vendredi 27 décembre 2019

La fête des saints Innocents vient nous rappeler que la souffrance et la croix accompagnent nécessairement le salut apporté par Jésus. / (307,407)

Bonjour!
Samedi 28 décembre 2019


Photo:
L'ange de notre crèche familiale
(Jean-Yves)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

PSAUME

(Ps 123 (124), 2-3, 4-5, 6a.7cd-8)
R/ Comme un oiseau, nous avons échappé

au filet du chasseur. (Ps 123, 7ab)

Sans le Seigneur qui était pour nous

quand des hommes nous assaillirent,

alors ils nous avalaient tout vivants,

dans le feu de leur colère.

Alors le flot passait sur nous,

le torrent nous submergeait ;

alors nous étions submergés

par les flots en furie.

Béni soit le Seigneur !

Le filet s’est rompu : nous avons échappé.

Notre secours est le nom du Seigneur

qui a fait le ciel et la terre.

ÉVANGILE

« Hérode envoya tuer tous les enfants de Bethléem » (Mt 2, 13-18)
Alléluia, Alléluia.

À toi, Dieu, notre louange !

Toi, le Seigneur, nous t’acclamons

toi, dont témoignent les martyrs.

Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Après le départ des mages,

voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph

et lui dit :

« Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère,

et fuis en Égypte.
Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse,
car Hérode va rechercher l’enfant
pour le faire périr. »
    Joseph se leva ;
dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère,
et se retira en Égypte,
    où il resta jusqu’à la mort d’Hérode,
pour que soit accomplie
la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
D’Égypte, j’ai appelé mon fils.

    Alors Hérode, voyant que les mages s’étaient moqués de lui,

entra dans une violente fureur.

Il envoya tuer tous les enfants jusqu’à l’âge de deux ans

à Bethléem et dans toute la région,

d’après la date qu’il s’était fait préciser par les mages.
    Alors fut accomplie la parole prononcée
par le prophète Jérémie :
    Un cri s’élève dans Rama,
pleurs et longue plainte :
c’est Rachel qui pleure ses enfants
et ne veut pas être consolée,
car ils ne sont plus.

            – Acclamons la Parole de Dieu.
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   Commentaire...
Avouons-le : nous n’aimons pas cet épisode des Saints Innocents. Il nous choque, mais nous n’osons pas l’avouer parce que c’est une page d’Evangile. Pourquoi Dieu n’intervient-il pas ? Pourquoi laisse-t-il assassiner ces enfants ? Même si pour les historiens leur nombre n’aurait pas dépassé une dizaine, c’est encore dix de trop ! La mort d’un seul enfant innocent est un scandale insoutenable dont nous avons du mal à ne pas rendre Dieu (au moins indirectement) responsable du fait qu’il ne l’a pas empêché.

 D’autant plus qu’il a envoyé un Messager céleste pour informer Joseph : il a su préserver son Fils mais ne semble guère se soucier des autres. N’aurait-il pas pu envoyer quelques légions d’Anges pour avertir ces dizaines de milliers de victimes du raz-de-marée qui les menaçait ?

Je ne me ferai pas l’avocat du Bon Dieu : il n’a guère besoin de défenseur ! Mais tout bon procès commence par essayer de reconstituer aussi objectivement que possible les événements. Certes l’intervention de l’Ange va sauver Jésus… cette fois-ci ! Mais c’est pour qu’il puisse atteindre l’Heure où il se livrera en pleine conscience et dans un plein consentement à ses bourreaux ; car telle est la condition du sacrifice d’amour.

Cela ne signifie pas pour autant que la mort des enfants victimes de la haine d’Hérode soit stérile, comme le serait la souffrance injustifiable de tant de millions d’enfants tout au long de l’histoire, qui n’étaient pas en état de faire de leur calvaire un acte de liberté. Pour pressentir quelque peu le retournement de situation que l’incarnation rédemptrice introduit dans le mystère du mal, il nous faut impérativement lire les événements à partir du point où ils trouvent un sens radicalement nouveau, c’est-à-dire à la lumière de la Pâque de Notre-Seigneur. Lorsque du haut de la croix Jésus fait de sa mort un sacrifice d’amour qui ouvre le ciel à tous les brigands repentant de notre humanité ; lorsqu’il intercède pour tous les bourreaux de l’histoire, ce n’est pas seulement sa vie livrée qui prend sens, mais celle de tous ceux qu’il récapitule en lui, c’est-à-dire toutes les victimes innocentes dont le sang rejaillit sur notre pauvre humanité marquée par le péché. C’est en leur nom que Jésus intercède auprès du Père pour leurs bourreaux : « Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » ; avant d’ajouter : « En tes mains je remets mon esprit ».

Dès lors, si l’Eglise « canonise » ces enfants qu’elle célèbre sous le nom des « Saints Innocents », c’est pour signifier qu’ils ont été, dans leur vie comme dans leur mort, étroitement unis à celui qui est notre « défenseur devant le Père : Jésus-Christ le Juste. Il est la victime offerte » qui fait de toutes les morts innocentes des sacrifices parfaits de charité, consumés dans le Feu de son Amour divin.

Abbé Philippe LINK - Merci! 

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Photo:
Intérieur de la cathédrale de Sainte-Anne-de-La Pocatière
(Jean-Yves)

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Le pape François: 

«Le cœur de la crèche commence à battre quand, à Noël, nous y déposons le santon de l’Enfant Jésus. Dieu se présente ainsi, dans un enfant, pour être accueilli dans nos bras. Dans la faiblesse et la fragilité, se cache son pouvoir qui crée et transforme tout. Cela semble impossible, mais c’est pourtant ainsi : en Jésus, Dieu a été un enfant et c’est dans cette condition qu’il a voulu révéler la grandeur de son amour qui se manifeste dans un sourire et dans l’extension de ses mains tendues vers tous.»

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Il ne faut jamais désespérer d'une personne...
 La maturité vient au bon moment...
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N'ayons pas peur d'affirmer notre foi
 et d'en témoigner quand l'occasion se présente...
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Est-ce que Noël a un sens pour toi?
Pour beaucoup de nos connaissances, Noël a perdu son sens...
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«Dans le cadeau le plus modeste,
 il faut savoir trouver tous les trésors du cœur.»
(Gilles Vigneault)
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Jean: 
signification = Dieu fait grâce.
Quelle est sa signification de votre prénom?
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Merci 
à tous ceux et celles qui viennent se ressourcer sur ce blogue...
Que la paix vous envahisse!
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Bonne journée!
Jean-Yves 

jeudi 26 décembre 2019

«Il vit, et il crut» . / Il ne sert à rien de voir un miracle si cela ne conduit pas à la foi. Avant d’être un don de Dieu, la foi est une relation de confiance envers le témoin et en définitive envers Dieu.(307,346)

Bonjour!
Vendredi 27 décembre 2019


On peut voir ce crucifix dans la chapelle de l'Immaculée Conception 
à Sainte-Anne-de-Beaupré.
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« L’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau » (Jn 20, 2-8)
Alléluia, Alléluia.

À toi, Dieu, notre louange !
Toi, le Seigneur, nous t’acclamons.
C'est toi que les Apôtres glorifient.
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
Le premier jour de la semaine,

Marie Madeleine courut trouver Simon-Pierre et l’autre disciple,
celui que Jésus aimait,
et elle leur dit :
« On a enlevé le Seigneur de son tombeau,
et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
Pierre partit donc avec l’autre disciple
pour se rendre au tombeau.
Ils couraient tous les deux ensemble,
mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre
et arriva le premier au tombeau.
En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ;
cependant il n’entre pas.
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour.
Il entre dans le tombeau ;
il aperçoit les linges, posés à plat,
ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus,
non pas posé avec les linges,
mais roulé à part à sa place.
C’est alors qu’entra l’autre disciple,
lui qui était arrivé le premier au tombeau.
Il vit, et il crut.

– Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...

Lorsque Dieu intervient dans l’histoire humaine, son action est forcément circonscrite dans l’espace et dans le temps. Seul un nombre limité de personnes peut en être témoin oculaire.
Contrairement à la connaissance secrète de quelques initiés, l’agir de Dieu se révèle à de modestes créatures, pour qu’elles transmettent la nouvelle au monde, au risque de l’incrédulité et en se soumettant à l’aval de l’autorité.
Pourquoi Marie Madeleine, la pécheresse, est-elle choisie comme messagère et non pas Marie, la Vierge immaculée ? Puisque Marie est la première bénéficiaire de la grâce, Marie Madeleine est précurseur de la religiosité populaire, la force d’espérance de l’Église en marche vers Dieu.
La foi du peuple en effet pansera souvent les plaies des controverses théologiques ou des guerres entre chrétiens au fil des siècles.
Comme à la scène de la Nativité, la Résurrection du Christ ouvre dans l’horizon humain le passage entre ce monde et l’autre : la grotte de Bethléem en début de vie, le tombeau du Christ en fin de vie. Les langes de la grotte et les linges du tombeau revêtent le corps humain du Christ et le nôtre pour en protéger l’extrême fragilité.
Avec les bergers et les deux disciples, venons contempler la scène, acter l’événement et adorer le mystère ! Lorsque la vie et la mort mettent à défi notre raison, nous prenons du recul par rapport à nos convictions et appréhensions de la réalité : cela nous rend humbles. Si le mystère du tombeau inscrit les événements dans la pierre (physique quantique), à plus forte raison doit-il imprégner dans nos cœurs l’émerveillement !
La foi est le but des expériences spirituelles ou des événements extraordinaires de la grâce. Il ne sert à rien de voir un miracle si cela ne conduit pas à la foi. Avant d’être un don de Dieu, la foi est une relation de confiance envers le témoin et en définitive envers Dieu. Grâce à la vertu infuse de la foi reçue au baptême, l’âme arrive à comprendre la promesse de Dieu comme significative.
Puissions-nous, comme le saint apôtre Jean, croire en ce que nous voyons, avec les yeux de l’esprit, au lieu d’attendre des signes visibles pour commencer à croire ! Laissons la « grâce actuelle » du témoignage raviver en nous la foi théologale. Que la lecture de l’Évangile fasse de nous des flambeaux, comme l’a été Jean, pour que nous en embrasions d’autres.
Jésus-Christ, mon Sauveur, je t’aime de tout mon cœur, car tu m’as associé à la chaîne des témoins de ta victoire sur la mort. Tu as fait de mon âme un foyer de vie spirituelle, alimenté par l’Esprit Saint qui me rend semblable à Dieu et me conduit à ta suite vers le Père.
Je t’offre ma vie, mes œuvres de ce jour et mes espérances, afin que ma vie, ô Christ, se transforme à l’image de la tienne.

Abbé Philippe Link  -  Merci!

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Bonne journée!
Jean-Yves 

Nous sommes « le sel de la terre. Mais si le sel vient à s’affadir, avec quoi salera-t-on ? (307,307)

Bonjour!
Jeudi 26 décembre 2019


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Ce n'est pas vous qui parlerez, c'est l'Esprit de votre Père » (Mt 10, 17-22)
Alléluia, Alléluia.
Béni soit au nom du Seigneur, celui qui vient ;
Dieu, le Seigneur, nous illumine.
Alléluia. (Ps 117, 26a.27a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Méfiez-vous des hommes :
ils vous livreront aux tribunaux
et vous flagelleront dans leurs synagogues.
Vous serez conduits devant des gouverneurs et des rois
à cause de moi :
il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens.
Quand on vous livrera,
ne vous inquiétez pas
de savoir ce que vous direz ni comment vous le direz :
ce que vous aurez à dire
vous sera donné à cette heure-là.
Car ce n’est pas vous qui parlerez,
c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.
Le frère livrera son frère à la mort,
et le père, son enfant ;
les enfants se dresseront contre leurs parents
et les feront mettre à mort.
Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ;
mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin,
celui-là sera sauvé. »

– Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...
« Méfiez-vous des hommes » : venant de la part de Jésus, cette injonction peut surprendre. L’Evangile ne nous exhorte-t-il pas tout au contraire à la charité qui « excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout » (1 Co 13, 7) ?
C’est qu’il nous faut comprendre autrement la parole et l’intention du Seigneur. Il faudrait plutôt entendre : « Prenez de la distance dans vos relations aux hommes ».
En clair : Jésus ne nous invite pas à nous replier frileusement dans un ghetto ecclésial, mais il nous recommande de garder un espace de discernement dans nos relations humaines.
Par ce conseil de prudence, Notre-Seigneur veut éviter notre assimilation progressive au monde, à coups de compromissions répétées, que nous serions inévitablement amenés à concéder si nous ne gardions pas une « distance dans nos relations aux hommes ».
Combien de croyants de nos jours, sous prétexte de ne pas se singulariser, de « respecter les autres dans leurs convictions et leurs choix de vie », ou de ne pas perdre la considération de leur entourage, commencent par taire leur référence aux valeurs chrétiennes, pour finalement renoncer aux exigences d’une vie évangélique.
Nous savons comme il est facile de céder à la tentation de « faire comme tout le monde », pour préserver sa tranquillité.
C’est pour éviter ce piège de la confusion, que Jésus nous invite fermement à garder une distance par rapport aux opinions et aux comportements des hommes immergés dans le monde et soumis aux influences de son Prince.
Nous sommes « le sel de la terre. Mais si le sel vient à s’affadir, avec quoi salera-t-on ? Il n’est plus bon qu’à être jeté dehors et foulé aux pieds par les gens » (Mt 5, 13). Pour remplir son rôle le sel doit être enfoui dans l’aliment tout en gardant sa saveur originale ; ainsi le chrétien doit-il être au cœur du monde, sans se confondre avec lui.
Cette position est loin d’être confortable, mais le Seigneur nous a avertis : « Le disciple n’est pas au-dessus de son maître : il suffit pour le disciple qu’il devienne comme son maître » (Mt 10, 24-25). Autrement dit : s’il est fidèle à la Parole de son Maître, le disciple subira la même contradiction douloureuse que lui.
Nous puisons cependant notre consolation et notre force dans cette promesse de l’Apôtre : « elle est sûre cette parole : Si nous sommes morts avec lui, avec lui nous vivrons. Si nous tenons ferme, avec lui nous régnerons » (2 Tm 2, 11-12).
Peut-être opposerons-nous à cette invitation au témoignage, l’objection déjà formulée par le prophète Jérémie : « Ah ! Seigneur Dieu, je ne saurais parler, je suis trop jeune » (Jr 1, 6), je n’ai aucune instruction, je suis timide, incompétent, …
La réponse du Seigneur est claire : « Ne vous tourmentez pas pour savoir ce que vous direz, ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous ».
Le témoin, ne peut être que le Christ Jésus lui-même, car « nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils » ; Notre Seigneur ajoute cependant : « … et celui à qui le Fils veut bien le révéler » (Mt 11, 27). Il nous faut donc comme « Etienne, rempli de l’Esprit Saint, garder nos yeux fixés sur le ciel » (1ère lect.), afin de voir comme lui « la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite du Père ».
C’est de la contemplation du Seigneur vainqueur de la mort que procédera notre témoignage et c’est en renouvelant notre espérance de le rejoindre au-delà de la mort, que nous trouverons la force d’affronter victorieusement nos contradicteurs, avec les armes de la miséricorde : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché » (Ibid.).
Nous ne savons rien de la date du martyr de saint Etienne. Il est hautement improbable que ce fût en décembre puisqu’il semble avoir offert sa vie en sacrifice peu après Pâques, c’est-à-dire au printemps. C’est donc délibérément que l’Eglise fait mémoire du premier des martyrs au lendemain de Noël.
La pédagogie est claire : elle veut d’emblée tourner nos regards vers le terme du mystère de l’Incarnation. La naissance de l’Enfant dans la nuit de Noël, préfigure l’avènement de l’homme nouveau au matin de Pâques. C’est en suivant les traces du Fils de l’Homme que nous entrerons avec lui dans la gloire du Fils de Dieu.
Les saints sont ceux qui ont eu accès à la seconde naissance, parce qu’ils ont osé parcourir le chemin qui conduit à la vie, en passant par le Golgotha.
Que la contemplation de ce mystère de grâce renouvelle notre courage et nous pousse à témoigner sans peur de la Bonne Nouvelle, nous souvenant de la Parole de Notre-Seigneur : « Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, je me déclarerai moi aussi pour lui devant mon Père qui est aux cieux » (Mt 10, 32).
Seigneur, il y a quelques heures à peine nous chantions la Bonne Nouvelle de la naissance de ton Fils, Jésus Christ notre Sauveur ; et déjà tu nous invites à tourner nos regards vers le terme de son parcours, c’est-à-dire vers sa Pâque, son passage de ce monde vers toi par le porche étroit de la Croix.
 Seigneur, toi que dans l’Esprit reçu de ton Fils nous pouvons déjà appeler « notre Père », ne permets pas que notre foi défaille quand vient l’épreuve. « Sur tes serviteurs que s’illumine ta face ; sauve-nous par ton amour ».
Comble de ta force « ceux qui ont en toi leur refuge », afin qu’ils puissent témoigner avec assurance « à la face du monde » de la joyeuse espérance que tu nous offres en Jésus, vainqueur du péché et de la mort.

Abbé Philippe Link - Merci!

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Bonne journée!
Jean-Yves
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mercredi 25 décembre 2019

Une histoire de moutons et de bergers... / (307,211)


Noël

Une histoire de moutons et de bergers...

Par une nuit froide, à Bethléem, quelques bergers gardaient leurs moutons; ils s’étaient fait un feu pour se réchauffer et veillaient autour.
Entre leurs assoupissements, enveloppés dans leurs peaux de moutons,
ils se racontaient des histoires de moutons...

“Cette après-midi, dit l’un d’eux, ma brebis noire avait disparu... Je l’ai cherchée partout; j’ai même laissé aller le troupeau en avant pour regarder dans les crevasses, dans les ravins, sur le bord du torrent...
Au bout d’une heure et presque à la brunante, je l’ai enfin trouvée, prise dans les ronces... J’étais si fier de l’avoir retrouvée! Je l’ai installée sur mes épaules, car elle s’était blessée à une patte. J’ai rejoint le troupeau
en chantant des psaumes au Seigneur et en criant des Alléluia!”
À peine avait-il fini son histoire de moutons qu’une clarté se fit
dans la nuit du ciel; un ange se présenta devant eux. Ils furent saisis
d’une grande crainte. L’ange leur dit: “Soyez sans crainte, car voici que
je viens vous annoncer une bonne nouvelle, qui sera une grande joie
pour tout le peuple: il vous est né aujourd’hui, dans la ville de David, un Sauveur qui est le Christ Seigneur...”

Les bergers, ces simples ignorants, ces pauvres nomades,
mais responsables de moutons, ont compris ce qu’était un sauveur,
eux qui cherchaient assez souvent un mouton égaré, une brebis perdue... D’autant plus qu’on leur avait souvent annoncé qu’un sauveur viendrait
les libérer de l’esclavage des Romains...
Bienheureux bergers qui ont compris la Bonne Nouvelle annoncée aux pauvres...

Noël nous rappelle la naissance de Celui qui est venu à nous pour nous sauver, sauver le peuple des humains. Accueillons, nous aussi, ce Sauveur sous les traits de l’Enfant de Marie et Joseph, ce Fils de Dieu qui vient
à notre rencontre.

Je souhaite à chacun et chacune un Noël de Paix, de Joie et de Salut.

Jean-Yves Fortin, diacre,
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lundi 23 décembre 2019

C'est Noël aujourd'hui... / C’est lui-même (Le Bon Berger) qui nous rendra dignes de nous tenir en sa présence en nous pardonnant tous nos péchés.(307,126)

Bonjour!
Mardi 24 décembre 2019


Sculpture de Marie enceinte et Joseph.
Cette sculpture est une oeuvre 
de Monsieur Benoît Deschênes de Saint-Jean-Port-Joli 
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

Le soleil levant nous visitera (Lc 1, 67-79)
Alléluia, Alléluia.

Viens, Soleil levant,
splendeur de justice et lumière éternelle !
Illumine ceux qui habitent les ténèbres
et l’ombre de la mort.
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,

à la naissance de Jean Baptiste,
Zacharie, son père, fut rempli d’Esprit Saint
et prononça ces paroles prophétiques :
« Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël,
qui visite et rachète son peuple.
Il a fait surgir la force qui nous sauve
dans la maison de David, son serviteur,
comme il l’avait dit par la bouche des saints,
par ses prophètes, depuis les temps anciens :
salut qui nous arrache à l’ennemi,
à la main de tous nos oppresseurs,
amour qu’il montre envers nos pères,
mémoire de son alliance sainte ;
serment juré à notre père Abraham
de nous rendre sans crainte,
afin que, délivrés de la main des ennemis,
nous le servions dans la justice et la sainteté,
en sa présence, tout au long de nos jours.

Toi aussi, petit enfant, tu seras appelé
prophète du Très-Haut ;
tu marcheras devant, à la face du Seigneur,
et tu prépareras ses chemins,
pour donner à son peuple de connaître le salut
par la rémission de ses péchés,
grâce à la tendresse, à l’amour de notre Dieu,
quand nous visite l’astre d’en haut,
pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres
et l’ombre de la mort,
pour conduire nos pas
au chemin de la paix. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...
Le « Benedictus » de Zacharie, tout comme le « Magnificat » de Marie sont des hymnes tissés de citations bibliques explicites et implicites.
A travers ces chants d’action de grâce, l’Esprit Saint nous enseigne comment lire l’histoire avec un regard de foi.
La louange qui monte du cœur et des lèvres de Zacharie est à la fois bénédiction pour le passé, et prophétie pour le futur ; par le fait même, elle articule l’Ancien et le Nouveau Testament, l’annonce et la réalisation.
L’Église a intégré cet hymne dans sa prière matinale, pour célébrer le lever du jour qui ne finira pas, le jour de la « visite de l’astre d’en haut, qui est apparu à ceux qui demeuraient dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort ». Jour où le Très-Haut a « montré à son peuple sa miséricorde » en « accomplissant son salut ».
Cette intelligence spirituelle des événements du salut n’est cependant possible que sur l’horizon de la première Alliance : la prophétie est reconnaissance et compréhension de la personne de Jésus comme Seigneur et Sauveur à partir d’une relecture, à la lumière de l’Esprit Saint, des promesses de la première Alliance.
Dieu en effet s’était engagé par serment avec Abraham ; il avait promis à David de lui donner « un successeur » dont « il rendrait stable la royauté » : « Je serai pour lui un père, il sera pour moi un fils. Sa maison et sa royauté subsisteront à jamais, son trône sera stable pour toujours » (1ère lect.).
C’est ce Roi de gloire que l’Eglise attend désormais avec impatience : « Seigneur Jésus ne tarde plus : que ta venue réconforte et relève ceux qui ont foi dans ton amour » (Or. ouv.).
Mais devant la grandeur de l’événement, comment ne pas être saisi de crainte ? Comment pourrions-nous voir Dieu et vivre ? Aussi avons-nous besoin de réentendre la seconde partie de l’hymne de Zacharie : après avoir fait mémoire des promesses, le père de Jean-Baptiste, « rempli de l’Esprit Saint » nous rassure par des « paroles prophétiques ».
Sois sans crainte petit troupeau : c’est le Dieu de tendresse qui vient te visiter. Il sera le Bon Berger qui rassemble les brebis dispersées de son Père « pour les guider sur le chemin de la paix ». C’est lui-même (Le Bon Berger) qui nous rendra dignes de nous tenir en sa présence en nous pardonnant tous nos péchés.
C’est ainsi que nous pourrons « célébrer sans crainte notre culte devant lui, dans la piété et la justice, tout au long de nos jours ».
Que le Seigneur prépare lui-même nos cœurs à « accueillir dans la joie le présent de son Royaume »

Abbé Philippe Link  -  Merci!

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Crèche de Noël installée devant l'évêché de Sainte-Anne
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C'est Noël aujourd'hui...

Nous nous préparons à fêter Noël et d'abord à accueillir Jésus.
La naissance d'un enfant apporte toujours de la nouveauté :
à plus forte raison quand c'est Jésus qui s'amène!
Cette naissance change nos vies!
Car Noël ce n'est pas simplement un anniversaire :
c'est surtout la fête de la présence de Jésus aujourd'hui.

Il naît dans notre monde marqué par la violence, les déchirements religieux, la pauvreté...
Il est là, vivant l’aujourd’hui de notre monde plein de contradictions, de haine, mais aussi de recherche et de projets : ce monde qui continue d'écrire, chemin faisant, l'histoire du peuple de Dieu.
Nos cœurs peuvent souffrir d'un manque de reconnaissance, être brisés par l'injustice, être blessés par des grandes souffrances,
à travers tout ce vécu : Noël est là! Le Christ est là!

Là pour faire toute chose nouvelle... Et changer nos cœurs!
Noël c'est comme une invitation : celle de repartir à zéro. Recommencer, découvrir à nouveau cette présence...
Oui, dans le silence de la nuit, à la crèche...
Oui, dans ce besoin d'aimer et d'être aimé...
Oui, pour renouveler notre histoire d'amour : notre histoire sainte...
Oui, pour rebâtir l'Église dans la fraternité et l'amour...
Oui, pour repartir dans la nuit, peut-être dans notre nuit, en chantant « Gloire à Dieu », toute la gloire de Dieu et son amour pour nous.

Les hommes et les femmes d'aujourd'hui ont besoin de ça dans nos temps difficiles certes, mais encore pleins d'espérance.
Noël... Oui Noël, c'est ce temps magnifique où le Christ veut naître encore au fond de notre être, dans le creux de notre cœur, dans toutes nos fragilités, comme à la crèche...

Noël, c'est dire encore à nos frères et à nos sœurs : Oui, j'ai besoin de toi pour vivre aujourd'hui, pour vivre mieux notre histoire humaine, notre histoire divine en plénitude.
Oui alors! … C'est Noël aujourd'hui!

Joyeux Noël!

Jean-Yves Fortin, diacre
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Vœux d'un de mes amis, diacre en Belgique:

A Noël, l’impossible devient possible !
Et si on rêvait d'un monde sans souffrances.
Si on construisait un monde de paix et de Bonheur.
Un Bonheur vrai, profond.
Un Bonheur dans le cœur de chacun.
Des amitiés, des dons, des pardons.
De l'amour. De l'Amour.


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Jacques DELCOURT, diacre,
BELGIQUE
Merci!
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Bonne journée!
Jean-Yves