lundi 15 janvier 2018

Mgr Clément Fecteau: Homélie - Hommage - Prière / (264,935)

Bonjour!
 
À l'occasion des funérailles de Mgr Clément Fecteau,
évêque-émérite du Diocèse de Sainte-Anne-La Pocatière:
- Homélie de Mgr Yvon-Joseph Moreau,
évêque-émérite et administrateur
- Hommage à Mgr Fecteau 
par Gaétan Godbout (serv. communications)
Prière: «À gloire de notre Dieu»:
 pour rendre hommage
 à l'évêque qui m'a ordonné diacre.

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Homélie pour les funérailles de Mgr Clément Fecteau – 13-01-2018


PAROLE DE DIEU : Éphésiens 1, 3-12 ; Jean 17, 24-26


Le jour de la célébration du cinquantième anniversaire de son ordination presbytérale,

après avoir jeté un regard d’ensemble sur son parcours de prêtre et d’évêque, notre frère Clément affirmait :


Quand je regarde ces 50 années, une seule pensée me vient,

c’est : « Merci, mon Dieu.

Merci de m’avoir fait l’immense honneur et le grand bonheur

d’avoir pu accomplir un tant soit peu la mission que tu m’as confiée…

J’ai voulu le faire, comme le dit cette parole de Paul que j’ai choisie comme devise :
« À la louange de sa gloire. »



Le cantique de la lettre aux Éphésiens d’où notre frère a tiré sa devise,

nous fait voir que la louange est la prière

où notre vie de fils et de filles de Dieu peut s’accomplir pleinement,

à la suite de Jésus dont la vie tout entière a été pour la gloire de Dieu son Père,

jusqu’au don total de lui-même.

Son désir de vivre « à la louange de sa gloire »

– et il me semble entendre notre frère préciser :

« Il s’agit de sa gloire à lui, Dieu, et non de la mienne !... »,

notre frère Clément l’a fait grandir ce désir

et l’a renouvelé constamment dans le sacrement de l’eucharistie

qu’il célébrait avec reconnaissance.

Si nous prenons le temps de nous y arrêter et d’observer,

nous découvrons comment ce désir de louer Dieu est très présent dans l’Eucharistie :

Vraiment, il est juste et bon de te rendre gloire, affirmons-nous au début de la préface.

Et nous retrouvons encore ce mouvement de louange, au terme de la prière eucharistique :

Par Lui (le Christ), avec Lui et en Lui, à toi Dieu le Père tout-puissant,

dans l’unité du Saint Esprit, tout honneur et toute gloire pour les siècles des siècles…

 
L’élan de louange qui animait son cœur, notre frère l’a également nourri

au contact de la nature : la nature vallonnée de sa Beauce natale

qu’il était toujours heureux de retrouver

en se rendant à la ferme et à l’érablière familiales,

auprès de sa sœur Thérèse et de son frère Daniel,

auprès de ses nombreux neveux et arrière-neveux dont il était proche.

De même, au contact de la nature grandiose au chalet du Collège de Lévis, à Beaumont,

avec ses ouvertures et ses beaux points de vue sur le grand fleuve Saint-Laurent…

Tout en respirant l’air de la campagne et du fleuve,

notre frère respirait aussi dans la louange !


Aujourd’hui, par cette eucharistie,

nous reconnaissons devant Dieu que la vie de notre frère

a vraiment été « à la louange de sa gloire »,

selon la devise qu’il s’était donnée comme évêque.

La longue chaîne d’amitié et de reconnaissance dont j’ai été témoin

dans la magnifique église de Sainte-Marie de Beauce, jeudi soir,

l’hommage bien senti rendu par son neveu Michael, au nom de toute la famille,

l’hommage livré hier soir avec estime et admiration

par le responsable des communications de notre diocèse de Sainte-Anne,

enfin votre présence aujourd’hui, malgré des conditions atmosphériques très difficiles,

tous ces faits attestent que la vie de notre frère a été pour nous un reflet de l’Évangile

et de la vie d’un vrai disciple à la suite de Jésus.

Lors de la fête de l’Épiphanie, célébrée dans la basilique Saint-Pierre de Rome,

samedi dernier, le pape François déclarait :

L’Évangile se réalise quand le chemin de la vie parvient au don.

Par sa présence aimante lors des rassemblements avec sa famille,

par son engagement d’éducateur au Collège de Lévis,

par son dévouement et son travail de prêtre dans les paroisses de Plessisville,

par son ministère d’évêque au diocèse de Québec et au diocèse de Sainte-Anne,

où il a été un pasteur aimé durant 12 ans

– différentes étapes de sa vie que mettront en valeur

les intentions de prière qui seront énoncées dans quelques instants –,

notre frère a avancé fidèlement sur ce chemin de la vie

où il a réalisé au jour le jour le don de lui-même :

un don fraternel et joyeux, vécu dans un esprit de simplicité et de service.



De même que notre frère a voulu vivre « à la louange de sa gloire »,

nous demandons aujourd’hui que Dieu notre Père l’accueille dans sa gloire,

en faisant nôtre la prière de Jésus que nous avons entendue dans l’Évangile :



Père, ceux que tu m’as donnés,

je veux que là où je suis,

ils soient eux aussi avec moi,

et qu’ils contemplent ma gloire,

celle que tu m’as donnée

parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde.



Cette gloire dont parle Jésus, c’est la victoire sur toute mort,

c’est la vie en abondance que nous promet l’Évangile, c’est la « gloire de la résurrection »,
 ainsi que nous le proclamerons dans la préface de ce jour :


Oui, nous sommes sauvés

par la mort de ton Fils ;

et nous attendons qu’un signe de toi

nous éveille à la vraie vie

dans la gloire de la résurrection.

 

C’est là notre espérance pour notre frère

et c’est aussi notre espérance pour chacun et chacune de nous

lorsque le chemin de notre vie arrivera à son terme.

Cette vie éternelle qui nous est promise peut nous sembler mystérieuse

et il est possible qu’elle suscite en nous des questionnements, parfois même des doutes…
Nous ne voyons pas, nous sommes dans l’ordre de la foi,

dans l’attitude de ceux et celles qui font confiance, au-delà de ce qu’ils voient…

Ces derniers jours, nous avons vu un corps que la vie avait quitté…

Mais nous croyons que la vie de Dieu en notre frère est victorieuse,

au-delà de ce que nous pouvons voir…


Parlant de cette vie, dans son Encyclique Loué sois-tu

– qui est précisément une invitation à la louange –, le pape François déclare :



La vie éternelle sera un émerveillement partagé, où chaque créature,

transformée d’une manière lumineuse, occupera sa place… (no 243)



Nous pouvons croire que Clément

est maintenant transformé d’une manière lumineuse,

et c’est pourquoi je ne vois pas meilleure conclusion à cette homélie,

que celle que lui-même faisait le jour de la célébration de ses 50 ans de sacerdoce,

lors de la fête qui vous avait rassemblés nombreux dans cette cathédrale.

Ce 26 août 2007, il déclarait :



Je vous invite donc à faire de cette eucharistie

un immense chant de reconnaissance,

d’action de grâces à Dieu notre Père,

avec Jésus son Fils,

en souvenir de son sacrifice sur la Croix

et en souvenir de sa résurrection bienheureuse.



Prenons un moment de silence pour répondre à l’invitation de notre frère et ami Clément,

et disposons nos cœurs à faire de cette eucharistie un immense chant de reconnaissance...

+ Yvon Joseph Moreau
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Hommage à Monseigneur Clément Fecteau

 
Cinq jours après avoir été nommé au diocèse de Sainte-Anne, Monseigneur Clément Fecteau disait au journaliste que j’étais alors qu’il arrivait parmi nous avec l’intention de se mettre à l’écoute des gens. Et il ajoutait qu’il était « un peu curieux ». Ce que nous n’avions pas compris sur le moment, c’est que pour être à l’écoute des gens, il lui fallait poser d’innombrables questions… Tellement nombreuses qu’au début, elles nous ont désarçonnés. Quand, autour de la table du Conseil diocésain de pastorale, nous abordions quelques problématiques rencontrées dans notre diocèse, bien vite il nous demandait : « Et vous, qu’est-ce que vous en pensez? Qu’est-ce que notre Église peut faire pour régler ce problème? »

Peu de domaines échappaient à sa curiosité. Je veux croire que c’est sa formation de scientifique qui l’avait habitué à questionner afin de bien comprendre telle situation, telle façon de fonctionner. S’il visitait une usine, il ne craignait pas de s’approcher des ouvriers pour les questionner sur leur travail… Et il le faisait comme s’ils étaient camarades de travail : « Comment tu fais cela? » demandait-il. Ou encore : « Explique-moi cela… » Même nous, des Services diocésains, avions droit à ce genre de questionnement lorsque nous lui présentions l’un ou l’autre des dossiers que nous portions.

De Monseigneur Fecteau, je retiens aussi la grande confiance qu’il nous manifestait lorsqu’il nous confiait un mandat. Et s’il nous arrivait de nous écarter quelque peu, il nous reprenait avec grande délicatesse, sans crainte de nous expliquer pourquoi nous avions dévié de la route. Ce trait de caractère, ses confrères du Collège de Lévis l’avaient déjà remarqué. Parlant de Clément Fecteau, directeur des élèves du Collège de Lévis, Mgr Jean Gagnon disait qu’il « fut toujours proche des personnes et attentif à maintenir une discipline intelligente plutôt que contraignante ». (Pastorale Québec, 7 août 1996) Ainsi le percevaient ses confrères du Collège de Lévis; ainsi nous qui étions ses collaborateurs au diocèse pouvons encore le décrire.

Cette attention qu’il accordait aux personnes qu’il rencontrait, Monseigneur Fecteau a aussi voulu l’appliquer aux besoins de l’Église qui lui avait été confiée. Peu après son arrivée, il s’est lancé dans une vaste consultation de toutes les personnes impliquées en Église afin de définir des orientations pastorales qui correspondent aux besoins de notre temps. Publiées en 1998, ces orientations insistent particulièrement sur la responsabilité qui incombe à tous les baptisés d’annoncer l’Évangile et de voir à l’organisation de la vie ecclésiale. N’était-ce pas là l’amorce de la transformation missionnaire que notre Église diocésaine vit actuellement?
 
Son passage au diocèse de Sainte-Anne fut certes marqué de quelques moments tristes mais aussi de belles réalisations… Dans les semaines et mois qui ont suivi son arrivée chez nous, il a voulu se faire proche de son presbyterium. Ainsi, il a fait en sorte que tous les prêtres du diocèse puissent partager sa table pour des repas de fête. En modifiant continuellement la constitution des groupes invités, il s’est assuré que ces moments de rencontre permettraient aux participants de nouer des liens entre eux.

C’est sans doute sa sollicitude à l’égard de ses prêtres qui l’on conduit à autoriser la mise en place dans notre diocèse du Mouvement des Marguerites dont il a lui-même composé la prière. « Seigneur Jésus, a-t-il écrit, nous te prions pour les prêtres que tu as choisis pour être signes de ta présence, pour rassembler tes fidèles en ton nom et présider aux sacrements. »

Souvenons-nous aussi que c’est lui qui a insisté pour que nous revalorisions la fête de sainte Anne, patronne de notre Église paroissiale et diocésaine. Grâce à lui, nous avons pu profiter de l’enseignement de prédicateurs de qualité et rendre hommage à la grand-maman de Jésus pour qui il avait un attachement et une affection particulière.

Son passage chez nous fut aussi marqué par l’accueil de quatre paroisses du secteur Transcontinental que le diocèse de Rimouski parvenait difficilement à desservir. Avec l’accord de son clergé, Monseigneur Fecteau leur a ouvert grand les bras. Dans la Lettre pastorale qu’il destinait aux fidèles de ces communautés, il ne craignait pas d’affirmer que « la sollicitude de leur évêque leur était assurée », ajoutant qu’en solidarité avec le personnel pastoral du diocèse, il voulait « les accompagner, les soutenir et les guider sur la route qui conduit à la rencontre du Dieu vivant. »
Le travail d’évêque consiste aussi à veiller à la bonne gestion financière du diocèse qui lui est confié, ce qui permet d’assurer la pérennité des services dispensés au profit des fidèles. Voilà pourquoi il a travaillé à la réorganisation des Services diocésains, à l’assainissement et à la consolidation financière du diocèse, incluant la création du Club Soutien 2000. Là encore, il a su puiser à même les compétences de certaines personnes avantageusement connues de notre milieu et qui ont accepté de prêter main-forte à cette nouvelle forme de levée de fonds.
Au chapitre des événements heureux, on ne peut oublier que c’est durant son passage chez nous que nous avons célébré le 50e anniversaire de création de notre diocèse, en juillet et septembre 2001. À cette occasion, nous avons accueilli l’ensemble des évêques du Québec venus tenir chez nous leur plénière d’automne et célébrer avec nous cet heureux anniversaire.
Durant ses années à Sainte-Anne, l’occasion lui fut aussi donnée d’aller à Rome rencontrer le pape Benoît XVI dans le cadre de la visite ad limina en plus de participer, comme délégué de la Conférence des évêques du Canada, au synode sur « l’Eucharistie, source et sommet de la vie et de la mission de l’Église ».

Si, comme je viens de l’évoquerp, il a présidé à de fort belles réalisations, Monseigneur Fecteau a aussi connu quelques épreuves durant son mandat d’évêque de Sainte-Anne. Sans nous appesantir, mentionnons simplement le départ subit de ses deux vicaires généraux, les abbés Roland Picard et Jean-Luc Pelletier. Il a aussi conduit à leur dernier repos plus d’une quarantaine de ses prêtres dont quinze pour les seules années 1997-1998.

À mes yeux, Monseigneur Fecteau vous aviez l’allure d’un géant. Physiquement, on peut dire que la différence de taille était visible. Malgré tout, jamais je n’ai senti que vous me regardiez de haut. Ni moi ni personne d’ailleurs! Encore moins les jeunes qui venaient vous rencontrer à l’évêché en préparation de leur confirmation. Visiblement, le courant passait bien entre les jeunes et vous.
Monseigneur Fecteau, le doux géant que vous étiez profite désormais du sommeil des justes. Dans la demeure éternelle, vous avez rejoint ceux et celles que vous aimiez et qui ont marqué votre vie terrestre. Sachez toutefois que l’exemple de service, d’accueil, de simplicité et de générosité que vous nous laissez restera à jamais gravé dans le cœur de ceux et celles qui ont eu l’honneur de collaborer avec vous dans la poursuite de la mission confiée à son Église par le Christ Jésus.
 
Gaétan Godbout
11 janvier 2018 
 
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Prière:
À la gloire de notre Dieu
 
Nous te louons, Dieu notre Père,
pour la manifestation de ta gloire
dans ta création et dans notre vie.
 
Nous nous réjouissons, Jésus Christ, Fils du Père,
pour l'oeuvre de salut et de guérison
que tu accomplis en nous à chaque jour.
 
Nous reconnaissons, Esprit saint,
ta puissance infinie d'amour et de consolation,
Toi qui agis en nous et nous dynamise.
 
Puisse notre langage humain te plaire toujours,
Dieu trois fois Saint,
autant dans nos moments de recherche et de silence
que dans nos manifestations de grande communion.
 
Qu'il nous soit donné de te louer
et de célébrer ta gloire chaque jour
en étant accueillants et disponibles.
 
Que l'expression de ton amour infini et déjà partagé
 grandisse en nous jusque dans la plénitude éternelle,
 là où tout se dépasse et s'accomplit.
 
Que ce même amour se reflète dans notre vie
avec une intensité qui dérange,
et réveille la foi endormie
de ceux et celles qui nous entourent.
 
Que notre foi s'incarne toujours plus dans notre vie
à travers les événements qui nous arrivent.
 
Que notre espérance qui nous fait tendre
vers un bonheur infini et indescriptible, se développe.
 
Que notre amour, qui anticipe la communion parfaite,
éclaire la nuit de ceux et celles qui ont perdu le goût de vivre.
 
Et que, par notre témoignage,
d'autres hommes et d'autres femmes se lèvent
pour travailler à la construction de ton Royaume
avec Marie, notre mère et en communion avec l'Église.
 
Alléluia! Amen.
 
Jean-Yves Fortin, diacre
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dimanche 14 janvier 2018

«Rabbi (c'est-à-dire: Maître), où demeures-tu?» / (264,887)

Bonjour!
Dimanche 14 janvier 2018
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 

       (Jn 1,35-42): Jean Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples. Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit: «Voici l'Agneau de Dieu». Les deux disciples entendirent cette parole, et ils suivirent Jésus. Celui-ci se retourna, vit qu'ils le suivaient, et leur dit: «Que cherchez-vous?». Ils lui répondirent: «Rabbi (c'est-à-dire: Maître), où demeures-tu?». Il leur dit: «Venez, et vous verrez». Ils l'accompagnèrent, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C'était vers quatre heures du soir. André, le frère de Simon-Pierre, était l'un des deux disciples qui avaient entendu Jean Baptiste et qui avaient suivi Jésus. Il trouve d'abord son frère Simon et lui dit: «Nous avons trouvé le Messie (autrement dit: le Christ). André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit: «Tu es Simon, fils de Jean; tu t'appelleras Képha» (ce qui veut dire: pierre).
Commentaire:
Abbé Lluís RAVENTÓS i Artés (Tarragona, Espagne)
«Rabbi (c'est-à-dire: Maître), où demeures-tu?»
Aujourd'hui, nous voyons Jésus qui vient sur la rive du Jourdain: le Christ qui passe! Il doit être quatre heures de l’après-midi quand, voyant deux jeunes gens qui le suivent, Il se retourne pour leur demander: «Que cherchez-vous?» (Jn 1, 38). Et eux, surpris par la question, Lui répondent : «Rabbi (c'est-à-dire: Maître), où demeures-tu?». Il leur dit: «Venez, et vous verrez» (Jn 1,39).

Moi aussi, je suis disciple de Jésus, mais… qu’est-ce que je veux? Qu’est-ce que je cherche? C’est Lui qui me le demande: «Que veux-tu vraiment?». Ah, si j’étais suffisamment audacieux pour Lui dire: «C’est toi que je cherche, Jésus», je Le trouverais, c’est sûr, «car qui cherche trouve» (Mt 7,8). Mais je suis trop lâche et je Lui réponds avec des mots qui ne m’engagent pas trop: «Où demeures-tu?». Jésus ne se satisfait pas de ma réponse, Il sait trop bien que ce n’est pas d’un tas de paroles que j’ai besoin, mais d’un ami, de l’Ami: de Lui. C’est pourquoi il me dit: «Viens et tu verras», «venez et vous verrez».

Jean et André, les deux jeunes pêcheurs, l'accompagnèrent, «ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de Lui ce jour-là» (Jn 1,39). Enthousiasmé par cette rencontre, Jean pourra écrire: «La grâce et la vérité advinrent en Jésus-Christ» (Jn 1,17b). Et André? Il courra chercher son frère pour lui dire: «Nous avons trouvé le Messie» (Jn 1,41). Et il l’emmena à Jésus. «Jésus posa son regard sur lui et dit: ‘Tu es Simon, fils de Jean; tu t'appelleras Céphas’ (ce qui veut dire: pierre) » (Jn 1,42).

Pierre! Simon, une pierre? Aucun d’eux n’est préparé pour comprendre ces paroles. Ils ne savent pas que Jésus est venu bâtir son Église avec des pierres vivantes. Il a déjà choisi les deux premières, Jean et André, et Il a disposé que Simon sera le roc sur lequel tout l’édifice s’appuiera.

Et avant de monter au Père, Il nous donnera la réponse à la question: «Rabbi, où demeures-tu?». Bénissant son Église, Il dira: «Je serai avec vous jusqu’à la fin du monde» (Mt 28,20).
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«Le témoignage que nous ayons à rendre,
 le seul qui vaille, le seul qui soit le signe infaillible
de la présence de l'éternel amour, c'est celui de la joie.»
(Maurice Zundel)
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Prière de libération - Gérard Marier
 
«Père, ton Fils Jésus est venu détacher nos liens
car il nous aime jusqu'à l'extrême.
Par lui, brise mes chaînes, mes entraves, afin que je témoigne
parmi les miens de tout ce qu'il fait pour moi.
Amen! Alléluia!»
(L'abbé Gérard Marier /Neuvaine de libération)
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Bon dimanche!
Jean-Yves

vendredi 12 janvier 2018

«Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs» / ( 264,782)

Bonjour!
Samedi 13 janvier 2018
 
Funérailles de Mgr Clément Fecteau
présidées par Mgr Yvon-Joseph Moreau
à la Cathédrale de Sainte-Anne  à 14 h.
 
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
       (Mc 2,13-17): Jésus sortit de nouveau sur le rivage du lac; toute la foule venait à lui, et il les instruisait. En passant, il aperçut Lévi, fils d'Alphée, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit: «Suis-moi». L'homme se leva et le suivit. Comme il était à table dans sa maison, beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car il y avait beaucoup de monde. Même les scribes du parti des pharisiens le suivaient aussi, et, voyant qu'il mangeait avec les pécheurs et les publicains, ils disaient à ses disciples: «Il mange avec les publicains et les pécheurs!». Jésus, qui avait entendu, leur déclara: «Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs».
Commentaire:
Abbé Joaquim MONRÓS i Guitart (Tarragona, Espagne)
«Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs»
Aujourd'hui, la scène que relate saint Marc, nous voyons Jésus enseigner et tous venir l'entendre. À présent comme alors, la faim de doctrine est manifeste, car l'ignorance est le pire ennemi. Il en va si bien ainsi que l'expression «Ils cesseront de haïr quand ils cesseront d'ignorer» est devenue classique.

Chemin faisant, Jésus avisa Lévi, fils d'Alphée, assis au banc des impôts; Il lui dit «suis-moi» et l'autre, laissant tout, partit avec Lui. Promptitude et générosité pour "l'affaire" de sa vie. "L'affaire du siècle" et celle de l'éternité.

Le prélèvement des impôts par les romains a disparu depuis longtemps, mais Matthieu -de nos tours mieux connu sous ce nouveau nom que sous celui de Lévi- continue d'accumuler les dividendes avec ses écrits, puisqu'il est devenu l'une des douze colonnes de l'Église. C'est ce qui arrive quand on suit promptement le Seigneur. C'est Lui qui l'a dit: «Tout homme qui aura quitté à cause de mon nom des maisons, des frères, des s?urs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra beaucoup plus, et il aura en héritage la vie éternelle» (Mt 19,29).

Jésus accepta le banquet que Matthieu lui offrit chez lui, avec d'autres collecteurs d'impôts et des pécheurs, ainsi qu'avec ses apôtres. Les pharisiens -spectateurs du travail des autres- font remarquer aux disciples que leur Maître mange avec des gens qu'ils tiennent pour des pécheurs. Le Seigneur les entend et défend sa manière usuelle d'agir avec les âmes: «Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs» (Mc 2,17). Toute l'humanité a besoin du Médecin divin. Nous sommes tous pécheurs. Comme le dira saint Paul, «tous ont péché et se sont privés de la gloire de Dieu» (Rm 3,23).

Répondons avec la promptitude de Marie devant sa vocation de corédemptrice.
 
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Prière de libération - Gérard Marier
 
«Père, ton Fils Jésus est venu détacher nos liens
car il nous aime jusqu'à l'extrême.
Par lui, brise mes chaînes, mes entraves, afin que je témoigne
parmi les miens de tout ce qu'il fait pour moi.
Amen! Alléluia!»
(L'abbé Gérard Marier /Neuvaine de libération)
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Bonne journée!
Jean-Yves



jeudi 11 janvier 2018

«‘Mon fils, tes péchés sont pardonnés’ (…). ‘Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi’» /(264,781)

Bonjour!
Vendredi 12 janvier 2018
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 (Mc 2,1-12): Jésus était de retour à Capharnaüm, et la nouvelle se répandit qu'il était à la maison. Tant de monde s'y rassembla qu'il n'y avait plus de place, même devant la porte.

Il leur annonçait la Parole. Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes. Comme ils ne peuvent l'approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé: «Mon fils, tes péchés sont pardonnés».

Or, il y avait dans l'assistance quelques scribes qui raisonnaient en eux-mêmes: «Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul?».

Saisissant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu'ils faisaient, Jésus leur dit: «Pourquoi tenir de tels raisonnements? Qu'est-ce qui est le plus facile? de dire au paralysé: ‘Tes péchés sont pardonnés’, ou bien de dire: ‘Lève-toi, prends ton brancard et marche’? Eh bien! Pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir de pardonner les péchés sur la terre, je te l'ordonne, dit-il au paralysé: Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi».

L'homme se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient stupéfaits et rendaient gloire à Dieu, en disant: «Nous n'avons jamais rien vu de pareil».
Commentaire:
Abbé Joan Carles MONTSERRAT i Pulido (Cerdanyola del Vallès, Barcelona, Espagne)
«‘Mon fils, tes péchés sont pardonnés’ (…). ‘Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi’»
Aujourd'hui, nous voyons encore le Seigneur entouré d'une foule: «Tant de monde se rassembla qu'il n'y avait plus de place, même devant la porte» (Mc 2,2). Son coeur se dilate devant les besoins des autres et Il leur fait tout le bien possible: Il pardonne, enseigne et guérit tout à la fois. Il offre son aide au plan matériel (aujourd'hui en guérissant une paralysie), mais -dans le fond- Il cherche ce qu'il y a de mieux, ce qui est le plus important pour chacun d'entre nous: le bien de l'âme.

Jésus-Sauveur veut nous laisser une espérance certaine de salut: Il est même capable de pardonner les péchés et de compatir à notre faiblesse morale. Avant tout, il affirme: «Mon fils, tes péchés sont pardonnés» (Mc 2,5). Puis nous le voyons associer le pardon des péchés -qu'il dispense généreusement et infatigablement- à un miracle extraordinaire, "palpable" à l'oeil nu. Comme une sorte de garantie extérieure, pour ouvrir nos yeux à la foi, après avoir déclaré au paralytique le pardon de ses péchés, il guérit sa paralysie: «Je te l'ordonne, dit-il au paralysé: Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi. L'homme se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde» (Mc 2,11-12).

Ce miracle, nous pouvons le revivre fréquemment dans la Confession. Dans les paroles de l'absolution que prononce le ministre de Dieu («Je te pardonne au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit»), Jésus nous offre de nouveau -discrètement- la garantie externe du pardon de nos péchés, garantie équivalente à la guérison spectaculaire du paralytique de Capharnaüm.

Voici que nous entamons un nouveau temps ordinaire. Et l'on rappelle aux croyants l'urgente nécessité d'une rencontre sincère et personnelle avec Jésus-Christ miséricordieux. Celui-ci nous invite à ne rien brader, à ne pas négliger le nécessaire pardon qu'Il nous offre dans son giron, l'Église.
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Prière de libération - Gérard Marier
 

«Père, ton Fils Jésus est venu détacher nos liens
car il nous aime jusqu'à l'extrême.
Par lui, brise mes chaînes, mes entraves, afin que je témoigne
parmi les miens de tout ce qu'il fait pour moi.
Amen! Alléluia!»
(L'abbé Gérard Marier /Neuvaine de libération)
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«Qui pourrait nous séparer de l'amour de Dieu?
Au milieu des difficultés quotidiennes,
 il est le rempart qui protège,
la lumière qui éclaire et la force qui sauve.»
(Introduction au psaume 26 - Magnificat - 10 janvier)
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«Impossible de vous dire mon âge, 
il change tout le temps...»
(Auteur inconnu de moi...)
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Bonne Année 2018!
Bonne journée!
Jean-Yves

mercredi 10 janvier 2018

«‘Si tu le veux, tu peux me purifier’ (…). ‘Je le veux, sois purifié’» / Prière de libération 2e jour... / 264,742)

Bonjour!
Jeudi 11 janvier 2018
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...

   
       (Mc 1,40-45): Un lépreux vient trouver Jésus; il tombe à ses genoux et le supplie: «Si tu le veux, tu peux me purifier». Pris de pitié devant cet homme, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit: «Je le veux, sois purifié». A l'instant même, sa lèpre le quitta et il fut purifié. Aussitôt Jésus le renvoya avec cet avertissement sévère: «Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne pour ta purification ce que Moïse prescrit dans la Loi: ta guérison sera pour les gens un témoignage».

Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte qu'il n'était plus possible à Jésus d'entrer ouvertement dans une ville. Il était obligé d'éviter les lieux habités, mais de partout on venait à lui.


Commentaire:
Abbé Xavier PAGÉS i Castañer (Barcelona, Espagne)
 
«‘Si tu le veux, tu peux me purifier’ (…). ‘Je le veux, sois purifié’»
  
Aujourd'hui, dans la première lecture, nous lisons «Si seulement vous pouviez entendre la voix du Seigneur: ‘N'endurcissez pas vos cœurs’!» (Heb 3,7-8). Et nous le répétons avec insistance dans la réponse au Psaume 94. On trouve deux choses dans cette brève citation: un désir et un avertissement. Il ne faut jamais oublier ni l'un ni l'autre.

Pendant le temps que nous consacrons quotidiennement à la prière, nous souhaitons et nous demandons d'entendre la voix du Seigneur. Mais nous nous préoccupons peut-être trop souvent de remplir ce temps avec des paroles que nous voulons lui dire, et nous ne laissons pas de temps pour écouter ce que le Bon Dieu veut nous transmettre. Veillons par conséquent à prêter attention au silence intérieur qui —en évitant les distractions et en nous concentrant— nous ouvre un espace pour accueillir l'affection, l'inspiration… que le Seigneur veut certainement susciter dans nos cœurs.

Il y a un risque que nous ne pouvons pas oublier: c'est le danger, qu'au fil du temps, notre cœur s'endurcisse. Parfois, les coups de la vie peuvent nous faire devenir, y compris sans que nous nous en rendions compte, une personne plus méfiante, insensible, pessimiste, désespérée… Nous devons demander au Seigneur de nous rendre conscients de cette possible détérioration intérieure. La prière est l'occasion de regarder sereinement notre vie et toutes les circonstances qui l'entourent. Nous devons lire les différents événements à la lueur de l'Evangile, pour découvrir dans quels aspects nous avons besoin d'une authentique conversion.

Si seulement nous pouvions demander notre conversion avec la même foi et la même confiance que le lépreux qui s'est présenté devant Jésus: «A genoux, il dit: ‘Si tu le veux, tu peux me purifier’» (Mc, 1,40). Il est le seul à pouvoir rendre possible ce qui pour nous serait impossible. Laissons Dieu agir sur nous avec sa grâce pour que notre cœur soit purifié et, qu'obéissant à son action, il puisse ressembler davantage de jour en jour au cœur de Jésus. Lui nous dit avec confiance: «Je le veux: sois purifié» (Mc 1,41).

 
 
Prière de libération - Gérard Marier
 
«Père, ton Fils Jésus est venu détacher nos liens
car il nous aime jusqu'à l'extrême.
Par lui, brise mes chaînes, mes entraves, afin que je témoigne
parmi les miens de tout ce qu'il fait pour moi.
Amen! Alléluia!»
(L'abbé Gérard Marier /Neuvaine de libération)
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«Tu es venu, Seigneur,
Dans notre nuit,
Tourner vers l'aube nos chemins;
Le tien pourtant reste caché.
L'Esprit seul nous découvre
Ton passage.»
(Hymne - Magnificat - jeudi 11 janv.)
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Bonne journée!
Jean-Yves

La contemplation et l'action. Prière et travail. / (264,691)

Bonjour!
Mercredi 9 janvier 2018

 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
       (Mc 1,29-39): En quittant la synagogue, Jésus, accompagné de Jacques et de Jean, alla chez Simon et André. Or, la belle-mère de Simon était au lit avec de la fièvre. Sans plus attendre, on parle à Jésus de la malade. Jésus s'approcha d'elle, la prit par la main, et il la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.

Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous les malades, et ceux qui étaient possédés par des esprits mauvais. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit toutes sortes de malades, il chassa beaucoup d'esprits mauvais et il les empêchait de parler, parce qu'ils savaient, eux, qui il était.

Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ses compagnons se mirent à sa recherche. Quand ils l'ont trouvé, ils lui disent: «Tout le monde te cherche». Mais Jésus leur répond: «Partons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle; car c'est pour cela que je suis sorti». Il parcourut donc toute la Galilée, proclamant la Bonne Nouvelle dans leurs synagogues, et chassant les esprits mauvais.
   
 
Commentaire:
Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM (Barcelona, Espagne)
«Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva.
Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait»
Aujourd'hui, nous voyons clairement comment Jésus divisait ses journées. D'un côté, il se consacrait à la prière, et, de l'autre, à sa mission de prédication par la parole et par les actes. La contemplation et l'action. Prière et travail. Etre avec Dieu et être avec les hommes.

En effet, nous voyons Jésus qui se donne corps et âme à sa tâche de Messie et de Sauveur: il guérit les malades, comme la belle-mère de Pierre et beaucoup d'autres, il console ceux qui sont tristes, il expulse des démons, il prêche. Tout le monde lui amène ses malades et ses possédés. Ils veulent tous l'écouter: "Tout le monde te cherche" (Mc 1,37) lui disent les disciples. Il avait certainement une activité souvent très fatigante, qui ne devait presque pas le laisser souffler.

Mais Jésus s'accordait aussi un temps de solitude pour se consacrer à la prière: «Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait» (Mc 1,35). Dans d'autres passages de l'Evangile, nous voyons Jésus se consacrer à la prière à d'autres heures, y compris très tard dans la nuit. Il savait partager son temps avec sagesse, afin que sa journée ait un équilibre raisonnable entre le travail et la prière.

Nous disons souvent: Je n'ai pas le temps! Nous sommes occupés avec les tâches ménagères, le travail et les innombrables tâches qui remplissent notre agenda. Fréquemment, nous croyons être dispensés de la prière quotidienne. Nous faisons un tas de choses importantes, c'est vrai, mais nous courons le risque d'oublier la plus nécessaire: la prière. Nous devons créer un équilibre pour pouvoir faire les unes sans négliger les autres.

Saint François nous présente les choses ainsi: «Il faut travailler fidèlement et avec dévouement, sans éteindre l'esprit de la sainte prière et de la dévotion que les autres choses temporelles doivent servir».

Nous devrions peut-être nous organiser un peu plus. Nous discipliner, en “domestiquant” le temps. Ce qui est important doit trouver sa place. Mais ce qui est nécessaire encore plus.
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Prière de libération - Gérard Marier

«Père, ton Fils Jésus est venu détacher nos liens
car il nous aime jusqu'à l'extrême.
Par lui, brise mes chaînes, mes entraves, afin que je témoigne
parmi les miens de tout ce qu'il fait pour moi.
Amen! Alléluia!»
(L'abbé Gérard Marier /Neuvaine de libération)
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«L'avenir appartient à ceux qui donnent à la génération future
des raisons d'espérer.»
(Père Teilhard de Chardin)
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Diacre
au cœur de notre monde
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Bonne journée!
Jean-Yves
 




mardi 9 janvier 2018

Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée./ Un texte de Yvan Morin, prêtre / (264,646)

 Bonjour!
Mardi 9 janvier 2018
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
       (Mc 1,21-28): Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier: «Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth? Es-tu venu pour nous perdre? Je sais fort bien qui tu es: le Saint, le Saint de Dieu». Jésus l'interpella vivement: «Silence! Sors de cet homme». L'esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri.

Saisis de frayeur, tous s'interrogeaient: «Qu'est-ce que cela veut dire? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent». Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée.
Commentaire:
+ Abbé Antoni ORIOL i Tataret (Vic, Barcelona, Espagne)
«On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes»
Aujourd'hui, premier mardi du temps ordinaire, saint Marc nous présente Jésus en train d'enseigner dans la synagogue et, aussitôt après, il commente: «On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes» (Mc 1,21). Cette observation initiale est impressionnante. En effet, la raison de l'admiration des auditeurs, d'une part, n'est pas la doctrine mais le maître, non ce qu'on enseigne mais Celui qui l'enseigne et, d'autre part, non pas le prédicateur en général, mais ce prédicateur en particulier, dont il est dit qu'Il enseigne «avec autorité», c'est-à-dire avec un pouvoir légitime et incontestable. Cette particularité est ensuite confirmée par une opposition tranchée: «non pas comme les scribes».

Mais, dans un second temps, la scène de la guérison de l'homme possédé par un esprit mauvais ajoute à l'admiration pour la personne la référence à sa doctrine: «Qu'est-ce que cela veut dire? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité!» (Mc 1,27). Nous remarquons cependant que le qualificatif ne vise pas tant le contenu que la singularité: la doctrine est «nouvelle». Voici un autre contraste: Jésus communique quelque chose d'inouï (et, certes, on ne pouvait mieux dire).

Troisième remarque. L'autorité vient aussi du fait que Jésus «commande même aux esprits mauvais, et [qu']ils lui obéissent». Voilà un contraste aussi fort que les précédents. À l'autorité du maître et à la nouveauté de sa doctrine, il faut ajouter maintenant sa puissance contre les esprits du mal.

Mes frères! Par la foi nous savons que cette liturgie de la parole nous rend témoins de ce que nous venons d'entendre et que nous sommes en train de commenter. Demandons-nous avec une humble reconnaissance: Ai-je conscience de ce que jamais homme n'a parlé comme Jésus, Parole de Dieu le Père? Est-ce que je me sens riche d'un message incomparable? Est-ce que je me rends compte de la force libératrice que Jésus et son enseignement ont sur la vie humaine et, plus concrètement, sur ma vie? Mus par l'Esprit Saint, disons à notre Rédempteur: Jésus-vie, Jésus-doctrine, Jésus-victoire, fais que, comme le grand Raymond Llull aimait à le dire, nous vivions dans un continuel émerveillement de toi!
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« (Dans l'Église) tous sont prêtres non pas en vertu de leurs mérites,
mais parce que, greffés sur le Christ par leur baptême,
 ils deviennent en lui saints, prophètes et prêtres.»
(Carlo Carretto)
 
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Yvan Morin, un prêtre de notre diocèse a écrit un recueil de courts textes qu'il a donnés à la radio de Rivière-du-Loup le matin... Il le fait encore d'ailleurs...
Voici un de ces textes:
 
Credo d'une sœur haïtienne
 
Je lisais dernièrement dans la revue «Courrier Bon Pasteur» le credo d'une sœur haïtienne de 25 ans de profession.
 
«Mon credo, dit-elle: je crois en Dieu Père, Fils et Esprit, je crois en la vie et dans les petites victoires du quotidien. Ma philosophie: Un jour à la fois. Mon cadeau offert et à offrir: Le sourire, le monde n'a que faire de ma tristesse. Il a besoin de ma joie. Ma stratégie: Être positive et vivre dans l'action de grâce pour attirer grâces et bénédictions en abondance. Et lorsque la surface de l'eau est agitée, regarder les profondeurs pour retrouver le calme.»
 
C'est ce que j'appelle pour ma part descendre au profond de notre cœur pour rencontrer Dieu.
                                    Yvan Morin: «Un peu de répit»
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Bonne journée!
Jean-Yves
 
 
 
 





lundi 8 janvier 2018

«En toi j'ai mis tout mon amour.» / (264,596)

Bonjour!
Lundi 8 janvier 2018
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
      (Mc 1,7-11): Jean Baptiste proclamait dans le désert: «Voici venir derrière moi celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de me courber à ses pieds pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés dans l'eau; lui vous baptisera dans l'Esprit Saint». Or, à cette époque, Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et se fit baptiser par Jean dans le Jourdain. Au moment où il sortait de l'eau, Jésus vit le ciel se déchirer et l'Esprit descendre sur lui comme une colombe. Du ciel une voix se fit entendre: «C'est toi mon Fils bien-aimé; en toi j'ai mis tout mon amour».
Commentaire:
Mgr. Salvador CRISTAU i Coll Evêque Auxiliare de Terrassa (Barcelone)
 (Barcelone, Espagne)
«Tu es mon Fils bien-aimé, en toi j'ai mis tout mon amour»

Aujourd'hui, solennité du Baptême du Seigneur, se termine le cycle des fêtes de Noël. L'Évangile dit que Jean s'était rendu dans le désert et "prêchait un baptême de conversion pour le pardon des péchés (Mc 1,4). Les gens allaient l'écouter, confessaient leurs péchés et se faisaient baptiser par lui dans le fleuve Jourdain. Jésus aussi se présenta parmi ces gens pour se faire baptiser.

Pendant les fêtes de Noël, nous avons vu que Jésus s'est fait connaître aux bergers et aux mages qui, venaient d'Orient, l'ont adoré et lui ont fait des offrandes. En fait, la venue de Jésus dans le monde a pour but de montrer l'amour de Dieu qui nous sauve.

Et là-bas, dans le Jourdain, s'est produit une nouvelle manifestation de la divinité de Jésus : le ciel s'est ouvert et l'Esprit Saint est descendu sur Lui sous la forme d'une colombe, et on a entendu la voix du Père : "Tu es mon fils bien aimé, en toi j'ai mis tout mon amour" (Mc 1,11). Ici, c'est le Père céleste et l'Esprit Saint qui se manifestent. C'est Dieu Lui-même qui nous révèle qui est Jésus, son Fils bien aimé.

Mais ce n'était pas une révélation uniquement pour Jean et pour les juifs. C'en était aussi une pour nous. Jésus Lui-même, le Fils bien aimé du Père, qui s'est manifesté aux juifs dans le Jourdain, se manifeste continuellement à nous chaque jour. Dans l'Église, dans la prière, dans nos frères, dans le Baptême que nous avons reçu et qui nous a transformés en enfants du même Père.

Alors, demandons-nous : Est-ce que je reconnais sa présence, son amour dans ma vie ? Est-ce que je vis réellement une relation d'amour filial avec Dieu ? Le pape François dit : "Ce que Dieu veut de l'homme est une relation "papa-enfant", le cajoler et lui dire "Je suis avec toi".

Au milieu de nos luttes et nos difficultés, le Père céleste nous dit à nous aussi "Tu es mon Fils bien-aimé, en toi j'ai mis tout mon amour".

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 Photo:
Crèche de la cathédre de Sainte-Anne - La Pocatière
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«La prière, comme l'espérance, est tendue vers l'avenir.»
(Timothy Radcliffe)
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«Les sacrements sont des signes.
 Ils expriment 
que nous espérons en quelque chose qui ne peut se dire avec des mots: 
la venue de Dieu.«
(Timothy Radcliffe)
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 Dans Espace 50+ (Info@lettre) je trouve cette citation ce matin 
que je vous partage:
«Impossible de vous dire mon âge, il change tout le temps.»
(Alphonse Allais)
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Bonne journée!
Jean-Yves