vendredi 7 mai 2021

« Vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde » / (355,138)

Bonjour!

Samedi 8 mai 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour... 

ÉVANGILE

« Vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde » (Jn 15, 18-21)

Alléluia. Alléluia.
Si vous êtes ressuscités avec le Christ,
recherchez les réalités d’en haut :
c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu.
Alléluia. (Col 3, 1)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Si le monde a de la haine contre vous,
sachez qu’il en a eu d’abord contre moi.
Si vous apparteniez au monde,
le monde aimerait ce qui est à lui.
Mais vous n’appartenez pas au monde,
puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ;
voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous.
Rappelez-vous la parole que je vous ai dite :
un serviteur n’est pas plus grand que son maître.
Si l’on m’a persécuté,
on vous persécutera, vous aussi.
Si l’on a gardé ma parole,
on gardera aussi la vôtre.
Les gens vous traiteront ainsi à cause de mon nom,
parce qu’ils ne connaissent pas Celui qui m’a envoyé. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Être dans le monde sans être du monde. Ainsi pourrait se résumer la condition du chrétien ici-bas. Dans l’évangile de ce jour, saint Jean nous rappelle que nous appartenons au Christ et non pas au monde en son sens négatif avec ses valeurs qui nous enchaînent plus qu’elles nous libèrent. Nous sommes « chrétiens », c’est-à-dire disciples du Christ. C’est lui qui est notre maître. Il nous a choisis en nous prenant dans le monde pour nous introduire dans une relation privilégiée d’amour avec lui. Dès lors, le fondement de nos actions et de nos paroles ne se trouvent plus dans le monde, dans la pensée commune du moment, mais dans la personne même du Christ.

« Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi. » Si nous sommes vraiment unis au Christ comme les sarments à la vigne, nous partagerons avec lui le rejet qu’il dut subir de la part de ce monde sous l’emprise du mal et du péché.

La qualité de notre communion au Seigneur se vérifiera donc aussi dans la réaction du monde à notre égard. En effet, on ne peut être à la fois du Christ et du monde. L’esprit du monde ne peut tolérer que quelque chose échappe à son pouvoir, à sa domination : « Si vous apparteniez au monde, le monde vous aimerait, car vous seriez à lui. Mais vous n’appartenez pas au monde […] ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous. » C’est la seconde raison donnée par le Seigneur à la haine du monde à l’égard de ses disciples, révélant au passage l’enfermement et le repli narcissique d’un monde marqué par le péché et séparé de Dieu. C’est bien le sens que recouvre ici le terme « monde » : ceux qui demeurent dans les ténèbres parce qu’ils refusent d’accueillir la lumière venue éclairer tout homme (cf. Prologue de saint Jean).

Ces propos de Jésus nous mettent devant le combat spirituel qui habite chacune de nos journées. Car il ne s’agit pas de fuir notre condition humaine au cœur de la cité terrestre. Si Dieu nous a libérés de l’emprise du monde c’est pour qu’à son exemple nous puissions l’aimer en vérité, jusqu’au bout… : « Dieu a tant aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique, ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. » (Cf. Jn 3, 16)

Au deuxième siècle, l’auteur de l’épître à Diognète, en parlant des chrétiens, écrivait : « Ils aiment tous les hommes et tous les persécutent. On les méconnaît, on les condamne ; on les tue et par là ils gagnent la vie. Ils sont pauvres et enrichissent un grand nombre. Ils manquent de tout et ils surabondent de toutes choses. On les méprise et dans ce mépris ils trouvent leur gloire. On les calomnie, ils sont justifiés. On les insulte et ils bénissent. On les outrage et ils honorent. […] Châtiés, ils sont dans la joie comme s’ils naissaient à la vie. »

Décidément, comme nous le rappelle Jésus, « le disciple n’est pas au-dessus du maître ». Mais, le disciple sait aussi que le Maître a vaincu le monde. Il sait qu’en Jésus, mort et ressuscité, la vie a triomphé de la mort. Le disciple croit en la Parole de vie et de salut du Maître et n’a pas d’autre plus grand désir qu’elle vienne éclairer ceux dont les cœurs sont encore prisonniers des ténèbres.

Seigneur, nous connaissons la soif de nos contemporains. Tu nous as fait la grâce de pouvoir nous abreuver à la seule Source capable de désaltérer le cœur de l’homme. Puissions-nous par le témoignage de notre charité jusqu’au cœur de l’adversité la plus violente conduire nos frères et sœurs en humanité à croire en toi et à reconnaître en toi celui qui donne sens à leur vie en ce monde.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 

jeudi 6 mai 2021

« Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres » / (355,020)

 Bonjour!

Vendredi 7 mai 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres » (Jn 15, 12-17)

Alléluia. Alléluia.
Je vous appelle mes amis, dit le Seigneur,
car tout ce que j’ai entendu de mon Père,
je vous l’ai fait connaître.
Alléluia. (Jn 15, 15b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Mon commandement, le voici :
Aimez-vous les uns les autres
comme je vous ai aimés.
Il n’y a pas de plus grand amour
que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
Vous êtes mes amis
si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs,
car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ;
je vous appelle mes amis,
car tout ce que j’ai entendu de mon Père,
je vous l’ai fait connaître.
Ce n’est pas vous qui m’avez choisi,
c’est moi qui vous ai choisis et établis
afin que vous alliez,
que vous portiez du fruit,
et que votre fruit demeure.
Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom,
il vous le donnera.
Voici ce que je vous commande :
c’est de vous aimer les uns les autres. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Aimer ! Ce don de nous-mêmes n’est pas le fruit d’une générosité humaine, aussi louable soit-elle. Un tel comportement manifesterait que nous sommes encore des serviteurs ; or Jésus précise : « Je ne vous appelle plus serviteurs mais amis, car tout ce que j’ai appris de mon Père, je vous l’ai fait connaître ». Notre-Seigneur nous signifie par là que nous sommes invités à abandonner nos efforts stériles – n’avons-nous pas tous fait la douloureuse expérience de notre impuissance à aimer de charité ? – pour entrer avec lui dans l’abandon à l’Esprit d’amour du Père qu’il nous a fait connaître. Pour être sûr qu’il ne subsiste aucune ambiguïté, Jésus souligne qu’une telle fécondité, toute surnaturelle, de nos vies, n’est possible qu’en raison de son appel : « C’est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure ». 

Dans sa première lettre, Saint Jean nous précise que cet appel qui nous vient par le Fils, émane ultimement du Père lui-même : « Voici à quoi se reconnaît l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, c’est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils qui est la victime offerte pour nos péchés » (1 Jn 4, 10). C’est donc dans l’appel du Père, qui nous vient par son Fils, que nous trouverons la force de nous arracher à notre inertie, pour entrer dans cette logique déconcertante du don de nous-même, dans un élan qui ne vient pas de nous !

Dieu donne ce qu’il ordonne ; seule sa Parole créatrice peut prendre autorité sur notre mort spirituelle – c’est-à-dire notre impuissance à vivre dans la charité – et nous resituer dans le grand courant de l’amour filial, en dehors duquel nos vies demeurent stériles. Lorsque Notre-Seigneur nous dit : « Aimez-vous les uns les autres », il nous demande simplement d’être les uns pour les autres les canaux de l’amour du Père pour chacun de ses enfants. Somme toute, notre seule préoccupation devrait être de guetter les mouvements de l’Esprit, afin de ne pas résister à ses motions, et consentir ainsi à vivre dans l’Amour de charité qui vient de Dieu. « Alors tout ce que vous demanderez au Père en mon Nom, il vous l’accordera », car « ce qui glorifie mon Père, c’est que vous soyez pour moi des disciples et que vous portiez du fruit en abondance » (Jn 15, 8).

Ne nous préoccupons donc plus de notre faiblesse : c’est encore de l’orgueil que de nous en chagriner. Acceptons notre impuissance puisque c’est en elle que va se déverser la toute-puissance divine : « Ma grâce te suffit : ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse » (2 Co 12, 9). Osons nous livrer à l’amour, dans la certitude que c’est notre petitesse qui attire le regard du Très-Haut. « Je n’hésiterai donc pas à mettre mon orgueil dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ habite en moi » (Ibid.).

Et pour nous stimuler dans notre marche, souvenons-nous de cette Parole si consolante de Notre-Seigneur : « Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous et que vous soyez comblés de joie ».


Abbé Philippe Link - Merci!

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«La vie est mouvement, croissance, développement. 

Être fidèle à l'Esprit, c'est demeurer sensible, 

ouvert, perméable à son dynamisme créateur.»

(Henri Boulad)

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«Le propre du monde d'aujourd'hui est d'être un monde en perpétuel changement, en perpétuelle mutation, en perpétuelle mobilité. C'est un des signes les plus caractéristiques de ce qu'il est convenu d'appeler "la modernité". Ne serait-ce pas là aussi le fruit de l'Esprit, dont on ne sait ni où il vient ni où il va"?...

(Henri Boulad)


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«Jésus est Dieu, et sa Résurrection devient le signe, 

pour l'humanité entière, 

de la victoire de la vie sur la mort.»

(André Dupleix)

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Bonne journée!

Jean-Yves 

mercredi 5 mai 2021

« Demeurez dans mon amour pour que votre joie soit parfaite » / (354,937)

 Bonjour!

Jeudi 6 mai 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Demeurez dans mon amour pour que votre joie soit parfaite » (Jn 15, 9-11)

Alléluia. Alléluia.
Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ;
moi, je les connais, et elles me suivent.
Alléluia. (Jn 10, 27)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Comme le Père m’a aimé,
moi aussi je vous ai aimés.
Demeurez dans mon amour.
Si vous gardez mes commandements,
vous demeurerez dans mon amour,
comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père,
et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous,
et que votre joie soit parfaite. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Dans l'Évangile de ce jour, nous voyons Jésus remonter à l'origine, à l'amour dont le Père l'a aimé et qui fonde le sien propre pour les hommes. Du Père au Fils, du Fils aux disciples qui l’écoutent, puis dans les disciples les uns pour les autres, il n’y a qu’un seul amour dont le jaillissement est continu.

La révélation de cet amour débouche sur un appel adressé aux disciples : « Demeurez en mon amour ! » Il ne s’agit pas seulement de demeurer dans le Fils, ferme dans la foi mais de vivre dans l’amour reçu de lui et donc reçu du Père.

Demeurez dans l’amour de Jésus n’est pas de l’ordre du sentiment ou d’une pseudo-expérience mystique mais de la communion des volontés. C’est en ce sens que l’on peut dire que demeurer dans l’amour de Jésus c’est lui demeurer uni en obéissant à ses commandements. Car la véritable obéissance n’est-elle pas la communion des volontés ? Ainsi, pour le croyant, aimer et obéir aux commandements sont une seule et même chose, comme pour Jésus lui-même d’ailleurs qui disait : « J’aime le Père en agissant comme le Père me l’a commandé » (Jn 14, 31).

L’intériorisation de cette révélation nous comble de joie : « Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite ». Et comment pourrait-il en être autrement puisque l’amour dans lequel nous sommes invités à demeurer n’est autre que celui du Père et du Fils, autrement dit l’Esprit Saint dont la présence en nous est attestée par la joie qu’il nous donne.

La présence en nous de cet Amour se vérifiera aussi dans l’amour que nous nous porterons mutuellement : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis ». Voilà pourquoi la dilection fraternelle est présentée par Jésus comme le commandement par excellence : « Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. »

Pour motiver notre fidélité quotidienne à ce commandement de l’amour fraternel, Jésus va nous inviter à contempler l’absolu de son amour pour nous. Il nous révèle que cet amour qui s’est exprimé dans le don de sa vie est aussi l’amour qui a livré le secret de son intimité : « Maintenant, je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai appris de mon Père, je vous l’ai fait connaître. »

Introduit ainsi dans l’intimité même de Jésus, le disciple choisi, devenu « ami », va se trouver entraîner dans l’élan de l’amour qui rayonne du cœur de cette intimité. A son tour par le rayonnement de sa foi et de son amour, il portera un fruit qui demeure pour la plus grande joie et la plus grande gloire du Père. En définitive le fruit que tout disciple est appelé à porter est celui que porte à travers lui le Ressuscité : l’amour gratuit et donné qui seul ouvre les portes du Royaume.

Nous comprenons dès lors combien cette page d’évangile est tout particulièrement opportune en ce jour où l’Église fête saint Matthias qui fut élu pour compléter le Collège des apôtres. Le choix de sa personne incarne bien pour chacun l’amour gratuit et premier de Dieu qu’il nous appelle à laisser rayonner : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit et que votre fruit demeure ».

Seigneur, puisque ton amour nous appelle, fais-nous la grâce de ne pas mettre la main sur ce don mais de demeurer en lui quelque soit l’endroit où tu nous appelles, la mission que tu nous confies. Enracinés en toi, nous pourrons alors porter un fruit de vie éternelle.


Abbé Philippe Link / Merci!

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«Les larmes ne sont pas une monnaie d'échange avec Dieu,

 elles sont le résultat de notre amitié avec Lui.»

(Jean-Claude Lavigne)

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«La vie, ou elle se donne ou elle se détruit.»

(François Lapierre)

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Peinture de Louise.

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Bonne journée!

Jean-Yves 


mardi 4 mai 2021

« Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit » Quelques réflexions... / (354, 859)

 Note: Plus que 186 visites sur ce site hier. / Continuons de nous nourrir de la Parole de Dieu et d'en vivre.

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Bonjour!

Mercredi 5 mai 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour... 

ÉVANGILE

« Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit » (Jn 15, 1-8)

Alléluia. Alléluia.
Demeurez en moi, comme moi en vous,
dit le Seigneur ;
celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit.
Alléluia. (Jn 15, 4a.5b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Moi, je suis la vraie vigne,
et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui est en moi,
mais qui ne porte pas de fruit,
mon Père l’enlève ;
tout sarment qui porte du fruit,
il le purifie en le taillant,
pour qu’il en porte davantage.
Mais vous, déjà vous voici purifiés
grâce à la parole que je vous ai dite.
Demeurez en moi, comme moi en vous.
De même que le sarment
ne peut pas porter de fruit par lui-même
s’il ne demeure pas sur la vigne,
de même vous non plus,
si vous ne demeurez pas en moi.

Moi, je suis la vigne,
et vous, les sarments.
Celui qui demeure en moi
et en qui je demeure,
celui-là porte beaucoup de fruit,
car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu’un ne demeure pas en moi,
il est, comme le sarment, jeté dehors,
et il se dessèche.
Les sarments secs, on les ramasse,
on les jette au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi,
et que mes paroles demeurent en vous,
demandez tout ce que vous voulez,
et cela se réalisera pour vous.
Ce qui fait la gloire de mon Père,
c’est que vous portiez beaucoup de fruit
et que vous soyez pour moi des disciples. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« Je suis la vigne véritable et mon Père est le Vigneron ». D’emblée, Jésus identifie les symboles de la vigne et du Vigneron. Quant aux sarments, on comprend rapidement qu’il s’agit ici des disciples et de tous ceux qui à leur suite voudront mettre leurs pas dans ceux du Christ et porter un fruit qui rende gloire au Père.

Le fait que les sarments soient décrits par Jésus comme étant en lui souligne qu’ils n’ont d’existence que dans la vigne. Ainsi le disciple ne vit que dans le Christ. Les verbes « retrancher » et « émonder » qui décrivent l’activité du Vigneron conditionnent la fécondité de la plante. Le Vigneron, le Père, source de toute Parole qui sort de la bouche du Fils, émonde au moyen de celle-ci. C’est ainsi que les disciples, en tant que sarments, ont été émondés par la Parole du Fils et que ce dernier peut leur dire : « Déjà vous êtes purs grâce à la parole que je vous ai fait entendre ». Mais il dépend d’eux de rester attachés à lui. C’est à eux qu’il revient de « demeurer en » la vigne, c’est-à-dire d’adhérer fermement et fidèlement à la personne du Christ. Le disciple, devenu grâce à la Parole un sarment de la vigne unique, ne demeure tel que par sa fidélité propre, toujours réactualisée.

Si le nouvel être du disciple est celui du Fils en tant qu’il demeure dans le Fils comme le Fils demeure en lui, cela ne signifie pas pour autant qu’il y a fusion ou confusion de Dieu et de l’homme. Si le disciple n’existe plus par lui-même parce qu’il puise sa sève dans la vigne, sa vie nouvelle n’en exige pas moins un consentement personnel, jamais achevé.

L’émondage a pour but de conduire à une synergie toujours plus grande entre la vigne et le sarment, à une communion toujours plus forte entre le Christ et le disciple.

Cette communion se révèle comme l’unique condition pour porter un vrai fruit, un fruit produit tout à la fois par la vigne et le sarment, par le Christ et le disciple : « Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. »

Si Jésus invite les disciples à demeurer en lui ce n’est pas simplement pour les préserver de leur infidélité ou pour leur rappeler que c’est là l’unique condition pour porter du fruit. C’est aussi pour leur faire comprendre que c’est grâce à eux qu’il peut se rendre concrètement présent aux hommes. Le sens de l’existence du disciple n’est-il pas de permettre au Christ en qui il demeure de se faire tout à tous ?

Solidement attaché Christ, ne faisant plus qu’un avec lui, le disciple est pénétré tout entier de sa vie, animé de ses pensées. Il ne peut donc désirer que ce que désire le Christ. Voilà pourquoi tout ce qu’il demandera lui sera accordé.

Cet attachement solide au Christ manifeste aussi le projet du Père sur chacun de ses enfants : les rétablir comme ses fils dans le Fils unique. C’est là sa Gloire : que ses enfants vivent de sa vie à travers son Fils. « La Gloire de Dieu c’est l’homme vivant », disait saint Irénée. Cet homme vivant, en tant que disciple, manifestera alors l’amour plénier du Père au monde entier et contribuera au rassemblement de tous les hommes par le Fils unique, dans l’unité divine. Cela aussi c’est la gloire du Père : rassembler ses enfants dispersés en un seul corps, celui du Christ qui est l’Église.

Seigneur, renouvelle-nous dans notre attachement à ta personne. Ramène-nous de toutes nos dispersions pour nous greffer à toi. Que nous puissions vivre de la sève de ton Esprit et goûter ainsi cet amour que tu partages.

Philippe Link / Merci!

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«Toute la démarche de foi consiste à découvrir Dieu dans l'homme. Lorsque cela se produit, on est en plein Évangile, on atteint le cœur de la foi. Nul lieu au monde n'est plus sacré que le visage de l'homme.»

(Henri Boulad)

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«Vous êtes le temple de l'Esprit, nous dit saint Paul.»

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«Avec Jésus-Christ, nous savons désormais qu'il n'y a plus de Temple, plus de sanctuaire , plus de lieu sacré, plus de Saint des Saints, en dehors de l'homme.»

(Henri Boulad)

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«On dit souvent que notre époque a perdu le sens du sacré. Je me permets d'en douter. Dans la mesure où elle proclame la dignité de l'homme, le caractère absolu de la personne, ses droits inaliénables, notre époque découvre le véritable sens du sacré et le situe là où il mérite de l'être.»

(Henri Boulad)

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Bonne journée!

Jean-Yves 


lundi 3 mai 2021

« Je vous donne ma paix » / (354,672)

 Bonjour!

Mardi 4 mai 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Je vous donne ma paix » (Jn 14, 27-31a)

Alléluia. Alléluia.
Le Christ devait souffrir
et ressusciter d’entre les morts
pour entrer dans la gloire.
Alléluia. (cf. Lc 24, 4b.26)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Je vous laisse la paix,
je vous donne ma paix ;
ce n’est pas à la manière du monde
que je vous la donne.
Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé.
Vous avez entendu ce que je vous ai dit :
Je m’en vais,
et je reviens vers vous.
Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie
puisque je pars vers le Père,
car le Père est plus grand que moi.
Je vous ai dit ces choses maintenant,
avant qu’elles n’arrivent ;
ainsi, lorsqu’elles arriveront,
vous croirez.
Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous,
car il vient, le prince du monde.
Certes, sur moi il n’a aucune prise,
mais il faut que le monde sache
que j’aime le Père,
et que je fais comme le Père me l’a commandé. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Les disciples sont aux abois : ils pressentent la fin tragique de leur Maître et craignent de subir le même sort. Que leur restera-t-il lorsque celui en qui ils ont mis leur espoir leur aura été enlevé ? Devinant cette interrogation angoissée, Jésus leur répond : « “C’est la paix que je vous laisse” ; certes vous ne m’aurez plus physiquement à vos côtés ; et pourtant vous trouverez la paix. Non pas la sérénité d’une vie comblée qui s’écoule sans problème, mais la paix profonde qui comble le cœur, dans la certitude que rien ne peut vous séparer de l’amour de Dieu. Cette paix est mienne en tant que Fils unique ; mais je vous la donne en partage pour qu’à votre tour vous puissiez la communiquer en mon nom, à ce monde qui en a tant besoin. »

Ce qui dans notre vie nous apporte la paix, n’est-ce pas de nous savoir en communion avec une personne aux yeux de laquelle nous avons du prix, et qui a du prix à nos yeux ? Au cœur des épreuves, n’est-ce pas l’amitié fidèle qui nous donne la force de « tenir » ? Or nous croyons, parce que Jésus nous l’affirme et que sa Parole est vérité, que nous ne sommes pas orphelins : « Je reviendrai vers vous ; vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi » (Jn 14, 18-19). Certes cette présence active de Jésus à nos côtés est à discerner, car c’est dans la discrétion de l’Esprit qu’il « revient vers nous » : « Le vent souffle où il veut : tu entends le bruit qu’il fait, mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né du souffle de l’Esprit » (Jn 3, 8). La paix qui naît de la certitude de la présence permanente du Christ à nos côtés, nous introduit dans une liberté nouvelle : dans la liberté des fils. Car cette paix que Jésus nous donne est un autre nom pour l’Esprit Saint, qui nous conduit par le juste chemin, celui que Notre-Seigneur a ouvert devant nous en retournant vers le Père.

Nous savons désormais que les épreuves de nos vies font partie de cet itinéraire qui conduit de cette terre où règne encore le Prince du vieux monde, vers la maison du Père où Jésus est allé nous préparer une place, pour que nous y demeurions avec lui pour toujours (Jn 14, 2-3).

La foi nous donne d’affirmer que Dieu a ressuscité Jésus d’entre les morts et en a fait le Seigneur universel ; quant à l’espérance, elle nous permet d’avancer résolument vers l’avenir, sûrs que dans la résurrection de son Fils, Dieu nous a déjà donné part à sa victoire sur la mort. « Et l’espérance ne trompe pas puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5, 5).

Devant les épreuves de nos vies, tu nous redis Seigneur : « Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés. Le prince de ce monde n’a sur vous aucune prise car vous avez été marqués du sceau de l’Esprit. Réjouissez-vous plutôt à la pensée de me rejoindre bientôt auprès du Père, pour avoir part à la paix à laquelle il vous a destinés dès les origines ».


Abbé Philippe Link / merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 


dimanche 2 mai 2021

« Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas ! » / (354,606)

 Bonjour!

Lundi 3 mai 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas ! » (Jn 14, 6-14)

Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, dit le Seigneur.
Philippe, celui qui m’a vu a vu le Père.
Alléluia. (Jn 14, 6b.9c)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
    Jésus dit à Thomas :
« Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ;
personne ne va vers le Père sans passer par moi.
    Puisque vous me connaissez,
vous connaîtrez aussi mon Père.
Dès maintenant vous le connaissez,
et vous l’avez vu. »
    Philippe lui dit :
« Seigneur, montre-nous le Père ;
cela nous suffit. »
    Jésus lui répond :
« Il y a si longtemps que je suis avec vous,
et tu ne me connais pas, Philippe !
Celui qui m’a vu
a vu le Père.
Comment peux-tu dire : ‘Montre-nous le Père’ ?
    Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père
et que le Père est en moi !
Les paroles que je vous dis,
je ne les dis pas de moi-même ;
le Père qui demeure en moi
fait ses propres œuvres.
    Croyez-moi :
je suis dans le Père,
et le Père est en moi ;
si vous ne me croyez pas,
croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes.
    Amen, amen, je vous le dis :
celui qui croit en moi
fera les œuvres que je fais.
Il en fera même de plus grandes,
parce que je pars vers le Père,
    et tout ce que vous demanderez en mon nom,
je le ferai,
afin que le Père soit glorifié dans le Fils.
    Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom,
moi, je le ferai. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Jésus nous introduit dans le mystère de sa Personne ; et comme celle-ci est inséparable de celle du Père, c’est au cœur même du mystère trinitaire qu’il nous entraîne, pour autant bien sûr que nous puissions y pénétrer, éclairés par l’Esprit.

Comment faut-il comprendre cette mystérieuse collaboration ? Le Père serait-il l’Acteur caché qui « tire les ficelles » derrière le rideau de l’humanité du Christ ; le sujet transcendant divin, qui opère dans notre monde à travers l’homme Jésus, dont il se servirait comme d’un instrument ? Une telle conception est bien sûr inacceptable, car elle ne respecte pas le caractère personnel du Fils, qui est pleinement responsable de sa parole et de ses actes. Les Écritures, la Tradition et le Magistère nous orientent plutôt vers une interprétation en termes d’inhabitation réciproque du Père et du Fils – « Je suis dans le Père et le Père est en moi » – respectant à la fois la pleine réalité des deux Personnes, tout en affirmant leur parfaite communion dans l’amour, c’est-à-dire dans l’Esprit Saint : c’est librement que le Fils décide d’accomplir le dessein du Père, par amour pour lui et par amour pour les hommes que le Père aime et lui confie.

Le Père est la Source, l’origine absolue, d’où procède toute initiative ; le Fils, qui se reçoit pleinement du Père, épouse ses projets, s’approprie personnellement ses intentions, mais les accomplit en son nom propre. Tout en agissant comme un sujet à part entière, sa communion de pensée et de volonté avec le Père est cependant telle, qu’il peut dire : « C’est le Père qui demeure en moi qui accomplit ses propres œuvres ». Cette parfaite communion dans l’être et l’agir justifie que Jésus puisse dire : « Celui qui m’a vu a vu le Père » – c’est-à-dire : celui qui me connaît dans la foi – le « voir » johannique – ou encore : qui s’unit à moi dans l’Esprit, entre en communion avec le Père en qui je demeure et qui demeure en moi. Dès lors « celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi », car dans la mesure où il fait siennes mes intentions, il communie au dessein du Père et lui permet d’agir en lui, comme il agit en moi.

Ce qui nous conduit à une nouvelle « exigence » de la foi : croire implique adhérer librement et totalement aux Paroles de Jésus, épouser parfaitement son projet, se mettre inconditionnellement à son service, « comme » lui-même a épousé le dessein du Père et a accompli sa volonté dans une parfaite obéissance filiale.

« Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié » : Seigneur, accorde à tous les chrétiens dispersés sur la surface de la terre, de vivre vraiment cette “obéissance de la foi”, afin que tu puisses continuer ton œuvre de salut à travers les pauvres instruments que nous sommes, et que vienne ton Règne de justice, de paix et d’amour.


Abbé Philippe Link / Merci!

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«Le manque d'amour est la plus grande pauvreté.»

(Mère Teresa)

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«La quête du bonheur fait partie de l'homme et de son mystère. Même à travers le tumulte de la vie, les divisions qui nous opposent souvent les uns aux autres, l'homme est toujours en devenir dans ses découvertes et ses conquêtes. Il veut fleurir, il veut s'accomplir, toujours en quête d'un au-delà et de l'infini qu'il porte au plus profond de lui-même.»

(Denis Paquin)

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Bonne journée!

Jean-Yves

 



samedi 1 mai 2021

« Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit "/ La Victoire de l'Amour: Michel Louvain... / ( 354, 524)

 Bonjour!

Dimanche  2 mai 2021

Voici la Parole de Dieu de ce 5e dimanche de Pâques... 



ÉVANGILE

« Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit » (Jn 15, 1-8)

Alléluia. Alléluia.
Demeurez en moi, comme moi en vous,
dit le Seigneur ;
celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit.
Alléluia. (Jn 15, 4a.5b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Moi, je suis la vraie vigne,
et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui est en moi,
mais qui ne porte pas de fruit,
mon Père l’enlève ;
tout sarment qui porte du fruit,
il le purifie en le taillant,
pour qu’il en porte davantage.
Mais vous, déjà vous voici purifiés
grâce à la parole que je vous ai dite.
Demeurez en moi, comme moi en vous.
De même que le sarment
ne peut pas porter de fruit par lui-même
s’il ne demeure pas sur la vigne,
de même vous non plus,
si vous ne demeurez pas en moi.

Moi, je suis la vigne,
et vous, les sarments.
Celui qui demeure en moi
et en qui je demeure,
celui-là porte beaucoup de fruit,
car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu’un ne demeure pas en moi,
il est, comme le sarment, jeté dehors,
et il se dessèche.
Les sarments secs, on les ramasse,
on les jette au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi,
et que mes paroles demeurent en vous,
demandez tout ce que vous voulez,
et cela se réalisera pour vous.
Ce qui fait la gloire de mon Père,
c’est que vous portiez beaucoup de fruit
et que vous soyez pour moi des disciples. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Pour faire comprendre l’identité nouvelle du disciple qui doit surgir avec le Ressuscité du tombeau au matin de Pâques, Jésus utilise l’image bien connue en Israël de la Vigne. Le disciple, tel le sarment relié au cep, est héritier de la sollicitude de Dieu pour sa vigne qui est le Christ. Dieu prend soin du disciple comme il prend soin de sa vigne. La vie divine de Jésus circule dans la vie du disciple comme la sève du cep irrigue les sarments. La pâque de Jésus ouvre à une communion de vie nouvelle entre les disciples et leur Maître. Chaque disciple est rendu participant de la nature divine. Il reçoit sa dignité non pas de lui-même mais de celui sur qui il est greffé par l’action de l’Esprit. « Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit ». Le disciple est comme saisi par le haut, il devient instrument de la grâce de Dieu.

Pour que cela se réalise, une condition est nécessaire : garder la Parole de Jésus. Le disciple fonde sa vie sur les paroles du Christ qui sont esprit et vie. La Parole de Jésus est plus que des mots. Elle est suprême efficacité, plus incisive qu’un glaive à double tranchant. « Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite », affirme Jésus. Sa Parole ne lui revient pas sans résultat. Elle éclaire, chasse le mal, aide à discerner, nourrit l’âme. Le disciple devient Évangile ouvert. Si la simple lettre tue, l’esprit qui porte la Parole de Jésus vivifie le disciple et en fait un prophète.

Si l’image de la vigne illustre admirablement la communion de vie et d’amour qui relie Jésus à ses disciples, elle exprime aussi un aspect plus douloureux que Jésus ne cache pas à ses disciples. Le disciple doit consentir à laisser le Père être le vigneron de la vigne. Il doit donc accepter ses manières de faire qui ne sont pas les nôtres. Tout l’art du vigneron excelle dans son talent pour émonder sa vigne, c’est-à-dire pour tailler ce qui est nécessaire afin de favoriser la croissance des fruits tant désirés pour la vendange.

Que le vigneron taille les rameaux secs, ou ceux dont les bourgeons ne donneront que des feuilles, on peut facilement le comprendre. Mais Jésus précise : « Tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant pour qu’il en porte davantage ». Comment comprendre qu’on puisse tailler ce qui est porteur de vie ? Là est tout le secret du vigneron qui ne se laisse pas séduire par ce qui est déjà visible et satisfaisant mais qui voit plus loin que les premiers résultats. Il ose tailler, couper, réduire pour que la sève vienne fortifier les meilleurs sarments et donner de beaux raisins.

Tel le vigneron, le Père du ciel semble parfois permettre que notre vie de disciple soit émondée, élaguée. Si nous n’y reconnaissons pas l’action de la main du vigneron, le découragement peut vite nous écraser. Mais si nous croyons que le Père fait tout concourir au bien de ceux qui l’aiment, rien ne doit arrêter notre espérance d’une vie toujours plus en croissance.

Jésus prononce ces paroles alors qu’il va être abandonné de tous et qu’il va passer au pressoir de la croix. Le sang qu’il va verser jusqu’à en mourir, il en fera le vin de la nouvelle alliance. Jésus est ce fruit de choix, unique, pendu au bois sec de la croix, qui possède la vie en plénitude et qu’il donne en partage à ses disciples. Notre marche à la suite du Christ a pour finalité notre pleine maturité spirituelle, cette stature de l’homme parfait, dont parle saint Paul.

Le disciple qui se laisse émonder par le Père affine sa capacité de jugement et de discernement. Peu à peu sa volonté s’ajuste à celle de Dieu. C’est pour cela que Jésus peut dire : « Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez et cela se réalisera pour vous ». Tout est possible à celui qui abandonne sa vie entre les mains de Dieu. La gloire qu’il perçoit alors à travers ses bonnes œuvres n’est pas sienne. Elle est celle du Père. Le disciple rend gloire à Dieu pour la fécondité de sa vie et le Père glorifie le disciple de son Fils en lui donnant en héritage la vie éternelle.

Dieu attend de nous que nous soyons de véritables disciples. Des disciples-missionnaires prêts à donner notre vie pour l’annonce de l’Évangile. Des disciples prophètes qui réveillent notre monde endormi. Que s’étende donc la vigne du Seigneur ! Que nos villes, villages et quartiers deviennent cette vigne nouvelle par le partage de l’Esprit de Dieu et la communion de l’amour. Allons donc travailler à la vigne du Seigneur !


Abbé Philippe Link - Merci!

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«La vie ne ment pas. le cœur humain non plus. 

Il suffit d'ouvrir les bras, de sourire 

et de laisser monter en soi

des effluves de joie et d'espérance. 

La vie est là, comme le printemps

quand le soleil s'attarde et réveille

 la nature engourdie par l'hiver.»

(Denis Paquin, franciscain / Du livre: «J'ai besoin de toi».)

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«L'amour que j'ai pour toi ne changera jamais.»

(Dans Isaïe)


«La vie nous apprend tous les jours à grandir.»

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Prions pour Alphée Pelletier et son épouse Cécile;

 Alphée recevra ce jour en l'Église de Saint-Onésime

 le rite de l'admission au diaconat.

La célébration est à 9 h 00

et le nombre de personnes est de 25.

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Félicitations Alphée!

Et nous te portons dans nos prières.

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Voir une belle émission en hommage

à Michel Louvain décédé dernièrement.

«La Victoire de l'Amour»

Prenez l'adresse dans "Mes liens".

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Bon dimanche!

Jean-Yves