samedi 7 octobre 2023

« Il louera la vigne à d’autres vignerons » / L'action de grâce... / Me sentir chez-moi... / (441,895)

 B o n j o u r ! 

Dimanche 8 octobre 2023

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...


ÉVANGILE

« Il louera la vigne à d’autres vignerons » (Mt 21, 33-43)

Alléluia. Alléluia.
C’est moi qui vous ai choisis,
afin que vous alliez, que vous portiez du fruit,
et que votre fruit demeure, dit le Seigneur.
Alléluia. (cf. Jn 15, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple :
    « Écoutez cette parabole :
Un homme était propriétaire d’un domaine ;
il planta une vigne,
l’entoura d’une clôture,
y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde.
Puis il loua cette vigne à des vignerons,
et partit en voyage.
    Quand arriva le temps des fruits,
il envoya ses serviteurs auprès des vignerons
pour se faire remettre le produit de sa vigne.
    Mais les vignerons se saisirent des serviteurs,
frappèrent l’un,
tuèrent l’autre,
lapidèrent le troisième.
    De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs
plus nombreux que les premiers ;
mais on les traita de la même façon.
    Finalement, il leur envoya son fils,
en se disant :
‘Ils respecteront mon fils.’
    Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux :
‘Voici l’héritier :
venez ! tuons-le,
nous aurons son héritage !’
    Ils se saisirent de lui,
le jetèrent hors de la vigne
et le tuèrent.
    Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra,
que fera-t-il à ces vignerons ? »
    On lui répond :
« Ces misérables, il les fera périr misérablement.
Il louera la vigne à d’autres vignerons,
qui lui en remettront le produit en temps voulu. »
    Jésus leur dit :
« N’avez-vous jamais lu dans les Écritures :
La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d’angle :
c’est là l’œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux !
    Aussi, je vous le dis :
Le royaume de Dieu vous sera enlevé
pour être donné à une nation
qui lui fera produire ses fruits. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Nous avons reçu beaucoup de Dieu en ce que nous sommes (une vigne belle par sa création et entretenue par sa providence ; cf. 1ère lecture) et en ce qui nous est confié (une vigne où nous avons à œuvrer ; Cf. Évangile). Dans les deux cas, nous sommes invités à produire un fruit de vie éternelle, de sainteté et de charité. C’est le thème développé par saint Paul lorsqu’il exhorte les Philippiens à prendre à leur compte « tout ce qui est juste et pur, tout ce qui est digne d’être aimé et honoré, tout ce qui s’appelle vertu et qui mérite des éloges », autrement dit, à réaliser ainsi des œuvres bonnes et saintes (Cf. 2ème lecture).

Mais « prendre à son compte » signifie précisément que cela ne vient pas de nous, que cela nous est donné. Les dons de Dieu sont des dons et le piège est de se laisser fasciner par eux au point d’en oublier le Donateur. En coupant ainsi les dons de Celui qui en est la source, nous les détournons de leur finalité. Leur fruit n’est plus la vie mais la mort : mort du fils…

Lorsque Jésus arrive à ce point de son récit, il interpelle ses auditeurs : « Et bien, quand le maître viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » La réponse ne se fait pas attendre : c’est la punition qui doit prévaloir jusqu’à les faire périr, qui plus est « misérablement ». Autrement dit, pas de pitié et la vigne se verra confiée à d’autres vignerons mieux intentionnés. Mais nous sommes toujours dans une logique de mort.

Pour Jésus, l’histoire ne peut se finir ainsi. Ce maître serait-il vraiment père s’il faisait si peu de cas de son fils ? La mort du fils ne saurait être le dernier mot, pas plus que la vengeance suggérée par les auditeurs. Le maître va tout au contraire se servir de la perversion des vignerons pour révéler que sa paternité est plus puissante que la mort infligée au fils. C’est la vie qui doit avoir le dernier mot. Au sein d’Israël, le refus de certains d’accueillir son Fils, permettra à notre Père céleste de révéler la toute-puissance de sa miséricorde, en construisant le Royaume sur la pierre rejetée, choisie comme pierre d’angle : « C’est là l’œuvre du Seigneur, une merveille à nos yeux ! »

Ce Royaume c’est l’Église du Christ, composée de Juifs et de païens convertis, qui est appelée tout comme Israël à porter un fruit de vie éternelle. Cette Église, nous en sommes membres depuis le jour de notre baptême. Ce jour-là, pour reprendre une autre allégorie de la vigne – que l’on trouve cette fois dans saint Jean -, nous avons été greffés sur le Christ, comme les sarments sur le cep de la vigne (Cf. Jean 15).

Comme le Père a envoyé son Fils dans le monde pour réaliser sa mission rédemptrice, de la même manière, le Christ nous envoie pour collaborer à son œuvre de Rédemption. Il est vrai que les fruits de notre sarment ne sont pas toujours immédiats ou visibles mais nous ne pouvons douter que si nous restons unis au Christ comme le sarment uni au cep, nous porterons un fruit qui demeure. Produire ainsi du fruit c’est rendre gloire à Dieu parce que c’est contribuer à la croissance de son Royaume de justice, de paix et de miséricorde.

Seigneur, la mission que tu nous confie dans l’histoire du salut n’est pas banale. Aide-nous à cultiver avec soin notre vigne pour qu’elle puisse produire un raisin doux et comestible pour nos frères afin qu’ils découvrent ta bonté, toi le maître de la vigne et le Seigneur de la Vie.

Abbé Philippe Link // Merci!

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« AU MILIEU » ou  L’ACTION DE GRÂCE

 

C’est connu, nous célébrons, cette fin de semaine,  L’ACTION DE GRÂCE.  Toutefois,  une question se pose : quel motif nous amène à rendre grâce,  et  à qui?

 

La réponse simple qui jaillit spontanément : nous rendons grâce pour toutes les bonnes choses qui nous arrivent et, surtout,  pour toutes les personnes rencontrées et qui ont su élever le  regard de notre cœur,  élargir notre espace d’accueil et nous ont rendus plus épanouis, plus accueillants et accomplis, en fait, qui nous ont rendus plus vivants!

C’est juste : cette réponse est la bonne!

 

J’aimerais cependant ajouter que cette réponse attire notre attention sur un fait qui peut passer inaperçu dans notre vie.  En effet,  tout ce qui nous arrive de positif s’avère un don de la Grâce divine et, finalement, un don de Dieu lui-même.  Rien de tout cela nous est dû, mais nous est offert ; à nous de l'accueillir avec reconnaissance.  La fête de l’Action de Grâce nous redit cette vérité.

 

Cette fête nous incite à reconnaître que nous devons réserver en nous un espace dans lequel Dieu peut allègrement se manifester.  Anne Lécu nous dit : « il n’y a pas seulement un vide au centre de la communauté où Dieu demeure, mais il y a aussi un vide au centre de mon être où Dieu peut planter sa tente. »

 

Et cet espace,  ce centre, ce « milieu », est une possibilité de présence,  une présence avec les autres,  une présence à l’Autre, qui est Dieu.  Cet espace du vide,  du milieu,  permet qu’existe un  « entre nous ».  Voilà le lieu de la rencontre, de l’échange, là nous pourrons recevoir le fruit, l’arbre de la vie, l’arbre de notre vie et  y goûter vraiment.

 

Pour cela,  nous pouvons rendre grâce  les uns aux autres,  à la vie,  à Dieu.   Nous pouvons, enfin,  non pas nous dévorer les uns les autres mais goûter la vie dans sa plénitude.

 

Bonne Fête de   L’ACTION DE GRÂCE !            

À TOUTES ET À TOUS!

 

Édouard Shatov, éditorialiste au Montmartre

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"Mon secours est en toi..."

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Me sentir chez-moi...

Où est-ce que je me sens chez-moi?

Un lieu... Un temps dans la journée... Avec quelqu'un...

Seul à lire dans la nuit... Dans mon jardin... Quand je fais une ballade au bord du fleuve? Quand je prie dans mon cœur?

Quand? Où?

Où est-ce que je me sens chez-moi?

(Réf.: La Victoire de l'Amour, ce jour.)

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Bon dimanche!

Jean-Yves 




vendredi 6 octobre 2023

« Réjouissez-vous parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux » / (441,867)

 Bonjour!

Samedi 7 octobre 2023

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Réjouissez-vous parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux » (Lc 10, 17-24)

Alléluia. Alléluia.
Tu es béni, Père,
Seigneur du ciel et de la terre,
tu as révélé aux tout-petits
les mystères du Royaume !
Alléluia. (cf. Mt 11, 25)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    les 72 disciples que Jésus avait envoyés
revinrent tout joyeux, en disant :
« Seigneur, même les démons
nous sont soumis en ton nom. »
    Jésus leur dit :
« Je regardais Satan tomber du ciel comme l’éclair.
    Voici que je vous ai donné le pouvoir
d’écraser serpents et scorpions,
et sur toute la puissance de l’Ennemi :
absolument rien ne pourra vous nuire.
    Toutefois, ne vous réjouissez pas
parce que les esprits vous sont soumis ;
mais réjouissez-vous
parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »

    À l’heure même, Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint,
et il dit :
« Père, Seigneur du ciel et de la terre,
je proclame ta louange :
ce que tu as caché aux sages et aux savants,
tu l’as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
    Tout m’a été remis par mon Père.
Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père ;
et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils
et celui à qui le Fils veut le révéler. »

    Puis il se tourna vers ses disciples
et leur dit en particulier :
« Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !
    Car, je vous le déclare :
beaucoup de prophètes et de rois
ont voulu voir ce que vous-mêmes voyez,
et ne l’ont pas vu,
entendre ce que vous entendez,
et ne l’ont pas entendu. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

L’évangile d’aujourd’hui est placé sous le signe de la joie. D’un côté, Jésus oriente le regard de ses disciples vers ce qui doit être la véritable raison de leur joie ; d’un autre, nous le voyons lui-même tressaillir de joie sous l’action de l’Esprit Saint.

En demandant à ses disciples de se réjouir non pas de ce que les esprits leur sont soumis mais de ce que leurs noms sont écrits dans les cieux, Jésus les invite à entrer dans une joie encore plus grande parce que plus vraie. En effet, peut-on réellement parler de joie pour qualifier les sentiments éprouvés devant les œuvres de puissances réalisées au nom de Jésus ? Cette joie ne risque-t-elle pas de prendre les couleurs d’un enthousiasme qui se révèlera très vite fragile et éphémère à la première tribulation survenue ? Jésus redonne à ses disciples la véritable motivation de leur joie : « vos noms sont gravés dans les cieux ». Comment ne pas se rappeler alors le « livre de vie » qui dans l’Apocalypse contient le nom des sauvés (Ap 20, 12ss) ! Jésus invite donc ses disciples à se réjouir du salut qu’il est venu apporter en sa personne. Ils ont la promesse d’hériter de la vie éternelle. Voilà la source de la joie véritable !

Mais, pour accueillir le salut et goûter la joie d’être sauvé, il faut être un « tout-petit ». Dieu veut bien nous sauver ; encore faut-il que nous en ressentions le besoin. Ce qui dans l’Esprit est révélé aux petits et qu’eux seuls peuvent accueillir dans ce même Esprit c’est l’amour du Père et du Fils pour eux.

Cet amour fou nous le contemplons dans le Fils, lui le frère aîné, qui donne sa vie pour ramener au Père ses enfants dispersés. Nous le découvrons aussi dans le Père qui ressuscite le Fils le troisième jour. L’amour du Père nous renvoie donc à celui du Fils et celui du Fils à celui du Père : « nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père et nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut bien le révéler ».

En proclamant tout cela, Jésus « exulte de joie sous l’action de l’Esprit-Saint ». La vraie joie est bien fruit de l’Esprit et elle témoigne de la circulation de la vie trinitaire en nous. La vraie joie est expérience de la présence agissante de la Trinité en nous : l’Esprit donné nous fait communier avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ. La vraie joie témoigne donc de l’action salvifique de Dieu en nous. C’est précisément cela qu’expérimentent les disciples de Jésus. Voir le mal reculer et Satan s’effondrer, voir les exclus réconciliés, entendre la Bonne Nouvelle adressée aux pauvres c’est faire l’expérience de la venue salvifique de Dieu lui-même. Le salut n’est plus à entendre pour la fin des temps. Il est là au milieu de nous.

Ces paroles n’appartiennent pas au seul passé. Elles demeurent dans l’éternel présent de Dieu et nous concernent aujourd’hui. Accueillons donc, dans la joie de l’Esprit, le salut qui nous est offert. Cette joie se révèlera peut-être aussi un moyen pour guider nos frères vers le Christ-Sauveur.

Merci: l'Abbé Philippe Link.

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Merci à qui pour cette magnifique photo?

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Bonne journée!

Jean-Yves 

jeudi 5 octobre 2023

« Celui qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé » / "Cœurs brûlants,,, en marche! " / C'est aussi, au Canada, la fête de la Bienheureuse Marie-Rose Durocher / Nos 5 doigts pour prier... / (441,803)

Bonjour!

Vendredi 6 octobre 2023

Voici la Parole de Dieu de ce jour... 


ÉVANGILE

« Celui qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé » (Lc 10, 13-16)

Alléluia. Alléluia.
Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,
mais écoutez la voix du Seigneur.
Alléluia. (cf. Ps 94, 8a.7d)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait :
    « Malheureuse es-tu, Corazine !
Malheureuse es-tu, Bethsaïde !
Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous
avaient eu lieu à Tyr et à Sidon,
il y a longtemps que leurs habitants
auraient fait pénitence, avec le sac et la cendre.
    D’ailleurs, Tyr et Sidon
seront mieux traitées que vous lors du Jugement.
    Et toi, Capharnaüm, seras-tu élevée jusqu’au ciel ?
Non, jusqu’au séjour des morts tu descendras !

    Celui qui vous écoute
m’écoute ;
celui qui vous rejette
me rejette ;
et celui qui me rejette
rejette celui qui m’a envoyé. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Corazine, Bethsaïde, Capharnaüm : trois villes de la terre de Jésus, trois villes qui ne se sont pas converties. Trois villes qui ont reçu la visite du Sauveur et ont ignoré sa parole. Jésus ne les condamne pas, mais il pleure sur elles. Il pleure sur leur aveuglement. Jadis, même les villes les plus pécheresses ont su voir dans les miracles un appel de Dieu à changer de vie. Comment Capharnaüm, le premier lieu où Jésus a prêché et fait des miracles, comment la ville où il a habité a-t-elle pu l’ignorer ?

L’erreur de ses villes n’est pas d’avoir refusé d’écouter Jésus mais de ne pas l’avoir accueilli pour ce qu’il est : l’envoyé de Dieu, Dieu lui-même.

Cette rencontre n’a pas eu lieu par manque d’ouverture. Pas par manque d’amitié ou d’amour pour Jésus. L’égarement ne vient pas d’un manque d’intérêt mais d’une relation mal située. Capharnaüm a donné un toit au Messie mais ne s’est pas située en créature face au Créateur, en pécheur face au Sauveur, en disciple face au Maître.

Ce mystère d’aveuglement est le mystère de notre propre relation à Dieu. La ville, nous le savons, est la personnification du peuple qui l’habite. Elle représente l’âme sous un mode d’intimité et de profondeur. Les villes sur qui Jésus pleure ce sont donc ses amis, ses familiers, nous. Tous ceux qui l’aiment mais qui ne lui donnent pas la possibilité de leur apprendre à l’aimer vraiment. Tous ceux qui le connaissent mais ne le laissent pas assez se révéler lui-même. Tous ceux-là sont ces villes qui rompent peu à peu leur relation à Jésus, sans violence, par la rondeur et la tiédeur d’un quotidien fait d’habitudes et de certitudes. Peu à peu, ils n’ont plus besoin de l’entendre, et finalement ils ne l’acceptent que dans la mesure où il peut être maîtrisé ou compris. Or Dieu est l’Au-delà de tout. Et, par l’intimité de leur communion, rejeter l’Envoyé est rejeter celui qui l’envoie.

Seigneur, fais-nous, en ce jour, la grâce de la prière. C’est elle qui nous permet de nous situer en vérité face à toi. Elle permet à la parole de tes envoyés, les apôtres, leurs successeurs et tous les témoins de l’évangile, de prendre forme en nous. La forme de ton visage. Elle fait de nous des chrétiens et nous donne envie de le devenir.

Abbé Philippe Link / Merci!

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Il est vrai que notre foi n'est point palpable et qu'elle ne dépend point des sens. La foi est un don de Dieu qu'Il infuse dans une âme humble, car elle n’habite pas dans une âme pleine d'orgueil » (Saint François de Sales)

  • « Seule la Parole de Dieu, la Parole de Jésus, est à même de nous sauver » (François)

  • « La pénitence intérieure est une réorientation radicale de toute la vie, un retour, une conversion vers Dieu de tout notre cœur, une cessation du péché, une aversion du mal, avec une répugnance envers les mauvaises actions que nous avons commises (…) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 1.431)

«Cœurs brûlants... en marche!»

(Ce que nous dit notre évêque, Mgr Pierre, à la suite de Jésus...)

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  Prière

Avec les cinq doigts de la main
(De: Église catholique en Haute-Garonne)


Il y a vingt ans, Jorge Mario Bergoglio, évêque de Buenos Aires et actuel Pape François, a écrit une prière sur les doigts de la main devenue très populaire.

1. Le pouce est le doigt le plus proche de vous. Donc, commencez par prier pour ceux qui vous sont le plus proches. Ce sont les personnes les plus susceptibles de revenir à nos mémoires. Priez pour les gens qui nous sont chers est un « doux devoir ».

2. Ensuite l’index. Priez pour ceux qui enseignent, ceux qui s’occupent de l’éducation et des soins médicaux : pour les enseignants, les professeurs, les médecins et les prêtres [les catéchistes]. Ils ont besoin de soutien et de sagesse afin qu’ils puissent montrer le droit chemin aux autres. 

3. Le doigt qui suit est le médium, le plus long. Il nous rappelle nos gouvernants. Priez pour le président, pour les députés, pour les entrepreneurs et pour les administrateurs. Ce sont eux qui dirigent le destin de notre pays et sont chargés de guider l’opinion publique. Ils ont besoin de l’aide de Dieu.

4. Le quatrième doigt est l’annulaire. Bien que cela puisse surprendre la plupart des gens, c’est notre doigt le plus faible, et tout professeur de piano peut le confirmer. Vous devez vous rappeler de prier pour les faibles, pour ceux qui ont beaucoup de problèmes à résoudre ou qui sont éprouvés par la maladie. Ils ont besoin de vos prières jour et nuit. Il n’y aura jamais trop de prières pour ces personnes. Nous sommes aussi invités à prier pour les mariages.

5. Et enfin, il y a notre petit doigt, le plus petit de tous les doigts, aussi petit que nous devons nous tenir devant Dieu et devant les autres. Comme le dit la Bible, « les derniers seront les premiers ». Le petit doigt est là pour vous rappeler que vous devez prier pour vous-même. Ce n’est que lorsque vous avez prié pour les quatre autres groupes, que vous pourrez, le mieux, identifier vos besoins et donc prier pour vous.

Bonne journée!

Jean-Yves 

mercredi 4 octobre 2023

« Votre paix ira reposer sur lui » / (441,753)

Bonjour!

jeudi 5 octobre 2023



Voici la Parole de Dieu de ce jour... 


ÉVANGILE

« Votre paix ira reposer sur lui » (Lc 10, 1-12)

Alléluia. Alléluia.
Le règne de Dieu est tout proche.
Convertissez-vous et croyez à l’Évangile.
Alléluia. (Mc 1, 15)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
parmi les disciples
    le Seigneur en désigna encore 72,
et il les envoya deux par deux, en avant de lui,
en toute ville et localité où lui-même allait se rendre.
Il leur dit :
« La moisson est abondante,
mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson
d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.
    Allez ! Voici que je vous envoie
comme des agneaux au milieu des loups.
    Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales,
et ne saluez personne en chemin.
    Mais dans toute maison où vous entrerez,
dites d’abord :
“Paix à cette maison.”
    S’il y a là un ami de la paix,
votre paix ira reposer sur lui ;
sinon, elle reviendra sur vous.
    Restez dans cette maison,
mangeant et buvant ce que l’on vous sert ;
car l’ouvrier mérite son salaire.
Ne passez pas de maison en maison.
    Dans toute ville où vous entrerez
et où vous serez accueillis,
mangez ce qui vous est présenté.
    Guérissez les malades qui s’y trouvent
et dites-leur :
“Le règne de Dieu s’est approché de vous.”
    Mais dans toute ville où vous entrerez
et où vous ne serez pas accueillis,
allez sur les places et dites :
    “Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds,
nous l’enlevons pour vous la laisser.
Toutefois, sachez-le :
le règne de Dieu s’est approché.”
    Je vous le déclare :
au dernier jour,
Sodome sera mieux traitée que cette ville. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

En envoyant des disciples à la moisson, qui avait bien été semé par le Verbe du Père, mais qui demandait à être récolté avec sollicitude par l’ouvrier, Jésus déclare aux siens : « Allez ! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups ». On aura connu des encouragements plus motivants, plus enthousiasmants ! La tâche de l’évangélisateur, nous le savons et Jésus nous le rappelle dans l’évangile de ce jour, la tâche de l’évangélisateur est difficile, pleine de risques et de défis. Comme un agneau au milieu des loups, l’évangélisateur se sent parfois sans défense.

Aujourd’hui, la mission se révèle urgente et nécessaire dans la mesure où nous devons affronter avec courage une situation qui se fait toujours plus diversifiée et plus prenante, dans le contexte de la sécularisation de notre société et face à un engourdissement et à une espèce de somnolence, d’amnésie ou d’apathie généralisée dans nos communautés.

Pour vivre notre identité missionnaire et mener à bien la vocation de prêcher Jésus Christ et son Évangile à toutes les nations, vocation qui incombe à tous les baptisés, à chacun d’entre nous, nous devons nous nourrir de lui, de son Corps et de son Sang, de façon à nous renforcer dans la foi et être prêts à surmonter les difficultés que l’évangélisation doit affronter dans notre monde. Le Bon Pasteur ne saurait redouter les loups pour son troupeau, car les disciples que nous sommes sont envoyés non pour être une proie, mais pour répandre la Grâce.

Pour répandre sa Grâce, le Seigneur nous a fait le don merveilleux de l’Eucharistie. Recueillie autour de l’autel, l’Église comprend mieux son origine et son mandat missionnaire. Eucharistie et mission forment un binôme inséparable. Dans l’Eucharistie, l’Église découvre sa vocation missionnaire fondamentale car pour évangéliser le monde, comme nous disait Saint Jean-Paul II, il faut des apôtres « experts » dans la célébration, l’adoration et la contemplation de l’Eucharistie. L’Eucharistie est bien l’école et la source de la mission, car elle représente un itinéraire de participation au mystère du pain vivant pour la vie du monde.

La forme première et fondamentale de l’être et de l’action missionnaire est le témoignage. Évangéliser c’est tout d’abord témoigner, de façon simple et directe, du Dieu révélé par Jésus Christ, dans l’Esprit Saint. Notre foi dans l’Eucharistie se renforce en la donnant à tous. En effet, celui qui rencontre le Christ dans l’Eucharistie ne peut manquer de proclamer à travers sa vie l’amour miséricordieux du Rédempteur. L’expérience de la miséricorde de Dieu dans notre vie est le chemin pour savoir partager la foi en particulier avec ceux qui ne possèdent pas ce don, qui ne le connaissent pas ou qui l’ont abandonné.

L’Eucharistie est en quelque sorte la source et le sommet de toute évangélisation. Évangéliser en offrant le Pain de la vie, qui est le Christ, telle est notre mission commune de baptisés. Faisons en sorte que chaque fois que nous entrons dans l’assemblée eucharistique en tant que disciples, nous puissions en sortir en tant qu’apôtres, en tant qu’évangélisateur. Développons aussi une spiritualité adoratrice de l’évangélisation, car il y a un lien particulier entre adoration et fécondité apostolique. Adorer, c’est déjà agir, c’est déjà évangéliser ! Car évangéliser sans adorer devient du prosélytisme ; adorer sans évangéliser, de l’évasion !

Puisse l’Esprit Saint, qui est l’âme de Tout apostolat, nous donner ce zèle de feu, cette liberté et cette joie pour la Mission. Rassurons-nous : l’essentiel a déjà été fait. Le Seigneur, par son Esprit a déjà semé, planté, arrosé, taillé. A nous revient simplement la charge de devenir les ouvriers de la moisson et à nous abandonner à la Providence Divine. Cette charge se comprend et s’affermit dans le mystère de l’Eucharistie. Notre Église est faite pour la croissance. Alors n’ayons pas peur de gagner de nouveaux adorateurs au Christ-Jésus ! Demandons-lui, humblement, dans notre prière, de nous fortifier par son Eucharistie, dans le zèle de sa mission.

Seigneur Dieu, maître de la terre, nous te prions d’envoyer dans ta moisson de nombreux ouvriers, des hommes désintéressés, des artisans de paix, nourris de ta Sainte Eucharistie. Qu’ils proclament par leurs paroles et par toute leur vie que ton Règne est arrivé et que la puissance du mal est vaincue.

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Abbé Philippe Link  // Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 

mardi 3 octobre 2023

Journée provinciale du diaconat permanent / « Je te suivrai partout où tu iras » / (441,713)

 


Bonjour!
Mercredi 4 octobre 2023

Fête de saint François D’Assise



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Je te suivrai partout où tu iras » (Lc 9, 57-62)

Alléluia. Alléluia.
J’ai tout perdu ; je considère tout comme des ordures,
afin de gagner un seul avantage, le Christ
et, en lui, d’être reconnu juste.
Alléluia. (Ph 3, 8-9)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    en cours de route, un homme dit à Jésus :
« Je te suivrai partout où tu iras. »
    Jésus lui déclara :
« Les renards ont des terriers,
les oiseaux du ciel ont des nids ;
mais le Fils de l’homme
n’a pas d’endroit où reposer la tête. »

    Il dit à un autre :
« Suis-moi. »
    L’homme répondit :
« Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. »
    Mais Jésus répliqua :
« Laisse les morts enterrer leurs morts.
Toi, pars, et annonce le règne de Dieu. »

    Un autre encore lui dit :
« Je te suivrai, Seigneur ;
mais laisse-moi d’abord faire mes adieux
aux gens de ma maison. »
    Jésus lui répondit :
« Quiconque met la main à la charrue,
puis regarde en arrière,
n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Je te suivrai où que tu ailles (Lc 9, 57), dit un homme à Jésus qui est en train de marcher avec détermination vers Jérusalem. Jésus, je te suivrai où que tu ailles disons-nous à notre tour et le Seigneur nous répond : « Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids ; le Fils de l’Homme, Lui, n’a pas où reposer la tête » (Lc 9, 58). Jésus met ainsi à la lumière la recherche de tanière ou de nid qui nous habite.

N’est-il pas vrai que notre insécurité native et le désordre du monde qui nous entoure nous poussent à chercher des tanières ou des nids affectifs, intellectuels, spirituels ?

Jésus, Lui, n’a pas où reposer la tête. Il n’a pas de repos définitif sur cette terre : son unique repos est le Cœur du Père.

Nous aussi, avec Jésus, nous voici appelés à n’avoir nulle autre sécurité, nul autre roc, nul autre nid, nulle autre demeure définitive que le Cœur du Père.

Notre vie chrétienne n’est pas un nid qui nous protège, mais une route, un envoi …

C’est ce que Jésus fait découvrir également au deuxième disciple de l’Évangile : « Pour toi, va annoncer le Royaume de Dieu » (Lc 9, 60b).

Qu’ils seront beaux nos pieds, s’ils sont les pieds du porteur de Bonne Nouvelle (Is 52, 7). Voilà notre mission : chanter, proclamer, annoncer à notre ville le Royaume de Dieu !

Ce n’est pas le hasard qui règne, ni la nécessité. Ce n’est pas le mal qui règne, ni le malheur. Ce n’est pas l’astrologie, ni la fatalité : seul Dieu règne sur l’histoire ! Si nous savons l’annoncer, les « ruines de Jérusalem pousseront des cris de joie » (cf. Is 24, 14) comme le prophétisait Isaïe.

Oui, nous sommes tous des envoyés – envoyés pour annoncer les merveilles de Celui qui nous a appelés des ténèbres à une admirable Lumière !


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 

lundi 2 octobre 2023

« Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem » / (441,598)

 Bonjour!

Mardi 3 octobre 2023

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

Alléluia. Alléluia.
Le Fils de l’homme est venu pour servir,
et donner sa vie en rançon pour la multitude.
Alléluia. (cf. Mc 10, 45)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Comme s’accomplissait le temps
où il allait être enlevé au ciel,
Jésus, le visage déterminé,
prit la route de Jérusalem.
    Il envoya, en avant de lui, des messagers ;
ceux-ci se mirent en route
et entrèrent dans un village de Samaritains
pour préparer sa venue.
    Mais on refusa de le recevoir,
parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem.
    Voyant cela, les disciples Jacques et Jean dirent :
« Seigneur, veux-tu que nous ordonnions
qu’un feu tombe du ciel et les détruise ? »
    Mais Jésus, se retournant, les réprimanda.
    Puis ils partirent pour un autre village.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Rejeté par les samaritains, Jésus devra l’être également par ses coreligionnaires pour entrer dans sa gloire. Il faut qu’il soit d’abord « élevé de terre » (Jn 12, 32) et rassemble autour de l’étendard de la Croix « les enfants de Dieu dispersés » (Jn 11, 52), avant de pouvoir faire descendre sur ses disciples « une force, celle du Saint Esprit qui viendra sur eux. Alors ils seront ses témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8).

C’est donc pour féconder la future mission de ses Apôtres que Notre-Seigneur va affronter sa Passion. L’entourage du Seigneur est loin de communier à ses dispositions intérieures. Enfermés dans leur conception humaine d’un Messie glorieux à qui rien ne résiste, et se souvenant qu’Elie avait fait tomber le feu du ciel sur les soldats envoyés par le roi Akhazias (2 R 1, 10-14), les disciples envisagent de venger l’affront fait à leur Maître. Sûrs d’être investis de sa puissance, ils lui proposent de détruire le village samaritain qui a refusé l’hospitalité au Messie de Dieu. Une fois de plus, leur réaction manifeste combien il leur était difficile – comme pour nous d’ailleurs – d’accueillir la Parole de Jésus dans une « bonne terre » (Lc 8, 8), c’est-à-dire dans un cœur désencombré de ses a priori et disposé à se laisser instruire.

Pourtant, tout au long de ses enseignements, Notre-Seigneur n’a cessé d’insister sur le caractère bienveillant de sa mission. Depuis son discours-programme à Nazareth où il se présente comme « envoyé [de la part de Dieu] pour porter la Bonne Nouvelle aux pauvres » (Lc 4, 8), jusque sur la croix où il intercède pour ses bourreaux – « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23, 3-4) – Jésus nous révèle la tendresse miséricordieuse du Père : « Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Lc 19, 10). Mais il faudra que les disciples soient confrontés au drame de la Croix pour que « les écailles tombent de leurs yeux » (cf. Ac 9, 18) ; puis qu’ils soient bouleversés par la Résurrection pour se convertir à l’inouï de Dieu dans la lumière de l’Esprit : « “Vous n’avez donc pas compris ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce qu’ont dit les prophètes ! Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ?” Et, en partant de Moïse et de tous les prophètes, il leur expliqua, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait » (Lc 24, 25-27).

Seigneur, dans ce monde qui te rejette, qu’il est difficile de garder cette attitude de compassion et de bienveillance que tu as toujours manifestée à l’égard de tes détracteurs. Ne permets pas que nous en rajoutions à ta souffrance en étant cause de conflits, de divisions, voire de violence. “Reprends-nous vivement” lorsque nous prétendons défendre le Royaume de l’amour au moyen des armes de ce monde, et apprends-nous à invoquer sur ceux qui refusent de t’accueillir, le seul Feu que tu consens à répandre sur terre : celui de ton Esprit de charité et de paix.

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Philippe Link, ptre - Merci!

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Bonne journée!

jean-Yves 

dimanche 1 octobre 2023

« Leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux » / (441,557)

 Bonjour!

Lundi 2 octobre 2023 


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux » (Mt 18, 1-5.10)

Alléluia. Alléluia.
Tous les anges du Seigneur, bénissez le Seigneur :
à lui, haute gloire, louange éternelle !
Alléluia. (Dn 3, 58)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

          À ce moment là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent :
« Qui donc est le plus grand
dans le royaume des Cieux ? »
  Alors Jésus appela un petit enfant ;
il le plaça au milieu d’eux,
  et il déclara :
« Amen, je vous le dis :
si vous ne changez pas
pour devenir comme les enfants,
vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.
  Mais celui qui se fera petit comme cet enfant,
celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux.
  Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom,
il m’accueille, moi. »
  Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits,
car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux
voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.

          – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Voici les apôtres se disputant pour savoir quel est le plus grand ! Pour les aider, Jésus répond d’abord à leur question avec une parabole d’un nouveau genre. Pour une fois, il ne s’agit pas d’un récit, mais d’un geste prophétique : un enfant est placé au milieu du groupe.

À l’époque, un enfant n’avait pas d’existence sociale. L’image que donne Jésus n’est donc pas celle de la naïveté érigée en absolu. Dans le contexte de l’annonce de la Passion, Jésus veut expliquer à ses disciples ce que va être le chemin du Fils de l’Homme : celui de l’innocent que tout le monde méprise. Il en sera de même pour ses disciples. La grandeur chrétienne est cachée dans ce qui méprisable aux yeux des hommes.

Dès lors, pour accueillir Dieu, il faut accueillir son envoyé, que la Passion aura rendu méprisable aux yeux des hommes. Nous nous situons volontiers dans la position de la victime innocente. Mais la question inverse se pose avec force dans cette parole du Seigneur. Comment se fait-il que le visage du Christ n’apparaisse pas aux yeux des bourreaux ? Comment pouvons-nous faire du mal à nos frères, sans réaliser que nous brandissons le fouet sur Jésus ? Comment peut-on si facilement rejeter Dieu ?

Parce qu’il vient à nous sous les traits insignifiants du laissé-pour-compte.

Que l’Esprit de Vérité ouvre nos yeux à toutes les occasions qui nous sont offertes d’accueillir l’envoyé de Dieu, qu’il nous donne de choisir en toutes circonstances la seule place qui convient aux disciples du Christ : la dernière.

- Merci à l'abbé Philippe Link.

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Une prière à l'ange gardien...

« Ange de Dieu, qui êtes mon fidèle gardien, 

et aux soins duquel j'ai été confié par la Bonté suprême, 

daignez, durant cette journée (ou cette nuit), m'éclairer, 

me garder, me conduire et me gouverner. 

Amen. ».

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Bonne journée!

Jean-Yves 


"Je te précéderai partout où tu iras..."

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