vendredi 18 novembre 2016

C'est nous qui sommes le temple de Dieu... / Quelques pensées... / (236,464)

Bonjour!
Vendredi 18 novembre 2016
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 

 (Luc 19, 45-48)  - Entré dans le Temple, Jésus se mit à en expulser les vendeurs. Il leur déclarait : « Il est écrit : Ma maison sera une maison de prière. Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits ». Et il était chaque jour dans le Temple pour enseigner. Les grands prêtres et les scribes, ainsi que les notables, cherchaient à le faire mourir, mais ils ne trouvaient pas ce qu’ils pourraient faire ; en effet, le peuple tout entier, suspendu à ses lèvres, l’écoutait.

 

Pour notre réflexion...

1. Lorsque l’on joue au foot dans la maison, nos parents s’énervent. Quand quelqu’un met le bazar dans notre chambre, on pique une crise. Quand quelqu’un s’en prend à nos parents, il a plutôt intérêt à courir vite... Tout cela pour dire que Jésus avait bien raison d’être énervé et de mettre dehors les vendeurs. Imaginez si l’on devait payer pour entrer dans la maison de notre père... Horrible !
 
2. Maintenant à nous de nous demander quelle est notre attitude dans « la maison du Père ». Lorsque l’on est dans une église, est-ce différent qu’être dans la rue ou même chez quelqu’un d’autre ? Parfois nous avons vraiment l’impression d’être sur une place de marché... Et lorsque l’on est chez quelqu’un, on parle avec lui. Quand je suis à l’église, est-ce-que je parle avec Jésus ? Suis-je conscient de sa présence ?
 
3. Écoutons-nous Jésus ? Sommes-nous « suspendus à ses lèvres » ? Si les « grands prêtres et les scribes » peuvent s’attaquer à Jésus et à son Église, c’est parce que nous ne sommes pas ou peu conscients de sa présence. Si c’était le cas, notre conviction et notre cohérence les dissuaderaient de s’en prendre à lui. Donc prenons le temps de goûter à sa présence chaque fois que nous en avons l’occasion pour qu’il devienne la priorité dans notre vie.
Cette méditation a été écrite par Frère Mario Salmon, LC
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«La prière c'est un espace pour la respiration de Dieu
au dedans de nous»
 
«La prière est un espace où se déploie l'action de Dieu en nous.»
 
«C'est nous qui sommes le temple de Dieu.»
 
«La prière c'est laisser son cœur battre
au diapason de Dieu.»
(Donald Thompson)
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Dans l'hymne, au bréviaire du jour...
 
«Puisqu'il est avec nous
Tant que dure cet âge,
N'attendons pas la fin des jours
Pour le trouver...
Ouvrons les yeux,
Cherchons sa trace et son visage
Découvons-le qui est caché
Au cœur du monde comme un feu!
 
(...)
 
Puisqu'il est avec nous
Dans nos jours de faiblesse,
N'espérons pas tenir debout
Sans l'appeler...
Tendons la main,
Crions vers lui notre détresse;
Reconnaissons sur le chemin
Celui qui brûle nos péchés!»
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«Le plus beau moment de la vie,
le plus riche, le plus lourd d'avenir,
c'est le moment présent.»
(D. Lemoine)
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«La manière dont nous faisons l'expérience du silence
dépend de notre disposition d'esprit.»
(A. Grün)
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«Sois le gardien de la porte de ton cœur.»
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Bonne journée!
Jean-Yves
 


samedi 12 novembre 2016

Quelle est ma relation avec le Christ Jésus? / Est-ce que je lui fais confiance? / (236,152)

Bonjour!
Dimanche 13 novembre 2016
 
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Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...

Evangile selon St Luc, chapitre 21, 5-19

Comme certains parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. » Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? »
Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront : ?C’est moi ?, ou encore : ?Le moment est tout proche.? Ne marchez pas derrière eux ! Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. » Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume.
Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies ; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel. Mais avant tout cela, on portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon nom. Cela vous amènera à rendre témoignage. Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense. C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer. Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous. Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie.

Pour notre réflexion...

1. Les choses changent.
Tout comme les personnes qui regardaient la beauté matérielle du Temple, nous pouvons être fascinés par le scintillement passager des trésors de ce monde. Le temps, l’expérience et notre foi nous enseignent que les choses changent, y compris nos relations avec les autres. Nos relations ne sont jamais statiques ; ou bien elles sont en train de se resserrer ou alors elles se relâchent. Ceci vaut également pour notre relation avec le Christ. Tout ce que nous faisons nous rapproche de son Cœur Sacré ou nous en éloigne.


2. Le Christ est toujours le même.
Jésus-Christ est le plus sacré des temples ; il est le Temple. Pendant sa vie terrestre, Jésus a souffert les blessures que les hommes lui ont infligées, il a été tenté, il a été trahi par ses amis les plus proches, il a pleuré, il a éprouvé la pire des solitudes. Pourtant, le Christ est toujours resté foncièrement le même, parce qu’il est l’amour même, il est l’amour éternel. Le Christ s’est revêtu de notre nature humaine de sorte que nous puissions participer à sa nature divine, qui est identique hier, aujourd’hui et pour toujours.


3. Le don de la persévérance.
Il est essentiel de persévérer si nous voulons jouir de la vie éternelle. Saint Paul compare sa vie avec une course : « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi » (2 Timothée 4). Dans un autre récit, c’est Jésus qui nous enseigne que, pour remporter la victoire finale, nous ne devons jamais le désavouer. « Car quiconque aura honte de moi et de mes paroles, (...) le Fils de l’homme aura aussi honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père, avec les saints anges » (Mc 8, 38). Pourtant nous sommes faibles : comment pouvons-nous courir la course et gagner la couronne de justice qui nous est réservée ? Le Christ nous donne la réponse : lui faire confiance, à lui et non pas à nous-mêmes ou aux choses de ce monde. C’est par la grâce qu’il a gagné pour nous au Calvaire que nous persévérerons.

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«Étudiez comme si vous deviez vivre toujours;
vivez comme si vous deviez mourir demain.»
(Saint-Isidore)
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«Si nous prions, nous croirons;
si nous croyons, nous aimerons;
si nous aimons, nous servirons.»
(Sainte Mère Teresa)
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Bon dimanche!
Jean-Yves

dimanche 6 novembre 2016

Le croyant a été arraché pour toujours du domaine de la mort... / (235,842)

Bonjour!
Dimanche 6 novembre 2016
 

Jour liturgique : Temps ordinaire - 32e Semaine: Dimanche (C)
Texte de l'Évangile (Lc 20,27-38): Des sadducéens -ceux qui prétendent qu'il n'y a pas de résurrection- vinrent trouver Jésus, et ils l'interrogèrent: «Maître, Moïse nous a donné cette loi: Si un homme a un frère marié mais qui meurt sans enfant, qu'il épouse la veuve pour donner une descendance à son frère. Or, il y avait sept frères: le premier se maria et mourut sans enfant; le deuxième, puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept: ils moururent sans laisser d'enfants. Finalement la femme mourut aussi. Eh bien, à la résurrection, cette femme, de qui sera-t-elle l'épouse, puisque les sept l'ont eue pour femme?».

Jésus répond: «Les enfants de ce monde se marient. Mais ceux qui ont été jugés dignes d'avoir part au monde à venir et à la résurrection d'entre les morts ne se marient pas, car ils ne peuvent plus mourir: ils sont semblables aux anges, ils sont fils de Dieu, en étant héritiers de la résurrection. Quant à dire que les morts doivent ressusciter, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur: le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob. Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants; tous vivent en effet pour lui».
Commentaire: Abbé Ramon SÀRRIAS i Ribalta (Andorra la Vella, Andorre)
«Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants; tous vivent en effet pour lui»
Aujourd'hui, Jésus nous fait une allégation très claire de la résurrection et de la vie éternelle. Les sadducéens doutaient de, ou pire encore, ridiculisaient, la conviction inébranlable d'une vie éternelle après la mort, laquelle -par contre- était étayée par les pharisiens de la même façon qu'elle l'est, à présent, par nous.

La question embarrassante que les sadducéens posent à Jésus -«cette femme, de qui sera-t-elle l'épouse, puisque les sept l'ont eue pour femme?» (Lc 20,33)- laisse entrevoir une mentalité juridique de domaine, une revendication du droit de la propriété sur quelqu'un. Du reste, le piège qu'ils tendent à Jésus montre un équivoque qui existe encore aujourd'hui; celui d'imaginer la vie éternelle comme une prolongation, après la mort, de l'existence humaine sur terre. Le ciel ne consisterait désormais qu'à la transposition de toutes les choses jolies dont nous jouissons maintenant.

Une chose c'est de croire en la vie éternelle et toute une autre c'est de pouvoir imaginer comment elle sera réellement. Le mystère qui n'est pas entouré de respect et discrétion, risque d'être banalisé par la curiosité et, finalement, ridiculisé.

La réplique de Jésus présente deux parts. Dans la première Il veut nous faire comprendre que l'institution du mariage n'a aucune sens à l'autre vie: «Les enfants de ce monde se marient. Mais ceux qui ont été jugés dignes d'avoir part au monde à venir et à la résurrection d'entre les morts ne se marient pas» (Lc 20,35). Ce qui persiste et aboutit à la plénitude maximale c'est tout ce que nous pussions avoir semé d'amour authentique, d'amitié, de fraternité, de justice et de vérité...

La deuxième partie de la réponse nous laisse avec deux certitudes: «Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants» (Lc 20,38). Se confier en ce Dieu veut dire nous rendre compte que nous sommes faites pour la vie. Et la vie consiste à être avec Lui de façon ininterrompue. Pour toujours. En outre, «tous vivent en effet pour lui» (Lc 20,38): Dieu est la source de la vie. Le croyant, submergé en Dieu par le baptême, a été arraché pour toujours du domaine de la mort. «L'amour se convertit en une réalité accomplie s'il s'intègre dans un amour qui apporte réellement l'éternité» (Benoît XVI).
 


mercredi 2 novembre 2016

Pour les pécheurs qui reprennent le droit chemin... / Un exemple pour nous... / (235,675)

Bonjour!
Jeudi 3 novembre 2016


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Lc 15,1-10): Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l'écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui: «Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux!».

Alors Jésus leur dit cette parabole: «Si l'un de vous a cent brebis et en perd une, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il la retrouve? Quand il l'a retrouvée, tout joyeux, il la prend sur ses épaules, et, de retour chez lui, il réunit ses amis et ses voisins; il leur dit: ‘Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue!’. Je vous le dis: C'est ainsi qu'il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de conversion.

»Ou encore, si une femme a dix pièces d'argent et en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu'à ce qu'elle la retrouve? Quand elle l'a retrouvée, elle réunit ses amies et ses voisines et leur dit: ‘Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé la pièce d'argent que j'avais perdue!’. De même, je vous le dis: Il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit».
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Commentaire: Abbé Francesc NICOLAU i Pous (Barcelona, Espagne)
«Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit»
Aujourd'hui, l'évangéliste de la miséricorde de Dieu nous relate deux paraboles de Jésus qui illuminent la manière d'agir de Dieu vis-à-vis des pécheurs qui reprennent le droit chemin. Avec l'image humaine de la joie, Il nous révèle la bonté divine et comment Dieu se complaît avec le retour de celui qui s'est éloigné du péché. C'est comme le retour à la maison du Père (comme Il le dira plus nettement dans Lc 15,11-32). Le Seigneur n'est pas venu pour condamner le monde mais pour le sauver (cf. Jn 3,17) et Il a fait cela en accueillant les pécheurs qui remplis de confiance «venaient tous à Jésus pour l'écouter» (Lc 15,1), puisqu'Il guérissait leurs âmes de la même façon dont un médecin guérit le corps d'un malade. Les pharisiens se considéraient comme des hommes bons et ne ressentaient pas le besoin d'aller voir le médecin, et l'évangéliste nous dit que c'est à eux que Jésus adressait les paraboles que nous lisons aujourd'hui.

Si nous sommes "spirituellement" malades, Jésus s'occupera de nous et se réjouira que nous recourrions à Lui. Mais, par contre, si comme les pharisiens orgueilleux nous croyons que nous n'avons pas besoin de demander pardon, le médecin divin ne pourra rien pour nous. Nous devons nous sentir pécheurs à chaque fois que nous récitons le Notre Père, puisque dans cette prière nous lui demandons de «pardonner nos offenses…». Et comme nous devons Lui être reconnaissants de le faire! Et comme nous devons Le remercier pour le sacrement de la réconciliation qu'Il a mis à notre portée avec tant de compassion! Que l'orgueil ne nous fasse pas le mépriser. Saint Augustin nous dit que le Christ, Dieu Homme, nous a donné l'exemple de l'humilité pour nous guérir du "cancer" de l'orgueil, «car l'homme orgueilleux est une grande misère, mais un Dieu humble est une plus grande miséricorde».

Nous devons encore dire que la leçon de Jésus aux pharisiens est aussi un exemple pour nous, nous ne pouvons pas éloigner de nous les pécheurs. Le Seigneur veut que nous nous aimions comme Lui nous a aimés (cf. Jn 13,34) et nous devons ressentir une grande joie quand nous ramenons une brebis égarée au bercail ou que nous récupérons une pièce que nous avions perdue.
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«Un des meilleurs actes de charité 
est d'encourager les autres.»
(P. Wilberforce)
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Bonne journée!
Jean-Yves 



lundi 31 octobre 2016

Réjouissez-vous... / (235,569)

Bonjour!
Mardi 1er novembre 2016 


Voici la Parole de Dieu de ce jour... 

(Mt 5,1-12a): Quand Jésus vit la foule, il gravit la montagne. Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent. Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait: «Heureux les pauvres de coeur: le Royaume des cieux est à eux! Heureux les doux: ils obtiendront la terre promise! Heureux ceux qui pleurent: ils seront consolés! Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice: ils seront rassasiés! Heureux les miséricordieux: ils obtiendront miséricorde! Heureux les cœurs purs: ils verront Dieu! Heureux les artisans de paix: ils seront appelés fils de Dieu! Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice: le Royaume des cieux est à eux! Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux! C'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés».
Commentaire: Mgr. F. Xavier CIURANETA i Aymí Evêque Emérite de Lleida (Lleida, Espagne)
«Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse»
Aujourd'hui, nous célébrons la réalité d'un très consolant mystère salvifique exprimé dans le "credo": «Je crois à la communion des saints». Tous les saints qui, depuis la Vierge Marie, sont déjà passés à la vie éternelle, forment une unité: ils sont l'Église des bienheureux, que Jésus félicite: «Heureux les cœurs purs: ils verront Dieu!» (Mt 5,8). Ils sont aussi en communion avec nous. La foi et l'espérance ne peuvent nous unir car ils jouissent déjà de la vision éternelle de Dieu; mais ce qui nous rassemble, c'est l'amour «qui ne passe jamais» (1Co 13,13); cet amour qui, avec eux, nous unit au Père, au Christ Rédempteur et au Saint Esprit. Cet amour les rend solidaires et attentifs à nous. Nous ne vénérons donc pas les saints seulement pour leur exemple, mais surtout pour l'unité dans l'Esprit de toute l'Église, qui se fortifie par la pratique de l'amour fraternel.

Cette profonde unité doit nous faire sentir proches de tous les saints qui, avant nous, ont cru et espéré cela même que nous croyons et espérons et qui, surtout, ont aimé Dieu le Père et leurs frères les hommes en tâchant d'imiter l'amour du Christ.

Les saints apôtres, les saints martyrs, les saints confesseurs qui ont existé tout au long de l'histoire sont donc nos frères et nos intercesseurs; en eux se sont accomplis les paroles prophétiques de Jésus: «Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux!» (Mt 5,11-12). Les trésors de leur sainteté sont des biens de famille, sur lesquels nous pouvons compter. Ce sont les trésors du ciel que Jésus nous invite à réunir (cf. Mt 6,20). Comme l'affirme le Concile Vatican II, «leur fraternelle sollicitude aide donc beaucoup notre faiblesse» (Lumen gentium, 49). Cette solennité nous apporte une réconfortante nouvelle, qui nous invite à la joie et à la fête.
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mercredi 26 octobre 2016

Rien n'arrêtera Jésus dans l'accomplissement de la mission qui lui a été confiée par le Père... / Quelques belles pensées.../ (235,178)

Bonjour!
Jeudi 27 octobre 2016


Voici la Bonne Nouvelle de ce jour...

(Lc 13,31-35): A ce moment-là, quelques pharisiens s'approchèrent de Jésus pour lui dire: «Va-t'en, pars d'ici : Hérode veut te faire mourir». Il leur répliqua: «Allez dire à ce renard: Aujourd'hui et demain, je chasse les démons et je fais des guérisons; le troisième jour, je suis au but. Mais il faut que je continue ma route aujourd'hui, demain et le jour suivant, car il n'est pas possible qu'un prophète meure en dehors de Jérusalem.

«Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes, toi qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n'avez pas voulu! Maintenant, Dieu abandonne votre Temple entre vos mains. Je vous le déclare: vous ne me verrez plus jusqu'au jour où vous direz: Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur!».
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Commentaire: Abbé Àngel Eugeni PÉREZ i Sánchez (Barcelona, Espagne)
«Jérusalem, Jérusalem! (…). Combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants (…) et vous n'avez pas voulu!»
Aujourd'hui, nous admirons la fermeté de Jésus dans l'accomplissement de la mission qui lui a été confiée par le Père. Rien ne l'arrêtera: «Aujourd'hui et demain, je chasse les démons et je fais des guérisons» (Lc 13,32). Avec cette attitude, le Seigneur donne le ton de la conduite que devront suivre les messagers de l'Évangile face aux persécutions au cours des siècles: ne pas se plier aux pouvoirs temporels. Saint Augustin disait, qu'en temps de persécutions, les pasteurs ne doivent pas délaisser leurs fidèles: ni ceux qui souffrent le martyre ni ceux qui le survivront, tel le Bon Pasteur, qui quand vient le loup n'abandonne pas ses brebis mais au contraire les défend. Mais vu l'ardeur avec laquelle les pasteurs de l'Église étaient prêts à verser leur sang, il indique que le mieux c'est de tirer au sort ceux qui parmi le clergé suivront le martyre et ceux qui se mettront à l'abri pour ensuite s'occuper des survivants.

De nos jours, on nous informe, malheureusement assez fréquemment, qu'il y a des persécutions religieuses, des violences tribales ou des révoltes ethniques dans les pays du Tiers Monde. Les ambassades des pays occidentaux conseillent à leurs citoyens d'abandonner le pays en question et rapatrient leur personnel. Les seuls à rester sont les missionnaires et les membres des organisations bénévoles, car cela leur semblerai une trahison d'abandonner les "leurs" en temps de malheur.

«Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes, toi qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n'avez pas voulu! Maintenant, Dieu abandonne votre Temple entre vos mains» (Lc 13,34-35). Cette lamentation du Seigneur provoque en nous, chrétiens du XXI, siècle une profonde tristesse à cause du conflit juif-palestinien. Pour nous, cette partie du Proche Orient est la Terre Sainte, la Terre de Jésus et de Marie. Et l'appel à la paix dans le monde doit être de manière plus intense et avec plus de sentiment en ce qui concerne la paix en Israël et en Palestine.
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«Personne n'est plus fort 
que celui qui se sent faible et qui prie.»
(Henri Lacordaire)
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«Le Seigneur est notre secours,
Et nous chantons sa gloire
Éternellement!»
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«Aimer c'est apprendre à recevoir
 la miséricorde de Dieu.»
(Marie-Joseph Le Guillou)
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«Il n'y a pas d'autre source d'espérance pour l'homme 
que la miséricorde de Dieu.»
(Saint Jean-Paul II)
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Nous les chrétiens,
nous sommes les témoins 
de cette bénédiction de Dieu sur l'homme...
Nous sommes les bénéficiaires 
de la bénédiction de Dieu...
Nous sommes les descendants du peuple saint 
et donc les porteurs du salut du Christ pour le monde.
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«En te levant le matin, 
rappelle-toi combien est précieux 
le privilège de vivre, 
de respirer et d'être heureux.»
(Les Beaux Proverbes)
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Bonne journée!
Jean-Yves 



mardi 25 octobre 2016

Y a-t-il ici un appel à la conversion?... / Il y a un appel à vivre heureux... / Quelques pensées... / (235,131)

Bonjour!
Mercredi 26 octobre 2016


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Lc 13,22-30): «Dans sa marche vers Jérusalem, Jésus passait par les villes et les villages en enseignant. Quelqu'un lui demanda: «Seigneur, n'y aura-t-il que peu de gens à être sauvés?». Jésus leur dit: «Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas. Quand le maître de la maison se sera levé et aura fermé la porte, si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte, en disant: ‘Seigneur, ouvre-nous’, il vous répondra: ‘Je ne sais pas d'où vous êtes’. Alors vous vous mettrez à dire: ‘Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné sur nos places’. Il vous répondra: ‘Je ne sais pas d'où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui faites le mal’. Il y aura des pleurs et des grincements de dents quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous serez jetés dehors. Alors on viendra de l'orient et de l'occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu. Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers».
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Commentaire: Abbé Lluís RAVENTÓS i Artés (Tarragona, Espagne)
«Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite»
Aujourd'hui, dans sa marche vers Jérusalem, Jésus s'arrête un moment et quelqu'un en profite pour lui demander: «Seigneur, n'y aura-t-il que peu de gens à être sauvés?» (Lc 13,23). Peut-être qu'en écoutant Jésus, cet homme-là s'est alarmé. Véritablement, ce que Jésus nous enseigne est merveilleux et attractive, mais les exigences que cela comporte ne lui plaisent pas pareillement. Mais, et s'il choisît de vivre l'Évangile à sa façon, avec "une morale a la carte", quelles seraient ses possibilités de salut?

Ainsi donc, il demande: «Seigneur, n'y aura-t-il que peu de gens à être sauvés?». Jésus n'accepte pas ce point de vue. Le salut est une question trop sérieuse pour la confier à un calcul de probabilités. Dieu «n'accepte pas d'en laisser quelques-uns se perdre; mais il veut que tous aient le temps de se convertir» (2P 3,9).

Jésus lui répond: «Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas. Quand le maître de la maison se sera levé et aura fermé la porte, si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte, en disant: ‘Seigneur, ouvre-nous’, il vous répondra: ‘Je ne sais pas d'où vous êtes’» (Lc 13,24-25). Comment peuvent-elles être les brebis de son troupeau si elles ne suivent le Bon Berger ni acceptent pas le Magistère de l'Église? «Éloignez-vous de moi, vous tous qui faites le mal’. Il y aura des pleurs et des grincements de dents» (Lc 13,27-28).

Ni Jésus ni l'Église ne craignent que l'image de Dieu le Père soit souillée en dévoilant le mystère de l'enfer. Comme le Catéchisme de l'Église l'atteste, «Les affirmations de la Sainte Écriture et les enseignements de l'Église au sujet de l’enfer sont un appel à la responsabilité avec laquelle l’homme doit user de sa liberté en vue de son destin éternel. Elles constituent en même temps un appel pressant à la conversion» (n. 1036).

Arrêtons de "nous tromper" nous-mêmes et de faire des calculs. Efforçons-nous d'entrer par la porte étroite, recommençant autant de fois que nécessaire, tout en étant confiant dans sa miséricorde. «Tout ce qui t'inquiète en ce moment -dit saint Josemaría-, importe plus ou moins. -Ce qui importe absolument, c'est que tu sois heureux, que tu sauves ton âme».
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«L'amour est le fondement de la civilisation.»
(Saint Jean XXIII)
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«Si tu veux être heureux dans la vie, 
aie un idéal qui t'élève 
et te fasse dédaigner les jouissances banales.»
(A. Marin)
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«Un chrétien est la plus noble des églises: 
le Dieu vivant y habite.»
(Jacques Loew)
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«Nous ajoutons un deuxième soleil à notre journée 
quand nous conservons notre bonne humeur.»
(François Gervais)
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Bonne journée!
Jean-Yves 

vendredi 14 octobre 2016

L'importance d'affirmer notre foi dans la vie... / Quelques magnifiques pensées... / (234,582)

Bonjour!
Samedi 15 octobre 2016


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Lc 12,8-12): «Je vous le déclare: Celui qui se sera prononcé pour moi devant les hommes, le Fils de l'homme se prononcera aussi pour lui devant les anges de Dieu. Mais celui qui m'aura renié en face des hommes sera renié en face des anges de Dieu. Et celui qui dira une parole contre le Fils de l'homme, cela lui sera pardonné; mais si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné.

«Quand on vous traduira devant les synagogues, les puissances et les autorités, ne vous tourmentez pas pour savoir comment vous défendre ou comment parler. Car l'Esprit Saint vous enseignera à cette heure même ce qu'il faudra dire».
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Commentaire: Abbé Alexis MANIRAGABA (Ruhengeri, Rwanda)
«Celui qui se sera prononcé pour moi (…), le Fils de l'homme se prononcera aussi pour lui»

Aujourd'hui, le Seigneur Jésus ravive notre foi et notre espérance en Lui. Il nous prévient que nous paraîtrons devant le corps céleste pour être évalué. Et celui qui a prononcé en faveur de Jésus en se donnant pour sa mission, «le Fils de l'homme se prononcera aussi pour lui» (Lc 12,8). Cette confession publique se fait en paroles, en actes et par la vie.

Cette interpellation à la confession est encore nécessaire et urgente pour notre temps où certaines gens ne veulent pas écouter la voix de Dieu ni suivre son chemin de vie. La confession de notre foi aura une forte suite. Pourtant, nous ne confessons pas notre foi par peur du châtiment qui sera plus sévère pour les apostats et la récompense plus abondante pour les fidèles. Mais, c’est nécessaire et urgent pour la vie et le monde, et Dieu même nous y appelle comme le dit Saint Jean Chrysostome: «Dieu ne se contente donc pas de la foi intérieure, il en demande la confession extérieure et publique, et nous excite ainsi à une plus grande confiance et à un plus grand amour».

Cette confession est soutenue par la force et l’assurance de son Esprit qui est à l’œuvre en nous et qui nous défend. La prononciation de Jésus devant ses anges est vitale car elle nous permettra de Le voir face à face, de vivre avec Lui et être inondé de sa lumière. Alors que le contraire n’est que «souffrir et perdre la vie, être privé de la lumière et dépouillé de tous les biens». Demandons la grâce d’éviter tout reniement par la crainte du supplice ou par notre ignorance; par les hérésies, par la foi stérile et par manque de responsabilités; ou parce que nous voulons éviter le martyre. Soyons forts; l’Esprit Saint est avec nous! Et «avec l’Esprit Saint il y a toujours Marie (…) et elle a ainsi rendu possible l’explosion missionnaire advenue à la Pentecôte» (Pape François).
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Faire baptiser son enfant c'est affirmer sa foi aujourd'hui...
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«Nous sommes mis au défi d'engager nos vies 
pour la cause du Christ.»
(Martin Luther King)
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«La bougie ne perd rien de sa lumière 
en la communiquant à une autre bougie.»
(Proverbe japonais)
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«La main qui berce un berceau 
berce le monde.»
(Proverbe espagnol)
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«La seule façon de comprendre l'Église de Jésus Christ est de la considérer comme un sacrement qui le signifie de façon visible. Tout ce qui ne le représente pas, tout ce qui n'est pas sa transparence n'appartient pas à l'essence de l'Église.»
(Ramon Martinez Pison)
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«Ce Dieu qui nous unit dans sa présence qui est comme la respiration de notre liberté et l'éternité de toutes nos tendresses, est le Dieu que l'Église a mission d'annoncer .»
Ramon Martinez Pison)
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Deux magnifiques pensées qui méritent qu'on s'y attarde...! 

Bonne journée!
Jean-Yves 

Qu'est-ce que je vaux aux yeux de Dieu?... /Quelques pensées pour notre réflexion... / (234,552)

Bonjour!
Vendredi 14 octobre 2016


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

« Pas un seul n’est oublié au regard de Dieu »

( Luc 12, 1-7)

Comme la foule s’était rassemblée par milliers au point qu’on s’écrasait, Jésus, s’adressant d’abord à ses disciples, se mit à dire : « Méfiez-vous du levain des pharisiens, c’est-à-dire de leur hypocrisie. Tout ce qui est couvert d’un voile sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu. Aussi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu en pleine lumière, ce que vous aurez dit à l’oreille dans le fond de la maison sera proclamé sur les toits.
Je vous le dis, à vous mes amis : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et après cela ne peuvent rien faire de plus. Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir d’envoyer dans la géhenne. Oui, je vous le dis : c’est celui-là que vous devez craindre. Est-ce que l’on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous ? Or pas un seul n’est oublié au regard de Dieu. À plus forte raison les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez sans crainte : vous valez plus qu’une multitude de moineaux.

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Pour notre réflexion...

1. « Méfiez-vous du levain des pharisiens ». Dans ton enseignement, tu compares les paroles des pharisiens à du levain, c’est-à-dire à un ferment introduit dans la pâte pour qu’elle puisse lever et fermenter silencieusement. Si tu nous demandes de nous méfier de ce genre de propos hâtifs et superficiels mais qui peuvent travailler en profondeur, c’est que tu veux que nous comprenions que seul Dieu connaît le fond et les dispositions du cœur humain. Les propos des pharisiens ne vont pas au fond des choses et leurs accusations superficielles, faciles à croire, nous poussent à y adhérer sans contestation. Ces propos traduisent la duplicité d’un comportement qui sème le doute et la division, qui engendre le flou, l’incompréhension, l’isolement et même le repli sur soi de celui qui en est victime.

2. Méfiez-vous de ceux qui peuvent tuer l’âme. Seigneur, tu nous invites à ne pas nous inquiéter face à ceux qui peuvent effectivement tuer le corps mais de faire très attention aux personnes ou aux propos qui peuvent tuer l’âme et nous séparer de toi. Il faut préserver la force de la vérité que le Père veut nous faire vivre avec lui et grâce à toi. Seigneur, apprends-moi à découvrir cette vérité jour après jour et à la laisser s’épanouir en moi. Aide-moi, Seigneur, à me préoccuper davantage de l’intérieur de la coupe que de son aspect extérieur.

Seigneur, apprends-moi à ne pas me laisser tromper par la confusion des événements actuels. Apprends-moi et donne-moi la force de ne pas adhérer aux contre-vérités que l’on peut lire dans la presse et les différents moyens de communications : ces propos qui ne sont que remises en question des valeurs de la foi chrétienne... Aide-moi à ne pas me laisser prendre au jeu du relativisme ambiant qui peut tuer mon âme.

3. « Vous valez mieux qu’une multitude de passereaux ». Seigneur, merci pour la valeur que j’aie en face de toi ! Tu as donné ta vie pour chacun de nous, tu as donné ta vie pour moi, pour que je vive de ta vie. Seigneur, je me souviens d’une petite image que quelqu’un m’a donnée il y a pas mal d’années. Elle représente la fragilité d’un passereau : on voit un petit oiseau blotti dans une main d’homme, et en bas de cette image, on peut lire cette phrase que je me répète en fermant les yeux et en te remerciant encore : « Tu es dans la main de Dieu comme si tu étais son unique souci. Il n’éteint pas la mèche qui fume encore et ne détruit pas le roseau brisé ».

Seigneur, au milieu d’un monde de ténèbres, tu es là et tu me gardes dans ta main ; et je sais que si tu refermes un peu la main, ce n’est pas pour m’écraser mais c’est pour me porter jusqu’à ton cœur.


Cette méditation a été écrite par Cécile Beaure d'Augères, consacrée de Regnum Christi
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«L'espérance exige une vision positive 
et bonne du monde.»
(Ramon Martinez de Pison)
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«La joie parle. 
Fais silence en ton coeur et prête l'oreille.»
(Joseph Follieet)
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«L'homme de bien attend tout de lui-même.
L'homme médiocre attend tout des autres.»
(Confucius)
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«La puissance de Dieu et sa lumière 
se cachent toujours dans le plus petit, 
le plus humble de nos frères.»
(Guy Gilbert)
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Diacre 
au coeur de ce monde
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Prions les uns pour les autres... 
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Bonne journée!
Jean-Yves

lundi 10 octobre 2016

La Parole de Dieu questionne les us et coutumes de notre vie quotidienne... / (234,409)

Bonjour!
Mardi 11 octobre  2016


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Lc 11,37-41): Comme Jésus parlait, un pharisien l'invita pour le repas de midi. Jésus entra chez lui et se mit à table. Le pharisien fut étonné en voyant qu'il n'avait pas d'abord fait son ablution avant le repas. Le Seigneur lui dit: «Bien sûr, vous les pharisiens, vous purifiez l'extérieur de la coupe et du plat, mais à l'intérieur vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté. Insensés! Celui qui a fait l'extérieur n'a-t-il pas fait aussi l'intérieur? Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous».
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Commentaire: Abbé Pedro IGLESIAS Martínez (Rubí, Barcelona, Espagne)
«Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous»
Aujourd'hui, l'évangéliste situe Jésus dans un banquet: «un pharisien l'invita pour le repas de midi» (Lc 11,37). Quelle bonne idée! Quelle tête dû faire l'amphitryon quand son invité négligea la norme rituelle de l'ablution (qui n'était pas un précepte légal, mais provenait de la tradition des anciens rabbins) et, par-dessus le marché, les censura fermement, lui et son groupe social. Le pharisien ne fut pas inspiré ce jour-là, et le comportement de Jésus ne fut pas, comme on dit aujourd'hui, “politiquement correct”.

Les évangiles nous montrent quel peu de cas le Seigneur fait du “qu'en dira-t-on?” et du “politiquement correct”; que cela nous plaise ou non, il doit en aller de même pour qui s'estime chrétien. Jésus condamne clairement le comportement typique de la double morale, l'hypocrisie qui cherche la conciliation ou la tromperie: «Vous les pharisiens, vous purifiez l'extérieur de la coupe et du plat, mais à l'intérieur vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté» (Lc 11,39). Comme toujours, la Parole de Dieu questionne les us et coutumes de notre vie quotidienne, par lesquels nous finissons par convertir en “valeurs” des chimères qui dissimulent les péchés d'orgueil et d'égoïsme, afin de “globaliser” la morale dans le politiquement correct pour ne pas détoner, ne pas rester en marge, sans qu'importe le prix à payer, ni la noirceur de notre âme, puisque, au bout du compte, tout le monde le fait.

Saint Basile disait que «l'homme prudent ne doit rien fuir davantage que de vivre selon l'opinion des autres». Si nous sommes des témoins du Christ, nous devons savoir que la vérité est et sera toujours la vérité, même s'il pleut des salades. C'est là notre mission parmi les hommes dont nous partageons l'existence, tout en nous efforçant de nous maintenir purs selon le modèle d'humanité que Dieu nous a révélé dans le Christ. La pureté d'esprit passe par-dessus les formes sociales et, si nous en doutons parfois, rappelons-nous que ceux qui ont le cœur pur verront Dieu. À chacun de choisir ce qu'il doit voir pour toute l'éternité.
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«Plus on reçoit dans le silence, 
plus on donne dans l'action.»
(Ernest Hello)
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«La paix se trouve 
sur le chemin du pardon.»
(Jean-Paul II)
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«La vie a un caractère d'éternité, 
qui ne vient pas étouffer la temporalité ou en dispenser, 
mais lui reconnaître tout son sens 
et lui donner flèche d'accomplissement.»
(A. Gesché, La destinée - 
cité par Marie-Thérèse Nadeau dans Un besoin fou d'espérance.)
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Bonne journée!
Jean-Yves 


samedi 8 octobre 2016

Dieu veut notre bonheur, un bonheur qui commence déjà en ce monde... / (234,296)

Bonjour!
Samedi 8 octobre 2016

«La paix se trouve sur le chemin du pardon...»
(Saint Jean-Paul II)

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

 (Lc 11,27-28): Comme Jésus était en train de parler, une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire: «Heureuse la mère qui t'a porté dans ses entrailles, et qui t'a nourri de son lait!». Alors Jésus lui déclara: «Heureux plutôt ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la gardent!».
Commentaire: Abbé Jaume AYMAR i Ragolta (Badalona, Barcelona, Espagne)
«Heureuse la mère qui t'a porté dans ses entrailles, et qui t'a nourri de son lait!»
Aujourd'hui, nous écoutons la meilleure des éloges que Jésus pouvait faire à sa propre mère: «Heureux (…) ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la gardent!» (Lc 11,28). Avec cette réponse, Jésus ne repousse pas l'éloge que cette simple femme faisait de façon passionnée à sa Mère, sinon qu'Il l'accepte et va plus loin, expliquant que Marie était bienheureuse – surtout! - pour le fait d'avoir été bonne et fidèle d'avoir accompli la Parole de Dieu.

Quelques fois, on me demande si les chrétiens croient à la prédestination, comme on y croit dans d'autres religions. Non!: nous, les chrétiens croyons que Dieu nous prépare un destin de bonheur éternel. Dieu veut que nous soyons heureux, fortunés, bienheureux. Prenons conscience de la fréquence de ces paroles dans les enseignements de Jésus: «Bienheureux, bienheureux, bienheureux…». «Bienheureux les pauvres, les miséricordieux, ceux qui ont faim et soif de justice, ceux qui croient sans avoir vu» (cf. Mt 5,3-12; Jn 20,29). Dieu veut notre bonheur, un bonheur qui commence déjà en ce monde, bien que les chemins pour y arriver ne soit pas la richesse, ni le pouvoir, ni le succès facile, sinon l'amour pauvre et humble de celui qui est dans l'attente. La joie de croire! Cette joie dont parlait le converti Jacques Maritain.

Il s'agit d'un bonheur qui est encore plus grand que la joie de vivre, car nous croyons d'une vie sans fin, éternelle. Marie, la Mère de Jésus, non seulement est fortunée d'avoir amené au monde, pour l'avoir nourri et éduqué —comme disait spontanément cette femme du village— sinon, surtout, pour avoir été à l'écoute de la Parole et pour l'avoir mise en pratique: pour avoir aimé et pour s'être laissé aimer par son Fils Jésus. Comme disait le poète: «Pouvoir dire «mère» et s'entendre dire «mon fils» / c'est la chance qui faisait envi de Dieu». Que Marie, Mère du Belle Amour, prie pour nous.