jeudi 25 juin 2020

«Si tu le veux, tu peux me purifier...» / 323,952)

Bonjour!
Vendredi 26 juin 2020


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Si tu le veux, tu peux me purifier » (Mt 8, 1-4)
Alléluia. Alléluia.

Le Christ a pris nos souffrances,
il a porté nos maladies.
Alléluia. (Mt 8, 17)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Lorsque Jésus descendit de la montagne,

des foules nombreuses le suivirent.
    Et voici qu’un lépreux s’approcha,
se prosterna devant lui et dit :
« Seigneur, si tu le veux,
tu peux me purifier. »
    Jésus étendit la main,
le toucha et lui dit :
« Je le veux, sois purifié. »
Et aussitôt il fut purifié de sa lèpre.
    Jésus lui dit :
« Attention, ne dis rien à personne,
mais va te montrer au prêtre.
Et donne l’offrande que Moïse a prescrite :
ce sera pour les gens un témoignage. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...
« Si tu veux, tu peux ». D’abord, et surtout : quelle confiance ! Dire au Seigneur que l’ordre des choses ne dépend que de son bon vouloir, reconnaître que sa toute puissance n’a réellement aucune limite, qu’il peut relever l’homme de la pire infamie : la lèpre de son péché, voilà une confession admirable.
Ensuite, malgré tout, le doute. Nous la connaissons bien cette petite phrase. Nous l’avons tous dite ou entendu dire, mais en général sous une autre modalité : « si tu voulais, tu pourrais ».
Notre cœur est tellement compliqué que même les beaux élans de foi sont à purifier. Une telle interpellation est en effet une subtile manière de rendre le Seigneur responsable de notre détresse.
Elle est une provocation orgueilleuse, un raisonnement irrévérencieux : « Rien ne change, donc tu ne fais rien. Si tu ne fais rien, c’est que tu ne veux pas. Pourquoi ne veux-tu pas, te réjouis-tu donc de mon malheur ? »
L’homme atteint de la lèpre n’est pas loin d’une telle attitude. Dire « si tu veux, tu peux » est aussi dire « si tu ne le fais, c’est que tu ne le veux pas ».
Certes, la dynamique de cette affirmation est moins insolente que celle que nous venons d’évoquer, mais elle exprime tout de même un acte de foi mal ajusté, un doute au cœur d’une déclaration de confiance.
Bien sûr que Jésus veut nous rendre notre dignité ! Il est venu pour ça ! « Je le veux ». Il étend la main. La parole de salut que l’homme attendait se dit dans un geste.
Un geste à accueillir, un geste auquel on s’expose. Une main tendue en signe d’alliance. La vérité de l’homme est rétablie par une main qui touche « sois purifié ».
Jésus lève donc le doute et comble le désir de cet homme. De tout homme. Et il accompagne la guérison d’un commandement.
Il est défendu de raconter le miracle, et il faut se montrer au prêtre, ce sera un témoignage. Autrement dit, porter le témoignage défend tout discours. Jésus veut éviter en effet que cet homme, par son discours, ne porte un contre témoignage.
Compte tenu de son « si tu veux, tu peux », quel discours pourrait-il tenir sinon « je voulais, j’en avais le désir, et il m’a comblé, il a voulu. Ceci est la preuve qu’il peut faire tout ce qu’il veut ».
En imposant le silence à cet homme, et en lui demandant de se montrer au prêtre, Jésus ne se contente pas d’enseigner qu’il est venu accomplir la Loi, toute la Loi, et de protéger sa réputation.
Il s’assure que si la puissance de quelqu’un est reconnue, ce sera celle de celui pour quoi le sacrifice est prescrit. En toute chose, Jésus veut nous montrer le visage du Père.
Ainsi l’enseignement de cet évangile pourrait se dire dans une parodie de la demande de l’homme lépreux : « tu le veux, si je peux ». Le plus grand miracle est en effet que cet homme, souillé et humilié, n’a pas eu peur de se laisser approcher par celui qu’il adore.
Il n’a pas eu honte de se faire toucher par celui qu’il vénère. Il a eu le courage de s’exposer à la parole qui réconcilie l’homme avec son Dieu, détruisant le doute éprouvé sur sa toute puissance.
Oui, le Seigneur veut mon bonheur, et il ne veut que ça. Père, que ta volonté soit faite !
Abbé Philippe Link - Merci!
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«Dans notre quotidien, 
une multitude de situations nous invitent à la louange.
 Tout peut devenir occasion de louange et d'action de grâce.»
(Bertrand Georges /Vivre dans la louange)
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«Le projet de Dieu est unique,
il n'y a pas d'abord un échec, puis un "rattrapage".
La Rédemption est aussi "originelle" 
que le péché et la souffrance, 
mais elle s'insère dans le temps
 par la vie et la passion de Jésus Christ.»
(Michel Quoist)
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«Comment n'es-tu qu'un avec nous, 
nous rends-tu fils de Dieu même?
Comment nous brûles-tu d'amour
et nous blesses-tu sans glaive?»
(Hymne de ce jour)
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Bonne journée!
Jean-Yves 

mercredi 24 juin 2020

La maison construite sur le roc et la maison construite sur le sable (Mt 7, 21-29)( / 323,893)

Bonjour!
Jeudi 25 juin 2020


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

La maison construite sur le roc et la maison construite sur le sable (Mt 7, 21-29)
Alléluia. Alléluia.
Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ;
mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.
Alléluia. (Jn 14, 23)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !”
qu’on entrera dans le royaume des Cieux,
mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux.
    Ce jour-là, beaucoup me diront :
“Seigneur, Seigneur,
n’est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé,
en ton nom que nous avons expulsé les démons,
en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ?”
     Alors je leur déclarerai :
“Je ne vous ai jamais connus.
Écartez-vous de moi, vous qui commettez le mal !”

     Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là
et les met en pratique
est comparable à un homme prévoyant
qui a construit sa maison sur le roc.
    La pluie est tombée, les torrents ont dévalé,
les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ;
la maison ne s’est pas écroulée,
car elle était fondée sur le roc.
    Et celui qui entend de moi ces paroles
sans les mettre en pratique
est comparable à un homme insensé
qui a construit sa maison sur le sable.
    La pluie est tombée, les torrents ont dévalé,
les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ;
la maison s’est écroulée,
et son écroulement a été complet. »

    Lorsque Jésus eut terminé ce discours,
les foules restèrent frappées de son enseignement,
    car il les enseignait en homme qui a autorité,
et non pas comme leurs scribes.

            – Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...
Dans l’évangile d’aujourd’hui, Jésus se tourne vers ceux qui le suivent et c’est en prenant en compte leur qualité de disciples qu’il s’adresse à eux : « Ce n’est pas en me disant : ‘Seigneur, Seigneur’, qu’on entrera dans le Royaume de Dieu mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est dans les Cieux ».
Le message est clair et sans détour : il n’est pas suffisant pour le disciple de confesser en parole que Jésus est Seigneur ; il faut aussi le confesser en acte.
Toutefois, il ne faudrait pas croire que Jésus condamne seulement ceux « qui disent et ne font pas ».
On se méprendrait alors sur ce que signifie « action » pour Jésus. D’ailleurs, ceux que Jésus reprend ont fait beaucoup de miracles, ont chassé beaucoup de démons, qui plus est en son nom. Ils ont beaucoup fait mais ont peut-être trop peu laissé le Christ agir en eux.
Ecoutons notre Seigneur expliciter son propos : « Quiconque écoute ces paroles que je viens de dire et les met en pratique, peut se comparer à un homme avisé qui a bâti sa maison sur le roc ».
Jésus ne parle pas d’action ni même d’action en son nom. Jésus parle de « mise en pratique » de ses paroles qui auront été « écoutées » préalablement. Autrement dit, il s’agit plus pour le disciple de laisser agir la Parole en lui et à travers lui que d’agir par lui-même, fut-ce au nom de cette même Parole.
Ecouter ses paroles, les mettre en pratique, voilà le diptyque que Jésus présente comme caractéristique des véritables disciples.
Le vrai disciple écoute les paroles de Jésus. Ainsi faisant, il accueille le Verbe fait chair et le laisse porter en lui et autour de lui les fruits qu’il désire. Il garde ses paroles. Il garde la Parole, la conserve et la repasse sans cesse dans son cœur pour ne point faillir envers elle.
Etabli dans une telle écoute, il est alors emporté par le dynamisme et la force de cette Parole. Cette dernière dispose en effet d’une efficacité qui lui est intrinsèque.
Elle conduit nécessairement à l’action car elle fait ce qu’elle dit et dit ce qu’elle fait. Mais, précisément, c’est elle qui conduit. Autrement dit, le disciple n’étouffe pas la performativité de la Parole.
Il la reçoit et se laisse transformer et mouvoir par elle. En aucun cas, il ne se l’approprie et en use à son gré.
Le vrai disciple s’est tellement laissé pénétrer par la Parole du Verbe qu’il a écoutée si attentivement et ruminée si patiemment que désormais c’est elle qui vit en lui, en chacune de ses paroles, mais aussi en chacun de ces gestes.
Avec saint Paul, il peut s’écrier : « Ce n’est plus moi qui vit c’est le Christ qui vit en moi ». De sa rencontre avec Jésus, de la contemplation de son visage et de l’écoute de ses paroles, il a senti monter en lui une vigueur missionnaire qui l’a engagé sur le chemin du témoignage courageux au cœur du monde.
Le roc qui donne stabilité à la vie du chrétien c’est le Christ. La parabole de l’homme sage et de l’homme insensé explicite ce que signifie fonder sa vie sur le Christ : écouter sa Parole qui ne passe pas et surtout la laisser agir en nous pour qu’elle nous conduise à choisir de poser des actes en conformité avec elle et non pas avec ce que nous inspire spontanément notre humanité blessée par le péché.
Le Seigneur, s’il a toujours l’initiative, ne fait pas tout à notre place. Nous avons aussi notre part. Elle consiste à consentir à l’œuvre en nous de la Parole qui, tel un glaive à double tranchant, vient tailler le cep de notre humanité pour lui ôter ses branches mortes.
Seigneur, aide-nous à chercher toujours plus à vivre dans la proximité de ta présence pour nous mettre à ton écoute et nous laisser conduire par toi par delà la grisaille de notre quotidien.
Que ta Parole vienne au plus profond de nous-mêmes couper ce qui ne lui est pas ajusté.
Alors, nous serons de vrais disciples qui ne se contentent pas d’appeler extérieurement « Seigneur, Seigneur » mais qui de l’intérieur se laisse habiter et conduire par toi dans un engagement apostolique renouvelé.
Abbé Philippe Link - Merci!
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Bonne journée!
Jean-Yves

mardi 23 juin 2020

« Jean est son nom. »( / 323,809)

Bonjour!
Mercredi 24 juin 2020
          Bonne Fête Nationale!          

Bonne Saint-Jean-Baptiste!

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Son nom est Jean » (Lc 1, 57-66.80)
Alléluia. Alléluia.
Toi, petit enfant,
tu seras appelé prophète du Très-Haut :
tu marcheras devant, en présence du Seigneur,
et tu prépareras ses chemins.
Alléluia. (Lc 1, 76)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Fichier:Cabanel-Saint-Jean-Baptiste.JPG — Wikipédia
Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter,
elle mit au monde un fils.
Ses voisins et sa famille apprirent
que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde,
et ils se réjouissaient avec elle.
Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant.
Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père.
Mais sa mère prit la parole et déclara :
« Non, il s’appellera Jean. »
On lui dit :
« Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! »
On demandait par signes au père
comment il voulait l’appeler.
Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit :
« Jean est son nom. »
Et tout le monde en fut étonné.
À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia :
il parlait et il bénissait Dieu.
La crainte saisit alors tous les gens du voisinage
et, dans toute la région montagneuse de Judée,
on racontait tous ces événements.
Tous ceux qui les apprenaient
les conservaient dans leur cœur et disaient :
« Que sera donc cet enfant ? »
En effet, la main du Seigneur était avec lui.

L’enfant grandissait
et son esprit se fortifiait.
Il alla vivre au désert
jusqu’au jour où il se fit connaître à Israël.

– Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...
Six mois d’intervalle, entre le 24 décembre et le 24 juin, nous fêtons la nativité de Jésus et de Jean, que l’on nommera le Baptiste.
En effet, lorsque l’ange annonça la naissance du Christ à Marie, il lui dit qu’Elizabeth, sa parente, était au sixième mois de sa grossesse.
Jean-Baptiste devait donc naître six mois avant Jésus et la chronologie était ainsi respectée – la date du 24 au lieu du 25 juin est due à la manière dont calculaient les anciens, non en jours mais en calendes.
La question est liturgique et non historique, évidemment. Peu nous importe quand Jean est né, ce qui compte est qu’il soit né.
Cette place dans le cycle de l’année est en effet tout à fait exceptionnelle. Habituellement, la fête des saints est célébrée au jour de leur entrée dans la vie éternelle.
Voici que Jean Baptiste fait exception, il partage le privilège, avec Jésus et Marie, de voir sa nativité fêtée. La raison en est donnée par l’évangile de la Visitation : Jean fut sanctifié dès le sein de sa mère.
La première lecture de ce jour nous explique que cette naissance fait partie de la réalisation des prophéties : « J’étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m’a appelé ; j’étais encore dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom ».
Mais le fait liturgique en lui-même ne peut qu’éblouir : Jésus est l’enfant divin, Marie est l’Immaculée Conception. Jean n’est qu’un homme. Il tient sa grandeur d’avoir su se faire et demeurer, dès le sein de sa mère, petit.
Celui que l’on célèbre à l’heure où les jours commencent à diminuer, de lui-même et depuis toujours, a su s’abaisser. Au point que Jean prétend n’être même pas digne de dénouer la sandale du Seigneur.
Il n’est rien d’autre que la voix qui annonce la venue du sauveur, une voix qui porte loin parce qu’elle n’est étouffée par aucun orgueil.
L’évangile précise que l’attribution de son nom est elle aussi exceptionnelle. Elle vient de Dieu, par son ange.
Il dit ainsi l’identité spirituelle et la mission ; or le nom de Jean signifie « Dieu fait grâce ». Zacharie – dont le nom signifie « Dieu se souvient » – est toujours privé de la parole ; il doit mettre par écrit, il doit accomplir l’acte de foi d’accueillir la grâce qui vient avec cet enfant.
Alors il peut entonner son action de grâce, son benedictus ; « à l’instant même sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu ».
« Et tout le monde en fut étonné ». Le mot grec qui dit cet étonnement est très fort. Il s’agit d’un émerveillement. On le retrouve dans l’évangile, par exemple, au moment de l’épisode de la tempête apaisée.
Ainsi, la liturgie et les lectures bibliques nous invitent à nous émerveiller de la grâce que le Seigneur donne en Jean-Baptiste.
Il est important pour nous de retrouver l’écoute du cœur qui permet à la Parole de Dieu de révéler la bénédiction de Dieu dans toute sa vigueur. Car saint Jean-Baptiste n’est pas seulement un sujet d’admiration, il est aussi un modèle dans la vie chrétienne !
L’ascèse qui l’a poussé au désert n’est sans doute pas l’appel de tout chrétien, mais l’exigence de fidélité à la grâce de Dieu l’est.
Et, dans un monde qui oublie les chemins de la vie, il est important que, à la suite de Jean-Baptiste, nous sachions désigner prophétiquement la présence de l’Agneau de Dieu parmi nous.
Seigneur Jésus, donne-nous d’entrer dans la joie de tous les anges et de tous les saints, dans l’allégresse de la cour céleste, qui s’unit avec tous les croyants au Benedictus de Zacharie.
Fais-nous éprouver dans son intensité l’émerveillement de ceux qui reconnaissent et accueillent la grâce que tu fais, pour que nous sachions en révéler la présence et la beauté à tous nos frères les hommes.
Abbé Philippe Link - Merci!
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Bonne journée!
Bonne Fête à tous les Québécois!
Jean-Yves 

lundi 22 juin 2020

« Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux » (323,726)


Bonjour!
Mardi 23 juin 2020




Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux » (Mt 7, 6.12-14)
Alléluia. Alléluia.

Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur.

Celui qui me suit aura la lumière de la vie.

Alléluia. (Jn 8, 12)


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,

Jésus disait à ses disciples :

    « Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré ;

ne jetez pas vos perles aux pourceaux,

de peur qu’ils ne les piétinent,
puis se retournent pour vous déchirer.

    Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous,

faites-le pour eux, vous aussi :

voilà ce que disent la Loi et les Prophètes.

    Entrez par la porte étroite.

Elle est grande, la porte,

il est large, le chemin

qui conduit à la perdition ;

et ils sont nombreux, ceux qui s’y engagent.
    Mais elle est étroite, la porte,
il est resserré, le chemin
qui conduit à la vie ;
et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent. »
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Commentaire...


Quelque soit sa nature, un trésor cher à nos yeux conduit à un réflexe de protection, quelques fois même à un réflexe de surprotection.
Peu importe la nature de ce trésor : ses enfants, sa fortune, ou tout autre chose. Ce à quoi l’on tient énormément incite spontanément à un repli qui n’est jamais pur d’un certain égoïsme.
Pourquoi l’évangile et le Royaume de Dieu échapperaient-ils à la règle ? Ne sont-ils pas ce que nous avons de plus précieux ?
L’enseignement que nous livre Jésus aujourd’hui pourrait être de nature à nous rassurer, disons : à nous déculpabiliser.
Il suggère en effet que cette attitude ne serait pas répréhensible puisqu’il dit très clairement qu’il ne faut pas donner les perles aux pourceaux ; « ce qui est sacré, ne le donnez pas aux chiens », insiste-t-il clairement.
Évidemment, avant de nous déculpabiliser, cette parole nous rappelle d’abord à notre responsabilité. Le Royaume de Dieu est notre trésor le plus précieux, certes, mais en même temps qu’il nous est offert, il nous est confié.
Il nous faut donc veiller à ne pas en faire n’importe quoi. Cette attitude ne procède donc pas d’un repli sur soi, la référence n’est pas en nous-mêmes.
Voilà qui peut nous rappeler que la communication de l’Évangile n’a de sens qu’ajustée aux projets de l’Esprit. L’évangile de la paix doit rejoindre les amis de la paix, ceux que l’Esprit a préparé à le recevoir, ceux qui l’attendent. Il est donc vain de le livrer à d’autres.
Et même : il est de notre responsabilité que nous ne le livrions pas n’importe comment. Dieu ne brusque jamais les cœurs : nous pourrions, en arrivant trop tôt, faire prendre bien du retard ; nous pourrions, en clamant trop fort, rendre sourd.
Enfin, dernière implication de l’interdiction de Jésus, la valeur que nous accordons à la grâce qui nous est faite, se révèle à la façon que nous avons de la partager.
Si, en ce monde, il est d’usage de réserver les mets de choix aux invités de marque, combien plus dans le Royaume convient-il de réserver le trésor que le Seigneur nous confie à ceux qui sauront l’accueillir.
La prescription du Seigneur dévoile ainsi sa dynamique. L’évangile ne s’écrit pas dans une suite de défenses et de négations.
Pour garder la pureté évangélique, il n’y a pas à s’enfermer dans des communautés de « purs », seuls dignes des trésors du Royaume.
Il faut au contraire exercer un discernement de tous les instants qui nous ouvre sur notre prochain et nous conduit à nous interroger sur ses besoins vitaux, sur sa découverte du Royaume, sur sa connaissance du Seigneur-Jésus.
L’exigence évangélique va loin au-delà de nos frontières et résume tout l’enseignement de la Bible : « tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi, voilà ce que dit toute l’Écriture : la Loi et les Prophètes ».
Vous le savez, le jeu de résumer « la Loi et les prophètes » était prisé dans les écoles rabbiniques. Mais tous ces maîtres étaient trop courts ou négatifs, y compris le grand Hillel qui disait seulement : « ce qui te déplaît, ne le fais pas à autrui ».
Jésus, lui, un résumé positif. Il ne suffit pas de respecter une sorte de pacte de non agression, de cohabitation placide, il nous faut être actifs, entreprenants, vis-à-vis de nos frères.
Le bien que nous avons nous-mêmes reçu est celui que Dieu nous a fait, le bien que nous désirons pour nous-mêmes est celui que Dieu seul peut faire.
Eh bien nous avons, nous-mêmes, à prendre l’initiative de faire pour nos frères le bien que Dieu fait !
Voilà sans doute que nous venons d’esquisser une description des deux portes. Il est aisé de se contenter de vivre les uns à côté des autres.
Cette façon de vivre, cette porte pour reprendre l’image de Jésus, est large et bien visible. Mais l’évangile demande de vivre les uns pour les autres, les uns au service des autres.
Cette voie est difficile, elle fait connaître la souffrance. Mais elle mène à la vie, elle est la vie, car Dieu lui-même vit ainsi.
Accueillons donc la grâce qui nous est faite de vivre de la vie de Dieu et laissons la porter son fruit de salut pour chacun nos frères, quoiqu’il nous en coûte.
Abbé Philippe Link - Merci!
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Au sujet de«la porte étroite», j'ajoute le commentaire suivant de Benoît XVI: 
«Que signifie cette "porte étroite"? Pourquoi un grand nombre ne réussit-il pas à y entrer? S'agit-il d'un passage réservé uniquement à quelques élus?» la réponse est non!, le message du Christ nous dit que «tous peuvent entrer dans la vie, mais pour tous, la porte est "étroite"… Le passage vers la vie éternelle est ouvert à tous, mais il est "étroit" car il est exigeant, il demande engagement, abnégation, et mortification de son égoïsme».
(Benoît VXI - qui revient d'Allemagne où il est allé, malgré son grand âge  rendre visite à son frère très malade. Il a passé 4 jours avec lui.)
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Et, de Michel Quoist, cette pensée:
«Dans le passé, nous nous sommes trop souvent contentés d'annoncer, quand ce n'est pas "d'enseigner", la personne de Jésus Christ, en omettant d'aider nos frères à le rencontrer présent et agissant dans leur vie quotidienne. Or, comment ceux-ci pourraient-ils croire à Jésus Christ mort et ressuscité si nous ne le leur révélons pas vivant aujourd'hui? Et comment pourraient-ils croire qu'il est vivant aujourd'hui, si nous ne le leur faisons pas rencontrer?"
(Michel Quoist)
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«Le monde de demain se construit aujourd'hui, 
mais il appartiendra à ceux qui sauront lui donner une espérance. 
Moins de discours conventionnels, 
davantage d'exhortations fortes et convaincantes.»
(André Dupleix)
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Marie, notre Mère, 
viens en aide à tous ces sapeurs et collaborateurs 
qui travaillent fort à maîtriser ce feu 
aux Tourbières Lambert de Rivière-Ouelle.
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20 pompiers de Lévis en renfort à Rivière-Ouelle!
Plusieurs restaurants fournissent les repas!
Formidable, tout ça; 
ce sont des actions concrètes de charité 
envers les proches en difficultés.
==+==

Bonne journée!
Jean-Yves

dimanche 21 juin 2020

« Enlève d’abord la poutre de ton œil » (Mt 7, 1-5) / Incendie aux Tourbières Lambert... / (323,647)

Bonjour!
Lundi 22 juin 2020




Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Enlève d’abord la poutre de ton œil » (Mt 7, 1-5)
Alléluia. Alléluia.

Elle est vivante, efficace, la parole de Dieu ;

elle juge des intentions et des pensées du cœur.
Alléluia. (cf. He 4, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,

Jésus disait à ses disciples :

    « Ne jugez pas,
pour ne pas être jugés ;
    de la manière dont vous jugez,
vous serez jugés ;
de la mesure dont vous mesurez,
on vous mesurera.
    Quoi ! tu regardes la paille dans l’œil de ton frère ;
et la poutre qui est dans ton œil,
tu ne la remarques pas ?
    Ou encore : Comment vas-tu dire à ton frère :
“Laisse-moi enlever la paille de ton œil”,
alors qu’il y a une poutre dans ton œil à toi ?
    Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ;
alors tu verras clair
pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...

« Ne jugez pas », car « Dieu seul est à la fois législateur et juge » (Jc 4, 12), pour la simple raison que lui seul est sans péché et sans compromission avec le péché.
Au fond ce que Jésus condamne, ce n’est pas tant le fait de juger, que l’hypocrisie qui s’exprime à travers nos jugements.
Lorsque Notre-Seigneur énonce : « Ne jugez pas pour ne pas être jugés », c’est donc que la matière même sur laquelle nous jugeons nos frères nous accuse en premier nous-mêmes.
La suite le confirme : « le jugement que vous portez contre les autres » –concernant telle ou telle faute – « sera porté aussi contre vous » – puisque vous-mêmes la commettez.
Autrement dit, il s’agit de nous inscrire dans le champ d’application des condamnations que nous portons sur nos frères.
On entend en écho la parole de Jésus aux pharisiens venant l’interroger sur la légitimité de la lapidation de la femme adultère : « Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette le premier une pierre ! » (Jn 8, 7).
Nous ne pouvons espérer être nous-mêmes absous de ce dont nous jugeons nos frères. La même condamnation dont nous les accablons retombera logiquement sur nous. Nous serons jugés à l’aulne de notre propre « justice ».
Le second reproche que nous fait Notre-Seigneur – étroitement lié au premier – porte sur la démesure de nos jugements : « la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous ».
Le Seigneur connaît décidément bien nos cœurs ! N’est-il pas vrai que nous sommes habiles à nous trouver des circonstances atténuantes pour justifier nos égarements, alors que nous demeurons d’une intransigeance froide pour les écarts de notre prochain ?
L’entourage du Maître a bien compris la leçon ; aussi Jésus peut-il reprendre son enseignement dans un langage imagé, afin qu’il s’incruste une fois pour toutes dans les mémoires.
La disproportion entre la paille et la poutre laisse sous-entendre que celui qui s’instaure « redresseur de torts » est totalement aveuglé sur son état intérieur ; cela ne semble même pas lui traverser la tête de faire un examen de conscience afin de prendre en considération sa propre fragilité.
Il s’est instauré norme d’humanité, référence de perfection et donc source de la loi. Mais il se méconnaît totalement et véhicule une image idéalisée de lui-même qui ne correspond en rien à la réalité.
Hélas cette suffisance mensongère l’empêche d’accéder à la grâce de la conversion qui aurait pu l’aider à progresser vers la vérité et la liberté. Un tel aveugle est insupportable pour son entourage, et son propre chemin est stérile.
Remarquons bien que Notre-Seigneur ne défend pas de « retirer la paille qui est dans l’œil de notre frère » ; la correction fraternelle est même un exercice conseillé : « Nous vous y engageons, frères, reprenez les désordonnés » (1 Th 5, 14), exhorte Saint Paul ; cependant « reprenez-le comme un frère » (2 Th 3, 15).
Autrement dit il faut que notre intention soit pure, que nous soyons mus par le souci de la sanctification de chacun et du corps tout entier. Ce qui implique que nous soyons disposés et même désireux de recevoir en retour la correction fraternelle qui nous permettra de nous ajuster nous aussi aux exigences de l’Évangile.
Heureuse la communauté – familiale ou religieuse ou paroissiale – qui peut vivre cet exercice de la correction fraternelle dans la lumière et la paix de l’Esprit, dans l’amour et le respect mutuels, et dans une joyeuse émulation à la sainteté.
Abbé Philippe Link - Merci!
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Esprit de Dieu, très pur Amour,
Descends dans notre nuit obscure;
La chair nous tient, le temps nous dure,
Esprit du ciel, très pur Amour.
(Hymne de ce matin - Liturgie des heures)
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«Puisqu'il s'attache à moi, je le délivrerai.
(Psaume 90,14)
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Méditation
(Matthieu 7,1-5) Sachons avoir sur l'autre un regard indulgent 
et nous considérer chacun et chacune, comme étant engagés 
dans un processus d'apprentissage et d'évolution. 
Laissons à Dieu le soin de juger nos semblables:
 lui seul peut sonder le fond des cœurs.
(Prions en Église de ce matin)
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L’image peut contenir : ciel et plein air

(Photo: Mona Milliard / Réjean Simard - Merci.)

Incendie aux Tourbières Lambert de Rivière-Ouelle, 
municipalité voisine de La Pocatière. 
Nous sommes de tout cœur avec la famille Lambert 
et toute l'équipe de travail.
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Bonne journée!
Jean-Yves