Bonjour!
Mardi 13 janvier 2026
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Voici la Parole de Dieu de ce jour.
(Mc 1,21-28):
Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le
jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On
était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a
autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur
synagogue un homme tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier:
«Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth? Es-tu venu pour nous perdre? Je
sais fort bien qui tu es: le Saint, le Saint de Dieu». Jésus
l'interpella vivement: «Silence! Sors de cet homme». L'esprit mauvais le
secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri.
Saisis de frayeur, tous s'interrogeaient: «Qu'est-ce que cela veut dire?
Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité! Il commande même
aux esprits mauvais, et ils lui obéissent». Dès lors, sa renommée se
répandit dans toute la région de la Galilée.
Commentaire: Abbé Antoni ORIOL i Tataret (Vic, Barcelona, Espagne)
«On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes»
Aujourd'hui,
premier mardi du temps ordinaire, saint Marc nous présente Jésus en
train d'enseigner dans la synagogue et, aussitôt après, il commente: «On
était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a
autorité, et non pas comme les scribes» (Mc 1,21). Cette observation
initiale est impressionnante. En effet, la raison de l'admiration des
auditeurs, d'une part, n'est pas la doctrine mais le maître, non ce
qu'on enseigne mais Celui qui l'enseigne et, d'autre part, non pas le
prédicateur en général, mais ce prédicateur en particulier, dont il est
dit qu'Il enseigne «avec autorité», c'est-à-dire avec un pouvoir
légitime et incontestable. Cette particularité est ensuite confirmée par
une opposition tranchée: «non pas comme les scribes».
Mais, dans un second temps, la scène de la guérison de l'homme possédé
par un esprit mauvais ajoute à l'admiration pour la personne la
référence à sa doctrine: «Qu'est-ce que cela veut dire? Voilà un
enseignement nouveau, proclamé avec autorité!» (Mc 1,27). Nous
remarquons cependant que le qualificatif ne vise pas tant le contenu que
la singularité: la doctrine est «nouvelle». Voici un autre contraste:
Jésus communique quelque chose d'inouï (et, certes, on ne pouvait mieux
dire).
Troisième remarque. L'autorité vient aussi du fait que Jésus «commande
même aux esprits mauvais, et [qu']ils lui obéissent». Voilà un contraste
aussi fort que les précédents. À l'autorité du maître et à la nouveauté
de sa doctrine, il faut ajouter maintenant sa puissance contre les
esprits du mal.
Mes frères! Par la foi nous savons que cette liturgie de la parole nous
rend témoins de ce que nous venons d'entendre et que nous sommes en
train de commenter. Demandons-nous avec une humble reconnaissance: Ai-je
conscience de ce que jamais homme n'a parlé comme Jésus, Parole de Dieu
le Père? Est-ce que je me sens riche d'un message incomparable? Est-ce
que je me rends compte de la force libératrice que Jésus et son
enseignement ont sur la vie humaine et, plus concrètement, sur ma vie?
Mus par l'Esprit Saint, disons à notre Rédempteur: Jésus-vie,
Jésus-doctrine, Jésus-victoire, fais que, comme le grand Raymond Llull
aimait à le dire, nous vivions dans un continuel émerveillement de toi!
Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui
«L’amour de Dieu n’est pas quelque chose qui s’apprend avec quelques règles et préceptes, ce n’est pas quelque chose qui peut s’enseigner, mais depuis que commence à exister cet être vivant que nous appelons homme, se dépose en lui une force spirituelle, comme une graine, qui contient en elle-même la tendance à aimer» (Saint Basile le Grand)
«La nouveauté de Jésus est qu’il porte en lui la Parole de Dieu, l’amour de Dieu pour chacun d’entre nous. Jésus cherche le cœur des personnes. Et il cherche à rapprocher de Dieu les personnes et les personnes de Dieu» (Pape François)
«Ses œuvres et ses paroles le feront connaitre comme ‘le saint de Dieu’ (Mc 1,24)» (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 438)
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