Bonjour!
Samedi le 10 janvier 2026
Voici la Parole de Dieu de ce jour.
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En ce temps-là, Jésus se
rendit en Judée, ainsi que ses disciples ; il y séjourna avec eux, et il
baptisait. Jean, quant à lui, baptisait à Aïnone, près de Salim, où
l’eau était abondante. On venait là pour se faire baptiser. En effet,
Jean n’avait pas encore été mis en prison. Or, il y eut une discussion
entre les disciples de Jean et un Juif au sujet des bains de
purification. Ils allèrent trouver Jean et lui dirent : « Rabbi, celui
qui était avec toi de l’autre côté du Jourdain, celui à qui tu as rendu
témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui ! » Jean répondit :
« Un homme ne peut rien s’attribuer, sinon ce qui lui est donné du
Ciel. Vous-mêmes pouvez témoigner que j’ai dit : Moi, je ne suis pas le
Christ, mais j’ai été envoyé devant lui. Celui à qui l’épouse
appartient, c’est l’époux ; quant à l’ami de l’époux, il se tient là, il
entend la voix de l’époux, et il en est tout joyeux. Telle est ma joie :
elle est parfaite. Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je
diminue. »
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Couvent Saint-Jacques à Paris
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Les disciples de Jean semblent
vouloir mettre en place une sorte de « combat de chefs » et faire un
procès en illégitimité et concurrence déloyale à Jésus qui se met à
baptiser. On connaît ces querelles, dans le monde comme dans l’Église et
le monde chrétien : qui a priorité, qui doit avoir le privilège d’être
reconnu comme étant le seul à détenir la vérité ?
Heureusement,
Jean, l’ami de l’époux, résiste à ces bisbilles de pouvoir, de préséance
ou d’exclusivité qui rendent aveugle : on pense tellement à soi-même
qu’on oublie de se laisser saisir par la vérité que l’on cherche, cette
vérité qui libère.
Jean a donc pour cela recours au vocabulaire
des noces. Sa plus grande joie, dit-il, est de voir Jésus accomplir
l’alliance, Lui dont la voix disait au sortir du Jourdain : « Celui-ci
est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis tout mon amour ». Jean, l’ami de
l’époux depuis toujours, convoquait le peuple à se purifier de tout ce
qui l’opposait à Dieu. Il appelait à préparer les chemins pour la venue
du Prince de la Paix, du témoin de l’amour que le Dieu de l’Alliance
veut partager avec l’humanité entière. Sans doute Jean s’est-il réjoui
devant les belles démarches de conversion. Mais son désir était que ces
conversions conduisent à l’amitié avec Dieu. Pour lui, c’est l’heure de
se réjouir et de s’effacer devant Celui qui, seul, est la vérité de
cette amitié avec Dieu.
Jean le Baptiste sait qu’avec la présence
de Jésus parmi les siens, c’est l’heure de la fête du Royaume, la fête
de l’alliance de Dieu avec son peuple, la fête de l’accueil de la
bienheureuse espérance. Il en a indiqué la venue toute proche.
Maintenant il s’efface, tout à la joie de voir approcher la Lumière qui
renverse les ténèbres.
Bonne journée! Jean-Yves | |
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