samedi 7 avril 2018

La sainteté est un projet ouvert à tous... - Lisez la réflexion du père Philippe ... / «Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création» /(268,920)

Bonjour!
Samedi 7 avril 2018
 
 
Représentation des trois pôles
de la devise du diaconat:
- La croix: le service 
- Le livre: la Parole
- La flamme: la liturgie.
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
       (Mc 16,9-15): Ressuscité de grand matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d'abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons. Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s'affligeaient et pleuraient. Quand ils entendirent qu'il était vivant et qu'elle l'avait vu, ils refusèrent de croire. Après cela, il se manifesta sous un aspect inhabituel à deux d'entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne. Ceux-ci revinrent l'annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus. Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu'ils étaient à table: il leur reprocha leur incrédulité et leur endurcissement parce qu'ils n'avaient pas cru ceux qui l'avaient vu ressuscité. Puis il leur dit: «Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création».
      
Commentaire:
Père Jacques PHILIPPE             (Cordes sur Ciel, France)
 
«Allez dans le monde entier.
 Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création»

Aujourd'hui comptant sur Jésus ressuscité, nous devons redécouvrir l'Evangile comme une "bonne nouvelle". L'Evangile n'est pas une loi qui nous opprime. Nous avons pu parfois tomber dans la tentation de penser que ceux qui ne sont pas chrétiens sont plus tranquilles que nous et font ce qu'ils veulent, alors que nous nous devons obéir à une liste de commandements. C'est une vision des choses purement superficielle.

Personnellement, une de mes principales préoccupations est que l'Evangile se présente toujours comme une bonne nouvelle, une nouvelle joyeuse, qui nous remplit le cœur de joie et de consolation.

L'enseignement de Jésus est évidemment exigeant, mais Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus nous aide à le percevoir réellement comme une bonne nouvelle, car pour elle l'Evangile n'est rien d'autre que la révélation de la tendresse de Dieu, de la miséricorde de Dieu pour chacun de ses enfants, et qu'il indique les lois de la vie qui mènent au bonheur. Le centre de la vie chrétienne est d'accueillir avec reconnaissance la tendresse et la bonté de Dieu – révélation de son amour miséricordieux – et de se laisser transformer par cet amour.

L'itinéraire spirituel pris par la petite Sainte Thérèse, le "petit chemin", est un authentique chemin de sainteté, un chemin ouvert à tous, fait de telle façon que personne ne puisse se décourager, ni les plus humbles ni les plus pauvres, ni les plus pécheurs. Thérèse est ainsi en avance sur le Concile Vatican II qui affirme avec certitude que la sainteté n'est pas un chemin exceptionnel, mais un appel pour tous les chrétiens, dont personne ne doit être exclu. Même le plus vulnérable et le plus misérable des hommes peut répondre à l'appel de la sainteté.

Cette sainteté consiste en un "chemin de confiance et d'amour". Ainsi, "l'ascenseur qui doit m'élever jusqu'au ciel ce sont tes bras, Jésus !" (…). Toi, Mon Dieu, tu as dépassé mes espérances, et je veux chanter tes miséricordes" (Sainte Thérèse de Lisieux).
 
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«À travers diverses médiations, Dieu ne cesse jamais
de nous interpeller, de nous inviter
à nous mettre en mouvement dans telle ou telle direction.
Et en même temps, il nous donne
la grâce et la force nécessaires pour cela.»
(Jacques Philippe)
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«La prière n'est pas une technique ni un devoir.
 C'est une relation d'amour.»
(Alain Roy)
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Diacre au cœur de la vie,
au cœur de notre monde d'aujourd'hui.
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   Ce samedi, il y a la réunion des répondants diocésains   
   des diocèse de l'inter-Québec Est.   
  Nous vous invitons à porter ces responsables dans votre prière. Merci! 
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   En surplus, ce mois-ci...

Message de Pâques
de Mgr Paul-André Durochers,
archevêque de Gatineau
 (au Québec)

   Message pour Pâques 2018  


L’intolérance. Voilà le thème qui, selon les experts, a marqué le monde médiatique du Québec en 2017. « C’est venu teinter l’ensemble de l’actualité. Si 2016, pour nous, avait été l’année de la peur qui était le principal vecteur d’intérêt d’une importante proportion de l’actualité, pour nous, l’intolérance est probablement le thème récurrent très important qui a dominé l’actualité chez nous, au Québec, en 2017 », a indiqué en entrevue Jean-François Dumas, président d’Influence communication.
L’intolérance. Elle nourrit les guerres, engendre les persécutions, entretient les rancunes. Elle divise les familles, les communautés et les peuples. Elle heurte, blesse et tue.
Jésus est mort sur la croix, victime d’intolérance. On ne tolérait pas l’intérêt qu’il suscitait, ni le message qu’il annonçait, ni ses gestes qui interpellaient. On aurait pu entamer un dialogue avec lui. On aurait pu chercher à le comprendre. On a préféré le supprimer.
Pourtant, Jésus n’a fermé la porte à personne. Il a dialogué avec des sommités comme Nicodème et avec des quidams comme la Samaritaine. Il visitait les riches comme Zachée et Simon tout en partageant la table des pauvres comme Lazare, Marie et Marthe. Au moment d’être cloué à la croix, il a prié pour que ses tortionnaires soient pardonnés.
« Aimez vos ennemis, » disait-il, « faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre joue. À celui qui te prend ton manteau, ne refuse pas ta tunique. Donne à quiconque te demande, et à qui prend ton bien, ne le réclame pas. Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. » (Luc 6, 27-31)
Jésus ne prêchait pas seulement la tolérance, mais l’amour. Il se plaisait non seulement à accueillir l’autre, mais à aller à sa rencontre. Comme le monde serait différent si nous mettions en pratique son enseignement, si nous imitions son exemple.
Dans un monde marqué par l’intolérance et la peur de l’autre, la résurrection de Jésus brille comme un phare qui nous indique un chemin d’ouverture et de confiance. Le Dieu de Jésus-Christ ne fait pas de différence entre nous, il nous accueille tous et toutes comme ses enfants bien-aimés. Vivons donc en frères et sœurs les uns des autres. Et que 2018 soit une année marquée non seulement par la tolérance, mais encore plus par l’accueil, le respect et le dialogue.
Joyeuses Pâques.
 
+ Paul-André Durocher
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Bonne journée!
Jean-Yves
 
 

vendredi 6 avril 2018

Cette nuit-là, ils ne prirent rien!/ (268,885)

Bonjour!
Vendredi 6 avril 2018
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
       (Jn 21,1-14): Après cela, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord du lac de Tibériade, et voici comment. Il y avait là Simon-Pierre, avec Thomas (dont le nom signifie: Jumeau), Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples. Simon-Pierre leur dit: «Je m'en vais à la pêche». Ils lui répondent: «Nous allons avec toi». Ils partirent et montèrent dans la barque; or, ils passèrent la nuit sans rien prendre.

Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c'était lui. Jésus les appelle: «Les enfants, auriez-vous un peu de poisson?». Ils lui répondent: «Non». Il leur dit: «Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez». Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n'arrivaient pas à le ramener, tellement il y avait de poisson. Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre: «C'est le Seigneur!». Quand Simon-Pierre l'entendit déclarer que c'était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n'avait rien sur lui, et il se jeta à l'eau. Les autres disciples arrivent en barque, tirant le filet plein de poissons; la terre n'était qu'à une centaine de mètres.

En débarquant sur le rivage, ils voient un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit: «Apportez donc de ce poisson que vous venez de prendre». Simon-Pierre monta dans la barque et amena jusqu'à terre le filet plein de gros poissons: il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s'était pas déchiré. Jésus dit alors: «Venez déjeuner». Aucun des disciples n'osait lui demander: «Qui es-tu?». Ils savaient que c'était le Seigneur. Jésus s'approche, prend le pain et le leur donne, ainsi que le poisson. C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se manifestait à ses disciples.
Commentaire:
Abbé Joaquim MONRÓS i Guitart (Tarragona, Espagne)
«C'était la troisième fois
que Jésus ressuscité d'entre les morts
se manifestait à ses disciples»
Aujourd'hui pour la troisième fois depuis sa résurrection, Jésus se manifeste aux disciples. Pierre est retourné à son travail de pêcheur et les autres l'ont accompagné. S'il était pêcheur avant de se joindre à Jésus, il est normal qu'il continue après, alors que certains s'étonnent que, pour suivre le Christ, l'on ne soit pas tenu d’abandonner un travail honnête.

Cette nuit-là, ils ne prirent rien! Et quand au lever du jour, Jésus apparaît, ils ne le reconnaissent que lorsqu'il leur demande quelque chose à manger. Quand ils répondent qu'ils n'ont rien, Il leur indique où ils doivent jeter le filet. Et bien que les pêcheurs soient au courant de tout, et qu'ils aient travaillé sans résultat toute la nuit, ils obéissent. «Pouvoir de l'obéissance! —Le lac de Génésareth, a refusé ses poissons aux filets de Pierre. Toute la nuit en vain. —Maintenant, obéissant, il remet le filet à l'eau et voici qu'ils prennent (...) une grande quantité de poissons. —Crois-moi: le miracle se reproduit chaque jour» (Saint Josemaría).

L'évangéliste nous raconte qu'il y avait «cent cinquante-trois gros poissons» (cf. Jn 21:11) mais que, malgré cette quantité, le filet ne se rompit pas. Ce sont des détails à prendre en considération; la Rédemption s'est faite avec une obéissance responsable, au beau milieu des tâches quotidiennes.

Tous savaient «que c'était le Seigneur. Jésus s'approche, prend le pain et le leur donne» (Jn 21:12-13). Ainsi que les poissons. Que ce soit la nourriture spirituelle ou la matérielle, elle ne nous manquera pas si nous obéissons. Il l'apprend à ses disciples plus prochains et nous le redit par l'entremise de Jean Paul II: «Au début du nouveau millénaire (…) dans notre cœur résonnent à nouveau les paroles par lesquelles Jésus, (…) invita l'Apôtre à «avancer au large» pour pêcher: «Duc in altum» (Lc 5:4). Pierre et ses premiers compagnons firent confiance à la parole du Christ et jetèrent leurs filets. «Et l'ayant fait, ils capturèrent une grande multitude de poissons» (Lc 5,6). Cette parole résonne aujourd'hui pour nous.

Avec une obéissance, comme celle de Marie, nous demandons au Seigneur de continuer d'octroyer à toute l'Église des fruits d'apostolat.
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«La Parole de Dieu recèle une puissante force d'interpellation.»
(Jacques Philippe)
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«Dieu ne cesse jamais de nous interpeller,
de nous inviter à nous mettre en mouvement
dans telle ou telle direction.
 Et en même temps,
 il nous donne la grâce et la force nécessaires pour cela.»
(Jacques Philippe)
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Diacre
au cœur de la vie et de notre monde.
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Bonne journée!
Jean-Yves
 

mercredi 4 avril 2018

«La Paix soit avec vous!» /(268,858)

Bonjour!
Jeudi 5 avril 2018
 

Photo: Jean-Yves

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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
       (Lc 24,35-48): A leur tour, ils racontaient ce qui s'était passé sur la route, et comment ils l'avaient reconnu quand il avait rompu le pain. Comme ils en parlaient encore, lui-même était là au milieu d'eux, et il leur dit: «La paix soit avec vous!». Frappés de stupeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit: «Pourquoi êtes-vous bouleversés? Et pourquoi ces pensées qui surgissent en vous? Voyez mes mains et mes pieds: c'est bien moi! Touchez-moi, regardez: un esprit n'a pas de chair ni d'os, et vous constatez que j'en ai». Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds. Dans leur joie, ils n'osaient pas encore y croire, et restaient saisis d'étonnement. Jésus leur dit: «Avez-vous ici quelque chose à manger?». Ils lui offrirent un morceau de poisson grillé. Il le prit et le mangea devant eux.

Puis il déclara: «Rappelez-vous les paroles que je vous ai dites quand j'étais encore avec vous: Il fallait que s'accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes». Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures. Il conclut: «C'est bien ce qui était annoncé par l'Écriture: les souffrances du Messie, sa résurrection d'entre les morts le troisième jour, et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. C'est vous qui en êtes les témoins».
Commentaire: Abbé Joan Carles MONTSERRAT i Pulido
(Cerdanyola del Vallès, Barcelona, Espagne)
«La Paix soit avec vous!»
Aujourd'hui le Christ ressuscité salue à nouveau les disciples et leur souhaite la paix: «La Paix soit avec vous!» (Lc 24:36). Il efface ainsi les craintes et les pressentiments qui avaient assailli les Apôtres pendant les jours de passion et de solitude.

Jésus n'est pas un esprit, il est bien réel, mais, parfois, la peur s'empare de nous et devient l'unique réalité. D'autres fois, c'est le manque de foi et de vie intérieure qui transforment les choses: la peur devienne réalité et le Christ s'efface de nos vies. Au contraire, la présence de Christ dans la vie du chrétien écarte les doutes et illumine notre existence, spécialement ces recoins qu'aucune explication humaine ne saurait pas éclaircir. Saint Grégoire de Nazianze nous exhorte: «Nous devrions avoir honte de ne pas faire le salut de la Paix que le Seigneur nous a laissé lorsqu'il allait partir de ce monde. La paix est un nom et une chose savoureuse en provenance de Dieu, d'après ce que l'Apôtre dit aux Philippiens: ‘La paix de Dieu’; et qu'elle vient de Dieu il le confirme lorsque il dit aux Éphésiens: ‘Il est notre paix’».

La résurrection de Christ donne leur sens à toutes les vicissitudes et à tous les sentiments, elle nous permet de récupérer le calme et de trouver la paix dans les ténèbres de notre vie. Les autres petites lumières que nous rencontrons ici-bas n'ont un sens qu'en cette Lumière.

«Il fallait que s'accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes». Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures» (Lc 24:44-45), comme il l'avait déjà fait avec les disciples d'Emmaüs. Le Seigneur veut aussi nous ouvrir l'intelligence des Écritures; il désire transformer notre pauvre cœur en un cœur aussi ardent que le sien, grâce à l'explication des Écritures et à la fraction du Pain: l'Eucharistie. En d'autres termes, la tâche du chrétien est de voir que le Seigneur veut transformer son histoire en histoire du salut.
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Nous ne savons pas ce que vaut notre vie
mais nous savons qu'elle a été rachetée par le Fils de Dieu.
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       «La vie est un défi à relever,     
                 un bonheur à mériter,     
                 une aventure à tenter.»  
(Mère Teresa)
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«La Parole de Dieu recèle
une puissante force d'interpellation.«
(Jacques Philippe)
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«Les heures que nous passons en prière
nous ouvrent à notre homme intérieur.
Dans cette quiétude, nous trouvons notre vrai moi
 crée à l'image de Dieu et qu'aucun souci,
aucun chagrin, aucun péché de l'existence
ne pourra jamais détruire.»
(Ben O'Rourke)
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Bonne journée!
Jean-Yves

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Chemin faisant, les disciples d'Emmaüs accueillent la Parole de l'Inconnu... / Le partage du pain les éveillent à la résurrection de leur Maître... / (268,829)

Bonjour!
Mercredi 4 avril 2018
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
      (Lc 24,13-35): Le même jour, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient ensemble de tout ce qui s'était passé. Or, tandis qu'ils parlaient et discutaient, Jésus lui-même s'approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient aveuglés, et ils ne le reconnaissaient pas.

Jésus leur dit: «De quoi causiez-vous donc, tout en marchant?». Alors, ils s'arrêtèrent, tout tristes. L'un des deux, nommé Cléophas, répondit: «Tu es bien le seul de tous ceux qui étaient à Jérusalem à ignorer les événements de ces jours-ci». Il leur dit: «Quels événements?». Ils lui répondirent: «Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth: cet homme était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple. Les chefs des prêtres et nos dirigeants l'ont livré, ils l'ont fait condamner à mort et ils l'ont crucifié. Et nous qui espérions qu'il serait le libérateur d'Israël! Avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c'est arrivé. A vrai dire, nous avons été bouleversés par quelques femmes de notre groupe. Elles sont allées au tombeau de très bonne heure, et elles n'ont pas trouvé son corps; elles sont même venues nous dire qu'elles avaient eu une apparition: des anges, qui disaient qu'il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l'avaient dit; mais lui, ils ne l'ont pas vu». Il leur dit alors: «Vous n'avez donc pas compris ! Comme votre coeur est lent à croire tout ce qu'ont dit les prophètes! Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire?». Et, en partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur expliqua, dans toute l'Écriture, ce qui le concernait.

Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d'aller plus loin. Mais ils s'efforcèrent de le retenir: «Reste avec nous: le soir approche et déjà le jour baisse». Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Alors ils se dirent l'un à l'autre: «Notre coeur n'était-il pas brûlant en nous, tandis qu'il nous parlait sur la route, et qu'il nous faisait comprendre les Écritures?».

A l'instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent: «C'est vrai! le Seigneur est ressuscité: il est apparu à Simon-Pierre». A leur tour, ils racontaient ce qui s'était passé sur la route, et comment ils l'avaient reconnu quand il avait rompu le pain.
       
Commentaire:
Abbé Luis PERALTA Hidalgo SDB (Lisboa, Portugal)
«Notre cœur n'était-il pas brûlant en nous,
tandis qu'il nous parlait sur la route,
et qu'il nous faisait comprendre les Écritures?»
Aujourd'hui, l'Evangile nous assure que Jésus est vivant et qu'il est toujours le centre à partir duquel se construit la communauté de ses disciples. C'est précisément dans ce contexte ecclésiastique- dans une rencontre communautaire, dans le dialogue avec nos frères qui partagent notre foi, dans l'écoute communautaire de la Parole de Dieu, dans l'amour partagé par des actes fraternels et de service aux autres- que les disciples peuvent expérimenter leur rencontre avec Jésus ressuscité.

Les disciples accablés de tristes pensées, n'ont jamais imaginé que cet étranger fut précisément leur Maître qui était déjà ressuscité. Pourtant, leur cœur «brûlait» (cf. Lc 24,32), lorsqu'Il leur parlait et leur expliquait les Ecritures. La lumière de la Parole enlevait la dureté de leur cœur et «leurs yeux s'ouvrirent» (Lc 24,31).

L'icône des disciples d'Emmaüs nous sert de guide sur la longue route de nos doutes, de nos inquiétudes et parfois même de nos rudes déceptions; le divin Voyageur est toujours notre compagnon de route afin de nous faire comprendre, en interprétant les Écritures, les mystères de Dieu. Quand la rencontre devient plénitude, la lumière de la Parole fait suite à la lumière qui jaillit du «Pain de vie» par lequel le Christ accomplit de manière décisive sa promesse: «Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde» (Mt 28,20).

«L'annonce de la résurrection du Seigneur illumine les zones d'ombre du monde dans lequel nous vivons», a expliqué le pape Benoit XVI.
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«La Parole de Dieu a toujours été indispensable,
mais de plus en plus, c'est sur elle
que nous devrons nous appuyer.
Elle fait partie du bagage essentiel
 des marcheurs de Dieu.»
(Alain Roy)
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«Ce qui définit l'homme
 c'est sa capacité d'entendre l'appel de Dieu.»
(Jean-Paul Sagne)
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«Toute grâce, toute vie, toute fécondité,
 toute conduite morale authentique jaillit de la réponse
 à l'appel de Dieu.«
(Jacques Philippe)
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«L'homme ne peut pas exister pleinement par lui-même,
 par la seule mise en œuvre de ses ressources physiques,
 intellectuelles, psychiques, affectives.
 Il ne peut s'accomplir en tant qu'homme qu'en répondant
 aux appels qui lui sont adressés par Dieu
- certes discrètement et mystérieusement -
mais de manière réelle et constante
 tout au long de son existence.»
(Jacques Philippe)
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Merci à tous nos visiteurs et nos lecteurs;
ils proviennent des pays suivants:
 
Canada - France - États-Unis -
Allemagne - Russie - Belgique -
Ukraine - Suisse - Côte d'Ivoire -
Espagne - Pologne - Irlande -
Martinique - Portugal - Thaïlande -
et autres encore...
 
Merci d'être là!
Nous formons la grande famille des chrétiens du monde
 et l'Église d'aujourd'hui.
Nous avons besoin de vous tous et toutes.
Prions ensemble...
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Photo:
La célèbre  cathédrale catholique d'Évry - France
Magnifique temple moderne!
(Bernard Lecomte - Merci!)
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Bonne journée!
Jean-Yves
 

lundi 2 avril 2018

«Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples: J'ai vu le Seigneur» /(268,790)

Bonjour!
Mardi de Pâques - 3 avril 2018
 
 
   Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
       (Jn 20,11-18): Marie Madeleine restait là dehors, à pleurer devant le tombeau. Elle se penche vers l'intérieur, tout en larmes, et, à l'endroit où le corps de Jésus avait été déposé, elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l'un à la tête et l'autre aux pieds. Ils lui demandent: «Femme, pourquoi pleures-tu?». Elle leur répond: «On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis». Tout en disant cela, elle se retourne et aperçoit Jésus qui était là, mais elle ne savait pas que c'était Jésus. Jésus lui demande : «Femme, pourquoi pleures-tu? Qui cherches-tu?». Le prenant pour le gardien, elle lui répond: «Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre». Jésus lui dit alors: «Marie!». Elle se tourne vers lui et lui dit: «Rabbouni!» ce qui veut dire: «Maître» dans la langue des Juifs. Jésus reprend: «Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père. Va plutôt trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu». Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples: «J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit».
   Commentaire...
+ Abbé Antoni ORIOL i Tataret
(Vic, Barcelona, Espagne)
«Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples:
 J'ai vu le Seigneur»
Aujourd'hui sur le visage de Marie-Madeleine, nous pouvons apercevoir deux degrés d'acceptation de notre Sauveur: le premier, imparfait; le second plénier. Dès le premier, Marie se montre disciple très sincère de Jésus. Elle le suit, maître incomparable; héroïque, elle s'attache à lui, qui est crucifié par amour; elle le cherche, au-delà de la mort, enseveli et disparu. Qu'elles sont pleines d'admirable dévouement à leur “Seigneur”, ces deux exclamations que l'évangéliste Jean nous a laissées, perles incomparables: «On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis» (Jn 20:13); «Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre»! (Jn 20:15). Peu de disciples a contemplé l'histoire si attachés et loyaux comme la Madeleine.

Cependant, la bonne nouvelle d'aujourd’hui, de ce mardi de l'octave de Pâques, dépasse infiniment n'importe quelle excellente morale, n'importe quelle foi religieuse dans un Jésus admirable, mais, finalement, mort. Elle nous transporte dans le domaine de la foi dans le Résussiscité. Jésus dans un premier temps, s'adresse à Madeleine, en se plaçant au niveau de la foi imparfaite. Il lui demande: «Femme, pourquoi pleures-tu?» (Jn 20:15) Avec des yeux myopes, elle lui répond comme à quelqu'un qui s'intéresserait à son désarroi. Jésus, ensuite, l'appelle par son nom: «Marie!». Il la frappe au point de la faire frémir de résurrection et de vie, c'est-à-dire, de Lui-même, le Ressuscité, le Vivant pour toujours. Et voici Madeleine croyante et Madeleine apôtre «s'en va donc annoncer aux disciples: ’J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit’» (Jn 20:18).

Aujourd'hui, nombre des chrétiens ne voient pas clairement l'au-delà de leur vie et, doutent de la résurrection de Jésus. Suis-je comme eux? Beaucoup de chrétiens ont la foi, suivent Jésus dans l'intimité, mais craignent de le proclamer. Suis-je comme eux? Alors, disons-lui, comme Marie-Madeleine: «Maître!», saisissons ses pieds et allons trouver nos frères pour leur dire: —Le Seigneur est ressuscité et je l'ai vu!
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«Le Christ et venu en ce monde pour nous relever
et nous entraîner a sa suite.»
(Magnificat)
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«Dieu est parole continue,
chant inépuisable d'amour,
 harmonie sans limites, dialogue incessant,
cerveau électronique toujours en activité»
(Carlo Carretto)
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«S'il est difficile de croire,
 il est bien plus difficile de ne pas croire.»
(Carlo Carretto)
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«Les anges sont des accompagnateurs spirituels
sur notre chemin.»
(Anselm Grün)
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«Le salut n'est pas pour demain,
 il est pour aujourd'hui.»
(Marie-Joseph Le Guillou)
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Seigneur,
éclaire-moi de ton amour
et aide-moi à le propager...
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Phare, en Gaspésie.
(Jean-Yves)
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La Paix soit avec vous!
 
Bonne journée!
Jean-Yves
 

Ce soir-là... ils ont cheminé avec Lui... Ils ont mangé avec Lui... Ils l'ont reconnu... / (268,782)

Bonjour!
Lundi de Pâques - 2 avril 2018
 
Il est vraiment ressuscité!
 
Alléluia!
 
 
Résultats de recherche d'images pour « Christ ressuscité »
 
«Tant de gens avaient vu Jésus crucifié aux portes de Jérusalem...
Mais, ce soir-là...
 ils ont reçu la présence du Ressuscité...
 
Tout , de Jésus, est entré dans la plénitude de la Vie...
Il devient pleinement le Vivant.»
 
«Notre vie est un chemin... comme celui d'Emmaüs...»
 
Nous mettons du temps à reconnaître
Celui qui marche avec nous...
 
Pâques printemps du monde... Alléluia!
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Bonne journée!
Jean-Yves
 

dimanche 1 avril 2018

Le Saint Jour de Pâques où le Christ est ressuscité des morts. / (268,731)

Bonjour!
Dimanche de Pâques, 1er avril 2018
 
 
Photo:
Chute à Saint-Pascal
(Jean-Yves)
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Voici la parole de Dieu de ce dimanche...
 


Jean 20, 1-9


Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.
 
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   Notre avenir, le voilà!  
 
En ce matin de Pâques, Marie-Madeleine, quelques femmes, Pierre et Jean font l'expérience que Jésus, mort sur une croix, reprend contact avec eux. Il vient à leur rencontre et leur parle. Il est bien vivant et il transforme leur vie. Jésus est toujours cet homme, le fils de Marie de Nazareth, vivant de la vie même de Dieu, dans tout son être, spirituel et charnel. Pâques est une première, car la haine et la mort sont vaincues pour la première fois
 
Pâques concerne d'abord Jésus, et aussi tous ceux et celles qui adhèrent à lui. Par la foi et le baptême, nous sommes les enfants de Pâques. Dans le gris du quotidien, il n'est pas toujours facile de discerner les effets du Mystère pascal. Mais, en nous et autour de nous, le monde du péché et de la mort n'est-il pas en train de craquer pour laisser place à la terre nouvelle et aux cieux nouveaux?
 
En ce jour, laissons éclater nos alléluias, le cri de naissance de notre avenir commencé dans la résurrection de Jésus.
 
   Alléluia! Alléluia! Alléluia!  
 
Normand Provencher.
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Photo:
Bernard Lecomte (France)
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«Son amour envers nous s'est montré le plus fort;
éternelle est la fidélité du Seigneur!»
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Photo:
Jacques Cimon (La Pocatière)
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Joyeuses Pâques!
Paix à vous!
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