoir », puisque ce qu’il a entendu ne lui sert à rien.

De tout cela, les disciples ont à être les témoins : pas question de demeurer dans un cercle restreint de « gnostiques », possédant un « savoir » salvifique. « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Mt 10, 8). Le salut nous est offert dans une relation personnelle d’amitié avec Jésus. Une telle connaissance est en soi incommunicable ; mais le chemin d’accès à cette rencontre salvifique doit être rendu accessible au plus grand nombre grâce au labeur apostolique.

« Entre le secret et la (dé)monstration, se tient la révélation » (Paul Ricœur) : la Parole est invitation à un dialogue qui respecte les interlocuteurs. Le Seigneur s’y donne tout en demeurant voilé dans son Mystère. Car le fruit de la rencontre n’est pas que nous comprenions qui est Dieu, mais que nous soyons transformés en lui, afin de le connaître comme il nous connaît.

Abbé Philippe Link - Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 

samedi 21 septembre 2024

« Le Fils de l’homme est livré…Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le serviteur de tous » / (481,331)

 Bonjour!

Dimanche 22 septembre 2024

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...



ÉVANGILE

« Le Fils de l’homme est livré…Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le serviteur de tous » (Mc 9, 30-37)

Alléluia. Alléluia.
Par l’annonce de l’Évangile,
Dieu nous appelle à partager
la gloire de notre Seigneur Jésus Christ.
Alléluia. (cf. 2 Th 2, 14)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    Jésus traversait la Galilée avec ses disciples,
et il ne voulait pas qu’on le sache,
    car il enseignait ses disciples en leur disant :
« Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ;
ils le tueront
et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. »
    Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles
et ils avaient peur de l’interroger.
    Ils arrivèrent à Capharnaüm,
et, une fois à la maison, Jésus leur demanda :
« De quoi discutiez-vous en chemin ? »
    Ils se taisaient,
car, en chemin, ils avaient discuté entre eux
pour savoir qui était le plus grand.
    S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit :
« Si quelqu’un veut être le premier,
qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. »
    Prenant alors un enfant,
il le plaça au milieu d’eux,
l’embrassa, et leur dit :
    « Quiconque accueille en mon nom
un enfant comme celui-ci,
c’est moi qu’il accueille.
Et celui qui m’accueille,
ce n’est pas moi qu’il accueille,
mais Celui qui m’a envoyé. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Quand Jésus nous parle, à nous, hommes de la terre, de grand, petit, dernier ou premier, il nous parle d’une échelle de grandeur qui est sur un autre registre que celui qui nous est familier. En Dieu, l’étalon de la grandeur n’est pas une mesure. On ne calcule pas la grandeur en mètres, en minutes, en litres ou en euros. La vraie grandeur, celle dont parle Jésus, ne peut pas se mesurer. Car la grandeur, c’est l’amour. Et comme dit saint Bernard, « la mesure de l’amour, c’est d’aimer sans mesure ».
Dieu est ainsi. Dieu est amour. « À sa grandeur, point de mesure », dit le psalmiste (Ps 145,3).
Ni augmentation, ni diminution. Ni progrès, ni déclin. Pas de calcul, pas d’économie, pas de répartition de l’amour.

Dieu « est » amour (1 Jn 4,8).
Dieu est toujours lui-même, c’est à dire le plus grand dans toutes les situations. Que Jésus soit élevé à la droite du Père ou cloué sur la croix, il est et demeure « le Seigneur, à la gloire du Père » (Ph 2,11).
Rien n’altère ce qu’il est. Il est si puissant qu’il peut renoncer à sa puissance sans devenir faible. Il est si grand qu’il peut se faire tout petit sans perdre sa prééminence. Dans l’infini, y-a-t-il vraiment du grand et du petit ?

Et nous, qui sommes-nous ?

Les enfants du Père, tel cet enfant que Jésus embrasse devant ses apôtres. Notre existence vient de Dieu. Il est Celui qui nous donne la vie, la paix, la joie. Nous sommes tout en Dieu, et pourtant nous avons besoin de l’autre, du frère, pour épanouir ce que nous sommes. Ce n’est pas une relation de comparaison qu’il nous faut vivre entre nous car, nous l’avons vu, elle est illusoire et fausse ; non, c’est une relation d’amour à travers le don de soi et le service.

« Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous, et le serviteur de tous ». Plus nous aimons, plus nous nous donnons et plus nous devenons ce que nous sommes. On peut avoir l’impression de se perdre, de disparaître car servir un autre, c’est se mettre en dessous de lui. Et pourtant nous grandissons de cette grandeur qui est propre à Dieu.

« Ma vie, nul ne la prend, c’est moi qui la donne ».
Oui vraiment dans l’amour, il n’y a plus ni haut, ni bas, ni prince, ni esclave. Car l’amour élève au-dessus de tout. Et rien n’est bas, rien n’est vil qui est rejoint par l’amour. Aimer, c’est être si libre de soi que l’autre est toujours préféré. C’est dans cette liberté que j’atteins la plénitude de ce que je suis. L’infini de l’amour envahit la finitude de mon cœur. À cet instant, je peux dire : j’existe !

Seigneur notre Dieu, tu as envoyé ton Fils, premier-né de toute créature, pour être le dernier et le serviteur de tous. Fais-nous grandir dans l’humilité et rends-nous accueillants aux plus petits de nos frères.

Abbé Philippe Link  - Merci!

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Bon dimanche!

Prions pour le petit Charles 

que je baptiserai ce matin à 11h30 à la cathédrale.

Jean-Yves 

vendredi 20 septembre 2024

« Suis-moi. L’homme se leva et le suivit » / (481,270)

Bonjour!

Samedi 21 septembre 2023

Voici la Parole de Dieu de ce jour... 


ÉVANGILE

« Suis-moi. L’homme se leva et le suivit » (Mt 9, 9-13)

Alléluia. Alléluia.
À toi, Dieu, notre louange !
Toi que les Apôtres glorifient,
nous t’acclamons : tu es Seigneur !
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    Jésus sortit de Capharnaüm
et vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu,
assis à son bureau de collecteur d’impôts.
Il lui dit :
« Suis-moi. »
L’homme se leva et le suivit.

    Comme Jésus était à table à la maison,
voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts)
et beaucoup de pécheurs
vinrent prendre place avec lui et ses disciples.
    Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples :
« Pourquoi votre maître mange-t-il
avec les publicains et les pécheurs ? »
    Jésus, qui avait entendu, déclara :
« Ce ne sont pas les gens bien portants
qui ont besoin du médecin,
mais les malades.
    Allez apprendre ce que signifie :
Je veux la miséricorde, non le sacrifice.
En effet, je ne suis pas venu appeler des justes,
mais des pécheurs. »

     – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Aujourd’hui Jésus passe et nous appelle (cf. Mt 9,9) : « Suis-moi » (Mt 9,9).

L’Évangile de Matthieu s’accomplit pour nous aujourd’hui
 dans un nouvel appel.
 Et où Jésus vient-il trouver Matthieu ? 
Matthieu était-il en prière profonde à la synagogue ou bien en train d’accomplir 
de grandes œuvres de bienfaisance ?
 Non !
Jésus vient à lui alors qu’il a les mains dans le sac. 
Il le rencontre au lieu de sa misère, 
de sa cupidité et de ses fraudes.
 C’est ce qu’a admirablement montré le grand peintre Il Caravaggio
 en représentant Matthieu
 assis dans une sorte de sous-sol blafard 
où règnent le trafic et la corruption.
 Et c’est bien là que Jésus le rejoint, 
c’est là que Jésus nous rejoint : « Suis-moi ! »

Que faisons-nous ?
Jésus nous appelle.
Il nous choisit et nous appelle.
Que choisis-tu ?
Rester assis, faire le sourd, 
et continuer nos trafics
et nos affaires cachées ou bien nous lever,
accepter d’être aimés et choisis dans notre misère
et suivre Jésus. Aller là où il y ira,
jusqu’au bout,
jusqu’au Ciel,
jusqu’à la communion de bonheur que sa croix glorieuse ouvre pour nous ?
Que choisis-tu ?

L’Évangile de ce jour ne s’arrête pas là :
il nous mène à poser un autre choix.
Après la scène de l’appel où jaillit la Parole,
il y a la scène du repas, du banquet, de la table.

Et là aussi, il va falloir choisir,
choisir entre deux camps.
D’un côté, il y a la table de Jésus.
C’est la table du pardon, la table de la miséricorde, la table du Salut.
Et il y a une place pour toi,
une place toute prête.
Mais en t’approchant tu te rends compte de qui seront tes voisins de table :
beaucoup de publicains et de pécheurs (cf Mt 9,11). Il me faut m’asseoir entre ma belle-mère 
qui me fait souffrir depuis plus de 30 ans bien plus que tous les collecteurs d’impôts du monde ;
et ce truand bien connu aux mœurs scandaleuses
à côté de qui pour rien au monde 
je voudrais être photographié ! C’est la table de Jésus.

De l’autre côté, il y a les « saints »,
c’est-à-dire ceux qui se regardent comme tels. Ce sont des pharisiens, littéralement des « séparés » ;
ils restent debout, regardent à distance
et interrogent les disciples : « Pourquoi votre Maître mange-t-il 
avec les publicains et les pécheurs ? » (Mt 9,11).
Ce sont les fils de Jonas
qui était incapable d’accepter la miséricorde de Dieu.
Leur colère est celle du fils aîné de la parabole, scandalisé devant l’amour immérité 
dont le Père enveloppe son fils.

Et nous, de quel côté irons-nous ?
Sommes-nous prêts à sacrifier 
nos mérites et notre volonté de puissance 
pour nous asseoir à la table du pardon ?
Cette table est celle de la gratuité de l’amour,
celle de l’impuissance partagée,
celle de la tendresse débordée de Dieu.

Que vais-je faire pour toi ? nous dit le Seigneur. Je vais te chercher.
Je viens te chercher
comme le bon berger, sa brebis perdue,
comme la femme, sa drachme perdue,
comme le père, son fils aîné perdu. L’Amour est dévoilé.
Les plus grands pharisiens peuvent 
devenir les plus grands saints.
C’est Paul et tant d’autres.
Les publicains aussi peuvent devenir de grands saints :
c’est Zachée, Mathieu et tant d’autres.

Aujourd’hui, voulons-nous suivre Jésus ?
Et nous asseoir à sa table ?

Abbé Philippe Link - Merci!

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Bonne journée!

Un bel automne!

Jean-Yves Fortin, d.p.

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Merci à Carlo Acutis pour son aide.




jeudi 19 septembre 2024

« Des femmes les accompagnaient et les servaient en prenant sur leurs ressources » / (481,182)

 Bonjour!

Vendredi 20 septembre 2024

Voici la Parle de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE

« Des femmes les accompagnaient et les servaient en prenant sur leurs ressources » (Lc 8, 1-3)

Alléluia. Alléluia.
Tu es béni, Père,
Seigneur du ciel et de la terre,
tu as révélé aux tout-petits
les mystères du Royaume !
Alléluia. (cf. Mt 11, 25)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    il arriva que Jésus, passant à travers villes et villages,
proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu.
Les Douze l’accompagnaient,
    ainsi que des femmes
qui avaient été guéries de maladies et d’esprits mauvais :
Marie, appelée Madeleine,
de laquelle étaient sortis sept démons,
    Jeanne, femme de Kouza, intendant d’Hérode,
Suzanne, et beaucoup d’autres,
qui les servaient en prenant sur leurs ressources.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Ce bref passage est comme un résumé de l’activité missionnaire de Jésus. Trois thèmes émergent de ces quelques versets :

La vie itinérante du Seigneur, qui ne s’installe pas mais « passe à travers villes et villages, proclamant la Bonne Nouvelle du règne de Dieu », entraînant à sa suite ceux qui se laissent toucher par sa Parole. Cette précision résonne comme une invitation adressée à l’Église de tous les temps, de toujours se souvenir qu’elle constitue le peuple de Dieu en marche vers la Cité sainte, la Jérusalem céleste où Jésus nous a préparé une place et où le Père nous attend. Sur ce chemin, « Qui n’avance pas recule », disait Saint Bernard ; et qui ne proclame pas la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, se disperse dans les distractions de ce monde.

« Les Douze l’accompagnaient » : ils sont appelés pour demeurer auprès du Maître, dans son intimité, partageant sa vie et son activité apostolique. Le pouvoir qui leur est conféré d’annoncer à leur tour « la Bonne Nouvelle du règne de Dieu » s’enracine dans ce compagnonnage et une écoute assidue de la Parole du Seigneur (Lc 8, 21). C’est grâce à leur témoignage que Jésus nous rejoint et que nous pouvons l’atteindre.

Enfin le troisième thème souligne que les femmes sont elles aussi habilitées à suivre Jésus, alors que la tradition rabbinique n’admettait que des disciples masculins. Le nombre de ces femmes qui accompagnaient Jésus dans ses pérégrinations n’est pas indiqué ; mais trois noms sont mentionnés : Marie-Madeleine, Jeanne et Suzanne. Cette précision nous arrache aux généralités abstraites : Jésus n’est pas entouré d’une collectivité d’individus anonymes, mais de personnes ayant un nom, un visage et une histoire uniques, qui ont pu expérimenter sa bienveillance et la puissance de sa miséricorde, et qui ont librement choisi de le suivre. Ces femmes ne font pas partie du groupe des Apôtres : Jésus ne les a pas nominativement appelées à ce ministère ; mais elles font partie – et seront même les modèles – du groupe des disciples : « Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique » (Lc 8, 21). On peut sans doute lire dans ce passage une invitation adressée à la femme, de rappeler sans cesse à l’homme que toute activité, si elle veut demeurer finalisée sur le Royaume, doit s’enraciner dans une écoute préalable de la Parole.

Abbé Philippe Link - Merci!

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Bonne journée!

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      DIACRE      

au cœur de notre monde d'aujourd'hui.

Jean-Yves Fortin, d.p. 

mercredi 18 septembre 2024

« Ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour » / (481,130)

Bonjour!

Jeudi 19 septembre 2024

Voici la Parole de Dieu de ce jour... 


ÉVANGILE

« Ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour » (Lc 7, 36-50)

Alléluia. Alléluia.
Venez à moi, vous tous qui peinez
sous le poids du fardeau, dit le Seigneur,
et moi, je vous procurerai le repos.
Alléluia. (Mt 11, 28)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
  un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui.
Jésus entra chez lui
et prit place à table.
  Survint une femme de la ville, une pécheresse.
Ayant appris que Jésus était attablé dans la maison du pharisien,
elle avait apporté un flacon d’albâtre contenant un parfum.
  Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, près de ses pieds,
et elle se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus.
Elle les essuyait avec ses cheveux,
les couvrait de baisers
et répandait sur eux le parfum.

  En voyant cela,
le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même :
« Si cet homme était prophète,
il saurait qui est cette femme qui le touche,
et ce qu’elle est : une pécheresse. »
  Jésus, prenant la parole, lui dit :
« Simon, j’ai quelque chose à te dire.
– Parle, Maître. »
  Jésus reprit :
« Un créancier avait deux débiteurs ;
le premier lui devait cinq cents pièces d’argent,
l’autre cinquante.
  Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait les lui rembourser,
il en fit grâce à tous deux.
Lequel des deux l’aimera davantage ? »
  Simon répondit :
« Je suppose que c’est celui à qui on a fait grâce
de la plus grande dette.
– Tu as raison », lui dit Jésus.
  Il se tourna vers la femme et dit à Simon :
« Tu vois cette femme ?
Je suis entré dans ta maison,
et tu ne m’as pas versé de l’eau sur les pieds ;
elle, elle les a mouillés de ses larmes
et essuyés avec ses cheveux.
  Tu ne m’as pas embrassé ;
elle, depuis qu’elle est entrée,
n’a pas cessé d’embrasser mes pieds.
  Tu n’as pas fait d’onction sur ma tête ;
elle, elle a répandu du parfum sur mes pieds.
  Voilà pourquoi je te le dis :
ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés,
puisqu’elle a montré beaucoup d’amour.
Mais celui à qui on pardonne peu
montre peu d’amour. »
  Il dit alors à la femme :
« Tes péchés sont pardonnés. »
  Les convives se mirent à dire en eux-mêmes :
« Qui est cet homme,
qui va jusqu’à pardonner les péchés ? »
  Jésus dit alors à la femme :
« Ta foi t’a sauvée.
Va en paix ! »

        – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Celui à qui le Maître a le plus remis est celui qui lui montre le plus d’amour. Mais le présupposé de cette parabole, que l’on aurait peut-être trop tendance à laisser dans l’ombre, est que pour être pardonné, il faut que l’on reconnaisse que l’on a péché et donc que l’on a besoin de pardon. Autrement dit, faire l’expérience du pardon implique que l’on ait reconnu, accepté et offert sa pauvreté à Jésus. En effet, celui qui est riche de lui-même n’a pas besoin de pardon ; parce qu’il n’en voit pas l’utilité. Du coup, comment pourrait-il exprimer de l’amour vis à vis de celui dont il pense ne rien avoir à recevoir ? N’est-ce pas là finalement la difficulté de Simon le pharisien ? Sa confiance un peu trop présomptueuse en sa justice et sa vertu, qui apparaît dans le jugement qu’il porte sur cette « pécheresse », ne l’empêche-t-elle pas d’accueillir ce que Jésus désirait lui donner en venant chez lui ?

Pour consentir à recevoir le don de la miséricorde divine, il faut un cœur déjà rendu disponible et purifié par l’humilité. C’est par ses pieds que Jésus se laisse approcher dans son humanité et sa dépendance. A son humilité s’accorde celle de la femme qui baigne de ses larmes ses pieds et les essuie de ses cheveux. A l’inverse de Simon qui reste à distance en posant une sorte d’examen intellectuel critique sur les personnes et le déroulement des événements, la femme, quant à elle, n’hésite pas à risquer le contact avec Jésus parce qu’elle sait avoir besoin de la miséricorde du Seigneur et qu’elle est sûre dans la foi de l’obtenir.

L’accueil d’un tel amour gratuit pousse le pécheur pardonné à y répondre en aimant plus encore. Mais le pécheur pardonné est toujours conscient que son amour en retour est celui-là même qui lui vient de Dieu et qui lui a été donné de façon suréminente lorsqu’il a fait l’expérience de sa miséricorde.

La gratuité de l’amour de Dieu s’exprime encore dans le fait que son pardon ne se contente pas d’effacer notre péché. Il opère en nous bien davantage. Il nous arrache à nos enfermements, nous libère de nos chaînes, et nous propulse vers un nouvel avenir : « va ! » Jésus ne met pas la main sur nous. Il nous invite à aller notre chemin n’exigeant rien en retour si ce n’est que nous marchions dans la fidélité à la grâce reçue. Voilà pourquoi, à la grâce de la rémission de nos péchés, il ajoute celle de faire le bien :  » Va en paix  » (c’est-à-dire dans la justice). Car si le péché est la guerre entre Dieu et l’homme, la justice est la paix de l’homme avec Dieu. « Va en paix » pourrait aussi très bien se lire : « Fais tout ce qui peut te conduire à la paix de Dieu ».

Seigneur, fais-nous la grâce de pouvoir entrer dans les gestes d’humilité et les soins de repentir que cette femme pécheresse t’a prodigués. Qu’ainsi rendus disponibles à l’accueil de ta miséricorde divine, nous puissions la recevoir dans l’action de grâce en t’aimant toujours davantage à cause de la gratuité de ton pardon.

Abbé Philippe Link - Merci!



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Merci encore au Bx Carlos Acutis.


Bonne journée!

Jean-Yves 

mardi 17 septembre 2024

« Nous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous n’avez pas pleuré » / (481,078)

 Bonjour!

Mercredi 18 septembre 2024

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Nous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous n’avez pas pleuré » (Lc 7, 31-35)

Alléluia. Alléluia.
Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie ;
tu as les paroles de la vie éternelle.
Alléluia. (Jn 6, 63c.68c)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus disait à la foule :
    « À qui donc vais-je comparer les gens de cette génération ?
À qui ressemblent-ils ?
    Ils ressemblent à des gamins assis sur la place,
qui s’interpellent en disant :
“Nous avons joué de la flûte,
et vous n’avez pas dansé.
Nous avons chanté des lamentations,
et vous n’avez pas pleuré.”
    Jean le Baptiste est venu, en effet ;
il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin,
et vous dites : “C’est un possédé !”
    Le Fils de l’homme est venu ;
il mange et il boit,
et vous dites : “Voilà un glouton et un ivrogne,
un ami des publicains et des pécheurs.”
    Mais, par tous ses enfants,
la sagesse de Dieu a été reconnue juste. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Dans la péricope de ce jour, Jésus laisse libre cours à sa souffrance devant l’obstination des chefs religieux, en évoquant un jeu dans lequel un groupe d’enfants doit mimer ce que les autres suggèrent. La bonne réponse au signal de la flûte est – par convention – de danser, et de se frapper la poitrine lorsque les meneurs entonnent des chants de deuil. Ce comportement stéréotypé présuppose qu’il n’existerait qu’un comportement approprié et un seul pour chaque situation évoquée. Le jeu ne fait appel à aucune créativité ; il exige simplement du second groupe d’être capable d’identifier la suggestion afin d’y répondre adéquatement. Nous sommes dans le registre de la reproduction figée, excluant toute nouveauté.

Dans l’application que fait Jésus de ce jeu d’enfants, le rôle du groupe « meneur » est tenu par « les hommes de cette génération » : « Nous avons joué de la flûte… nous avons entonné des chants de deuil… ». La réponse aurait dû venir des autres acteurs, à savoir Jean Baptiste et Jésus. Or au lieu de danser, Jean « ne mange pas de pain et ne boit pas de vin » : il refuse d’entrer dans la fête ; quant à Jésus, « il mange et il boit » alors qu’on lui demande de se lamenter en réponse aux chants de deuil. Comme il arrive souvent dans les jeux d’enfants, ceux qui ne se plient pas à la règle du groupe se font exclure ; ce sera le sort réservé à Jean et à Jésus, rejetés avec mépris l’un comme « possédé » et l’autre comme « glouton, ivrogne, ami des publicains et des pécheurs ».

Le message de Jésus est clair : ceux qui demeurent figés dans leur a priori, dans leur précompréhension sur Dieu et leur prétention à interpréter de manière normative les Écritures, ceux-là sont incapables de reconnaître le temps de la visite du Seigneur. Refusant toute nouveauté, ils considèrent les Envoyés du Très-Haut comme des intrus qu’il faut exclure afin de protéger et de sauvegarder leur pouvoir.

A cette maîtrise crispée refusant l’irruption de l’imprévu de Dieu, Jésus oppose une attitude d’accueil et de patient discernement, dont seuls sont capables ceux qui ont gardé un cœur d’enfant : « la sagesse de Dieu se révèle juste auprès de tous ses enfants ». Au mimétisme de l’homme qui se contente de reproduire des comportements stéréotypés – y compris dans le domaine religieux – Jésus oppose la liberté de l’Esprit, qui sollicite sans cesse les âmes disponibles pour construire un monde nouveau, jaillissant de la créativité infinie du Très-Haut.

Telle fut l’attitude de Marie, qui su consentir à l’inouï de Dieu venant bousculer ses projets : « Je suis la servante du Seigneur, que tout se passe pour moi comme tu me l’as dit ! (Lc 1, 38) ».

Certes, depuis que le Père s’est pleinement révélé en se donnant dans son Fils, nous n’avons plus à attendre de nouvelle révélation qui viendrait compléter ce que Jésus nous a offert. Mais il nous faut demeurer à l’écoute de l’Esprit, qui s’adresse à nous à travers la voix de l’Eglise et la voix de notre conscience, pour nous indiquer sans cesse les chemins toujours nouveaux de l’unique Evangile au cœur du monde d’aujourd’hui. La vraie fidélité n’est pas reproduction du même, mais consentement à la créativité de l’Esprit.

Seigneur, préserve-nous d’objectiver ta Parole, d’oublier qu’elle est ta présence vivante au cœur de l’Église et du monde ; qu’elle se renouvelle chaque jour dans la nouveauté de l’Esprit, tout en demeurant dans la continuité avec ce qui fut révélé une fois pour toute. Oui nous le croyons : ton Esprit seul peut nous introduire dans la vérité toute entière, en nous ouvrant l’intelligence au sens des Écritures pour le monde d’aujourd’hui. Donne-nous l’audace des nouveaux commencements, dans la fidélité à Celui qui “est avec nous et nous accompagne tous les jours, jusqu’à la fin des temps” (Mt 28, 20).

Abbé Philippe Link - Merci!


Bonne journée!

Jean-Yves 

lundi 16 septembre 2024

« Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi » / (480,961)

 Bonjour!

(Je crois que je peux continuer à faire connaître la Parole de Dieu; mon antivirus a sans doute bien travaillé et mes demandes à Carlos Acutis aussi, je présume... Merci!)

Mardi 17 septembre 2024

Voici la Parole de Dieu de ce mardi...

ÉVANGILE

« Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi » (Lc 7, 11-17)

Alléluia. Alléluia.
Un grand prophète s’est levé parmi nous,
et Dieu a visité son peuple.
Alléluia. (Lc 7, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    Jésus se rendit dans une ville appelée Naïm.
Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu’une grande foule.
    Il arriva près de la porte de la ville
au moment où l’on emportait un mort pour l’enterrer ;
c’était un fils unique, et sa mère était veuve.
Une foule importante de la ville accompagnait cette femme.
    Voyant celle-ci, le Seigneur fut saisi de compassion pour elle
et lui dit :
« Ne pleure pas. »
    Il s’approcha et toucha le cercueil ;
les porteurs s’arrêtèrent,
et Jésus dit :
« Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. »
    Alors le mort se redressa
et se mit à parler.
Et Jésus le rendit à sa mère.

    La crainte s’empara de tous,
et ils rendaient gloire à Dieu en disant :
« Un grand prophète s’est levé parmi nous,
et Dieu a visité son peuple. »
    Et cette parole sur Jésus se répandit
dans la Judée entière et dans toute la région.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Le récit de cet évangile met devant nos yeux deux cortèges. Le premier, où figure cette femme, éprouvée par la vie, veuve et venant de perdre son unique enfant, est un cortège de mort, marqué par la pesanteur de la souffrance et le silence de la désespérance. Face à lui, un autre cortège s’avance, celui de Jésus suivi de ses disciples et accompagné par une foule. On y entend résonner des chants, des rires. C’est un cortège qui respire la vie et la joie.

Le cortège funéraire quitte Naïm, la ville des « délices », pour mettre en terre le jeune homme décédé, pour s’enfoncer dans le monde extérieur de la mort. Celui qui accompagne Jésus remonte de ce monde de la mort pour passer par la porte de la cité et entrer dans le monde d’une vie nouvelle.

Et ces deux cortèges vont se croiser à la porte d’entrée de la ville, porte qui vient comme délimiter les deux espaces, intérieur et extérieur à la cité, symbolisant l’un le monde relationnel, caractérisé par la communication, la joie, la vie ; l’autre le monde inhabité où règnent l’isolement, le silence, la tristesse, la mort.

Lorsque les deux cortèges se croisent, saint Luc souligne bien que c’est Jésus qui prend l’initiative de s’avancer vers la civière qui porte le jeune homme pour le réanimer. Il n’est sollicité par personne. C’est lui qui s’approche, ému de compassion, à la rencontre de ce mort et de sa mère qui dans sa tristesse l’a déjà rejoint, pour les ramener à la vie. Le mort se relève, son corps se met en mouvement et il parle. Jésus le restitue dans l’intégralité de son humanité, corps, âme et esprit, jusque dans sa relation à Dieu.

Il est à noter que saint Luc utilise le terme de « Seigneur » pour désigner Jésus au cœur de ce récit. Autrement dit, il nous indique qu’à travers ce miracle, il s’agit de reconnaître la Seigneurie du Christ qui se manifeste dans le fait qu’à travers lui, Dieu se fait proche de tout homme pour le sauver de la mort. Saint Luc met en effet moins l’accent sur le miracle et la gloire de Jésus qui en découle que sur la disposition du cœur de Dieu qui en Jésus, « ému de compassion », s’approche de l’humanité enfermée dans la mort du péché pour la ressusciter et la restaurer dans sa relation avec lui.

Ce récit nous fait toucher le point de départ de notre foi. Croire que Jésus est ressuscité et qu’il me délivre de la mort et du péché. Croire qu’il n’a pas peur de s’approcher de mon péché et de toucher l’impureté de toutes mes morts pour les purifier, sans même que je lui demande, simplement parce qu’il m’aime d’un amour infini. Croire qu’il me restaure ainsi dans mon humanité, qu’il me recrée m’ouvrant à nouveaux les portes du Jardin des « délices ».

Toi Seigneur Jésus, qui es le Dieu de la vie et qui as compassion de tout ce qui vit, donne-nous la grâce de te laisser toucher tout ce qui est mort en nous. Nous voulons reconnaître en toi ce Dieu de tendresse et de miséricorde qui se fait proche de notre souffrance pour y déverser ta vie. Seigneur, dans la foi, nous voulons chacun recevoir aujourd’hui de toi ces paroles de vie : « Tu as droit au bonheur et à la joie ! »

Abbé Philippe Link - Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves