samedi 12 septembre 2020

« Je ne te dis pas de pardonner jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois » / Prière pour les prêtres... / (331,082)

Bonjour!

Dimanche 13 septembre 2020



Voici la Parole de Dieu de ce dimanche... 

ÉVANGILE

« Je ne te dis pas de pardonner jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois » (Mt 18, 21-35)

Alléluia. Alléluia.
Je vous donne un commandement nouveau,
dit le Seigneur :
« Aimez-vous les uns les autres,
comme je vous ai aimés. »
Alléluia. (cf. Jn 13, 34)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander :
« Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi,
combien de fois dois-je lui pardonner ?
Jusqu’à sept fois ? »
    Jésus lui répondit :
« Je ne te dis pas jusqu’à sept fois,
mais jusqu’à 70 fois sept fois.
    Ainsi, le royaume des Cieux est comparable
à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
    Il commençait,
quand on lui amena quelqu’un
qui lui devait dix mille talents
(c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).
    Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser,
le maître ordonna de le vendre,
avec sa femme, ses enfants et tous ses biens,
en remboursement de sa dette.
    Alors, tombant à ses pieds,
le serviteur demeurait prosterné et disait :
‘Prends patience envers moi,
et je te rembourserai tout.’
    Saisi de compassion, le maître de ce serviteur
le laissa partir et lui remit sa dette.

    Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons
qui lui devait cent pièces d’argent.
Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant :
‘Rembourse ta dette !’
    Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait :
‘Prends patience envers moi,
et je te rembourserai.’
    Mais l’autre refusa
et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.
    Ses compagnons, voyant cela,
furent profondément attristés
et allèrent raconter à leur maître
tout ce qui s’était passé.
    Alors celui-ci le fit appeler et lui dit :
‘Serviteur mauvais !
je t’avais remis toute cette dette
parce que tu m’avais supplié.
    Ne devais-tu pas, à ton tour,
avoir pitié de ton compagnon,
comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?’
    Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux
jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.

    C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera,
si chacun de vous ne pardonne pas à son frère
du fond du cœur. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

-----

Commentaire...

A quelqu’un qui demande : « Le pardon, à quoi cela sert-il quand le mal est fait ? », essayons de répondre à la lumière de l’Évangile.

Pourquoi pardonner ? Tout d’abord, parce que nous sommes nous-mêmes des pécheurs pardonnés. C’est ce que nous enseigne Jésus dans la parabole du débiteur impitoyable. Le Père nous aime. Nous avons une dette envers lui, celle de notre ingratitude. Tout vient de Lui et pourtant, nous l’oublions bien souvent. Dieu est blessé par notre mal, meurtri par l’injure, humilié par notre faute, mais comme Il ne peut cesser d’être ce qu’Il est, c’est-à-dire un Dieu d’amour, Il aime celui qui l’a offensé. Dieu n’aime pas le péché, mais il aime le pécheur que nous sommes. Il nous remet notre dette. Nous sachant ainsi aimés malgré nos fautes, nous ne pouvons qu’être miséricordieux face à notre frère.

Pourquoi pardonner ? Parce que ce pardon, Jésus l’a vécu. A ceux qui le martyrisaient, Jésus ne rendit pas l’insulte. Sans un mot, sans un cri, Il s’est laissé clouer librement, par amour. « Ma vie, nul ne la prend, c’est moi qui la donne ». Il nous pardonne à nous qui le blessons : « Père pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ». Il appelle Judas « mon ami » et accepte son baiser de trahison. Il est abandonné par tous les siens, mais au Cénacle, après la Résurrection, Il souffle sur eux, leur donne l’Esprit-Saint, les envoie en mission, sans un mot de reproche : « Que la paix soit avec vous ». Jésus a vaincu la haine par l’amour et Il nous invite à marcher sur ses traces.

Pourquoi pardonner ? Parce que c’est une nécessité. Étant tous offensants, nous sommes tous offensés. Étant tous blessants, nous sommes tous blessés. Soit on accepte de se pardonner mutuellement, non pas sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois (Mt 18,22), soit on laisse régner l’affrontement, la jalousie, la discorde. Le pardon brise le cercle de la violence. Jésus, lui, nous invite à bénir et à ne point maudire, à pardonner sans compter, à tendre la main à qui vient quémander et l’autre joue à qui a déjà frappé, pour finir par aimer même ses ennemis.

Pourquoi pardonner ? Parce que le pardon est une force. La violence ne l’emporte jamais. Les êtres blessés puis dévorés de rancunes se font une vie misérable. En eux se perpétue l’action corrosive du mal qui leur a été fait. La souffrance du non-pardon est beaucoup plus douloureuse que la souffrance due à la blessure de l’offense. Si le pardon jaillit, cette souffrance originelle est toute transfigurée de l’intérieur. La blessure ne disparaît pas, comme les plaies de Jésus qui demeurent après la Résurrection, mais le mal qui est en elle s’éteint, le feu de la souffrance se change alors en puissance d’amour et de compassion.

Pourquoi pardonner ? Parce que le pardon libère la joie et l’humilité. Jésus nous dit qu’il y a de la joie au ciel pour un seul pécheur qui se repent. Désormais, tout peut repartir dans l’espérance et l’allégresse. De plus, par le pardon, je désire que l’autre grandisse et que moi, je diminue. Jamais un homme n’est aussi grand que lorsqu’il sait s’élever par l’abaissement du pardon donné, demandé et partagé. Souvenons-nous, la reconnaissance du monde entier envers Saint Jean-Paul II au soir de sa vie ne vient-elle pas de ce pardon qu’il a su donner à celui qui a voulu le tuer ? Le pardon est chemin de sainteté. Il est plus puissant que tous nos actes et nos discours sur le cours du monde.

Enfin, pourquoi pardonner ? Parce que le pardon libère du poids de nos fautes et nous lave de nos torts. Nous restons liés par les pardons que nous n’avons pas donnés. « En vérité, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel » (Mt 18,18). Quand on a compris combien nous allège, nous réjouit, nous fortifie le pardon reçu, donné ou demandé, on ne peut plus s’en passer. Quoi qu’il se soit passé, on ne laisse plus le soleil se coucher sur sa colère (Ep 4,26). Ce qui laisse entendre que l’on peut avoir parfois occasion de se mettre en colère, mais que rien ni personne, jamais, ne doivent empêcher l’amour, en final, de triompher.

L’amour excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout. Il ne se lasse jamais ! (1 Co 13,7).

 

Voilà quelques raisons qui ne peuvent que nous inciter à mettre le pardon au cœur de nos vies. Le pardon est un visage à contempler, celui de Jésus.

Seigneur Jésus, toi qui viens demeurer en nous, apprends-nous à pardonner, apprends-nous à aimer.


Abbé Philippe Link

Merci au Diocèse de Saint-Dié (France) pour les illustrations de la Parole de Dieu du dimanche.

-----

«Ô Père des siècles du monde,

Voici le dernier-né des jours

Qui monte

À travers nous, à la rencontre

Du Premier-né de ton amour.»

(Hymne - Liturgie des heures - ce jour)

-----

«Louez Dieu dans son temple saint,

louez-le au ciel de sa puissance;

louez-le pour ses actions éclatantes,

louez-le selon sa grandeur!»

(Psaume 150 - Liturgie des heures - Ce matin)

-----

«Le Seigneur est ressuscité, alléluia!

 Il nous a rachetés par son sang;

 il nous remplit de sa lumière, alléluia!»

(Ant. - Liturgie des heures - Ce soir)

-----

                           Prière pour les prêtres                     

Seigneur Jésus,
Toi qui as voulu nous constituer en Église
pour continuer ta mission,
nous te prions pour tes frères et tes soeurs
que tu t'es associés par le Baptême
en vue d'en faire tes témoins.
---
Nous te prions spécialement
pour les prêtres que tu as choisis
pour être signes de ta présence,
pour rassembler tes fidèles en ton nom
et pour présider aux sacrements.
---
Par Marie, notre mère,
nous te demandons de les inspirer et de les soutenir
afin qu'ils exercent avec amour et courage
les fonctions que tu leur as confiées.
Qu'ils soient des témoins vigoureux de l'Évangile
et qu'ils sachent communiquer
un fervent élan missionnaire
au pleuple de Dieu.
--- 
Nous te le demandons
à toi, notre Sauveur et notre Dieu
avec le Père et le Saint Esprit. Amen.
---
+ Clément Fecteau
Évêque de Sainte-Anne-de-la-Pocatière.
10 avril 1997 
Note: Cette prière a été composée

pour le Mouvement des Marguerites du diocèse.




Bon dimanche!

Jean-Yves

vendredi 11 septembre 2020

« Pourquoi m’appelez-vous en disant : “Seigneur ! Seigneur !” et ne faites-vous pas ce que je dis ? » / (331,019)

 Bonjour!

Samedi 12 septembre 2020


Peinture - De Louise

-----

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Pourquoi m’appelez-vous en disant : “Seigneur ! Seigneur !” et ne faites-vous pas ce que je dis ? » (Lc 6, 43-49)

Alléluia. Alléluia.
Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ;
mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.
Alléluia. (Jn 14, 23)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ;
jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit.
    Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit :
on ne cueille pas des figues sur des épines ;
on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces.
    L’homme bon tire le bien
du trésor de son cœur qui est bon ;
et l’homme mauvais tire le mal
de son cœur qui est mauvais :
car ce que dit la bouche,
c’est ce qui déborde du cœur.

    Et pourquoi m’appelez-vous en disant : “Seigneur ! Seigneur !”
et ne faites-vous pas ce que je dis ?
    Quiconque vient à moi,
écoute mes paroles et les met en pratique,
je vais vous montrer à qui il ressemble.
    Il ressemble à celui qui construit une maison.
Il a creusé très profond
et il a posé les fondations sur le roc.
Quand est venue l’inondation,
le torrent s’est précipité sur cette maison,
mais il n’a pas pu l’ébranler
parce qu’elle était bien construite.
    Mais celui qui a écouté
et n’a pas mis en pratique
ressemble à celui qui a construit sa maison
à même le sol, sans fondations.
Le torrent s’est précipité sur elle,
et aussitôt elle s’est effondrée ;
la destruction de cette maison a été complète. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

-----

Commentaire...

Jésus vient de dénoncer l’hypocrisie des scribes et des pharisiens. Se tournant vers ses disciples, il les invite à un exercice de discernement. Certes, il faut tout mettre en œuvre pour faire ce que disent les chefs religieux, car « ils enseignent dans la chaire de Moïse » ; mais il ne faut surtout pas les prendre pour modèles, car « ils disent et ne font pas » (Mt 23, 2-3).

Mais comment se prémunir de l’hypocrisie de ceux qui ont le pouvoir ? Ils disposent en général de suffisamment de moyens pour cacher leurs comportements inavouables et paraître impeccables aux yeux du monde. Aussi les gens simples se laissent-ils prendre à leurs pièges comme les oiseaux aux filets de l’oiseleur.

Pour répondre à cette question implicite, Jésus donne un critère sûr, qui exige seulement de savoir attendre le moment opportun avant de se prononcer. Pour juger de la qualité d’un arbre, il suffit de patienter jusqu’à ce qu’il porte son fruit, et d’évaluer ce dernier. Jésus suggère donc que l’hypocrite – même le plus habile à cacher sa malice – finit toujours inévitablement par se trahir. Comme sa parole et son action procèdent d’un cœur mauvais, ses œuvres ne sauraient être fécondes, même lorsqu’elles se présentent sous les aspects des plus respectables.

Par cette comparaison, Notre-Seigneur ne se contente pas de mettre ses disciples en garde contre l’hypocrisie des pharisiens : il les renvoie aussi à leur propre conscience. Car s’ils l’appellent « Seigneur », ils devraient en toute logique « faire ce qu’il dit », c’est-à-dire « mettre ses paroles en pratique ». S’ils n’agissent pas ainsi, ils se rendent à leur tour coupable d’hypocrisie, puisque leur affirmation au grand jour, ne correspond pas à leur attitude intérieure : ils proclament Jésus « Seigneur », mais gardent en fait la seigneurie de leur vie. Impossible dans ces conditions de produire de « bons fruits ». Bien plus : cette division est comme une lézarde qui court le long de la muraille de leur maison intérieure ; aussi celle-ci ne résistera-t-elle pas aux intempéries de la vie. Dans l’adversité, lorsque tombent les masques et qu’il n’est plus temps de paraître, l’effondrement du personnage qu’ils se sont laborieusement construits sera total.

 Par contre, celui qui s’efforce de vivre en disciple du Christ Seigneur, construit son unité intérieure par et dans son obéissance à sa Parole. Au plus fort des tempêtes de la vie, il demeure focalisé sur celui qui a fait alliance avec lui, et engage toutes ses forces à lui demeurer fidèle, sûr que le bon droit finit toujours par triompher. Comme dans le cas du serviteur de Dieu Job, les contradictions et malheurs ne font que mettre en valeur sa patience et sa fidélité à toutes épreuves, car il sait qu’il a mis sa confiance dans le Dieu juste et Sauveur, qui ne saurait l’abandonner.

Seigneur, nous sommes loin d’avoir réalisé cette unification intérieure, fruit d’une appartenance et d’une soumission radicales à toi, unique Seigneur et Sauveur de nos vies. Nos cœurs hélas sont doubles : devant les exigences de ta Parole, nous louvoyons de compromission en compromission ; de nos lèvres nous te choisissons comme notre Maître, alors que nous ne te rendons même pas compte de la gestion de notre vie. Prends patience avec nous, Seigneur ; libère-nous de notre attachement à notre volonté propre ; et ne permet pas que nous mettions ta Parole en balance avec la nôtre. Que le ridicule de cette présomption nous conduise au repentir et à la conversion, afin que nous puissions “venir à toi, écouter tes paroles et les mettre en pratique”, manifestant ainsi concrètement que tu es l’unique Seigneur de nos vies, le Rocher sur lequel nous voulons construire notre avenir, maintenant et à jamais.


Abbé Philippe Link - Merci!

-----


L'archange de l'Abbaye du Mont Saint-Michel - France

-----


«Est-ce que la Parole de Dieu est pour moi une base 

sur laquelle je peux appuyer toute mon existence?»

(David Vincent)

-----


Bonne journée!

Jean-Yves 

jeudi 10 septembre 2020

« Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? » / (330,936)

 Bonjour!

Vendredi 11 septembre 2020


---+---

«Puisqu'il es avec nous
Dans nos jours de faiblesse,
N'espérons pas tenir debout
Sans l'appeler...
Tendons la main,
Crions vers lui notre détresse;
Reconnaissons sur le chemin
Celui qui brûle nos péchés!»

(Hymne - Liturgie des heures - Ce jour)
------

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? » (Lc 6, 39-42)

Alléluia. Alléluia.
Ta parole, Seigneur, est vérité ;
dans cette vérité, sanctifie-nous.
Alléluia. (cf. Jn 17, 17ba)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    Jésus disait à ses disciples en parabole :
« Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ?
Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ?
    Le disciple n’est pas au-dessus du maître ;
mais une fois bien formé,
chacun sera comme son maître.

    Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère,
alors que la poutre qui est dans ton œil à toi,
tu ne la remarques pas ?
    Comment peux-tu dire à ton frère :
“Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil”,
alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ?
Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ;
alors tu verras clair
pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »

           – Acclamons la Parole de Dieu.

-----

Commentaire...

La progression que nous fait accomplir l’évangile cette semaine dévoile peu à peu ses objectifs : « celui qui sera bien formé sera comme son maître ». Toutes ces recommandations exigeantes qui parsèment l’évangile lu ces derniers jours ont donc pour but notre perfection. Nous avons vu le Seigneur prier sur la montagne, nous avons mis en question nos relations avec nos ennemis, nous considérons aujourd’hui le frère, l’ami, qui lui aussi peut faire mal ou s’égarer loin des chemins évangéliques.

Jésus nous met alors en garde de nous conduire en hypocrites, en « esprits faux », qui prétendent aider leurs frères en dénonçant leur péché. Non pas que nos frères ne doivent pas être avertis de leurs péchés : il peut être bon et pédagogique d’aider quelqu’un à prendre conscience du mal qu’il fait. Non pas qu’il faille renoncer a priori à aider un frère à se débarrasser d’un penchant mauvais ou à réparer des actes mauvais : cela peut être un authentique acte de charité. Mais qu’il faut se prémunir de trouver dans ces gestes fraternels une occasion de se survaloriser par rapport au frère, d’asseoir son ascendance, ou pire, de faire oublier aux autres et à soi que l’on ne vaut pas mieux, voire pire.

Cela est le défaut des disciples qui oublient qu’ils sont eux-mêmes en formation, et qui méconnaissent leur maître. Si Jésus est notre enseignant, ce n’est pas parce qu’il n’a pas commis de péchés. S’il est le maître, c’est parce qu’il est disposé à faire miséricorde à tout homme. Il est le maître non pas parce qu’il est au-dessus des autres par sa perfection ni parce qu’il est au-dessous des autres par sa condition, mais parce qu’en toute occasion il croit fermement que celui qui s’égare peut changer de chemin et se déterminer enfin pour le bien. Son autorité est donc fondée sur son humilité. Il est au service de notre croissance, de notre formation.

Et il attend que nous lui ressemblions. C’est donc cette humilité que nous devons chercher à acquérir pour devenir « comme notre maître ». Le chemin nous en a été montré cette semaine. Il prend racine, il prend son élan, dans la prière. Il prend forme par la ferme condamnation de nos péchés et le pardon accordé aux offenses du prochain, qu’il soit l’ennemi ou le frère.

Pour le disciple, arpenter ce chemin est une activité quotidienne et rude. Mais ce chemin est facile, il est à sa portée, car aucune pauvreté n’empêche d’abandonner sa colère, de prier assidûment ou de condamner ses péchés. Cette pauvreté se vit dans l’humilité, c’est-à-dire avec la capacité de mettre à nu toute perfection. Nous savons quelle est l’urgence de nous débarrasser de notre péché, aujourd’hui nous est rappelée l’urgence d’accueillir la miséricorde du Ressuscité dans nos perfections également. Alors nous serons vraiment au service du Royaume : dépouillés de tout, riches du Christ.

Abbé Philippe Link - Merci.

-----

Le linge propre
Un jeune couple emménage dans un nouveau quartier.
Le lendemain matin, alors qu’ils prennent leur petit déjeuner devant la fenêtre, la jeune femme voit sa voisine suspendre son linge à l’extérieur.
« Ce linge n’est pas très propre dit-elle ; elle ne sait pas le laver correctement. Elle a peut-être besoin d’une meilleure lessive… »
Son mari regardait, silencieux.
Chaque fois que sa voisine suspendait son linge à sécher, la jeune femme faisait le même commentaire.
Un mois plus tard, la femme fut surprise de voir du linge bien propre sur le fil à linge et dit à son mari: « Regarde, elle a finalement trouvé le moyen de laver correctement son linge. Je me demande qui lui a appris ça ? »
Le mari répondit : « Je me suis levé tôt ce matin, et j’ai nettoyé nos fenêtres. »
Et il en est ainsi de la vie…
Ce que nous voyons en regardant les autres dépend de la clarté de la fenêtre à travers laquelle nous regardons.
D'après Paolo Coelho (Merci à celle qui a placé le texte sur Facebook)
-----


(Photos prises en France)

Bonne journée!

Jean-Yves 

mercredi 9 septembre 2020

« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » / (330,874)

 Bonjour!

Jeudi 10 septembre 2020



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » (Lc 6, 27-38)

Alléluia. Alléluia.
Si nous nous aimons les uns les autres,
Dieu demeure en nous,
et, en nous son amour atteint la perfection.
Alléluia. (1 Jn 4, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus déclarait à ses disciples :
    « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez :
Aimez vos ennemis,
faites du bien à ceux qui vous haïssent.
    Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent,
priez pour ceux qui vous calomnient.
    À celui qui te frappe sur une joue,
présente l’autre joue.
À celui qui te prend ton manteau,
ne refuse pas ta tunique.
    Donne à quiconque te demande,
et à qui prend ton bien, ne le réclame pas.
    Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous,
faites-le aussi pour eux.
    Si vous aimez ceux qui vous aiment,
quelle reconnaissance méritez-vous ?
Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.
    Si vous faites du bien à ceux qui vous en font,
quelle reconnaissance méritez-vous ?
Même les pécheurs en font autant.
    Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour,
quelle reconnaissance méritez-vous ?
Même les pécheurs prêtent aux pécheurs
pour qu’on leur rende l’équivalent.
    Au contraire, aimez vos ennemis,
faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour.
Alors votre récompense sera grande,
et vous serez les fils du Très-Haut,
car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants.
    Soyez miséricordieux
comme votre Père est miséricordieux.
    Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ;
ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés.
Pardonnez, et vous serez pardonnés.
    Donnez, et on vous donnera :
c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante,
qui sera versée dans le pan de votre vêtement ;
car la mesure dont vous vous servez pour les autres
servira de mesure aussi pour vous. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

-----

Commentaire...

Par l’Esprit même de Dieu que nous avons reçu à notre baptême, nous sommes encore de simples humains attachés à cette terre, mais nous sommes aussi et autant et déjà rendus capables d’appartenir au ciel. Alors, s’il est vrai que l’Esprit nous rend aussi et déjà capables de vivre un peu comme on vit au ciel, cela doit bien se voir quelque part : dans notre capacité d’aimer vraiment.

Mais, me direz-vous, tout homme, même le plus incroyant, est capable d’aimer. Vous avez raison, car l’Esprit souffle où il veut, sur qui il veut, comme il veut. Aimer, aider, se donner pour toutes les causes humanitaires n’est pas réservé aux seuls chrétiens !

Mais, à nous chrétiens la certitude est donnée de pouvoir aimer davantage et autrement : comme le Père du ciel. Comment ? Quand Jésus nous dit : Aimez vos ennemis, il nous montre que pour les enfants de Dieu, l’amour est plus qu’un sentiment, car ce n’est pas de sentimentalisme que l’on peut aimer ses ennemis, mais qu’il est une saine décision plus grande que notre cœur : elle vient de l’Esprit. Bien chers amis, n’en doutez pas, Jésus a donné à l’être spirituel qui est en nous d’aimer ainsi tout homme, c’est déjà inscrit dans notre nature !

Quand Jésus nous dit : «si l’on te frappe sur une joue, » il a déjà donné à l’être spirituel qui vit en nous de tendre l’autre joue, ce qui veut dire d’inventer le geste surprenant qui déstabilise tout adversaire, positif, qui débloque les situations de rancune les plus tenaces et fait progresser, à la longue s’il le fallait, les chances de réconciliation. Même si notre être de chair est bloqué par la haine et hurle en nous : « Jamais je ne pourrai oublier, jamais je ne pourrai pardonner », l’Esprit peut nous répondre : « Je sais rendre ta vraie nature, le fond de ton cœur d’enfant de Dieu, capable, à la longue, du plus difficile des pardons ».

Jésus ne nous a pas donné aujourd’hui une leçon de philanthropie. Il ne nous a pas davantage fait la morale. Il nous a décrit notre être le plus profond, qui est tout à la fois mortel, faible et pécheur et déjà enfant de Dieu, riche de tout ce qui permet de vivre à jamais.


Abbé Philippe Link - Merci!

-----

«La maladie spirituelle la plus grave de notre temps est sans doute l’agitation, qui nous fait quitter l’instant présent et sa saveur d’éternité.»

+ Jean-Marc Eychenne – Évêque de Pamiers, Couserans et Mirepoix

-----

Le linge propre
Un jeune couple emménage dans un nouveau quartier.
Le lendemain matin, alors qu’ils prennent leur petit déjeuner devant la fenêtre, la jeune femme voit sa voisine suspendre son linge à l’extérieur.
« Ce linge n’est pas très propre dit-elle ; elle ne sait pas le laver correctement. Elle a peut-être besoin d’une meilleure lessive… »
Son mari regardait, silencieux.
Chaque fois que sa voisine suspendait son linge à sécher, la jeune femme faisait le même commentaire.
Un mois plus tard, la femme fut surprise de voir du linge bien propre sur le fil à linge et dit à son mari: « Regarde, elle a finalement trouvé le moyen de laver correctement son linge. Je me demande qui lui a appris ça ? »
Le mari répondit : « Je me suis levé tôt ce matin, et j’ai nettoyé nos fenêtres. »
Et il en est ainsi de la vie…
Ce que nous voyons en regardant les autres dépend de la clarté de la fenêtre à travers laquelle nous regardons.
D'après Paolo Coelho (Merci à celle qui a placé le texte sur Facebook)
-----

Bonne journée!

Jean-Yves 

, Jésus nous montre où se trouve le bonheur authentique. / (330,815)

 Bonjour!

Mercredi 9 septembre 2020



Voici la Parole de Dieu de ce jour

Texte de l'Évangile (Lc 6,20-26): Regardant alors ses disciples, Jésus dit: «Heureux, vous les pauvres: le royaume de Dieu est à vous! Heureux, vous qui avez faim maintenant: vous serez rassasiés! Heureux, vous qui pleurez maintenant: vous rirez! Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous repoussent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l'homme. Ce jour-là, soyez heureux et sautez de joie, car votre récompense est grande dans le ciel: c'est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes.

»Mais malheureux, vous les riches: vous avez votre consolation! Malheureux, vous qui êtes repus maintenant: vous aurez faim! Malheureux, vous qui riez maintenant: vous serez dans le deuil et vous pleurerez! Malheureux êtes-vous quand tous les hommes disent du bien de vous: c'est ainsi que leurs pères traitaient les faux prophètes».

Commentaire: Abbé Joaquim MESEGUER García (Rubí, Barcelona, Espagne)

«Heureux, vous les pauvres. Malheureux, vous les riches»


Aujourd'hui, Jésus nous montre où se trouve le bonheur authentique. Dans la version de Luc, les béatitudes viennent accompagnées par les pleurs de ceux qui n'acceptent pas le message de la rédemption, mais sinon qui s'enferment dans une vie autosuffisante et égoïste. Avec les béatitudes et les pleurs, Jésus fait une application de la doctrine des deux chemins: le chemin de la vie et celui de la mort. Il n'y a pas de troisième possibilité neutre: qui ne va pas vers la vie s'achemine vers la mort: qui ne suit pas la lumière, vit dans les ténèbres.

«Bienheureux les pauvres, parce que le Royaume de Dieu vous appartient» (Lc 6,20). Cette béatitude est à la base de toutes les autres, puisque celui qui est pauvre sera capable de recevoir le Royaume de Dieu comme un don. Celui qui est pauvre se rendra compte de quoi doit-il avoir faim et soif: non de biens matériels, sinon de la Parole de Dieu; non de pouvoir, sinon de justice et d'amour. Celui qui est pauvre pourra pleurer devant la souffrance du monde. Celui qui est pauvre saura que toute sa richesse est Dieu et pour cela, il devra être incompris et persécuté par le monde.

«Mais malheureux, vous les riches: vous avez votre consolation!» (Lc 6,24). Cette plainte est aussi à la base de toutes celles qui suivent, car qui est riche et autosuffisant, qui ne sait pas placer ses richesses au service des autres, s'enferme dans son égoïsme et réalise lui même son malheur. Que Dieu nous libère de cette soif de richesses, de courir derrière les promesses du monde et de placer nos attentes dans les biens matériels; que Dieu ne permette pas que nous soyons satisfaits devant les louanges et les flatteries humaines, ce qui signifierait avoir placé son cœur au centre de la gloire du monde et non de Jésus-Christ. Il sera utile de rappeler ce que nous dit Saint Basile: «Celui qui aime son prochain comme lui-même n'accumulera pas de choses non nécessaires qui peuvent êtres indispensables pour les autres».

-----



Bonne journée!

Jeran-Yves


lundi 7 septembre 2020

« L’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint » / (330,753)

 Bonjour!

Mardi 8 septembre 2020

La Nativité de la Vierge Marie


Neuvaine pour la Nativité de la Vierge Marie

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE (Lecture brève) 

« L’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint » (Mt 1, 18-23)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Voici comment fut engendré Jésus Christ :
Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;
avant qu’ils aient habité ensemble,
elle fut enceinte
par l’action de l’Esprit Saint.
    Joseph, son époux,
qui était un homme juste,
et ne voulait pas la dénoncer publiquement,
décida de la renvoyer en secret.
    Comme il avait formé ce projet,
voici que l’ange du Seigneur
lui apparut en songe et lui dit :
« Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,
puisque l’enfant qui est engendré en elle
vient de l’Esprit Saint ;
    elle enfantera un fils,
et tu lui donneras le nom de Jésus
(c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),
car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

    Tout cela est arrivé
pour que soit accomplie
la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
    Voici que la Vierge concevra,
et elle enfantera un fils ;
on lui donnera le nom d’Emmanuel,
qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».

     – Acclamons la Parole de Dieu.

------

Commentaire...

La Nativité de Marie inaugure l’économie du salut et l’inscription du Verbe de Dieu dans l’histoire des hommes. Avec la nativité de la Vierge commençait la régénération de notre nature humaine et le monde vieilli, soumis à une transformation divine, recevait les prémices de la seconde création. Le projet de salut du Très-Haut sortait de sa phase préparatoire et entrait dans sa réalisation concrète. La Mère précédait le Fils sans lequel elle ne pourrait exister ; la Reine préparait la venue du Roi ; la Fiancée veillait dans l’attente de l’Époux.

Que Marie, qui naquit pour offrir au Seigneur une demeure sacrée en vue du salut du monde, nous enseigne à disposer nos cœurs pour que le Christ naisse en nous. La nativité de Marie nous rappelle que nous sommes appelés à accueillir le Christ pour qu’il naisse en nous et en naissant en nous, nous donne de naître à la vie véritable, à la vie d’en haut, à la vie dans l’Esprit, à notre véritable identité de fils et de filles bien-aimés du Père.

C’est ici que la figure de saint Joseph peut aussi nous éclairer. Comme lui, accueillons le Christ en prenant chez nous Marie. Si le oui de Marie a été indispensable pour que le Fils de Dieu puisse se faire chair, celui de Joseph l’a été aussi pour qu’il soit le Messie de la descendance de David et accomplisse ainsi la Promesse de Dieu. A notre tour, mettons notre oui dans celui de Joseph pour accueillir Marie dans nos histoires, et avec elle, le Sauveur qu’elle porte en son sein pour donner au monde le salut de Dieu.

Vierge, Mère et Épouse, Reine du ciel et de la terre, intercède pour nous maintenant et à l’heure de notre mort, pour que nous venions chanter avec Toi, avec tous les Saints, et avec tous ceux qui nous ont été confiés dans la foi, le cantique nouveau de l’Agneau dans la Jérusalem céleste, resplendissante de la beauté du jour qui ne meure pas.


Abbé Philippe Link - Merci!

-----


Regardons notre histoire de vie à travers le Christ...

Assumons notre histoire dans la résurrection du Christ...

-----


«Le Seigneur est ton gardien, ton ombrage.»

(Psaume 121, 5)

Le Seigneur est le gardien de ma famille...

-----



La famille de Jésus

(Cette reproduction m'avait été fournée par l'abbé Roger Fortin - Merci!)

-----


Notre tableau historique,

notre arbre généalogique, comment est-il?

On peut en imaginer l'image...

-----


Bonne journée!

Jean-Yves